- Speaker #0
Est-ce que comme moi, vous adorez manger au restaurant ou à Avre, mais trouver la bonne adresse, c'est toujours un peu compliqué ? Et bien ça tombe bien, puisque cet épisode est sponsorisé par EPICU le Havre. EPICU le Havre, c'est LE guide des bonnes tables avraises. Pas de hasard, pas de belles photos trompeuses, chaque adresse est testée, validée et surtout cuisinée avec des produits frais. Du vrai, du local et du goût. Votre prochaine table au coup de cœur est peut-être à deux pas de chez vous. Retrouvez toutes leurs adresses sur Instagram. Épicu. point le havre, point food. Le lien vers la page est à retrouver dans la description de cet épisode. Salut, un petit mot avant de commencer cet épisode, tout simplement pour vous dire merci. Eh bien merci parce que vous êtes toujours plus nombreux à écouter les épisodes dans le pot de yaourt. Alors si vous voulez soutenir le projet, n'hésitez pas à suivre, à commenter le podcast sur les plateformes d'écoute, sur Deezer, sur Spotify, sur Apple Podcast et puis n'hésitez pas non plus à suivre la page du compte Instagram dans le pot de yaourt. Sur ce, bonne écoute ! Bienvenue dans le pot de yaourt, le premier podcast qui s'intéresse à toutes celles et ceux qui font le havre, à toutes celles et ceux qui sont le havre. Le plus souvent possible, je vais recevoir à ce micro des artistes, des sportifs, des entrepreneurs, des créateurs de contenu, des cuisiniers, des écrivains, bref, tous ceux qui font briller notre chère et tendre ville et qui nous rendent chaque jour un peu plus fiers d'être à vrai. On parlera... de leurs histoires et on verra en quoi le Havre a une place centrale et si particulière dans leurs projets. Saison 4,
- Speaker #1
épisode 7. Tous gentils ici, c'est le Havre, Normandie.
- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour ce nouvel épisode dans le pot de yaourt. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui intrigue certains, qui en fascine d'autres. Il y a ceux qui y croient dur comme fer et il y a les autres. Au fond, certaines personnes sont-elles capables de voir le monde différemment ? Mon invitée, elle, peut entrer en contact avec les morts. Depuis plusieurs années, elle accompagne celles et ceux qui ont besoin de réponses et de réconfort. Elle est l'autrice de... quatre livres sur le sujet et parcourt la France entière pour parler de son don lors de conférences. Je suis très heureux aujourd'hui de recevoir Virginie Lefebvre dans le pot de yaourt. Bonjour Virginie.
- Speaker #2
Bonjour Pierre.
- Speaker #0
Merci d'être ici Virginie dans le pot de yaourt. Je ne sais même pas si je l'ai dit en intro, mais Virginie tu es médium.
- Speaker #2
Exactement, je communique avec les défunts.
- Speaker #0
Tu es médium donc depuis plusieurs années. La première question est très simple, qu'est-ce que c'est qu'un médium Virginie ?
- Speaker #2
Alors, Un médium est en mesure de pouvoir entrer en communication avec des défunts, donc de tenir, on va dire, un dialogue, de transmettre aux vivants des informations concernant leurs défunts.
- Speaker #0
Quand tu parles d'un dialogue, on est sur une question-réponse ? Est-ce qu'il y a un échange entre toi et les défunts ?
- Speaker #2
Alors, chaque contact, en fait, est différent. Parfois, tu as des défunts qui vont avoir ce besoin de se... de se manifester avec un détail précis, parfois même le prénom. Le défunt intervient en donnant son prénom, en donnant également des informations précises par rapport au corps physique. Par exemple, un défunt qui a été amputé, le défunt va me le montrer par le biais de ma clairvoyance au début d'une séance.
- Speaker #0
Quand tu parles de clairvoyance, de quoi tu parles exactement ?
- Speaker #2
Alors, effectivement... pour pouvoir rentrer en communication. Donc j'ai plusieurs canaux qui vont s'activer, notamment la clairaudience et la clairvoyance. C'est-à-dire que je vais voir et que je vais entendre également ce que les défunts veulent me faire parvenir comme information.
- Speaker #0
C'est-à-dire ? Comment ça se matérialise ?
- Speaker #2
Alors, comment ça se matérialise ? Moi déjà, en première partie, mon consultant se rend chez moi en consultation. Je n'ai aucune information, hormis le prénom. Voilà. jamais donner un nom de famille quand on va consulter un médium, absolument jamais il ne faut pas qu'il y ait de recherche qui puisse être faite au préalable, donc on se présente voilà personne lambda on se présente on ne montre pas non plus de photos on ne vient pas expliquer au médium avec qui on désire communiquer ce sont les défunts qui eux vont se manifester dès le début de la séance. Donc je vais pouvoir dire à certains consultants, voilà, vous avez perdu votre papa, votre maman, parce que moi, les défunts vont se positionner autour du vivant d'une manière bien précise, me permettant de savoir si c'est le père, la mère, grands-parents, frères, sœurs, enfants.
- Speaker #0
En fonction de leur position par rapport à la personne qu'ils viennent te voir.
- Speaker #2
C'est ça, par rapport à moi, à mon visuel. En général, quand on perd son père, par exemple, Le père va se positionner vraiment à hauteur d'épaule. Un enfant va se positionner au niveau du cœur. Grand-parent, un pas en arrière, tu vois. Il y a vraiment un positionnement qui est important pour moi, que j'ai développé au fur et à mesure des années. Évidemment, dès le début, ce n'était pas comme ça. Moi, ça me permet d'être beaucoup plus claire dans ma transmission de messages. Première partie, le défunt va venir parler de lui, de sa vie. Parfois, le nombre d'enfants, ce qu'il faisait comme travail, de quoi il est parti. Ça, ça permet aux vivants de reconnaître son défunt.
- Speaker #0
Et ça, c'est quelque chose que tu entends ?
- Speaker #2
Alors moi, j'entends et je vois. Donc ce que je disais tout à l'heure, les canaux, si tu veux, plusieurs canaux sont activés. Donc moi, ça me permet d'apporter la précision, l'odorat aussi. Alors tu vas me dire l'odorat, mais à quoi ça peut servir en médiumnité ? Par exemple, sur un départ, ça m'est arrivé à certaines reprises, sur un départ, par exemple, d'un incendie. je vais sentir tout de suite l'odeur de brûler. Tu vois énormément dans le nez. Pour pouvoir expliquer, il est parti brutalement, ça sent le brûler. Il y a eu un incendie. L'odorat m'aide aussi sur certaines choses. Un des fins qui fumait, par exemple. Je vais le transmet en fait lors du contact. Donc si tu veux, chaque canot va m'aider à affiner un petit peu ce que j'ai besoin de transmettre au vivant. Mais moi, je comprends totalement. Les gens qui vont être cartésiens font le vivre, tu vois, pour le croire. Beaucoup vont dire, oui, mais elle s'est renseignée. Non, on ne donne pas son nom de famille. On n'échange pas par mail. Tu vois, moi, c'est mon mari qui prend les appels, qui fait les confirmations de rendez-vous. On ne donne jamais son nom de famille. Ça, c'est hyper important.
- Speaker #0
Et quand tu disais que tu voyais les défunts sur différentes positions de la personne qui vient te consulter, qu'est-ce que tu vois ? Dans l'imaginaire un peu collectif, on imagine un peu l'hologramme à la Star Wars, tu sais, qui arrive un peu comme ça. Concrètement, qu'est-ce que tu vois ?
- Speaker #2
Alors, c'est quand même assez précis, parce qu'ils vont se positionner. Alors, je vais les voir, pas aussi clair que je peux te voir toi. Tu vois, ça va être un peu plus flou, mais c'est vraiment une forme physique que je vais voir. Le défunt a besoin de revenir. sur les informations, sur les événements de sa vie terrestre, comment il était, ce qu'il a eu. Donc, la vision, elle est claire, mais floue, en fait, à la fois.
- Speaker #0
Oui, ça, c'est compliqué. Tu arrives à dissocier des formes, parfois des visages.
- Speaker #2
Des prénoms, des visages aussi. Et ça, c'est important. Il faut apporter aux vivants, comme je l'ai toujours dit, des preuves de la survivance, en fait, de l'âme.
- Speaker #0
Virginie ? Tu fais ça depuis plusieurs années. On va revenir un peu sur la genèse de ton métier aujourd'hui. Comment tu t'aperçois de ce don ?
- Speaker #2
Alors, je m'en suis aperçue, je dirais toute petite. Moi, à 5 ans, j'ai été réveillée par des défunts. Pour mes parents, c'était des cauchemars. Bien sûr. Je me rappellerai toujours de cette image où je suis... debout au pied de mon lit, réveillée. Ce n'était pas un cauchemar. J'étais vraiment éveillée. Et là, plusieurs formes lumineuses autour de moi. Ma mère est venue allumer la lumière. Et dès qu'elle allumait la lumière, évidemment, tout s'est stoppé. Mais j'étais réveillée. Ce n'était pas un cauchemar. Mais pour ma mère, j'avais fait un cauchemar. Il y a eu cet événement que maman m'a raconté après, par la suite, à l'âge de mes 5 ans.
- Speaker #0
Tu t'en souvenais ? Alors,
- Speaker #2
quand ma maman m'en a reparlé, j'ai revisualisé en fait cette scène. En général, le cerveau se rappelle à partir de 3 ans tout ce qui est mémoire. Moi, à partir de 5 ans, je me souviens encore de cette image, de ma chambre, le détail du papier peint. Je me rappelle de tout ça vraiment en détail. Et après, il y a eu un autre événement qui a été très important aussi à mes 9 ans, où ma grand-mère en fait a été... ma grand-mère a fait un AVC, elle n'est pas décédée tout de suite, elle a été transférée à l'hôpital. Et donc mes tantes étaient venues, puisque mes tantes n'habitant pas la région, étaient venues dormir chez ma mère, nous nous étions voisines avec ma grand-mère. Une de mes tantes a été réveillée par mes paroles, « Adieu mamie ! » Et en fait, je dormais.
- Speaker #0
Tu as dit adieu à ta grand-mère avant qu'elle ne disparaisse ?
- Speaker #2
Exactement. Et l'hôpital a appelé quelques minutes après pour demander à mes parents et à mes tantes de venir au chevet de leur mère.
- Speaker #0
Donc à ce moment-là, tu as quand même plusieurs indices qu'il se passe quelque chose effectivement chez toi. Est-ce que ça te fait peur, tout ça ?
- Speaker #2
Là, à mes 9 ans, je dormais. C'est ma tante qui m'a raconté ça après, par la suite. Un événement, par contre, qui est apparu à mes 12 ans. Je rentrais du collège, j'étais en 5e, et j'étais en train de recopier un cours dans mon bureau, dans ma chambre, chez moi, sur mon bureau. Et là, en fait, ma main s'est mise à écrire toute seule. Et là, je suis rentrée en communication par le biais de l'écriture automatique avec une jeune fille décédée du sang. du sang contaminé, elle s'appelait Caroline à peu près, approximativement mon âge et on a échangé en fait toutes les deux. Donc là j'ai appelé ma mère qui était en train de faire à manger ma mère est arrivée est arrivée affolée maman regarde, ma main elle écrit toute seule je parle avec quelqu'un à 12 ans et là ma mère elle dit stop, jette ce stylo la peur des parents cartésiens enfin bah c'est
- Speaker #0
réaction peut-être un peu légitime face à l'inconnu.
- Speaker #2
Donc ça a été un événement qui a été assez fou. Et après, j'ai eu la chance d'avoir une de mes tantes qui, elle, à l'époque, faisait tout ce qui était magnétisme, qui vivait quand même assez loin. Elle vivait en Corse à cette époque-là. Et en fait, c'est cette tante aussi qui m'a beaucoup aidée après, par la suite, sur le plan spirituel.
- Speaker #0
Tu en parles à tes amis de l'époque. tu parles de cette tente qui est... qui t'a aidé. Quel est le sentiment général autour de toi quand les expériences sont de plus en plus présentes ?
- Speaker #2
Les gens sont quand même assez égoïstes et j'avais développé la voyance à cette époque. Je me rappelais toujours, je me promenais vers Au Havre et aux alentours vers la librairie La Galerne et à l'époque il y avait un magasin qui vendait des cartes de voyance.
- Speaker #0
Oui, je m'en souviens.
- Speaker #2
Et pour qui, pourquoi ? Je me rappellerai toujours, j'avais 100 francs dans mon porte-monnaie et l'argent d'un anniversaire.
- Speaker #0
C'était une somme à l'époque.
- Speaker #2
Exactement. Et en fait, je suis guidée dans ce lieu pour acheter un premier jeu de cartes, un oracle. Et donc, ce jeu, je le développe, je joue, je tire les cartes avec. Après, tu as la curiosité. Évidemment, tu es jeune, 12, 13, 14 ans. Ok, allez, fais-moi les cartes. Et après, ce qui intéresse beaucoup d'adolescents encore aujourd'hui, parce que mes enfants n'ont pas fait, les séances de spiritisme. Ça a été la grande mode à l'époque. Ce besoin de faire bouger le verre, le guéridon, ça a été une grande mode. Et j'ai fait des séances de spiritisme avec des copines.
- Speaker #0
Comment on appelle ça ? Tu dirigeais des séances de spiritisme ?
- Speaker #2
C'est ça. En fait, tu prends vraiment, tu retournes le verre, tu mets les lettres, l'alphabet, le verre se déplace. Chose à ne pas faire, parce que là, tu peux attirer effectivement à toi des amérantes. Donc voilà, ça, je l'ai fait à 14 ans. Je l'ai fait après plus tard avec mon grand frère, qui ne voulait que de moi le vendredi soir lors de ses séances de spiritisme, parce que quand j'étais là, c'était l'affolement total des esprits.
- Speaker #0
Donc voilà, on t'avait quand même identifié comme Stel, avec quelque chose.
- Speaker #2
Qui animait vraiment, tu vois, lors de sa présence, les séances. Et un jour, ça a été vraiment trop loin, le ver, pas dire l'esprit, nous écrit « Le mal vous guette » . Et à partir de là, on a arrêté les séances de spiritisme. Mon frère a été missionné dans une autre ville. Après, par la suite, il n'était plus sur le Havre. Il n'est d'ailleurs jamais rentré après travailler sur le Havre. Comme s'il fallait qu'on nous divise, qu'on nous éloigne de tout ça. Donc je dirais que là, la médiumnité ne s'est pas trop développée pendant ces années où j'ai touché au spiritisme. Et après, ma médiumnité est revenue plus vers mes 25-30 ans à peu près par un événement très particulier. On a été invité aux 18 ans d'une jeune fille. Une fille de couple d'un de nos amis. Et à cette soirée-là, on rencontre un homme adorable. Quelqu'un de charmant. Il y a des soirées comme ça où on croche avec des gens. Et cet homme était vraiment sympa. Nous, on venait d'emménager dans notre maison. Et on avait besoin de bras pour porter un poil à bois qui était super lourd. Et le rendez-vous est pris avec lui et d'autres pour pouvoir nous aider. Et en fait, cet homme, entre-temps, décède brutalement. Il rentre du travail, il fait une crise cardiaque, il décède sur le bas côté de la route. Et on n'avait pas d'affinité, mais on avait crochet lors de cette soirée. Et donc, j'appelle...
- Speaker #0
Pour t'aider à porter un poêle à bois très loin, de très lourd.
- Speaker #2
Et du coup, je contacte mes amis, ceux qui nous avaient présentés. Et au moment où je discute avec mon ami par téléphone, j'entends une voix. Une voix très claire dans mon oreille qui me dit, il y a un problème de mutuelle. Donc, je me stoppe, je stoppe la conversation avec elle et je demande à Teddy, tu m'as appelé, tu viens de me parler de mutuelle, de la carte de mutuelle. Non, non, Virginie, je suis de l'autre côté de la maison, je ne t'ai absolument pas parlé. Ok, je me rends chez mon ami.
- Speaker #0
Tu entends une voix très clairement.
- Speaker #2
C'est un problème mutuel. Je me rends chez mon amie et je lui dis, écoute, c'est étrange, lorsque j'étais en ligne avec toi, j'entends cette information. Peux-tu te renseigner par rapport à votre amie qui est décédée, s'il n'y a pas un problème de mutuel ? Elle me dit, écoute, c'est pas évident, je ne peux pas dire à son épouse, à sa veuve. Écoute, mon amie entend des choses. Et de là, elle me dit, écoute, je ne te promets pas, je verrai ce que je peux faire. Elle me rappelle quelques jours après pour me dire, écoute, je lui en ai parlé, effectivement, c'est étrange. Elle a été radiée de la mutuelle aussitôt alors que c'est parti de sa mutuelle. Et là, au même instant, toujours en ligne avec elle, je vois une tombe. Je vois de la terre, quelque chose qui n'est pas à hauteur de terre. Il y a un problème d'effondrement, il y a quelque chose. Donc je lui transmets l'information. Et là, elle me dit, arrête, j'ai des frissons. Elle me dit, nous sommes passés au cimetière cet après-midi, il y a un gros problème. Toute la terre autour s'effrite. En fait, il y a un gros, gros, gros souci. Elle me dit, arrête, tu me fais peur. Et de là, je me dis, ok, je pense qu'il veut rentrer en communication avec moi. Moi, policière, croyant en tout ça, mais la médiumnité était quand même quelque chose de nouveau pour moi. Donc je décide d'utiliser mon fils pour l'emmener voir un magnétiseur. Fallait que j'aille voir ce magnétiseur, fallait que je sache, est-ce que je suis folle ? Est-ce que j'ai un problème psychiatrique ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que j'ai en fait ? Oui,
- Speaker #0
c'est important. que tu dis ça, parce que là, c'est cette expérience, ce moment qui te fait quand même poser des grandes questions.
- Speaker #2
Tout à fait. Me dire, mais attends, peut-être que je suis bipolaire, schizophrène, peut-être que je me remets. Je me remets. Non,
- Speaker #0
mais réagis comme toi.
- Speaker #2
Je me remets, en fait, en cause. Et mon fils a tombé très bien. Il avait une verrue. Donc, c'est top. On va consulter un magnétiseur très connu, d'ailleurs, Michel Henry, qui est très, très connu sur la région. Et donc, je décide de l'emmener. Il magnétise mon fils pour sa verrue. Et là, je lui pose la question. Il prend ma main avec son pendule. Il me dit, vous êtes médium. Vous rentrez en communication avec les défunts et vous irez très loin dans votre parcours. OK.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on fait de cette information-là ?
- Speaker #2
Je suis policière. J'aime ma vie. J'ai mon mari. J'ai mes deux enfants. J'aime mon métier. Il n'y a pas de sujet. Que faire de cette information ? Bon, ok, ça me trotte dans la tête Et un soir Une de mes voisines Était au courant Que je faisais un peu de voyance Me dit écoute je fais une soirée avec des amis J'aimerais beaucoup que tu viennes nous faire les cartes Ça va être génial Bon, pourquoi pas Je décide d'aller à cette soirée Je fais les cartes à toutes ces filles Et à partir de là Ça ne s'est jamais arrêté Quand je te dis que ça ne s'est jamais arrêté, à partir de ces six, huit filles, elles ont donné mon nom à d'autres. Ça a été le bouche à oreille. J'ai reçu des appels tous les jours pour des séances de la voyance. Sauf qu'à un moment donné, j'ai une dame qui se présente et qui me dit, j'ai perdu mon mari. Oui, madame. Eh bien, essayez de rentrer en contact avec. Non, madame, je ne peux pas. Je fais l'écart. Je ne peux pas. Madame, s'il vous plaît, essayez. Elle me glisse la photo de son mari dans ma main. Et là, c'est comme si je suis guidée. Il fallait que je ferme les yeux. Il fallait que je me concentre sur la photo. Il fallait que j'entende. Il fallait que je vois. Et là, à ce moment-là, j'ai l'image d'un verre qui se dessine. Un verre un peu atypique, pas un verre à vin, un verre un peu étrange. Et là, je vois un cercueil. Et donc... Je lui donne l'information. Elle me dit, madame, on a enterré mon mari, on a caché dans son cercueil un verre très particulier, dans lequel il adorait boire, qui avait une forme très particulière. Et là, elle me donne cette information. Là, je dis, ok, je réussis à rentrer en communication avec lui. Mais, ça ne me suffisait pas non plus. Je n'étais pas satisfaite en me disant, tu perds, tu contactes les défunts. Non, il m'en fallait plus. J'étais bien dans ma vie de policière. Et là, j'apprends qu'il y a sur le Havre une association d'aide au deuil qui reçoit tous les mois des médiums. Je me dis, il faut absolument que je contacte ce couple, ce président d'association. Eux ont l'habitude des médiums. Et donc, je fais la rencontre de Colette et de Gilles Dubreuil. Colette et Gilles avaient perdu leur fille unique d'un accident de voiture, de moto, pardon, et avaient mis en place... cette association pour aider justement des personnes dans le deuil. J'explique à Colette et Gilles ce qui m'arrive, très bien, mais vous savez, des gens qui se disent, mais Diom, on en reçoit tout le temps, on en entend tout le temps, tous les mois, on veut être sûr, souhaitez-vous que je vous aide, que je vous entraîne ? Mais bien sûr que j'accepte, parce que vous êtes quelqu'un de sérieux, parce que vous savez exactement ce qu'est la médiumnité. Donc oui madame, aidez-moi. Et en fait je suis devenue amie avec Colette et Gilles, et on a travaillé pendant des mois. J'allais chez eux, elles me donnaient des photos.
- Speaker #0
Vous avez travaillé sur quoi ?
- Speaker #2
Alors, ils m'ont donné des photos. Colette faisait partie d'un forum, en plus de l'association. Elle aidait des parents endeuillés, de partout en France. Et donc, elle avait les photos de tous ses enfants. Donc, elle me donnait les photos. Je lui disais ce que je voyais, ce que j'entendais. Elle a retranscrit aux parents toutes les informations pour qu'ils confirment ou non mes dires. Ça collait. Il y avait plein d'informations qui collaient. Et un jour, un jeudi, Colette m'appelle et me dit « Ma médium, qui doit venir en salle dimanche, s'est blessée. Peux-tu assurer ? » la médiominité publique à l'hôtel Kyriad ce dimanche. Je ne sais pas Colette, attends, je regarde. Je travaillais, j'étais encore en fonction. J'étais en repos ce fameux dimanche. Donc je lui dis, écoute, je suis en repos. C'est très bien, c'est un signe. Tu vas faire la médiominité publique à l'hôtel Kyriad.
- Speaker #0
Tu n'avais jamais fait ça.
- Speaker #2
Je n'avais jamais fait en salle. Je faisais dans son chalet, avec toutes ses photos. Colette, Gilles et moi, uniquement. Là je me retrouve devant une salle de 45-50 personnes, ce qui était énorme en fait pour moi à l'époque. Et je devais gérer, je devais gérer ce que je faisais dans le chalet. Il fallait que je le fasse là devant tout le monde. C'est compliqué de se concentrer quand tu as 50 personnes autour de toi. Et de là, j'ai délivré des messages toute l'après-midi. Et de là, comme pour les séances de cartes, ça ne s'est jamais arrêté. Une présidente d'association de Paris était là. qui a demandé à ce que je vienne après, dans son association, et ainsi de suite. C'est de cette manière, en fait, que toutes les choses se sont mises en place, parce que j'ai travaillé ma médiumnité. Certains vont avoir un flash, se dire ça, je suis médium. Ça, c'est dangereux. On ne peut pas transmettre n'importe quoi.
- Speaker #0
Toi, tu as douté quand même.
- Speaker #2
J'ai douté, effectivement, j'ai douté. Et avant de dire, je suis médium, j'ai douté, je me suis testée, j'ai été guidée. Ça, c'est important. C'est très très très important parce qu'on entend parfois des choses, des gens qui se disent médiums, qui vont transmettre des informations qui sont très graves, qui peuvent faire vriller quelqu'un. Donc il faut faire très très attention à tout ça.
- Speaker #0
Virginie, tu as plusieurs fois mentionné ton ancien travail, celui de policière municipale. Donc tu étais en poste au Havre, au commissariat. Est-ce que tu te souviens ce qui t'a fait choisir ce métier ?
- Speaker #2
Alors, ce qui m'a fait choisir ce métier, j'avais besoin de nourrir mon fils. Ça n'a pas été une passion au début. Quand je suis arrivée en police, moi je suis partie sur un bac commerce pour partir en tant que commerciale représentante, aucunement en fait en police. Et j'avais à l'époque un petit garçon, il fallait que je le nourrisse en fait, ce petit garçon. J'ai trouvé cette annonce, j'ai démarré en tant qu'assistante policière municipale, donc j'ai eu la chance. de pouvoir intégrer la police municipale. Et après, par la suite, j'ai passé mon concours que j'ai obtenu. J'ai fait une école pendant six mois sur Amiens. Et après, j'ai été titularisée. Ça n'a pas été une passion au début. Ça a été vraiment parce que je devais nourrir mon fils et qu'il me fallait un métier stable.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses qu'il y a des liens entre ce métier de policière et ce métier que tu as aujourd'hui, médium ?
- Speaker #2
Alors aujourd'hui, je te dirais que oui, parce que c'est karmique. J'avais également une dette, on va dire, envers la justice par rapport à mes vies antérieures. Donc oui, il n'y a pas de hasard. Comme je le dis très, très souvent, le hasard n'existe pas. Et les choses qui se présentent sur notre chemin doivent se présenter. Ce qu'on doit vivre, voilà, c'est écrit en fait. Donc oui, j'avais une dette karmique. Je l'ai payée, j'ai travaillé 13 ans en police. Et après, j'ai décidé de m'épanouir dans ma médiumnité. Ça a été dur pour moi d'arrêter. la police. T'es quand même fonctionnaire. J'avais des collègues sympas, des interventions sympas. Je n'étais pas en burn-out dans mon travail. Mais à un moment donné, il fallait faire un choix. Et mon mari m'a extrêmement aidée à faire ce choix. Mon mari m'a rassurée, m'a guidée. Écoute Virginie, tu te lances, ça fonctionne. OK, ça ne fonctionne pas. Moi, je suis là, ne t'inquiète pas. J'ai vraiment, vraiment été guidée. Mais gérer les deux n'était plus possible. En plus, on était passé en horaire les 3-8. Oui, pas facile. Non, c'était devenu compliqué. Plus les séances que je faisais dans la semaine, plus les médiumités publiques que j'étais amenée à aller faire le week-end un peu partout. C'était compliqué. Et en plus, je n'ai pas dit à tous mes collègues, vous savez, je suis médium.
- Speaker #0
Oui, j'imagine que peut-être dans le milieu de la police, ça peut...
- Speaker #2
Ce n'est pas évident. Ce n'est pas évident parce que tu as beaucoup aussi, parfois, les gens...
- Speaker #0
Dans d'autres milieux aussi, évidemment.
- Speaker #2
C'est ça, mais t'as les gens qui n'y connaissent rien et eux qui vont aller se moquer pour eux, médium, boule de cristal voyance, tu vois les gens ont tendance parfois les clichés, les gens ont tendance à pas savoir et faire des clichés en fait de tout ça, donc très peu de collègues en fait étaient au courant comme j'aimais le dire, de mon autre vie pour ça parfois j'arrivais fatiguée, mais ce qui est logique par rapport à ce que je vivais à côté c'est Je me suis épanouie, mais je ne regrette pas aujourd'hui ce que j'apporte à certaines personnes. Tu redonnes un espoir, parce que bien sûr qu'il y a une vie après la vie, et tu redonnes un espoir à ces personnes qui vont voir la vie autrement. Ça, c'est important. Ça, c'est le chemin que j'ai choisi aujourd'hui.
- Speaker #0
Tu as été combien de temps policière ?
- Speaker #2
J'étais policière pendant 13 ans.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un élément déclencheur qui te fait complètement basculer dans cette nouvelle vie ?
- Speaker #2
Alors oui, il y a un élément, parce que lorsque je me mettais en tenue, je disais toujours intérieurement, c'est pas la vraie Virginie. C'est Virginie qui va jouer un rôle, qui va aller évidemment contrôler, verbaliser ou non. Enfin, c'était pas moi, c'était quelqu'un d'autre. Je jouais un peu ce rôle en mettant mon uniforme. Je jouais un rôle. Jamais je n'avais de flash sur les contrevenants que je pouvais être amenée à... à contrôler, jamais. Et parce que j'étais pas connectée, parce que j'en avais pas envie, parce que c'était pas moi, jusqu'au jour où j'intercepte un véhicule, une dame qui franchit un franchissement de feu rouge fixe sur le centre-ville du Havre, et là, en la contrôlant, je lui demande évidemment les papiers relatifs à la... Enfin voilà, les papiers qu'elle va me présenter. Et à ce moment-là, j'ai un flash. Je vois un homme, donc son mari, quand tu vois l'image de cet homme dans un cercueil, fraîchement, si je puis dire, décédé. Des obsèques presque en cours. Et là, je me dis, ok, je suis certaine, elle vient de perdre son mari. Nous n'étions absolument pas à proximité du funérarium. Voilà, il faut bien l'expliquer. Je l'aurais intercepté à quelques mètres, ça aurait pu être logique. Mais là, absolument pas. C'était en centre-ville. Et de là, je me dis, il faut que je me débrouille. Il faut que je trouve la phrase pour que cette femme m'explique. Donc je lui dis, voilà, vous avez été dangereuse pour vous, pour les autres automobilistes, mais parfois ça arrive. Il nous arrive parfois d'avoir la tête ailleurs. Peut-être que vous êtes perturbée par quelque chose, madame, ce que je peux comprendre. Et là, la dame me fixe et me dit, madame, je vais enterrer mon mari, là. Je vais enterrer mon mari, en fait, ce matin. Donc, effectivement que j'ai la tête ailleurs. Et là mon collègue se rapproche et me dit « Bon bah Virginie, on verbalise la dame, ce matin on n'a rien fait. » Et là je le regarde, je lui dis « Mais attends, c'est hors de question, on ne va pas la verbaliser. Cette femme vient de perdre son mari, elle va l'enterrer son mari. Je n'ai absolument pas envie de la verbaliser. Je pense qu'elle est assez mal comme ça, on ne va pas aller rajouter non plus quelque chose pour la contrarier. » Et là mon collègue me regarde droit dans les yeux et me dit Merci.
- Speaker #0
« Nini, tu as changé. » Et en fait, ces paroles résonnent encore aujourd'hui auprès de moi. Et là, je le fixe et je lui dis « Oui, j'ai changé. » Je sors de cette intervention, je rentre au poste, j'appelle Teddy et je lui explique. Et là, Teddy me dit « Nini, il est temps, là. Tu vas donner ta mise à disposition, tu vas prendre ta mise à disposition. Stop, il est temps. » Si tu veux, les paroles de mon collègue Je les visualise encore aujourd'hui comme si tout se stoppait autour. Le temps se stoppait, tu vois. Et lui me donne cette information et moi je lui réponds du tac au tac. Ce n'est pas moi qui réponds, on répond pour moi. Et là, il fallait. Cet événement a été l'élément déclencheur.
- Speaker #1
Et à partir de là, comment la machine se met en marche ? Comment tu décides de répartir ton emploi du temps ? Parce que tu fais des conférences, tu écris des livres. Tu reçois des gens chez toi. Il y a quand même plusieurs activités dans l'activité.
- Speaker #0
C'est ça, compliqué. Et donc, je fais ma lettre pour reprendre une dispo. Et en fait, mon chef de service me refuse ma lettre. Mon chef de service me regardera dans les yeux et me demande ce que je compte faire. Donc, je lui explique, je lui dis, tu sais, je décide d'être près des personnes, d'être aidante. Et là, il me regarde et il me dit... Ah bah comme mon père, mon père il aide les alcooliques anonymes. Ah non, c'est pas du tout pareil, c'est pas du tout la même vie que ton père. Je pouvais pas, à ce monsieur-là, je pouvais pas lui expliquer en fait la médiumnité.
- Speaker #1
Il aurait pas compris.
- Speaker #0
Il aurait pas compris. C'était impossible à cette époque-là, c'était pas possible, il aurait pas compris ça. Et donc, il prend ma lettre, il la déchire. Il me regarde droit dans les yeux, il me déchire la lettre. Il me dit, prends des vacances, tu y verras plus clair en fait après. Mais moi, ma décision, elle était prise. Donc, ok, je prends des vacances. Je profite qu'il soit lui aussi absent pour refaire le courrier et le retransmettre par voie interne. Ce qui n'est pas très franc. Moi, j'ai préféré être franche, lui donner la lettre de main à main. Tu vois, je suis quelqu'un dans la franchise. Et là, je me dis, tant pis Virginie, tu vas être fourbe, tu vas la transmettre par voie interne. Mais pas le choix. Il ne m'a pas entendu lors de ma première demande. Donc, je transmets, je pars en vacances. Et là, il m'appelle quelques jours après. Et là, je me dis, oh Qu'est-ce qui va se passer encore ? Et là, il me dit, bon, j'ai reçu ta lettre. Il me semble que j'étais très claire avec toi. Et là, il se passe quelques secondes, ça me paraît une éternité. Et là, il me dit, je ne peux pas retenir un agent qui n'a pas envie de rester. Donc, je signe ton courrier bon vent. Et en général, quand mon chef de service nous disait bon vent, c'était mauvais signe. C'est qu'on allait passer quand même quelques mois un peu complexes.
- Speaker #1
Ça a été le cas ?
- Speaker #0
Ça a été le cas. Ça a été le cas parce que j'ai fait une allergie à mon uniforme. Oui, tu as rejeté le midi complètement. Mais quand je te dis que j'ai fait une allergie, mon corps a réagi. Le dernier mois, j'ai été arrêtée, j'étais remplie de boutons, inexpliqués même sur le plan médical, remplies de boutons, couvertes de boutons. Mon corps ne supportait plus l'uniforme.
- Speaker #1
Et après, comment tu décides de te lancer ? Par quel bout tu prends ton nouveau métier ?
- Speaker #0
À l'époque, les réseaux sociaux étaient là, mais pas autant impactants qu'aujourd'hui, en 2016. Et donc, pour moi, la meilleure publicité était le bouche à oreille. Depuis cette soirée voyance avec mes voisines, c'était tous les jours que j'avais des demandes. Et donc, je me suis dit, écoute, on va voir, on va vivre ça. on va voir comment les choses se mettent en place. J'avais quand même mes enfants, mes enfants étaient jeunes. Teddy, évidemment, était extrêmement rassurant. Mais bon, voilà, donc je me suis dit, allez, on fait confiance en fait en la vie. Et à peu près un an après ma mise à dispo, j'ai eu la chance de pouvoir faire mon livre de flic à médium. Et là, c'est pareil, dans une super maison d'édition, je suis éditée chez Michel Laffont. pour mes quatre livres. Je fais une interview avec Yann Eric, qui est un journaliste qui s'intéresse énormément à tout ce qui est l'après-vie. Et donc, voilà, je fais une séance avec Yann Eric. Il aime beaucoup ma médiumnité et m'envoie une de ses amies pour une séance. Il envoie une de ses amies pour me tester. Mais elle le dit très clairement. Elle m'appelle par téléphone. À l'époque, c'est moi qui gérais mes appels. Je suis amie avec Yann-Éric, je viens, je ne vous donnerai même pas mon prénom, je viens vous tester, ni plus ni moins. Yann-Éric m'a dit que vous étiez très bien, mais voilà, je dois vous tester. Donc cette femme vient, et donc voilà, je lui fais un contact défunt. Et par la suite, dans cette même séance... ses défunts me montrent une feuille de papier, un stylo. Et donc, j'en conclue qu'elle est en lien avec l'écriture. Et elle me dit, écoutez, voilà, moi, je suis auteur de livres et j'aimerais beaucoup être co-auteur. Et c'est elle qui me met en relation avec des personnes. Et voilà, c'est de cette manière que je réussis à intégrer la grande maison d'édition Michel Laffont.
- Speaker #1
Tu parles de tes livres. Alors, j'en avais noté trois, mais tu vas me dire le quatrième. Donc, Deux flics à médium, tu l'as dit. Les secrets de l'âme Il y a une vie après la mort ça c'est le dernier ?
- Speaker #0
Alors celui-là c'est l'avant-dernier Il y en a eu un autre Il y a eu un autre L'invisible a changé ma vie qui est sorti donc là en novembre 2025 aux éditions toujours aux éditions Michel Laffont et aujourd'hui il faut le dire je m'éclate aussi à écrire après attention je ne suis pas écrivaine moi je suis médium mais je prends plaisir à écrire je prends plaisir à Merci. à expliquer un peu à mes lecteurs ce qui se passe de l'autre côté, ce qui se passe dans ma vie.
- Speaker #1
J'allais te demander justement les raisons. Qu'est-ce qui te pousse à écrire ?
- Speaker #0
L'interrogation des personnes, toutes ces personnes qui se posent des questions par le biais de mes ouvrages. J'essaie d'aller expliquer un peu mon quotidien. J'ai également, pour mon troisième livre, Il y a une vie après la mort, voulu faire des expériences. Ce livre était vraiment basé sur des expériences Donc je me suis introduite dans une maison hantée pour aller communiquer avec ces âmes dans ces lieux. Je suis allée également dans les cimetières afin de savoir si dans les cimetières il y avait beaucoup d'âmes présentes. J'ai eu également une expérience qui a été sensationnelle. J'ai réussi à m'introduire dans un funérarium et de faire un contact avec un défunt tout juste décédé, voir si l'âme était en mesure de communiquer. parce que souvent... On dit il faut attendre un mois, trois mois, six mois, un an. Et bien là, j'avais envie de vivre moi-même l'expérience. Il n'y a pas de règles. Voilà, exactement. Et je suis rentrée et ça a été quelque chose de sensationnel. Je ne savais pas à qui j'avais affaire. Et ça m'a fait travailler sur moi-même également. Parce que je vois et j'entends les défunts. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que moi j'ai beaucoup, beaucoup de mal à accompagner un corps sans âme. Et pourtant, j'ai perdu des membres de ma famille. il se perd du monde. père, mes grands-parents, des amis. Mais c'est très compliqué pour moi d'être en lien avec un corps sans âme. Je ne peux pas embrasser, je ne peux pas toucher. Et là, il fallait que je sois devant le corps d'un inconnu et que je travaille en médiumnité. Donc il fallait que je reste auprès de ce corps quand même pendant un certain temps. Et ça a été une expérience qui a été extraordinaire parce que ce défunt m'a donné des choses précises qu'on a pu vérifier par le biais de caméras. Je me fais un peu plus clair. Des fois, on m'explique que lorsqu'il est arrivé dans les locaux, il est tombé. Son corps physique a chuté. Comment ça, monsieur, votre corps physique a chuté ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Il me fait voir l'image. Donc, il arrive de l'hôpital. Il est transféré en confinèbre. Et il me dit, oh là là, ce jeune homme, vraiment. Il me dit, qu'est-ce qu'il est gauche ? Il me dit, vous imaginez, je suis tombé.
- Speaker #1
Un employé des pompes funèmes qui aurait fait tomber le corps de ce monsieur.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Donc, j'ai besoin de savoir. Donc, je transmets l'information aux personnes qui m'ont aidé pour cette expérience. Ces personnes remontent au niveau des caméras de surveillance. L'arrivée du corps de ce monsieur. Quand ce monsieur a été sorti du camion, effectivement, un des employés s'est pris les pieds. Et le corps est légèrement... tombé, il n'est pas venu non plus, il est allé au sol mais légèrement tombé, donc on le voit en fait sur la vidéosurveillance, donc ça, ça a été un élément qui a été extraordinaire, tu vois, de voir... ça a été en fait un peu la preuve et ça, je trouve ça très intéressant, ça a été quelque chose d'intéressant, alors, tu vas me dire la conclusion, c'était pas que ce monsieur soit légèrement tombé c'est qu'un défunt peut communiquer dès le moment de sa mort. Donc ça c'est important. Ça c'est important parce que ça nous aide aussi à comprendre comment accompagner, lorsque l'on perd quelqu'un, comment accompagner nos défunts. Donc ça, c'est très très important aussi.
- Speaker #1
Je rebondis sur quelque chose que tu viens de dire. Tu dis évidemment, comme tout le monde, tu as eu des pertes dans ta famille, tes grands-parents, ton papa. Est-ce que tu communiques avec eux ?
- Speaker #0
Oui, j'ai la chance de pouvoir communiquer. Alors attention, je ne communique pas avec eux tous les jours. C'est quand même très rare, c'est très très rare, mais je réussis à communiquer avec mon père de temps en temps. Mais quand je te dis très rare, ça va être une fois par an. C'est pas mal. Oui, j'ai de la chance. Une fois par an, oui, j'ai ce tête-à-tête avec mon père qui ne dure jamais très longtemps. Mais après, je sais qu'il est là, je sais qu'il m'accompagne dans mes médiominités publiques, en salle. Je suis très, très entourée par mes défunts.
- Speaker #1
Et comment ça se passe ? C'est toi qui fais appel à eux ? C'est eux qui viennent à toi ? Comment ça se passe généralement ?
- Speaker #0
Pour mes défunts à moi, c'est eux. C'est eux qui vont se manifester. Parce que si avec moi, je le ferais un peu plus régulièrement. Évidemment. Mais c'est eux en fait qui choisissent. Ça,
- Speaker #1
j'ai le petit café de temps en temps.
- Speaker #0
C'est ça. Et là, c'est lui qui choisit. Et c'est vraiment très rarement, je te dis, c'est à peu près une fois par an. Comme si c'est le moment pour lui de me prévenir, de me soutenir, de me rebooster. Enfin, voilà, il sait toujours à quel moment intervenir.
- Speaker #1
Virginie, tu as une autre palette aussi, une autre corde à ton arc. Tu fais des conférences un peu partout sur le territoire. En quoi elles consistent ces conférences ?
- Speaker #0
Mes conférences médiumniques vont permettre de faire de la médiumnité en salle et de transmettre des messages. Parfois, il y a une partie où je donne une conférence sur un thème, sur un de mes livres, sur un sujet. vie antérieure. La deuxième partie est très souvent basée sur contact médiumnique. Là, ce sont les défunts qui vont se manifester en salle. Là, je vais transmettre des informations. Je trouve que c'est très intéressant souvent pour les personnes qui ne vont pas y croire, ceux qui n'ont pas envie.
- Speaker #1
Il y en a beaucoup des gens qui viennent te voir et qui n'y croient pas ?
- Speaker #0
Oui, il y en a quand même beaucoup. Parfois, ça permet en médiumnité en salle Merci. Tu vas ramener un copain, une copine, un frère, une soeur, pour qu'ils puissent voir déjà de leurs propres yeux. Ça, c'est important. Celui qui a peur, c'est une première approche de la médiumnité. Tu vois, ce n'est pas comme un rendez-vous privé où là, oui, tu es sûr d'avoir tes défuntes, ça peut te perturber. Là, c'est une première approche. Donc, ça permet de se familiariser un peu, de connaître un peu la médiumnité, en quoi ça consiste.
- Speaker #1
Le but, c'est d'être vraiment pédagogue ?
- Speaker #0
Il faut être pédagogue. Mais il faut être aussi franc. Je veux dire, ce que le défunt, il t'envoie, tu n'as pas le droit de le garder pour toi. C'est ma mission aujourd'hui d'être la messagère entre ces deux mondes. Et je ne peux pas me permettre de garder l'information. Le défunt me fait voir ça, le défunt me transmet ça. Je transmets dans l'intégralité. Que ça plaise ou non aux vivants, d'ailleurs je le dis en salle, je le dis, j'ai beaucoup de respect pour les vivants, mais j'en ai beaucoup plus pour les défunts. Donc si le défunt me transmettait l'info, le vivant s'il se vexe, tant pis pour lui. Voilà, il entend les choses. Moi je suis très franche, je suis très cash et ça je trouve que c'est extrêmement important.
- Speaker #1
Et même, tu penses qu'un message est important à délivrer même quand tu es sûr qu'il va blesser la personne que tu as devant toi ?
- Speaker #0
Ah mais totalement. On ne peut pas non plus, comme je dis, vivre d'amour et d'eau fraîche. Si c'est pour que le défunt nous dise, super je vais très bien, tout baigne, tout va bien. Tout le monde peut le dire. Le défunt, s'il transmet un message particulier, c'est aussi pour aider le vivant. Donc, c'est important, évidemment. Il faut être pédagogue aussi. Il y a la manière de dire les choses. Je vais te raconter une anecdote qui m'a beaucoup bouleversée. Je reçois en médiumité privée, à la maison, une jeune fille qui rentre dans mon bureau toute jeune, cette petite jeune Toute chou, une petite chou à la crème. Et là, j'ai un défunt qui se présente à côté, qui me donne son prénom, et qui me montre des images insoutenables, des images d'attouchement. Cet homme a fait des attouchements à ma consultante. Je lui transmets, j'ai tel défunt qui est là. Et en fait, moi, je ne regarde pas mon vivant pendant mes séances, parce que d'une, je ne suis pas mentaliste, de deux, il faut vraiment que je crois dans mon truc. Et là, je ne la regarde pas. Et là, je lui dis, je suis désolée, il y a une histoire d'attouchement au sein de la famille. Et là, je réouvre les yeux. Elle est en pleurs, en fait, cette jeune fille. Effectivement, c'était son grand-père qui lui avait fait des attouchements. Alors c'est pas quelque chose dont elle n'était pas sûre, c'est quelque chose d'incertain. Tu sais, parfois tu as des femmes qui ont... J'ai l'impression qu'enfant, on m'a fait ci, on m'a fait ça. Là, c'est de la réalité. Il lui a fait à un âge où... Voilà. Et c'était atroce. Parce que moi, je suis là, je suis entre les deux. Lui, qui vient me transmettre ces trucs dégueulasses, et moi, cette jeune fille qui aurait l'âge d'être ma fille...
- Speaker #1
Tu me poses la question de savoir s'il faut lui dire ?
- Speaker #0
Non, parce que je sais qu'il faut lui dire. mais il faut que je lui amène aussi avec délicatesse. Je n'ai pas envie non plus qu'elle reparte avec un choc émotionnel. Le but n'est pas ça non plus. Je ne lui repars pas de chez un médium en te disant « Attends, j'ai envie de me jeter par la fenêtre. » Tu repars d'une séance médiumnique apaisée. Tu repars en te disant « Là, j'ai passé trois quarts d'heure de mon temps avec mon défunt. » Quand il y a des bonnes relations sur le plan familial. Mais là, je veux dire, par la suite, il est venu, il avait besoin d'entendre, enfin, il avait besoin d'émettre. qu'il était désolé, qu'il avait eu... C'était terrible, ça a gâché sa vie à cette jeune fille, mais il a expliqué plein de choses, en tout cas. Et elle est repartie en disant, il est venu, il est venu, en fait, il a été là. Il reconnaît enfin ce qu'il m'a fait subir sur Terre. Donc ça, tu vois, ça c'est hyper, hyper important. Ça m'est arrivé lors d'une médiumnité publique. Je savais, la veille, qu'un défunt qui avait fait des attouchements à sa fille allait se présenter. Ce qu'il faut savoir...
- Speaker #1
Et sa fille était présente dans le public.
- Speaker #0
Alors voilà, et ce qu'il faut savoir, c'est que moi, en salle, on se place, on a envie de se placer. Ce n'est pas nous qui allons placer. Tu veux te mettre à droite, tu te mets à droite, tu te mets à gauche, tu te mets à gauche.
- Speaker #1
Placement libre.
- Speaker #0
Placement, il est libre. C'est exactement ça. Je savais exactement où cette dame allait en fait s'installer. La veille, j'en parle à Teddy. Je lui dis, écoute, il m'arrive quelque chose d'assez étonnant. J'ai un défunt qui a fait des attouchements à sa fille qui est là. Je sais exactement où cette femme va être placée. Il me dit, oh là là, effectivement, c'est pas évident. On commence peut-être pas par ça. Voilà, il faut que le public soit quand même dans la séance. Et donc, OK, je démarre ma médiumnité. Et à un moment donné, je dis à mon public, parce que mes conférences sont aussi parfois très drôles, je fais aussi beaucoup d'humour. Et là, je dis à mon public, écoutez, je n'ai pas été franche ce soir. J'ai un monsieur qui a fait des attouchements à sa fille, monsieur décédé évidemment, sa fille est là dans le public, et en fait la dame, elle est placée. Et là en fait je montre les trois rangs, elle est placée ici. Et là je dis haut et fort, Madame, je ne vous demande pas de lever la main, je vous demande juste d'entendre cette information. Et là je suis extrêmement touchée, j'étais très très émue de ce contact. Elle lève la main cette femme. elle était assise sur les rangs que j'avais montré et la première fois qu'elle venait en médiumnité publique et là elle me dit merci voilà son père est venu dialoguer un petit peu pour expliquer les choses mais tu vois elle est repartie à ma prise dans ses bras en fait à la fin elle m'a remercié cette femme parce qu'elle me dit il a avoué et ça a tellement gâché une partie de ma vie Merci. Et là, je vous assure, elle me dit Virginie, je repars, mais avec une autre vision des choses.
- Speaker #1
Tu fais beaucoup de conférences, un peu partout sur le territoire, je le disais. C'est assez facile de venir te voir tant qu'il y a de la place. C'est souvent le problème, les salles sont trop petites.
- Speaker #0
Ou alors vous êtes trop nombreux à vouloir venir. Voilà,
- Speaker #1
c'est ça aussi. Pour lire tes livres, c'est facile aussi, il suffit de les acheter. Pour venir te voir en séance privée, comment ça se passe ? Si je veux venir te voir, comment je m'y prends ? J'appelle qui ? Ça me coûte combien ?
- Speaker #0
Alors, pour venir me voir en séance privée, par téléphone, c'est mon adorable mari qui gère, en fait, tout ce qui est appel téléphonique.
- Speaker #1
Tu dis adorable parce qu'il est juste à côté.
- Speaker #0
Non, parce qu'il est vraiment. Et du coup, on appelle. Alors, la séance, en fait, aujourd'hui, moi, je n'ai pas honte de le dire, je suis à 80 euros pour ma séance médiumnique privée. qui durent à peu près trois quarts d'heure. Et par contre, les délais sont très, très, très, très, très, très loin. On est à 2031, semble-t-il. Je regarde mon cher Etendre.
- Speaker #1
Si je veux prendre rendez-vous avec toi, il faut que j'attende de 5, 6 ans ?
- Speaker #0
Alors, il faut attendre, effectivement. C'est le délai, parce que c'était la folie. Grâce aussi à mes livres, grâce aussi aux médias publics, je dirais reçoit énormément d'appels tous les jours pour de la médiumnité. Alors, souvent, on va dire, c'est loin, c'est dans très longtemps. Et je vais te dire, au moment où mon consultant, en fait, vient, C'est le bon moment. J'en ai qui viennent en me disant, j'ai pris rendez-vous il y a deux ans, enfin il y a deux, trois ans.
- Speaker #1
Tu t'en souviens ? Moi, je prends un rendez-vous avec toi en 2021. Mon mari fait les rappels une semaine avant. Moi, je prends un rendez-vous avec toi en 2031, je m'en souviens plus.
- Speaker #0
Oui, mais mon mari rappelle une semaine avant. Et souvent, quand le rendez-vous arrive, le rendez-vous tombe à pic. Mais quand je te dis tombe à pic, tombe à pic. C'est au moment de notre vie où il y a très certainement eu des deuils, des décès. des changements, et ça tombe en fait très très souvent à pic. Donc oui, les délais sont longs parce que j'ai énormément de demandes, et pourtant je fais ce que je peux.
- Speaker #1
Tu l'as dit, t'es très long pour avoir un rendez-vous avec toi donc, tes livres marchent bien, tes conférences aussi, on peut dire que tu as atteint un certain niveau de succès. Virginie, est-ce que ça te surprend ?
- Speaker #0
Alors moi, si tu veux, je vis un peu dans ma bulle. Quand je te dis que je vis dans ma bulle, je n'ai pas conscience, comme tu l'as dit toi, de ce succès. Je n'en ai pas conscience.
- Speaker #1
On l'a vu quand même sur les bus.
- Speaker #0
Oui, c'est une campagne de publicité pour mon livre. Mais si tu veux, je n'en ai pas conscience et je n'ai pas envie non plus d'en avoir conscience. Je suis quelqu'un d'hyper simple, d'hyper accessible. donc j'ai pas envie je pense qu'après on peut vite basculer dans l'ego dans machin, dans truc et après tout ça c'est des mauvaises énergies, tu captes plus de la même manière tu vois donc non j'ai pas conscience et j'ai pas envie d'avoir conscience de tout ça, moi comme je dis je suis la messagère je m'épanouis dans ce que je fais, j'ai la chance d'avoir des consultants hyper adorables que ce soit en privé, que ce soit en salle des lecteurs au top Merci. Moi, c'est ce qui me va. C'est ce qui équilibre, en tout cas, ma vie. Et j'aime ma vie, aujourd'hui. Et j'aime cette mission, en tout cas, qu'on m'a donnée.
- Speaker #1
Virginie, tu le sais, je te l'ai dit avant qu'on enregistre cet épisode, ce podcast, il est en lien avec les gens qui font des choses au Havre. Le Havre peut inspirer aussi ces gens dans leur métier, dans leur passion. J'avais une question pour toi, Virginie. Au Havre, ici, il s'est passé un grand drame. Maintenant plus de 80 ans, des bombardements en centre-ville qui ont tué plus de 3000 personnes. Est-ce que c'est, quand tu te balades en ville, est-ce que c'est quelque chose que tu ressens ?
- Speaker #0
Alors oui, effectivement, parce qu'il y a la mémoire aussi des murs. Et je ressens, j'ai mon frère qui avait acheté un appartement sur Sainte-Adresse, et c'était hallucinant, les manifestations dans l'appartement. Les bruits de bottes, les bottes. militaires, les chaussures militaires, les bottes militaires. Tu sais qu'on entendait en fait dans l'appartement. La lumière qui s'allumait, qui s'éteignait. Le lieu était imprégné. Et d'ailleurs, on avait fait une recherche avec mon frère. Enfin, mon frère, par le biais d'un de ses voisins, avait fait des recherches. L'appartement avait été occupé par des Allemands. Enfin, ça a été extrêmement intéressant tout ce qu'on a pu retrouver. Et ça correspondait à ce qu'on entendait. Je ne vais pas délivrer toute l'histoire de l'appart, mais oui, effectivement, on est imprégné de ce qui s'est passé. On a acheté notre terrain et au moment où on a fait construire notre maison, le jour de la remise des clés, j'ai une douleur. Mais quand je te dis une douleur au niveau du ventre, je n'arrive plus à suivre mon constructeur pour l'état des lieux de remise des clés. Et j'étais avec une amie et je lui dis s'il te plaît continue avec lui. Et en fait je suis mais pliée en deux dans une des chambres. Et là en fait j'ai la vision d'un soldat. Et je me dis mais c'est pas possible, j'ai une entité, j'ai un défunt en fait qui est là. Un soldat en fait qui est décédé sur une des terres, c'était une ferme en fait à l'époque. Et à ce même endroit, il est mort en fait à ce même endroit. Il n'est pas monté dans la lumière lui. Et du coup, ça a été fou de rentrer en communication, mais ça m'a fait mal physiquement. Vraiment quelques instants avec lui. Et donc oui, les lieux sont imprégnés de tout ça, de cette histoire, de tout ce qui s'est passé sur le Havre et ses alentours.
- Speaker #1
Il y a des lieux symboliques ici, le bord de plage, l'église Saint-Joseph, le volcan. Est-ce qu'il y a des lieux particuliers qui influencent ta sensibilité ?
- Speaker #0
Oui, j'ai des lieux que j'aime moins que d'autres. Il y a des lieux qui sont beaucoup, beaucoup plus lourds. Beaucoup plus lourds. Même malgré les travaux, quand je passe dans le tunnel Génère, j'ai tout de suite cette oppression. Je ne suis pas connectée ou non, je suis oppressée en fait dans ce lieu. Ça m'est arrivé de passer d'entendre les cris des personnes qui ont été ensevelies. Enfin, il y a des lieux, c'est très, très, très, très lourd.
- Speaker #1
C'est pas... justement parfois lourds à porter pour toi ?
- Speaker #0
Après, j'ai quand même cette chance de savoir me déconnecter. Mais tu sais, parfois j'ai beau être déconnectée, quand ils veulent faire passer un message, ils le font en fait passer. Donc, après j'apprends à vivre comme ça. J'apprends à vivre de cette manière. C'est ce que je dis, les défunts ne sont pas à mon service. Moi, je suis à leur service. Mais on a aussi un pacte, ils ne vont pas empiéter dans ma vie. extrêmement bien la nuit. Parfois, c'est la question que beaucoup se posent. La nuit, ça doit être la folie. Non, j'ai un sommeil de qualité extraordinaire. Mais vraiment, je dors 9 heures non-stop, sommeil profond. J'ai cette chance. J'ai une qualité de sommeil qui me permet de pouvoir récupérer. Donc non, je ne suis pas... Je n'ai pas les défunts avec moi sur le dos, du matin au soir. J'ai aussi, moi, mes moments de vie avec mon mari, mes enfants, ma famille. C'est un pacte, c'est comme un deal. Ok, moi, je vous transmets tout ce que vous me donnez, mais moi aussi, j'ai besoin d'avoir des moments zen. Mais tu sais, quand je suis en vacances, parfois je m'ennuie. Tant que je suis en famille, je suis très bien entourée, le contact des fins va m'ennuyer. Ça m'est arrivé lors de vacances sur une chaise longue, on était partis en famille de dire à ma belle-sœur, là, j'ai ta grand-mère qui est là. Et clac, d'aller transmettre un message. parfois, c'est plus fort que moi. Donc voilà. Mais après, je suis tellement passionnée aussi par ce que je fais.
- Speaker #1
Ça se voit, en tout cas. Virginie, on arrive à la fin de cet épisode. J'ai une dernière question pour toi. Cette question, je la pose à tous les invités qui passent derrière ce micro. Cette question, la voici. Tu peux répondre de façon très courte ou développée, si tu veux. C'est toi qui vois cette question. C'est celle-ci. Pour toi, le Havre, ça représente quoi, Virginie ?
- Speaker #0
Moi, le Havre, c'est ma... C'est ma ville, en fait, le Havre. Je suis attachée au Havre. Il y a eu beaucoup d'évolutions aussi au Havre, en termes d'architecture. Il y a eu plein, plein, plein de choses qui ont été mises en place. Moi, le Havre, c'est ma ville. C'est mon lieu. Et j'aurais pu partir ailleurs, sur Paris. Mais non, non. J'aime le Havre. Je ne suis pas contente parfois quand on critique le Havre. qu'on dit que c'est laid, que c'est bétonné. On a la plage, on a la mer. On a plein de choses, en fait, ici aussi. Et j'aime. J'aime le Havre et je ne déménagerai pas de Seine-Maritime.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Virginie Lefebvre, d'être venue aujourd'hui dans le pot de yaourt. Vous pouvez retrouver Virginie, évidemment, à travers ses livres qu'on peut commander partout.
- Speaker #0
C'est ça, partout, sur Amazon, dans les librairies, partout, partout.
- Speaker #1
Vous pouvez également la voir en conférence. Elle est où la prochaine Virginie ?
- Speaker #0
Alors là, je suis à Caen le 2 mai. Je regarde mon mari du coin de l'œil parce qu'il connaît mieux le planning que moi. Le 29 mai, je suis au Havre, au Sirius en fait, au Havre. Après, le 14 juin, je suis en Bretagne. Je pars à Saint-Paul-de-Léon. Petite pause estivale. Non, non, non, je suis au Normandie. En plus, je dis des bêtises, je suis au Normandie. Au mois de juillet, petite pause estivale. Et après, on reprend avec un événement extrêmement important, un salon du bien-être qu'on organise à Rogèreville. Pour une cause, on crée cet événement une fois par an. On choisit une association et on reverse de l'argent à une association en lien avec des enfants. Cette année, c'est avec des enfants. L'année prochaine, ce sera autre chose. Donc voilà, on veut défendre une cause, on veut apporter de l'argent à une cause. Ça, on le fait une fois par an, on est avec 60 thérapeutes. C'est le salon créé dans l'amour. Et voilà, on veut vraiment que ça puisse perdurer. Ce n'est pas un salon comme les autres. On y apporte une touche un peu différente. Mais à la base, c'est pour donner. On reverse quand même des sommes assez importantes. Des occasions de te rencontrer pour la bonne cause. Oui, tout à fait, exactement.
- Speaker #1
Donc à travers effectivement ces conférences, ces salons, il faudra attendre 2031, vous l'avez compris, pour avoir un rendez-vous privé avec toi. Merci encore une fois Virginie d'être venue. Merci à Teddy qui a permis l'organisation de cette rencontre. Merci à vous d'avoir écouté cet épisode et on se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode dans le pot de yaourt. Ciao !