- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Corps et Fracas, le podcast mené par la Mutualité Française Centre-Val de Loire qui rend des sujets de santé complexes accessibles à tous. A travers des thématiques variées, nous vous invitons à prendre soin de votre santé et de celle des autres en vous informant. Chaque thématique est explorée en trois épisodes, complétés par un webinaire où vous pourrez poser toutes vos questions. La prévention est au cœur de notre démarche, car s'informer, c'est déjà agir pour sa santé. Bonjour et bienvenue pour ce dernier épisode de notre série consacrée à la santé menstruelle. Après avoir abordé la problématique de la précarité menstruelle et fait un point sur la contraception, je souhaitais creuser le sujet des perturbateurs endocriniens et leur lien avec la fertilité et la santé menstruelle. C'est aujourd'hui Émilie, chargée de mission en prévention et promotion de la santé, qui vient avec sa casquette de conseillère en environnement intérieur, de femme et de mère, pour parler de cette problématique de santé. Bonjour Émilie.
- Speaker #1
Bonjour Ségolène.
- Speaker #0
Avant de commencer, est-ce que tu voudrais bien te présenter et puis nous expliquer un petit peu d'où vient ton intérêt pour la santé environnementale ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Je travaille à la mutualité française Centre Val-de-Loire depuis 8 ans. J'ai fait un master en prévention-promotion de la santé. Et puis j'ai continué, lorsque j'étais déjà à la mutualité, par un diplôme universitaire de conseiller en environnement intérieur qui me permet d'intervenir au domicile de personnes qui ont des problèmes respiratoires et ou allergiques pour faire un diagnostic de leur environnement, de leur logement, afin de voir si dans leur quotidien il y aurait des polluants qui viennent. viendraient déclencher ou aggraver leur pathologie. Et puis, j'ai un attrait pour la santé environnementale, parce que tout simplement, c'est notre quotidien, c'est tout ce qui nous entoure, c'est très diversifié, donc vraiment très intéressant à étudier.
- Speaker #0
Effectivement, et parce que finalement, c'est quoi, quand on parle de santé environnementale, qu'est-ce qu'on entend par là ?
- Speaker #1
Eh bien, la santé environnementale, c'est l'étude des effets de l'environnement sur notre santé. Donc ça t'intéresse à tout ce qui va nous entourer, que ce soit l'eau, l'air, le bruit, les produits chimiques. Du coup, c'est comment ces facteurs vont influencer notre bien-être et notre santé, voire provoquer des maladies. En résumé, c'est protéger notre santé en prenant en compte notre environnement.
- Speaker #0
C'est très clair, merci. J'ai un petit peu travaillé mon sujet avant, si j'ai bien compris, puisqu'on va parler de perturbateurs endocriniens, on va parler d'hormones, de systèmes endocriniens. Est-ce qu'on pourrait reprendre les choses dans l'ordre ? Que tu nous expliques un petit peu ce qu'est le système endocrinien.
- Speaker #1
Oui. Le système endocrinien, c'est le réseau de communication chimique de notre corps. Donc ça envoie des hormones depuis différentes glandes, comme la thyroïde, les ovaires, les testicules, les glandes surrénales, qui vont gérer des fonctions essentielles, donc dormir, grandir, se reproduire, digérer. Donc le système endocrinien, c'est un peu le chef d'orchestre de notre organisme.
- Speaker #0
D'accord. Et donc les hormones, ça va être les petits messagers qui vont passer d'un bout à l'autre du corps pour dire ce qu'on doit faire, c'est ça ?
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ok. Et alors les perturbateurs endocriniens là-dedans, qu'est-ce qu'ils viennent faire ?
- Speaker #1
Les perturbateurs endocriniens, c'est des substances chimiques qui aiment semer la pagaille dans notre corps. Elles vont imiter, voire bloquer les hormones. Comme ces hormones, c'est le système de régulation de tout ce qui se passe dans notre corps, la reproduction, la croissance, le sommeil, l'humeur. Quand ça déraille, tu as tout le reste qui va dérailler. Les perturbateurs endocriniens vont venir complètement chambouler les hormones de notre organisme. et donc elles peuvent créer derrière des... Des maladies, voilà, tout un état, des effets pas très désirables pour notre santé.
- Speaker #0
D'accord. Et concrètement, comment est-ce qu'ils font pour chambouler ?
- Speaker #1
Ça peut venir dupliquer une hormone, ça peut être comme une photocopie, ça peut venir remplacer totalement, voire une hormone, ça peut effacer certaines hormones. Donc selon les types de substances chimiques, ça peut avoir des effets très diversifiés et derrière, les impacts sur la santé vont être tout aussi... importants et divers.
- Speaker #0
D'accord. Et alors donc, au quotidien, où est-ce qu'on les trouve, ces perturbateurs endocriniens ?
- Speaker #1
Eh bien, il faut s'accrocher parce qu'on peut en avoir partout.
- Speaker #0
Ah.
- Speaker #1
Donc là, on est plus sur la thématique quand même fertilité, règles. Donc, si on se penche un peu plus sur tout ce qui est protection périodique classique, on en retrouve parfois à travers des pesticides, des résidus, des parfums qu'on peut avoir dans les serviettes hygiéniques, dans les tampons. Et puis sur tout ce qui est aussi cosmétique en lien avec l'hygiène intime, tout ce qui est lingettes, savons, etc., on va avoir des phtalates, des parabènes, on retrouve aussi des parfums. Et puis il y a certains produits qui vont être plus impactants que d'autres. On peut découvrir des déodorants intimes, des lingettes intimes. C'est assez particulier, mais tout ça, en fait, ça peut jouer de manière très importante sur le système hormonal à travers ces perturbateurs endocriniens.
- Speaker #0
D'accord, donc en fait dans tous ces produits que tu viens de citer... Quand tu as cité par exemple les parabènes, les phtalates, tout ça, ça c'est ce qu'on appelle les perturbateurs ingrainiens. Donc c'est plein de molécules différentes qu'on va trouver dans tous les produits sous différentes formes, mais qui en tout cas une fois dans le corps auront un impact sur les hormones, vont dérégler tout ça.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et puis le problème c'est que même à faible dose, il peut y avoir des effets sur la santé, sur le corps, surtout si on a une utilisation régulière de ces produits, et surtout pendant des périodes plus sensibles au cours d'une vie. Ça peut être déjà la petite enfance, la puberté, où le système hormonal est quand même très en alerte. La grossesse également, qui peut être une période de la vie assez sensible. Et puis il faut savoir aussi qu'une femme, en moyenne, elle utilise entre 6 000 et 13 000 protections hygiéniques au cours de sa vie. Donc si on retrouve des perturbateurs endocriniens...
- Speaker #0
Même à petite dose, au final, oui, effectivement.
- Speaker #1
Sur toute une vie, ça représente pas mal.
- Speaker #0
Et il y a d'autres produits du quotidien dans lesquels on peut retrouver des perturbateurs endocriniens ?
- Speaker #1
Tout ce qui peut nous entourer, les produits d'entretien qu'on peut utiliser pour nettoyer son logement, mais d'autres produits d'hygiène, shampoing, les crèmes, le dentifrice. Et puis on peut en avoir dans l'alimentation à travers des résidus de pesticides, les contenants alimentaires. C'est assez large.
- Speaker #0
D'accord, ok. Et donc tous ces produits, c'est quand même des produits assez divers en termes d'utilisation. Mais donc les perturbateurs endocriniens, ils viennent d'où ? Ils passent par où ? L'alimentation, c'est assez facile à comprendre, mais pour le reste, moins évident.
- Speaker #1
Pour tout ce qui est les muqueuses, on parlait tout à l'heure, ça va être surtout au niveau des zones intimes. Donc notamment quand on utilise des serviettes hygiéniques, des tampons, si ce sont des produits qui contiennent certains perturbateurs endocriniens, les muqueuses sont quand même plus perméables et à certaines périodes de la vie, notamment pendant les règles aussi. Elles vont être plus sensibles, plus fragiles et donc laisser plus facilement ces perturbateurs endocriniens passer dans le corps.
- Speaker #0
Donc j'imagine que ceux qui sont même, par exemple la cup, qui est carrément en contact direct avec les muqueuses en interne, il faut faire d'autant plus attention.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. La cup, alors il y a très peu d'études à ce jour sur les cups, les voies de transmission de la matière utilisée pour la cup, qui est souvent en silicone médical. mais justement il faut bien faire attention à choisir des cups en silicone médical. et pas dans d'autres matières. Faire bien attention à ce qu'elles soient aussi aux normes françaises ou européennes et pas achetées sur des sites internet étrangers dont on ne connaît pas les modes de fabrication en tout cas.
- Speaker #0
Ça vaut pour beaucoup de produits, mais là encore plus parce que la voie de transmission est encore plus directe.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
D'accord. Tu citais également par exemple les crèmes. J'imagine tout ce qui est cosmétique et tout. Là, ça passe par la peau, c'est ça ?
- Speaker #1
Tout à fait. Par la peau, il faut savoir que le cosmétique le plus utilisé en France par les femmes, c'est le soin pour la peau, que ce soit crème, sérum, masque par exemple. Donc ça représentait en 2022-2023 40% des ventes au niveau des cosmétiques. Donc c'est vraiment celui-là qui est le plus utilisé par les femmes en France. Et la peau, au final, on s'en tartine quasiment tous les jours. Si c'est une crème de jour, crème de nuit, on a tout ce qui est crème solaire aussi avec l'été. Donc tout ça, ça laisse passer par les couches de la peau, les différentes composants chimiques qu'on peut avoir dans les produits.
- Speaker #0
D'accord, ok. Est-ce qu'il y a d'autres voies de transmission des produits qui vont impacter différemment ?
- Speaker #1
Tout à l'heure, on parlait de l'alimentation. Donc en effet, tout simplement par la bouche. On a aussi des muqueuses dans la bouche. Tout ce qui va être en lien avec le plastique, les boîtes plastiques, les contenants alimentaires, que ce soit... Les contents qu'on a chez soi, mais aussi tout ce qu'on peut acheter, de déjà préparer dans les commerces. On a tout ce qui est pesticides en lien avec l'alimentation. Et puis tous les additifs qu'on peut retrouver dans certains produits, les colorants également. Donc tout ça, c'est miam miam pour notre corps.
- Speaker #0
Ok, donc c'est partout quoi. Et donc tu nous expliquais un petit peu plus tôt que ça va dérégler le système hormonal, tous ces perturbateurs endocriniens. Mais qu'est-ce que ça fait un système hormonal déréglé à l'échelle un peu plus visible ?
- Speaker #1
Ça peut avoir des effets comme les troubles de la fertilité, donc des difficultés pour concevoir. Ça peut être une puberté précoce, donc des règles plus tôt, l'apparition aussi de poils ou des seins qui vont être plus précoces. Ou au contraire, ça va être une puberté retardée, donc plus tard, 15-16 ans. Ça peut être des malformations aussi malheureusement pendant la grossesse si la femme enceinte est fortement exposée à des perturbateurs endocriniens. Et puis ça va être aussi des risques plus accrus de cancers qui vont être hormonodépendants, donc cancer du sein, cancer des testicules, de la prostate. On a certaines études aussi qu'on met en avant des années. L'effet générationnel des perturbateurs endocriniens, donc une personne exposée sur ces générations futures, certains perturbateurs endocriniens ont pu être retrouvés. Ce sont des études qui ont été faites sur des souris, mais voilà, c'est un organisme vivant quand même. Donc sur les humains, potentiellement, ça pourrait aussi avoir cet effet-là.
- Speaker #0
D'accord, oui, donc comme quoi, quand on fait attention, ça vaut pour soi, mais également pour les générations futures ? Futures,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Mais alors, parce que là, j'entends la petite voix de ma maman qui va me dire, oh là là, vous prenez trop la tête. Nous, on ne faisait pas autant attention à tout ça et pourtant, tout va bien.
- Speaker #1
Tout va bien parce que peut-être qu'on n'en parlait pas avant aussi.
- Speaker #0
Ok, tout simplement.
- Speaker #1
Maintenant, on le sait un peu plus avec tout ce qui est études, recherches. Donc, on voit vraiment les effets marqués de certaines maladies, certaines pathologies. Et on peut mettre en corrélation que ça va être lié à ces substances chimiques. De toute façon, on ne peut pas être mis dans des bulles hermétiques. Il y en a partout, mais on peut quand même au moins les limiter et réduire l'exposition à toutes ces substances quand même.
- Speaker #0
Super. Et bien justement, comment faire ? Peux-tu nous indiquer un petit peu ? Parce que là, on a l'impression que globalement, ils sont partout. Donc comment essayer de limiter ?
- Speaker #1
Alors si on revient déjà à tout ce qui va être... produits type protection hygiénique, déjà ça va être de faire attention à tout ce qui est coton bio, vraiment la matière utilisée pour la fabrication du produit en lui-même, et puis de faire attention à ce que ce soit sans colorant, sans parfum, d'éviter l'ajout de substances chimiques dans les produits. On peut regarder s'il y a des labels, tout ce qui va être Ecotex, Cosmos Organic par exemple, qui vont être des labels qui vont garantir l'absence ou en tout cas la réduction de certaines substances dans la fabrication. Et puis par exemple si on lit fraîcheur florale sur une boîte de tampons ou de serviettes hygiéniques, on prend envie de ses jambes à son coup et on évite. Ce n'est pas parce que ça sent bon que c'est forcément bon pour nous.
- Speaker #0
Très bien. Peut-être même l'inverse du coup, c'est ce que tu disais, quand il y a des parfums, c'est pas bon signe.
- Speaker #1
C'est ça. En général, c'est des parfums synthétiques, donc c'est de l'ajout de substances chimiques directement dans les produits qu'on va utiliser. D'accord. Il y a des alternatives, comme par exemple la culotte menstruelle. Quand elle est bien faite, bien sûr, il faut regarder aussi la composition, la fabrication, la serviette lavable, la cup, on en a parlé tout à l'heure. Donc bien attention au silicone médical. Et puis, on peut se fier à certaines applications qu'on a maintenant. Par exemple, Yuka, qui va permettre de regarder la composition de certains produits, que ce soit cosmétiques ou alimentaires. On a Incibioty aussi, qui est hyper précis sur la composition des cosmétiques utilisés. Alors, ces deux-là, Yuka et Incibioty, par contre, on ne peut pas voir malheureusement tout ce qui est protection d'hygiène intime. Serviettes hygiéniques, tampons, ce n'est pas encore référencé. Ça serait pas mal. Ça serait vraiment top.
- Speaker #0
On le souhaite.
- Speaker #1
Et puis, on peut regarder aussi sur des sites qui font des petites études, comme UFC Que Choisir, où il y a quand même pas mal d'études en lien pour les consommateurs. Ça permet d'avoir des orientations sur certaines marques plus favorisées que d'autres. Et puis après, il y a des sites Internet, la famille Tortue, le site Émanciper, où là, vous pouvez retrouver des informations sur tout ce qui est recommandations sur les cosmétiques, mais aussi sur des pratiques. bienveillante, des astuces écolo pour notre quotidien super,
- Speaker #0
donc faut aller chercher mais quand on cherche on peut trouver quoi c'est ça, on peut trouver facilement et donc alors imaginons que je suis dans le magasin, je me retrouve face à une dizaine de crèmes soins du jour et je n'ai pas mon téléphone,
- Speaker #1
ce qui arrive bien entendu très régulièrement comment faire pour quand même choisir quelque chose qui soit le le plus adapté et bien tu peux regarder la composition du produit donc moins il y aura d'ingrédients dans le dans le produit et mieux ce sera pour toi, pour la santé. Surtout quand il y a des produits qui ont des mots très barbares avec plein plein de lettres qu'on ne peut pas prononcer. Cela, ça va être plutôt à éviter. Vraiment, la composition, c'est le minimaliste à suivre.
- Speaker #0
Ok, on retient le plus court le mieux.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ok, très bien.
- Speaker #1
Tu peux regarder aussi s'il y a des labels sur les produits cosmétiques. Donc le label EcoCert qui va te garantir une meilleure composition lors de la fabrication du produit. Et puis, un petit plus, ça va être de regarder le packaging des cosmétiques, mais des autres produits de protection hygiénique également. Ce n'est pas parce que c'est tout vert avec des petites fleurs que ça va être meilleur pour la santé.
- Speaker #0
D'accord. Donc, être bien alerte à ce niveau-là. Super. Merci beaucoup, Émilie, pour toutes ces informations. Est-ce que tu aurais quelque chose à ajouter pour conclure ou est-ce qu'on a fait le tour ?
- Speaker #1
Il faut garder en tête qu'il ne faut pas devenir parano non plus sur la recherche de toutes ces substances qu'on peut avoir dans notre quotidien. Le but c'est vraiment de pouvoir les limiter. Il ne faut pas que ce soit devenu trop anxiogène. Il y a des périodes de la vie où on ne peut pas faire comme on voudrait aussi. C'est selon nos moyens également, selon notre quotidien, nos habitudes de vie. Donc en tout cas, le mieux, c'est de les limiter, mais de garder son mode de vie habituel.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Ségolène.
- Speaker #0
On va maintenant passer aux deux minutes culture. Tu peux rester avec nous. On va continuer de parler d'hormones. Aujourd'hui on va essayer de comprendre d'où vient la phrase parfois, ah elle a les règles, celle-là, elle est fatigante, pour rester polie. Finalement d'où ça vient ces espèces de variations d'humeur qui effectivement sont là, c'est un fait, on l'a déjà remarqué, ça vient justement des hormones dont on a déjà parlé puisque le cycle est vraiment régulé par des hormones. Certaines hormones qu'on connaît bien, l'œstrogène, la progestérone, et d'autres qu'on connaît moins bien, la LH et la FSH. Ces hormones vont arriver dans un ordre précis tout au long du cycle. et passer du cerveau au niveau ovarien, monter, descendre, dans un ordre bien défini. Le cycle, on peut le découper en quatre parties. D'abord, il va y avoir les règles, puis il va y avoir la phase pré-ovulatoire, la phase ovulatoire, qui arrive selon les femmes au bout d'une quinzaine, vingtaine de jours, et ensuite la phase post-ovulatoire, entre l'ovulation et l'arrivée des nouvelles règles. Chaque période de ce cycle va être... dominée par une hormone spécifique. C'est pour ça qu'on fait parfois la métaphore avec les saisons. Lors de la première phase du cycle, on va parler de l'hiver, puisqu'on est plutôt sur une phase d'introspection, on a besoin d'être plutôt tourné vers soi-même, de se ressourcer, on a tendance à remettre pas mal de choses en question, et c'est normal, pas besoin d'aller quitter son poste pile à ce moment-là, ce ne serait pas une bonne idée, puisque juste après la phase pré-ovulatoire, on va être dans une phase plutôt printemps. On va être plus dynamique, on va avoir envie de communiquer, de produire. D'un coup, tout va paraître super. Ensuite, il va y avoir la phase ovulatoire. Alors là, c'est le top du top. Là, on est tourné vers l'autre au maximum. On est super épanoui. On dégage quelque chose. Et tout paraît magnifique. Et c'est génial. Et une fois l'ovulation passée, il va y avoir la phase un peu plus automne qui va être plus une période d'activité mentale, d'introspection, de créativité où on va... faire marcher nos neurones à 100 à l'heure avant de finalement se reposer à nouveau lors des règles. Bien sûr, c'est des phases qui sont assez grossières, d'une femme à l'autre, ça change et c'est chaque femme qui peut apprendre à se connaître au fur et à mesure du temps, mais c'est important de le prendre en compte et tout cela, c'est donc régulé par nos hormones qui vont avoir un rôle spécifique en lien avec le cycle. Par exemple, l'ovulation, nous disions, c'était la période été où on est très épanoui, on a beaucoup de peps. C'est pas anormal, la nature a fait les choses plutôt bien, c'est la période où normalement on est amené à se reproduire. Et la période des règles, où ça va plutôt être une période de repos, comme on peut le voir, le cycle est bien réfléchi, et ces variations d'humeur peuvent parfois être perçues comme quelque chose de négatif, et causant des crises d'hystérie ou autres termes parfois plutôt péjoratifs, alors qu'en fait, il faut juste apprendre à connaître ce cycle et à jouer avec, et ça permet au contraire d'être... très productif et très créatif au moment souhaité.
- Speaker #1
C'était super bien expliqué, c'est Gholen. L'image des saisons est parfaite.
- Speaker #0
Super. J'espère que ça permettra à certaines de mieux comprendre leur propre fonctionnement. Alors, pour conclure cet épisode, je tiens à repréciser que toutes les ressources que Émilie nous a proposées seront mises en description. Merci beaucoup, Émilie, pour justement toutes ces ressources, ces informations que tu nous as apportées.
- Speaker #1
Merci, c'est Gholen. C'était un vrai plaisir.
- Speaker #0
Et puis merci à vous de nous suivre tout au long de ces épisodes qui, j'espère, vous apportent de nombreuses connaissances de santé. Nous nous retrouverons le mois prochain avec la conférence en ligne. Elle sera prévue fin août pour approfondir tous ces sujets de santé menstruelle et axer peut-être un petit peu plus sur l'endométriose et pour répondre également à vos questions. Effectivement, si vous avez des questions sur les épisodes déjà parus, vous pouvez dès maintenant nous les envoyer à contact.murek.fr ou sur nos réseaux sociaux Facebook, LinkedIn et Blue Sky. Abonnez-vous pour ne rien manquer et surtout parler du podcast autour de vous. Ensemble, faisons circuler l'info et la parole. A bientôt !