- Speaker #0
Bienvenue sur Cosmic Flowers Podcast, le podcast d'empuissancement des femmes. Je suis Hélène, fée des temps modernes, âme guérisseuse, coach et thérapeute énergéticienne spécialisée en libération émotionnelle. Mon intention à travers ce podcast est de t'aider à reprendre ton pouvoir personnel, à embrasser ta vulnérabilité, à prendre conscience de tes dons, pour tomber en amour avec toi-même et devenir qui tu es vraiment. Alors prépare-toi à rayonner ton soleil intérieur. Aujourd'hui, je te propose un épisode de podcast très vulnérable. Une amie à moi, Sade Prem, nous dévoile un gros secret de famille et tout ce que cela implique au niveau énergétique, au niveau de sa santé et de son énergie vitale. Je l'ai retrouvé par hasard à Ubud alors que ça faisait trois ans que je ne l'avais pas vu. Cet épisode est pour toi si tu ressens que tu portes le poids d'un secret de famille, par exemple que tu as peu d'énergie vitale, que tu es souvent fatigué, tu ne te sens pas 100% aligné avec qui tu es vraiment. Si toi aussi petite fille, tu as dû porter un secret pour couvrir un de tes parents, si tu as des difficultés dans les relations amoureuses, si tu as un lien particulier avec ton papa, si tu aimerais prendre une décision courageuse mais que cela implique la vie de quelqu'un. Écoute bien jusqu'à la fin, cet épisode donne des frissons tellement il est beau, poignant, puissant. C'est parti ! Coucou Sade Prem ! La magie de la vie a fait qu'on s'est re-rencontrés à Ubud, à Bali. Et du coup, merci la vie pour ce cadeau. Je suis trop contente d'être avec toi aujourd'hui. T'es dans ma chambre et j'ai décidé de t'inviter sur Cosmic Flowers. Parce que ton histoire de vie, elle est incroyable, elle est hyper touchante. Je pense que le monde entier devrait pouvoir l'écouter.
- Speaker #1
Hello Hélène, merci beaucoup pour cette invitation et cette intro. Je me sens un peu intimidée d'être là avec toi dans ta chambre. Et en même temps, tellement heureuse de ce moment.
- Speaker #0
Donc c'est un peu particulier, moi j'ai eu un accident de scooter et ça a changé un petit peu mon emploi du temps, ce qui fait que je t'ai retrouvée dans un café à Ubud, mais on s'était déjà rencontrées en 2020. Donc moi je traversais une période difficile, j'étais dans la fin d'une relation amoureuse, une relation amoureuse vraiment toxique, et on a une amie en commun, Rachel, que j'ai rencontrée en Inde. Coucou Rachel !
- Speaker #1
Coucou Rachel !
- Speaker #0
Si tu passes par là ! Et elle m'a dit j'ai une super amie qui organise une petite retraite, un petit workshop, un atelier qui s'appelle Relations Authentiques, qu'est-ce que ça te dit ? Et c'est sur la communication, les émotions, ce qu'on ressent. Et moi tout de suite j'ai sauté et j'ai dit ah ouais, ça m'appelle et que ce soit Rachel qui m'a proposé, je me sentais safe, je me sentais en confiance. Du coup on était dans une petite auberge pendant deux jours et j'ai fait... Du coup, cette mini-formation, niveau 1 avec toi, ça m'a marquée. Ça m'a marquée et j'ai conservé tous ces enseignements, tous ces outils que tu partages et je m'en sers au quotidien. Et parfois même, je transmets des petits morceaux à des femmes que j'accompagne. Ça continue de faire son chemin. Donc, je suis hyper reconnaissante pour ça. Tu m'as partagé un petit bout de ton cœur et c'est resté dans le mien et ça s'est diffusé. Ça n'a pas sauvé la relation, parce que ce n'était pas ça le cœur du problème. D'ailleurs, j'en parle dans l'épisode 1 du podcast Cosmic Flowers, l'année la plus difficile de ma vie, mais il y a eu beaucoup de précieux enseignements. Donc déjà, j'ai une première question pour toi. Je voudrais savoir comment tu peux te présenter avec les mots que tu souhaites.
- Speaker #1
Merci pour cette introduction, Hélène. Alors, me présenter, donc, la plupart des gens m'appellent Sade Prem, mon nom civil, c'est Stéphanie Bardin. Qu'est-ce que je pourrais dire ? Que je suis une multi-passionnée qui explore la toile du vivant et de notre humanité et qui, à chaque fois qu'elle apprend quelque chose, a envie de le transmettre. Voilà.
- Speaker #0
Ok, merci. Dernièrement, je te demandais justement d'où ça venait, ça te prême. Et de là, t'as commencé à... Tu pensais à me raconter ton histoire familiale, donc vraiment, comme tu l'as dit juste avant l'enregistrement, la raison de ton incarnation ici, ton histoire d'incarnation t'as dit, ça m'a donné des frissons. Et je t'ai invitée au micro aujourd'hui, on a plein de choses en vrai à partager, ça te prême, vraiment multipotentialité, donc je pense que je te réinviterai sur le podcast. Mais aujourd'hui en tout cas, le focus c'est vraiment... sur ton histoire familiale. Je t'ai invitée pour que tu partages ton histoire. Et moi, ça m'a énormément touchée quand tu me l'as racontée. Oh là là ! Et du coup, spontanément, j'ai eu envie de t'inviter et t'as tout de suite accepté. Est-ce que tu es d'accord de nous raconter ton histoire de vie ?
- Speaker #1
Oui, avec joie. et aussi je suis un petit peu intimidée de faire ça parce que c'est la première fois que on m'offre l'opportunité de partager ça d'une façon publique donc je me sens aussi un peu vulnérable autour de ça mais je
- Speaker #0
le reçois comme un cadeau vraiment je pense que ça tombera dans l'oreille des bonnes personnes les personnes qui écouteront elles seront touchées en fait par ton histoire c'est pas par hasard qu'elles Merci. cliqueront sur cet épisode. Et je pense que c'est bénéfique pour toi et pour le monde entier. Moi, ça m'a remuée. Ça m'a montré plein de choses aussi, du lien que je pouvais avoir avec mon papa. Et d'ailleurs, on faisait aussi un atelier. C'était lors de la pause déjeuner que tu m'as partagé tout ça. Et après, j'étais remuée, mais dans le bon sens. Et du coup, je n'ai pas pu continuer directement l'atelier et j'ai dû faire une pause. Voilà, je pense que ça vient toucher au plus profond du cœur. Ce que tu as à nous partager.
- Speaker #1
Oui, j'ai vu ton émotion et j'ai mesuré l'impact que ça pouvait avoir de témoigner d'histoire de vie, d'histoire d'incarnation, de transformation profonde et puis parfois de l'intrication vraiment très ténue et très complexe. de nos âmes et de nos relations les uns avec les autres. Et maintenant, je me dis que c'est le moment de partager mon histoire. Je ne sais pas comment commencer ça.
- Speaker #0
Alors, d'où ça vient, Sad Prem ?
- Speaker #1
Ok, on peut repartir d'ici.
- Speaker #0
C'était la première question que je t'avais posée, qui nous avait amené à ton enfance.
- Speaker #1
Donc, Sad Prem, ça vient d'une lignée de Kundalini Yoga. Il y a peut-être 13-14 ans, je me suis formée à cette pratique, j'ai découvert ça. Et dans ce cadre-là, on peut faire la demande d'un nom spirituel. Et j'étais juste très curieuse. Tiens, c'est quoi mon nom spirituel ? Ça faisait un peu comme un jeu, tu vois. Enfin, je l'ai pris un peu comme un jeu. Et donc, j'ai reçu ce nom, ça prême. Et dans le cadre de la formation, on pouvait être appelé par ce nom spirituel qui correspond à une certaine vibration, qui a une signification particulière qui fait que quand on est appelé comme ça, ça invoque ça en soi. Donc j'ai dit, ah bah tiens, je vais faire l'expérience. Puis j'ai été appelé comme ça et j'ai trouvé vraiment super le fait d'être appelé par un nom nouveau. Donc mon nom Stéphanie, c'est le nom que j'avais porté jusque là. Et je n'avais pas forcément conscience qu'il y avait une identité qui était liée à ça. Stéphanie, Steph, voilà. Il y a quelque chose que je reconnaissais comme étant moi liée à ce prénom. Donc j'ai continué cette exploration avec cette prême. J'ai trouvé ça super. Suite à quoi j'ai fait quatre ans de retraite spirituelle dans un ashram. avec un enseignant de non-dualité, et dans lequel beaucoup de personnes avaient aussi un nom spirituel. Donc j'ai continué à me faire appeler Satpreme, et puis c'est devenu une nouvelle part de mon identité. Et il y a quelque temps, donc ça c'est, oui ça fait maintenant plus de dix ans, et il y a quelque temps, je me suis dit, donc je pratique très peu le Kundalini Yoga maintenant, puisque justement... Je propose ces pratiques d'authenticité relationnelle dans le cadre duquel on s'est rencontrés. Et je me suis dit, peut-être que c'est un temps pour moi pour reprendre mon prénom Stéphanie. Donc j'ai exploré ça un peu. Et puis je me suis rendu compte que ce n'était pas tout à fait ajusté, aligné avec qui j'étais. Donc j'ai repris ça de prême. Et puis j'ai observé cette danse entre les deux en fait. Et là, il y a quelque chose d'autre qui a émergé plus profond pour moi. C'est mon histoire familiale. avec, on pourrait dire, deux lignées, deux identités auxquelles j'appartiens, qui n'est pas, là je ne parle pas d'une lignée, d'une maman et d'un papa, mais je parle de, donc il y a une maman, il y a une lignée de maman, il y a bien une maman,
- Speaker #0
mais il y a aussi deux papas. Deux papas.
- Speaker #1
Voilà. Et ce mouvement d'aller-retour entre Sade Prem et Stéphanie correspond à l'essence de mon histoire et de mon incarnation, comme je disais tout à l'heure, qui est le fait d'avoir deux papas et de ne pas, puisque j'ai essayé de faire ça pendant un certain temps, choisir entre l'un et l'autre. Et en fait, non, c'est pas possible. C'est donc ça de prême et Stéphanie.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, deux papas, deux énergies différentes, deux univers complètement différents et aussi deux prénoms. Avec une vibration différente, Stéphanie et Sade Prem.
- Speaker #1
Tout à fait. Oui, oui, c'est ça. Qui ne sont pas Sade Prem et Stéphanie liées à ces deux papas. Mais en tout cas, c'est juste la métaphore de cette polarité, on va dire, ou cette dualité que j'expérimentais avec les prénoms qui, en fait, probablement, enfin, en tout cas, est en résonance comme un hologramme, comme une fractale de quelque chose de plus profond encore sur mon identité.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Toi, tu te questionnais sur tes prénoms. Est-ce que je reprends le prénom Stéphanie ou est-ce que je continue cette prême ? Et en fait, au fond, fond, fond, ça venait à refléter sur le fait que tu avais eu deux papas et entre guillemets, quel était ton papa ?
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Même si les prénoms ne sont pas liés au papa, mais ça venait à faire comme un peu un éphéméroir.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Du coup, est-ce que tu peux nous en dire plus sur ta naissance, ton enfance ? Comment ça, deux papas ?
- Speaker #1
alors donc je suis née dans d'un papa et d'une maman on va dire dans une famille et puis donc mon papa dans la famille dans laquelle je suis née s'appelait puisqu'il est décédé Gilles et donc j'ai grandi avec Monique qui est le prénom de ma mère et Gilles et puis à vers de... 3-4 ans, les premiers souvenirs en tout cas que j'ai, ma mère m'emmenait en cachette chez son amant, Paul. Et le fameux Paul, à un moment donné, est devenu mon beau-père, puisque mes parents ont divorcé quelques années après. Et Paul est resté, il est passé de amant à compagnon officiel, on va dire, et puis mari par la suite. Et donc j'ai grandi à partir de... Alors, en cachette, à partir de 3-4 ans, en tout cas dans mon souvenir et dans ma mémoire avec Paul. Et puis après, officiellement, à partir de 6-7 ans à peu près. Je fais une petite pause, je reprends mon souffle.
- Speaker #0
Donc du coup, il y a les personnages, il y a Paul, l'amant de ta maman qui est devenu le beau-père. Il y a Gilles, ton papa, et ta maman, Monique, et Stéphanie à ce moment-là.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
La petite fille.
- Speaker #1
Exactement. Et puis la petite fille est devenue une adolescente, et puis une adulte qui a commencé à explorer le monde. Et quand j'avais 30 ans, 31 ans, je ne sais plus exactement, j'étudiais à New York l'analyse du mouvement. Et donc Paul, mon beau-père, que j'aimais vraiment énormément. J'avais vraiment une connexion et un amour très très profond pour lui, sans vraiment comprendre ni sans vraiment me poser de questions autour de ça. Parce que bon, quand on a un beau-père qui est adorable et qui est gentil et qui est aimant... et qu'on est une enfant, naturellement, les enfants, ils aiment les gens qui nous aiment.
- Speaker #0
Peu importe le contexte familial, même si tu aimais toujours ton papa, Gilles, tu as quand même développé beaucoup d'amour pour ton beau-père, Paul, parce que ta maman avait quitté ton papa. Finalement, tu ressentais l'amour et tu vibrais l'amour et c'était OK pour toi.
- Speaker #1
Exactement. bien que ce beau père que j'aimais était néanmoins l'ennemi de mon papa. Puisque ma mère est partie avec son amant et que mon papa, donc Gilles, a beaucoup souffert de cette séparation et de perdre sa famille et en quelque sorte sa petite fille aussi, puisqu'à l'époque il n'y avait pas de garde. garde alternée, etc. Donc, c'était les vacances scolaires, un week-end sur deux. Ce qui est vraiment très différent de voir son enfant au quotidien et de profiter de son enfant. Mais malgré le fait que Paul était l'ennemi de Gilles, j'avais cet amour pour lui. Et donc, quand j'étais à New York, il est décédé. Ton beau-père. Mon beau-père. Voilà, exactement. Et c'était vraiment une figure importante dans ma vie. C'était un repère, si je peux utiliser ce jeu de mots presque, en quelque sorte. Il avait vraiment une fonction de référent. D'une certaine façon, je me sentais plus proche de lui que de mon père, que de mon papa. Et ça, je l'identifie beaucoup autour de, comment dire ça, du monde socioculturel dans lequel ils vivaient chacun. Ils venaient d'un monde socioculturel très différent. Et je me sentais plus proche du monde socioculturel, on pourrait dire, de Paul.
- Speaker #0
Oui, tu m'avais partagé que... Avec ton beau-père, il y avait l'univers un peu du jazz. Toi, ça te fascinait ? Tu as aussi un background de danseuse, de chorégraphe. Donc, tu as toujours été passionnée, je suppose, par peut-être le mouvement, la musique. Et du coup, tu te reconnaissais dans cet univers. Tandis qu'avec ton papa, Gilles, tu me disais que c'était plus le foot.
- Speaker #1
Oui, avec le milieu socio-culturel, il y avait le milieu socio-économique aussi. Donc c'est vrai qu'avec mon beau-père, avec Paul, je partais en vacances, on partait au ski. Voilà, il y avait une aisance financière et matérielle qui était plus importante, une abondance qui faisait que pour la jeune femme que j'étais, l'enfant, l'ado que j'étais, c'était agréable aussi de pouvoir accéder à toutes ces expériences que peuvent permettre sur d'avoir des ressources financières. Et puis peut-être aussi une autre différence qui m'a beaucoup marquée, c'est l'alimentation, par exemple. La façon de se nourrir. Dans la famille de Gilles, de mon papa, il y avait beaucoup de gros repas. C'était la cuisine française traditionnelle. On passait 4-5 heures à table. C'était très riche, beaucoup de charcuterie, etc. Et dans l'univers de Paul, c'était plutôt jus de carottes, un petit poisson au four. Et je sentais que les repas ne duraient pas très longtemps. C'était des petites framboises du jardin, des choses comme ça. Je sentais que cette nourriture me correspondait beaucoup plus. J'avais beaucoup plus de plaisir que de passer 3-4 heures à table. Ça fait partie des différences.
- Speaker #0
D'accord. Il y avait ces deux univers, tu connectais plus à l'univers du beau-père, même si tu adorais ton papa et ça restait ton papa. Et tu m'avais partagé qu'en quelque sorte, quand Paul est décédé, il y avait quand même un conflit de loyauté à l'intérieur de toi. Parce que, comme tu partageais au début, c'est quand ta maman a décidé de partir avec son amant. Au final, ton père, son plus grand chagrin, tu m'as partagé. C'était, d'accord, il avait perdu sa femme, mais il avait surtout perdu sa petite-fille.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. En fait, il est tombé malade un peu avant le décès de Paul. Il avait une grosse tumeur sur le cœur qui était un peu compliquée à enlever. Ça ne s'est pas très bien passé, c'était une tumeur cancéreuse. Et donc il a été malade avec des hauts et des bas pendant plus de 10 ans, pendant presque 14 ans. Et au début, dans cette période justement assez incertaine de qu'est-ce qui allait se passer, est-ce qu'il y avait une opération possible, la tumeur, bon, il ne pouvait pas la garder, mais en même temps elle était très compliquée à enlever parce qu'elle était vraiment incrustée dans la veine cave, la horte, l'artère pulmonaire, enfin elle était en quelque sorte enquistée. Et du coup, il a fait à ce moment-là du décodage biologique, ce qui était assez improbable à ce moment-là dans son monde, mais il était soutenu et entouré pour avoir l'audace de faire une démarche comme celle-ci. Et le résultat de cette démarche, c'était qu'il avait eu peur de me perdre.
- Speaker #0
Donc en fait, ça veut dire que la tumeur qui s'est créée autour... et dans son cœur, quand il a fait du décodage biologique, ils ont pu voir que c'était la peur de perdre sa fille.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et juste par curiosité, si tu t'y connais un peu, c'était comment il procède ?
- Speaker #1
Je crois que c'est un entretien avec une série de questions. Je ne connais pas vraiment le détail. Et puis à cette époque-là, je me baladais, j'étais déjà en voyage un peu partout. Partout où je vivais, en Irlande, j'avais envie de partir en Espagne. Et puis après, il y avait le projet de New York. Donc j'étais un peu vraiment dans mes élans, dans mes premiers grands élans de mouvements comme ça à l'étranger. Donc je n'étais pas dans la proximité pour comprendre vraiment le détail. Donc je ne sais pas.
- Speaker #0
Oui, en tout cas, j'en parle dans d'autres épisodes aussi. Pas exactement du décaudage biologique, mais en fait, c'est similaire. Je ne savais pas que ça s'appelait comme ça. Mais que le corps, en fait, les maladies qu'on développe, bien sûr, il y a une symbolique derrière. Chaque maladie qu'on développe, donc par exemple, moi, ma maman, quand j'avais 15 ans, elle a eu une péritonite du côlon. Donc c'est en fait le côlon, un organe qui explose. Et ça, c'est mortel. Enfin, ça peut être mortel, en tout cas. Et en fait, on a compris que le côlon, c'était l'organe du pardon. Et qu'en fait, elle n'avait jamais pardonné à sa maman de l'avoir abandonné. Et du coup, en fait, le corps, en effet, il est hyper intelligent. Et à chaque fois qu'on a des petites maladies, il fait toc, en nous disant, là, il faut aller voir. Et en tout cas, toi, avec ton papa, c'était vraiment la peur de te perdre. Et ça lui a fait comme un grand chagrin d'amour pour sa fille. Et ce qui a créé la tumeur au cœur. Et aussi, en médecine chinoise, le... Ah, en médecine chinoise, non, c'est les poumons, c'est la tristesse. Ah, je suis curieuse de savoir. En médecine chinoise, la symbolique du cœur.
- Speaker #1
C'est la joie.
- Speaker #0
Ah, c'est la joie ? Ah ! Donc, à quoi avoir une maladie sur le cœur ? Ah oui, c'est logique, le cœur, la joie, l'âme. Et du coup, en fait, une tristesse. Une tristesse par rapport au deuil émotionnel que sa fille était loin. Ok. Ok. Donc vous apprenez ça. Vous apprenez du coup la symbolique de la tumeur au cœur. Et comment tu continues ta vie ? Qu'est-ce qui se passe pour toi ? Comment tu te sens toutes ces années ?
- Speaker #1
Alors déjà, dans une forme de peine par rapport à mon papa, à Gilles. De le voir aussi dans cette souffrance, de le voir pris dans la lutte avec la maladie, je ne connaissais pas vraiment ça avant, c'est fort éprouvant d'accompagner quelqu'un qui rechute. Et moi de mon côté, j'étais vraiment en difficulté de créer une relation amoureuse épanouissante. Donc là c'était le début de ma trentaine on va dire. Et j'ai commencé le travail thérapeutique, j'avais 17 ans. Donc j'avais déjà fait un bon bout de route. J'avais fait 11 ans entre psychanalyse et psychothérapie. Et puis après je me suis mise à étudier la psychologie à l'université, à faire une formation de danse thérapeute. Enfin je baignais tout le temps là-dedans et je continuais le travail sur moi. Et je voyais qu'il n'y avait pas d'amélioration. Enfin il y avait quelque chose en tout cas. Il y avait une certaine évolution parce qu'avec le temps, avec l'âge, avec la vie, tout... Tout se transforme malgré tout. Mais je sentais qu'il y avait quelque chose qui était vraiment bloqué. Je ne comprenais pas d'où ça venait. Et en explorant un petit peu, je me suis dit qu'il serait peut-être temps de poser des questions à ma mère sur l'origine de sa relation avec Paul. Parce que j'avais ces souvenirs qu'elle m'emmenait en cachette quand j'étais petite fille, donc ça évidemment pour un enfant c'est une très lourde responsabilité et possiblement l'origine de beaucoup de difficultés, de challenges, de conflits, de loyautés comme tu l'évoquais tout à l'heure, entre papa, maman, voilà. Je suis solidaire de maman, mais je ne dis rien à papa.
- Speaker #0
Oui, toi, tu l'aimais ton papa. Et pour autant, tu étais inclue dans ce mensonge. Tu étais au courant, dans ce non-dit en tout cas. Alors qu'une petite fille n'a pas apporté la responsabilité de ça à cet âge.
- Speaker #1
Tout à fait. Et donc, j'ai eu l'audace de lui demander quand est-ce que... Ta relation avec Paul a commencé ? Ouais. Et donc là, elle m'a dit qu'elle avait commencé trois ans avant ma naissance. Ce qui, sans que je me rende compte à ce moment-là, vraiment a fait une sorte de faille dans mon âme. Quelque chose de... Ça a ouvert quelque chose de très très profond. Et la première question qui m'est venue autour de ça, c'est comment est-ce que tu es certaine que Gilles est mon père ? Et voilà, est-ce que tu... Et pas Paul, par exemple ? Et donc là, elle m'a répondu que cette question lui mettait le doute.
- Speaker #0
Ok. D'accord, ta maman aussi, elle avait le doute. Et du coup, elle a réussi à vivre avec le doute toutes ces années.
- Speaker #1
Alors, jusqu'à ce moment-là, donc après, on a pu en parler, pas tout de suite, il fallait un peu aussi pour moi digérer, laisser ça atterrir dans mon système, ça ouvrait une nouvelle facette. de la réalité en fait. Mais par la suite, on a pu en parler et donc elle m'a dit qu'elle avait eu un doute au moment de la naissance, mais que sa famille autour, notamment sa mère, lui avait dit que je ressemblais à mon papa. Et du coup, elle avait mis le couvercle en quelque sorte sur ce doute-là. Donc moi, le temps de digérer un peu cette nouvelle et de comprendre... L'impact que ça pouvait avoir dans ma vie d'être née d'un papa, mais d'avoir eu aussi l'énergie d'un autre homme dans ma vie, même avant ma naissance, c'était déjà vraiment très fort pour moi. Et puis, bon, j'avais quand même pas vraiment de doute que Gilles soit mon papa, mais vu que ma mère n'était pas sûre, je me suis quand même renseignée de savoir c'est quoi les possibilités. Paul, à ce moment-là, était décédé. Donc la seule possibilité, c'était de faire un test ADN avec Gilles. Et comme Gilles, il était malade, très malade, que c'était difficile, et que le décodage biologique a révélé qu'il avait peur de perdre sa fille, qu'il avait eu peur de perdre, moi je me suis sentie incapable de lui demander un test ADN, en fait. Parce que... parce que je me suis dit, ça va le rendre encore plus malade, voire le tuer.
- Speaker #0
Oui, ça demande beaucoup de responsabilité et de courage de demander parce que tu sais ce que ça peut impliquer derrière. Souvent, quand on tombe malade, la racine, c'est des causes émotionnelles.
- Speaker #1
Tout à fait. Et du coup, je suis restée comme ça pendant sept ans, avec le doute, à chercher les voies. de pacification en moi. De toute façon, Paul était décédé, donc voilà. Il restait mon papa, et c'était mon papa, et voilà. J'ai un peu consulté à droite à gauche des clairvoyants pour essayer un peu d'avoir des réponses. Et on va dire que 98% des retours que j'ai eus, c'est « Gilles, c'est ton papa, t'as eu deux papas, c'est une chance, si t'en aimais... » Tous les deux, t'as reçu énormément d'amour, ce qui était très clair pour moi. Et voilà, vis ta vie en gros. Fais la paix avec ton histoire et vis ta vie. Sauf que...
- Speaker #0
Tu m'as partagé, tu sentais que ton énergie vitale, elle baissait, baissait.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et tu sentais que quelque chose comme ça pouvait arriver, peut-être un accident. Tu sentais que ton énergie vitale, elle baissait, que t'étais pas loin de la mort.
- Speaker #1
Tout à fait, ouais ouais, j'ai vraiment à un moment donné contacté ça très très fort, alors après on pourrait partir aussi sur le concret scientifique de qu'est-ce qui s'est passé dans mon corps, ça pourrait être une autre conversation. Parce qu'il y avait aussi des raisons très concrètes, mais j'ai envie d'en rester sur le plan de l'âme et relationnel pour notre conversation d'aujourd'hui. Effectivement, je suis arrivée à un moment donné où j'avais très très peu d'énergie vitale. Donc dans ces cas-là, le risque c'est la grave maladie, le décès, l'accident, etc. Et il y avait quelque chose en moi qui avait vraiment peur de ça et qui n'avait pas envie. Vraiment une force de vie, quelque chose de très profond. Donc j'ai continué mes explorations, parce que pendant ces sept années, j'ai exploré plein de choses. Et du coup, je suis partie faire des plans de médecine au Pérou. Ce voyage chamani qui m'a ramenée dans mes souvenirs à la petite fille qui avait trois ans, qui allait en cachette chez Paul. Et je me suis dit, bon, là, il y a quelque chose. Quand je suis revenue en France, j'ai commencé une phase de méditation. A peu près trois heures par jour, je méditais, avec vraiment une demande très claire de « je veux savoir ce qui est juste de faire » . Et à l'issue de cette période de méditation, j'ai reçu le message que je devais demander un test ADN à mon père et que si toutefois lui le vivait très mal, que ça le faisait rechuter ou même qu'il décédait, que ça ne serait pas ma responsabilité. Et donc j'ai fait ça.
- Speaker #0
Tu as demandé un test ADN à ton papa ?
- Speaker #1
À Gilles. Donc ça a impliqué que je lui révèle que sa femme le trompait trois ans avant ma naissance, ce qui était aussi difficile en termes de responsabilité d'être celle qui lui annonce ça, et puis de lui dire que peut-être je n'étais pas aussi sa fille. C'était un moment très très fort entre nous. J'étais tout à fait prête et ok avec le fait qu'il puisse me dire non à ça. Il était tout de suite partant. Et lui m'a dit qu'il n'en avait pas besoin, mais que si je le souhaitais, il était ok pour ça. Et donc, on a fait un test ADN et il s'est avéré que j'avais 0% de gènes en commun avec lui. Donc, que mon père, c'était Paul.
- Speaker #0
Oui. Du coup, tu as le courage de demander qu'il fasse un test. Ton papa, Gilles, il veut le meilleur pour sa fille. Et pour lui, ça ne changera rien. Donc, il te dit oui. Et là, vous vous apercevez qu'au final, ce n'est pas ton papa génétiquement, mais que c'est Paul,
- Speaker #1
du coup. Tout à fait. Et 15 jours après, lui a été hospitalisé, Gilles, de nouveau. Et puis, six mois après, il décédait.
- Speaker #0
Oui. Tu m'as dit, quand on était toutes les deux, quand tu m'as raconté cette histoire, donc c'était il n'y a pas longtemps, et tu m'as dit, c'est la décision la plus courageuse que j'ai faite de ma vie.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. C'est vrai que quand je me connecte à ça, et à ce moment-là, ça requit une énergie héroïque. Il y avait quelque chose, c'était un peu comme ce voyage du héros. de Joseph Campbell, tu sais, où on va faire face justement à ce qui nous fait vraiment très très peur. Et la peur c'était évidemment de le faire souffrir et de le perdre. Et j'ai su que je devais rencontrer cette peur pour que la vérité émerge pour tout le monde en fait. Et faire confiance que la vérité, elle libère les âmes.
- Speaker #0
En fait, c'est un acte hyper courageux parce que tu sais ce que ça impliquait et tu l'aimais et tu l'aimes énormément ton papa, tes papas. Mais en même temps, la vérité, comme tu dis, en fait, la vérité, c'est la libération émotionnelle, même pour les lignées passées et les lignées futures. Donc en fait, toi, ton incarnation, ta mission d'âme ici, une de tes missions d'âme en tout cas, puisque tu en as plein, je pense... c'est riche dans le monde de Satrem c'était aussi de révéler la vérité c'est le pouvoir de la vérité, c'est la guérison aussi et même toi tu ne pouvais pas continuer de vivre sans avoir la vérité c'est triste et c'est beau en même temps en fait j'ai vraiment compris qu'on peut tout ressentir en même temps moi quand tu m'as raconté ça je m'étais effondrée Merci. Ça m'avait trop touchée et en fait je me disais, je t'ai dit, tu m'as demandé mais qu'est-ce qui se passe Hélène pour toi ? Je serais curieuse de savoir et je t'ai dit... En fait, c'est trop beau et trop triste. Je suis hyper touchée de cette histoire parce qu'elle est tellement profonde et elle est tellement belle aussi parce que, au final, t'as eu deux papas, t'as eu deux hommes qui t'aimaient énormément. Tous les deux, ils t'ont considéré comme leur fille. Et je trouve ça trop beau. Je trouve ça trop beau. Ouais. Et au final, ben... Je trouve que le plus précieux, c'est ces moments de partage, cette complicité avec ces deux papas. Et bien sûr, après, j'entends que c'est un choc. Parce que mine de rien, on se construit avec une identité, on croit toute notre vie que c'est un membre de notre famille, qu'on a le même sang par exemple. Même si c'est inconscient, parce qu'on ne se le dit pas forcément, on a le même sang, on a les mêmes gènes. Mais quand on apprend que ce n'est pas le cas, c'est un choc. Sur toute notre vie, sur ce qu'on a construit, et ce n'est pas du tout anodin. Parce que je pense qu'il y en a qui pourraient se dire « Au final, elle a eu deux papas, et au final, ce n'est pas grave, ça reste son papa, et en effet. » Mais il y a tout un monde aussi. C'est aussi l'ego. On a besoin de l'ego, et ça nous rassure, ça nous sécurise. Et quand il y a tout ça qui s'effondre, c'est vrai que c'est un grand morceau à digérer. Quelle histoire de vie en anglaise ?
- Speaker #1
C'est vrai. C'est vrai que quand j'ai découvert ça, j'avais l'impression d'être dans la caméra cachée d'Hollywood. Tu sais, c'est un film. C'est pas... J'avais 40 ans donc ça faisait un petit bout de route déjà que je cheminais avec un monde, un univers des croyances, une identité et ça, ça a complètement en effet effondré tout ça.
- Speaker #0
Et dernière petite question en une minute, c'est qu'est-ce que ça a changé à l'intérieur de toi d'avoir la vérité ? Est-ce que ça a changé le lien avec les hommes ? Est-ce que toi dans ta posture, ça a changé quelque chose ? Est-ce que ton énergie vitale est revenue ? Qu'est-ce qui s'est passé à l'intérieur de toi ?
- Speaker #1
Ça a changé énormément de choses, je ne vais pas dire tout parce que ça serait peut-être un petit peu exagéré, mais ça a changé énormément de choses. Tout ce que tu as cité, mon énergie vitale, ma relation aux hommes, mon identité, ce que ça a permis le plus, il me semble si je peux résumer, c'est une forme de réalignement avec une identité véritable. Ou alors plutôt, oui voilà, c'est ça, bien plus jeune j'avais contacté mon identité véritable, c'est-à-dire mon essence spirituelle, ma véritable nature, et c'est comme si ce mensonge ne me permettait pas de canaliser ça.
- Speaker #0
Qui tu es vraiment.
- Speaker #1
Exactement. Il y avait toujours ça qui était justement le fameux égo, comme tu l'as nommé, qui était là, et là c'est comme si ça avait réaligné la chose pour que je devienne un canal. de ce que tu nommais d'être au service en tout cas de la révélation de la vérité.
- Speaker #0
Parfois la vérité elle fait mal parce qu'on s'est construit d'une certaine façon, mais en fait au fond la vérité elle est guérison. La vérité c'est... enfin j'ai même pas de mots, mais elle est vraiment nécessaire. C'est comme... j'avais fait un épisode sur les avortements. Et en fait, pour moi, c'est un sujet qui ne devrait pas du tout être tabou. Et chaque femme, en tout cas j'encourage chaque femme, si elle a subi par exemple un avortement, de partager à ses futurs enfants qu'il y a déjà eu des enfants avant dans l'utérus. Et ça, c'est juste la vérité. Et je pense que tout enfant a le droit à la vérité. Même si, bien sûr, ça fait mal et que ça demande beaucoup de travail après, de construction peut-être. Les cadeaux, ils sont aussi là, en fait. Et là, c'est trop beau. Tu as retrouvé ton alignement.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Tu as retrouvé ta vibration qui tu es.
- Speaker #1
Exactement. Et avec ça, la puissance de mon être. C'est comme si la puissance, elle était toujours freinée.
- Speaker #0
Oui, un peu étouffée.
- Speaker #1
Voilà, exactement. Et là, ça a vraiment réouvert le canal pour laisser cette puissance s'exprimer.
- Speaker #0
Magnifique. Franchement, je suis trop reconnaissante que tu sois avec moi. Je suis trop reconnaissante de ce partage. Et en plus, moi, quand je t'ai posé la question, ça devient douce, ça te prême. Je ne savais pas qu'on allait aller dans cet univers. Et j'ai été touchée que tu me confies un bout comme ça, énorme, de ton histoire. Et vraiment, merci d'avoir accepté de partager au micro. Je pense que... N'hésitez pas à écrire à cette prême. Je mettrai son Insta dans la description. Voilà, si vous avez été touchée, que vous avez envie de lui envoyer un petit message d'amour, allez-y. Et je sais que tu as un cours de yoga, donc je vais te laisser y aller et je t'embrasse très très très fort.
- Speaker #1
Merci beaucoup beaucoup Hélène, je suis très touchée et très honorée de cette invitation. Merci.
- Speaker #0
Un grand merci pour ton écoute. Si tu as adoré ce podcast et que tu souhaites me soutenir, et m'aider à diffuser mon message, je t'invite à t'abonner, me laisser 5 étoiles lumineuses sur Spotify ou Apple Podcasts et un mot doux d'amour. Ou bien tag moi en story Instagram en me mentionnant at Cosmic.Flowers Je t'embrasse et je t'envoie du soleil.