- Speaker #0
Vous écoutez le podcast « Cultivons les échanges » proposé par InVivoHack, le podcast qui donne la parole à ceux qui font de l'agriculture d'aujourd'hui et de demain. Ce podcast est à retrouver sur toutes vos plateformes d'écoute et sur YouTube.
- Speaker #1
Bonjour, bienvenue dans ce podcast « Cultivons les échanges » . Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, on va parler d'agriculteurs et de nouvelles technologies. Alors, certains pourraient être étonnés parce que parfois on a une image d'épinal de l'agriculteur qui n'est pas vraiment la personne qu'on pourrait qualifier de geek. Eh bien, aujourd'hui, j'ai réuni deux personnes autour de moi. On a la personne de Julien, Julien Badureau, qui est agriculteur dans l'Est de la France. Il préfère qu'on dise proche de la frontière luxembourgeoise que proche de la frontière belge. Mais c'est un état de fait. Et je suis avec Pauline Manseau, qui travaille chez Firm Leader, chez Invivo. Elle va nous expliquer, mais en tout cas, qui justement travaille à connecter ces nouvelles technologies avec les agriculteurs. Ma première question, je ne suis pas du tout galant. Pauline, tu m'excuseras, ne me regarde pas comme ça. Elle sera pour Julien. Julien, est-ce que tu te considères comme un geek ou comme un agri-testeur ? Comment tu te définirais ?
- Speaker #2
Comme un geek ? Non, un agri-testeur, oui, parce que je ne suis pas vraiment né avec un ordinateur dans les mains. Par contre, j'aime bien pouvoir faire évoluer mon métier et m'aider des nouvelles technologies pour le faire.
- Speaker #1
Je connais depuis un petit bout de temps. Souvent, je te questionne et je te demande, mais... Qu'est-ce qui t'a poussé à ça ? Est-ce que c'est quelque chose de très ancré familialement ? C'est-à-dire que tu as vu ton grand-père, ton grand-père, etc. être toujours dans cet esprit d'innovation, d'aller chercher les nouveautés ou c'est vraiment intrinsèque à ta personne et tout à coup, tu t'es dit, tiens, j'ai un métier en or, je suis agriculteur, il faut qu'on aille plus loin.
- Speaker #2
Je pense que de base, je suis quelqu'un d'assez curieux quand même. J'aime beaucoup apprendre. Je n'ai jamais été trop bon à l'école, enfin pas mauvais, mais pas bon. Mais j'aime beaucoup apprendre par moi-même, j'aime bien me remettre en question tout le temps, essayer de faire évoluer mes pratiques, mon métier. Et puis dans mon parcours de vie, j'ai rencontré des gens qui m'ont permis d'avoir cette ouverture d'esprit-là, des gens un peu pionniers, qui aimaient bien l'innovation et qui m'ont servi de modèle. Et puis aujourd'hui, j'essaie de faire moi-même la même chose.
- Speaker #1
Pauline, tu travailles chez Firm Leader. Est-ce que tu peux, juste pour recontextualiser, nous dire quelques mots sur Firm Leader, ce réseau qui permet de connecter les nouvelles technologies et les agriculteurs et les coopératives des agriculteurs ?
- Speaker #3
Exactement, tu as bien résumé. On est un réseau de 30 coopératives et on travaille spécifiquement sur l'innovation et surtout l'agtech, les nouvelles technologies pour le monde agricole. L'objectif, c'est de mettre dans les mains des acteurs du monde agricole des nouvelles technologies pour qu'ils puissent valider, les tester, faire leur retour et qu'on ajuste au mieux finalement les besoins du terrain avec ce qui est proposé par les entreprises qui construisent justement ces technologies.
- Speaker #1
Je voyais un peu plus loin dans ma question. Quand tu dis valider, c'est-à-dire que vous détectez à un endroit donné ce qu'on va appeler une nouvelle technologie, éventuellement digitale. Quelqu'un qui a inventé quelque chose dans son garage et qui se dit tiens, ça se trouve ça peut marcher partout en France et dans le monde entier. Et donc là, c'est là où vous intervenez. Et quoi ? Vous avez des critères d'évaluation, techniques au départ, et puis après, agronomique ?
- Speaker #3
Oui, mais en fait, ça dépend beaucoup de la maturité aussi de la technologie. Il y a quand même toute une connaissance du marché de base pour commencer un petit peu à réfléchir la solution. Et puis ensuite, il y a effectivement la validation technique sur le terrain. Et puis ensuite, en termes de praticité et d'opérationnalité, est-ce que les acteurs arrivent à prendre en main la solution de façon facile et efficace. Puisque, effectivement, si on réfléchit, une solution qui est pertinente, très pertinente scientifiquement, on va dire, si elle n'est pas facile à prendre en main, elle ne sera jamais déployée à grande échelle. Donc, on fait vraiment cet accompagnement de bout en bout pour, justement, accompagner au mieux et faire le lien entre les besoins du terrain et puis la construction de cette solution pour les différents acteurs.
- Speaker #1
Je me tourne vers Julien. Julien, tu... Comment dire ? Est-ce qu'il y a des technologies que tu as testé et qui maintenant, tu peux dire, font partie presque de ton quotidien en tant qu'agriculteur. Voilà, quelque chose que tu as vu naître comme une nouvelle technologie et qui aujourd'hui, finalement, est devenue quelque chose d'usage du quotidien. Est-ce que tu penses à quelque chose en particulier ?
- Speaker #2
Oui, en agriculture, le gros boom, c'est l'utilisation des GPS en machinisme. Moi, j'ai commencé ça il y a une vingtaine d'années. des... Ce qu'on appelait une barre de guidage, ça nous donnait un capte à suivre. Aujourd'hui, le tracteur est capable de piloter les outils derrière, il est capable de piloter, suivre une ligne de semi. L'opérateur est là, mais vraiment pour faire du contrôle, et vraiment, on va faire des manœuvres quand même, mais c'est vraiment ça qui a révolutionné, c'est le premier pas, je pense. dans cette révolution agricole.
- Speaker #1
Et question qui va avec, est-ce que ça a amélioré, ce n'est pas un gros mot, la rentabilité de ta ferme ? Est-ce que ça a amélioré ta qualité de vie en tant qu'agriculteur ?
- Speaker #2
Oui, qualité de vie, c'est sûr. Moins de fatigue. On peut vraiment, ça donne à la surveillance de l'outil et au contrôle, ça nous soulage beaucoup. La rentabilité, oui, parce qu'on a moins de recroisements sur les... sur les passages les uns entre les autres, moins d'utilisation de phyto. Parce qu'avec le GPS, les plus levés aujourd'hui, ils sont capables de savoir où ils sont passés, où ils ne sont pas passés. Ils ouvrent, ils ferment. Voilà, c'est précis jusqu'à l'ordre du centimètre. Donc oui, c'est quand même des économies intéressantes.
- Speaker #1
Je sais que tu fais partie du programme Be Happy. On en a déjà parlé plusieurs fois dans ces podcasts. Un jour, tu m'as dit, je te cite, Tu m'as dit, Biapi, sur les premières années, je n'ai pas tant gagné que ça en termes d'économie de sous. J'ai gagné en homogénéisation et donc finalement en tranquillité et en visibilité sur mon exploitation. Est-ce que tu peux expliquer ? Parce que parfois, ça peut être un peu antinomique.
- Speaker #2
Alors, en fait, Biapi, ça a complètement révolutionné ma façon de voir la fertilisation chez moi. Parce qu'il y avait des engrais que je mettais systématiquement que je ne mets plus. Donc ça, c'est vraiment une économie. Et puis, il y a d'autres engrais que je ne mettais pas assez, en fait, par rapport à ce que mon sol avait besoin. Et donc, aujourd'hui, j'en mets plus. Mais surtout, ce que j'y gagne aujourd'hui, c'est vrai que les premières années, je n'ai pas vu de gain vraiment, réellement d'économie d'engrais, notamment sur les engrais azotés. Par contre, j'ai vu des plantes beaucoup plus fortes qui passaient l'hiver beaucoup mieux. Donc, plus résistantes aux maladies, aux insectes. Et ça, c'est une vraie piste d'économie. l'intraparcellaire ça permet aussi de mettre la bonne dose au bon endroit, des endroits où il ne faut pas en mettre, il ne faut pas en mettre et puis c'est tout et puis les endroits où on va chercher du potentiel, il faut y aller et ça c'est vraiment intéressant parce que là on a une vraie résilience écologique en plus
- Speaker #1
Pauline, est-ce que on en parlait de Mediapi mais il y a d'autres technologies par exemple en ce moment chez Fermilider, quelles sont un peu les tendances du moment sur ce qu'on teste en ce moment chez Fermilider ?
- Speaker #3
Il y a effectivement un lien avec tout ce qui concerne la fertilité et la fertilisation. On a testé déjà depuis quelques années pas mal de solutions qui permettent de faire cette modulation intrapercelaire. C'est assez intéressant puisqu'aujourd'hui, on s'ouvre aussi à des technologies qui viennent de l'étranger. Il y a effectivement aussi cet enjeu de les accompagner sur, par exemple, des questions réglementaires. quand on vient du Royaume-Uni, on n'a pas forcément... toute la réglementation française en tête, et encore si on vient de plus loin, aux Etats-Unis. Il y a cet accompagnement-là. On travaille sur la fertilité des sols. On teste aussi plus spécifiquement des solutions qui permettent de faire un diagnostic de la composante biologique des sols. On a tout un programme qui teste et compare ce type de solution. On travaille sur la biodiversité. On travaille aussi sur la réduction... de la consommation d'énergie pour les agriculteurs.
- Speaker #1
Alors ça, par exemple, c'est un vrai sujet en ce moment. C'est quoi la technologie derrière ça ? Tu dis réduire, parce que c'est un vrai poste de dépense qui est en augmentation constante d'année en année dans une ferme. C'est quoi la technologie qu'on a détectée et qu'on peut proposer, que Fermideur a détectée ?
- Speaker #3
En fait, nous, on est assez large. C'est vrai qu'on parle d'agtech, mais là, on est plutôt aussi sur des pratiques innovantes. Donc, c'est réfléchir aussi sa façon de produire, ne serait-ce que de conduire un tracteur, par exemple. On est sur des choses aussi où, finalement, on permet à l'agriculteur et puis à son conseiller de réfléchir sa façon de gérer son exploitation de manière globale. Donc, on est aussi sur des innovations de pratiques et de gestion de l'exploitation de manière globale.
- Speaker #1
préparé ce podcast, on s'était dit qu'on aborderait aussi, parce qu'on peut voir n'importe quel économiste et dit toujours que les success stories sont aussi ponctués d'échecs. Est-ce que, sans citer de nom pour froisser personne, mais c'est toujours intéressant, est-ce qu'il y a des choses qui vous reviennent en tête, des produits, des solutions que vous auriez testées, Julien, Pauline, et qui finalement, une fois sur le terrain, c'est-à-dire sur le papier, c'était bien chouette, mais une fois sur le terrain, pour une raison, peut-être qu'on pourra le détailler, ça ne fonctionnait pas.
- Speaker #2
Oui, j'en ai une en tête. C'était un capteur qu'on devait mettre dans les maïs pour surveiller la présence d'insectes. En fait, le capteur n'était pas du tout adapté. donc on l'a eu la première année ça n'a pas marché mais c'est ça qui est intéressant avec Fernieder c'est que on fait un point d'étape et puis avec les personnes qui nous présentaient la technologie j'ai pu dire non là ça ne va pas, il y a un problème sur le papier ça marche mais dans les champs ça ne marche pas et il faut réadapter et c'est ce qu'ils ont fait plus tard on a eu un deuxième capteur qui marchait mieux et puis après je pense qu'ils ont lancé leur truc quoi.
- Speaker #1
Et oui, mais peut-être que la techno, maintenant on a l'IA générative, etc. Peut-être qu'aujourd'hui ça marcherait mieux, mais en tout cas, à un moment donné, tu as testé, puis tu as été capable de faire un retour à Firm Leader qui après, j'imagine, fait le retour à l'entreprise.
- Speaker #3
C'est une amélioration continue un petit peu. Souvent, on n'a pas une solution qui marche du premier coup. L'idée de Firm Leader, c'est justement de faire cette sélection et de faire aussi des retours via les utilisateurs qui ont testé. Donc en fait, il y a toujours une marge d'amélioration. Et effectivement, il y a des solutions où au début, elles sont un petit peu à côté de la plaque ou alors elles n'ont pas forcément bien cerné l'objectif des acteurs sur le terrain puisque des fois, c'est aussi des personnes qui ne viennent pas du monde agricole. Donc il y a ce travail-là aussi de leur apprendre un petit peu ce qui est attendu sur le terrain. Et oui, il y a des solutions qui aujourd'hui fonctionnent très bien mais qui ont commencé avec plusieurs projets chez Fermider. Il y a des choses qu'il faut améliorer et ça, ça passe par les retours utilisateurs et je trouve que c'est hyper important. Et c'est ça qui fait la force du réseau
- Speaker #1
Fermuder. Est-ce que le réseau est capable d'interroger des agriculteurs, des geeks ? Non, je rigole. En tout cas, des agritesteurs et de les interroger presque à l'inverse en leur demandant « Julien, c'est quoi dans ton quotidien ? Qu'est-ce qui est pénible ? Et qu'est-ce qu'on doit détecter pour toi, par exemple ? » Parce que c'est aussi une façon de travailler.
- Speaker #3
Oui, en fait, ça va dans les deux sens. C'est-à-dire qu'on fait un... On appelle ça un peu le tour des coopératives pour faire remonter justement ce besoin, de quoi vous avez besoin, sur quelle thématique vous voulez qu'on travaille. Et du coup, nous, on va cibler aussi derrière des solutions qui vont répondre, peut-être plus spécifiquement, à ces besoins-là. Et donc, ça va dans les deux sens. Il y a les retours utilisateurs des agriculteurs et des conseils de coopérative, mais ils sont nourris aussi par les thématiques qui ont été identifiées en amont.
- Speaker #1
Julien, toi, si... Dans ton quotidien d'agriculteur, qu'est-ce qui te changerait ta vie ? Je parle de la qualité de vie au travail, je ne parle pas forcément tout de suite à le revenu, mais dans la qualité de vie au travail.
- Speaker #2
Ça, c'est la question piège. Moi, je dis toujours, ce qui me facilite très bien la vie aujourd'hui, c'est quelque chose qui puisse faire la paperasse à ma place.
- Speaker #1
Il y a presque un slogan, la paperasse à ma place.
- Speaker #2
Moi, mon métier, je l'aime bien. Ce qui nous enquiquine aujourd'hui, les agriculteurs, c'est tout ce qui est paperasserie et réglementaire. quelque chose qui pourrait nous aider vraiment, nous faciliter la vie là-dessus. Pour moi, personnellement, ça serait vraiment intéressant.
- Speaker #1
D'accord. Le message est entendu. Est-ce qu'il y a une tendance dans les nouvelles technologies qu'il faut suivre particulièrement dans le... On parle toujours bien d'agriculture, mais est-ce qu'il y a quelque chose qui émerge en ce moment, outre l'IA en tant que tel, mais est-ce qu'on voit... Il y a quelque chose qui se passe sur le terrain. Est-ce que vous observez ça ?
- Speaker #3
Alors, il n'y a pas forcément de grande tendance. Effectivement, il y a beaucoup de solutions qui utilisent l'IA aujourd'hui et qui mettent ça en avant. Après, il faut toujours effectivement se méfier un petit peu des résultats sur le terrain. Mais en fait, aujourd'hui, les entreprises, elles se remettent un peu en question dans le sens où il faut partir des besoins. Et peut-être que jusqu'à présent, on était parti avec une idée. en se disant que ça va être adopté sur le terrain. Et aujourd'hui, il y a peut-être aussi ce moment de réflexion pour justement être plus en accord et ne pas dépenser de l'argent et du temps à faire quelque chose qui ne correspond pas avec les attentes du terrain.
- Speaker #1
Julien, j'ai une dernière question. Il y a toujours 5%, on va dire, c'est une sorte d'idée reçue, mais 5% d'avis testeurs. C'est quoi le... Comment on fait pour passer de cette échelle de 5% d'agri-testeurs à 100% d'utilisateurs ? C'est quoi ? C'est le travail de la coopérative ? Est-ce que c'est le travail d'associer coopérative ferme leader ? Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, cette nouvelle technologie pénètre complètement dans le quotidien des agriculteurs ?
- Speaker #2
Moi, quand j'aborde une nouvelle technologie, un nouveau capteur, chez moi, il doit répondre déjà à trois piliers. C'est un, il faut que ça soit un pilier technique, il faut que ça soit pertinent techniquement. ça me facilite la vie aussi si ça peut être sympa. Deux, c'est le pilier économique. Il faut que ça rapporte des sous. Et on n'a plus aujourd'hui la possibilité de dépenser de l'argent dans des choses qui... qui ne rapportent pas, surtout dans le monde agricole en ce moment. Et trois, s'il y a un volet environnemental qui va bien avec, ça me plaît, moi. Et quand on réunit ça, ces trois piliers-là, je pense que quand on est bien accompagné, alors tu l'as dit, peut-être avec des coopératives, quand on travaille en confiance, moi je travaille en confiance avec ma coopérative, avec mes techniciens, c'est plus facile. Et puis, on est rassuré, on n'a pas peur d'y aller.
- Speaker #1
Est-ce que ça fait partie aussi des critères de recherche ? C'est intéressant, ces trois piliers. Est-ce que ça fait partie de ces trois piliers ? On appelle ça la troisième voie chez Nivo Ag. C'est ça, c'est-à-dire... Oui, ça fait partie des trois piliers de recherche de votre côté aussi.
- Speaker #3
Oui, complètement. Puis pour compléter un petit peu, c'est vrai que là, aujourd'hui, les agriculteurs sont à la recherche de nouvelles solutions. Donc effectivement... Nous, on est là pour ça et on a toutes ces étapes finalement d'évaluation, de validation qui permettent aussi de dérisquer un peu. L'agriculteur, il n'est pas tout seul dans son coin. Il a besoin de s'entourer. La coopérative, les conseillers, comme tu disais, Julien, et la force du collectif, en fait, de travailler en réseau comme ça, pour moi, c'est un point qui est hyper important.
- Speaker #1
Ok, merci beaucoup. On a une petite tradition dans ce podcast, c'est à la fin pour... pour la conclusion, c'est de tirer une carte et puis de réagir par rapport aux mots qui sont marqués dessus. Et alors, vraiment, on ne triche pas. Je veux dire, c'est des mots différents à chaque fois. Tu es tombée sur quoi ?
- Speaker #3
Alors moi, j'ai eu graines.
- Speaker #1
Graines.
- Speaker #3
Beaucoup de choses. Je pense que c'est un peu le début. C'est planter aussi les graines dans l'esprit des agriculteurs, commencer... Presque à mettre le pied dans la porte quand on parle d'innovation, de nouvelles pratiques. Et du coup, pour faire germer la suite et les bonnes pratiques pour une agriculture résiliente.
- Speaker #2
Moi, j'ai eu biodiversité. Ça tombe bien parce que moi, je suis agriculteur. Et malgré tout ce que j'entends partout, la biodiversité, je la vois, moi. Chez moi, sur mes parcelles, on voit qu'elle est toujours là. Notre agriculture, elle ne bousille pas notre environnement. Bien sûr, il y a encore des choses à faire. On n'est pas parfait, mais on est sur la bonne voie. Je pense qu'on progresse tous les jours. Et c'est sûr que les agriculteurs, ils ne vont pas s'amuser à bousiller toute la biodiversité puisqu'on vit avec et c'est aussi grâce à elle qu'on est là et qu'on peut se nourrir tout le temps.
- Speaker #1
C'est votre tout de travail. C'est ça. Merci beaucoup à tous les deux.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Vous écoutez le podcast Cultivons les échanges proposé par InVivoHack. Ce podcast est à retrouver sur... toutes vos plateformes d'écoute et sur YouTube.