- Speaker #0
Mesdames, Messieurs, chers petits amis, approchez, approchez, bienvenue sous le grand chapiteau de Culture Cirque, votre rendez-vous incontournable proposé par le Musée du Cirque Itinérant des Hauts-de-France. Je suis Vincent et en compagnie de Nathalie, nous allons vous présenter Corentin Collin. Il est la voix du chapiteau, celui qui annonce, qui fait vibrer, qui donne le tempo.
- Speaker #1
Sans lui, pas de magie, pas de rythme, pas de lien entre la piste et le public.
- Speaker #0
Aujourd'hui dans Culture Cirque, notre ami Florent tend le micro à celui qui fait résonner chaque instant du spectacle, le monsieur loyal du cirque Pain d'Air.
- Speaker #1
Porteur d'une tradition centenaire, il incarne à lui seul la mémoire vivante du cirque et l'art de la parole.
- Speaker #0
Alors sans plus tarder, en route pour la caravane de Corentin !
- Speaker #2
Bonjour à toutes et tous et bonjour à toi Corentin.
- Speaker #3
Bonjour Florent, bonjour à tous.
- Speaker #2
Merci de nous recevoir dans ta caravane à cette fin de tournée.
- Speaker #3
Avec grand plaisir, merci d'être venu ici à Lille.
- Speaker #2
Alors, t'es prêt pour les questions ?
- Speaker #3
Je suis prêt.
- Speaker #2
Bien, alors on y va. Est-ce que tu peux dans un premier temps te présenter pour nos éditeurs, nous dire un petit peu quel a été ton parcours avant de devenir aussi Monsieur Loyal ?
- Speaker #3
Oui, bien sûr. Donc je m'appelle Corentin, j'ai 25 ans et je suis le Monsieur Loyal du coup du Cirque Pinder sur cette tournée 2025. Avant d'être Monsieur Loyal, moi j'étais commercial. donc rien à voir avec le boulot là j'ai été vendeur de cuisine pendant un an dans une grande marque française après j'ai été chef de secteur chez un grossiste alimentaire pour les restaurants ok d'accord où là j'avais un secteur parce que du coup je suis de Bretagne et j'avais un secteur qui allait ça ça va rendre du rêve de l'intramuros de Saint-Malo jusqu'au Mont-Saint-Michel donc j'avais toute la côte vraiment c'était chouette bah ouais carrément Et après, j'ai été responsable d'agence dans une agence de boîte chauffage. En fait, c'est une agence où moi, j'avais fait mon stage de BTS. Et ils avaient une agence principale à Saint-Brieuc. Ils en ont ouvert une deuxième et ils m'ont confié la deuxième. Et après, je suis parti au cirque.
- Speaker #2
Un BTS négociation vente.
- Speaker #3
C'est ça. BTS NDRC.
- Speaker #2
T'as vu, on a bossé. Oui,
- Speaker #3
je vois que là, c'est du sérieux.
- Speaker #2
Et donc, ta passion pour le cirque, du coup, t'es passionné ? depuis l'enfance, il me semble.
- Speaker #3
Oui, moi, c'est venu quand j'étais petit. Ce qui s'est passé en Bretagne, nous, on a la chance, il y a beaucoup ça. Il y a les écoles de cirque, où c'est les cirques généralement de famille qui vont dans l'école. Et pendant une semaine, ils t'apprennent à faire le rouleau, le fil, le trapèze, tout ça. Et moi, là, ça m'a piqué. Après, j'ai eu la chance d'avoir des parents qui m'emmenaient quand même souvent au cirque quand il y en avait à passer chez moi. C'est vrai que en Bretagne, l'été, sur la côte, notamment, moi je sais que la ville à côté de chez moi toutes les semaines il y avait un nouveau cirque chaque fois je l'étalais à l'époque, maintenant c'est plus comme ça mais c'est plus compliqué maintenant, mais donc j'allais toujours voir 2-3 dans l'été il y avait forcément les grands cirques Amars, Maximum, Pinder et c'est vraiment en allant chez Pinder je pense que j'ai eu le déclic j'ai dit quand je serai grand je vais faire ça, j'avais 5 ans et après à Noël j'ai eu la maquette majorette sous le sapin là la grande où c'était qu'il fallait étendre avec les élastiques et tout et je m'amusais je faisais le spectacle dans ma chambre C'est le top, ça.
- Speaker #2
C'est top, carrément. Tu l'as encore, ça, ou pas ?
- Speaker #3
Je l'ai encore. Elle n'est plus en très bon état. Parce qu'au fur et à mesure de faire du rangement, tu perdais une pièce à droite, une pièce à gauche. Mais l'autre jour, je crois que j'ai retrouvé un bout du chapiteau dans le grenier.
- Speaker #2
Ah ouais ? C'est excellent.
- Speaker #3
J'avais aussi le Playmobil, donc après, c'était kiff-kiff ratatouille.
- Speaker #2
Ouais, c'est ça. Mais je crois qu'on les a tous eus. Eh oui,
- Speaker #3
et puis c'était aussi le... Là, pour le coup, sur ça, c'était la marque qui était très forte d'avoir la maquette comme ça, les dérivés, tous les petits camions.
- Speaker #2
On peut les applaudir pour ça.
- Speaker #3
Très fort, le jingle.
- Speaker #2
Je m'éclate avec. Tes premiers pas en piste, c'était quand ?
- Speaker #3
Mes premiers pas en piste... piste, c'était au cirque Mathieu Hart. C'était le cirque de Franck Gillard. c'était mon premier spectacle je l'ai fait c'était à Plerin à côté de chez moi parce que j'ai commencé je faisais le diabolo alors ça ça a été les premiers pas dans la piste en espèce d'artiste du coup mais avant j'allais là-bas l'été comme ils tournaient autour de chez moi j'y allais en vélo en cachette j'allais voir des copains je passais après midi au cirque et là-bas moi j'ai beaucoup appris c'est là-bas que j'ai fait les premiers montages les premiers démontages Merci. La cage des fauves, la pub, tout ça, moi, j'ai appris là-bas.
- Speaker #2
C'est énorme. C'est excellent parce que, pour nos éditeurs, j'explique un petit peu parce que vous allez entendre en arrière-plan des petits bruits. Ils sont en train de...
- Speaker #3
Oui, ils sont en train de changer les roues d'une couchette.
- Speaker #2
C'est ça, changer les roues d'une couchette.
- Speaker #3
Avant le départ.
- Speaker #2
Comme quoi, on est vraiment au cirque et en plein dedans. C'est excellent que ça tombe au moment où tu dis, j'ai appris en faisant...
- Speaker #3
Oui, mais tout ça, c'est des choses que tu apprends aussi.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #3
Voilà, c'est la vie du cirque. Ici, il n'y a pas de filtre. Tu apprends beaucoup sur le tas. Surtout dans les petits cirques.
- Speaker #2
Oui, carrément. Tes premiers pas en tant que monsieur loyal ?
- Speaker #3
Mes premiers pas en tant que monsieur loyal, ça a été... Attends, parce que là, du coup, j'ai un petit doute. Il ne faut pas que je dise de bêtises. Parce qu'après, je sais qui ont écouté. Mon premier pas en monsieur loyal, ça a été au Cirque Bostock. Où là, j'ai une grande histoire avec eux. Je pense qu'on en reviendra un petit peu après dessus. mais ça a été là-bas en fait ce qui s'est passé c'est que quand j'étais commercial du coup l'été j'allais après en vacances au Cirque Bostock et donc au début pour faire le Diabolo et il y a eu une année où on a fait une reprise de clown à 3 et l'année d'après je devais y retourner pour faire le Diabolo et deux jours avant que je parte avec eux pour les vacances ils m'appellent ils étaient pas trop loin de chez moi, ils me disaient écoute on est embêté, il y a le patron là qui doit s'absenter, est-ce que toi tu pourrais venir présenter le spectacle ? Je dis ouais c'est bon, on y va Donc je suis arrivé comme ça. comme une fleur, tout. J'ai pris une veste, j'avais rien, ils m'ont passé une veste, j'ai présenté le spectacle. Je suis rentré chez moi et le lendemain, après je suis reparti pour faire la saison. Et du coup, je faisais et le numéro de Diabolo et la présentation du spectacle. Et c'est comme ça que ça a commencé. Mais là où ça a vraiment commencé, la présentation du spectacle, de manière générale, c'était quand j'avais 15 ans. Les défilés de mode.
- Speaker #2
Voilà,
- Speaker #3
les défilés de mode. Du coup, on y reviendra après.
- Speaker #2
Ah non mais tu peux y aller maintenant
- Speaker #3
En fait c'était un événement de mode qu'il y avait à côté de chez moi parce que comme j'ai fait un bac pro vente dans le lycée où j'étais il y avait une section mode et il y a une année ils ont voulu faire un défilé de mode à l'occasion de l'événement là et moi quand j'ai su ça j'ai entendu qu'il y avait besoin de quelqu'un pour présenter en fait je n'ai pas trop laissé le choix j'ai dit moi je vais le présenter j'ai dit vas-y c'est mon rêve de gosse laissez moi le faire j'étais bien vu avec les profs j'avais de la chance et donc du coup j'ai présenté les défilés et à la fin du défilé du lycée il y a le patron de la salle de spectacle qui est venu me voir et qui m'a dit écoute on est bluffé par ce que t'as fait c'est ouf t'as 15 ans est-ce que tu voudrais devenir le présentateur de l'événement et du coup là ça fait 10 ans que je continue à le faire là-bas voilà c'est marrant il y a une fois où je me loupe ça va être très drôle quand tu vas tuer
- Speaker #2
des fois il y a une blague et j'arrête j'ai pensé à un truc que j'ai vu hier hier soir du coup j'ai regardé justement cette fameuse vidéo où tu présentes la dixième édition de ce fameux événement,
- Speaker #3
sympa ça c'est la vidéo des fois comme ça je suis chez mobile le soir ou quoi, des fois je la regarde Les 10 ans d'un événement, c'est toujours quelque chose. Toi, tu es arrivé à la deuxième édition, tu avais 15 ans. Tu en as 24 quand tu en fais la dixième. C'est sûr que c'est émouvant. Moi, là-bas, j'ai vu passer deux directeurs parce qu'en plus, c'est une communauté de communes. J'ai vu passer deux directeurs sur le pôle culturel. J'ai vu passer deux présidents. Et c'est ce que je dis, je suis toujours là. J'ai la chance qu'ils m'ont gardé. Alors que c'est des gens, en plus, qui connaissent tellement de monde dans le spectacle. Tellement meilleur que moi aussi, tu vois. Et maintenant, Kim Gard, ça me fait très plaisir.
- Speaker #2
Bah carrément. Après, c'est aussi une façon de te montrer que tu fais partie de l'ADN de l'événement aussi. C'est ça.
- Speaker #3
C'est ça, non ?
- Speaker #2
C'est chouette. Donc, non, c'est cool. Ouais, bah on va écouter un petit peu ça.
- Speaker #4
Oui, mesdames et messieurs, je vous dis bonsoir ! Il y a 10 ans. Et 8 jours, le 17 mai 2014, soit une décennie, soit 3661 jours, années bisextiles comprises, avait lieu la première édition d'un festival unique qui rassemble les arts et la mode. Il y a 10 ans, l'équipe du Petit Éco de la Mode faisait le pari de rassembler le temps d'un week-end les arts et la mode accessibles à toutes et tous dans ce vieux légendaire. Alors 10 ans après... La plus belle chose qui soit est de pouvoir vous souhaiter à chacun et chacune d'entre vous une très chère et heureuse bienvenue à cette dixième édition de l'Effet Mode.
- Speaker #3
Si tu veux, la genèse de ce speech sur l'ouverture de l'Effet Mode, c'était qu'il fallait faire la rétrospective. des 10 ans. C'est un événement qui est parti de tout petit à devenir une référence au niveau vraiment national. Et eux, ils ont quand même ce... C'est une référence au niveau national et ils ont la plus nécessité de dire, nous on veut quand même rester avec des créateurs locaux. Donc en plus, c'est le top. Ils encouragent vraiment ça, la jeunesse, les créations, sans aller chercher trop loin. Et donc, tout ça, il fallait réussir à le mettre en avant. Et puis voilà, 10 ans, c'est énorme.
- Speaker #2
C'est énorme. Mais du coup, ils ont réussi à garder leur ADN. Et ça...
- Speaker #3
Et en grossissant.
- Speaker #2
Et en grossissant, voilà, c'est ça.
- Speaker #3
En grossissant. Et maintenant, là, tu vois, moi, ils m'appellent toujours des fois pour me dire, tiens, sur la prochaine édition, on voudrait faire ça. Qu'est-ce que t'en penses ? Alors moi, en plus, c'est bien parce que c'est vraiment deux mondes totalement différents. Le monde du cirque et le monde des défilés de mode. Qui plus est, spectacle côté service culturel, service public. et donc des fois c'est... c'est des mondes qui se confrontent et des fois dans ma tête ça fait un petit peu des étincelles parce que je dis attends je dis là il y a des trucs c'est pas possible et des trucs où des fois je dis c'est pas possible et ils m'expliquent et tout et je dis de toute façon c'est pas moi qui décide donc je m'en moque et des fois je fais ah ouais quand même ça c'est vraiment bien c'est
- Speaker #2
le top et toi ça te permet aussi d'enrichir ta façon de voir les choses ici dans le monde du cirque du coup ça te fait une autre expérience une autre vision c'est très important de regarder C'est clair. En tout cas, on sent dans l'extrait qu'on voit que tout le poids et la fierté, l'importance que l'événement a pour toi, en fait. Ça, c'est vachement cool.
- Speaker #3
Eh oui, parce qu'en fait, c'est grâce à eux que je suis là aujourd'hui.
- Speaker #2
Oui, bah ouais.
- Speaker #3
Mes vrais premiers pas en scène, en présentation, ça s'est fait là-bas. Avant d'être Monsieur Loyal, le vrai premier événement que j'ai présenté, voilà, j'avais 15 ans.
- Speaker #2
Ouais, donc effectivement, ça...
- Speaker #3
Il y a eu du chemin de fait.
- Speaker #2
C'est ça. Bah, 10 ans, du coup. non c'est top et donc du coup maintenant au bout de 10 ans pour toi le nom Pinder quand tu entres en piste ça représente quoi du coup ?
- Speaker #3
ça me donne des frissons toujours même là qu'on arrive sur la fin de la tournée il y a toujours ce petit truc de ok je suis le monsieur loyal vieux retour du cirque Pinder c'est ouais pour moi c'est incroyable parce que je sais qu'ici souvent au cirque ils rigolent parce que l'histoire ils la connaissent mais c'est la vraie histoire que je te racontais tout à l'heure que quand j'avais 5 ans j'ai dit à mes parents mais ce qu'il y a c'est que tu vois par exemple l'autre jour vous avez fait le podcast avec Tisto l'artiste qu'on a ici au Rola Rola pour lui vraiment le cirque de son enfance c'était Amar pour moi c'est Pain d'air et lui il a eu la chance de travailler chez les Falcs moi j'ai eu la chance de travailler chez Pain d'air donc tu vois pour nous c'est des noms qui c'est un petit peu le Saint Graal oui c'est ça c'est un accomplissement c'est un accomplissement et puis Et puis en plus d'être sur une tournée comme ça où c'est le retour.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. Ce n'est pas n'importe quelle tournée en plus.
- Speaker #3
Une tournée, forcément, ça te marque. Mais une tournée comme ça où tu sais que tu repars de zéro, où on a recréé tout le spectacle.
- Speaker #2
C'est ça, oui. En tout cas, c'était un projet ambitieux. C'était bien exécuté. C'est top. Allez je remets un coup Bravo Comment est-ce que tu prépares ta voix avant un spectacle, un rituel, un échauffement, quelque chose que tu fais à chaque fois ou alors tu y vas au talent ? À l'arrache.
- Speaker #3
En fait, ce qui est très bien, c'est que comme moi, je suis ici, donc effectivement monsieur Laya, mais aussi chef de salle, responsable du plaçage des spectateurs, forcément avant déjà, je parle avec les gens. Donc je n'ai pas besoin de m'échauffer la voix, je vais parler forcément plus doucement, plus calme avec les gens. Mais c'est-à-dire que quand tu arrives dans la piste, tu as déjà la voix qui est chaude. Et déjà, je sais que deux ou trois fois, ça m'est arrivé quand j'étais un petit peu malade ou que j'avais moins de voix. Et ça m'a fait du bien justement de faire le plaçage de bonjour, vous êtes combien ? OK, 4, suivez-moi, patati, patata. Parce que ça te la met en route.
- Speaker #2
Oui, OK. Naturellement, ça lance le truc. C'est vrai que du coup, quand on arrive dans le chapiteau, tu es directement à l'accueil. Je suis déjà là, oui. Oui, donc ça, c'est cool.
- Speaker #3
Je l'explique du début à la fin les gens Oui c'est ça Mais oui mais c'est Ça aussi pareil je pense C'est quelque chose C'est important dans le rôle de monsieur loyal Effectivement d'avoir la présentation du spectacle Mais pour les gens de manière générale Même si quand ils rentrent Ils savent pas que c'est toi le monsieur loyal J'ai pas la tenue de monsieur loyal Quand ils rentrent Mais ok Il y a une figure qu'ils ont vue quand ils sont rentrés Après dès le début du spectacle Ils te revoient Donc c'est aussi ça qui fait que des fois Quand ils ont un souci Ils viennent te voir à toi Plutôt qu'à d'autres Parce que des fois, dans l'image du spectateur, le présentateur, c'est pas le chef, mais presque. c'est le maître de c'est le maître du jeu sur le spectacle et donc c'est vrai que t'es un petit peu leur référent c'est cool donc
- Speaker #2
parmi tout ça du coup quand tu entres en piste quand on arrive sur le chapiteau t'as une autre tenue tu fais le jeu Monster Munch t'as un autre costume et ensuite tu enfiles ton costume de monsieur loyal tout ça, tout ce qui est ta posture tout compte moi ce qu'on souhaite savoir c'est par rapport au monsieur loyal, quelle partie en fait de Corentin prend plus ou moins de place dans tout ça, est-ce que tu rentres complètement dans un personnage ou est-ce que c'est 50% de toi ou toi complètement est-ce que c'est important aussi ça c'est une bonne question
- Speaker #3
Je ne me suis jamais posé la question, mais je vais t'y répondre. Ce qui est sûr, c'est qu'à partir du moment... En fait, ça commence même avant le fait que tu rentres dans ton personnage. Parce qu'effectivement, quand tu es dans la piste, tu ne parles pas de la même manière que là, comme on se parle, ou comme on se parlait avant l'interview. Déjà, là, tu vois, tu es devant un micro, tu parles encore différemment. Même toi, sans t'en rendre compte.
- Speaker #2
Ah oui, certainement.
- Speaker #3
C'est drôle. Mais si tu veux, moi, je rentre dans le personnage de Monsieur Loyal. à partir du moment où je commence à me préparer tu te maquilles, tu te coiffes, tu t'habilles déjà là tu commences à tourner un petit peu de sens tourner de sens c'est bien dit tu commences à rentrer dans le personnage et après sur le plaçage je suis très nature peinture c'est parce que de toute façon il y a un moment de temps sur le plaçage moi j'ai pas le choix, faut que tout le monde rentre et tout le monde rentre Tout le monde est assis là où il faut. Mais ce qu'il y a, c'est qu'il ne faut pas trop réfléchir. Des fois, c'est OK, vous êtes calme. Vous mettez là, il met le petit. Bon, il met le petit. De toute façon, si vous ne voulez pas avoir des gens à côté de vous, en tout cas, il ne faut pas venir chez Pinder. Non, mais voilà. C'est vrai.
- Speaker #2
Voilà. Oui, bah oui. Chez Pinder, c'est plein.
- Speaker #3
Mais même au-delà de ça, si tu ne veux pas avoir quelqu'un à côté de toi, tu ne vas pas dans un cirque, tu vas dans un musée ou tu vas te promener dans le parc de la Citadelle, tu vas courir et puis tu ne vas pas être serré les uns sur les autres. Tu vois le truc ?
- Speaker #2
Oui, c'est sûr.
- Speaker #3
Moi, je n'aime pas les ascenseurs. Quand je ne peux pas le prendre, je ne le prends pas. Je prends les escaliers, c'est pareil. Et non, après, dans le jeu, c'est dans le jeu que commence à se faire la passation entre le Corentin et le Monsieur Loyal. c'est que dans le jeu, tu es déjà dans la piste, tu n'as pas encore la posture ni la position de monsieur loyal, mais tu es quand même déjà un petit peu au cœur de l'événement. Et après, effectivement, une fois que tu mets le costume rouge, la queue de pie, là, pour le coup, je prends toujours, pas longtemps, mais peut-être 30 secondes pour vraiment que tu te focuses. Le reste de la journée, tu le laisses, ce n'est même pas que tu le laisses derrière le rideau, c'est que tu le laisses en dehors du chapiteau. tu réfléchis juste vite fait tu vois c'est bête tu vas te concentrer tu vas mettre un petit coup de propre sur tes chaussures tu vas vérifier que ton pantalon il est propre tout ça et là voilà tu rentres t'es concentré mais c'est je pense que oui il doit y avoir dans mon rôle de monsieur loyal il y a forcément 50% de ma personnalité à moi parce qu'en plus je suis quelqu'un qui aime bien les choses carrées de manière générale je suis très bordélique mais j'aime bien les choses carrées c'est vrai je suis quelqu'un j'aime bien être à l'heure j'aime pas les gens en retard donc c'est vrai que oui je pense que dans mon rôle de monsieur loyal oui il
- Speaker #2
y a facile 50-50 après effectivement aimer être à l'heure et pas aimer le retard c'est le monsieur loyal de base c'est un peu toi qui régis justement ces temps là aussi Merci. Surtout quand vous enchaînez 2, 3, voire 4 spectacles par jour.
- Speaker #3
Ça, je pense que cette année, c'est... C'est violent,
- Speaker #2
4 spectacles.
- Speaker #3
Je ne sais pas si c'est la fierté de cette année, c'est de se dire... Alors, on ne l'a pas fait beaucoup de fois, le 4 spectacles, on l'a fait une fois à tour. Mais c'est de savoir que les 4 spectacles, donc c'était 11h, 14h, 17h, 20h, les 4 spectacles ont commencé à chaque fois à leur pile. Ce n'est pas 11h...
- Speaker #2
Parce qu'il faut le faire quand même.
- Speaker #3
Ça n'a pas été 11h03 où ça a été à chaque fois la bonne heure, et même sur le dernier. et en ayant géré quasiment 6600 personnes dans la journée tu as bradé 6600 personnes et tu arrives à ne pas prendre de retard à ne pas avoir de problème le jour là moi quand je suis rentré chez moi dormir j'étais très content mais là tu as vraiment le sentiment qu'on y a réussi
- Speaker #2
Bah ouais carrément, c'est important On parlait de tailleur parce que voilà,
- Speaker #3
t'es pas à l'abri de prendre du retard selon les villes où t'es, il suffit que ce soit compliqué pour se garer, il suffit qu'il y ait plein plein plein plein de choses Ou qu'il y ait un marathon,
- Speaker #2
par exemple ici à Lille ils aiment bien mettre des marathons en même temps que les spectacles de cirque par exemple Vous avez eu la chance de ne pas l'avoir ? Ils arrivent la semaine prochaine le marathon Oui oui non mais quand tu vas au cirque moi j'ai déjà eu le tour, c'est compliqué
- Speaker #3
Non mais c'est vrai que c'est compliqué, mais de manière générale Quand tu regardes bien, après ça c'est encore... un autre sujet, mais c'est rare d'avoir quand même des emplacements où c'est facile pour se garer. Finalement, même nous, en ayant fait des grandes villes, on a fait certains endroits, mais on se disait, mais où est-ce qu'ils vont se garer, nos spectateurs ? Et bon, ils sont toujours garés. Et des fois, ça devait être limite. C'est la magie du cirque.
- Speaker #2
Oui, c'est ça, oui. On continue sur ton rôle de monsieur loyal, bien sûr. Ce que tu disais tout à l'heure, les gens s'identifient parce que, en fait, t'es le premier et le dernier à parler aux gens. Je te la repose quand même, mais après je vais remontage si ça se répète pas par rapport à ce que tu as dit tout à l'heure. Mais du coup, comment tu gères ce rôle de fil conducteur du spectacle par rapport à tous les différents échanges que tu as avec le public ?
- Speaker #3
Moi, c'est quelque chose que j'aime beaucoup parce que je ne sais pas si on peut dire que tu t'attaches aux gens, mais il va y avoir des personnes, tu vas les voir au début du spectacle, ils vont revenir te parler admettons à l'entracte et des fois tu vas les recroiser à la fin. Moi, c'est plus rare que je les croise à la fin parce que la vérité, c'est que je vais très rarement à la sortie du chapiteau. Ça m'arrive de temps en temps. Mais souvent, quand il y a plusieurs spectacles, je n'ai pas le temps parce que soit tu as deux ou trois bricoles à faire chez toi ou tu vas remettre un coup de pop dans le cirque si les autres sont un petit peu à la ramasse. Mais moi, j'aime bien ce rôle de fil conducteur. C'est quelque chose que je ne trouve pas désagréable. Oui parce que tu te donnes pendant le spectacle même juste c'est un truc moi ça m'a marqué quand tu termines le jeu tu rembarques les panneaux Oui alors quand je finis le jeu des Monster Punch effectivement je rembarque les panneaux pour la simple et bonne raison que j'ai une équipe de piste qui est formidable et mon équipe de piste elle est aussi au plaçage et qu'en fait c'est entre le moment où je vais rembarquer les panneaux et le moment du début du spectacle potentiellement il y a entre 30 secondes et 5 minutes 30 secondes, je préfère que les 30 secondes ils passent à les mettre à placer les gens et les 5 minutes, je préfère qu'ils les mettent à placer les gens. Alors tu me dis, ah oui, il y a une personne je pourrais sûrement trouver une personne qui à ce moment-là n'a rien à faire. En vrai, les gens ils ne se rendent même pas compte que c'est toi qui les embarque.
- Speaker #2
Ah non, non, non. En tout cas,
- Speaker #3
on regarde, c'est vrai que souvent les gens qui viennent du milieu me disent, mais ça c'est rigolo quand même. Je dis oui, je dis bon.
- Speaker #2
Moi, je trouve ça rigolo, mais je trouve ça surtout bien en fait, parce que ça fait On voit que tu es investi. dans la vie du cirque et dans son fonctionnement. Parce que t'as beaucoup de monsieur loyal dans d'autres cirques, c'est je viens, je fais mon speech, et c'est tout.
- Speaker #3
Le rêve.
- Speaker #2
Non mais sur le principe,
- Speaker #3
le rêve. Et puis ça pour le coup, on parlait tout à l'heure de personnalité, ça c'est moi. Il y a des fois, je préfère faire les trucs tout seul plutôt que de demander à quelqu'un. Ça me gavait de demander. J'aime pas de manger aux gens.
- Speaker #2
Ouais, ouais. Non mais c'est... En tout cas, c'est top. Bravo.
- Speaker #3
Merci.
- Speaker #2
En fonction de ta présentation qui est rodée, quand même maintenant, parce que vous avez fait combien de spectacles au total ?
- Speaker #3
En comptant les derniers ? On sera à 380 spectacles à la fin de la saison. En combien de mois ? Depuis mai,
- Speaker #2
si j'ai un millier.
- Speaker #3
Si tu veux les chiffres exactement, on aura fait 40 villes, on aura fait effectivement 380 spectacles, on aura accueilli plus de 600 000 spectateurs, et on aura... parcouru en gros 5800 km.
- Speaker #2
Bravo. Et donc du coup, parmi tout ça, malgré que là maintenant, vous êtes plus corrodé, t'as toujours une marge d'improvisation. C'est quoi cette part d'improvisation dans ton métier ?
- Speaker #3
La marge d'improvisation, c'est simple, c'est que, comme tu dis, nous, le spectacle est érodé, mais ça reste tous des êtres humains. que t'es pas à l'abri qu'il y ait une chute sur certains numéros que ce soit le trapèze, le fil à n'importe quel moment t'es pas à l'abri qu'il y ait une installation comme le filet où tu sais pas pourquoi des fois ça va mettre un peu plus de temps à monter que d'autres et donc là c'est à toi de rentrer dans le game, dans la piste là où t'es et des fois de sortir les rames et de ramer aujourd'hui ça va, je sais que c'est rigolo parce que les plus gros moments où j'ai eu à parler là ça a été sur le dernier mois sur le dernier mois et demi et c'est l'autre jour où je me disais imagine ça se serait arrivé au début de tournée je sais pas ce que j'aurais raconté faut pas oublier que je suis quand même tout jeune dans le métier et que j'ai pas l'expérience de mes confrères qui me font rêver tu vois et c'est vrai qu'il y a eu des fois je me suis dit là Et je sais qu'il y a eu un jour, c'était ici à Lille, le filet a mis très très longtemps à être monté, parce qu'il y avait quelque chose qui s'était décroché. Donc pour la sécurité, ils sont obligés de tout remettre bien. Et donc moi, parce que forcément, je surveille en même temps que je parle ce qui se passe. Et là, je vois que c'était très très long. Et là, je me suis dit, bon, en carte, en gros, j'ai l'histoire du cirque. Je vais raconter l'histoire du cirque. Après l'histoire du cirque, j'ai dit, bon, maintenant, j'ai l'histoire du trapèze. Parce qu'on a l'avantage que le trapèze a été inventé en France, donc c'est cool.
- Speaker #2
Donc c'est cool, ça permet de meubler aussi.
- Speaker #3
Après, je me suis dit... Mais normalement, jusque-là, je n'étais pas allé plus loin. Et ce qu'il y a, c'est que moi, au début de tournée, j'avais préparé un petit speech qui racontait que c'est vrai, on a tous toujours eu un moment de temps, envie de voler dans les airs, tu vois. C'est vrai, c'est quelque chose qui est hyper fascinant. mais c'est un texte, je l'ai fait au début de tournée je l'ai fait avec ChatGPT, pour être tout à fait franc parce que je n'avais pas envie de chercher toutes les références. Et donc, je me souvenais que dans le texte, ça parlait des frères Montgolfier, de Léonard de Vinci et tout. Et dans ma tête, ça s'est revenu. Et du coup, j'ai commencé à parler des frères Montgolfier. Forcément, ils ont avancé la Montgolfier. De Léonard de Vinci, qui avait voulu faire son système d'aile volante, mais qui s'était planté. Après, de ceux qui ont inventé le planeur, tout ça, patati patata. De là, j'ai enchaîné sur le fait que les trapézistes étaient des artistes olympiques, clairement. Parce que quand tu enchaînes trois spectacles, trois fois le triple c'est pas eu quatre fois dans la journée C'est ouf. Et comme ça, j'ai réussi à combler. Mais je ne sais pas, ça a dû durer au moins cinq minutes. Je ne pouvais plus.
- Speaker #2
C'est le moment où tu te dis, allez les gars,
- Speaker #3
faut... Et là, il y avait, je ne sais plus c'était qui qui était dans le gardin, un des artistes. Il m'a regardé, il fait là, et il dit là quand même. T'as eu chaud, je dis ouais. C'était très long. Mais donc voilà. Donc la marge, si tu veux, la marge de manœuvre, d'improvisation, elle est sur certains spectacles, tu ne vas pas du tout en avoir besoin. Et sur d'autres, tu vas te dire, c'est un festival. Là où il y a beaucoup d'impro, c'est quand même sur le jeu. Parce que le jeu, j'ai l'avantage d'être avec les enfants, qu'il y en a cinq, que tu en as toujours un qui a plus peur, que tu en as un qui est impressionné, que tu en as un qui, au final, veut venir, et puis finalement, il ne veut pas venir. Donc là, sur le jeu, souvent, je rigole beaucoup, beaucoup, beaucoup.
- Speaker #2
Ou qu'ils ne savent plus où ils habitent.
- Speaker #3
Qu'ils ne savent plus où ils habitent, qu'ils ne savent pas avec qui. c'est très drôle souvent je sais pas toi Léon t'es venu avec qui ? il y a un blanc, tu sais pas avec qui t'es venu ? bah non Alors là, je me retourne, c'est qui qui l'a amené, l'enfant ? Ouais, ça, c'est très drôle.
- Speaker #2
Excellent. Mais du coup, ça te demande la réactivité aussi. Il faut être en forme, du coup.
- Speaker #3
Toujours. Il faut toujours avoir l'œil sur ce qui se passe sur la piste, dans les coulisses, dans le jardin.
- Speaker #2
Non, non, c'est top. Comment est-ce que tu travailles ta complicité avec les artistes ? Parce que j'ai cru comprendre que c'est quelque chose que la direction du cirque recherchait. pour son monsieur loyal sur la tournée et c'est un point de ta personnalité que la direction de Pinder Actuel apprécie beaucoup toi t'as vraiment beaucoup cherché t'avais plus chez les interviews ça c'était Pierre Gallilaire qui avait dit ça dans une des interviews sur notre venue en Bretagne il me semble et bien ce qui s'est passé c'est que j'ai l'avantage je pense
- Speaker #3
je vais pas m'avancer trop vite, mais de ne pas être quelqu'un de trop difficile à vivre, de manière générale. C'est-à-dire que moi, effectivement, de manière générale, je m'entends plutôt bien avec tout le monde. Donc, la bonne complicité que tu vas avoir dans la vie de tous les jours, c'est très facile de la remettre dans la piste.
- Speaker #2
Oui, c'est sûr.
- Speaker #3
Parce qu'on a cet avantage qu'on est tous collègues de travail, mais on est aussi tous voisins, on est aussi tous, pour la plupart, copains. donc finalement la complicité elle vient assez naturellement oui j'ai pas eu à me forcer à me dire bon faut que je fasse semblant d'être gentil dans la piste et de faire semblant d'aimer tout le monde de manière générale moi j'aime bien les gens c'est aussi ça qui marchait bien quand j'étais commercial et qui je pense du coup ici match bien
- Speaker #0
Et effectivement, je sais que c'est ce qu'il m'avait dit, qu'il voulait un monsieur loyal. En fait, il voulait quelqu'un de facile, d'accessible.
- Speaker #1
Oui, et un peu de fédérateur aussi au niveau de l'équipe.
- Speaker #0
T'es obligé. Parce que t'es un petit peu le maillon central.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Je dis souvent, le monsieur loyal, si tu veux, de toute façon, tu prends la piste qui est à rond, t'es tout le temps au milieu. parce que c'est toi qui vas gérer ce qui va se passer dans le public, c'est toi qui vas gérer ce qui va se passer dans la piste, c'est toi qui vas gérer ce qui va se passer dans les coulisses. Il va y avoir un problème sur un numéro, c'est toi qui vas devoir gérer. Je ne sais pas s'il y a un problème, qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas avec la musique ou qu'il y avait un problème de timing avec les garçons de piste, et bien c'est toi qui vas. Donc en fait, c'est toujours toi.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr. C'est toujours toi qui pars au combat. C'est ça. C'est exactement ça. effectivement, ok, c'est cool. et c'est important effectivement d'avoir cette part là quelle est ta plus belle anecdote en piste un moment où peut-être tout a basculé ou un souvenir tu vois magique enfin quelque chose qui t'a marqué pas forcément sur cette tournée mais sur l'ensemble de manière générale ouais je pense que la
- Speaker #0
Euh... Le moment le plus marquant ? En fait, il y en a beaucoup. Je pense que c'est quand même la première fois que tes parents te voient. En fait, je pense que c'était au petit écho de la mode.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Alors ici, si vraiment on prend tout confondu, je pense que c'est la première fois qu'ils m'ont vu vraiment présenter le spectacle. Et sinon, si vraiment, je pense, le plus fort, ça a été... pas été sur un jour, ça a été sur plusieurs jours, c'est quand effectivement avec la tournée de Pinder, on est passé chez moi à Saint-Brieuc. J'étais à 3 kilomètres de chez moi et que là en fait, forcément il y a plein de gens que tu connais et en fait j'ai mes anciens profs de bac pro qui sont venus. J'étais resté un petit peu en contact avec eux et ils sont venus et j'avais ma prof de com, madame Loyer. qui m'avait dit de toute façon toi ça se voit tu resteras pas tu feras forcément un truc et genre non mais tu ils en ont vu des gamins ils sentent les gamins qui ont envie d'aller plus loin de faire des trucs un petit peu différents et elle m'avait dit toi faut quand même que tu me dises le jour où tu viens moi je suis sûr que je viendrai et il y avait là les 3-4 profs que j'avais quand j'étais au lycée et à la fin je les ai vus tu voyais qu'ils avaient la petite larme je dis c'est bon le taf il a été bien fait mais de manière générale c'est marquant quand t'as tous les gens que tu connais qui se foutaient de toi quand tu disais que tu voulais faire du cirque mais qui après viennent te voir au spectacle et qui sont là ok bien joué oui oui carrément surtout quand t'es au lycée c'est
- Speaker #1
un truc je repense à l'interview de Tisto qui disait au moment où normalement tu t'écartes du cirque et que tu passes à autre chose Je reste dans le monde du cirque. Et c'est vrai que toi, en tant que passionné, comme moi aussi, on l'a tous vécu. Tu arrives au lycée, toi, tu es passionné de cirque. Et tu as tous les autres qui... Et ça peut être très dur. Et du coup, c'est vrai que...
- Speaker #0
Moi, ça, ça m'avait passé au collège. Et j'y suis revenu assez vite. Oui, parce que forcément... Mais c'est toujours pareil. C'est que le cirque en France n'a pas forcément l'image que nous, on voudrait qu'il ait.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai aussi.
- Speaker #0
Il y a ses raisons.
- Speaker #1
et voilà oui oui carrément très bien et en parlant du coup du cirque et des passionnés de cirque quel artiste spectacle t'ont marqué dans ton parcours qu'est-ce qui t'as eu des mentors t'as eu des gens que t'as rencontrés et qui ont été déterminants dans tes choix de carrière en fait je pense qu'un des spectacles qui m'a le plus marqué
- Speaker #0
Il y en a beaucoup.
- Speaker #1
Alors, il ne faut pas se vexer si jamais Corentin vous oublie.
- Speaker #0
En fait, ce qu'il y a, c'est que moi, j'ai cette chance. Ça va sûrement paraître paradoxal. Je ne connais pas beaucoup les présentateurs en France. Je les connais très peu. Il y en a quelques-uns qui sont des copains. J'en connais, mais il y a beaucoup de présentateurs que j'admire. Des gens comme Stéphane Gistaud, Michel Palmer, Frédéric Colneau. Tous les grands noms, c'est vraiment des gens que j'admire, mais que je ne connais pas forcément. C'est très drôle de se dire que tu joues dans la même cour que, alors qu'on se connaît à peine. Maintenant, j'ai la chance qu'il m'envoie de temps en temps des messages. C'est quelque chose qui fait toujours très plaisir quand tu reçois un message de quelqu'un comme Michel Palmer qui t'envoie un message parce qu'il a entendu du bien de toi plusieurs fois dans la même semaine. Je sais que j'ai reçu le message. J'étais comme un gamin. C'est comme le gamin qui voit le Père Noël. Ah oui,
- Speaker #1
c'est...
- Speaker #0
Mais non, en spectacle qui m'a marqué, je crois qu'un des spectacles que j'ai préféré voir, en tout cas quand j'étais petit, c'était le Cirque Bouglione sur les routes, quand ils sont venus à Saint-Brieuc. C'était incroyable parce qu'il y avait le spectacle avec l'orchestre. Au Diabolo, il y avait Pierre Marchand. Moi, j'ai commencé, je faisais le Diabolo. C'était, je vois Pierre Marchand en vrai.
- Speaker #1
Tu parles des tournées.
- Speaker #0
Les tournées Booglion on Tour, c'était 2017, quelque chose comme ça.
- Speaker #1
2016, 2017,
- Speaker #0
dans ces heures-là. Et puis voilà, tu vois, nous à Saint-Brieuc, on a eu de la chance quand même d'avoir souvent des bons spectacles. Bon, tu avais Medrano qui passait, tu avais Parnère. Mais là, c'était Booglion. Et ils arrivaient avec le prestige du cirque en France, tu vois.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, carrément.
- Speaker #0
Et ouais, moi, j'ai adoré. Je me souviens, après le lycée, je partais en courant pour aller voir le montage du chapiteau. Puis voilà, t'avais les éléphants, t'avais les fauves, t'avais les chevaux, t'avais les chameaux, t'avais que des gros numéros, que des grands artistes. Et là, ça m'a marqué. Et la première fois que j'ai été chez Arlette aussi. En fait, toutes les premières fois où je suis allé dans les grands cirques, je me souviens un petit peu comme si c'était derrière Arlette. La première fois que j'y avais été, j'étais à Bordeaux sur la place des Quinconces c'était l'année où il y avait les Pédersen ok où ils avaient le chapiteau c'était la première année où ils prenaient le chapiteau c'était le privilège 2018 2019 je crois que t'es calé sur un lettre à force je me souviens de la première fois comme je me souviens de la première fois chez Pinder je me souviens aussi de la première fois chez Medrano tu vois j'ai des souvenirs vagues mais c'est des fois qui te marquent Et après, en grand spectacle, le qui marque, c'est comme cette année, première fois que je suis allé chez Knie, première fois que je suis allé chez Charles Knie aussi. Tous ces grands endroits, c'est merveilleux.
- Speaker #1
Et on applaudit tout le monde.
- Speaker #0
Ils le méritent. Et donc, dans les mentors ? Je pense que ceux que j'admire le plus, il y a Frédéric. En fait, ceux que je t'ai dit tout à l'heure. Je pense Frédéric Colonnaud. Stéphane Gistaud. J'aime beaucoup le style aussi. Il y en a un, c'est un bon copain. Il faisait les cirques de Noël de Karl Portsberg. C'est Anthony Roca. Qui lui, pareil, est un petit peu comme moi. En fait, lui, il a un vrai boulot. Je crois que maintenant, il est inspecteur d'auto-école. Si je ne dis pas de bêtises. et pareil c'était un très très bon monsieur loyal très classe, très discret, moi j'aime beaucoup et puis surtout j'ai eu la chance d'être formé par Pierre Gallibert à Toulouse et lui finalement c'est lui en vrai c'est lui mon mentor parce que moi je suis arrivé alors je suis arrivé, j'avais une petite base j'avais la base du présentateur dans un cirque familial mais c'est vrai que tu ne présentes pas le spectacle là où j'étais comme tu le présentes ici et j'ai eu cette chance que Pierre m'a appris plein de choses, plein de codes sur le spectacle sur la télé, sur la radio parce que lui c'est avant tout un homme de télé et de radio et ouais j'ai cette chance d'avoir une très bonne relation avec lui, c'est quelqu'un sur qui je sais que je peux compter là en plus à Toulouse on va se voir vous allez bosser ensemble,
- Speaker #1
j'ai cru comprendre et puis là,
- Speaker #0
pour moi c'est un bonheur de pouvoir travailler avec quelqu'un comme lui Monsieur Galibert,
- Speaker #1
bravo bravo oui Tout à l'heure, on disait qu'on allait peut-être revenir sur Bostock. Justement, la question, c'est que tu as travaillé avec d'autres cirques. Déjà lesquels ? Et quelles différences tu ressens entre tous ces cirques-là, entre des grosses productions, petites, moyennes, cirques familières ?
- Speaker #0
Alors, effectivement, en vrai boulot, j'ai bossé au cirque Bostock pendant un an, du coup. Juste après les petits coups de vacances que je faisais là-bas. J'ai travaillé un petit peu aussi comme ça pour dépanier au cirque Gervais, de la famille Klessing, qui est le cirque du coin de Saint-Brieuc. Moi, c'est des cirques à qui je dois beaucoup, parce que, comme avec Franck Gert, comme on en parlait tout à l'heure, parce que j'ai grandi chez eux. Je me souviens, une fois, on avait cette discussion avec Danny, qui est un des enfants au cirque Bostock. Et on avait cette discussion, on parlait avec des journalistes, et il avait dit, l'avantage finalement de quelqu'un comme moi, Merci. c'est qu'effectivement je suis pas né au cirque mais comme j'étais tellement en voir et j'ai un petit peu la même mentalité qu'eux ça fait que sur plein de trucs des fois on voyait dans la même direction Et donc ça, c'était agréable de se dire que tu n'es pas issu du milieu, mais tu arrives quand même à voir. Et non, après, c'est sûr que c'est totalement différent de passer d'un cirque familial à une production comme ici. Un cirque familial, déjà, tu fais tout. Tu fais le montage, le démontage, la pub, l'affichage, le désaffichage, les animaux, le spectacle. Ici, tu fais... Alors moi, ça va que j'aime bien toujours faire un petit peu de trucs à droite, à gauche. Donc effectivement, je fais le spectacle normal. On s'était attelés avec Tisto à faire le camion pub, à le coller, les stickers. Voilà, moi, c'est des trucs que j'aime bien de temps en temps bricoler. Donc, ce n'est pas un problème pour moi. Mais c'est vrai qu'il y a des différences qui sont énormes. Tu passes d'un établissement où tu es 10 à un établissement où tu es 70. Un établissement où ça ne parle que français. Un établissement où tu as 15 nationalités. Donc non, ça, c'est chouette.
- Speaker #1
Tu parles d'autres langues ou pas, du coup, par rapport à...
- Speaker #0
Ouais, l'anglais, maintenant, c'est très bon. L'espagnol, je me débrouille, et l'italien...
- Speaker #1
Et en arrivant au cirque...
- Speaker #0
L'anglais, j'avais des bases.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Mais, enfin, en arrivant ici.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et par contre, l'espagnol et l'italien, je suis parti de zéro. L'espagnol, j'en ai fait un petit peu au lycée.
- Speaker #1
Ouais, mais...
- Speaker #0
Quand tu pratiques pas, c'est comme l'allemand, j'ai un ou deux restes.
- Speaker #1
quand on est allé au repas-parc je parlais plus anglais qu'allemand d'accord oui forcément ok et une anecdote marquante par rapport à tous ces passages là un truc là comme ça je le prends au dépourvu sur
- Speaker #0
tous ces cirques là qu'est-ce que je pourrais te raconter quand je réfléchis Euh... Le truc qui est marrant quand t'as les animaux, c'est quand t'as les animaux qui se barrent à 4h du matin et que ça réveille tout le monde. Ouais. Ça, je pense que c'est le truc que n'importe qui qui a travaillé dans un cirque avec des animaux, il dira... qui se sont fait au moins réveiller plusieurs nuits parce que t'avais des bêtes qui étaient sorties moi ce qui est drôle c'est qu'en plus moi qui étais la personne qui probablement aimait le aimait le moins les animaux dans le sens où je suis pas fri... alors j'adore voir les animaux dans les cirques j'adore voir les animaux dans les cirques mais c'est vrai que moi je suis pas quelqu'un qui aime de base les animaux genre un chat un chien j'en aurais jamais chez moi c'est pas quelque chose qui me branche et parce qu'en plus j'en ai en vrai j'en ai moitié peur des bêtes et tout le temps c'était moi qui étais réveillé le premier quand il y avait des bêtes qui se barraient j'étais fou mais c'était rigolo ah oui là clairement tu réveilles tout le cirque à 4h du matin les gars il y a les chameaux qui sont partis ah ouais ça c'est ça
- Speaker #1
doit être folklore effectivement
- Speaker #0
la magie du cirque c'est ça la magie du cirque ça je le dis beaucoup la magie du cirque c'est un petit peu comme ta trompette foireuse c'est pareil celle là ?
- Speaker #1
le rôle de monsieur loyal en général c'est une tradition c'est centenaire même plus tu le fais vivre comment aujourd'hui par rapport à l'évolution du rôle et comment tu le vois parce que c'est pas la même façon de présenter qu'il y a 50 ans, comme il y a 10 ans comme aujourd'hui et comme probablement dans 10 ans déjà il y a quelque chose,
- Speaker #0
c'est que le monsieur loyal c'est un petit peu une espèce en voie de disparition dans les cirques et ici c'est merci Xavier de... d'être attaché à cette tradition du monsieur loyal presque effectivement il est attaché dans toutes les productions qu'il a fait il est toujours des messieurs loyaux et c'est vrai que pour moi aujourd'hui je pense qu'un bon monsieur loyal c'est pour ça que je dis je pense qu'un bon c'est ça je sais pas si moi je suis bon pour le coup quand je dis ça mais je pense que c'est quand même quelqu'un qui parle pas trop qui est discret je pense que le spectateur a besoin d'un fil rouge dans le spectacle Si c'est bien amené, tu n'as pas forcément besoin de M. Loyal. Moi, j'ai vu des spectacles où tu avais la chanteuse ou le clown qui faisait le lien. Je pense quand même que c'est bien d'avoir un M. Loyal parce qu'effectivement, tu t'y repères, tu t'y attaches. Ça te permet d'avoir quelques infos sur le spectacle. C'est bien. Mais oui, je pense qu'il ne faut pas... Je pense que le bon M. Loyal, aujourd'hui, c'est quelqu'un, comme on disait tout à l'heure, de simple. Il faut être simple. Tu parles ce que tu dois parler. Tu expliques ce que tu dois expliquer. ça sert à rien de faire des trop grandes furetures après voilà tu vas avoir aussi la différence de monsieur loyal sur un spectacle comme on a nous ici et sur d'autres spectacles où finalement ils vont plus avoir besoin d'un narrateur il y a aussi la différence là moi pour le coup je préfère le rôle de monsieur loyal présentateur que de narrateur peut-être que je serai un très bon narrateur, je sais pas mais je pense que je suis meilleur en Monsieur Loyal
- Speaker #1
En tout cas nous, au niveau de Culture Cirque on était bien content de voir un vrai Monsieur Loyal dans un beau spectacle de cirque, même si on aime bien aussi parfois quand il y a des variantes mais là ça nous manquait un peu et du coup on était très content de te découvrir dans ce rôle Merci beaucoup, ça fait très plaisir Question importante à mon sens Merci. Qu'est-ce que tu aimerais que les enfants qui viennent au cirque retiennent de toi ? Toi qui as été marqué par des messieurs loyales et qui, à 5 ans, as dit à tes parents « Je serai monsieur loyal » ,
- Speaker #0
maintenant tu l'es. C'est drôle ta question, je crois qu'en fait, c'est ça l'anecdote marquante. Ici, à Lille, il y a... je ne sais plus quand c'était. Sur un des spectacles qu'on a fait. Au dernier spectacle de la journée, moi, je pars pour... Xavier il m'appelle, Xavier Martin le directeur il dit écoute il y a des gens ils veulent te voir au chapiteau j'arrive et donc c'était une famille le père, la mère ils avaient leur gamine qui avait je sais pas pareil 4-5 ans et le père il me dit écoutez la petite elle voulait vraiment faire une photo avec vous elle a aimé tout le spectacle mais tout le spectacle elle parlait que de vous et là en fait je me suis pris une vraie baffe parce que je me suis dit, je pense que c'est pour ça que tu fais le métier-là. Effectivement, toi, tu ne risques pas ta vie, tu ne fais pas des dingueries à 15 mètres de haut, tu ne tiens pas en équilibre, tu ne jongles pas. C'est ce que je pourrais faire, il faudrait juste que je me répète un numéro. Mais là, aujourd'hui, dans ce rôle de Monsieur L'Oréal, d'avoir la gamine qui vient te voir et qui, en gros, c'est « waouh, t'es trop fort » et qu'en plus, tu sais que c'est toi qui es la retenue du spectacle. ça c'est fort je sais pas du coup si j'ai répondu à la bonne question mais si parfaitement bravo merci à toi quand
- Speaker #1
tu n'es pas sous le chapiteau quel est ton quotidien ? une journée type tu veux ? une journée type ou d'autres choses que tu aimes faire qui n'ont rien à voir avec le cirque par exemple
- Speaker #0
Il y a beaucoup de choses que j'aime faire et qui n'ont rien à voir avec le cirque. Déjà, moi, j'aime beaucoup me promener dans les villes là où on va. Quand on a des villes où tu peux tout faire à pied, c'est vrai que c'est royal. Cette année, on a eu la chance de faire toutes les typologies de places et surtout, tous les coins, on a eu des places où on avait la montagne en face, on avait la mer en face, on avait les rivières, on avait des places où il n'y avait rien du tout, où tu étais paumé. Moi, généralement, quand on était pas trop loin des centres-villes, c'est vrai que beaucoup... Beaucoup de fois, je suis allé me promener, que ce soit à vélo, à pied, en courant. C'est des choses que j'aime beaucoup faire. J'aime beaucoup me promener, visiter, aller dans les boulangeries. J'aime beaucoup les boulangeries. Ça, j'aime beaucoup faire ça. En fait, me promener. C'est ce que je fais beaucoup. Après, sortir le soir avec les copains aussi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Très fait tard.
- Speaker #1
Oui, mais ça, c'est bien. Il faut profiter, on n'a qu'une vie.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
OK. et donc ton quotidien une journée type ?
- Speaker #0
une journée type ça va dépendre de l'organisation des spectacles c'est à dire que si effectivement il n'y a pas de spectacle tu as toujours un petit peu de bricolage un petit peu de ménage à faire chez toi tu vas faire ça, tu vas aller faire tes courses et une journée à spectacle c'est toujours pareil ça dépend des horaires des spectacles si tu as un spectacle comme aujourd'hui à 19h30 on enregistre l'interview on est lundi Oui. On est lundi matin, nous on a un spectacle à 19h30. Tu vois, ça laisse le temps de faire ça. Cet après-midi, il faut que j'aille en ville faire 2-3 affaires. Bon voilà, tu as le temps de faire ta journée. C'est sûr que des journées comme un dimanche où tu as 3 spectacles à 11h, 14h, 17h, le matin, tu vas te lever, tu te prépares, tu vas au chapiteau et tu ressors, il est 19h. Et entre temps, avec un peu de chance, tu as eu le temps de manger à l'entracte.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
très rapide, sur le pouce. donc si t'as été malin et que t'as préparé la veille c'est bien sinon sinon tu dis que t'as été bête comme probablement les 50 dimanches de l'année euh non mais oui oui et du coup tu vas te manger un panini à 15h parce que tu sais pas si c'est l'heure du déjeuner ou l'heure du repas mais non c'est vrai que des journées type pour le coup j'ai tu vas voir que j'ai bien écouté l'interview de Tisto je vais pas reprendre ce qu'il disait mais C'est vrai que c'est encore différent, comme cet été, où on avait deux villes par semaine, où entre les contre-voyages, tes journées passent à une vitesse folle. Même ici, à Calil, on est resté un mois. Il y a la moitié des choses que je voulais faire, que j'ai pas eu le temps de faire. Parce que t'en profites aussi pour dormir un petit peu. au lieu de te réveiller à 8h tu te réveilles à 9h et bien une heure de plus c'est important mais du coup ça te fait vite passer la journée aussi après c'est important de bien se reposer aussi quand on enchaîne comme ça les spectacles il
- Speaker #1
faut carrément par rapport à un soir de première ou d'autres soirs c'est la même adrénaline, il y a une différence un soir de première et pas forcément Est-ce que c'est plus important ou pas selon toi ?
- Speaker #0
Alors, moi, je suis du style à penser que, que ce soit la première ou la dernière, le spectacle doit être le même. Parce que les gens ont payé pour venir te voir. Que tu sois malade ou que tu ne sois pas malade, que tu aies envie ou que tu n'aies pas envie, le spectacle doit être le même. Parce que les gens font l'effort de venir te voir, donc tu ne peux pas les décevoir. Effectivement, il y a des jours où tu as plus envie que d'autres. Pour moi, aujourd'hui, ça, c'est le plus beau métier du monde. Oui, ça m'est arrivé qu'il y ait des jours où j'ai dit « je n'ai pas envie de le faire, le spectacle. » Voilà, tu as ta vie d'à côté. Mais à partir du moment où tu rentres dans la piste, tu es obligé d'avoir envie, tu es obligé de te donner au maximum. Un soir de première, je ne sais pas si c'est plus important ou moins important. Ce qui est sûr, c'est que ça donne le tempo dans la ville où tu es. Tu arrives, par exemple, à Orléans. le premier soir, s'il t'y reste trois jours, c'est ce qui va donner la visibilité. Et c'est aussi le soir-là que va y avoir les premières critiques sur les réseaux. Et aujourd'hui, les réseaux, tout le monde les regarde. Donc, oui, c'est sûr, tu ne peux pas te permettre de commencer la première avec deux heures de retard. Ça, c'est clair. Je ne sais pas si ça doit être la meilleure du séjour parce qu'en fait, elles doivent être... Oui, la première, c'est forcément important parce que ça te donne la visibilité de la ville. Généralement, l'avis que tu te fais sur la première soirée et l'avis que tu vas te faire sur la première séance que tu vas avoir l'après-midi, sur la matinée, ça te donne la bonne vision du séjour. C'est rare qu'on se soit trompé. Si tu as eu un très bon public sur un premier soir, tu sais que tous les soirs vont être bons. Si des fois, sur une ville, tu vas avoir un moins bon public sur une séance du soir... tu sais que ça va être compliqué dans la ville. Et en général, c'est ça.
- Speaker #1
Ça se confirme en tout cas.
- Speaker #0
Oui, on arrive à le ressentir.
- Speaker #1
Ok, intéressant. Bon, on ne te demandera pas du coup les différences. Ah non,
- Speaker #0
mais nous, on a eu de la chance d'avoir du très bon public. C'est arrivé sur une ou deux villes que ce soit un petit peu moins, ou peut-être moins enthousiaste. Mais non, on a eu un très bon retour sur le spectacle et sur le public. Toutes les séances sont importantes.
- Speaker #1
Oui, ok, nickel. Si tu devais résumer ton rôle en une phrase ? guide touristique ok non mais parce que tu as fait découvrir des choses ouais ou fil rouge ok c'est bien c'est intéressant parce que quand j'ai écrit cette question là tu sais tu essaies toujours d'imaginer ce que la personne en face de toi va répondre et pour celle-ci j'avais pas d'idée du tout et elle est venue assez rapidement donc non c'est top mais c'est vrai que ça colle bien en fait c'est un petit peu suivez moi je vous emmène oui c'est ça en fait je les emmène là où tu as envie de les emmener les plus grandes joies et les plus grandes difficultés dans ta vie au niveau du cirque en caravane,
- Speaker #0
sur la route les plus grandes joies c'est ce qu'on disait tout à l'heure de pouvoir changer de jardin en gros très souvent les plus grandes difficultés il y a un truc avant que j'aimais beaucoup faire c'était les courses et maintenant je ne supporte plus en fait si j'aime bien mais le problème c'est que tu vas changer de ville tu changes de ville en gros on va dire une fois par semaine alors t'as tes habitudes en gros soit team Leclerc soit team Intermarché soit team Superus soit team Auchan ce que tu veux donc tu vas chercher le magasin que toi tu préfères qui n'est pas trop loin parce que du coup t'as pas envie de faire 40 kilomètres pour aller ah non c'est sûr que non mais voilà c'est si t'as besoin de grosses courses tu vas chercher le magasin qui va mais tu si le Leclerc il est à 15 km et que t'as un inter à 3 ben tu vas à l'inter et le truc c'est que dans n'importe quelle ville où tu vas ben du coup t'es obligé à chaque fois de te refaire au magasin et tu perds un temps fou là ici à Lille le Auchan parce que le Auchan c'est le magasin facile pour y aller on peut y aller nous avec nos véhicules parce que le problème... C'est ça aussi, c'est qu'on a tous des sprinters ou des Ducato ou des véhicules qui sont un petit peu hauts. t'as plein d'endroits où tu peux pas te garer Le Auchan, ici, l'autre jour, il est passé une heure et demie.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc ça, c'était pénible. Et non, les plus grandes difficultés... Ouais, je pense, en fait, c'est ça, les plus grandes difficultés. Pour moi, tu subis pas trop la vie là, à partir du moment où t'as choisi de la faire.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Maintenant, voilà, effectivement, si c'est dur, parce que t'es pas souvent chez toi, dans ta maison, que ta famille, tu la vois très peu.
- Speaker #1
Oui, tu fais rien avec. Ou alors que t'as pas de chauffage, aussi.
- Speaker #0
T'as pas de chauffage, ou que des fois, tu vas avoir l'électricité qui va sauter. La magie du cirque. C'est la vie du cirque.
- Speaker #1
Magie du cirque.
- Speaker #0
Et que là, on s'en sort bien que cette année, on n'a pas eu trop de villes où on était dans la gadoue, où on n'a pas encore eu à trop sortir les bottes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que des fois, ça t'arrive, tu es dans des endroits, tu sors de chez... Il y a eu une ville, je ne sais plus c'était laquelle, où on assistait à Clermont-Ferrand, parce qu'on a eu la neige à Clermont, où pour le coup, j'avais peut-être 20 mètres à faire pour aller au chapiteau, je mettais les bottes entre chez moi et le chapiteau, parce que c'était trop la gadoue.
- Speaker #1
mais bon voilà ça arrive c'est trois jours dans l'année c'est la magie du cirque aussi je les rends fous avec cette phrase ici mais c'est vrai il n'y a pas d'autre mot en fait c'est ça comment est-ce que tu gères ton équilibre l'équilibre justement tu parlais de t'évoquer t'es loin de tes proches, de ta famille comment tu gères cet équilibre entre ta vie personnelle et ta vie d'artiste ça je l'ai posé déjà dans l'interview de Tisto mais c'est intéressant pour chaque personne je trouve
- Speaker #0
L'équilibre à gérer, il peut être facile et compliqué. Moi, j'ai cette chance qu'ici, c'est facile. À partir du moment où tu fermes ta porte, tu es chez toi. Parce que justement, tu n'as pas de montage, tu n'as pas de démontage à faire. Des fois, tu vas avoir un copain qui va venir frapper chez toi pour aller prendre un café. Ou tiens, est-ce que tu veux sortir ? Je vais en ville ou je vais faire une course. Est-ce que tu veux venir ? Bon, voilà. Mais moi, j'arrive quand même à beaucoup différencier le... la partie qui se passe en dehors et ce qui se passe chez moi. C'est assez facile. Et puis après, aujourd'hui, pareil, on a tous le téléphone, donc tu veux appeler la famille, fais un petit WhatsApp vidéo, ça va vite.
- Speaker #1
Oui, c'est plus facile qu'à quelques années.
- Speaker #0
À l'époque, il fallait envoyer un pigeon via l'Algère. Bonjour ma chère tante.
- Speaker #1
Ou t'envoyer que t'étais à Lille et en fait, quand t'allais le recevoir, t'étais déjà ailleurs. Ailleurs, c'est sûr. Ok, très bien. Quel rôle joue aujourd'hui le public et même les réseaux sociaux dans ton travail d'artiste ? Tu disais tout à l'heure, par exemple, un soir de première, c'est là où tu as tout de suite les retours.
- Speaker #0
Tu es obligé de beaucoup faire attention à ce que tu fais, à ce que tu dis forcément. Parce que des fois, tu vas avoir envie de sortir une vanne mal placée, ça peut arriver. Mais tu as 1600 personnes, enfin 1650, donc potentiellement tu as 1600 téléphones. Oui. Je suis quasiment certain. Entre le moment où je commence le jeu et le moment où le rideau du spectacle se termine, si tu prends tout bout à bout, il ne va pas te manquer grand-chose. Parce que si tu veux, tu vas voir les gens qui vont filmer, déjà les gamins qui sont dans la piste pour le jeu. Après, tu en as un qui va filmer un bout du début du spectacle. Après, tu en as un qui va filmer un bout du fil. Donc, il faut être très vigilant. Et c'est aussi là que tu dois mettre... Alors effectivement, avoir cet aspect proximité, mais quand même avec une certaine barrière avec le public. Tu restes dans ton rôle de personne très gentille.
- Speaker #1
Oui, forcément.
- Speaker #0
C'est ce qu'il faut.
- Speaker #1
Tes perspectives et ton avenir maintenant, tes futurs projets ?
- Speaker #0
Moi, écoute, tant que je peux faire ce métier-là de présentateur de Monsieur Loyal, tant que j'ai la chance d'avoir des belles maisons comme ici, moi, ça me va. C'est l'objectif Cette année j'ai été un peu la surprise que personne n'attendait C'est vrai, quand on a su que Panday repartait Moi le premier, quand j'ai su que Panday repartait Je savais pas que j'allais faire partie de l'aventure
- Speaker #1
Justement tu l'as su comment ? Moi je sais comment tu l'as su Mais pour nos éditeurs, comment tu l'as appris ? Comment ça s'est fait ? Je t'avais raconté Et puis après je l'ai lu aussi un peu partout
- Speaker #0
Moi c'est Xavier qui m'a appelé le 30 décembre Je regardais le festival de Monte Carlo à la télé Et en fait j'ai un... J'ai un copain, il m'a envoyé un message, il m'a dit « Écoute, il y a Xavier qui veut t'appeler, est-ce que je peux lui donner ton numéro de téléphone ? » Mais pourquoi il veut m'appeler ? Il me dit « Bah... à mon avis, je vais pas chercher à le comprendre, j'ai même pas tilté. »
- Speaker #1
Et il m'appelle et il me dit « Voilà,
- Speaker #0
en gros, c'est moi le directeur du Cirque Pain, pour te la faire rapide, c'est moi le directeur du Cirque Pain d'Air, est-ce que ça t'intéresserait d'être le monsieur Lorient de Chêne ? »
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Et là,
- Speaker #1
blanc.
- Speaker #0
donc voilà moi tant que j'ai la chance de pouvoir travailler avec des gens comme Xavier qui sont des personnes ambitieuses dans ce qu'ils font mais qui réalisent à faire des trucs de fou moi ça me va et tu vois ici c'est un grand établissement moi j'adore l'idée c'est de pouvoir faire ça le plus longtemps possible et on te le souhaite en tout cas parce que tu le fais bien en plus et ça devient assez rare quand même bravo mais
- Speaker #1
après ce qu'il y a c'est compliqué de comparer ce qui se fait en tournée dans le sens où on est présentateur il y a Arthur qui est chez Arlette qui lui pour le coup est présentateur narrateur mais en circuit inhérent
- Speaker #0
surtout en grand cirque itinérant déjà il n'y a plus beaucoup de grand cirque c'est ça mais justement c'est l'avantage en même temps le danger, quand on n'a plus beaucoup quand tu reviens et quand tu relances une marque comme Paner, c'est un pari risqué et c'est justement là où ça devient important quelque part de défendre ce rôle là aussi c'est vrai qu'on a de la chance d'avoir des gens comme lui qui nous font confiance Oui, carrément. tes futurs projets après la saison au Cirque Pain d'Air. J'ai cru comprendre que tu repartais à Toulouse.
- Speaker #1
Moi, cet hiver, je descends à Toulouse. Là-bas, j'ai la chance de retravailler avec Pierre Gallibert. Ce sera Pierre qui présentera le spectacle, ce ne sera pas moi. Et en fait, moi, ça me va bien parce que du coup, je vais exploiter à fond le rôle de chef de salle et de chef de piste. C'est autre chose que je fais ici. Sauf qu'ici, comme en plus je présente le spectacle, je suis tout le temps en train de courir. Là-bas, je sais que je serai aussi toujours en train de courir. Mais je suis très content de pouvoir faire ce rôle de chef de piste. Ça me va bien. Et puis, je me dis que c'est pareil. C'est un rôle, pour moi aussi, que de toute façon, il n'y a pas de sous-métier. Que tu sois celui qui nettoie le crotin ou que tu sois le présentateur ou le trapéziste. À un moment de temps, on vit tous dans des caravanes.
- Speaker #0
Oui, et puis, sans l'un, il n'y a pas de spectacle. L'un sans l'autre, il n'y a pas de spectacle.
- Speaker #1
L'un sans l'autre, il n'y a pas de spectacle. et donc là ce rôle de chef de piste c'est quelque chose que je trouve bien Et pareil, c'est quelque chose de très important dans le spectacle. Tu restes un petit peu dans le timing, dans la coordination. Donc non, j'aime bien.
- Speaker #0
Ok, cool.
- Speaker #1
Le casquette de manager.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et l'après Toulouse, est-ce que tu sais déjà ? Est-ce que tu peux en parler aussi ?
- Speaker #1
Je sais que l'année prochaine, je serai toujours sur la route.
- Speaker #0
Ah, déjà.
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #0
ce sera la surprise pour nos éditeurs. Tu as déjà réalisé un rêve en devenant monsieur loyal du cirque plein d'air. Est-ce que tu as, par exemple, un autre cirque dans lequel tu aimerais travailler ? Tu te dis, là, ça serait aussi quelque chose.
- Speaker #1
C'est sûr que si demain les bouglions me contactent...
- Speaker #0
Ah bah oui ! Après, les bouglions, c'est là où tous les grands messieurs loyaux finissent leur carrière, quelque part.
- Speaker #1
Ça serait incroyable. ou en tout cas même travailler sur des productions avec eux ce serait le top on passe le message à
- Speaker #0
Joseph Bouglione à bon entendeur autre question avant de passer sur les dernières comment est-ce que tu vois l'évolution du cirque dans les prochaines années parce qu'on est obligé d'y passer je pense que l'avenir du cirque en France il
- Speaker #1
peut avoir un bon avenir maintenant c'est compliqué Et il faut que... il faut que le cirque soit respecté il faut retrouver la confiance du public chose que nous par exemple on a réussi à faire cette année mais voilà normalement n'importe qui produit un spectacle de cirque que tu t'appelles Pinder, que tu t'appelles Zavata que tu t'appelles Medarano peu importe que ce soit des gens qui sont issus de familles de cirque ou des gens comme nous on est normalement tous des professionnels et on devrait tous présenter. Il ne devrait y avoir en tout cas que des spectacles de qualité professionnelle. Alors effectivement, tout le monde ne peut pas se permettre d'avoir les meilleurs artistes du moment.
- Speaker #0
Non, c'est sûr.
- Speaker #1
C'est incontestable et c'est normal. Maintenant, je pense que chacun devrait donner son maximum. Et voilà. Et c'est sûr qu'il y a du boulot. Il y a beaucoup de boulot.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. C'est une bonne approche pour l'évolution. J'espère aussi que ça ira dans ce sens-là. On va passer sur les dernières questions qui sont plus axées sur le musée et le podcast. Il faut bien qu'on parle un petit peu de nous aussi. Tu nous as dit que tu avais découvert le podcast via l'interview de Tisto. La question, c'est, tu en penses quoi du concept ? Moi,
- Speaker #1
je trouve ça top parce que déjà, ça diversifie. Et puis, ça permet de ne pas entendre ce qu'on entend toujours. Par exemple, tu vois là. L'interview qu'on a faite ensemble, ça va durer une heure, quelque chose comme ça.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Moi, cette année, j'ai eu la chance de faire beaucoup de médias, beaucoup de radio, beaucoup de télé, beaucoup de journaux. Tu racontes toujours les mêmes choses.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et c'est normal parce qu'en plus, tu es là pour faire la promotion du spectacle, tu n'es pas là pour faire ta promotion à toi.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Mais donc là, je trouve que c'est bien parce que ça permet d'avoir une discussion haute, de vraiment rentrer dans le vif du sujet, d'aborder des points qui sont totalement différents. Donc non, moi, je trouve que c'est top. Et puis ça permet aussi de donner un petit peu l'envers du décor.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
parce que... C'est top ce qui se passe dans la piste. C'est bien aussi. Parce que ceux qui nous écoutent, c'est beaucoup de passionnés de cirque. De leur faire connaître aussi autre chose, de leur faire découvrir d'autres personnes. Peut-être de leur sortir de leurs idées reçues aussi.
- Speaker #0
Aussi, oui. On espère aussi.
- Speaker #1
C'est le but. C'est que... Les pages se tournent.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Comme le vent souffle.
- Speaker #0
C'est ça. et ça permet aussi justement, nous c'est ce qu'on cherche aussi d'aller, tu disais, différents des plateaux télé et des interviews que tu as faites, vraiment de se concentrer sur l'artiste et d'aller dans ce sens-là parce que ça nous paraît important
- Speaker #1
Ouais c'est chouette, c'est vrai que c'est le con et puis voilà, vous êtes les seuls à le faire donc c'est innovant Moi j'aime bien tout ce qui innove C'est cool,
- Speaker #0
merci Et donc tu as aussi eu l'occasion de visiter une des expositions du musée du cirque itinérant comment est-ce que tu perçois le travail qui est fait autour du cirque sur la mémoire l'idée de faire vivre un patrimoine toi en tant qu'artiste à ton niveau alors
- Speaker #1
mon petit niveau pour le coup moi c'est vrai que j'ai eu la chance de découvrir le musée quand vous étiez à Donge et ça permet de voir des choses que moi j'avais jamais vues en plus l'exposition qui était sur le terme du cirque est d'horreur, de l'étrange moi j'avais tous les documents qu'il y avait il n'y avait jamais rien que j'avais vu et je trouve ça incroyable de réussir à ressortir des affiches qui ont autant de temps tous ces costumes, tous ces accessoires et oui effectivement on a un patrimoine que certains ont tendance à oublier parce que normal les saisons passent et quand t'as la tête dans le guidon tu te rends pas forcément compte mais non non le musée du cirque est très bon et voilà et le fait que en plus vous arriviez à faire des exploits avec des thèmes et tout ça c'est très chouette ok cool merci en tout cas voilà pour finir pour conclure qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un pour lui donner envie d'aller au cirque et ou d'écouter Culture Cirque à quelqu'un qui quelqu'un qui demain je vois quelqu'un qui me dit non moi je vais pas aller au cirque je vais dire mais pourquoi s'il me dit c'est pour les gamins J'ai tendance à dire qu'un spectacle pour les gamins où tu as des gens qui risquent leur vie sur un fil ou sur un trapèze à 10 mètres de haut, je ne suis pas sûr que ce soit que pour les gamins et qu'ici, la seconde chance, elle existe, mais qu'il n'y en a pas trois. Il faut réussir du premier coup. C'est du vrai spectacle. Aujourd'hui, le cirque, c'est le spectacle vivant direct par excellence. J'ai tendance à le dire. Il faut l'encourager. Il faut l'encourager, le métier-là. et pour Culture Cirque et pour Culture Cirque je vais te dire, il faut continuer d'écouter il faut aller voir les expos parce qu'effectivement vous êtes une asso, vous vous donnez vous avez votre métier à côté, ça vous prend un temps fou donc non, c'est sûr que je pense que pour vous c'est de pouvoir être soutenu par les artistes par les gens de cirque c'est important ce serait très très bon pour vous en tout cas,
- Speaker #0
un grand merci à toi avec grand plaisir,
- Speaker #1
à bientôt à très bientôt
- Speaker #2
Un immense merci à Corentin pour ce bel échange et à Florent pour avoir animé Depuis la caravane, Pandère.
- Speaker #3
On espère que ce format spécial vous plaît. N'hésitez pas à nous le dire, posez vos questions. On y répondra dans un prochain épisode.
- Speaker #2
Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux.
- Speaker #3
Facebook.
- Speaker #2
Musée du Cirque itinérant des Hauts-de-France.
- Speaker #3
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- Speaker #2
Musée du Cirque itinérant HDF. X. Arrobase. Espace-8. Cirque.
- Speaker #3
TikTok.
- Speaker #2
arrobase musée du cirque itinérant page tipeee oui notre nouvelle page où vous pouvez mettre une petite participation financière pour nous aider et bien sûr notre chaîne dédiée pour votre podcast culture cirque sur youtube et toutes les autres plateformes Rendez-vous en 2026 avec un nouvel épisode dédié au spectacle du Cirque Knick.
- Speaker #3
On se retrouve bientôt les amis.
- Speaker #2
Allez, au revoir. Au revoir. Merci.