- Speaker #0
Est-ce que comme moi, vous adorez manger au restaurant ou à Avre, mais trouver la bonne adresse, c'est toujours un peu compliqué ? Et bien ça tombe bien, puisque cet épisode est sponsorisé par Épicu le Havre. Épicu le Havre, c'est LE guide des bonnes tables à vraises. Pas de hasard, pas de belles photos trompeuses, chaque adresse est testée, validée et surtout cuisinée avec des produits frais. Du vrai, du local et du goût. Votre prochaine table au coup de cœur est peut-être à deux pas de chez vous. Retrouvez toutes leurs adresses sur Instagram, Épicu. point le havre point food. Le lien vers la page est à retrouver dans la description de cet épisode. Salut, un petit mot avant de commencer cet épisode, tout simplement pour vous dire merci. Eh bien merci parce que vous êtes toujours plus nombreux à écouter les épisodes dans le pot de yaourt. Alors si vous voulez soutenir le projet, n'hésitez pas à suivre, à commenter le podcast sur les plateformes d'écoute, sur Deezer, sur Spotify, sur Apple Podcast et puis n'hésitez pas non plus Merci. à suivre la page du compte Instagram dans le pot de yaourt. Sur ce, bonne écoute ! Bienvenue dans le pot de yaourt, le premier podcast qui s'intéresse à toutes celles et ceux qui font le havre, à toutes celles et ceux qui sont le havre. Le plus souvent possible, je vais recevoir à ce micro des artistes, des sportifs, des entrepreneurs, des créateurs de contenu, des cuisiniers, des écrivains, bref, tous ceux qui font briller notre chère et tendre ville et qui nous rendent chaque jour un peu plus fiers d'être à vrai. On parlera... de leurs histoires et on verra en quoi le Havre a une place centrale et si particulière dans leur projet. Saison 4, épisode 5.
- Speaker #1
Tous gentils, ici, c'est Le Havre, Normandie.
- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue pour ce nouvel épisode dans le pot de yaourt. Aujourd'hui, je reçois un profil que vous n'avez jamais encore entendu dans ce podcast. Ce profil, c'est celui d'enseignant diplômé de deux masters. Le premier en anglais, le second en enseignement des langues étrangères. Mon invité à exercer en collège, en lycée, à l'université. Et aussi, aujourd'hui, il est directeur de Sciences Po Le Havre. Je suis heureux de recevoir Mickaël Oshkorn. Salut Mickaël.
- Speaker #2
Bonjour Pierre.
- Speaker #0
J'ai tout bien dit dans cette intro ? Le profil est plutôt bon ?
- Speaker #2
C'est cohérent.
- Speaker #0
C'est cohérent. Mickaël, on va briser la glace dès le début parce que toi et moi on se connaît depuis très longtemps.
- Speaker #2
T'es connu tout petit effectivement.
- Speaker #0
Voilà, tu m'as connu tout petit. On se connaît depuis une trentaine d'années. Je le disais quand tu étais animateur de Colonie de Vacances du côté de Pierre Fic. Ça remonte déjà. À cette époque-là, tu étais déjà face à des jeunes. Finalement, c'est toujours le cas.
- Speaker #2
Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Ça te poursuit, quoi.
- Speaker #2
C'est un peu ce qui m'anime, en fait. Je reste convaincu. Je trouve un peu les racines de tout ce que j'ai fait par la suite dans l'éducation populaire, dans l'idée d'entrer en contact avec les jeunes, de leur, si possible, apporter quelque chose et de faire quelque chose qui a du sens, collectivement.
- Speaker #0
À l'époque, c'était... C'était l'idée d'être enseignant et de transmettre, c'était déjà ancré quelque part ?
- Speaker #2
Chez moi, c'est un peu un héritage. Je suis d'une famille d'enseignants. Mon grand-père, ma mère, tout le monde était dans l'enseignement. Donc, j'ai baigné dedans depuis que j'étais petit. Mais je ne m'étais pas pour autant destiné à devenir enseignant. C'est venu sur le tard. un peu le hasard du chemin d'études et puis d'une réflexion personnelle. L'animation y a certainement joué pour beaucoup, parce que ça donne une fibre, l'envie de transmettre, l'envie de partager et l'envie d'apporter quelque chose peut-être au-delà des barrières des uns et des autres, barrières culturelles, sociales, partagées en fait.
- Speaker #0
Et force est de constater que c'est effectivement l'animation une bonne école vers l'enseignement, parce que certains animateurs de ton époque sont devenus enseignants aussi, et certains du mien aussi, puisque moi j'ai été animateur dans cette même colo que toi quelques années plus tard, d'ailleurs tu n'y es pas étranger. Voilà, force est de constater qu'il y a quand même un lien.
- Speaker #2
Oui, complètement, et je pense que c'est une très bonne école justement. L'école du terrain, l'école de la vie en fait, l'animation. D'ailleurs, beaucoup de jeunes aujourd'hui qui réfléchissent à passer le BAFA, moi je les encourage largement parce que je pense que ça leur apporte beaucoup. Ce n'est pas un hasard aujourd'hui, ici dans l'orientation vers le supérieur, on pose cette question-là. Avez-vous fait de l'animation ? Vous êtes-vous intéressé à la question du BAFA ? Avez-vous encadré des groupes ? Je pense que c'est une première responsabilisation et que c'est passionnant en fait.
- Speaker #0
C'est quelque chose qui te sensibilise.
- Speaker #2
Ah oui, qui reste toujours ancré. Je pense que ça a été ma première école de la rencontre avec les autres. Et puis, j'y ai appris beaucoup de choses, j'y ai forgé beaucoup de choses. Et puis après, quand je suis entré dans l'enseignement, ça a certainement continué à m'habiter d'une certaine manière.
- Speaker #0
Bon, Mickaël, on va évidemment revenir sur ton parcours. Je le disais en introduction, tu es aujourd'hui directeur de Sciences. Sciences Po, le Havre. Sciences Po, tout le monde connaît cette marque, tout le monde connaît ce nom. Mais finalement, Mickaël, Sciences Po, c'est quoi ?
- Speaker #2
C'est une bonne question. Déjà, c'est Sciences Po Paris au Havre. C'est très drôle puisque toi, comme moi, qui avons grandi au Havre, Sciences Po Paris au Havre, ça met une sorte de contraste assez drôle dans l'expression. Donc, c'est bien l'IEP de Paris qui a implanté un campus hum à l'idée d'ailleurs d'Edouard Philippe à l'époque, en 2007. Ça a été la première implantation à l'époque à la Cécile, à la Chambre de Commerce. Et puis en 2013, Sciences Po s'est implantée dans le bâtiment qu'on connaît aujourd'hui, juste derrière les docks en fait.
- Speaker #0
Voilà, parce qu'effectivement, il y a peu de gens qui savent que Sciences Po était là depuis déjà quelques années. Mais c'est vrai qu'avec le bâtiment qui aujourd'hui est sur les docks, personne ne peut le louper aujourd'hui.
- Speaker #2
à l'époque il y avait eu un débat entre une implantation rouennaise ou une implantation havraise. Il y a eu une volonté vraiment forte d'avoir cette possibilité de l'implanter au Havre. Et je pense que ça a été une très bonne chose. Une très bonne chose pour le tissu d'enseignement supérieur local, pour la diversité de la population étudiante, les rencontres, les opportunités. Et puis aussi, je le vois encore aujourd'hui avec les lycéens notamment, tous les élèves de première, de terminale ou même de seconde qui viennent visiter l'école. et qui se disent, ça me rend une école, a priori inaccessible, accessible. Et ça, je trouve que c'est extrêmement bien. On travaille avec un réseau de lycées, on travaille avec beaucoup de partenaires dans le secondaire pour que, justement, ça montre l'accessibilité de cette école-là.
- Speaker #0
Tu as commencé un petit peu à le dire. En quoi Sciences Po Paris-Au Havre avait plus de sens que Sciences Po à Rouen ?
- Speaker #2
Je crois vraiment qu'on peut sembler un petit peu éloigné de la place parisienne pour l'enseignement supérieur. On a une université dynamique, mais qui reste d'une taille moyenne. On a quelques établissements d'enseignement supérieur qui, au fil des années, se sont implantés. Mais on n'a pas des établissements qui sont vus parfois comme un peu des chefs de file de l'enseignement supérieur en France. Chef de file parce que leur rang national, leur rang mondial aujourd'hui, Sciences Po est... est classé dans les premières écoles au monde dans sa spécialité. Donc c'est une vraie chance de l'avoir sur le territoire. Et aussi, c'est une potentielle ambition pour tous les lycéens avrais, pour les lycéens de la périphérie avraise, normande aussi, qui s'intéressent à un établissement comme celui-là.
- Speaker #0
Aujourd'hui, il y a beaucoup d'étudiants justement du tissu local qui sont intéressés par Sciences Po, qui viennent vous rencontrer, et puis même aujourd'hui sur le campus.
- Speaker #2
Qui viennent nous rencontrer, oui. On a des portes ouvertes tous les ans qui fonctionnent très très bien. Beaucoup de jeunes qui viennent avec leur famille. L'orientation, c'est quelque chose de très familial souvent. On en discute, les parents avec les jeunes. On travaille beaucoup aussi dans le cadre de l'égalité des chances, avec des lycées d'éducation prioritaire où là encore l'autocensure est plus forte. On se dit, ce n'est pas une école pour moi. Et en fait, mon projet, parce que c'est quelque chose auquel je crois, c'est de... de montrer l'accessibilité de l'école. Quelqu'un qui est motivé, qui va travailler pour, qui va vraiment se donner les moyens d'y arriver, va pouvoir entrer à Sciences Po. Et même si parfois on accompagne des jeunes dans le projet d'aller à Sciences Po et qu'ils n'iront pas, c'est des jeunes qui s'en sortiront très bien parce qu'ils se sont donné un but, ils ont travaillé pour ça, et ça paye toujours.
- Speaker #0
Tu comprends ce côté un peu inaccessible que certains étudiants peuvent avoir dans leur tête ? Parce que je te le disais tout à l'heure, Sciences Po, tout le monde connaît ce nom. Effectivement, ton but, tu le disais, c'était peut-être un peu de démystifier le nom, la marque, pour dire qu'effectivement tout est possible. Tu comprends des fois dans la tête de certains étudiants qu'ils peuvent se dire, voilà, c'est pas pour moi.
- Speaker #2
Je le comprends et c'est factuel en fait. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. C'est vrai qu'on a énormément de candidats, un nombre de places important mais quand même limité. Je comprends qu'un jeune puisse se dire je n'y arriverai pas, j'ignorerai pas ma place ou ça ne me correspond pas. C'est plein de barrières. Je le disais tout à l'heure, les barrières sont nombreuses, elles sont sociales, culturelles et elles sont entretenues aussi. Parce que par tout ce que l'on entend, tu le disais, on est beaucoup dans la presse. Dès qu'il se passe quelque chose à Sciences Po, tout de suite, c'est répercuté dans tous les journaux, dans tous les médias quels qu'ils soient. Et puis, tout le monde le sait, on se panique, on a des appels inquiets, des parents, de plein de manières, ça s'entend et ça se voit. Pour autant, ça reste une école qui a un vrai projet, une véritable ambition d'accueil. de valorisation, de promotion de tout un chacun. Et je le disais, la priorité donnée à l'égalité des chances fait qu'en réalité, c'est une école qui accueille très très large. Et tout le monde peut avoir sa place. C'est un projet, c'est quelque chose qui se construit, parfois sur deux, sur trois ans, pour que l'école soit accessible et que la procédure d'admission soit réussie.
- Speaker #0
Pourquoi on choisit de venir à Sciences Po ? au Havre et pas à Sciences Po ou ailleurs ?
- Speaker #2
Alors le campus du Havre, il est bien particulier. C'est-à-dire qu'on a deux caractéristiques propres et singulières au Havre, qui sont d'abord le fait que c'est le seul campus complètement international de Sciences Po. Donc c'est un cursus anglophone à 100%. Tous les cours sont dispensés en anglais. La vie du campus est anglophone. Les relations entre les étudiants se font aussi en anglais puisque c'est la seule langue commune et partagée. C'est aussi à des fins d'inclusion des uns et des autres puisque on accueille une population internationale très très large. Plus de 60% des étudiants viennent du monde entier et sont sélectionnés dans des procédures extrêmement exigeantes de partout dans le monde avec des partenariats qui sont aussi de renom. Alors je peux en citer quelques-uns, on a par exemple 7. double diplôme, des étudiants qui vont faire deux ans au Havre, puis deux ans dans sept des quinze meilleures universités au monde. Deux ans au Havre, puis deux ans à Columbia, à New York, à Berkeley, en Californie, ou à Singapour, Tokyo, Hong Kong, Sydney.
- Speaker #0
Ça, c'est un sacré argument.
- Speaker #2
Oui, mais c'est surtout extrêmement visible dans le monde entier. C'est-à-dire que c'est une des portes d'entrée dans ces grandes universités-là que de passer par le programme de Sciences Po au Havre. Forcément, que ça nous met sur la carte du monde de l'enseignement supérieur. Pour le reste, la deuxième spécialisation du Havre, c'est la mineure géographique. Le fait que nous travaillons une mineure tournée sur l'Asie et le Pacifique, une des régions les plus larges au monde, avec des dynamiques et des thématiques que l'on peut aborder, qui sont extrêmement diverses et qui surtout permettent au lieu. au lycéen et de se dire je vais découvrir un pont du monde que je ne connais pas nécessairement, avec en plus la présence d'étudiants venant de cette zone. Puisqu'on a plus de 35% d'étudiants qui viennent de la région Asie-Pacifique. Et ça veut dire que lorsqu'on aborde des sujets qui touchent à la Chine, au Japon, à la Corée ou à l'Asie du Sud-Est, ils vont pouvoir en discuter avec des étudiants qui sont de la région, ils vont pouvoir partager leurs perspectives, ils vont pouvoir échanger, ils vont pouvoir débattre. Et ça rend l'enseignement d'autant plus riche. Donc, c'est aussi une des singularités.
- Speaker #0
Tu disais 60% d'étudiants étrangers, c'est beaucoup. Est-ce qu'il y a beaucoup de demandes ? Ou alors, est-ce que c'est vous qui allez les chercher à l'étranger ?
- Speaker #2
C'est une école qui a une visibilité mondiale. Donc, il y a beaucoup de demandes. Il y a beaucoup de candidatures. Mais après, il faut faire le tri dans les candidatures. C'est-à-dire que... On a des élèves qui candidatent à Sciences Po sans nécessairement bien connaître, simplement sur la réputation ou sur des arguments qui ne sont pas nos priorités à nous. Nous, on va chercher des lycéens qui sont motivés, qui savent pourquoi ils vont candidater chez nous plutôt qu'une autre école et qui vont vraiment se donner dans le parcours pour que ça fonctionne et qu'au bout des deux années qu'ils vont passer avec nous. sur le Havre, on puisse faire quelque chose de très bien. Ça veut dire qu'on a une procédure d'admission rigoureuse, avec certes des milliers de candidats. Donc, c'est aussi assez drôle de se dire que sur le Havre, on va avoir une école qui va avoir plusieurs milliers de candidats parce qu'on est dans cet ordre-là.
- Speaker #0
Plusieurs milliers.
- Speaker #2
Oui. Pour 150 places.
- Speaker #0
Et concrètement, tu parlais de procédure de recrutement. Vous avez les milliers de candidatures devant vous. Après, comment ça se passe pour aller jusqu'au bout du process ?
- Speaker #2
Ça renvoie un petit peu à ta question tout à l'heure sur... L'égalité des chances, tout le monde dit accéder. On a plusieurs voies d'admission. C'est-à-dire qu'on ne va pas mettre dans le même pool de candidats ceux qui candidatent pour le double diplôme avec Columbia, avec Berkeley, ou ceux qui candidatent depuis Parcoursup sur une voie traditionnelle. On va avoir aussi une voie dédiée à l'égalité des chances, au partenariat avec les lycées de l'éducation prioritaire. On va avoir une voie d'admission internationale, ce qui va permettre de distribuer un peu notre promotion. avec des profils différents, des ambitions, des projets, des parcours différents. Et donc d'avoir au final, à la rentrée, à peu près 150 nouveaux étudiants qui arrivent et qui vont justement composer une nouvelle cohorte pour laquelle il va falloir nous faire prendre et que ça fonctionne en fait.
- Speaker #0
C'est un peu la composition d'une équipe. Oui,
- Speaker #2
c'est un peu ça. On est assez proche de ça. Parfois d'ailleurs... Je me sens un petit peu ce coach qui va composer son équipe et puis après qui va la faire vivre pendant deux ans.
- Speaker #0
Des profils complémentaires ?
- Speaker #2
Exactement, des choses qui vont se créer, des alchimies qu'on n'avait pas prévues, des choses qui vont faire que ça va marcher. Et puis surtout, dans tout ça, moi ce que j'observe et ce qui est absolument fascinant, c'est l'attachement au territoire qui va naître chez ces jeunes-là, puisque ça reste un petit groupe, 150 c'est une... petite promotion. Ils vont se connaître les uns les autres, ils vont s'attacher. Il va y avoir un véritable esprit de communauté qui se développe. Et puis surtout, ils vont utiliser la ville du Havre qu'ils ne connaissaient pas a priori puisque, pour revenir à ta question de tout à l'heure, on a assez peu de Havre, mais on en a quand même quelques-uns. Donc, ils vont pouvoir aussi amener leur vécu, leur expérience et partager.
- Speaker #0
Il faut des guides.
- Speaker #2
Voilà, exactement. Et ils vont s'approprier la ville comme un petit peu un terrain de jeu. Et ils vont pouvoir y expérimenter des choses. On travaille avec un tissu associatif extrêmement fort. Tous nos étudiants doivent faire un parcours civique. C'est-à-dire qu'ils doivent donner, en première année et en deuxième année, du volontariat, du bénévolat auprès du monde associatif. On travaille avec 110 associations du territoire avrais sur lesquelles on a tous nos étudiants, donc les 350 des deux années, des deux promotions, qui vont faire des stages, de l'engagement, du volontariat. qui vont travailler auprès des publics scolaires, auprès des publics dans divers types de besoins, en solidarité, en accompagnement sur des sujets graves comme les violences, contre les violences faites aux femmes, sur des sujets de genre, sur des sujets de solidarité auprès des Restos du Coeur ou d'autres partenaires, sur les questions d'environnement.
- Speaker #0
C'est important pour toi, pour une école comme Sciences Po, justement, de mettre ce genre de choses en place, et D'inciter justement les étudiants à donner un peu de leur temps ?
- Speaker #2
Alors pour moi c'est fondamental, parce que le sens de l'engagement, le sens du monde associatif et le sens du collectif, c'est des valeurs que je défends et que j'ai toujours défendues et que j'espère continuer à défendre. Pour eux, je pense qu'ils en prennent conscience, si ça n'était pas là déjà, qu'ils voient l'impact de ce qu'ils peuvent proposer sur les gens, sur les bénéficiaires, dans le monde associatif avec lequel ils vont collaborer. Il y a beaucoup à faire sur un territoire large et très divers comme le Havre. Et je suis ravi toujours d'en voir les résultats. Et même eux, d'ailleurs, sont satisfaits et se surprennent de voir comment parfois des toutes petites choses peuvent avoir de grands effets.
- Speaker #0
Est-ce que souvent, un étudiant, et surtout peut-être dans des grandes écoles comme Sciences Po, peuvent se dire, bon, le cursus peut être assez lourd. Effectivement, il y a peut-être une charge de travail assez conséquente. Est-ce qu'on va peut-être avoir le temps ? de donner son temps et surtout de s'investir correctement.
- Speaker #2
Là, ça renvoie directement à une grande question. C'est la déconnexion possible de gens qui auraient une tête bien faite et qui travailleraient pour le bien commun sans pour autant connaître ce qui se passe dans le monde. Ça serait un vrai problème. Nous, ce qu'on va travailler par ces axes-là, c'est la connexion. Il faut qu'ils comprennent, il faut qu'ils voient, il faut qu'ils échangent. Parfois, certains doivent se faire un peu plus violence que d'autres parce qu'ils ont toujours été, pour certains, dans un environnement un peu protégé. environnement familial, environnement scolaire. Déjà sur le campus, ils vont être un peu, découvrir d'autres personnalités, d'autres parcours, d'autres réalités. Et après, quand on les ouvre à la ville, quand on les ouvre au territoire et à la rencontre du monde associatif, on va encore leur donner un nouvel axe de compréhension du monde qui va être facteur et source de connexion. Et je crois que si on peut prévenir très très tôt la déconnexion de ceux qui... qui peut-être un jour auront des rôles publics importants, des rôles associatifs, des rôles dans le privé ou dans le public qui auront un impact, je pense que c'est extrêmement important.
- Speaker #0
J'aimerais qu'on reparle rapidement du process de recrutement. Tu as commencé à en parler, tu disais que le but était de trouver une cohésion entre tous les profils que vous recevez. Si aujourd'hui il y a des futurs étudiants qui nous écoutent, si on pouvait leur donner deux, trois conseils à quelle compétence vous êtes façon d'être vous êtes sensible à Sciences Po Paris-Le Havre, c'est comme ça qu'on dit d'ailleurs ?
- Speaker #2
Oui, Sciences Po-Le Havre après maintenant on peut revenir à l'appellation initiale exactement, mais je pense que il y a deux étapes dans une candidature pour un élève français on va se concentrer sur la voie française la voie parcours sup La voie parcours sup, ça veut dire faire comme tout le monde, comme tout lycéen, son dossier en terminale, le saisir en ligne, saisir ses motivations, ses intérêts, son parcours, tout ce qui va faire des singularités de parcours. Par exemple, tu le disais tout à l'heure, passer le BAFA, faire de l'animation. ça peut être même une expérience de babysitting, même un stage, le stage qu'on a fait en seconde, maintenant il y a un stage de seconde avant, il y avait un stage de troisième aussi, qui existe toujours d'ailleurs. On peut valoriser toutes nos expériences. Mais au-delà du simple catalogue, essayer un peu d'analyser ce que ça nous a apporté, ce que l'on a compris, ce que l'on en a tiré. Et puis construire un dossier qui soit vraiment personnel. J'étais interrogé il n'y a pas très longtemps par Paris Normandie sur l'utilisation de l'IA. L'IA est très bien capable de faire un bon dossier Parcoursup, sauf que ça enlève toute la dimension personnelle de l'expression, du naturel, de ce qui nous ressemble en fait. Et l'enjeu, ça va être de se présenter vraiment à un recruteur, qu'il soit universitaire, quel que soit l'établissement pour lequel il candidate.
- Speaker #0
Tu le sens tout de suite, une candidature faite par IA ?
- Speaker #2
On le sent, parce que c'est très neutre. Le ton est très neutre, c'est souvent très bien formulé. Le ton est très polissé, très correct. Mais ça manque de l'adouce personnelle, ça manque d'âme, exactement. Il manque la personne derrière. Et un lycéen... Un lycéen, je veux bien une IA qui représente la parole et la manière de penser d'un lycéen, mais il y a quand même un petit décalage. Donc l'enjeu, c'est d'essayer de formuler les choses soi-même. Parfois, on le sait bien, on n'est pas dupe, les gens se font aider, et c'est très logique quand ils le peuvent. En tout cas, un dossier sincère. Et puis après, si le dossier est sincère et qu'on arrive à mettre en avant un certain nombre de qualités, je pense que nous, celles que l'on valorise énormément, ça va être la curiosité intellectuelle. L'envie d'apprendre. Moi, j'aime faire référence à une histoire, je suis toujours très attaché aux cultures populaires et aux contes, j'aime parler de l'enfant d'éléphant de Kipling qui est nourri d'une insatiable curiosité. C'est-à-dire qu'il n'en a jamais assez de découvrir, d'apprendre. Moi, c'est quelque chose qui m'a toujours habité, j'ai toujours été comme ça. Je découvre un nouveau métier, j'ai envie d'en savoir plus, je découvre un nouveau parcours, un nouveau livre, j'ai envie de le lire. Et je crois que c'est un peu ce profil-là qu'on va chercher. C'est des élèves qui ont envie de découvrir plus loin, ont envie d'approfondir des sujets, ne se contentent pas simplement d'entendre quelque chose, mais veulent comprendre ce qui se passe derrière. Et peut-être aussi faire de la connexion entre différents angles d'approche des sujets. La particularité et l'essence de Sciences Po, c'est la pluridisciplinarité. C'est-à-dire qu'on ne va pas simplement utiliser et étudier un sujet sous l'angle de la sociologie. Parce que sinon, on pourrait faire très bien une fac de sociologie. Mais à Sciences Po, on va regarder un même sujet sous l'angle économique, sociologique, juridique, se poser la question politique, donc à la fois volet théorique et volet plus appliqué. On va regarder, on va remettre en perspective dans un contexte historique. Et il faut avoir cette multiple curiosité. Si ça ne nous correspond pas, c'est peut-être que Sciences Po ne nous correspond pas. Au-delà du nom, de la marque et du... prestige du diplôme, si on n'a pas cet intérêt-là, peut-être que le parcours ne conviendra pas. Ou qu'à un moment donné, on va avoir trop de doutes ou une sorte de saturation qui fera qu'on n'ira pas au bout. Donc, moi, le choix que je dois faire, il est aussi responsable, puisque je dois aussi me dire, j'ai face à moi un jeune qui est motivé, qui est curieux, qui visiblement a envie de comprendre beaucoup de choses. Et peut-être que ce jeune-là, je pourrais l'amener au bout du cycle d'études. Ce qui est mon objectif.
- Speaker #0
Si je comprends bien, il n'y a pas de profil type ? Je ne sais pas si vous établissez des critères, il faut absolument qu'il ait ça, pour pouvoir rentrer chez nous.
- Speaker #2
Il n'y a pas de profil type, mais on va être quand même assez réaliste qu'en termes scolaires, souvent les élèves que l'on recrute sont de très bons élèves. Enfin, même, c'est tous de très bons élèves. C'est-à-dire que c'est des élèves qui ont apprécié l'école, qui y ont travaillé. qui ont bien réussi. C'est une réalité. Les chiffres, là encore, sont clairs. On sait bien qu'on a plutôt dans les élèves, même si au moment où on les recrute, ils n'ont pas encore eu leur résultat de bac ou autre, on sait que c'est des élèves qui vont bien réussir scolairement au lycée. Mais ça ne suffit pas. Encore une fois, les résultats, c'est une étape. Le résultat du bac de français qui est important pour nous aussi, parce qu'il faut savoir écrire, parler et puis pouvoir... s'exprimer très correctement, eh bien, ça va être des critères, mais ce ne sont pas les seuls critères. On travaille sur beaucoup d'autres formes de compétences, compétences sociales, la capacité à, justement, à démontrer cet intérêt, cette curiosité et autres. Donc, il n'y a pas un profil type, mais il y a un ensemble de petites choses qui font qu'à un moment donné, on a une belle rencontre et ça marche.
- Speaker #0
Tu parlais des résultats scolaires qui étaient un critère très important pour entrer à Sciences Po. Est-ce qu'il peut vous arriver de faire des paris sur un élève qui n'est pas forcément brillant scolairement parlant, mais qui, dans la rencontre, est intéressant ? Tu parlais de cette curiosité nécessaire. Est-ce que ça peut des fois arriver qu'un recrutement se fasse avec des résultats scolaires pas forcément très au top ?
- Speaker #2
Alors ? Pas forcément au top, je ne pense pas honnêtement que ça passerait. En revanche, qu'il y ait eu des accidents de parcours, ça arrive très souvent. L'accident de parcours, d'abord ça s'explique dans un dossier, et Parcoursup est fait pour ça aussi, pour expliquer ce qui fait qu'à un moment donné, on a fléchi dans nos résultats, on a fléchi dans notre engagement, dans notre travail. Ça peut être aussi quelque chose de très personnel dans le dossier Parcoursup, ça peut être aussi des questions de santé, des questions personnelles. problèmes familiales, il peut y avoir plein de choses qui fait qu'un parcours, ce n'est pas une ligne droite. L'appétence pour le travail, la capacité à s'investir dans le lycée, se donner des clés pour réussir, ce sont des éléments importants. Donc oui, il peut y avoir eu des accidents. Globalement, on a plutôt des bilans scolaires qui sont quand même plutôt bons à très bons. Mais encore une fois, il peut y avoir eu des accidents de parcours. Ça c'est important je pense, de laisser la place à ça. Ou même une discipline qui soit un peu plus fragile. Certains n'ont pas trouvé tout de suite l'intérêt à telle ou telle discipline, ont laissé un peu de côté. Il ne faudrait pas que ça les pénalise complètement, s'ils restent par ailleurs solides et plutôt prometteurs. On n'a pas évoqué du tout le fait que Sciences Po, c'est aussi... Il y a le travail, mais pour que le travail fonctionne bien, il faut qu'il y ait aussi l'aération. dans le quotidien et ça passe aussi beaucoup par la vie étudiante. On a une vie étudiante extrêmement foisonnante d'activités, qui est stimulante aussi, de plein de manières.
- Speaker #0
C'est-à-dire, pour toi, c'est important de proposer à tes étudiants quelque chose hors de l'établissement, quoi ?
- Speaker #2
Alors, je ne dirais pas que je propose des choses. Je leur laisse l'autonomie pour proposer beaucoup. Et ils sont extrêmement créatifs. On a ces étudiants qui développent une curiosité, je le disais, dans le travail, dans les attitudes intellectuelles, dans le nombre de sujets qu'on peut étudier, dans la manière d'approcher les contenus. Mais ils sont aussi extrêmement curieux dans le domaine artistique, dans le domaine culturel, dans les intérêts sportifs, dans l'événementiel, dans plein plein de choses.
- Speaker #0
Et on leur donne les clés pour pouvoir réussir ça aussi. Parce qu'en fait, un bon équilibre, on dit souvent un esprit sain dans un corps sain, mais c'est un petit peu les deux qui font que... L'équilibre perso-études.
- Speaker #1
Je vais dire perso-pro, mais pas encore. Perso-études, c'est important. Et quels exemples tu pourrais nous donner d'activités hors cadre scolaire que pratiquent aujourd'hui les étudiants de Sciences Po Le Havre ?
- Speaker #0
Alors, on a près de 55 clubs différents.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Donc, sur... 2300 élèves, c'est pas mal déjà. Et ça va donner beaucoup de choses qui vont être tournées sur la danse, sur la musique. Par exemple, on va voir tous les ans, ils montent une grande comédie musicale qui va se jouer à Salle François 1er, traditionnellement, et qui est toujours un bel événement. On a des modélisations parlementaires qui sont des jeux plus politiques, mais qui sont intéressantes, où on va débattre de questions sociétales et environnementales et autres. On a aussi des grands événements culturels qui sont liés aux différentes grandes fêtes asiatiques aussi, puisque c'est attaché à notre cursus. Donc on va célébrer la fête indienne des Lumières d'Ivali. On va aussi fêter le Nouvel An lunaire pour l'ensemble des pays de l'Asie de l'Est, pour lesquels c'est important. Par ailleurs, cette année, on va accueillir sur le Havre un grand événement qui est... que sont les grandes Olympiades de tous les campus de Sciences Po. Oui, c'est au Havre. Ça va se tenir cette année au Havre.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Voilà, mi-mai. Donc, on va accueillir plus de 1000 étudiants sur la ville. Alors, c'est un vrai défi logistique. On va loger tout le monde pendant presque 4 jours.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #0
Et ils vont s'affronter de façon très amicale dans des joutes sportives.
- Speaker #1
Très amicale. plus ou moins.
- Speaker #0
Ça reste des étudiants. Ils veulent quand même gagner. Sur les terres du Havre, les matchs de rugby ou les matchs de foot auront forcément une signification bien particulière. Et puis nos étudiants sont ciel et marine à fond, donc ça va forcément leur porter des couleurs chanceuses.
- Speaker #1
Tout le monde peut venir assister aux rencontres ?
- Speaker #0
Alors il va y avoir des événements en but qui vont être sur des terrains municipaux. On va jouer un peu aux quatre coins de la ville puisque... Les terrains sportifs au Havre, c'est une denrée rare. Ils sont très mobilisés. Tant mieux, on a énormément d'équipes. Il y a énormément de clubs. Donc, on va être un petit peu sur tous les terrains de la ville. Et puis, je pense que ces 1000 étudiants seront visibles aussi dans leurs déplacements en ville, dans différentes manifestations qu'ils vont pouvoir faire. Et ça sera très festif. Donc, c'est chouette.
- Speaker #1
Et les dates, c'est quand ?
- Speaker #0
Ça va être 18, 19 et 20 mai. Ça s'appelle les collégiades de Sciences Po.
- Speaker #1
Au mois de mai, si on voit plein d'étudiants voir défiler, il ne faut pas qu'on panique, c'est tout à fait normal.
- Speaker #0
Donc, le ciel et les marines, c'est les avrais. Et puis, il va y avoir les nancéens, les rémois, les mentonnais, les parisiens. Enfin, voilà, tous les campus de Sciences Po seront accueillis au Havre pour ces collégiades.
- Speaker #1
Tu parlais donc, collégiades, olympiades, c'est quoi, tous les 4 ans ou tous les ans ?
- Speaker #0
Non, c'est tous les ans, mais dans une ville différente. Différente. Voilà, une ville accueillante différente. Ça va être un bel événement. Il y a la dimension. Alors nous, notre dimension, là où on risque encore une fois de faire fureur, c'est sur les dimensions artistiques. On a de très bons musiciens. On est souvent très fort sur la danse. C'est un de nos points de force. Le théâtre, la poésie. Et puis aussi le cheerleading. Donc, démonstration un peu sportive. Et Jim Nick. Sur le sport, l'année dernière, on a eu de très beaux résultats en basket, en foot féminin, en foot masculin aussi. On avait fini deuxième. On espère cette année défendre nos couleurs largement.
- Speaker #1
Eh bien, on viendra voir ça avec grand plaisir. Mickaël, on a beaucoup parlé de Sciences Po, de ce qu'était cette école. J'aimerais qu'on parle un peu de toi aussi. toi le directeur de Sciences Po tu es directeur depuis... Quelques années, 4 ans maintenant, comment on devient directeur de Sciences Po ? Est-ce qu'on propose ? Est-ce qu'on postule ? Comment ça se passe ?
- Speaker #0
Moi j'ai un parcours très local, j'ai fait mon lycée à Schumann. Moi j'ai grandi au Havre et en périphérie. Toute mon enfance, elle s'est faite ici.
- Speaker #1
Tu connais bien le territoire.
- Speaker #0
Je connais bien le territoire. Ma mère était enseignante à Plemon. On vivait à Coquereville à l'époque, donc je suis très attaché à cette ville et à ces quartiers aussi. J'ai ensuite fait mon parcours, comme beaucoup, études, ainsi de suite. Et puis, quand j'ai commencé à me destiner vers l'enseignement... En plus de toute l'animation que j'ai pu faire, on en a parlé tout à l'heure, j'ai commencé à enseigner à Bléville, un collège qui reste très important pour moi, le collège Claude Bernard, là où j'ai commencé ma carrière. Puis après, je me suis diversifié, j'ai fait pas mal de choses.
- Speaker #1
En anglais, tu enseignais l'anglais ? Alors,
- Speaker #0
j'enseignais l'anglais. J'étais un peu partagé entre un professeur des écoles, puisque j'avais aussi été reçu au concours, donc j'aurais pu travailler en école primaire. Finalement, ça s'est orienté sur collège-lycée. J'ai commencé à Claude Bernard et au lycée Portoceane à l'époque. Puis après, j'ai travaillé dans pas mal d'établissements. Dans le secondaire, je n'avais pas un poste fixe. Ça m'a amené à découvrir beaucoup de collèges, à rencontrer beaucoup de collègues, beaucoup d'environnements, d'établissements et de publics aussi. Un peu dans tous les coins du Havre. Ça, c'était plutôt chouette. Et j'ai poursuivi... Assez rapidement, j'ai eu une opportunité. Je suis entré à l'université, mais en même temps, j'ai pu enseigner dans d'autres établissements du supérieur. Le professeur qui m'avait donné envie de faire de l'anglais, qui était mon professeur de lycée à Schumann, m'a invité à enseigner en prépa au lycée François Ier. Ça a été une super expérience. Puis, j'ai enseigné à l'INSA aussi, où j'avais été très bien accueilli, où c'était passionnant. Enfin, voilà, j'ai fait pas mal de choses. Et j'ai continué mon chemin à l'université avec une appétence particulière pour les relations internationales universitaires, c'est-à-dire la manière dont l'université du Havre à l'époque accueillait des étudiants internationaux de partout. Et puis, en même temps, envoyait des étudiants partout dans le monde. Oui, alors effectivement, ça sent le voyage. Ça sent aussi la diversité culturelle, quelque chose qui est très important chez moi, la rencontre culturelle. Et puis, l'Université du Havre a toujours été assez exceptionnelle dans le domaine, puisque c'était une université qui se distinguait sur le territoire national, comme celle accueillant le plus d'étudiants internationaux après Grenoble, avec des étudiants qui venaient pour beaucoup d'Afrique de l'Ouest, d'Afrique du Nord, d'Asie aussi. d'autres endroits dans le monde, mais surtout on avait une population étudiante qui était à plus de 15% d'étudiants du monde entier, ce qui la plaçait tout en haut du tableau, et surtout faisait qu'on avait une communauté étudiante très diverse. J'ai passé un certain nombre d'années à encourager ça, à développer ça, à travailler avec pas mal d'équipes, à continuer à signer des accords, rencontrer des nouveaux partenaires, étendre les partenariats. Effectivement, ça a été pour moi l'occasion de découvrir pas mal le monde, d'avoir des belles rencontres et des beaux chocs culturels à la perspective d'aller rencontrer de nouvelles universités, de nouvelles équipes avec lesquelles on créerait des partenariats. Et puis de me faire découvrir aussi par des collègues qui pouvaient avoir des relations un peu anciennes avec certains établissements ou certains pays. à certaines universités, et comme ça de les développer. Et c'était une belle histoire. J'ai fait ça pendant assez longtemps, jusqu'à ce que le président de l'époque, Pascal Regem, qui était président de l'Université du Havre, me propose de devenir son vice-président, donc d'entrer dans son équipe. Et puis, chose qui a été renouvelée par le président, qui est toujours président actuellement, Pedro Lages de Santos, qui m'a fait confiance aussi. qui m'a proposé de prendre une vice-présidence en charge des formations de la vie étudiante et des relations internationales. Et ça a été de très, très belles rencontres et de très belles expériences de pilotage d'établissement avec tout ce que ça suppose de défis. Et au final, voilà, une opportunité s'est créée à Sciences Po. Et j'ai été ravi de rejoindre cette école avec un peu d'inquiétude au départ.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais demander. C'est pas mon... Comment on accepte cette nouvelle fonction ? Comme je te disais, c'est un nom, c'est une marque. Ça implique forcément de grandes responsabilités. Est-ce que ce n'est pas un peu beaucoup de pression ?
- Speaker #0
Au départ, je me suis dit, est-ce que je vais être bien accueilli ? Est-ce que je ne peux pas être un peu trop provincial, justement, pour une école comme celle-là, avec son projet ? Et le fait que c'était un peu lointain, le Havre, même si on était implanté, ça semblait... un peu irréaliste presque pour moi et puis finalement j'ai été extrêmement agréablement surpris de l'accueil qu'on m'y a fait. Un accueil très humain, avec des valeurs qui sont similaires aux miennes, qui ont pu m'être partagées, et ça a fonctionné. Et depuis, ça continue de se développer, et il y a toujours ce climat extrêmement positif qui m'anime. C'est une petite équipe, Sciences Po Le Havre, c'est une équipe de 8 personnes, une équipe soudée. qui a une certaine ancienneté, qui sait ce qu'elle fait et pourquoi elle le fait. Et c'est un plaisir de travailler avec cette équipe-là au quotidien et de continuer à développer de nouveaux projets, accompagner de nouvelles initiatives, à travailler encore une fois avec le territoire, à travailler à trois échelles en fait, sur un ville-territoire, le national et l'international. Donc c'est trois dimensions qui me plaisent et je crois que c'est ce qui rend le quotidien stimulant.
- Speaker #1
appris sur ces quatre années à la tête de Sciences Po ?
- Speaker #0
J'apprends tous les jours, c'est l'avantage. Finalement,
- Speaker #1
tu n'es jamais sorti de l'école.
- Speaker #0
Non, mais je ne pourrais plus. Je ne pourrais plus parce que j'ai ces deux écoles. L'école d'un côté, l'école du monde, l'école du quotidien, où j'apprends beaucoup de choses à l'extérieur et en même temps, j'ai besoin de le nourrir intellectuellement, personnellement, parce que ça m'intéresse vraiment et j'aime ça. Donc non, j'en suis pas sorti. Et puis je le revis chaque jour avec les étudiants qui sont un peu animés par les mêmes questionnements, les mêmes projections, les mêmes interrogations sur ce que sera le monde dans 10 ans, dans 15 ans, ou même dans 2 ans d'ailleurs. Donc on se pose beaucoup de questions. On a de nombreuses situations de travail qui nous amènent à discuter, à débattre, à échanger. C'est encore une fois la chance de travailler sur des petites cohortes. C'est vraiment une chance exceptionnelle. Donc, le défi ne s'arrête pas. Il y a encore beaucoup à faire. Qu'est-ce que j'ai appris pour essayer de répondre quand même à ta question ? Je crois que j'y ai encore une fois trouvé beaucoup d'humilité. Et devant tout ce qu'on pourrait se dire, que justement on pourrait savoir apprendre et mieux comprendre, on est si petit que ça peut être que collectivement qu'on arrive à faire quelque chose.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que tu aimes particulièrement dans ce métier que tu exerces maintenant depuis 4 ans ?
- Speaker #0
Toujours un peu les mêmes choses, les rencontres, le partage, la transmission. La transmission, c'est une valeur que j'ai toujours eue. Je pense que là encore, c'est un héritage. Donc, je parlais de ma mère qui était enseignante. Mon père a été ouvrier, électricien, technicien. Et d'abord, j'ai commencé sur des métiers de bouche. Donc, finalement... Ils m'ont transmis des valeurs de partage et j'ai envie de continuer à être dans cette logique de transmission. J'essaye du moins de l'être et le sens du collectif. Je pense que c'est quelque chose que j'ai toujours aimé et pour lequel il y a beaucoup à faire encore.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu as mis en place depuis que tu es arrivé ? Quelle a été la patte de Michael Oshkorn depuis 4 ans ? Quels sont les sujets qui te tiennent à cœur ?
- Speaker #0
Alors je crois qu'on a beaucoup accentué encore le développement partenariat associatif. J'y tiens beaucoup. C'est une forme d'ancrage dans le territoire. On partage beaucoup avec ce monde associatif, mais aussi beaucoup entre établissements d'enseignement supérieur. On crée du lien. J'avais naïvement de l'extérieur cette image que Sciences Po, même sur le Havre, était un peu déconnectée du reste des établissements. Et en fait, l'ouverture, elle ne venait pas du fait que les étudiants ne voulaient pas s'intégrer, mais qu'on n'avait pas forcément ni les lieux, ni les opportunités de diversifier et de créer de la rencontre. On a beaucoup travaillé collectivement avec les autres dirigeants d'établissements d'enseignement supérieur à ce qu'il y ait des interfaces, des moments de rencontre, de partage, d'échange. Et donc, le tissu s'est beaucoup resserré. Et on se connaît bien. Je travaille beaucoup avec l'école maritime, avec l'université, avec l'école de commerce. L'avantage,
- Speaker #1
c'est que géographiquement, vous n'êtes pas loin.
- Speaker #0
Mais on est tous proches. On a un campus qui est un outil unique qui permet ça. C'est-à-dire que les écoles les plus distantes, ça va être en attendant que l'IUT revienne sur l'espace. Voilà ce qui restera un apport extrêmement important pour le campus. On va recentrer encore tout l'espace du campus à vrai. On a l'école d'infirmière du paramédical qui est un petit peu éloignée, et puis les éducateurs de Normandie, l'IFEN, qui est un petit peu plus loin, mais finalement à distance raisonnable du reste du campus. Sinon, on est tous à peu près dans deux cœurs de campus, et ça nous rapproche. Ça nous permet de travailler en collectif sur des dimensions importantes, l'environnement, la vie étudiante, la santé, la santé des étudiants, les questions des précarités, les questions de l'alimentation, du logement. On a créé des groupes de travail sur toutes ces thématiques-là. Et c'est extrêmement porteur de travailler entre établissements. Et ça fait du Havre une place assez unique dans sa capacité de travailler ensemble. D'ailleurs, on est assez observé sur ce collectif Havret très singulier qui s'appelle Cheers au Havre. La conférence Havresse des établissements d'enseignement de recherche et des supérieurs.
- Speaker #1
Il y a de la suite dans les idées.
- Speaker #0
Oui, quand même.
- Speaker #1
Tu parlais du Havre comme cette place un peu unique sur cette façon de s'organiser. Quelle est l'image que les étudiants, plutôt les étudiants étrangers, ont du Havre avant d'arriver ?
- Speaker #0
Avant d'arriver, ce n'est pas fait que d'une image extrêmement positive. Même si ça change, je crois que ça change en bien.
- Speaker #1
Il y a des ambassadeurs qui sont passés avant, qui peuvent éventuellement...
- Speaker #0
Nous, en tout cas, déjà, ils savent pourquoi ils candidatent au Havre. Et parfois, ils ne connaissent absolument pas le Havre. Ils ne savent pas le mettre sur une carte. Et puis, vu de l'autre bout du monde...
- Speaker #1
Difficile de l'en vouloir quand on est en vie du Sud-Est.
- Speaker #0
On n'est pas très loin de Paris, vu de Singapour. Deux heures, c'est rien du tout. Pour beaucoup de pays dans le monde, c'est moins que ce qu'on doit traverser ou voyager pour se rendre dans son université. Donc ça, ce n'est pas un sujet. Ce qui peut les inquiéter au début, bien évidemment, sans être trop dans le cliché, c'est la météo, c'est le fait qu'on ait une région qui peut être parfois un peu humide, parfois un peu froide et venteuse.
- Speaker #1
Ce n'est pas vrai.
- Speaker #0
Mais en tout cas, rapidement, je crois qu'ils dépassent ça et qu'ils trouvent beaucoup de qualité à un espace où on circule facilement, où on n'a pas de tension dans le logement. Le logement étudiant, c'est extrêmement développé. Que ce soit l'offre publique ou privée, elle est plus accessible et abordable que beaucoup de villes en France. Donc il y a des possibilités de se loger. On a des étudiants qui sont en logement individuel, en studio, en colocation. Beaucoup d'opportunités.
- Speaker #1
Justement, il y a un accompagnement de l'école sur l'arrivée des étudiants étrangers.
- Speaker #0
Oui, alors ça, c'est quelque chose qu'on a structuré en interétablissement. Et c'est très bien accompagné. On a tout ce qu'il faut pour pouvoir... aider et sécuriser le choix du logement étudiant.
- Speaker #1
Parce que vous avez des jeunes qui ont 18 ans, qui sont tout juste majeurs. Même pas. Ouais, même pas. Peut-être des plus jeunes qui sont parfois jamais sortis de leur pays, j'imagine. Donc là, c'est vraiment un saut dans le vide.
- Speaker #0
Parfois, c'est les parents qui sont le plus à rassurer. On les reçoit souvent en début d'année. On leur présente l'école, on leur présente le projet, on leur présente la manière dont leurs enfants vont vivre ici. Comme tu le dis, nous, on a souvent des jeunes qui ont bien réussi et qui vont avoir 16 ans, 17 ans. Pour la plupart, ils ont quasiment tous 17 ans quand ils arrivent chez nous en post-bac. Donc, on va rassurer tout le monde et on va proposer un environnement sécurisant, confortable et où la convivialité va rapidement prendre le pas sur les inquiétudes. Beaucoup d'événements de rentrée pour arriver à dynamiser la promotion, à créer un esprit de communauté, de collectif. Et puis l'espace de ville, rapidement ils se l'approprient et ils trouvent leur lieu repère, les lieux qu'ils aiment bien. Souvent maintenant c'est vrai que tout l'espace autour du volcan c'est un espace qui est extrêmement apprécié. La place d'Anton, maintenant, offre de bons services pour les étudiants, des lieux qui peuvent être un peu des lieux de vie, des moments de rencontre, des espaces sportifs. Ce qui va faire du lien entre des étudiants qui ne se connaissent pas, souvent, c'est la culture, le sport et les sorties. Donc, dynamiser un campus et identifier les lieux qui vont pouvoir accueillir ce type de rencontre ou de manifestation. On a encore à développer, je pense, sur le Havre. J'espère qu'il y aura encore des développements. Mais il y a déjà... pas mal de points qui sont un peu des lieux de vie pour les étudiants. Certains un peu excentrés, on a aussi le Tetris que j'ai recruté.
- Speaker #1
Bien sûr, tu disais qu'effectivement, peut-être les étudiants étrangers n'avaient peut-être pas forcément une bonne image du Havre avant d'arriver. Est-ce que tu sens que l'image qu'ils ont de cette ville au fur et à mesure de leurs années ici change et a complètement changé quand ils partent ?
- Speaker #0
Oui, alors nous, on facilite un peu les choses parce qu'en fait, ils sont toujours accueillis par les deuxièmes années. Les premières années sont accueillies par les deuxièmes années qui sont déjà extrêmement positifs sur la ville. Donc, ils partent avec un a priori plutôt positif et on évite le moment d'inquiétude un peu négatif sur la ville. Donc, rapidement, c'est très positif et c'est super. Et puis, ça dure longtemps jusqu'à ce qu'au moment où ils repartent, en fait, la ville, c'est vraiment un... un très fort attachement qu'ils ont développé. On a créé un petit rituel au bout des deux années, d'être accueillis en mairie, et puis de faire ce qu'on appelle une cérémonie d'ambassadeurs, parce que c'est des jeunes qui vont repartir dans le monde entier, et ils vont emmener quelque chose du Havre et de la ville, et de ce qu'ils ont vécu ici, et puis on veut que ça reste avec eux, donc on fait cette petite cérémonie faite de discours et de petites choses comme ça, pour vraiment leur montrer qu'ils ont apporté quelque chose et qu'on... On continue d'espérer qu'ils emportent un peu de la ville avec eux. Et ça marche très, très bien. Ils sont foncièrement attachés à la ville, à tout ce qu'ils y ont vécu. Comme d'ailleurs souvent, je crois, un jeune qui va étudier dans un nouvel espace, qui le découvre et qui s'y attache. Mais cette ville, elle a à leurs yeux énormément de qualité que même moi, en tant que vrai, parfois j'aurais tendance à oublier ou à mettre un peu en second plan. Mais en fait, je trouve ça plutôt chouette.
- Speaker #1
Tu parlais de ces futurs ambassadeurs, ceux qui vont repartir dans leur pays ou même ailleurs, qui vont avoir ce rôle d'ambassadeur tacite, pas vraiment officiel. Mais est-ce que certains d'entre eux sont tellement séduits qu'ils décident de rester ?
- Speaker #0
Alors, étrangement, je n'ai pas beaucoup d'expérience de gens qui sont restés. Sauf si on travaille aussi sur les dynamiques maritimes. Et le maritime fait qu'il y a des gens qui veulent revenir et qui vont prospecter un peu pour des emplois plutôt sur un court terme ou sur un long terme en périphérie avraise ou au Havre. Néanmoins, on a des gens qui sont réellement attachés à la ville et qui reviennent et qui parfois y investissent, vont y acheter un appartement ou autre. On a plusieurs exemples. d'anciens étudiants qui ont acheté un appartement parce que ça leur fait soit un pied-à-terre, soit une occasion de passage et surtout un lien avec la ville donc je trouve ça plutôt assez drôle comme trajectoire et c'est arrivé c'est pas un cas isolé, c'est plusieurs fois Pour toi,
- Speaker #1
la prochaine étape je parlais tout à l'heure des projets, je reviens un peu sur les projets la prochaine étape les prochains projets que tu as envie de mettre en place Ce qui te tient particulièrement à cœur sur les années qui vont venir ?
- Speaker #0
Alors, mes projets professionnels ou personnels, c'est un petit peu différent. Mais professionnels, je pense qu'on va continuer de développer le campus. On est à l'étroit, certes, parce qu'on aurait beaucoup plus de candidats qu'on pourrait accueillir dans notre formation, mais on n'a pas forcément ni les espaces, ni quoi que ce soit pour se développer. Donc, pour l'instant, on va rester sur... sur ce bâtiment qui est très bien, qui est très adapté à notre fonctionnement actuel, mais continuer de s'ouvrir vers le territoire, vers l'extérieur, et puis peut-être de plus travailler en synergie encore avec les autres établissements pour proposer soit des formations communes, soit des blocs de formation communs. Ça, ça peut être un projet de développement, continuer à faire vivre la vie étudiante sur le Havre, et puis les dynamiques de rencontres avec les lycéens, et surtout apporter aux... à l'importance d'une curiosité intellectuelle pour tous, partagée, encore une fois, par-delà les barrières, les frontières, et puis tout ce qui pourrait être bloquant. C'est-à-dire, on entretient beaucoup sur la culture du débat, on associe des lycées à des opérations de modélisation parlementaire ou de débat ou autre, qui rendent les... qui font grandir la connaissance civique et citoyenne. Et je pense que là, on a clairement un rôle parce qu'on a des jeunes de 17-18 ans qui sont déjà très engagés dans ces questions-là et qui peuvent partager avec d'autres jeunes qui peut-être se posent plus de questions, manquent d'assurance ou ne savent pas trop par quel bout prendre les choses. Donc ça, on a, à mon avis, un rôle dans la ville qui peut continuer à avancer de cet aspect-là. Et puis... Moi, je vais continuer à accompagner ça du mieux possible, faire vivre le campus, faire vivre le collectif aussi des interétablissements auxquels je crois et porter peut-être de nouveaux projets un peu au gré des initiatives. J'ai beaucoup de projections internationales aussi dans des zones bien spécifiques où on a des étudiants qui ont des intérêts et des jeunes qui aimeraient mieux comprendre. J'aimerais prioriser par exemple l'année prochaine l'Asie du Sud-Est, parce qu'il y a un développement extrêmement intéressant en Indonésie, en Malaisie, ou un développement un peu plus difficile à trouver encore sur la Thaïlande ou même le Vietnam. Et on peut accompagner de plein de manières les étudiants avec lesquels on travaille dans ces pays-là. On peut essayer de favoriser les échanges, les rencontres, et puis de s'interroger sur des problématiques liées à leur fonctionnement et leur pays. Donc un peu de projection internationale, du territoire, et puis moi personnellement, pour l'instant je me plais beaucoup à ça, donc je vais continuer je crois.
- Speaker #1
Eh bien, il ne manque pas de projet quoi.
- Speaker #0
Oh non, jamais. Très bien,
- Speaker #1
très très bien. Écoute, merci, Mickaël. On arrive à la fin de cet épisode. Il y a une dernière question. Si tu as écouté les épisodes jusqu'à la fin, cette question c'est toujours la même. Et cette question, la voici, tu peux répondre comme tu veux, me faire une petite réponse, une réponse un peu plus grande, c'est toi qui vois. La voici, cette question, Mickaël. Pour toi, Le Havre, ça représente quoi ?
- Speaker #0
Le Havre, c'est une ville que j'aime, d'abord. C'est une ville qui, dans son essence, est pour moi maritime et un... terrain de jeu fantastique et un terrain de développement et un lieu de rencontre et je reste très attaché à l'image de la diversité dans la ville du Havre qui est pour moi quelque chose d'unique et d'important.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Mickaël, d'être passé dans le pot de yaourt. Si certains nous écoutent et sont intéressés par l'idée d'aller faire Sciences Po, ils peuvent venir passer, vous voir.
- Speaker #0
on a beaucoup d'opérations ouvertes pendant l'année beaucoup d'opportunités pour des rencontres on s'ouvre dans des manifestations aussi et des conférences sur des salons aussi ? les salons on n'y part pas trop je vais un peu partager sur la dimension un peu commerciale du salon, on doit se vendre à tout prix, c'est pas trop notre projet, mais par contre les rencontres, beaucoup plus sincères beaucoup plus humaines, ça on y tient
- Speaker #1
le message est passé passez justement à Sciences Po rencontrez effectivement toute cette équipe dont tu nous parlais, vous serez toujours bien reçus ça c'est une évidence merci beaucoup Michael d'avoir participé à cet épisode plein de bonnes choses pour la suite et nous on se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode dans le podium, ciao !
- Speaker #0
Merci Pierre