Speaker #0Bienvenue dans CosyFinance, le podcast qui rend la finance à la fois simple et accessible, spécialement conçu pour toutes les femmes à la recherche d'informations faciles à mettre en place. Moi c'est Sophie, à la barre de SDS Conseil, et je serai ta partenaire dans cette aventure financière. Hello, bonjour, j'espère que tu vas bien. Comme d'hab, je commence par ma petite requête. Si ce podcast t'aide, si tu apprécies ce moment ensemble, pense à t'abonner, à me laisser une note ou un commentaire. Ça te prend quelques secondes, mais pour moi ça change vraiment, vraiment beaucoup de choses. Aujourd'hui, j'ai envie de te parler d'un sujet qui touche énormément de couples, mais dont on ne parle presque jamais, les non-dits financiers. Et quand je dis non-dits, je ne parle pas forcément de dépenses cachées ou de comptes secrets, c'est beaucoup plus banal que ça en fait. C'est par exemple une question que tu ne poses pas, un accord financier que vous n'avez jamais retouché, un truc qui te gêne un peu mais que tu vas garder pour toi. Par exemple, tu remarques une dépense sur le compte commun que tu ne reconnais pas et tu ne poses pas la question. Ça n'a l'air de rien, mais ça va quand même se rajouter à tout ce dont vous n'avez jamais parlé. Il y a quelques semaines, dans l'épisode sur les tensions d'argent en couple, je t'ai donné des accords concrets à poser pour cadrer le quotidien. Et aujourd'hui, on va creuser un peu plus profondément. On va regarder ce qui se passe en dessous des chiffres et en dessous de l'organisation pratique. Parce que dans un couple, l'argent raconte toujours quelque chose de plus grand que l'argent. Les non-dits financiers, ça ressemble rarement à un gros mensonge. Ça ressemble plutôt à des trucs très ordinaires tellement ordinaires qu'on ne les voit même plus. C'est par exemple ne jamais demander combien l'autre gagne exactement. Ça fait peut-être trois ans que vous vivez ensemble, et tu connais à peu près son salaire, mais tu n'as jamais posé la question frontalement. Et l'autre ne l'a jamais dit non plus. Il y a une espèce de zone floue, confortable pour tout le monde, et personne ne va la perturber. Tu te dis que c'est par pudeur, par respect, mais en réalité c'est souvent parce que poser la question, ça créerait un précédent. Si tu demandes combien il ou elle gagne, ça ouvre la porte. à d'autres questions. Et peut-être que ces autres questions, tu n'es pas sûr de vouloir les entendre. C'est aussi ne jamais reparler d'un accord financier qui date du début de votre relation. Vous aviez posé une règle quand vous vous êtes installés ensemble, un partage des charges, un fonctionnement, et depuis les revenus ont changé, la vie a changé mais personne ne remet le sujet sur la table. D'ailleurs, je peux en parler en connaissance de cause parce que ça m'est arrivé à moi aussi. Quand on s'est installés avec ma compagne, on avait fait le calcul du prorata des revenus. Une répartition autour de 60-40 à ce moment-là. Et puis au bout de 2-3 ans, nos revenus avaient vraiment beaucoup changé. On aurait dû être autour de 75-25 et pourtant on ne l'avait jamais retouché. Je n'y avais tout simplement pas pensé, ce qui est un peu incomble quand c'est ton métier. D'ailleurs on dit bien, les coordonnées sont les plus mal chaussées, et bien là c'était pareil pour moi. Et c'est ma compagne qui a fini par en parler un jour, parce qu'elle venait juste d'y penser. Et chez nous, ça s'est réglé en 5 minutes, parce qu'on communique bien là-dessus, ça n'a provoqué ni tension ni gêne, rien. Mais imagine la même situation dans un couple où l'argent est un terrain miné. Cette répartition obsolète, elle peut rester en place pendant des mois, voire des années, et celle ou celui qui se retrouve à payer plus que sa part le sent. Elle le sent dans son budget, elle le sent dans sa marge de manœuvre. Mais elle ne dit rien. Peut-être par peur de créer un conflit, peut-être parce que le sujet a déjà été source de disputes par le passé, peut-être parce qu'elle a l'impression que c'est un détail et qu'elle ne devrait pas en faire tout un plat. Et là, ça cesse d'être un oubli et ça devient un non-dit. Et c'est aussi ne jamais parler de ce que l'argent représente pour toi émotionnellement. Tu sais combien tu gagnes, tu sais combien tu dépenses, mais est-ce que ton ou ta partenaire sait que tu associes l'argent à la sécurité ? Que quand le compte baisse en dessous d'un certain seuil, t'as une boule dans le ventre, même quand objectivement il n'y a aucune raison de stresser. Ou inversement, est-ce que tu sais que pour l'autre, dépenser c'est une façon de se faire du bien, de relâcher la pression, et que quand tu lui fais une remarque là-dessus, c'est comme si tu lui disais qu'il ou elle n'a pas le droit de respirer. Ces choses-là... souvent on ne se les dit pas. On pense que l'autre devrait comprendre, on pense que c'est évident et ça ne l'est jamais. Il y a aussi les non-dits autour des projets. Peut-être que tu rêves d'investir dans l'immobilier ou en bourse ou de changer de boulot pour un poste qui paye moins bien mais qui te rendrait plus heureuse. Tu y penses, tu tournes le truc dans ta tête mais tu ne le poses pas sur la table. Parce que tu as peur de la réaction, parce que tu anticipes déjà le « on ne peut pas se le permettre » ou le regard un peu fermé de l'autre. Et donc tu gardes ça pour toi. Tu laisses le projet mourir en silence sans que l'autre même pas eu l'occasion de te dire ce qu'il ou elle en pense. Et puis il y a les non-dics qui se gâchent derrière des phrases toutes faites. Les « on gère bien » , « on n'a pas de problème d'argent » , « on s'en sort » . Ces phrases, elles coupent court à tout. Une fois que tu as dit « on gère bien » , la conversation est terminée avant d'avoir commencé. C'est un peu compliqué d'enchaîner avec un « bah en fait, je me demande si c'est vraiment juste ce qu'on fait » . Et donc ce qui te gêne, ça reste là dans un coin et personne n'en parle. Tu as peut-être écouté l'épisode où je parlais des « Money Memories » , ces tout premiers souvenirs d'argent qui programment nos réflexes d'adultes. Et bien, quand tu te mets en couple, tes propres money memories rencontrent celles de l'autre. Toi, tu as peut-être grandi dans une famille où l'argent était un sujet tabou, jamais abordé, jamais expliqué. L'autre a peut-être grandi dans un foyer où chaque centime était compté à voix haute, où le budget était presque affiché sur le frigo, où les disputes d'argent faisaient partie du décor. Ou l'inverse, ou encore autre chose, un mélange, une histoire complexe avec des contradictions à l'intérieur. Et quand vous vous installez ensemble, personne ne pose la question. C'était comment l'argent chez toi ? « Personne ne dit, dans ma famille, on ne parlait jamais d'argent et je crois que ça m'a appris à tout garder pour moi. » Ou « Chez moi, l'argent servait à montrer de l'amour. Et je crois que quand tu refuses qu'on se fasse un resto, j'ai l'impression que tu ne tiens pas à nous. » Je te donne un exemple concret pour que tu vois à quel point ces histoires se percutent sans même le voir. Imagine un couple. L'un a grandi dans un foyer où la frugalité, c'était une vertu. On n'achetait que le nécessaire, on ne gaspillait rien, on faisait durer les choses. Et l'autre a grandi dans un foyer où la générosité était la norme. On offrait des cadeaux, on invitait les gens, on se faisait plaisir. Un jour, l'un des deux rentre avec un cadeau pour l'autre. Un beau cadeau, un truc qui coûte un peu cher, tu vois. Et là, au lieu de la joie, il y a un malaise. La personne qui reçoit ne voit pas le geste d'amour, elle voit la dépense. Elle ne comprend pas pourquoi l'autre a dépensé autant, elle trouve que ce n'était pas nécessaire. Et la personne qui offre, elle, elle se sent rejetée. Parce qu'elle voulait juste faire plaisir et elle ne comprend pas la réaction. Personne n'a tort, personne n'a raison. Ils rejouent chacun un scénario familial que l'autre ne connaît même pas. Et comme personne ne met des mots dessus, ça reste en suspens, et ça se reproduit encore et encore sous des formes différentes. Et c'est quelque chose que Tamasin Thomas, une thérapeute américaine spécialisée dans la psychologie de l'argent, explique très bien dans son travail. Les disputes d'argent dans un couple portent rarement sur l'argent lui-même. Elles portent sur ce qui se joue en dessous, sur les besoins, les peurs, les loyautés familiales qui s'activent de façon complètement automatique. Et quand tu comprends ça, Tu comprends aussi pourquoi les solutions purement pratiques, du genre faire un tableau de suivi, partager les dépenses, ouvrir un compte commun, ne suffisent pas toujours. Parce que le problème, il est rarement dans le tableau, il est dans ce que chacun projette sur les chiffres. Et c'est ça qui rend les non-dits financiers si tenaces. Tu ne peux pas résoudre un truc que tu n'as pas nommé, et tu ne peux pas nommer un truc dont tu n'as pas conscience. C'est QFD. Il y a un aspect des non-dits financiers dont on parle encore moins que le reste. les rapports de force invisibles. Dans beaucoup de couples, il y a quelqu'un qui gagne plus. Et même quand quelqu'un n'en fait pas un sujet, même quand les deux sont de bonne foi, cette différence de revenu, ça change quand même les choses. Celle ou celui qui gagne plus a, sans le vouloir, un poids différent dans les décisions. Où est-ce qu'on part en vacances ? Quel appartement on peut se permettre ? Est-ce qu'on change de voiture maintenant ou dans six mois ? Les discussions ont l'air équilibrées, mais dans la tête de la personne qui gagne moins, il y a parfois une petite voix qui lui dit qu'elle n'est pas vraiment en position de décider, vu que c'est principalement l'argent de l'autre. Et ça, rares sont les personnes qui le disent. Parce que le dire, ça reviendrait à admettre un déséquilibre que le couple préfère parfois ne pas avoir. Et cette dynamique peut bouger dans le temps. Imagine un couple où au début, les revenus étaient à peu près équivalents. Chacun se sentait légitime dans les décisions. Et puis l'un des deux a eu une promotion, ou a changé de poste, ou a lancé un projet qui a marché, et l'écart s'est creusé. Personne n'a renégocié les règles. ou s'est demandé si le fonctionnement était toujours adapté. La personne qui gagne plus a commencé à payer plus de choses, un peu naturellement, sans que ce soit formulé. Et l'autre a commencé à se sentir légèrement en retrait dans les décisions, un peu redevable, un peu moins libre de proposer des trucs. Et tout ça s'est fait sans un mot. Personne n'a rien dit de mal, mais l'équilibre a bougé, et leur relation a bougé avec. Et puis quand l'un des deux décide de travailler moins, ou d'arrêter de travailler pour élever les enfants, pour reprendre des études, peu importe la raison, c'est souvent une décision prise à deux, mais les conséquences financières elles sont rarement discutées en profondeur. On se dit « je m'arrête un an, on verra bien » , sauf que cet arrêt crée une dépendance financière concrète. Et si personne ne nomme cette dépendance, si personne ne se demande comment faire pour se sentir quand même autonome, ça peut peser, et ça peut peser longtemps. Et ici, je ne parle même pas de la problématique préparation à la retraite, ça c'est encore un autre vaste sujet malheureusement. Il y a aussi la question de « qui gère l'argent au quotidien ? » Dans beaucoup de couples, une seule personne s'occupe des comptes, des virements, des échéances, des impôts. Et cette personne accumule ce que j'appelle le capital informationnel. Elle sait où en sont les finances, elle voit les mouvements, elle anticipe. Et l'autre vit dans une sorte de brouillard confortable, les factures sont payées, le frigo est plein, tout va bien. Sauf que ce brouillard crée une forme de dépendance. Quand tu ne sais pas exactement où en sont tes finances de couple, tu perds une partie de ta capacité à décider librement. Et souvent, la personne qui ne gère pas le vit très bien. Elle se dit, je lui fais confiance, c'est son truc, elle est bonne là-dedans. Sauf que le jour où il y a une décision importante à prendre, Un investissement, un déménagement, une séparation, elle se retrouve à découvrir sa propre situation financière en temps réel. Et ça, c'est un angle mort qui peut coûter très très cher. Les études en psychologie des couples confirment d'ailleurs tout ça. Les chercheurs Pap, Cummings et Goeck-Moray ont montré que les disputes d'argent sont vécues comme plus stressantes et plus menaçantes que n'importe quel autre type de conflit dans le couple. Et une des raisons, c'est justement cette dimension de pouvoir que l'argent porte en lui. L'argent dans un couple, ça détermine en partie qui peut décider quoi, qui dépend de qui, qui a les moyens de partir et qui ne les a pas. Et tout ça reste généralement non dit. Si les non-dits persistent aussi longtemps dans les couples, c'est qu'ils remplissent une fonction. Le silence protège quelque chose. Il protège la paix apparente, déjà. Tant que tu ne poses pas la question « est-ce que notre répartition est juste ? » , tu n'as pas à affronter la réponse. Et la réponse peut faire peur, parce qu'elle pourrait remettre en question l'équilibre tel qu'il existe, confortable ou non. Il protège aussi l'image du couple. Cette histoire qu'on se raconte entre nous. Nous, on gère bien. Entre nous, l'argent n'est pas un problème. Et à les creuser, c'est risqué de découvrir que… si, un peu, quand même. Il y a des zones d'ombre. Et ça, ça met un coup à la version officielle. Et puis il protège l'estime de soi. Admettre que tu ne comprends pas comment fonctionnent tes finances de couple, que tu n'oses pas poser des questions, ou que tu te sens dépendant financièrement de quelqu'un, c'est un aveu qui coûte. On préfère souvent ne rien dire. Et en France, le tabou autour de l'argent renforce tout ça. Selon un sondage Harris Interactive, un Français sur deux se dispute à cause de l'argent dans son couple. Et pour 68% d'entre eux, c'est le quotidien qui cristallise les tensions. Les courses, les factures, les dépenses au jour le jour. Et quand tu prends deux secondes pour y penser, c'est quand même assez révélateur. Mais le problème, c'est que le silence ne reste jamais neutre très longtemps. Au début, il est confortable, c'est même agréable de ne pas avoir à parler d'argent. Tu te dis que vous avez un bon équilibre, que les choses tournent, que ce serait inutile de tout remettre en question. Et puis, doucement, quelque chose change. Tu te rends peut-être compte que tu ne sais plus très bien où sont vos finances, tu sens qu'il y a des trucs qui te dérangent mais que tu n'arrives pas à formuler, tu commences à éviter certains sujets, consciemment ou non. Et chaque sujet évité, c'est un petit morceau de connexion qui s'efface. Tu ne te disputes pas, il n'y a pas de cri, pas de conflit ouvert, mais il y a une distance qui s'installe sur ce sujet-là. Et cette distance peut s'étendre à d'autres domaines, parce que quand tu apprends à te taire sur l'argent, tu apprends aussi à te taire sur d'autres choses. Et puis, il y a les cas où le silence va encore plus loin. Les recherches montrent que plus de deux partenaires sur cinq admettent pratiquer une forme d'infidélité financière. Des dépenses cachées, des comptes que l'autre ne connaît pas, des dettes dissimulées. Et l'infidélité financière ne tombe jamais du ciel. Elle germe là où le silence s'est installé depuis longtemps. Si tu n'as jamais eu d'espace pour parler d'argent librement dans ton couple, si à chaque fois que tu as essayé, tu t'es heurté à un mur ou à une dispute, à un moment, tu arrêtes d'essayer. Et tu te mets à gérer en solo, dans ton coin, sans rien dire. Et c'est rarement par envie de mentir, c'est souvent par épuisement, parce que la porte était fermée depuis trop longtemps. Bon, et qu'est-ce qu'on fait maintenant avec tout ça ? Parce que si tu es en couple et que tu te reconnais dans certains de ces schémas, je ne vais pas te dire « asseyez-vous et parlez-en ce soir » . Déjà parce que ça ne marcherait probablement pas, les non-dits ne se dissolvent pas en une conversation, et puis parce que quand tu débarques un mardi soir avec un « il faut qu'on parle d'argent » , l'autre se braque immédiatement. Il ou elle entend un reproche, même si ce n'en est pas un. Ce qui aide, c'est de commencer par toi. Avant de vouloir que l'autre parle, tu peux te poser quelques questions tranquillement pour toi-même. Et je t'encourage vraiment à le faire par écrit, même simplement dans les notes de ton téléphone, parce que ça rend les choses beaucoup plus concrètes. Première question, est-ce que je sais vraiment comment fonctionnent nos finances de couple ? Et je ne parle pas de savoir à peu près, je parle de savoir précisément. Combien entre, combien sort, qui paye quoi, et est-ce que c'est toujours équitable ? Si la réponse est floue, c'est déjà une information intéressante sur l'état de votre communication financière. Et si tu te rends compte que tu délègues tout sans vraiment savoir où vous en êtes, c'est le moment de te demander pourquoi. Peut-être que c'est un choix conscient et que ça te convient, mais peut-être que c'est un évitement et ça, ça vaut le coup d'être regardé. Deuxième question, est-ce qu'il y a un sujet lié à l'argent que j'évite de soulever ? Un montant, une répartition, un projet, une peur ? Et si oui, qu'est-ce que j'ai peur qu'il se passe si j'en parle ? Peut-être que tu as peur d'une dispute, de découvrir que l'autre ne voit pas les choses de la même façon, ou encore de remettre en question quelque chose qui fonctionne, même imparfaitement. Souvent, ce qu'on évite de dire en dit beaucoup sur ce qu'on a besoin de protéger. Et troisième question, comment ça se passait chez moi quand j'étais enfant ? Est-ce qu'on parlait d'argent ou est-ce que c'était tu ? Est-ce que l'argent était une source de tension, de pouvoir, de contrôle ou de générosité ? Parce que cette histoire-là, tu la portes dans ton couple, que tu le veuilles ou non. Et si tu ne l'as jamais regardée en face, elle continue de t'influencer en silence. Tes réflexes dans les discussions d'argent, tes crispations, tes évitements, ils viennent de quelque part, et souvent ce quelque part, c'est ta famille. Une fois que tu as fait ce travail pour toi, quand tu te sens prête, tu peux ouvrir une porte toute petite. Tu peux dire quelque chose comme « j'ai réalisé qu'on n'avait jamais vraiment parlé de ce que l'argent représente pour nous » ou « j'ai écouté un truc qui m'a fait réfléchir à comment ça se passait dans ma famille avec l'argent et je me suis dit qu'on pourrait en discuter » . L'idée, c'est de ne surtout pas arriver avec un diagnostic ou un reproche, parce que si tu dis « tu ne me parles jamais d'argent » , c'est mort. L'autre se ferme. En revanche, si tu partages quelque chose de toi, quelque chose de personnel, sur ta propre relation à l'argent, sur un souvenir d'enfance, sur une peur que tu n'avais jamais formulée, là, tu ouvres un espace. Tu montres que c'est ok de parler de ces choses-là sans que ça devienne un procès. Et ne t'attends pas forcément à une grande conversation libératrice dès la première fois, peut-être que l'autre va accueillir ça avec enthousiasme, tant mieux. Peut-être qu'il ou elle va se sentir un peu déstabilisé. Peut-être qu'il faudra y revenir plusieurs fois, à petite dose, pour que le sujet devienne normal entre vous. Et c'est tout à fait ok. L'objectif, c'est que l'argent cesse d'être un sujet interdit dans votre couple. Tu n'as rien à résoudre en une soirée. Il te suffit simplement de poser la première phrase. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Et si tu devais garder une seule chose de cet épisode, c'est que dans un couple, ce qu'on ne dit pas sur l'argent pèse souvent plus lourd que ce qu'on dit. Les non-dits financiers ne sont presque jamais volontaires, ils s'installent doucement, portés par les habitudes, les tabous hérités et les dynamiques de pouvoir qu'on préfère ne pas regarder. Et la bonne façon de commencer à les défaire, ce n'est probablement pas de régler un problème, c'est de commencer à le nommer. Si cet épisode t'a fait réfléchir, je serais vraiment curieuse de savoir ce que tu as identifié, un sujet que tu contournes, un accord jamais revisité, une question jamais posée, écris-moi et je me ferai un plaisir de te répondre. Merci d'avoir été là pour ce nouvel épisode, N'oublie pas de t'abonner pour ne pas louper le prochain et de laisser un petit commentaire si ça t'a parlé. D'ici là, prends soin de toi et de tes finances. Je te souhaite une très belle journée et je te dis à très bientôt pour de nouvelles aventures financières.