- Speaker #0
Est-ce que comme moi, vous adorez manger au restaurant ou à Avre, mais trouver la bonne adresse, c'est toujours un peu compliqué ? Et bien ça tombe bien, puisque cet épisode est sponsorisé par Épicu le Havre. Épicu le Havre, c'est LE guide des bonnes tables à vraises. Pas de hasard, pas de belles photos trompeuses, chaque adresse est testée, validée et surtout cuisinée avec des produits frais. Du vrai, du local et du goût. Votre prochaine table au coup de cœur est peut-être à deux pas de chez vous. Retrouvez toutes leurs adresses sur Instagram, Épicu. point le Havre, point food. Le lien vers la page est à retrouver dans la description de cet épisode. Salut, un petit mot avant de commencer cet épisode, tout simplement pour vous dire merci. Eh bien merci parce que vous êtes toujours plus nombreux à écouter les épisodes dans le pot de yaourt. Alors si vous voulez soutenir le projet, n'hésitez pas à suivre, à commenter le podcast sur les plateformes d'écoute, sur Deezer, sur Spotify, sur Apple Podcast et puis n'hésitez pas non plus à suivre la page du compte Instagram dans le pot de yaourt. Sur ce, bonne écoute ! Bienvenue dans le pot de yaourt, le premier podcast qui s'intéresse à toutes celles et ceux qui font le havre, à toutes celles et ceux qui sont le havre. Le plus souvent possible, je vais recevoir à ce micro des artistes, des sportifs, des entrepreneurs, des créateurs de contenu, des cuisiniers, des écrivains, bref, tous ceux qui... qui font briller notre chère et tendre ville et qui nous rendent chaque jour un peu plus fiers d'être à vrai. On parlera de leurs histoires et on verra en quoi le Havre a une place centrale et si particulière dans leurs projets. Saison 4, épisode 9. Pour Paris, le Havre est devenu hype.
- Speaker #1
C'est une ville où on voyage, le Havre c'est un bout du monde. Non,
- Speaker #0
le Havre n'est pas bandit ! J'ai l'air du Havre, moi je viens de coqueriller aux villes. Faire entendre à tout le monde que le Havre c'est une belle et grande ville. Le Havre. Little Bob, c'est the king.
- Speaker #2
Un Havre de grâce. Je vais ramener la cage au Havre. Au Havre les gens sont tous gentils. Ici, c'est le Havre, en Normandie.
- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans le pot de yaourt, cela va sans dire. Le Havre est une ville de sport, du foot, du hand, des sports nautiques. évidemment, mais aussi son équipe de basket, le STB. Et une bonne nouvelle en fin de saison dernière, puisque l'on sait maintenant que le STB évoluera en élite 2 la saison prochaine, l'équivalent de la deuxième division du STB. On va bien sûr en parler aujourd'hui avec son président. Je suis heureux de recevoir Rudy Sévy. Bonjour Rudy.
- Speaker #3
Bonjour.
- Speaker #0
Merci Rudy d'être avec moi ici aujourd'hui dans le pot de yaourt. Avant qu'on parle... de ta vie, du STB et toutes ces choses, je voulais qu'on parle de ce qui nous réunit un petit peu, le point commun qu'on a aujourd'hui, voilà cet appartement oui cet appartement, parce que pour ne rien trahir quand j'invite effectivement des gens, je leur envoie mon adresse évidemment puisque j'enregistre ici chez moi, et toi tu m'as dit directement tiens, cette adresse ça me dit quelque chose, exactement je t'ai donné l'étage, tu m'as dit tiens cet étage me dit quelque chose Et devant la porte, tu m'as dit évidemment, cet appart se me dit quelque chose. Raconte-nous, cet appart, tu le connais très bien ?
- Speaker #3
Je le connais très très bien parce que c'est l'appartement de mes grands-parents qui m'ont élevé. Donc j'ai vécu dans cet appartement-là pendant 25 ans. Et mes grands-parents ont été propriétaires de cet appartement pendant 42 ans. Donc oui, c'est un appartement que je connais très très bien et qui m'a énormément fait plaisir de revisiter juste avant cette petite discussion.
- Speaker #0
Voilà, c'est un petit retour aux sources. Pour le clin d'œil, il a changé cet appart ?
- Speaker #3
Ah oui, il y a eu quelques travaux, mais on reconnaît ne serait-ce que le carrelage sur le sol qui est resté à l'identique. Donc oui, quelques changements, de gros changements même, mais on le reconnaît très très bien et ça fait bizarre quand même d'y revenir.
- Speaker #0
En tout cas, je suis hyper content de t'accueillir ici. Merci. C'est un petit clin d'œil du destin, c'est encore plus sympa.
- Speaker #3
Exactement.
- Speaker #0
Rudy, je le disais en intro, tu es président du STB. Pour rentrer vraiment dans le vif du sujet, c'est quoi être président d'un club de basket professionnel ?
- Speaker #3
C'est gérer beaucoup d'emmerdes quand même, mais c'est aussi du grand bonheur. Ce sont des très bons moments, mais c'est gérer les problèmes au fur et à mesure quand ils viennent dans une journée. C'est de pouvoir développer ce club, de pouvoir avoir les meilleures équipes, s'entourer le mieux possible. Et puis, forcément, ça reste du sport, même si on doit la gérer comme une entreprise classique. Mais ça reste du sport, donc ça passe par des résultats sur le terrain, qui là, on ne maîtrise pas à 100% malheureusement.
- Speaker #0
Tu t'es lancé dans cette aventure il y a à peu près 4 ans ?
- Speaker #3
Alors 8 ans, je suis rentré au directoire il y a 8 ans et j'en suis devenu le président il y a 4 ans.
- Speaker #0
Alors pourquoi cette transition justement du directoire à la présidence ? Qu'est-ce qui t'a motivé à prendre la tête du club ?
- Speaker #3
L'histoire est un peu longue. Moi, je suis un enfant du club. J'ai joué au club de tout gamin, de l'adolescence jusqu'à il y a une dizaine d'années à peu près. J'ai beaucoup d'amis dans ce club, qui gravitent dans ce club depuis tout gosse. Et il est vrai que quand le club est passé de Pro A Coupe d'Europe à la National 1 en deux ans et demi, On a tous eu un sentiment un petit peu amer et d'un véritable gâchis. Et j'ai beaucoup d'amis à moi qui me, notamment notre general manager Anthony Vanil actuel, me poussaient un petit peu à venir au club et à bosser un petit peu pour redonner un peu au club ces lettres de noblesse. Et donc je suis rentré au directoire par le biais du président de l'époque, Édouard Morlot, qui reprenait la présidence suite à la descente au National 1. Et voilà, on a continué à bosser ensemble. Et au bout de quatre ans, j'en ai repris la présidence. Et puis, on a continué à s'entourer du mieux possible.
- Speaker #0
Toi qui connais bien le club, tu le disais quand on vient taper à ta porte et qu'on te dit ce serait cool que tu nous rejoignes, au moins dans le directoire pour une première étape. Est-ce que tu hésites un peu ? Comment tu le prends ? Oui,
- Speaker #3
alors au début, j'ai hésité parce que c'est quand même une vraie... Une vraie étape, c'est une vraie expérience. Et puis si on y va, c'est pour vraiment donner le meilleur de soi et pas faire juste de la représentation. Donc j'en ai parlé effectivement beaucoup avec mon épouse, avec Julia et Xavier Lassial-Fary avec qui je travaille. On a un métier quand même à côté. Je travaille au cabinet UPF depuis presque 25 ans. Voilà, j'ai vraiment été... un peu aux infos pour les personnes les plus proches de moi, et puis savoir si tout le monde me suivait dans cette aventure. Et puis après, ça n'a pas duré très très longtemps, et puis après on est parti.
- Speaker #0
Et après quatre années d'expérience au directoire, la présidence, là est-ce que c'est toi qui y vas, c'est toi qui décides de prendre un peu le lit, comment ça se passe à ce moment-là ?
- Speaker #3
Pour prendre la présidence ? Oui, alors ça s'est fait un petit peu de manière naturelle, parce que... J'ai eu une première saison où effectivement, je marchais sur des oeufs, je découvrais un petit peu comment ça se passait. J'étudiais plus que je donnais mon avis. Et puis après, j'ai vite un petit peu pris d'ampleur dans le club en allant chercher beaucoup de chefs d'entreprise qui nous ont rejoint à la tête du club, en allant chercher les ambassadeurs, donc des sportifs de haut niveau qui ont investi dans le club. Et après, ça s'est fait de manière assez naturelle. Edouard Morlot, étant un président qui était énormément dans le partage et très, très proche de moi, étant beaucoup occupé professionnellement, notamment un petit peu partout en France, m'a naturellement proposé de prendre sa suite. Et puis ça s'est fait de manière très, très naturelle.
- Speaker #0
Aujourd'hui, donc quatre ans à peu près de présidence. Quand tu arrives, dans quel état d'esprit tu es ? Tu veux continuer ce qui a été fait depuis des années ou imposer un peu ta patte ou un mix des deux ?
- Speaker #3
J'ai voulu vraiment faire un changement parce que le club avait beaucoup l'habitude de vivre sur les subventions publiques et après aller chercher un petit peu de partenariat alors qu'on sait que ce n'est pas du tout l'avenir, c'est plutôt l'inverse. Donc on a voulu justement développer un très gros pôle de chefs d'entreprise. Le but c'était justement qu'on ait, alors aujourd'hui on a une vingtaine de chefs d'entreprise à la tête du club, le but c'est qu'il n'y ait pas un à vrai qui ne connaisse pas une de ces 20 personnes. Ça nous permet de ratisser large. Aujourd'hui, on le voit bien sur les chiffres du partenariat, sur les chiffres de l'affluence du public au Doc Océane. On voit bien qu'aujourd'hui, ça marche. Aujourd'hui, on a des commissions. Il y a beaucoup de choses qui se font dans le club sans même que je sois au courant. Parce que je sais qu'il y a des personnes de confiance à la tête de chaque commission. Aujourd'hui, ça fonctionne très bien comme ça.
- Speaker #0
C'est ça le nerf de la guerre quand tu arrives, c'est d'aller chercher les partenaires, les financements ?
- Speaker #3
Oui, c'est ça. parce que, alors oui... Beaucoup de gens vont dire que quand on n'a pas de l'argent, il faut avoir des idées. Mais même si on a de bonnes idées, sans argent, ça va vite être compliqué quand même. On est dans un club de sport et quand vous êtes en concurrence avec un autre club, un joueur ne vient pas pour vos beaux yeux. Il vient parce qu'il y a le projet, le staff médical, les infrastructures. D'accord, pas de souci, mais il y a surtout le salaire et pour ça, il faut de l'argent.
- Speaker #0
Tu cumules ce poste, on peut appeler ça un métier, être président du...
- Speaker #3
Métier non rémunéré, donc ce poste de bénévole, je serais tenté de dire.
- Speaker #0
C'est pour ça que je te pose la question. Donc ce poste de président, avec ton activité, donc tu es gestionnaire de patrimoine.
- Speaker #3
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Est-ce que cette activité de gestionnaire de patrimoine... t'a aidé ou t'aide encore dans ses fonctions de président ?
- Speaker #3
Moi, j'ai suivi l'ère de patrimoine, j'ai démarré il y a 24 ans, donc justement avec Julia et Xavier, et j'ai démarré vraiment en autodidacte complet, je ne connaissais strictement rien au métier. C'est Julia et Xavier qui m'ont donné ma chance et qui m'ont formé de A à Z. Donc, ça m'a aidé dans la gestion de l'humain, de l'entreprise, les relations clients, et puis ça m'a aidé aussi parce qu'on a... On a développé une clientèle au sein du cabinet de basketteurs professionnels. On a à peu près 250 sportifs de haut niveau clients au cabinet en gestion de patrimoine. Donc forcément, ça donne un relationnel dans le milieu du basket avec les agents, avec d'autres présidents et avec tous ces basketteurs qui font que ça peut aider dans certains cas.
- Speaker #0
Et quelles décisions fortes, toi, tu as appris en arrivant ? Tu disais que le nerf de la guerre, c'était aussi les partenaires, les financements. Qu'est-ce que tu as voulu mettre en place tout de suite quand tu es arrivé à la présidence du STB ?
- Speaker #3
Alors, bien s'entourer, mettre les bonnes personnes aux bons endroits et avoir une relation forte aussi avec les collectivités, avec la mairie, la communauté urbaine, le département, la région, en sachant s'ils allaient me suivre dans mon projet. Parce que c'est bien de faire de grandes annonces. On veut retourner tout en haut du basket français. On veut un très gros club de basket au Havre. Mais même si j'ai dit tout à l'heure... que les subventions, ce n'est pas l'avenir. Mais on reste dépendant de la mairie pour ne prendre que leur exemple. Si demain, la mairie nous dit vous ne jouez plus au Doc Océane et vous jouez à la salle d'entraînement au BCMO, notre système économique, il est mort. On n'a plus de réceptifs pour recevoir nos partenaires. Donc, on doit être beaucoup moins dépendant des subventions, mais on se doit d'être dépendant des collectivités parce qu'on dépend d'eux pour notre projet. Donc voilà, c'est avoir une relation forte avec eux et une relation très très forte avec nos partenaires majeurs et nos partenaires institutionnels.
- Speaker #0
Aujourd'hui, on imagine que ça se passe plutôt bien avec vos partenaires, étant donné qu'il y a un objectif sportif qui a été atteint. Comment tu gères la relation ? Tu me disais qu'il y avait plus de 200 partenaires aujourd'hui. Oui,
- Speaker #3
on arrive à quasiment 250 partenaires. Et je tiens à dire que la relation est très bonne avec eux. Pas que pour la montée. On a eu la saison dernière, on a raté la montée de deux petits points. Et on a eu une saison juste avant qui était un petit peu plus compliquée en termes de résultats sportifs.
- Speaker #0
On est habitué à rater les montées de...
- Speaker #3
Oui, c'est dur. Le sportif, c'est dur. On ne le maîtrise pas du tout. C'est très compliqué. Mais je tiens à dire que ses partenaires nous ont suivis, même dans les mauvais moments. On avait beaucoup d'entreprises qui nous rejoignaient, même si les résultats sportifs étaient un petit peu moins bons. Et l'année dernière, on aurait pu penser qu'en échouant à... à un panier près, à deux points près. Certains partenaires auraient pu être lassés, fatigués et ça n'a pas été le cas. On a eu 40 nouveaux partenaires l'été dernier suite à cette déception sportive et on voit bien que les partenaires ne sont pas tenus qu'à un résultat sportif. Ils sont tenus à un spectacle, ils sont tenus à une ambiance, à un réceptif. Ils sont très contents de se retrouver en famille, entre amis, au VIP et aujourd'hui ils s'identifient à l'équipe. On a beaucoup de partenaires aussi qui nous rejoignent pour des déplacements. Et aujourd'hui, c'est vrai que ça fait chaud au cœur de savoir qu'on a 250 entreprises du Havre qui nous suivent, qui nous poussent. Peu importe, je serais tenté de dire les résultats sportifs.
- Speaker #0
Donc, vous organisez des déplacements avec des partenaires sur des matchs à l'extérieur.
- Speaker #3
Oui, ça nous est déjà arrivé. Et puis, la dernière fois, il y a eu un très gros déplacement à Levallois de supporters qui a été fait avec notre... notre transporteur depuis 30 ans, les Carangars. Ils nous ont mis un car à disposition, ils ont emmené 80 personnes à Levallois pour pouvoir supporter l'équipe. Et puis le soir de la montée au sable, on s'est dit allez, on prend deux minibus, on a quelques personnes de la direction du club, quelques partenaires, quelques salariés du club qui nous ont rejoints et on est parti à une quinzaine pour aller voir ce match où on espérait secrètement que ce soit le soir de la montée, même si c'était loin d'être garanti parce qu'il fallait que les... Nos deux poursuivants perdent et que nous, on gagne.
- Speaker #0
Il y avait un petit concours de circonstances.
- Speaker #3
Finalement, ça a été le bonsoir. On n'a pas regretté de partir à une petite quinzaine pour aller soutenir l'équipe.
- Speaker #0
Rudy, c'est important qu'on parle des partenaires parce que ça fait en partie vivre un club. Mais pour qu'on comprenne bien l'économie d'un club de sport professionnel, comment, toi, tu vas chercher les partenaires et à quoi ils servent au STB ?
- Speaker #3
Alors les partenaires... ils servent déjà à le faire vivre la salle. Parce qu'il ne faut pas croire que la tribune VIP est une tribune de gens qui ne font pas de bruit ou qui ne crient pas. Soir de match, c'est peut-être eux qui sont les plus véhéments contre les arbitres ou qui font le plus de bruit. Ils sont présents aussi dans le salon VIP en avant et en après match. Aujourd'hui, ils représentent la grosse majorité du budget du STB. Et effectivement, ils donnent des idées, ils sont là à nous soutenir. Ils font aussi marcher leur réseau pour pouvoir amener des amis, de la famille, pour des nouveaux partenaires, pour des abonnés, grand public. Donc aujourd'hui, on a la chance d'avoir des partenaires de qualité qui sont là pour vivre un bon moment, mais qui sont là aussi pour accompagner le club.
- Speaker #0
Est-ce que c'est difficile ? d'aller chercher des partenaires. Alors, j'imagine que ta réponse, ça va être une réponse de normand. Parfois oui, parfois non. Il y en a qui aiment le basket, qui aiment le STB, donc qui doivent facilement venir te rejoindre. Mais pour ceux pour qui c'est plus compliqué, comment on arrive à les convaincre de venir vous rejoindre ?
- Speaker #3
Ça dépend des moments. Effectivement, c'était très dur d'aller chercher des partenaires dans la mauvaise période entre 2016 et 2018 parce que la salle se vidait, parce que les résultats n'étaient pas bons. et que l'équipe de l'époque n'envoyait pas une bonne image extérieure. Aujourd'hui, on a la chance d'avoir beaucoup de partenaires qui nous appellent, qu'on ne démarche pas, donc c'est une vraie, vraie chance. Des gens qui viennent par recommandation. On a aussi une équipe, forcément, commerciale, qui travaille dur. Mais on a des gens qui viennent aussi d'eux-mêmes. Et aujourd'hui, alors je n'aime pas le mot facile, parce que ce n'est jamais facile. S'il y a quelque chose qui se fait de manière un peu moins compliquée, C'est aussi la source de beaucoup de travail depuis 7-8 ans. Donc en ce moment, on va dire qu'on a la chance d'avoir rendu le STB un peu place to be. Mais il faut qu'on y travaille parce que malheureusement, les vents contraires peuvent vite se lever. Il faut qu'on fasse très attention à ce que cette vague positive puisse continuer le plus longtemps possible.
- Speaker #0
Tu le disais, Rudy, ça va mieux au STB, ça va mieux sportivement avec cette montée, ça va mieux financièrement, même en termes d'aura. Effectivement, il y a de plus en plus de monde au doc pour suivre les matchs. Selon toi, quelles sont les clés qui ont permis au STB d'en arriver là où il est aujourd'hui ?
- Speaker #3
Alors financièrement et en termes de structure, c'est... que beaucoup de chefs d'entreprise à vrai ont cru en mon discours, ont cru en mon projet, qui m'ont fait semblant de me croire quand je leur mentais en leur disant que ce serait très peu d'investissement personnel et financier. Donc ça, c'est quand même un vrai, vrai plus. De très gros chefs d'entreprise à vrai nous ont rejoints et nous ont apporté, en plus de leur temps et de leurs finances, leur expertise. Donc ça, c'est déjà très important. Et sportivement, le gros, gros, gros changement, ça a été de nommer un directeur sportif. ça nous a donné une vraie politique sportive c'est vrai que malheureusement je pense que l'erreur qui a été faite il y a 6-7 ans c'est de mettre un peu le sportif de côté pensant que de toute façon au STB quoi qu'il arrive le sportif serait toujours bon et qu'on se jette à corps perdu sur la communication et le commercial pour vite rentrer de l'argent, ça a été une erreur qu'on a corrigée il y a de cela presque 3 ans en nommant un directeur sportif et qui ça prouve bien que pour l'instant ça a été le très très très bon choix
- Speaker #0
En quoi c'est important d'avoir un directeur sportif et quel est son job ?
- Speaker #3
Ce qui est important, c'est déjà qu'il soit bon dans son job. Parce que s'il ne l'est pas, malheureusement, pas de directeur sportif ou un qui n'est pas bon, ça ne servira pas à grand-chose. Mais dans notre cas, je crois que le choix paraissait évident. Jean-Manuel Souza, il est arrivé au club en 1991. Il y a tout connu, joueur, coach, directeur sportif, coach et patron du centre de formation. Il a à peu près tout fait au STB. Donc, ça me paraissait évident. Il avait une compétence sportive que personne n'a au club. Donc, déjà, quand il est arrivé, on savait qu'on voudrait changer de coach. Donc, ça a été déjà de bien choisir le futur coach du STB, celui ou celle qui pourrait nous faire passer ce cap. Donc, ça a été déjà le premier choix fort. Et le deuxième choix, après, ça a été que Jean puisse accompagner, justement, Lauriane, une fois qu'elle est arrivée. pour l'aider à monter la meilleure équipe possible.
- Speaker #0
Avec le recul que tu as aujourd'hui, après cette belle saison, on dit souvent que des fois, il faut faire un peu table rase du passé pour reconstruire un peu sur l'avenir. Par là, je veux dire, est-ce que les mauvais moments du STB n'ont finalement pas été nécessaires pour connaître ce qu'on connaît aujourd'hui ?
- Speaker #3
Oui, je pense, parce que si on n'était pas descendu de Pro B en National 1 en mai 2018, Si on avait gagné la finale de play-off en 2019 contre Saint-Quentin et qu'on a perdu d'un point, je pense qu'il n'y aurait pas eu cette révolution dans le club. Je pense qu'on aurait continué à vouloir vivre sur les subventions publiques, qu'on n'aurait pas eu ce virage sur les partenaires. Je pense qu'il a fallu qu'on touche le fond et que de nouvelles têtes arrivent pour qu'il y ait un vrai changement de politique. Donc finalement, sur le moment, ça fait mal. Moi, quand j'ai vu, je n'étais pas du tout au club à l'époque, mais j'étais dans les tribunes le soir du match de Quimper en juin 2018. Voir le club tomber en National 1, ça m'a déchiré le cœur à l'époque. Il m'a fallu quelques jours pour me remettre de la défaite d'un point contre Saint-Quentin l'année d'après en finale de playoff. Mais finalement, avec le recul, c'est facile à dire aujourd'hui, c'est plus facile de réécrire l'histoire après. C'est pour ça que je te pose la question. Mais ça a été un bienfait parce qu'on n'aurait pas été prêts à l'époque.
- Speaker #0
Tu as commencé à parler tout à l'heure de la saison dernière hyper frustrante, à deux points. Voilà, le STB loupe la montée à deux points. Comment, toi, tu vis cet échec ? Est-ce que ça te démoralise complètement ou alors tu te remets tout de suite dedans en te disant... Il n'y a rien qui est terminé.
- Speaker #3
Alors, je ne pense pas que ce soit un échec, parce qu'on a eu une saison très compliquée. Et de par les compétences du staff médical, du staff technique, coach, assistant coach et directeur sportif, on n'a fait que reculer l'échéance. Il faut rappeler quand même qu'on est parti avec 9 joueurs professionnels et qu'on a eu 4 joueurs blessés pour à minima 6 mois. Donc, on a pris des pigistes. D'ailleurs, on a eu aussi de très bonnes pioches avec les pigistes parce qu'on a Thibaut Dessigné qui est venu comme pigiste, qui est resté toute la saison et qu'on en a même prolongé vu qu'il était encore là cette saison.
- Speaker #0
Pour les novices, parce que ce mot pigiste est assez connu dans le monde du journalisme, peut-être pas dans le monde du basket, est-ce que tu peux nous expliquer ?
- Speaker #3
C'est un joueur que l'on embauche pour une pige le temps que le joueur blessé se rétablisse et qu'il puisse retenir sa place sur le terrain.
- Speaker #0
D'accord, donc en fait à durée indéterminée presque le temps que…
- Speaker #3
Tous les joueurs sont à durée. déterminés, ce sont des CDD mais là c'est aussi un CDD mais sauf que ça peut être sur un mois, deux mois, trois mois six mois.
- Speaker #0
Ça ça existe que dans le basket non ?
- Speaker #3
Je sais pas si dans le handball il y a pas faudrait que je pose la question mais c'est vrai que c'est assez propre au basket oui tout à fait
- Speaker #0
Et tu le disais donc sur cette fameuse saison, beaucoup de pépins finalement ? Oui,
- Speaker #3
quatre joueurs majeurs qui se blessent pour un minima de six mois Alors... Donc, on a dû recruter, on a dû aller rechercher de l'argent parce que ce n'est pas budgétisé de remplacer quatre joueurs pendant la saison. On a toujours dans le budget une petite part pour la soif, mais pas pour remplacer la moitié de l'équipe. Donc, on a retardé l'échéance. On a continué à faire une belle saison. On a continué à gagner des matchs malgré les pépins. Et on a beaucoup tiré sur certains joueurs. Je me souviens qu'en fin de saison, des joueurs comme Steven Cayol ou Thibaut Dessigny, à qui on a énormément tiré dessus. À la fin, ils n'arrivaient plus à mettre un pied devant l'autre. Ils étaient très fatigués. Donc, ils serraient les dents et continuaient à jouer. Mais ça manquait peut-être de lucidité en fin de match pour aller faire la différence. Chose que cette année, on a pu faire car on a déjà étoffé le groupe et qu'on leur a moins tiré dessus. On les a moins fait jouer. Mais on voit bien qu'à un moment donné, ça craquait. Ça allait craquer et que ça a craqué au plus mauvais moment contre Chaland sur le dernier match de la saison. On était à 19 victoires de suite au Doc Océane avant ce match.
- Speaker #0
Quand on passe si près du but, est-ce qu'en tant que président, on est très déçu forcément ? Ou alors on essaie de se remobiliser très rapidement pour l'année prochaine ?
- Speaker #3
Il y a deux manières de réagir. On se dit « Allez, c'est bon, j'en ai marre, j'envoie tout vous foutre en l'air et je me casse » .
- Speaker #0
Est-ce que ça t'a traversé l'esprit ?
- Speaker #3
Alors...
- Speaker #0
10 secondes.
- Speaker #3
Ça m'est arrivé deux ou trois fois sur ces sept ans de me dire ça. Oui. Et j'ai ma femme et quelques très proches du club qui me remettent vite dans le droit chemin. De toute façon, on ne peut pas le faire. Aujourd'hui, on est tellement les deux mains dans le cambouis dans ce club que de toute façon, on ne peut pas revenir en arrière. Maintenant, on est obligé de foncer tout droit. On a tracé une ligne droite et on est obligé d'aller au bout maintenant, de toute façon. Ce serait quand même un énorme gâchis de tout couper aujourd'hui. Avec toute cette équipe que l'on a réussi à monter, etc. Là aujourd'hui, on a enfin... les fruits de nos investissements sur le côté sportif. Et je pense que sortir du bourbier de la National 1 était quand même très compliqué. On a enfin réussi à le faire. Je pense que maintenant, il faut qu'on passe encore une vitesse et qu'on puisse encore aller plus loin et plus fort.
- Speaker #0
Aller plus loin et plus fort, sûrement avec la coach actuelle. Tu es allé chercher Lauriane Dolt il y a 3 ans ? 2 ans ?
- Speaker #3
Oui, alors là, elle a fait 2 saisons. Voilà, 2 saisons. On s'était rencontrés fin de saison d'avant, forcément, pour pouvoir discuter et négocier de son arrivée au Havre.
- Speaker #0
Alors pourquoi tu vas la chercher et qu'est-ce qui te plaît dans son profil à l'époque ?
- Speaker #3
Ce qui ne m'a plus déjà ou déplu chez elle au départ, c'est le fait qu'elle nous a énormément fait de mal sur le terrain avec Mulhouse à l'époque. Je me souviens qu'elle est venue jouer lors de sa première saison. Elle a fait trois saisons à Mulhouse. Lors de sa première saison, elle est venue nous mettre une fessée en playoff au Doc Océane. Et je me suis dit, tiens... Elle est quand même pas mal. Le jeu qu'elle proposait sur le terrain me plaisait plutôt bien. L'image qu'elle renvoyait dans la presse et en dehors du terrain me plaisait bien. Je me suis dit, tiens, elle a un intérêt certain. C'était avant que Jean-Manuel Souza arrive. J'ai continué à la suivre pendant tout ce temps-là. Quand Jean-Manuel a pris le poste, j'ai dit, tiens, il y a un coach que je suis depuis quelques temps qui me plaît bien. Je lui explique Florian Dolt. Quand on s'est posé, on a fait une shortlist de... de quelques coachs, elle effectivement était dans cette shortlist et on en est vite venu que c'était elle le profil idéal pour nous rejoindre en sachant qu'il fallait qu'elle en ait l'envie qu'après les négociations aillent bien et qu'après elle se plaise bien pour que ça puisse durer un certain temps parce qu'il y a aussi des fois des coachs qui arrivent dans des clubs, le club ne peut leur pas leur plaire ou la ville et puis malheureusement des fois on est obligé de couper court parce qu'ils ne se sentent pas bien chez nous
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'elle a amené de nouveau, Lauriane Dolt ?
- Speaker #3
Elle a amené de la rigueur, un certain professionnalisme aussi, qu'on avait peut-être un peu abandonné au fur et à mesure des années. Elle a instauré des nouvelles règles. Une voix aussi ? Comment ?
- Speaker #0
Une voix aussi ?
- Speaker #3
Une voix, une voix. Alors moi, je suis juste en face d'elle, dans les tribunes, de l'autre côté du terrain, juste en face. Mais je l'entends très, très bien. Et puis, non, non, je suis pleinement satisfait de son travail et de son implication au sein du club. Elle a ce que j'aime appeler un peu l'esprit maison, l'esprit club. C'est-à-dire qu'elle ne rechigne jamais si on a besoin d'elle pour de la représentation, pour un travail, peu importe quel qu'il soit dans le club. Elle est toujours là. J'aime comment elle mène ses troupes. J'aime le rapport qu'elle a avec ses joueurs. Et puis voilà. Et puis moi, mon but, c'est de lui donner le maximum de moyens et le maximum de confort dans son job. Pour qu'elle puisse tout simplement me le rendre comme elle me l'a rendu le soir du 5 mai au Sable d'Olonne.
- Speaker #0
Dans l'univers du sport masculin, parfois avec ses codes un peu toxiques, est-ce qu'on a pu un moment te reprocher potentiellement d'embaucher une femme au poste de coach ?
- Speaker #3
Non, ma plus félicité d'avoir le courage de le faire, ce qui peut paraître complètement débile, parce que je n'ai pas eu l'impression d'être plus courageux que ça en l'embauchant, au contraire. J'étais très content qu'elle me donne l'opportunité qu'elle puisse venir. Mais oui, on est dans un milieu quand même, malgré tout, très compliqué pour les femmes. C'est clair qu'est-ce qu'il y aurait beaucoup de présidents qui donneraient sa chance à une femme en tant que coach, lui donner les rênes de l'équipe ? Je ne suis pas persuadé. Maintenant, tant mieux. Moi, ça m'a permis d'avoir des négociations peut-être plus simples avec elle et qui font que moi, aujourd'hui, je suis très content qu'elle soit là. Je suis très content qu'elle reste là parce qu'elle vient de prolonger pour deux saisons et que j'espère qu'on fera un bon petit bout de chemin ensemble.
- Speaker #0
Tu parlais, au-delà de ces qualités de coach évidentes, que pour toi, ce qui avait de très important pour tous les membres du club, les joueurs, le staff, l'entraîneur, c'est l'image que tout le monde dégage. C'est vraiment important pour toi que le STB… Aujourd'hui,
- Speaker #3
on voit bien que Coivre s'est devenu un peu une rockstar. Quand on a été reçu à la mairie pour la montée, les joueurs ont été acclamés à la sortie du bus.
- Speaker #0
J'y étais, j'y étais.
- Speaker #3
Quand elle est sortie, c'était les Beatles qui arrivaient sur scène. Non, mais c'est vrai que blague mise à part, elle est, je pense, énormément appréciée du public, des partenaires. Et c'est vrai que l'image qu'elle renvoie, c'est… C'est une image simple, c'est une image de femme besogneuse qui bosse et qui respecte tout le monde. Et forcément, les gens ne s'y trompent pas. Si tout le monde vous apprécie, il n'y a pas de secret, c'est que vous devez quand même avoir un peu de positif en vous.
- Speaker #0
Tu le disais tout à l'heure, changement de staff, changement de coach, l'arrivée d'un directeur sportif. C'est une vraie nouvelle philosophie de travail au STB depuis quelques années. J'imagine ce que tu vas me répondre, mais est-ce que tout ça fait vraiment la différence ?
- Speaker #3
Preuve en est, c'est qu'on a atteint l'objectif.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est un risque aussi. Quand on change tout, qu'on repart d'une feuille blanche, ça peut faire drôle. Il n'y a qu'Anthony Vanille, le général manager, qui est resté. Sinon, on a changé le coach, on a changé un assistant coach, parce que Romain Duport était déjà assistant coach et il est resté. On a changé le préparateur physique. On a changé la quasi-intégralité des joueurs. Donc, c'était un risque. Mais voilà, on l'a pris. Anthony, Lauriane et Jean s'en sont très bien sortis. Il y a de la compétence à tous les étages, donc moi, je n'avais pas de doute. Mais c'est vrai que des fois, quand on se pose, ça peut faire peur de se dire « bon, là, il est temps que ça avance parce que pour l'instant, on n'a pas de quoi aller sur le terrain avec ce que l'on a aujourd'hui » .
- Speaker #1
Et puis, tu me dis si je me trompe, mais les marges de manœuvre, en tout cas pour tout changer, sont plutôt faibles pour un président. C'est difficile déjà de changer tous les joueurs. Il y a des contrats.
- Speaker #0
À Cercle-Lauriane, en été… En arrivant, on me dit qu'il y a trois joueurs sous contrat, j'aimerais bien m'en séparer. Mais on ne se sépare pas d'un joueur en lui disant « écoute, c'est terminé pour toi, va-t'en » . Oui, il a fallu aller chercher de l'argent qui n'était pas non plus budgétisé pour pouvoir s'en séparer, clairement.
- Speaker #1
J'aimerais qu'on parle du 5 mai dernier. J'imagine que tu vois de quoi je parle. Date du match qui offre la montée au STB. À ce moment-là, tu t'es commencé un petit peu à en parler, évidemment. À ce moment-là, j'imagine que tu es avec l'équipe à l'extérieur.
- Speaker #0
Oui, je suis dans les tribunes, juste au-dessus du banc des joueurs.
- Speaker #1
Tu es dans les tribunes. Comment ça se passe pour toi ? La victoire est plutôt large. À quel moment tu comprends que c'est bon, que c'est terminé ? Et comment tu le vis ?
- Speaker #0
Ça a été une soirée bizarre. Ça a été une soirée très bizarre parce que Fos devait perdre à l'extérieur, Mulhouse devait perdre à l'extérieur et nous gagner à l'extérieur. Fos et Mulhouse avaient deux matchs très compliqués. C'était très dur. Je n'ai plus souvenir de là où ils ont joué. Je crois que Fos était à Tours ou peut-être Mulhouse. Je ne sais plus. Mais il y avait deux matchs qui n'étaient quand même pas simples. Nous non plus. Au sable, ce n'est jamais facile. D'ailleurs, on s'était cassé les dents chez eux la saison d'avant. Donc, on savait que ce n'était pas facile. Et on venait de perdre à Fougères en match à rejouer. Donc, on avait quatre matchs sur la semaine à jouer. On était au troisième match au sable. Donc voilà, j'espérais secrètement, mais je savais que c'était aussi le match de tous les risques. Et puis, le match avance. Je suis dans les tribunes avec pas mal de copains, quelques partenaires, quelques membres de la direction. J'avais Lucien Divita, le DAF historique du club qui était avec nous. J'avais Olivier Van Der Merch, membre du directoire, un ami à moi qui était là. Il y avait Jean-Manuel Souza, le directeur sportif. Mickaël Rousiou, qui est au conseil de surveillance du club, qui est le patron des ambulances de l'Estuaire Roivre. Donc voilà, on était un petit groupe de copains. Et on avançait, on creusait un petit peu l'écart. Et on voyait que Mulhouse, commencé, était déjà à moins 15, moins 20. Et Fos était un peu en dessous. Mais Fos est revenu. Et puis, on commence à arriver à 5 minutes de la fin. On est à plus 20. Donc, on commence à se dire, bon, là, on va tenir. On ne va pas s'écrouler. Et puis, Mulhouse, ça y est, c'était fini. Et Fos, qui commençait un peu à baisser. Et à 2 minutes de la fin…
- Speaker #1
Tu suis le match en… Alors, moi,
- Speaker #0
non. Je ne voulais pas regarder. Mais j'avais Hugo, le fils d'Olivier Van Der Merch, qui était à côté de moi et qui lui suivait. Donc, je ne pouvais pas m'empêcher de jeter un petit coup d'œil quand même. Et à 2 minutes de la fin, je ne sais pas, les deux clubs devaient être à moins 20. Nous, on était à plus 22. Et là, je me suis dit, bon, allez, ça y est, là, je pense que ça peut commencer à être bon. Et j'ai commencé à avoir, je ne sais pas, des bouffées de chaleur, les lèvres un peu sèches. Je ne me suis senti pas bien pendant une trentaine de secondes. Et je ne sais pas trop ce qui s'est passé. Et de ça, je me retrouve à être sur le terrain. Un blackout. Un petit peu chamboulé entre les joueurs, entre Lauriane, Jean, le staff technique. Enfin, voilà, je me retrouve un petit peu bourlingué dans tout ça. Et pareil, 10 minutes après, on se retrouve dans le vestiaire et on fait la fête ensemble. Donc j'ai quelques zones d'ombre dans la soirée, mais bon, a priori, on a revu les photos, les vidéos. Rien de bien grave dans ces petits moments de trouble.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu gardes avec le recul de ce moment-là ?
- Speaker #0
De la fierté. Très heureux qu'enfin, et le STB, et le Havre puissent remonter au deuxième échelon national. Et tout de suite, voilà. Ça fuse dans la tête, je me dis, bon allez, il y a les primes de montée à payer, il va falloir que l'on boucle avec tant de positifs parce qu'il faut qu'on prouve à la DNCG. Ça vient très très vite dans ma tête et j'ai profité, on est rentré au Havre, on a fait la fête jusqu'à 6h du matin. Tant bien même que je vais être au bureau à 8h. Mais n'empêche qu'entre deux, ça y est, ça a commencé déjà à réfléchir à tout ce qu'il fallait qu'on mette très rapidement en place avec mes équipes pour qu'on soit prêts et qu'on n'aille pas faire de la figuration à l'état supérieur.
- Speaker #1
Est-ce que tu es ému aussi quand tu repenses à ce moment, avec le recul, que c'est un peu posé maintenant, que vous êtes déjà lancé sur la prochaine saison ? Est-ce que c'est aussi l'émotion qui règne quand tu repenses à ce moment ?
- Speaker #0
Oui, parce qu'on l'a vécu avec les joueurs. Dans le vestiaire, on s'est retrouvés vraiment avec les coachs, médecins et kinés qui étaient avec nous du déplacement et les membres de la direction qui étaient venus. On s'est retrouvés dans le vestiaire, un bon moment. On l'a fêté entre nous et on en avait besoin parce que quand il y a eu des moments difficiles, j'ai su un peu aller remonter les bretelles de mes joueurs. Notamment, on avait eu une passe en fin d'année 2025 avec trois défaites de suite. J'ai su un peu les secouer à des moments difficiles. J'ai su leur mettre la pression à d'autres. Et là, c'était simplement de leur dire bravo et merci.
- Speaker #1
Il y a un autre moment, quelques jours après, un moment à l'hôtel de ville, justement, où vous venez fêter cette montée avec presque un millier de supporters. J'imagine que ça aussi, c'est touchant de venir, de revenir fêter ça à la maison devant ces supporters.
- Speaker #0
Oui, j'ai été contacté effectivement par les... les équipes de la mairie, en nous disant qu'Edouard Philippe nous invitait à fêter cette montée dans les salons de l'hôtel de ville. Donc au début, très honoré déjà de la démarche. Et puis juste après, je lui dis bon, par contre, il faut qu'il y ait du monde, parce que les équipes de la mairie nous annoncent que les salons vont être grands ouverts, qu'il y a une capacité de 1000 personnes. Donc je me dis bon, j'espère que ça va bien se passer. Et puis effectivement, on est dans le bus. avec les joueurs et le staff. Et quand on arrive sur le parvis de l'Hôtel de Ville et qu'on voit cette masse humaine devant les jardins de l'Hôtel de Ville, on se dit que ça va être un très bon moment et qu'on devrait faire une belle fête.
- Speaker #1
J'ai lu dans la presse que tu avais du mal à réaliser ce qui s'était passé aujourd'hui avec le recul. C'est bon, c'est ancré. Le STB sera bien en élite 2 la saison prochaine, dans ta tête en tout cas.
- Speaker #0
Au début, c'est dur. Je me souviens, on en rigolait, mais quand je me suis marié il y a 20 ans avec mon épouse, trois jours après, on s'est retrouvés dans le canapé à regarder la même émission télé que la semaine d'avant. Et on s'est dit, bon, finalement, il n'y a rien qui a changé, finalement. Et c'est quand les enfants arrivent après le mariage que ça change. Et là, ça a été un petit peu la même chose. C'est vrai que quand on est revenu à Avre, on a fait la fête, etc. Mais bon, techniquement, quand on a joué contre Tarbes, quelques jours après, on jouait un match de National 1. Il n'y a rien qui changeait finalement. Et c'est quand après, on a eu le ticket d'accession pour l'élite 2 qui est arrivé, quand on a eu la visite de la Ligue Nationale de Basket, parce qu'on quitte la Fédération Française de Basket pour aller à la Ligue Nationale de Basket, quand eux arrivent pour nous visiter, ça commence à devenir concret. Et là, on se dit, ça y est, on y est. Il va falloir encore upgrader un peu nos compétences.
- Speaker #1
Alors effectivement, le STB, la saison prochaine en élite 2, Tu l'as dit, l'objectif, c'est de stabiliser dans un premier temps le club en élite 2. Et après ?
- Speaker #0
Je suis de nature très ambitieuse.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc, je ne resterai pas droit dans mes bottes si je disais qu'on arrive en élite 2 juste pour se maintenir pour les 30 prochaines années. Non, là, aujourd'hui, on fixe un objectif de se maintenir. si on peut le faire le plus rapidement possible dans la saison ce sera très bien, ce ne sera que du bonus mais là on a monté un budget qui sera un budget de milieu de tableau probé aujourd'hui donc voilà le but c'est très très vite de pouvoir encore nous développer de parler d'Ococéane de parler partenaire etc etc et de pouvoir donner la possibilité à Lorient d'avoir un budget un peu plus gros de pouvoir encore structurer ses équipes et son équipe sur le terrain de manière conséquente pour qu'après, on puisse avoir les mêmes ambitions qu'on avait en National 1, c'est-à-dire d'annoncer de jouer la montée et qu'on puisse jouer la montée dans un avenir plus ou moins proche en BetClick Elite pour donner le nouveau nom.
- Speaker #1
Oui, parce que maintenant, toutes les ligues ont des noms de marques.
- Speaker #0
Je parle encore de la Pro A, mais Pro A ou Pro B, mais c'est vrai que oui, c'est Elite. 2 et Betclic Elite.
- Speaker #1
T'inquiète pas, dans le foot, il y en a encore qui parlent de DRD 2, 25 ans après.
- Speaker #0
J'en fais un peu partie.
- Speaker #1
Il y a des habitudes qui ne changent pas. Tu le disais tout à l'heure, tu t'es quand même assez vite projeté, voilà, prime, DNCG, etc. Aujourd'hui, est-ce que le STB est, en tout cas, économiquement, sportivement, peut-être pas encore, mais économiquement prêt à affronter cette saison en Elite 2 ?
- Speaker #0
Oui, oui, parce que le... Alors on... Dans un club de sport, on ne fait jamais de très gros bénéfices sur le bilan. Ça ne sert à rien. On réinvestit, on va dire, le surplus. Donc effectivement, le but, c'est de finir à l'équilibre plus, comme on l'appelle dans le jargon comptable. Et puis après, de développer le budget. Aujourd'hui, on va avoir un budget. On annonce un budget de 3 millions pour la saison prochaine en espérant moins secrètement qu'il soit plus de 3,2 ou 3,3. des petits projets qu'on a sous le coude. Mais après, le but est de rapidement arriver à 4, 4,5 millions pour qu'on puisse être une place forte financière du basket en Elite 2 et qui ne dit pas une place forte sur le terrain, parce que malheureusement, on a des très beaux budgets qui ont lutté pour le maintien cette saison en Elite 2. Mais voilà, d'avoir ce... L'idée, c'est de pouvoir retourner là où était le STB par le passé, mais pas comme il y est allé en faisant que des miracles. sportif pendant 16 ans en proa mais d'y aller avec suffisamment de flèches à notre arc pour qu'on puisse y aller sereinement
- Speaker #1
Et dans tes rêves les plus fous le STB est où ? J'en sais rien Alors attention on ne sera jamais
- Speaker #0
Monaco ou Las Velles parce que voilà mais moi secrètement j'espère revenir en Betclic Et pourquoi pas aller chercher un ticket sur différentes Coupes d'Europe qui peuvent être mises au basket. On a la Champions League, on a l'Eurocup. L'Euroleague paraît inatteignable parce qu'aujourd'hui, ce sont des budgets de 15-20 millions. Donc, on ne reste qu'au Havre et au STB. Mais non, j'espère que l'on puisse se stabiliser avec un budget à terme à 5-7 millions par saison, ce qui fera de nous une place forte du basket en France.
- Speaker #1
En termes de place au Havre, je le disais tout à l'heure, en intro, il y a beaucoup de bons clubs sportifs au Havre. Le HAC en Ligue 1, il y a les filles du HAC Handball, il y a le STB évidemment, il y a tous les clubs nautiques. Et j'en oublie encore, dans cet écosystème du sport à vrai, dans ta tête, où se situe le STB ?
- Speaker #0
Alors c'est dur, c'est compliqué, c'est dur comme question, mais... Je pense que de toute façon, le foot restera toujours le foot. On le voit bien avec la Coupe du Monde en ce moment. C'est plus qu'un sport, mais à travers tout le globe. C'est un enjeu social. Voilà, sur toute la planète, c'est le foot. De toute façon, on n'est pas en concurrence avec le hack-foot, et puis avec aucun autre club de sport. Mais aujourd'hui, on avance, on fait notre bonhomme de chemin. Aujourd'hui, je suis assez fier de pouvoir dire qu'on est la seule entité avraise à pouvoir réunir 4000 personnes en Indore au Havre. Je ne regarde pas vraiment ce qui se fait à côté. Moi, j'étais le premier heureux pour le Havre quand ils sont montés en Ligue 1. Et surtout là, très heureux qu'ils puissent y rester. Parce que je pense que c'est un bienfait pour les Havrais d'avoir un club en Ligue 1 et de voir un stade. rempli pour les matchs de l'IA. J'étais le premier déçu quand le Hackenball est redescendu en deuxième division, même si peut-être que au niveau administratif, elles vont pouvoir y rester. Mais voilà, après nous, on fait notre bonhomme de chemin, on va chercher de nouveaux partenaires, on avance, on ratisse le plus large possible, pas Coavre, même ailleurs. Et puis après, à savoir, est-ce qu'on est le plus gros ? plus petits clubs à vrai ?
- Speaker #1
Non, ce n'était pas forcément ça ma question. J'imagine que tous ces clubs-là sont complémentaires. Et justement, j'énumérais en intro les clubs à vrai parce que c'est assez rare dans une ville de notre taille qu'il y ait autant de bons clubs sportifs.
- Speaker #0
Alors après, on est une ville d'une grande taille quand même parce que, si je ne me trompe pas, je crois qu'on est la neuvième ville de France. Donc, ce n'est quand même pas d'un haut. au basket, aller jouer à Cholet ou à Boulazac, je vous garantis que ce n'est pas le Havre, en termes de ville. Je ne parle pas de club de ville. On est une vraie ville. Je crois, ce sera vérifié, mais je crois la neuvième de France. C'est vrai que ce n'est jamais facile pour des collectivités de supporter plusieurs clubs professionnels parce que ça a des coûts. Mais je pense qu'il y a de la place pour tout le monde. Chaque club a un peu son identité. Le foot restera toujours le foot. Le Hackenball est plus sur un profil sociétal et notamment sur un quartier qui est différent du nôtre. Nous, on a un côté aujourd'hui un peu plus business, tant bien même qu'on n'oublie pas les origines du club, qui est vraiment un club familial où on accueille aussi du grand public. On a beaucoup de bénévoles et on n'oublie pas aussi d'aller s'occuper des écoles, des hôpitaux.
- Speaker #1
Il y a un rôle social.
- Speaker #0
Il y a un rôle social qui se fait forcément quand on est un si gros club dans une ville. Mais voilà, je pense que chaque club a son identité assez prononcée. Et puis, ça n'empêche pas que chaque club avance à son rythme.
- Speaker #1
Alors, je vais te poser une question qu'on a certainement dû te poser un million de fois, ou en tout cas pour les novices du basket, j'en fais partie. Évidemment, il y a cette marque forte, ACK, au Havre. Beaucoup de clubs, AC Tennis, AC Handball, AC Foot, évidemment. Est-ce qu'on peut imaginer, un jour, le STB changer de nom ?
- Speaker #0
Alors, il changera de nom, quoi qu'il arrive un jour, mais pas pour s'appeler le hack, parce que nous ne sommes pas le hack. Pourquoi STB ? À l'époque, c'est Saint-Thomas d'Aquin, c'est l'USST, c'est le patronage créé en 1924. Après, ça s'est professionnalisé, c'est devenu STB. Et un jour, nous changerons de nom. J'espère d'ailleurs que ce sera dans un avenir très, très, très, très proche. Mais nous changerons de nom, mais pour faire du naming de club. et prendre le nom d'une entreprise. Qui sera toujours associée au nom du Havre, bien évidemment. Mais sur le modèle, ce sera Tartampion, le Havre Basketball.
- Speaker #1
D'accord. Donc l'identité STB pourrait être amenée à disparaître ?
- Speaker #0
Alors disparaître, oui et non. Parce que ce n'est plus comme ça que l'équipe professionnelle s'appellera. Mais les équipes de jeunes, l'association s'appellera toujours STB. D'ailleurs, le club professionnel joue... sur la licence de l'association. Tant bien même que nous, nous sommes un SASP. Donc l'association et la SASP ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre. Donc on ne s'appellera plus... C'est-à-dire que notre nom commercial aujourd'hui est STB. Donc notre nom commercial demain sera Tartampion. Mais de toute façon, l'origine de l'origine reste l'USST. Car sur la feuille de match et au niveau du numéro d'agrément pour pouvoir jouer... On s'appelle toujours USST.
- Speaker #1
Donc le STB ne perdra pas son identité. Du tout, ce n'est pas le but. En tout cas, c'est drôle.
- Speaker #0
On sait d'où on vient et on est très, très fiers de cette histoire. On l'a notamment fait vivre dans les 100 ans du club la saison dernière en refaisant un vrai, vrai, vrai, une vraie remontada dans le temps de ce qui s'est passé sur ce siècle au STB Le Havre.
- Speaker #1
C'est drôle que tu parles effectivement de naming parce que là, on est en plein dedans avec le HAC. Oui. et à l'heure où sortira cet épisode parce que là pour l'instant c'est pas encore mais ce sera fait qu'est-ce que ça change pour un club professionnel justement d'avoir un partenaire qui pose son nom sur le nom d'un
- Speaker #0
club alors je serais tenté de dire déjà ça amène de l'argent forcément et après ça amène une notoriété Merci. C'est-à-dire que si, alors forcément, ce n'est pas le petit commerce du coin qui va faire du naming, c'est forcément une entreprise de taille plutôt conséquente. Et si une entreprise de renommée internationale vient poser votre nom sur votre club, c'est que forcément, elle vous fait confiance. Elle croit en votre projet. Elle croit en l'image que vous renvoyez au niveau de la population, que ce soit alors avraise et même nationale. Nous discutons avec des entreprises nationales et internationales. Donc voilà, il y a beaucoup d'autres entreprises qui vont se dire, tiens, si l'entreprise Tartampion y va, c'est qu'il y a peut-être un intérêt. Et ils viennent aussi s'intéresser à nous. Donc c'est en plus de la pub un petit peu gratuite, si je puis dire, et qui nous fera et qui nous permettra de nous développer encore plus.
- Speaker #1
Alors j'imagine que tu y as déjà pensé aussi. Moi, je n'y connais rien. C'est pour ça que je demande ton avis. Il y a l'exemple de Rouen. qui a une salle avec le nom de l'entreprise est-ce que le format de Rouen est un exemple pour ce qui pourrait se passer au Havre ?
- Speaker #0
Alors moi je suis plus sur le côté naming de club Ah oui là c'est la salle Le club nous appartient je suis avec un pôle d'investisseurs actionnaires majoritaires du club donc on peut entre guillemets faire ce que l'on veut du club donc Merci. forcément quand cet esprit m'est venu j'ai quand même été demander l'avis de monsieur le maire, voir ce qu'il en pensait et à partir du moment où nous on est d'accord avec ça que la mairie est d'accord avec ça et bien pourquoi pas foncer et y aller maintenant sur la salle c'est différent les Doc Océane appartiennent forcément aux collectivités donc pourquoi pas, ça pourrait être envisagé un jour pour l'instant je préfère privilégier le nom du club La salle pourrait suivre, mais le premier combat plutôt sur la salle, ce serait d'y devenir demain résident, de pouvoir y avoir accès tous les jours. C'est ça aujourd'hui qui me permettrait de plus me développer qu'un aiming de salle.
- Speaker #1
Tu parlais d'un aiming de club à horizon plutôt proche. Quand est-ce que tu verrais ça, à peu près ? Alors,
- Speaker #0
si ça dépendait de moi, demain matin. Je ne sais pas. Il y a des discussions, des tractations avec plusieurs entreprises. Moi, j'aimerais bien quelque chose pour la fin d'année 2026. Maintenant, ça ne dépend pas que de moi. Et puis, il faut qu'on choisisse bien l'entreprise avec qui on va le faire. Parce qu'aujourd'hui, on a la chance, quelque part, de pouvoir choisir l'entreprise avec qui on va le faire aussi. Parce qu'il y en a plusieurs qui s'intéressent au STB. Donc c'est une chance. On ne se rend pas compte aujourd'hui de la chance que c'est de pouvoir aussi choisir ses partenaires. Et voilà, on discute des conditions. On voit, parce que ça irait beaucoup plus loin, on voudrait aussi que cette entreprise prenne... prennent le nom de notre centre de formation, de l'académie, de faire une académie au club. Il y a un vrai enjeu sociétal, d'image, de business, et je pense en toute sincérité que l'entreprise qui tirera le gros lot en faisant ce partenariat avec le STB, en tirera un vrai retour.
- Speaker #1
Merci Rudy d'avoir été avec moi. Il y a une dernière question que je pose à tous mes invités. Tu réponds comme tu veux, Rudy, cette question est large, tu peux être court, concis ou alors faire quelque chose d'un peu plus long. Elle est évidemment sur Le Havre. Cette question pour toi, Rudy, Le Havre, ça représente quoi ?
- Speaker #0
Ça représente beaucoup parce que c'est la ville où je suis né, bon même si je suis né à Harfleur, mais je suis né au Havre, personne n'est parfait. Non, non, mais je suis né au Havre, j'ai grandi au Havre, je me suis marié au Havre, mes filles sont nées au Havre. Donc non, non, mon activité professionnelle s'est développée au Havre. Voilà, toute ma famille est au Havre. Donc non, non, c'est une ville qui est très importante à mes yeux. C'est aujourd'hui, c'est ici qu'on a notre réseau, notre business, nos familles. Donc voilà, c'est une ville, moi, dont je suis très, très fier, parce que j'ai connu le Havre dans les années 80, 90, qui était une ville assez grise, assez glauque. Pour ceux qui se... pour ceux qui se souviennent, à la place de l'espace Côty, on avait un espèce de parking terrain vague.
- Speaker #1
C'était ma cantine. Il y avait juste un bâtiment sur cette friche. C'était la cantine de mon école.
- Speaker #0
En vivant dans cet appartement même, c'était juste en face. Je me souviens très bien. La ville a énormément évolué. Le front de mer, les différents... Mes filles ont l'habitude de dire qu'une ville n'est pas une vraie ville tant qu'elle n'a pas un Zara dans sa ville. Donc, le Havre a énormément évolué à tout point de vue. Les centres commerciaux, on voit bien, ne serait-ce que la Transat Jacques Vabre, comment elle a évolué. Café Or,
- Speaker #1
attention.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Transat Café Or.
- Speaker #0
Excusez-moi, c'est comme l'AD1 ou la Pro Havre. Ça reste. Mais c'est vrai que cet événement a énormément évolué entre le moment où il a été créé au Havre et ce qu'on a pu voir il y a quelques mois, en fin d'année 2025. Donc, la ville a énormément évolué. Et oui, aujourd'hui, je suis très fier d'être à Avray. Comme j'ai l'habitude de dire, un Avro à Avray. Parce qu'au Havre, c'est pareil, on a un projet avec que des Avray à la tête du club. Et on espère que cette bande de Avray pourra amener le club le plus haut possible. Et puis forcément, si le club est le plus haut possible, ça jaillira sur la ville.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Rudy Séville. Avro à Avray. d'avoir été avec moi dans le podiavotre du CV président du STB. La saison, ça recommence bientôt. Il va sûrement y avoir une campagne d'abonnement.
- Speaker #0
Oui, elle est en cours. Pour l'instant, ce sont des réabonnements. Ce ne sont que les gens déjà abonnés qui ont le droit. Et maintenant, on est en train de l'ouvrir pour les nouveaux abonnés. Et l'équipe reprend le 17 août les tests médicaux et derrière les entraînements. pour une reprise du championnat qui doit être aux alentours du 20 septembre, quelque chose comme ça.
- Speaker #1
Eh bien, allez vous abonner ou vous réabonner dans un premier temps, vous abonner si vous ne l'êtes pas, et puis venir sur les matchs si vous n'avez pas envie de vous abonner. Super ambiance au Doc Océane, évidemment avec une super équipe qui mérite largement le soutien de tout le peuple à vrai. Encore une fois, merci beaucoup Rudi Sinu.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Et on se retrouve très bientôt pour un épisode dans le Podiourt. Au revoir.