Speaker #0Coucou, bienvenue dans Coulisses de Soi, le podcast où l'on apprend à se regarder autrement. Je te retrouve dans un tout nouvel épisode, j'espère que tu vas bien. Et l'épisode d'aujourd'hui est un peu différent. Il n'est pas totalement hors thème, mais il est un petit peu plus sensible je dirais. C'est un sujet que j'avais vraiment envie d'ouvrir ici, parce qu'il touche à la manière dont on choisit de vivre et de regarder sa propre vie. Parfois, on ne cherche pas à tout changer, on ne cherche pas une nouvelle vie, on cherche simplement à retrouver de l'émerveillement et à remettre de la magie dans son quotidien. A redonner de la valeur aux petits instants, à voir sa propre vie comme quelque chose de précieux. Et aujourd'hui, j'avais envie de te parler de ça, de... Comment romantiser sa vie ? De comment retrouver ce regard presque enfantin, de cette capacité à s'émerveiller, à ressentir un peu, comme si on refusait de laisser le monde devenir trop sérieux. Un peu comme une façon de garder vivant en soi celui ou celle qui voit encore de la beauté, là où d'autres ne voient que l'habitude. Bien sûr, quand je parle de romantiser sa vie, je ne parle pas de vivre dans un conte de fées, ni de fuir la réalité. Je parle plutôt d'un choix intérieur, celui de ralentir, de regarder autrement et de se reconnecter à ce qui nous fait vibrer, vraiment. Retrouver ce regard un peu comme quand on était enfant, pas naïf mais vivant, celui qui sait encore s'émerveiller, même dans les choses simples de la vie. En ce moment, on entend beaucoup parler sur les réseaux sociaux d'aesthétique, de romantiser sa vie, de rendre son quotidien plus beau, plus inspirant. C'est presque devenu une tendance. Quelque chose que l'on voit passer partout. Et je crois que si ça résonne autant aujourd'hui, ce n'est pas un hasard. Parce que finalement, ce dont on parle là, ce n'est pas juste un effet de mode. C'est vraiment quelque chose de beaucoup plus profond. Et finalement, le fait que ce soit mis en lumière en ce moment, c'est peut-être finalement une invitation. Une invitation à se souvenir que la vie ne se résume pas uniquement aux responsabilités, aux contraintes et aux choses à gérer. On devient adulte, on apprend à être sérieux. à anticiper, à porter, à tenir, et on développe un regard d'adulte sur le monde. Un regard souvent plus dur, plus pragmatique, plus chargé, et parfois même plus aigri. Sans s'en rendre compte, on perd un peu de cette essence, de cette lumière, de cette capacité à s'émerveiller, qui était pourtant si naturelle quand on était enfant. Romantiser sa vie, ce n'est pas nier la réalité, c'est refuser de laisser cette lumière s'éteindre complètement. Et si aujourd'hui on en... parle autant, si cette notion revient, alors peut-être que l'enjeu n'est pas seulement de la suivre comme une tendance, mais de s'en inspirer et de la garder pour soi. De la faire rentrer dans son quotidien, pas pour quelques photos, pas pour quelques semaines, mais vraiment pour la vie. Et avec le mois de décembre, les fêtes qui approchent, les lumières, la magie de Noël, ce moment un peu suspendu dans l'année, j'avais envie de prendre ce temps pour parler de ça avec toi, de l'émerveillement au quotidien. De cette façon, de regarder le monde autrement et de ce que ça change profondément dans notre manière de vivre, d'être, tout simplement. Avec le temps, on apprend à vivre vite, à enchaîner les journées, à fonctionner. On regarde l'heure, on regarde ce qu'il reste à faire, on regarde ce qu'on n'a pas encore accompli. Et très doucement, sans même s'en rendre compte, on cesse de regarder le monde vraiment. L'émerveillement, lui, il ne disparaît pas, il se met simplement en veille. Quand on est enfant, tout est prétexte à s'étonner. Une lumière, un bruit, une couleur, une sensation, on ne cherche pas à analyser, on ressent. Et en grandissant, on apprend à contrôler, à anticiper, à rationaliser. Mais romantiser sa vie, c'est réouvrir cet espace-là. Cet espace où l'on ne cherche pas à rentabiliser l'instant, mais à le vivre pleinement. Et je trouve que décembre nous y aide naturellement, car les journées sont plus courtes, La lumière est plus douce, le froid nous oblige à nous en mitoufler, à ralentir le rythme, à rentrer plus tôt et à créer du cocooning. Les guirlandes qui sont dans les rues, les vitrines décorées, les lumières aux fenêtres, tout cela nous rappelle quelque chose de très ancien, un besoin de chaleur et de beauté. Tout commence par quelque chose de minuscule. La lumière d'une bougie en fin de journée, le silence d'un matin d'hiver, la vapeur d'une boisson chaude entre les mains. L'odeur d'un plat que tu adores. Ce ne sont pas des grands moments, peut-être Instagram, mais ce sont des instants intimes, presque invisibles. Et ce sont eux qui changent notre manière de vivre, d'être et de ressentir. Parce que quand on s'autorise à s'émerveiller, le quotidien cesse alors d'être seulement une succession de tâches, il devient un espace à habiter. Quand tu observes vraiment, quand tu ressens, tu développes une sensibilité plus fine. Tu remarques ce qui te touche, ce qui te fait du bien, ce qui te ressemble. Et cette sensibilité, elle influence ta façon de penser, ta façon d'être et ta façon de vivre. Quand tu es dans l'émerveillement, tu fais des choix plus justes, plus intuitifs, moins dictés par la comparaison ou par les tendances. Romantiser sa vie, ce n'est pas embellir artificiellement, c'est reconnaître la beauté. C'est accepter que la magie ne soit pas permanente, mais qu'elle apparaisse dans des moments simples si on lui laisse la place. Parce que redécouvrir le monde avec émerveillement, ce n'est pas nier la réalité, ni les difficultés de la vie, c'est choisir consciemment de réintroduire de la présence dans le quotidien. Car quand on y réfléchit, un enfant ne cherche pas à optimiser. Il observe, il touche, il s'étonne, il se laisse traverser. Et l'émerveillement commence par là, dans cette capacité à être disponible à l'instant. En décembre, cette posture prend encore plus de sens, je trouve. Tout invite à se recentrer et à regarder autrement. Quand on s'autorise à voir les petits détails, le quotidien cesse alors d'être simplement fonctionnel. Il devient vivant. Et c'est précisément ce qui nourrit. Parce que l'attention portée aux détails n'est pas toujours inventer quelque chose de nouveau, c'est souvent reconnaître ce qui est déjà là. L'émerveillement réveille le regard, et un regard éveillé transforme tout. Il transforme la relation que l'on entretient avec le monde, avec ce qui nous touche, et avec ce qui nous parle, sans bruit. Quand tu t'émerveilles, tu deviens plus fin dans tes perceptions, tu ressens mieux ce qui te correspond et ce qui ne te correspond plus. Et romantiser sa vie, ce n'est pas la rendre... irréaliste, c'est lui redonner de la profondeur. C'est accepter que la beauté ne soit pas toujours spectaculaire, mais souvent discrète, fragile et silencieuse. Aujourd'hui, plutôt que de chercher à faire plus, essaye de regarder mieux. L'émerveillement n'est pas quelque chose que l'on force, c'est quelque chose que l'on autorise. Et plus tu lui fais de la place, plus il façonne doucement ton intérieur et l'image que tu renvoies au monde. Alors en ce mois de décembre, je t'invite à une chose très simple. changer ta façon de regarder. Choisis donc un moment ordinaire de ta journée, un moment que tu vis tous les jours. Reste-y un peu plus longtemps, sans distraction, sans téléphone. Observe, ressens, laisse-toi toucher. Tout commence par cette attention. Et plus tu t'autoriseras ces moments, plus ton intérieur s'apaisera et se transformera doucement. Pour moi, décembre, ce n'est pas qu'un mois de fête, c'est aussi un passage, un temps suspendu. Un moment pour se souvenir que la vie n'est pas seulement à gérer, mais aussi à ressentir. Peut-être que là, quand tu m'écoutes, tu te dis que c'est beau, mais que ce n'est pas toujours facile. Parce que la fatigue est là, parce que les émotions prennent de la place, et parce que décembre peut aussi réveiller des manques, des souvenirs et des attentes non comblées. Romantiser sa vie, ce n'est pas nier tout ça, c'est l'accepter, et accepter que la douceur puisse cohabiter avec la fragilité. L'émerveillement n'exige pas que tout aille bien. Il demande simplement de la présence. Parfois, romantiser sa vie, c'est juste peut-être se faire couler un bain chaud, mettre une musique douce, choisir un pull dans lequel on se sent bien, pas pour être vu mais pour se sentir contenu. Et ce sont des gestes simples mais profondément réparateurs, surtout en hiver où le corps a besoin de sécurité, de chaleur, de lenteur. Et quand on commence à écouter ça, c'est aussi se redonner le droit d'aimer ces choses-là, sans les minimiser, sans les juger futiles. Parce que ce qui nous fait du bien n'est jamais futile quand on y prête attention. Quand tu écoutes ce qui t'apaise, tu te reconnectes à ton intuition. Et l'intuition est une forme de sagesse. Elle te murmure ce qui est juste pour toi, même quand tu ne sais pas encore l'expliquer. Je trouve encore une fois que le mois de décembre est idéal pour ça. Peut-être que l'émerveillement au fond, ce n'est pas seulement la façon dont tu regardes le monde, mais aussi la façon dont tu te regardes toi-même. Avec plus de douceur, moins d'exigence et plus de curiosité. Et si romantiser sa vie, c'était commencer par là. Alors, si tu le souhaites, je te propose un petit moment, juste une invitation. Ce soir ou demain, choisis un instant banal. Prépare-toi une boisson chaude, allume-toi à une lumière douce, ouvre peut-être une fenêtre, quelques secondes pour sentir le froid, et pose-toi cette question très simplement. Qu'est-ce qui me ferait du bien là, maintenant ? Pas ce que tu devrais faire, pas ce qui serait logique, mais ce qui serait juste. puis observe ce que ça change même légèrement c'est souvent dans ces micro choix que la magie revient l'émerveillement n'est pas quelque chose d'exceptionnel ce n'est pas non plus un privilège réservé à de rares moments C'est avant tout une façon d'être, une manière de rester en lien avec ce qu'on a encore envie de ressentir. S'émerveiller, ce n'est pas quelque chose que l'on ajoute à sa vie, c'est quelque chose que l'on retrouve, quelque chose que l'on a connu, mais que l'on a parfois un peu oublié en grandissant. En devenant adulte, on apprend à tenir, à gérer et à avancer. Et sans même s'en rendre compte, on met de côté cette part plus sensible, plus curieuse et plus lumineuse. L'émerveillement n'a pas besoin d'être spectaculaire. Il n'a pas besoin d'être constant, il a simplement besoin d'un peu d'espace. Et quand on lui laisse cet espace, il transforme subtilement la manière dont on traverse nos journées, dont on habite les choses et dont on se regarde soi-même. L'émerveillement ne demande pas plus, et peut-être que décembre est là pour nous le rappeler. Comme une invitation à regarder autrement ce qui est déjà là. L'émerveillement c'est aussi une petite lumière intérieure que l'on choisit de ne pas laisser s'éteindre. Pas en la forçant, Pas en la rendant parfaite, mais en la protégeant, jour après jour dans des choses simples. Romantiser sa vie finalement, ce n'est pas transformer le monde, mais c'est transformer la façon dont on l'habite. Et si à travers cet épisode tu repars avec une seule chose, j'aimerais que ce soit celle-ci. Tu as le droit de garder cette lumière avec toi, aujourd'hui, en décembre, et bien au-delà. Alors, laisse-toi le droit de ralentir, de ressentir, de t'émerveiller sans justification. Tu n'as rien à prouver, juste à vivre un peu plus profondément. Merci, merci d'avoir été là, merci d'avoir écouté Coulisses de Soi. Ici on se retrouve chaque dimanche matin sur toutes les plateformes d'écoute, et un dimanche après l'autre je t'amènerai dans ces coulisses où on se révèle. N'oublie pas, regarde-toi avec plus de douceur. Et souviens-toi, l'image ce n'est jamais que le début d'une histoire bien plus vaste. Alors, prends soin de cette image, et surtout, prends soin de toi. L'amour de soi, l'amour du style, à très vite dans Coulisses de Soi.