- Speaker #0
Salut, un petit mot avant de commencer cet épisode, tout simplement pour vous dire merci. Eh bien merci parce que vous êtes toujours plus nombreux à écouter les épisodes dans le pot de yaourt. Alors si vous voulez soutenir le projet, n'hésitez pas à suivre, à commenter le podcast sur les plateformes d'écoute, sur Deezer, sur Spotify, sur Apple Podcasts, et puis n'hésitez pas non plus à suivre la page du compte Instagram dans le pot de yaourt. Sur ce, bonne écoute ! Bienvenue dans le pot de yaourt, le premier podcast qui s'intéresse à toutes celles et ceux qui font le Havre, à toutes celles et ceux qui sont le Havre. Le plus souvent possible, je vais recevoir à ce micro des artistes, des sportifs, des entrepreneurs, des créateurs de contenu, des cuisiniers, des écrivains, bref, tous ceux qui font briller notre chère et tendre ville et qui nous rendent chaque jour un peu plus fiers d'être à vrai. On parlera de leurs histoires et on verra en quoi le Havre à une place centrale et si particulière dans leur projet. Saison 4, épisode 4. Pour Paris, le Havre est devenu hype.
- Speaker #1
C'est une ville où on voyage, le Havre c'est un bout du monde. Ça nous ?
- Speaker #0
On n'est pas d'avis ! C'est un du Havre, au moins je viens de co-crier aux villes. Faire entendre à tout le monde que le Havre c'est une belle et grande ville. Le Havre. Little Bob, c'est the king. Un Havre de grâce. Je vais ramener la cage au Havre.
- Speaker #2
Au Havre, les gens sont tous gentils. Ici, c'est le Havre.
- Speaker #0
parcours d'urbex. Bref, ces journées sont bien chargées et ça tombe bien puisque c'est de tout ça dont il va nous parler aujourd'hui. Je suis heureux de recevoir Vadim. Salut Vadim.
- Speaker #3
Salut Pierre.
- Speaker #0
Ça va ?
- Speaker #3
Ça va très bien.
- Speaker #0
En tout cas, merci d'être là Vadim. Je le disais, tu fais beaucoup de choses.
- Speaker #3
C'est vrai. Je ne sais pas comment je fais, mais je fais beaucoup de choses.
- Speaker #0
J'ai rien oublié ?
- Speaker #3
Non, c'est bon. C'était très bien. La liste était bonne. Très bien.
- Speaker #0
Mais je me suis... demander pendant la préparation de l'épisode par quoi j'allais commencer ?
- Speaker #3
Bonne question. Déjà, si tu veux peut-être se présenter pour les auditeurs et auditrices qui ne me connaissent pas.
- Speaker #0
Je te laisse te présenter, cher Vadim. J'ai essayé de le faire.
- Speaker #3
Pour résumer un peu, moi c'est Vadim, je suis à vrai de naissance, même si j'ai eu l'occasion de bouger entre temps, mais je suis revenu au Havre parce que ça reste ma ville de cœur avant tout. J'ai 40 ans dans 4 ans. déjà, bientôt comme ça je travaille en fait comme photographe et vidéaste indépendant et j'avais, avant de me lancer indépendamment dans la vidéo, je faisais beaucoup de vidéos sur Youtube, j'ai fait pas mal de tournages par-ci par-là pour faire des clips de musique pour des groupes locaux, après je me suis orienté dans le film d'entreprise et puis dans la photo moi c'est surtout l'aspect urbain et c'est justement ça que je mets en avant euh justement avec l'exposition qu'on va parler bientôt.
- Speaker #0
Justement, le côté urbain, le parcours. Moi, j'ai envie de commencer par là.
- Speaker #3
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Parce que c'est peut-être ta plus ancienne activité.
- Speaker #3
Oui, parce que si tu veux, j'ai commencé le parcours il y a plus de 20 ans. Donc, en gros, concrètement, ça me donne le statut du doyen de parcours ouave en cours actif. Donc, pour le coup, je suis le pire.
- Speaker #0
Tu as une médaille ? Pas du tout. Non,
- Speaker #3
c'est là-dedans. En vrai, ça fait 20 ans que je fais ce sport. Et puis, pour le coup, on a une asso sur le Havre qui s'appelle Concrete. On donne des cours à des ados, à des enfants, même à des adultes. On a le gymnase de Portociane qu'on peut avoir avec des créneaux pour justement donner des cours et préparer à tout faire, des activités en dehors après. Donc, pratiquer les mouvements en extérieur. Et pour le coup, moi, je suis hyper passionné par ce sport, vu que ça fait déjà 20 ans. Et j'aime bien transmettre aussi les valeurs de ce sport avec les nouvelles générations, puisque j'ai vu comment le sport a changé en deux décennies. Et en fait, le fait que je sois encore là, ça montre que quand j'ai commencé ce sport-là, sur les falaises de Saint-Adresse, au niveau des blocos, j'ai vite compris que ça va me coller à vie. Donc, peu importe mon âge, je serai toujours dans le parcours.
- Speaker #0
Par rapport à ce que tu dis, je pense qu'on a à peu près tous compris ce qu'était le parcours. Mais pour ceux qui n'auraient pas compris ou alors qui n'auraient pas forcément capté vraiment le truc, est-ce que tu peux nous définir ce que c'est que le parcours ?
- Speaker #3
Concrètement, si vous avez vu les films comme Yamakasi ou Banlieue 13, c'est un sport qu'on appelle également l'art du déplacement. Et donc, en fait, il s'agit de se déplacer dans un milieu soit urbain ou naturel en franchissant des obstacles. Et pour cela, il n'y a que besoin de notre corps humain. et devant toi tu as différents obstacles ça peut être des murets, ça peut être des rochers des bancs, des escaliers et l'idée c'est de trouver des chemins on va dire raccourcis qui permettent de les passer assez efficacement et quand j'entends par là c'est beaucoup de sauts de grimpes, de franchissements, de glissades et maintenant il y a aussi le côté un peu spectaculaire où les acrobatistes se sont un peu mêlés à la discipline et donc on voit maintenant sur le réseau énormément de mouvements de parcours où des mecs vont faire des saltos de toit en toit, ça fait partie du jeu Mais de base, c'est vraiment, on imagine comme si tu étais un chat qui se déplaçait d'un point à un point B et qui va émettre un saut justement pour passer de ces deux points, si tu veux.
- Speaker #0
La question à 1000 dollars, c'est dangereux ?
- Speaker #3
C'est dangereux, c'est seulement dangereux si tu te mets à dépasser tes limites. En fait, tout le monde peut faire du parkour, peu importe ton âge, peu importe ta condition physique. C'est-à-dire que si même, par exemple, tu vas sauter, imaginons que tu as deux marches, tu vas sauter de la première marche à la deuxième. ça peut être Pas impressionnant visuellement, mais ça reste du parcours. Parce que tu as franchi un obstacle, tu es passé d'un point A à un point B. Et en vrai, le parcours est seulement dangereux si tu sais que... Si jamais tu sais que tu peux sauter, que... Imaginons 3 mètres, va pas t'amuser à sauter 4, 5 mètres. Tu fais ça progressivement, c'est comme dans le skateboard en fait. C'est vraiment un peu le même état d'esprit où tu y vas progressivement. Et tu oublies le côté spectaculaire comme on te montre à la télé. Où tu as des mecs qui font des sauts, des trucs de malade. Et n'importe qui peut faire du parcours pour de vrai. C'est un peu... C'est comme faisait un peu Jackie Chan, si tu veux, à l'époque, avant que le parkour soit populaire. Mais en vrai, si tu veux, tout le monde peut en faire, comme je disais. C'est que tu écoutes ton corps et comment tu l'adaptes avec l'environnement. C'est juste ça.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui te plaît, toi, dans le parkour ?
- Speaker #3
Écoute, c'est dur à répondre cette question, mais je pense que déjà, c'est le côté libre. C'est-à-dire que le parkour m'a donné l'opportunité d'affronter un peu... Il y a ce côté, tu sais, tu as fondé des obstacles. Et en même temps, ça te forge mentalement pour dans la vie de tous les jours, où tu sais que dans la vie, tu as des obstacles à affronter. Et tu les relis un peu avec ce... Une petite métaphore. C'est un peu métaphorique, c'est vrai. Et en fait, c'est surtout le fait de... J'ai toujours une admiration, en fait, pour tout ce qui a été construit par l'homme. C'est-à-dire que je suis très amoureux, déjà, de l'architecture brutaliste. C'est vraiment quelque chose que j'aime. Déjà, on a ce qu'il faut, mais même à travers le monde, que tu ailles dans les pays de l'Est, ou même... En Amérique latine, il y a beaucoup de bâtiments dans ce style. Et dans le parcours, justement, c'est le fait de pouvoir se déplacer sur des structures construites par l'homme et qui ne sont pas prévues pour à la base. Et c'est ça qui... Je me sens libre d'aller là où j'ai envie d'aller, de franchir des chemins que personne ne prend. Et ça ne te... Il n'y a pas un côté... Je me la joue marginal, je suis à contre-courant de ce que les gens font, mais c'est une vision du monde qui est différente. C'est-à-dire qu'en final, le parcours se pratique partout. Et il n'y a pas de terrain approprié. On a des parcours parcs, mais je peux en faire autant dans la forêt de Fontainebleau que je peux en faire sur les toits de Venise ou je ne sais pas. C'est dit comme ça, c'est qu'il n'y a pas de limite. Et en fait, il te faudrait 10 000 vies pour pouvoir faire tout ce que tu as exploré, tous les recoins de la terre que l'homme a construit.
- Speaker #0
Tu le disais aujourd'hui, tu as pris un peu d'âge, d'expérience. Tu donnes des cours aux plus jeunes. Mais comment toi, tu découvres le parcours ? Et j'imagine qu'il y a peut-être 20 ans, il y avait... Pas de cours ?
- Speaker #3
Oui. Alors moi, personnellement, je ne donne pas de cours. Je participe à des initiations. Par exemple, quand il y a le FISE à la plage chaque année, on installe le module avec l'équipe et puis on fait des animations, on apprend des mouvements à des jeunes et des moins jeunes. Et moi, personnellement, je ne donne pas vraiment de cours. Je ne suis pas prof de parcours attitré, on va dire.
- Speaker #0
Mais ça existe ?
- Speaker #3
Alors oui, il y a des gens qui sont profs, mais je pense que ce n'est pas prof comme à l'éducation nationale. C'est un statut à part, mais tu te mets en assaut et tu peux être amené à donner des cours, on va dire, de parcours. Après, quand tu es prof, c'est plus par ton expérience que tu as étudié dans une école de parcours pour dire après, ça y est, je peux apprendre le parcours aux autres. Non, c'était plus ton expérience personnelle qui fait que tu peux te permettre justement... de transmettre tes expériences. C'est ça. Alors, le parcours, ça a commencé dans les années 2000. On avait Internet, mais pas beaucoup. Et en fait, c'était d'abord Yamakasi. C'était le film Yamakasi qui est sorti, je me rappelle, le 4 avril 2001.
- Speaker #0
Et j'y suis allé.
- Speaker #3
J'avais 11 ans. Voilà, j'avais 11 ans.
- Speaker #0
T'as de la précision.
- Speaker #3
C'est ça, ouais. Et en fait, si tu veux, de 2001 à 2004-2005, c'était... Et ça, c'est la révélation, quoi. Ah oui, alors attends, ouais. Justement, parce que j'ai découvert vraiment d'abord avec Yamakasi. Et puis après, vers 2004-2005, j'ai découvert par un copain du Havre qui m'envoie à l'époque sur MSN un lien d'un site qui s'appelait leparcours.com. Et il me dit, mais tu sais que ce qu'on faisait depuis le temps, ça ne s'appelle pas Yamakasi, ça s'appelle le parcours. Et ça a été créé par un mec qui s'appelle David Bay, etc. Puis moi, je regarde de plus près. En fait, à l'époque, il n'y avait pas YouTube et on téléchargeait les vidéos directement sur ton Windows familial. Je regardais les vidéos en boucle. Comme on dit, je les binge-watchais. Et en fait, j'ai... À ce moment-là, c'était la révélation. À ce moment-là, j'ai compris, je suis « waouh, je viens de découvrir que ce que je fais, c'est du parcours » . Et c'est resté à vie. Jusqu'à présent, c'est là. Donc vraiment, c'était avant que YouTube naisse. Le parcours, j'ai découvert justement par des sites web en fait, avec des vidéos en MPEG. Et après, le 13 est arrivé. Ça a aussi donné un coup de boost à la popularité de la discipline. Et ensuite, après, il y a oui, toute la... t'as les skyblogs aussi, à l'époque on avait un skyblog avec mon collectif je m'en souviens, et puis on a d'ailleurs filmé notre toute première vidéo de parcours c'était en 2006 j'avais posté ma toute première vidéo de parcours filmée avec une caméra mini-DV à l'époque, à l'ancienne et je l'avais mise en ligne quelque part en 2006 donc pour te dire à quel point ça remonte donc ouais, c'est comme ça en fait c'est vraiment grâce à internet
- Speaker #0
20 ans à parcourir le Havre en long, en large et en travers Merci. Vadim, qu'est-ce qu'elle a de particulier cette ville pour la discipline que tu pratiques le parcours ?
- Speaker #3
J'ai envie de te dire que le fait que ce soit cubique, bétonné, c'est que des infrastructures qui sont presque adaptées. Vraiment, moi je pense que le Havre, malheureusement beaucoup d'athlètes mondiaux ne sont pas venus énormément au Havre, mais ils verraient le potentiel de malade qu'on a parce que, comme je te dis, c'est ça, ville d'après-guerre, architecture brutaliste. Et des fois, je me demande si Auguste Péry n'a pas construit ça pour nous. Tellement tout est fourni, on va dire. Et puis, oui, c'est ça. C'est que la ville a vraiment un côté. Et ce qui est intéressant aussi, c'est qu'on peut aussi faire des défis parcours au-dessus de l'eau. Du fait qu'il y a des bassins un peu partout dans la ville. On a trouvé des spots où justement, il faut sauter par exemple d'un muret à un autre. Et de l'autre côté, il y a l'eau. Il ne faut pas tomber dans l'eau. C'est qu'on fait ce qu'on appelle des water challenge. Et après, on aime bien aussi toute la... ce qu'on appelle le cliff jumping, c'est-à-dire le saut en hauteur dans l'eau, si tu veux. Et nous, comme on aime aussi les acrobaties, souvent, ça nous arrive d'aller sur les quais des Antilles, des trucs comme ça, pour se faire des sessions de salto dans l'eau. Et à côté de ça, c'est que quand il fait vraiment trop chaud, c'est ce qu'on fait. Mais sinon, en temps normal, oui, en centre-ville, tu as le volcan qui est, pour moi, un des meilleurs spots parce que tu peux faire des glissades sur le volcan. Et ça, c'est un truc qu'on faisait quand on était gamins. Qui n'a jamais essayé de monter le volcan. On va pas bien se faire. Moi encore aujourd'hui, je le grimpe ce petit volcan. Après, il y a toujours des enchaînements intéressants à faire avec des glissades. Il y a les marches aussi qu'il y a sur le côté, pas très loin de la bibliothèque. Bref, tout autour, le centre-ville, c'est un concentré de spots assez incroyable. Il y a même du côté de Montgayard ou Coquereville, même Bléville, il y a des spots aussi. Mais c'est vrai que comme moi, je suis localisé au centre-ville, on s'entraîne régulièrement au centre. Quel est ta...
- Speaker #0
plus grande fierté dans le parkour depuis plus de 20 ans maintenant ?
- Speaker #3
Waouh !
- Speaker #0
Le truc que t'as fait et que tu hallucines encore.
- Speaker #3
Ça c'est quelque chose que j'essaie de... Alors ça c'est une question assez dure à répondre, je te cache pas. En fait, il y a un truc par contre dont je suis fier, c'est que j'ai réussi à mettre, grâce au parkour, un pied dans ce qu'on appelle le chase tag. Et le chase tag, si tu veux, c'est le jeu du chat et la souris. Ah oui, Tu dois connaître ça. En fait, j'ai eu la chance il y a un an et demi, deux ans, de filmer les compétitions mondiales avec des équipes qui venaient du monde entier. Hyper impressionnant. Ouais, c'est hyper cardio comme sport. Vraiment, moi, j'adore. Et en fait, 80% des athlètes qui viennent de ce milieu, ils viennent du parcours. Donc au final, je me suis retrouvé à filmer en tant que cadreur cette compétition qui a été diffusée en ligne et qui après diffusée sur l'équipe. Et vraiment, j'ai compris que ça faisait un moment que je voulais tester ce sport. Et quand j'ai mis un pied là-dedans, j'ai réussi à faire même des... des compétitions, je suis allé jusqu'en Suède même une fois pour représenter une équipe hollandaise. J'ai joué pour la Hollande, on a fini deuxième. Tu as joué pour la Hollande ? Oui.
- Speaker #0
On se retrouve à jouer pour la Hollande.
- Speaker #3
Alors comment ? Bah en fait c'est parce que... Il y a un problème. Ouais il y a un problème. Non en fait en vrai c'est parce qu'il y a... Comme j'étais souvent en Hollande, vu que là-bas ils ont ce qu'on appelle des quads, donc des terrains pour pratiquer le chasetag. Le fait d'être allé régulièrement là-bas, de rencontrer du monde, il y a un des athlètes d'une équipe nationale là-bas qui m'a contacté. Il m'a dit qu'on avait besoin de pratiquants pour l'équipe Novice qui va faire une compétition internationale en Suède, à Stockholm. Il m'a proposé de faire partie de l'équipe. Dans l'équipe, on était six. Il y avait trois ou quatre Hollandais. Il y avait deux gars qui venaient du Pays de Galles et il y avait moi, le seul franco-russes du lot. Pour le coup, on avait quand même une super solidarité. On s'entendait très bien, on était vraiment dans la motivation, dans l'entraide et tout ça. Et ça ne nous a pas empêché d'avoir une bonne entente. Et en fait, c'est ça, j'étais dans la catégorie, on va dire, ce que je disais novice, vu que je ne suis pas pro pour le moment. Je fais ça pour mon plaisir, mais c'est vrai que si un jour je peux grimper les échelons, je ne serai pas contre. J'avais pensé, le Chess Tag est d'ailleurs récemment arrivé en Russie. Ils ont enfin posé les terrains en Russie, ce qui fait qu'ils vont forcément avoir des équipes nationales. Et un jour, j'aimerais potentiellement, si c'est jouable, de jouer du côté de la Russie, vu qu'en France, ils ont déjà beaucoup d'équipes. J'ai un rapport aussi avec le parcours et la Russie qui est très fort, parce que les Russes ont beaucoup inspiré le parcours mondialement. Ils avaient un niveau très élevé. Si tu regardes les vieilles vidéos des années 2000 sur YouTube, tu vois que les mecs étaient vraiment dans le futur. Et pour le coup, ils ont un niveau très, très élevé. Et le fait que le Chase Tag arrive là-bas, moi, je trouve que c'est un plus. Et tant mieux, parce que comme ça, on oublie un peu ce côté géopolitique et tout ça. Et on met vraiment en avant le côté sport. Et c'est intéressant. Sachant que d'ailleurs, à la compétition internationale, il y avait des équipes qui venaient de Chine, du Japon, d'Israël, du Brésil. Vraiment, eux, ils ne se mettent pas de limite au niveau du sport. C'est ça, voilà.
- Speaker #0
Il y a une autre... plein d'autres de tes passions qu'on va évidemment évoquer pendant cette discussion. On reste sur le côté urbain, est-ce que tu pratiques l'urbex ? Oui.
- Speaker #3
L'urbex, en vrai, ça fait...
- Speaker #0
Alors qu'est-ce qu'est l'urbex, déjà ?
- Speaker #3
Si tu veux, l'urbex, c'est le contraste de l'exploration urbaine. Donc, en gros, ça regroupe vraiment... De base, l'urbex, c'est surtout associé à la visite de lieux à l'abandon. Donc, ça peut être n'importe quoi, des usines, des manoirs, des châteaux, des discothèques, des aéroports, bref. Ça fait vraiment tout ce qui est Merci. bâtiment à l'abandon, donc construit par l'homme, et le fait de les visiter et d'essayer de ressentir quelque chose sur place, avoir des angles de vue intéressants pour surtout faire des photos. Et donc, moi, ça fait... L'urbex,
- Speaker #0
pardon, excuse-moi, je te quitte, mais la pratique de l'urbex va avec la pratique de la photo ?
- Speaker #3
Pas forcément, mais souvent, oui. C'est-à-dire que tu remarques souvent, quand tu fais de l'urbex, si t'es passionné de photos, t'as des angles de vue, je veux dire des... Comment dire ? Tu as des paysages à l'intérieur d'une maison où tu as des vieux meubles qui sont répartis un peu partout et tu peux faire vraiment ressortir une ambiance assez particulière où tu voyages dans le temps, en fait. En fait, la plupart des urbexers font de la photo, mais il y en a qui font ça aussi sans forcément faire de photo. Il y en a carrément, ils vont même jusqu'à aller chercher des fantômes, des trucs comme ça, tu vois, dans les trucs un peu paranormaux. Mais en vrai, il y a plusieurs aspects. Il y en a qui cherchent l'aspect historique, à connaître l'histoire du lieu, pourquoi il en est arrivé là. Le deuxième aspect, c'est photo, comme on disait, vraiment pour l'art de la photo. Et le troisième aspect, c'est plus l'aspect sentiment. Qu'est-ce que tu ressens sur place ? Comment tu vois la chose ? Est-ce que tu dis, waouh, il y avait une vie avant ici et maintenant, il ne reste que ça ? C'est ça que tu cherches, en fait, avec l'urbex. Et moi, ça fait, avec Seigneur, justement, ma conjointe, ça fait presque depuis 7-8 ans qu'on en fait. Et en fait, je t'avoue qu'on a traversé la France dans tous les sens. À ce moment-là ? Ah oui, oui, on a énormément voyagé. Tu sais, en fait, on a vu la voiture. Mais genre,
- Speaker #0
tu digues un peu sur les réseaux, sur Internet, pour trouver des lieux.
- Speaker #3
Pour trouver des lieux, il y a plusieurs techniques. En fait, déjà, si tu as des contacts qui sont fiables et sérieux, tu peux échanger des adresses. Mais avec des inconnus, on n'échange pas d'adresse. Enfin, quand tu postes une photo ou une vidéo, tu ne donnes jamais la location, enfin la localisation, pardon. Et pourquoi ? Alors parce que...
- Speaker #0
T'as pas envie que ce soit envahi ? Exactement,
- Speaker #3
il y a cet aspect justement de donner l'adresse, la faire leaker comme ça, ça peut donner des mauvaises idées à certaines personnes. Et le problème c'est qu'on évite le maximum de vandalistes, enfin de vandales si tu veux pardon. On évite le maximum de vandales parce qu'il y en a qui ont des intentions de soit tout casser, de graffer ou même de brûler en fait. T'as des pyromanes qui viennent, il y a vraiment des gens qui sont mal intentionnés, qui peuvent faire un peu n'importe quoi. Après, ça dépend du lieu aussi. Il y a des lieux qui sont très populaires et qui ont été retournés dans tous les sens. À la limite, ça, ce n'est pas très grave. Mais quand c'est une maison qui date du XIXe siècle où il y a encore tous les meubles et que tu as l'impression que tu es rentré chez la personne avec laquelle tu es parti il y a peut-être 3-4 mois, en aucun cas, tu donnes l'adresse. C'est ça l'idée. Et c'est ça aussi qu'on aime, c'est découvrir un peu des mondes parallèles où il y avait des vies avant. et on essaie d'imaginer un peu comment on est arrivé là, pourquoi ce lieu est devenu abandonné. Et souvent, c'est des questions d'héritage, c'est des questions, je ne sais pas, comme je disais, des questions d'héritage ou des gens qui décèdent et qui n'ont personne pour déléguer le bien. Et après, ça peut être des départs précipités, des histoires un peu mafieuses où tu dis si tu as laissé toutes tes affaires et tout ça, c'est qu'il y a eu peut-être un départ précipité un peu à la Breaking Bad comme on voit à la fin. Il y a plein d'histoires en fait. Il y a une maison d'ailleurs, je t'en parle comme ça. J'ai visité une maison à une heure de route de Paris qui a été tenue par un Russe. C'était un manoir en pleine campagne. Et en fait, on a retrouvé son journal intime. On a retrouvé son journal intime avec Xenia dans son bureau.
- Speaker #0
Le gars est vraiment parti très vite.
- Speaker #3
Sauf qu'on ne sait toujours pas. On a enquêté pendant des mois et des mois à savoir. On a des informations, mais on ne sait pas où est-ce qu'il est actuellement. Est-ce qu'il est encore vivant ? Est-ce qu'il est... Est-ce qu'il est en Russie ? Est-ce qu'il est en France ? Mais quand on allait chez lui, sa maison était déjà en état de... Comment dire ? Elle était délabrée, si tu veux. Le plafond commençait déjà à tomber, etc. Mais on retrouvait plein d'objets avec des écriteaux en russe, etc. Et ça nous a assez intrigués parce que le mec, on a compris qu'en fait, il vendait des armes à l'Afrique, à des pays africains. Il avait raconté plein de trucs dans son journal intime. et on a essayé d'enquêter, même en regardant des factures, des noms, on a regardé sur Internet, vraiment, on a fait un travail d'investigation et on n'a toujours pas trouvé où est-ce qu'il est et ce qu'il fait à présent. Donc peut-être qu'il y a des histoires un peu pas très nettes. C'est ça qui est intéressant. Et c'est souvent ça, des manoirs en Italie que j'ai visités où vraiment, il reste tout. Vraiment, il y a les photos des vacances de la famille sur les murs, il y a les vêtements dans les placards et tout est resté. ça a été retourner entre temps, mais tu te dis, laisser un manoir comme ça du jour au lendemain, il y a quelque chose qui s'est passé qui n'était pas très rassurant, on va dire. Il y a des histoires derrière beaucoup de lieux.
- Speaker #0
Quels sont les lieux impressionnants que tu as visités dans le coin, ici au Havre, dans la région ? Dans la région ?
- Speaker #3
Alors, à présent, ce n'est plus disponible, mais le château de Tancarville était quand même un sacré château. Moi, je l'avais fait il y a 5-6 ans et maintenant, il a été repris, il me semble. À l'époque, il y a une histoire comme quoi il était racheté par une équipe de foot. Quand tu rachètes du patrimoine historique, tu es déduit d'impôts ou je ne sais pas quoi. Et pour le coup, ce château-là, il était très ambiance les visiteurs. On avait beaucoup aimé, on l'avait fait. C'était ambiance Godefroy. Et pour le coup, après, à côté de ça, on avait pas mal d'usines. Je dirais, il y avait la dynamiterie. Il y a la dynamiterie en fleurs qui est très connue. Mais ça, maintenant, c'est devenu une friche, il n'y a plus grand-chose. Et après, moi, ce que j'ai eu l'occasion de faire, c'est l'escalier Montbranc aussi. L'escalier mécanique, je l'avais fait, la porte était ouverte. Un jour, on est passé, la porte était grande ouverte. On s'est dit, wow, il se passe quoi ? Ce qui n'est plus du tout le cas aujourd'hui. Oui, ce qui n'est plus le cas. Et pour le coup, c'était il y a plusieurs années. Je suis rentré dedans avec un groupe d'amis. Puis on a visité l'escalier. Et ouais, c'est impressionnant. Ça fait vraiment Port de l'Enfer. Quand tu es seul dans le noir avec ta lampe, tu visites le truc. Et on a monté les escaliers. On a vu qu'il y avait des marches. Il fallait faire gaffe de ne pas mettre le pied dedans. Et en fait, tu as l'escalier qui est en dessous. qui est bien sombre et t'as l'escalier qui est au-dessus où t'as le contour qui est en bloc de béton et cet escalier-là moi je trouve que c'est un vestige à vrai très intéressant et j'ai aussi fait le fameux bunker allemand souterrain à côté de Genère celui-là je l'ai fait aussi il y a plus de 10 ans je l'avais visité et c'est vrai que je me rends compte que je suis un peu claustrophobe en fait je préfère les hauteurs qu'être en intérieur j'ai aussi fait les catacombes de Paris il y a un an là et pourtant de... Pourtant, c'était hyper intéressant, mais jamais de la vie je m'aventure dedans tout seul. Même avec une carte, vraiment jamais de la vie je m'aventure dans un terrain. Il y en a qui le font, donc après ils sont habitués. Parce que c'est les cataphiles, c'est dans leur mode de vie. Mais moi, je préfère être dans les hauteurs et dans l'espace, on va dire. Voilà, c'est un peu l'idée.
- Speaker #0
Tout à l'heure, je te posais la question de savoir si l'urbex, elle est forcément avec la photo, parce que toi, tu en fais. Tu fais aussi de la vidéo. Est-ce que justement, c'est par tes activités de parcours ? d'urbex que tu découvres le monde de la photo, de la vidéo, enfin que tu commences un peu à faire tout ça.
- Speaker #3
Alors oui, la vidéo ça fait un moment que j'en fais. Alors j'ai commencé, la première fois que j'avais une caméra dans la main, j'avais peut-être 13 ans et je filmais des bêtises entre potes. On faisait des conneries par-ci par-là, du skate même, on a commencé à filmer un peu de skate et tout ça. Et après, en vrai, c'est vrai que ce qui m'a motivé à faire de la vidéo, c'est comme je te disais, la toute première vidéo de parcours que j'ai réalisé en 2005 ou 2006. et donc avec un un A l'époque, c'était des vieux logiciels sur Windows XP, genre Pinnacle, etc. Donc, j'avais fait mon premier montage. J'étais très content de moi, tu vois. Et puis, après, avec le temps, le fait de regarder beaucoup de vidéos sur Internet de parkour et de skate, c'est ça qui te dit, putain, mais moi aussi, je peux faire ça comme ils font. J'avais envie, cette envie, justement, de réaliser divers vidéos. Et pour le coup, là, je ne pourrais pas dire que j'ai véritablement une vraie vidéo de parkour de moi à présent, parce qu'en fait, je m'amuse à me filmer, tu sais, par-ci, par-là, quand je fais des mouvements. Mais je n'ai pas encore créé un vrai produit consacré au parkour. Et ça c'est un projet ? Et ça c'est un projet. L'année prochaine, j'aimerais réaliser un documentaire avec une personne en particulier qui est importante, on va dire, dans le monde du parkour, j'en dis pas plus. Mais en tout cas, oui, c'est dans mes projets, pour mes 20 ans de parkour, de réaliser un docu pour raconter mon expérience, mon ressenti, et comment je vois l'évolution du sport, et ce que ça m'apporte, en fait, partager mon expérience personnelle en tant que pratiquant.
- Speaker #0
Tu parlais de parkour, d'urbex, tu prends en photo, tu prends le Havre beaucoup en photo. justement pendant tes activités de parcours, tu prends un peu de hauteur souvent, tu montres un peu le Havre autrement.
- Speaker #3
Alors ouais si tu veux, comme tu disais tout à l'heure c'est ça qui m'a mené aussi dans la photo en fait quand j'ai commencé à faire des vidéos sur Youtube en 2013 tu sais quand j'allais en Russie faire des petits reportages web sur la culture internet russophone et tout ça, et bien j'avais découvert un groupe de gens qu'on appelle les roofer, c'est les mecs qui vont sur les toits du mot roof en anglais Et ces gars-là m'avaient emmené sur les toits de Moscou pour admirer la ville à 360 degrés. Et c'est ça qui m'a amené à faire de la photo. C'est-à-dire que les premiers... mes vrais premiers pas en photo étaient faits grâce aux accès au toit parce que le fait de voir la ville en hauteur, ça m'inspirait. Et donc, ça a commencé là-bas. Et une fois que je suis rentré au Havre, je me suis dit, mais attends, le Havre aussi, il y a de quoi faire. On a quand même quelques grands bâtiments et tout ça. Il y a moins d'avoir des points de vue intéressants. Et c'est là que j'ai commencé à photographier la ville. Donc, ouais, dès 2015, un truc comme ça. On a fait, à l'époque, je me rappelle, il y avait le bâtiment, l'hôpital Calmette, qui était abandonné, tu sais. Et donc, on l'avait infiltré déjà quelques fois. on avait déjà un peu depuis les hauteurs de Tourneville, une belle vue plongeante sur le Havre, sur tous les quartiers. Et j'ai commencé un peu avec ça. Et après, il y a eu quelques passages dans les bâtiments perrés, sur les toits perrés du centre-ville. J'ai même fait le volcan quand il était en travaux en 2014. On s'y était infiltrés avec un pote. Et puis, les flics nous attendaient en bas. Mais bon, ça s'est bien passé. Je dirais qu'il n'y a pas de souci là-dessus. Mais oui, j'avais absolument envie de faire tous ces bâtiments un peu emblématiques du Havre. Et après, oui, voilà. Donc il y a... J'ai continué à photographier la ville depuis ces années, même depuis des grues aussi. J'ai profité de certaines grues qui sont des structures temporaires. Donc je me dis, si la grue est là, je me dis que le grutier doit avoir une belle vue. Alors je me suis dit, autant monter, aller voir ce qu'il y a. Encore aujourd'hui, il y a des points de vue qui sont super beaux du Havre. Peu importe l'objectif que tu as sur ton appareil, tu peux vraiment cibler des trucs de la ville qui sont beaux à voir. Les lumières, surtout, au Havre, qui sont belles.
- Speaker #0
J'allais te poser la question, justement. Je t'ai posé la question en tant qu'amateur de parcours. Qu'est-ce qui te plaisait dans cette ville ? Maintenant, ton œil de photographe, qu'est-ce qui te plaît, toi, au Havre ?
- Speaker #3
Alors, je vais te dire déjà le fait que beaucoup de gens diront que le Havre, ce n'est pas beau, mais en fait, ce n'est pas que c'est moche. Il faut juste apprécier le béton, si tu veux. Et c'est ça, je veux dire, c'est une ville d'après-guerre. Elle a son atmosphère, elle a son caractère. Et le fait de photographier cette ville... J'aime beaucoup l'aspect un peu, comme je disais, brutaliste et cubique. Je suis très amoureux du brutalisme. Juste par exemple, je te donne une idée comme ça. Si tu m'emmènes au château de Versailles, ok, je vais te trouver joli, mais je ne vais pas avoir la même sensibilité artistiquement parlant que si je vois quelque chose de brutaliste. En fait, c'est bête à dire, mais c'est encore avec le rapport au parcours, le fait qu'il y a un côté un peu dystopique que j'aime bien. Tu vois, vraiment, c'est ça. Le brutalisme, je ne sais pas, c'est qu'on a essayé de faire quelque chose de futuriste, mais avec un aspect un peu dystopique. C'est-à-dire que... On tente un truc, mais ça représente un peu l'âme aussi des Pételest, un peu froid, un peu fataliste. Et c'est ça que je ressens aussi, même si le centre-ville du Havre, il est quand même plus joli qu'avant. Il a été érodynamisé, il a son truc, il a son atmosphère. Mais c'est un signe d'une ville qui a souffert, en fait. C'est vraiment les vestiges d'une ville qui a souffert. Et pour le coup, ce que j'aime, c'est ça. C'est plus vraiment l'aspect béton me parle. Le fait que ce soit dans tous les sens, qu'il y ait un côté parallèle et perpendiculaire dans certains quartiers, comme on peut avoir dans le centre et dans le quartier Perret. Je ne sais pas. Il y a le côté industriel aussi du Havre que j'aime beaucoup. Longtemps, j'ai traîné dans le port autonome au niveau des silos avant qu'ils les détruisent. Là-bas, j'ai traîné énormément justement parce que ça aussi, c'était une atmosphère que j'aimais bien. Il y avait vraiment un truc un peu post-apo, tu sais, crade, vraiment délaissé par l'homme. Et ça, ça rejoint un peu justement ce facteur de bâtiment bétonné. Et c'est un amour pour le béton, en fait. C'est ça, c'est l'œil d'un... Il y a un côté tétris, c'est ça. Je ne sais pas comment dire, mais c'est particulier, en fait. Et les couleurs, justement, quand tu as des couchers de soleil ou des levées de soleil, ça change la donne, surtout sur la ville, en fait. Même l'église Saint-Joseph, je l'avais photographiée. Et d'ailleurs, c'est une de mes photos préférées, qui s'appelle « Justicier dans la ville » , où j'ai un copain qui est juste devant sur un des toits pérés de la Porte-Océane. Il est juste en face de l'église et en fait, tu as le soleil qui se lève derrière. En mode Batman. Oui, c'est ça, en mode Batman, on va dire. Vraiment, on est dans Gotham City où tu as même les vitraux qui sont éclairés par le soleil en contre-jour. Et le résultat, moi, je le trouve magnifique. Et puis même à voir dans la vraie vie, c'était beau. Il y a des couleurs qui peuvent apparaître au Havre qui n'existent pas ailleurs. Il y a des couches à soleil magnifiques partout dans le monde. Mais au Havre, c'est assez spécifique.
- Speaker #0
Tellement spécifique, il va se passer quelque chose très bientôt au mois d'avril. On a un certain magasin assez connu.
- Speaker #1
De la ville du Havre, c'est ça ? Oui, ça y est, c'est officiel. J'avais déjà fait deux expos, je ne sais pas si tu t'en souviens. J'en avais fait deux en 2022. Il y en avait une au Local Shop et une à l'Alle, au Poisson. Et là, pour le coup, maintenant, ça y est, j'ai décidé de lancer la troisième expo qui va lancer aussi le nom d'un projet et ça va s'appeler Vertige à Vrai. donc ça c'est par rapport aussi à VH par rapport à mon pseudo Vadim donc j'ai joué avec ça donc Vertige à vrai c'est la consécration le résultat de 10 ans d'exploration au Havre à infiltrer plusieurs lieux, à explorer les recoins de la ville pour avoir des angles de vue que entre guillemets peu de photographes ont pu faire et j'ai je veux avoir cette espèce de d'exclusivité sur raconter l'expérience en fait chaque photo a son histoire on va dire ça comme ça et ce qui fait que Merci. Bien évidemment, j'ai pas mal de photos dans le centre-ville, mais j'ai aussi eu ce truc où, tu sais que j'ai grimpé la tour Alta de l'extérieur pour aller tout en haut. Ça, je ne savais pas. Tu me l'apprends. Je te l'apprends.
- Speaker #0
Et je vais te dire, ce n'est pas bien.
- Speaker #1
Ce n'est pas bien, ne faites pas ça, c'est dangereux. Et donc, en fait, si tu veux, quand j'ai vu que la tour Alta allait se construire, j'ai vu qu'il y avait quelque chose et je me suis dit, de là-haut, je pense que la vue, elle va être belle. Et c'était le cas. Donc, j'ai eu l'occasion. un matin très tôt de grimper sur la Tour Alta, justement pour aller au sommet. Et j'avais un peu cette espèce de... Cette envie, c'est un peu maniaque, on va dire, mais j'avais cette envie de me mettre sur la pointe, tu sais, qui est au bout, la pinte en béton qui est en haut de la Tour Alta, pour avoir juste une photo, et il y a mes pieds qui se baladent avec la vue sur le Havre, où tu as le volcan Saint-Joseph et la mer derrière.
- Speaker #0
J'ai le vertige, rien de me racontant. Tu peux geler entre ces quatre, mais si tu veux, cette photo-là...
- Speaker #1
Tu parlais pas de dire je l'ai pas, en fait. C'est toi qui vois. Mais pour de vrai, je sais qu'il y a un facteur risque, mais c'est des risques qui sont quand même analysés avant de faire les photos que je fais. Et pour le coup, moi, j'ai ce rapport justement avec l'environnement où pour moi, une ville est plus jolie en hauteur, si tu veux, qu'au sol. Et c'est ça justement ce que je cherche. Moi, comme je disais, c'est comme si j'étais un oiseau un peu perché en haut et qui admire l'environnement vu d'en haut. Et en fait, au final, quand tu es sur un toit, dis-toi que comme tu es tout seul ou... si jamais t'es accompagné, tu te sens plus en sécurité que si t'es dans la rue en fait. Donc il y a vraiment un monde à part entre là-haut et en bas si tu veux. Et c'est ça que j'aime aussi du fait que de me dire je suis livré avec moi-même et je peux prendre le temps d'apprécier une vue à 360 degrés et on pourra très bien te dire mais pourquoi tu vas pas sur le truc panoramique qu'il y a au niveau de Claude Monet et tout ça. Je dis ouais mais non c'est pas pareil en fait. C'est que là il y a toute une aventure où justement j'aime bien explorer l'environnement à ma manière. Et pour le coup, quand j'étais en haut d'Alta, les photos aussi vont être exposées justement au magasin LH bientôt. Et c'est ça, il y aura aussi des photos de Saint-Joseph en exclusivité que je n'ai pas postées, puisque j'ai eu l'opportunité aussi d'y aller. Donc oui, il y aura de belles choses.
- Speaker #0
Et ça commence quand ?
- Speaker #1
Alors ça commence le 3 avril, on fera le vernissage ce soir-là. Et j'invite vraiment les gens à venir à ce vernissage, parce que je vais aussi faire une intervention au micro. Je vais raconter toutes mes expériences d'exploration, raconter comment j'en suis arrivé là, ma démarche. J'ai envie de faire une sorte de mini-conférence. Je dirais pas TEDx, mais on est dans l'idée. J'ai envie de parler aux gens pour raconter mon point de vue sur cette pratique. Ce sera du 3 avril jusqu'au 2 mai. Ça se passe au magasin LH. Il y aura la première soirée dès 19h. Et voilà, venez nombreux et nombreuses, et ce sera avec grand plaisir de vous rencontrer et d'échanger là-dessus.
- Speaker #0
Le message est passé en tout cas. Il y a d'autres lieux où tu exposes un peu plus régulièrement, c'est sur YouTube ?
- Speaker #1
Oui, si tu veux, le YouTube, comme je te disais, j'ai commencé il y a plus de dix ans à faire des vidéos sur du contenu russophone pour adresser aux Français. Il me semble que même je suis d'ailleurs le premier francophone à parler de Russie sur YouTube à l'époque. Et j'avais commencé, si tu veux, avec Magical Russian Internet, qui était une émission qui traitait de sujets un peu loufoques de la vision que j'avais de la Russie sur Internet. C'est-à-dire qu'en fait, je ne me suis pas trop intéressé au pays de ma mère avant de découvrir sur Internet des vidéos complètement loufoques de Russes qui font n'importe quoi. Je ne sais pas si tu te souviens de... Au début des années 2010, les russes étaient connus pour être un peu foufous, ils faisaient n'importe quoi, faire des cascades en bagnole, des dashcam avec des vidéos de trucs, des tanks qui passent, il se passait plein de trucs particuliers. Et moi, à un moment, je me suis dit, mais attends, qu'est-ce qui se passe là-bas ? Vraiment, je me pose la question. Je suis parti à Saint-Pétersbourg, en fait, en 2013. J'ai pris ma caméra et j'avais commencé à faire mon premier épisode avec le groupe Little Big, qui est un groupe de musique très connu à présent. Bon, maintenant, ils sont partis vivre aux États-Unis. Et pour le coup, j'avais fait l'interview avec eux parce qu'ils avaient eu une popularité assez grande grâce à What's the Cut à l'époque, à l'époque, What's the Cut avec Anton Daniel. C'était une émission YouTube et le gars avait popularisé le groupe. Et moi, je suis venu pour approfondir un peu qui ils étaient. mieux les connaître. Premier épisode, c'était sur eux. Et après, comme l'épisode avait bien marché, je suis retourné quelques fois en Russie pour faire des reportages. Et donc, j'ai varié mes sujets, dont le sujet sur les mecs qui vont sur les toits. Et c'est comme ça que ça a mené au reste. Et donc, 10 ans de YouTube. Après, pour le moment, ce n'est pas ma priorité dans mes activités. Parce qu'après, en parallèle avec Xenia, on a créé une chaîne YouTube il y a 5 ans d'Urbex, justement. Et donc là, cette chaîne-là... qui s'appelle Follow the Ghost. Elle est exclusivement russophone, elle a adressé un public russophone, mais on a aussi des sous-titres en anglais dessus.
- Speaker #0
Et pourquoi elle l'a réservée aux russophones ?
- Speaker #1
En fait, elle est réservée aux russophones plus parce que, comme Ksenia est plus à l'aise avec le russe que le français, même si maintenant elle parle très bien, c'est qu'en fait, elle avait décidé, à la base, elle faisait des blogs sur des sites russes où elle parlait des lieux à l'abandon, elle faisait des articles, elle faisait des... Elle a fait suivre sa communauté Elle a fait suivre la communauté grâce à Instagram Et ensuite par une chaîne Youtube Et en fait on réalise des vidéos de lieux à l'abandon Qu'on a visité depuis toutes ces années Sachant que là le nombre est incalculable De lieux qu'on a fait On a quand même 3-4 vidéos qui ont dépassé le million de vues Donc ça c'est top Combien de clients tu as d'abonnés ? Sur cette page là, sur cette chaîne là On a 200 000 environ C'est énorme C'est un complément de revenu on va dire par mois avec Youtube mais sur ma chaîne personnelle Vadim je stagne à 17 000 depuis déjà plusieurs années tu vois mais ça c'est pas très grave parce que je suis pas non plus régulier et j'ai eu une phase en fait où il y avait un moment où je faisais beaucoup de vidéos mais parce que j'avais pas beaucoup de on va dire j'avais pas trop de travail j'étais un peu au chômage on va dire donc je me m'occupais comme je pouvais je faisais des vidéos Youtube Elles sont vachement bien tes vidéos elles sont bien réalisées elles sont bien montées je veux
- Speaker #0
dire il y a l'implicature qui est hyper cool la plupart du temps
- Speaker #1
Ouais Après, YouTube évolue énormément. Le YouTube des années 2010 n'est pas le même que le YouTube d'aujourd'hui. Moi, quand j'ai commencé Magic Alert sur Internet, c'était dans le même état d'esprit qu'à l'époque, où on avait plein de YouTubers comme les classiques Mathieu Sommet, Joueur du Grenier, Antoine Daniel. Ils avaient des émissions propres où tu avais cet aspect de « On a Internet, c'est libre, on fait ce qu'on veut, on reste nous-mêmes. » Il y avait encore un côté foufou où on rigolait avec les mêmes, etc. Et en fait, bah... Moi, ce YouTube-là, il me manque encore parce qu'il était quand même assez authentique pour l'époque. Mais le YouTube d'aujourd'hui, il est quand même aussi intéressant. Il y a des codes qui ont évolué. Quand tu fais des vidéos maintenant, si ça fait plus de dix ans que tu es sur YouTube et que tu en fais même juste occasionnellement pour adapter son écriture, son montage avec les codes d'aujourd'hui, si tu veux.
- Speaker #0
Tu essaies de te forcer un petit peu à ne pas être entre guillemets ringard. Non.
- Speaker #1
Après tu vois Bien sûr t'as des vidéos Si je les revois aujourd'hui Je vais dire Bon ben ils ont mal vieilli C'est normal Parce que je suis pas la même personne Qu'il y a 10 ans Quand j'ai commencé Donc t'as un regard Les codes sont plus les mêmes non plus Mais ouais c'est ça Donc le monde Il s'est métamorphosé Si tu veux Donc oui Je me réadapte Et puis Je me dis tu vois Par exemple j'ai arrêté En fait j'ai mis de côté Magical Russian Internet Parce que même si je fais une vidéo Qui traite d'un sujet russophone C'est comme si c'était La même émission C'est juste que Mon générique il me saoule J'ai plus envie de le remettre Et puis Ce n'est pas le même état d'esprit qu'à l'époque quand j'ai commencé. Ce n'est pas comme si j'ai fait un virage à 360 degrés où je suis parti faire des vidéos de pêche, de curling. Non, je continue toujours à traiter de ce sujet-là parce que l'audience sur laquelle je me suis construit d'abord sur Internet s'intéresse à des contenus russophones. Ça me rêve encore des fois de croiser des gens en festival, même que ce soit au Hellfest ou au Motocultor, des gens qui me reconnaissent grâce aux vidéos et qui me disent que ça m'est déjà arrivé quelques fois. Le plus... Ouais, et ils viennent me voir pour me dire, bah écoute mec, grâce à toi, j'ai commencé à apprendre le russe, donc merci. Et là, tu dis, bah en fait, t'as pas fait des vidéos pour rien, quoi. C'est-à-dire que t'as apporté quelque chose à quelqu'un, bah comme tu vas voir un artiste en concert et qui... Après le concert, tu lui dis, écoute, ta musique, elle me procure quelque chose. Et je tenais à te le dire. Et le mec, il avait juste à te dire, merci. Et tant mieux, c'est-à-dire que j'ai fait quelque chose qui t'a apporté. Et c'est ça, tu vois. Et après, la rencontre la plus improbable que j'ai eue, c'était pendant le voyage que j'ai fait en 2017 avec Ksenia et ses amis. On est partis faire 17 000 kilomètres à travers la Russie. Et c'est le nom d'une émission qui s'appelle Autoroute K17 sur ma chaîne. On raconte tout notre récit de voyage. C'est 12 épisodes de 10 minutes. Et en fait, j'étais dans une station service dans le fin fond de la Sibérie. Je sors et là, tu as un mec, un Russe, qui vient me voir comme ça. Il me fait « T'es Vadim ? » Je fais « Ouais, je suis abonné à ta chaîne. » Vraiment, de manière totalement aléatoire, le gars sort de nulle part. Il vient me voir. Je lui dis « Mais t'es sérieux ? » Je lui dis « C'est fou. » Tu dis « T'es en fin fond de la Sibérie, dans une vieille route de campagne. » Et tu as un gars qui vient te voir pour dire « Je suis abonné à ta chaîne. » C'est fort. Il y a des moments comme ça, des souvenirs qui restent. Des moments tendus. Oui, c'est ça. Et puis, en fait, YouTube, comme je disais, ce n'est pas mon travail à temps plein, à part sur la chaîne. carbure sur la chaîne Durmex mais à titre perso je veux dire j'ai construit ma petite communauté et au final même si j'ai pas 100 000 200 000 abonnés pour moi c'est pas grave parce que je préfère avoir une petite communauté de gens intelligents que d'avoir un peu tout le monde et n'importe qui que ça devienne un peu un champ de bataille ou tu sais où tu deviens plus tranquille comme j'aimerais pas avoir la vie de Squeezie ou Innoxtack c'est un peu l'idée donc non c'est si on ne l'a pas encore compris t'es franco-russe ouais de ma mère ouais c'est ça un franco-russe à Stalingrad sur mer exactement j'aime bien cette phrase c'est un peu du sens tout ça même si c'est pas très élogieux pour notre ville de l'appeler comme ça mais c'était pour le clin d'oeil aussi il y a un clin d'oeil c'est ça et puis tu as quand même aussi une grosse communauté de russophones sur le Havre en fait ma mère elle a plein d'amis russes qui sont basés au Havre Enfin, je veux dire, c'est... Je ne dis pas que c'est une grosse communauté, comme je ne sais pas si je te dis la communauté laotienne ou sénégalaise, par exemple. Mais il y a quand même une communauté russe qui est présente. On a l'épicerie Samvel qu'il y a au rond-point. Et puis oui, en fait, c'est ça. C'est que comme le Havre est bétonné, l'aspect de l'architecture me rappelle parfois certains bâtiments soviétiques. Il y a un petit rapprochement. Et même beaucoup de Russes que j'emmène des fois au Havre qui viennent visiter la France, je leur dis, mais passez au Havre. Et ils sont assez surpris de la ville. Et franchement, ils kiffent. Ils ont dit, ah ouais, putain, c'est... Ça rappelle un peu comment on peut être construit dans certaines villes dans l'ère soviétique, où tu as des grandes avenues, c'est très espacé. Le Havre, c'est le cas, tu vois. La Pioche, elle est espacée. Tu prends la rue de Paris, c'est pareil. On a les bassins, la zone du volcan. Ça a erré, quoi. Ouais, ça a erré, quoi. Bon, si tu vas dans le quartier de Danton, etc., c'est pas la même, mais dans l'idée...
- Speaker #0
Ça charme aussi, c'est qu'il y a un peu de tout.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça, exactement. Donc, ouais, ça surprend pas mal. Et puis, moi, en fait, justement, comme je te disais... Ce côté béton m'inspire énormément. Et pour le coup, quand je vais dans certains endroits des pays de l'Est, que tu ailles en Pologne, en Serbie, en Croatie, tu as plein de bâtiments qui ressemblent, qui ont des aspects un peu qui peuvent rappeler certains bâtiments perrés. C'est vraiment tous ces bâtiments construits à l'ère soviétique qui sont de l'ère brutaliste, avec certaines des fresques soviétiques dessus. Mais je me dis, si tu t'amuses avec une IA à demander à transformer l'oeuvre en ville soviétique, tu as moyen de faire quelque chose qui soit crédible. j'y avais pensé ça juste tu reprends je sais pas l'hôtel de ville tu lui mets un marteau une fossile et c'est bon t'y crois quoi donc c'est ça bah écoute peut-être pour un prochain montage c'est ça ouais il y a une autre passion on parlait enfin tu réalises évidemment mais tu réalises aussi des clips oui on parlait de Frédéric Tasse ah bah oui c'est les copains ça ouais la brigade du son ouais ça c'était ça y a un beau clip qu'on a réalisé avec eux ouais c'est clair on a eu on a eu des beaux lieux et tout en plus on a eu une illustratrice qui nous a fait des dessins animés euh plutôt sympa. Elle a bien fait le boulot et tout. Par rapport à Celeritas, ça s'est venu naturellement parce que comme c'est des copains de base et qu'à l'époque, ils avaient besoin de faire un clip avec le tout premier qui était No Speed Limits, c'était moi qui m'étais engagé dessus. Après, naturellement, j'ai continué à faire les clips parce que le projet, en soi, il me plaît et puis il me parle aussi. Et on a aussi, je ne sais pas si tu as eu l'occasion de le voir, mais en plus des clips, on a réalisé un documentaire. J'ai réalisé un documentaire il y a un an avec eux au Hellfest. Et ça, je suis très content de ce documentaire-là. Évidemment,
- Speaker #0
parce qu'on s'y était croisés.
- Speaker #1
C'était ce jour, c'était ce moment-là.
- Speaker #0
À cette édition.
- Speaker #1
D'accord, c'était 2024 ou 2025 ? 2024. Alors non, c'était en 2025. Pardon, pardon, tant pour moi. Il n'y a pas de souci. Mais oui, on s'est croisés dans les pogo de Teleritas en 2024. Je m'en souviens. Avec Paul Cauchy, d'ailleurs. Eh oui, on l'embrasse, évidemment.
- Speaker #0
Et à l'HéloFoot, c'est toi aussi ?
- Speaker #1
À l'HéloFoot, c'était moi aussi, ouais. On a eu le stade Océane rien qu'à nous. Et ça, c'était assez formidable. On s'est bien marrés sur ce tournage. Et puis, le résultat, il est à la hauteur de nos attentes. Et puis, en fait, c'est assez marrant parce que ça a tourné aussi un peu dans le milieu du hack, etc. Et puis, quelques... Quelques personnes qui sont venues Qu'ont croisé Thomas il me semble Le chanteur Thomas pour lui dire Ah putain le low foot c'est toi Après en fait il y a certains À vrai qui l'ont pris un peu comme une insulte Pour le hack alors que pas du tout
- Speaker #0
Moi je suis un grand supporter du hack Au contraire moi j'ai trouvé que c'était Un hommage
- Speaker #1
Je dirais hommage mais un petit clin d'oeil Du fait que les gars sont du Havre Qui tiennent le hack aussi On a mis les maillots parce que c'était vérité Et puis je pense que Il n'y a rien d'offensant dans la chanson, elle est plus drôle que de choses. C'est pour l'amusement. Mais ouais, ce tournage-là, vraiment, c'était une belle opportunité d'avoir juste un stade à toi tout seul. Les gars de la com étaient très sympas avec nous et il n'y a pas eu de problème. Il y avait certains joueurs de foot qui nous ont vus avec des déguisements de martiens qui n'ont pas trop compris ce qui se passait. Mais à part ça, c'était bien passé. C'était génial.
- Speaker #0
Vadim, on arrive presque à la fin de cet épisode. On va parler de tout. tes activités. Il y en a beaucoup. Si je te demandais de choisir...
- Speaker #1
Oui, une activité. Une seule. À vie ?
- Speaker #0
À vie.
- Speaker #1
Que ce soit la photo, l'urbex, la vidéo, le parcours, c'est ça ?
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Alors en vrai, je te dirais le parcours. Demain, tu m'enlèves le parcours, c'est comme si tu m'otais la vie. Ah ouais, c'est pas mal. Moi, je suis très passionné. Et même si je ne le pratique pas au quotidien, parce que la vie fait que j'ai des trucs à côté, etc. Je veux dire, dès que je peux le faire, j'en fais. Et en fait, non, c'est... C'est très dur pour moi de devoir arrêter ce sport-là. Je pense que la seule chose qui me retirera du parcours, c'est la mort, clairement. Tu te le dis franchement. Tu as prévu le plus longtemps possible. Oui, bien sûr. Tu sais que c'est un sport qui me suivra à vie. Je continuerai à voyager, à rencontrer des gens de la communauté, des gens même jeunes qui sont très inspirants aujourd'hui, des jeunes convaincants qui font des trucs de zinzin et qui m'impressionnent. Je trouve ça aussi intéressant. J'ai des choses à apprendre même grâce à eux, avec eux. C'est un sport où tu as tout le temps quelque chose à apprendre. C'est pas comme... Même après un temps de pratique. Exactement. Carrément, j'ai toujours des mouvements à prendre, toujours des techniques. Et c'est différent, par exemple, du karaté, où une fois que tu as atteint une certaine ceinture ou un certain dan, comme on dit, le parcours, tu auras toujours quelque chose à apprendre et à découvrir. Et c'est ça qui fait la force du sport aussi.
- Speaker #0
Vadim, avant de se quitter, il y a toujours une dernière question que je pose à mes invités. Cette question, c'est toujours la même. Tu peux prendre ton temps pour y répondre, tu peux répondre de façon assez brève en quelques mots, c'est toi qui gère. Cette question la voici mon cher Vadim, le Havre pour toi ça représente quoi ? Pourtant tout le monde sait que je pose cette question à la fin, personne n'a préparé.
- Speaker #1
Allez je dirais que c'est un petit paradis brutaliste en bord de mer.
- Speaker #0
Et bien écoute merci beaucoup Vadim.
- Speaker #1
De rien, merci à toi.
- Speaker #0
Merci d'être venu. Rendez-vous. C'était une conversation très intéressante, rendez-vous.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
le 3 avril le 3 avril au magasin LH pour ton expo tu nous rappelles le nom de l'expo Vertige Vertige à vrai à partir de
- Speaker #1
19h voilà venez avec grand plaisir le 3 pour le vernissage et puis ça va durer quoi 3 semaines 1 mois ça dure 1 mois ça dure 1 mois donc jusqu'au 3 mai lancement d'un projet avec boutique en ligne etc très bien vous retrouvez aussi Vadim sur les réseaux forcément sur ces 2 chaînes YouTube tu peux nous rappeler les noms de tes chaînes YouTube la première c'est Vadim V A D espace H I M et l'autre qui est russophone mais avec des sous-titres anglais c'est Follow the Ghost et bien voilà
- Speaker #0
Retrouvez Vadim partout dans dans ses aventures et puis peut-être levez les yeux au ciel de temps en temps vous le verrez vous le verrez passer et je vous fais un coucou voilà vous lui ferez un coucou également bon coup de merci beaucoup Vadim encore une fois et nous on se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode dans le pot de yaourt ciao merci