- Speaker #0
Je suis heureuse de vous retrouver dans le podcast « Dans le ventre des femmes, le chemin de la douleur à la douceur » . Ce podcast est né des récits inspirants des femmes que j'ai croisées depuis mes débuts en tant qu'accompagnantes et de mon propre parcours vers une vie plus apaisée et épanouissante. Je suis Amélie Dumont. naturopathe, doula et tellement plus que ça. Après des années à vous accompagner, vous écouter et grandir à vos côtés, je suis heureuse de vous partager mes réflexions, des outils concrets et des histoires de femmes qui, je l'espère, feront germer en vous de nouvelles manières d'être, de penser et de prendre soin de vous. Ensemble, nous allons plonger au cœur du ventre des femmes, de leur douleur et découvrir comment elles cheminent par plus de douceur. J'aime à dire que c'est un partage de cœur à cœur, d'être à être, et souvent d'utérus à utérus, alors belle écoute. Je suis heureuse de vous présenter aujourd'hui un épisode qui me tient très à cœur pour la richesse des informations qu'il contient. Il est absolument à faire écouter à toutes les femmes qui souhaitent un jour avoir des enfants ou qui sont enceintes. Depuis l'enregistrement de cet épisode, il s'est passé un peu de temps. Le Tiffany vous réserve une très belle surprise. Pour le mois de mai, un sommet en ligne 100% dédié à la maternité, avec des invités tout aussi passionnantes les unes que les autres. Je vais d'ailleurs aussi y intervenir. Je vous mets le lien ci-dessous pour vous y inscrire, et en attendant, vous pouvez bien sûr vous abonner aussi à nos comptes et newsletters pour être tenus au courant en priorité. Tu verras, il y a deux liens, parce que tu as la possibilité de rejoindre le sommet dans sa version gratuite, ou bien de profiter de l'offre VIP, avec le replay limité et tous les cadeaux supplémentaires proposés par les intervenantes. En tout cas, je te remercie du fond du cœur pour ta présence ici, épisode après épisode, et je te souhaite une belle écoute. C'est tout bon pour toi et c'est du parfait.
- Speaker #1
On y va.
- Speaker #0
Alors déjà, vraiment, je te remercie de participer à cette interview. Je suis trop, trop contente de reconnecter avec toi par ce biais-là. Donc, bienvenue Stéphanie aujourd'hui. Pour replacer peut-être un petit peu, Stéphanie, je ne t'ai pas revue depuis, mais on s'est rencontrées dans les formations avec Diane Boutin pour devenir doula. J'avais très envie que tu puisses venir ici pour partager ton parcours, partager ta pratique. Peut-être partager aussi sur, on va voir où ça nous mène, mais sur le sujet de la pré-eclampsie, dont tu as fait vraiment ta spécialisation. Et du coup, je suis aussi très contente de pouvoir interviewer une autre doula, parce que j'ai de plus en plus de personnes autour de moi qui me demandent aussi comment est-ce que, par quel parcours on peut devenir doula. Je trouve ça chouette aussi de pouvoir partager ce thème-là. Est-ce que tu as envie de te présenter un petit peu ?
- Speaker #1
Oui. Moi, c'est Tiffany. Je suis maman de trois enfants de 12 ans, 7 ans et un an et demi. Et chacune de mes grossesses, c'est un parcours totalement différent. Pour ma première, c'était quelque chose de classique, accouchement avec péridural. Et quand j'ai vécu ça, je dis non, plus jamais. Pour ma deuxième, je voulais un AAD, mais la préeclampsie est arrivée et ça a été impossible. Qu'idée préeclampsie, dit accouchement à l'hôpital, sortie du placenta. Malgré le fait que j'étais à l'hôpital, j'ai quand même pu accoucher de manière physiologique. J'avais un projet de naissance, il a bien passé. Et du coup, j'ai accouché au sol à genoux, malgré le déclenchement. Et pour mon troisième, j'avais besoin de savoir comment prévenir. la pré-eclampsie avant de retomber enceinte parce que c'est quelque chose qui m'a beaucoup affectée, c'est quelque chose de difficile à vivre et on en reparlera un peu plus tard si t'as envie et du coup j'avais envie d'accoucher à la maison et j'y suis arrivée, j'ai vaincu la pré-eclampsie elle n'est jamais revenue et je donnais naissance à la maison de mon troisième et donc moi je suis naturopathe aussi et en fait cette formation de naturopathie elle est arrivée juste après ma pré-eclampsie parce que je me suis posé plein de questions et je suis d'où là du coup et récemment je me suis formée en tant captothérapeute aussi donc pour créer un lien avec bébé une utéro quelque chose de magique à vivre tu vas pouvoir nous en parler aussi sûrement donc nous quand on s'est rencontré c'était entre ta deuxième et ta troisième grossesse c'est ça ma petite elle avait un an et demi dans ton parcours t'étais naturopathe ou comme moi avant d'être doula il me semble j'étais ma formation de naturopathie elle était sur la fin et c'est grâce à notre formatrice en fait J'ai eu un début d'explication par rapport à la pré-éclampsie. Elle a planté une petite graine que j'ai fait pousser depuis.
- Speaker #0
Et du coup, aujourd'hui, ça fait partie vraiment de ta manière d'appréhender l'accompagnement autour de la grossesse aussi, de parler de cette pré-éclampsie.
- Speaker #1
Ouais, totalement. La prévention des complications. C'est mon dada. C'est quand j'accompagne une femme, je ne lui parle pas forcément de la pré-éclampsie que j'ai vécue. mais je sais exactement quelle est l'alimentation adaptée au corps de la femme enceinte qui permet de prévenir les complications en général et donc j'invite à mettre ça en place. En fait, je vais revenir sur ma préeclampsie parce que c'est vraiment le point de départ de tout ça. Quand j'ai vécu ma préeclampsie en fait, alors pour ceux qui ne savent pas, la préeclampsie c'est une maladie de grossesse où les vaisseaux entre le placenta et l'utérus sont trop petits et trop fins ce qui fait que le flux sanguin passe mal et du coup dans le monde médical, la seule solution c'est l'accouchement. peu importe le terme, de la grossesse. La préeclampsie peut survenir à partir du deuxième, troisième trimestre de grossesse. Et quoi qu'il arrive, il faut accoucher. Donc déclenchement, souvent c'est des arènes d'urgence parce que c'est pris trop tard. Moi j'ai eu de la chance, ça a été pris à temps, donc j'ai pu accoucher par voix basse. Et quand j'ai fait cette préeclampsie, j'ai demandé au personnel pourquoi j'ai été touchée. Et leur réponse a été, souvent c'est une première grossesse, ou ça peut être dû à un changement de partenaire, mais c'était pas du tout mon cas. Du coup je me suis amusée à regarder les facteurs de risque, j'en avais aucun. Je me suis dit, ma masse alors ! Et c'est là que j'ai commencé à chercher les études scientifiques, et en parallèle à me former en tant que naturopathe. Parce que la naturopathie, c'est comprendre l'origine, la cause des maladies. Bien sûr, après, comme si on ne le voit pas, mais on commence à comprendre un peu la physiologie du corps. Et au niveau des études scientifiques, j'ai vu tout un monde s'ouvrir à moi. J'ai vu que le stress, le manque de protéines, de nutriments, d'oméga-3, l'inflammation dans le corps, le manque d'activité physique... Il y a énormément d'études scientifiques là-dessus. Et je me suis dit, pourquoi ? Pourquoi ça se sait pas ? Pourquoi on n'en parle pas ? Et durant ma formation de doula, j'ai posé la question à Diane, pour elle, quelle pouvait être l'origine d'une préeclampsie ? Et elle m'a répondu, en fait, c'est un manque de protéines. J'ai dit OK. Et au fil de mes recherches, j'ai discuté avec une infirmière américaine qui a travaillé avec un médecin, un médecin américain qui est aujourd'hui décédé. Et dans les années 60, lui, il voulait à tout prix prévenir les complications de grossesse, en général. Il était obstétricien, nutritionniste, et il a remarqué que les femmes qui avaient des complications de grossesse, en fait, c'est les femmes qui étaient mal nourries. Soit parce qu'elles étaient pauvres, soit parce qu'elles se nourrissaient principalement de malbouffe. Du coup, il a mis en place une alimentation adaptée pour rééquilibrer tout ça. Et il a fait des études scientifiques suite à ça pour voir quel était l'intérêt de ça. Et il s'est révélé qu'en fait, la préeclampsie a disparu. Plus de pré-éclampsie au niveau de ces patientes. 0%. Vraiment 0% de pré-éclampsie. Ils travaillaient dans différents hôpitaux et à chaque fois, c'était la même chose. Est-ce qu'il y a en tête,
- Speaker #0
en France, par exemple, le pourcentage de pré-éclampsie ? À peu près.
- Speaker #1
En France, il est très variable. Il est entre 5 à 8%, voire 10% des grossesses parce que les pré-éclampsies du postpartum qui existent ne sont pas prises en compte. Parce que lorsque la femme fait de l'hypertension, c'est pas forcément considéré comme une pré-éclampsie, même si c'est le deuxième symptôme. En Amérique, on est à peu près dans les 10% aussi de taux de pré-eclampsie. Malgré que ça, ça existe. La prévention, ce n'est pas toujours ce que le monde médical préfère, surtout par rapport à l'alimentation. C'est un peu partout dans le monde comme ça. Et voilà, j'en étais où ?
- Speaker #0
Tu en étais à ce médecin qui a vu que la pré-eclampsie avait tellement diminué qu'il n'en avait même plus dans sa patientèle.
- Speaker #1
C'est ça. Et du coup, pour ma troisième grossesse, j'ai mis en place cette alimentation adaptée. Vraiment. J'ai actualisé, bien sûr, parce que les aliments des années 60 et d'aujourd'hui, ce ne sont plus les mêmes. Aujourd'hui, on peut facilement trouver plein de substituts. Et voilà, du coup, j'ai mis ça en place. C'est une checklist quotidienne d'aliments à consommer. Par exemple, si on a déjà fait une pré-eclampsie ou d'autres complications de grossesse, comme le diabète gestationnel, le retard de présence in utero, un décollement du placenta, si on est enceinte de jumeaux, si on a déjà connu de l'hypertension par la grossesse, des soucis au rein, etc. Ça va être, par exemple, 6 à 8 portions de protéines par jour pour la femme enceinte. 5 portions de céréales complètes. C'est une portion, c'est à peu près la pomme de la main. C'est pas mal. Sur une journée, c'est pas mal. Mais j'avoue, moi, pendant ma grossesse, j'ai pas toujours réussi à avoir 8 portions de protéines. 6, oui, facilement. 5, 6, facilement. Et je suis heureuse d'avoir suivi ça parce que les symptômes de la pré-eclampsie, en premier, c'est l'œdème. Malheureusement, c'est un symptôme qui est souvent moqué où on leur dit, c'est pas grave, c'est la saison. Moi j'accompagne des femmes par rapport à ça, j'ai déjà pu échanger avec des femmes aussi, et je me souviens d'une par exemple où on lui avait dit « vous avez pris 4 kilos en une semaine, arrêtez de manger » . Alors que non, c'est 4 kilos de DEM et 4 kilos de DEM en une semaine, c'est grave. C'est pas normal, c'est absolument pas normal, et c'est pas du tout la nourriture. Pas du tout. Et le deuxième symptôme de la pré-clampsie, c'est l'hypertension, donc celui-là il est connu. C'est pour ça qu'on prend régulièrement l'attention aux femmes enceintes. Mais c'est pareil, des fois, il y en a qui ne font pas attention. Il y a une femme que j'ai accompagnée, sa sage-femme, elle avait 16 de tension au cabinet, elle lui a dit, vous pouvez repartir chez vous. Ben non, au-dessus de 14, c'est de l'hypertension, c'est de l'urgence. Ou on cherche à réduire la tension d'une façon ou d'une autre. Et puis le dernier symptôme de l'après-eclampsie, mais celui-là, tout le monde le connaît, c'est égal urgence, c'est la protéine urine. Donc la présence de protéines dans les urines, en temps normal, il n'y en a pas. C'est impossible, la protéine, c'est tellement une grosse molécule que ça ne peut pas passer à travers les filtres des reins. Et ça, c'est le vrai symptôme connu de l'après-eclampsie.
- Speaker #0
Voilà. Donc c'est quelque chose qui est dosé au fur et à mesure de la grossesse régulièrement ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Ça, c'est la protéine uri. Toutes les femmes enceintes y ont droit tous les mois. Parce qu'ils le savent. Ils le savent. Qui dit, protéine uri, voilà, il y a quelque chose qui ne va pas. Le corps dysfonctionne. C'est ça, la pré-éclampsie, c'est qu'en fait, le corps déconne totalement. Pourquoi ? Parce que, en fait, la cause, vraiment la cause première de la pré-éclampsie, c'est le manque de volume sanguin. En fait, la femme enceinte, elle doit augmenter son volume sanguin de 60%, voire 100% si elle est enceinte de jumeau. Merci. C'est énorme et c'est un volume sanguin qui n'est pas constant. Il fluctue tout le temps parce qu'il y a un placenta en croissance, il y a un bébé en croissance, il y a l'utérus qui grossit, il y a les seins qui grossissent, il y a le foie qui travaille deux fois plus, le cœur, les reins qui travaillent deux fois plus aussi. C'est énorme la quantité.
- Speaker #0
J'avais vraiment en tête plus d'un tiers, mais en fait non, c'est deux tiers. Oui,
- Speaker #1
voilà. C'est énorme. Et en fait, quand une femme est enceinte, la première chose qu'on lui dit, c'est ne mangez pas ça. Mange pas de ceci, mange pas de cela, il y a des risques, Ok, mais d'ailleurs, qu'est-ce qu'elle doit manger ? Elle sait pas. Mais alors par contre, si par exemple elle va faire du diabète gestationnel, là on lui dit ce qu'elle doit manger. Et pourquoi pas avant ? Pourquoi on cherche pas à prévenir ? Parce qu'on peut prévenir le diabète gestationnel au lieu d'attendre que la femme en fait. Pourquoi pas lui dire tout de suite de manger ce qu'il faut ? C'est bête et en plus c'est facile à mettre en place. Voilà, c'est quelque chose que je trouve ridicule, qu'on cherche pas à prévenir les maladies. On attend que la maladie soit là. quitte à parce que la pré-éclampsie, c'est quand même des décès, des mamans qui meurent, des bébés qui meurent. C'est un traumatisme, t'as un suivi psy obligatoire derrière, c'est traumatisant parce que personne n'en parle. Quand ça t'arrive, tu te demandes, c'est quoi ce nom ? Moi, je me souviens très bien. En fait, quand j'ai fait ma pré-éclampsie, j'étais prise à temps parce que j'avais de l'hypertension au cabinet de massage femme une première fois. Derrière, monito de contrôle à l'hôpital, analyse de sang, analyse d'urine, tout se passe bien. Quinze jours après, de nouveau, hypertension au cabinet. Moniteur de contrôle, tout va bien Analyse de sang, analyse d'urine Le labo m'appelle, il y a un truc qui ne va pas C'est tout ce qu'ils me disent Allez à l'hôpital, il y a une analyse qui n'est pas bonne Donc on ne sait pas plus J'appelle l'hôpital, ils me disent Venez demain Le lendemain, j'arrive à l'hôpital Ils récupèrent les analyses du labo Et là, ils me disent On va vous garder 24 heures pour faire l'analyse qui était mauvaise Donc la protéine urie sur 24 heures Pour voir ce que ça donne Alors le résultat du labo était déjà 3 fois supérieur à la norme Et là, en restant à l'hôpital, mon taux a explosé, j'ai été dix fois supérieur à la norme. Et donc là, le médecin arrive dans la chambre, il me dit, vous faites une pré-éclampsie, on va vous déclencher. Voilà.
- Speaker #0
Vous en étiez à quel stade, du coup ?
- Speaker #1
36. 36 semaines d'aménorrhée. Et la préeclampsie, en fait, derrière, qu'est-ce qui se passe ? C'est l'urgence, donc déclenchement, souvent césarienne, plus rarement voix basse, et puis bébé en couveuse, parce qu'il arrive trop tôt. Certains bébés, non, ça va, il y a des préeclampsies plus tardives. Voilà, donc, c'est tout ce que je voulais pas ! Je ne voulais pas être déclenchée. Quand j'ai vu mon bébé derrière cette couveuse, c'était très compliqué. Heureusement, elle n'est pas restée longtemps parce que c'était juste son taux d'oxygène et sa température qui n'étaient pas super. Mais je ne pouvais pas rester en néonate avec elle. Moi, j'étais en maternité. C'était catastrophique. Catastrophique, ce début de vie pour elle. Et pour moi. C'est vrai. Et voilà. Et en fait, mon souhait, c'est que ça s'évite. On peut l'éviter. Pour moi, la préeclampsie, ce n'est pas une fatalité. C'est un message que je partage parce que c'est vrai. Je connais beaucoup de femmes, elles ont fait une préeclampsie, deux préeclampsies, trois préeclampsies parce que dans le monde médical, la seule solution, c'est l'aspirine en prévention. L'aspirine dosage enfant, du coup, parce que sinon, trop dangereux. Pourquoi ? Parce que l'aspirine, c'est un fluidifiant sanguin. Donc, malgré que les vaisseaux sont trop petits et trop fins, avec l'aspirine, le sang ne va pas passer. Mais le souci, c'est que l'aspirine, on ne peut pas le garder jusqu'à terme. Sinon, on risque... des mois rigides, la délivrance, plus, Donc, on arrête l'aspirine un peu avant la fin de la grossesse et puis, bien souvent, l'après-éclampsie revient. C'était juste un pansement sur une jambe de bois, on va dire. La cause, l'origine de l'après-éclampsie est toujours là. Donc, ça rassure de dire que je ne vais pas coucher trop tôt dans ma grossesse, je la couche beaucoup plus tard. Mais ce n'est pas le début de vie idéal non plus pour le bébé. Être déclenché, c'est horrible.
- Speaker #0
C'est quelque chose qui se répète souvent quand il y a eu une première éclampsie. Si on ne fait rien, du coup, sur les grossesses suivantes, c'est quelque chose qui est facteur aggravant et qui est Très rare qu'on n'ait pas une grossesse après si on n'a pas fait un travail justement sur l'alimentation ou autre. Ouais,
- Speaker #1
je ne connais personne, à part les femmes que j'ai accompagnées, qui a fait une pré-éclampsie puis c'est tout. Souvent, non, t'as pré-éclampsie, ça revient, ça revient. Donc ouais, c'est vraiment le travail sur l'alimentation qui est dingue parce que même en Amérique, les femmes, quand je vois leur témoignage, je me dis, enfin, deux, trois pré-éclampsies, ou quatrième, cinquième bébé, plus de pré-éclampsie, quoi. et voilà c'est juste l'alimentation,
- Speaker #0
c'est dingue je trouve ça hyper intéressant du coup que tu sois là aujourd'hui pour en parler parce que finalement moi j'ai pas été du tout exposée à ça dans mes accompagnements jusqu'ici et tant mieux pour les femmes que j'ai accompagnées, peut-être aussi parce que je fais tout un travail de prévention sur l'alimentation que ce soit avant, pendant même dans les femmes que j'ai attirées à moi il n'y a pas eu d'antécédent de ce style là mais je trouve ça hyper intéressant parce que moi j'apporte beaucoup l'alimentation dans cette idée de prévention. mais au sens large. Et du coup, dans la prévention, au-delà de la mortalité, comme tu le dis aussi, d'une chose vraiment très grave, déjà de la prévention aussi, que ce soit avant la conception et pendant toute la grossesse, j'insiste beaucoup sur à quel point l'alimentation va avoir un impact sur toute la santé pendant la grossesse, de la maman et du bébé, le bon développement du fœtus et du bébé ensuite. Ça a une incidence énorme sur l'accouchement aussi, et surtout sur toute la vie ensuite de la future maman et du bébé. C'est vraiment... Au revoir. Mais du coup, là, c'est encore plus intéressant de vraiment... Enfin, c'est pas plus intéressant, mais en tout cas, il y a vraiment un élément vraiment très perturbateur et très visible qu'on peut éviter.
- Speaker #1
Totalement, totalement. Cette alimentation-là, en fait, elle n'a pas changé depuis les années 60. Et aujourd'hui, les résultats sont encore là. C'est ça qui est dingue. Parce que c'est vrai que généralement, les médicaments les améliorent, les différents moyens de prévention sont améliorés. Mais là, c'est quelque chose qui date et ça marche. Preuve. qu'il n'y a pas besoin de chercher le dernier truc à la mode. Non, non, c'est juste revenir aux bases, tout simplement en base à ce dont le corps de la femme a besoin, surtout la femme enceinte. C'est une grosse demande et même cette alimentation-là, elle est recommandée aux femmes allaitantes jusqu'à 4 mois d'allaitement, parce qu'il y a aussi l'accouchement derrière. C'est beaucoup, beaucoup de dépenses énergétiques et il faut que le corps, derrière, il puisse tenir et le seul moyen que le corps ait, c'est ce qu'on lui donne, rien d'autre. C'est ça qui est dingue. Ton corps sait. En fait, c'est ça aussi. Le corps sait très bien comment il fonctionne et la pré-éclampsie, en fait, c'est un signe d'alerte de ton corps qui va te dire « Hey, il y a quelque chose qui ne va pas, tu ne me donnes pas ce qu'il faut » . Je sais aussi que Michel Audan disait que la pré-éclampsie, c'est un manque d'oméga-3. Il a raison aussi. Là aussi, les oméga-3 font manger pas mal pour prévenir. Pas que la pré-éclampsie, finalement, c'est toutes sortes de complications de grossesse dues simplement au manque de volume sanguin. Et le seul moyen d'augmenter le volume sanguin chez la maman, c'est de consommer des aliments qui sont bons pour elle. Autre chose aussi, c'est que souvent, quand il y a hypertension... On nous dit, oui, il ne faut pas manger de sel. Sauf que ça ne fonctionne pas chez la femme enceinte. Quand on n'est pas enceinte, oui, si on mange trop de sel et qu'on a de l'hypertension, ça va augmenter. Mais quand on est enceinte, en fait, il faut consommer du sel, justement, pour prévenir la pré-équence et tout autre souci de santé, finalement. Comme le volume sanguin n'est pas constant, il y a besoin de sel pour essayer de l'augmenter un petit peu. Surtout, ce qui est le plus important, moi, c'est la recommandation que je donne de façon, je vais dire, gratuite à toutes... Les femmes qui viennent échanger avec moi, c'est manger plus de protéines. J'ai accompagné différents types de femmes qui ont vécu une pré-éclampsie pour leur première grossesse, leur deuxième grossesse. J'ai le cas d'une femme qui était hospitalisée pour pré-éclampsie, donc qui me contacte. Elle me dit « je fais une pré-éclampsie, je suis à l'hôpital, est-ce que tu peux m'aider ? » Je dis « oui, parce que même si la pré-éclampsie est là, on peut faire quelque chose. Même si la maladie est là, on peut faire quelque chose, il n'y a pas tout de suite d'intervention médicale à faire. » Je lui ai dit « augmente tes portions de protéines, tu es à l'hôpital. » La nourriture de l'hôpital, c'est... C'est vraiment pas la meilleure nourriture qui existe quand on est malade. Et en plus, c'est du réchauffé. Il n'y a pas de nutriments, il n'y a pas de vitamines. Il n'y a pas grand-chose dans l'alimentation de l'hôpital. Et je lui ai dit, si quelqu'un peut te ramener à manger, qu'il te ramène des protéines. N'importe quoi. Mange des protéines à volonté. Donc j'ai suivi. Elle est restée 15 jours à l'IT, comme ça. Ce qui est rare, parce que généralement, pré-eclampsie, ils arrivent à tenir une semaine maximum. Donc elle ne sait pas son taux de protéines uriques. À l'hôpital, en général, ils ne disent pas les chiffres. Mais tout ce qu'elle a su,
- Speaker #0
c'est que... Du coup, quand on est à l'hôpital, justement, comme ça, ou qu'il y a une pré-éclampsie qui est diagnostiquée, on va doser du coup un petit peu tous les jours. Comment est-ce que ça se passe pour à un moment dire là, c'est une urgence médicale, cette fois, on intervient.
- Speaker #1
En fait, tout ce qu'ils font, c'est aliter la maman. Repos plus Ils donnent souvent un hypotenseur pour réduire la tension. Mais urgence plus plus plus, c'est que dès que tu montes, t'as 22 tensions.
- Speaker #0
Là, ils ne cherchent plus. C'est la tension qui va être l'indicateur aussi.
- Speaker #1
l'attention, la protéine urie. Là, la femme que j'ai accompagnée qui est à l'hôpital, sa protéine urie s'est stabilisée, elle n'augmentait plus. Bon, après, elle me dit, là, mon bébé est en souffrance donc ils vont me coucher. Je dis, c'est ok. Elle n'a pas mis tout en place. Elle n'a pas pu à l'hôpital, même si je lui donne tout ce qu'il faut pour l'alimentation adaptée. C'est quasi impossible en étant hospitalisée de pouvoir le faire, à moins que quelqu'un te ramène des repas et que tu ne manges aucun repas d'hôpital, mais même. Elle est contente, elle a pu tenir 15 jours de plus. son bébé est sorti de la première tivreté. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. C'est un stade où c'est hyper important. C'est ça. 15 jours, ça fait une grosse différence.
- Speaker #1
C'est ça, c'est hyper important. Elle a tenu jusque-là et elle en est fière. Et j'en suis fière aussi. C'est ça qui est important. Et oui, à l'hôpital, c'est vrai que c'est alité et on donne des médicaments et c'est tout. Mais on tient une semaine maximum. La tension continue de grimper. La protéine urie continue d'augmenter puisqu'il n'y a aucun apport qui permet de baisser tout ça. Donc non, et puis l'hypertension, ça va vite. Quand tu fais une pré-eclampsie, Tu peux être à 14h au matin, enfin 15h au matin et 20h après-midi. Ça monte très très vite. Le corps est complètement désorganisé, carencé, ça va plus. Et en fait, ce qui arrive après les pré-eclampsies, donc là on parle de pré-eclampsies sévères, c'est l'eclampsie. Donc là l'eclampsie, c'est le cerveau de la maman qui ne fonctionne plus correctement et elle a des convulsions. Ou alors c'est le help syndrome. Et donc là le help syndrome, c'est le foie de la maman qui est touchée et du coup elle finit en réanimation après l'accouchement. C'est vrai qu'il faut faire attention, c'est... Quand il y a une pré-eclampsie, de toute manière, en général, la femme enceinte urine peu. Et dès qu'elle arrive en eclampsie ou elle peut syndrome, elle n'urine plus. Mais ça, ça ne se dit pas non plus. C'est quand on dose qu'on trouve que les taux sont éruissants, qu'il y a quelque chose. Mais physiologiquement, ça se voit. Puis après, les autres symptômes, ça va être des maux de tête, des troubles de la vision, une barre en dessous du sein droit. Ça, c'est le foie qui est là à ce moment-là à la grossesse. Donc là, c'est déjà le help syndrome. Mais vraiment, les premiers symptômes, c'est EDEM, hypertension, protéine urie. Puis après, vision floue, maux de tête, bourdonnement dans les oreilles. Ça, c'est l'hypertension qui entraîne tout ça. Donc, à surveiller aussi.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant ce que tu nommes là, parce que c'est vraiment des signes et symptômes qu'on voit longtemps avant. C'est ça. Parfois, en tout cas. Longtemps avant l'après-éclampsie ou l'éclampsie. Et du coup, sur lesquels on peut agir si on y fait attention. Totalement. Les oedèmes, on peut agir dessus très facilement. Tu manges plus de protéines. Tout ça. Hypertension, pareil. Mange plus de protéines, mange plus de sel. Ça veut dire non, il ne faut pas en manger, mais si, il faut en manger.
- Speaker #1
En plus, c'est tous les autres symptômes qui vont en bénéficier, dans le sens où moi, j'ai vraiment souvenir, dans notre formation de doula, par exemple, où Diane, qui était naturopathe aussi, insistait beaucoup sur que même des syndromes de début de grossesse, comme avoir des nausées, qu'est-ce qu'il y avait d'autre ? Tous les craquages alimentaires, il y en a beaucoup qui sont liés à un manque de sel et de protéines aussi, à ce volume sanguin qui augmente énormément dès le premier trimestre et qui déstabilise tous les taux de minéraux, de vitamines, de protéines aussi qu'on peut avoir dans le sang.
- Speaker #0
Totalement, totalement. C'est vraiment l'alimentation, elle est hyper importante. Et ça, il faut le savoir, des protéines, on en trouve partout, il n'y a pas que dans la viande. Et c'est pareil, les protéines de la viande, ce n'est pas parce que vous mangez un steak haché que vous avez votre dose de protéines, bien au contraire. Il n'y a pas que de la protéine dans un steak haché, par exemple. J'ai un exemple comme ça. Et puis la protéine, on en trouve dans les oléagineux, tout ce qui est noix, noisettes, tout ça. On en trouve dans les légumes secs, donc tout ce qui est lentilles, pois chiches. Il y a les algues qui contiennent des protéines. Il y en a vraiment partout dans l'alimentation. Ce n'est pas juste de la viande et du poisson.
- Speaker #1
Oui, ça demande juste d'y faire attention, d'y être attentif. Mais ce ne sont pas des mises en place qui sont difficiles. Non. Mais c'est vraiment juste, il faut y être attentif, savoir que c'est important.
- Speaker #0
Oui. C'est ça qui est important. Tu vois, tout à l'heure, tu parlais de taux de pré-éclampsie. En Suisse, par exemple, le taux de pré-éclampsie, il n'est que de 2%. Parce que les femmes ont un suivi nutritionnel quand elles sont enceintes. Tout bête. Ici, en France, non. On préfère leur dire, il ne faut pas manger.
- Speaker #1
Oui, on leur fait plus peur que...
- Speaker #0
Culpabiliser, peur. Et ça aussi, ça entraîne la pré-éclampsie. Puis, il y a autre chose aussi que je veux dire, c'est important. C'est que moi, Massage Femme m'a donné de la tisane d'ortie pour faire remonter mon taux de fer. Et j'ai appris, du coup, par la suite... que la tisane d'ortie, c'est un diurétique et ça entraîne la pré-gramme C. Ça peut être un facteur pour la pré-gramme C. Donc surtout, surtout pas de tisane d'ortie enceinte. Surtout pas. Orties, après, tout ce qui est les autres tisanes connues pour être des diurétiques, mais l'ortie, elle n'est pas connue pour ça en priorité parce qu'elle reminéralise. Mais non, ça peut être un facteur. Et je ne suis pas la seule. J'ai discuté récemment avec une autre femme qui a connu la pré-gramme C. C'est pareil, ça cherche femme. Je lui avais donné de la tisane d'ortie avant, avant que ça arrive.
- Speaker #1
C'est hyper intéressant ce que tu dis parce que... Un des signes, c'est aussi les œdèmes. Et pour les œdèmes, on va conseiller de drainer beaucoup, donc de boire plus.
- Speaker #0
Bah, faut pas drainer.
- Speaker #1
Alors que c'est pas ça qu'il faut faire.
- Speaker #0
Ah non, non, non, c'est pire. Enfin, la valence, t'as ces reins qui travaillent deux fois plus. Vous lui donnez des plantes drainantes, bah les reins vont travailler quatre fois plus. C'est hyper mauvais, en fait. Non, non, ce qu'il faut, œdème, protéines. Manger plus de protéines. En fait, les œdèmes, c'est dû tout simplement au fait qu'il y a un manque de protéines dans le sang. Cette protéine, c'est l'albumine sérique qui peut être facilement dosée par prise de sang. Et cet albumine sérique, c'est le foie qui la fabrique. Mais le souci, c'est que cet albumine sérique, le foie est capable de la fabriquer uniquement si lui reçoit des protéines dans l'alimentation. Il ne peut pas la transformer à partir d'autres choses, il ne peut pas la fabriquer tout seul. C'est à partir des protéines qu'on ingère qu'il va la fabriquer. Et aussi, la femme enceinte doit manger énormément de calories pour sa grossesse. Et les protéines font partie des calories glucides, lipides. Si jamais la femme enceinte ne mange pas assez de calories, les protéines qu'elle va ingérer, au lieu d'être utilisées par le corps, ils vont être brûlés en calories. Et du coup, son corps n'a plus de protéines pour faire ce qu'il faut. Et après, les dérèglements commencent à s'installer. Donc vraiment, les protéines, c'est vraiment une base. Et autre chose aussi, si la femme veut savoir si son volume sanguin est bon, il faut juste qu'elle regarde son taux d'hémoglobine et d'hématocrite. Il doit juste être dans la fourchette basse. Alors, faire attention, parce que le monde médical trouve ça comme un danger. Mais le souci, c'est que c'est dangereux si vous ne mangez pas l'alimentation adaptée. Si vous mangez n'importe quoi. Si vous mangez trop sucré. Une chose est sûre, c'est tout ce qui est produit sucré, on supprime. On supprime totalement. Les sucres simples, riz blanc, pâte blanche aussi, on supprime. On mange que du complet. Le sucre, c'est hyper mauvais pour la santé, ça n'aide à rien. C'est très mauvais pour la femme enceinte et son bébé. On supprime, on remplace par de bonnes choses. Et donc ensuite, l'hémoglobine, les hématocrites qui sont dans la fourchette basse, si vous mangez vraiment de bonnes choses pour votre corps, c'est normal. C'est tout à fait normal. Le sang est bien dilué. Il y a très peu d'hémoglobine. de gobelets rouges dans la prise de sang et c'est top. C'est bien digé, c'est normal, c'est ok. Mais voilà, c'est des choses qu'il faut savoir parce que je sais que pour certaines personnes qui veulent un AAD, si c'est trop bas, ça va être refusé alors qu'elles peuvent manger exactement ce qu'il faut, ce dont leur corps a besoin. Ça sert là, Tiff. Fais attention à ça.
- Speaker #1
Et par rapport à ce que t'as dit, justement, il y a beaucoup de femmes qui ont beaucoup d'envie de sucre pendant la grossesse et en général de manger plus de protéines, ça va beaucoup plus les équilibrer, leur faire du bien. Totalement. Et faire passer aussi ces envies de sucre finalement. On sait que le diabète gestationnel, après, est très compliqué à gérer une fois qu'il est présent.
- Speaker #0
L'alimentation adaptée. Ça marche très bien. Et ce qui est important, tu parles des envies, mais il faut les écouter, ces envies. Mais il faut juste les modifier. Parce que les envies de grossesse, on en a. Pourquoi ? Parce que simplement, le corps est carencé. Le corps réclame, il te fait comprendre. Ton corps sait très bien ce qu'il doit faire. Il te fait comprendre, hé, j'ai besoin de ça. Sauf que nous, dans nos sociétés, on a vite fait d'acheter des cochonneries mauvaises. Je me souviens, par exemple, de clientes qui avaient envie de chips. On a remplacé les chips par les noix de cajou. Elle avait besoin de bon gras, elle avait besoin de sel. Hop, noix de cajou. Et puis voilà, son envie est passée et les noix de cajou, c'est bon pour la santé. Donc, il faut trouver. Il faut comprendre, il faut trouver. Des femmes qui avaient envie de saucisson, on mange des protéines. Le corps les réclame, en fait. Mais pas de la bonne façon, parce que c'est peut-être plus facile pour elles de manger du saucisson. Que de manger, je sais pas, un bon biftec. Mais voilà, en fait, les envies de grossesse sont importantes. Il faut juste les comprendre. C'est ça qui est génial. C'est juste les comprendre. Quand on a des envies de sucrer et manger des glucides complexes, glucides complexes, t'as des protéines dedans. Enfin, faut juste comprendre. Mais ça, c'est pareil, on n'en parle pas. On trouve ça drôle, les envies de grossesse. Moi, quand je vois qu'il y en a qui s'amusent à trouver ça drôle, je dis, mais mon Dieu. Mais mon Dieu. Puis t'as beau leur expliquer, ils veulent pas comprendre. Donc tu les laisses tomber.
- Speaker #1
Par rapport à ce que tu as dit sur l'ortie, c'est vrai que c'est une généralité qui est juste aussi, même pour nous. C'est vrai que la tisane d'ortie, ce n'est pas la meilleure forme pour bénéficier du fer, des protéines qu'il y a dans l'ortie. C'est vraiment la poudre ou les graines d'ortie. C'est vraiment toute la plante en elle-même qui aura un effet beaucoup moins diurétique, pour le coup, si on la prend en entier. Là, ça va vraiment nous aider à refaire nos taux de plein de bonnes choses. Alors qu'en tisane, ça va plutôt faire fuir parfois certains minéraux aussi.
- Speaker #0
Ouais, totalement, t'as raison, la poudre d'ortie, on peut la mettre à tous les plats, on peut consommer de l'ortie en étant enceinte, c'est vraiment la tisane qu'il faut porter.
- Speaker #1
Est-ce que t'as d'autres choses à ajouter sur l'aspect alimentaire et préeclampsie, ou est-ce qu'on s'en va sur d'autres choses ? Bah si t'as envie de partir sur autre chose, allons-y ! Non, bah simplement après t'avais envie quand même aussi de parler de l'haptonomie, donc tu nommais haptothérapeute, je sais pas si c'est la même chose.
- Speaker #0
Si, si.
- Speaker #1
C'est la même chose ? Parce que pour le coup, quand je m'étais renseignée un petit peu sur l'autonomie il y a quelques années, il y a eu... tout un moment où c'était vraiment uniquement réservé aux professionnels de santé. Je ne sais pas comment est-ce que ça a évolué. Voilà, simplement. Mais l'autonomie, je n'en ai pas encore parlé sur le podcast et je trouve que c'est un très bel outil. Donc si tu as envie d'en parler, ça peut être chouette. Mais s'il y avait d'autres choses à rajouter avant sur la pré-éclampsie, c'est avec plaisir aussi.
- Speaker #0
Je pense que j'ai dit énormément de choses sur la pré-éclampsie.
- Speaker #1
Très complet et je suis très très contente qu'on puisse partager ça aux femmes et j'espère que ça les amènera.
- Speaker #0
J'adorerais qu'il y ait juste un tilt qui se fasse et qu'on se dise Ah ouais, c'est si facile. Bah ouais, c'est si facile. Parce que pour moi, la pré-cramsie, c'est pas une fatalité, c'est mon message. Quand je vois les femmes, elles disent « Ouais, mais mon médecin, il m'a dit, je suis arrêtée, j'en ai fait une, j'en ferai toute ma vie. » Ou alors « Bah, j'en ai fait une, j'en ferai plus. » Enfin, dire « Je sens que j'ai totalement différent d'un médecin à l'autre. » C'est juste... Non, c'est pas une fatalité, parce que c'est très... Enfin, le souci, c'est que quand tu vois les témoignages de femmes, bah oui, c'est moche. C'est très moche comme maladie. C'est horrible, la finalité. Et ça fait peur. Moi, j'ai des femmes qui m'ont dit « Bah non, je veux plus d'enfants. » Il y a deux questions que j'en passe par là. Je comprends, je comprends totalement. Le vécu, il est horrible. Un mot que tu connais pas. On te fait sortir le bébé comme ça, peu importe le stade de la grossesse. Séparation avec le bébé immédiate. Risque de mort, mais vraiment risque de mort, parce que c'est déclenchement pour survie fétale et maternelle. Il y a des femmes, on a demandé aux conjoints, vous voulez qu'on sauve qui, la maman ou le bébé ? Ça va jusque-là, l'après-gramme-ci. Et pourtant, c'est possible, c'est vraiment possible de prévenir cette maladie. C'est possible de faire autrement. Et c'est très simple à mettre en place, et c'est ça qui est dingue. Juste une alimentation adaptée et bon, gestion du stress, un peu d'activité physique forcément derrière aussi. Les bases en hygiène de vie et voilà.
- Speaker #1
Pour reprendre les bases, bien sûr.
- Speaker #0
C'est ça ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Alors, parlons d'abtonomie.
- Speaker #1
Allez, c'est parti.
- Speaker #0
L'abtonomie, en fait, jusqu'à il y a quelques années seulement, c'était que pour les sages-femmes. J'ai eu la chance, par hasard, de trouver une formation en plus dans ma région où c'est une sage-femme et une kinésiologue qui la proposent. Et ça va faire maintenant... 5 ans. 5 ans qu'elle est proposée à d'autres qu'au sage-femme. Et donc oui, c'est aptothérapeute, praticien en aptonomie, c'est la même formation. Il n'y a pas de réglementation particulière, que ce soit thérapeute ou sage-femme. Ça ne change rien. Et l'aptonomie, en fait, c'est quoi ? C'est considéré comme une préparation à l'accouchement, avec le fait que le partenaire soit inclus dedans. Mais c'est bien plus que ça. Parce que l'aptonomie, je l'ai découvert aussi pendant ma deuxième grossesse. Ça a été vraiment le point de départ de qui je suis aujourd'hui. Et en fait, ce qui se passait, c'est qu'il y avait des moments de détente et il y avait des moments où on venait communiquer avec notre bébé pendant qu'elle était dans le ventre, on la faisait bouger. On l'invitait à droite, à gauche, dans l'utérus et c'était tout. Bon, j'ai pas pu aller jusqu'au bout des séances, donc pas de préparation à la naissance vraiment. Mais c'était un moment fou parce que ce qui était génial pour le partenaire, c'est qu'il s'est senti papa déjà en fait. Parce que souvent les hommes, ils se sentent papa une fois que bébé est dans les bras, pas avant. Même si le ventre est là, ça pousse, ça donne des petits coups. L'abtonomie, ça permet vraiment de créer déjà la famille, tous les trois. Et ce bébé, en fait, on lui propose de bouger dans le ventre. Alors ça, il ne fonctionne pas par des coups. Les coups, c'est une autre façon de communiquer pour le bébé. Là, le bébé communique avec son dos. En fait, il bouge son dos dans le ventre. Et l'abtonomie que moi j'ai apprise, on bouge bébé à droite, à gauche, en haut, en bas, devant, derrière. Enfin, vraiment, le bébé découvre... Toute sa salle de jeu, tout l'éthérus. Et ce qui est sympa, c'est que ça facilite du coup derrière la naissance, parce que le bébé, la plupart du temps, pendant la grossesse, il reste dans un coin, il bouge pas. Il bouge pas plus que ça, il est dans son petit coin, bon, il grossit forcément. Mais c'est rare que vous avez un bébé qui, tout au long de la grossesse, passe de droite à gauche, Non. Normalement, il reste à droite ou il reste à gauche. Et du coup, là, avec l'autonomie, donc il découvre tout l'éthérus, et il sait du coup le chemin qu'il doit prendre pour sortir. Peut-être bête, mais ça fait moins peur. Parce que ces petits êtres-là dans le ventre, ce n'est pas juste un objet, ce n'est pas juste quelque chose qui grandit, qui grossit. Ça ressent tellement de choses. Et ce qui est génial avec l'abstonomie, c'est que maman communique avec bébé, et puis papa communique avec bébé. Pendant ce temps-là, on parle à maman, comme ça elle est complètement déconnectée, et papa il répond sans que maman soit réellement là. Et ça, c'est fait magique. C'est génial. Du coup, on apprend aussi le chemin que doit prendre bébé pour la naissance. vraiment comment il va passer parce que le bébé quand il est il bouge beaucoup en fait, c'est pas juste il y a la tête et il sort comme ça, non c'est pas si facile, à un moment il se met à droite, il se met à gauche, il y a la tête qui sort il se rebouge un petit peu au moment que la tête a sorti, il doit se retourner c'est toute une danse, un jeu pour lui pour sortir et donc avec l'autonomie on lui apprend simplement et ce qui est génial c'est que la maman, qu'elle soit en accouchement physio ou avec péridural bah Elle continue de jouer avec son bébé, elle l'aide à sortir, tout simplement. Surtout avec la péridurale, parce que bébé ne sent plus rien, le plancher pleuvien est complètement affaissé, donc il n'a plus ses repères. Et du coup, on peut continuer d'inviter bébé, « Allez, maintenant tu vas de ce côté-là, viens dans le dos, passe des seins un petit peu. » C'est génial, et on ne va pas se mentir, lorsqu'il y a autonomie, généralement la naissance est plus rapide. On ne passe pas toute une journée à donner naissance. Non, une demi-journée, bébé peut être là facilement. Voire plus rapidement même des fois.
- Speaker #1
Pendant que tu parles justement des bénéfices aussi, parce qu'autour de moi, il y a une naissance qui va sûrement se faire en siège, par exemple, si ça continue à ce rythme-là. Est-ce que c'est quelque chose aussi, par exemple, qui peut être bénéfique ? Est-ce qu'on voit qu'il y a moins de sièges peut-être quand ce bébé, il connaît cette utérus et qu'il sait qu'il peut bouger comme il veut dans ce grand ventre ?
- Speaker #0
Oui, totalement. Alors la naissance en siège, il faut juste savoir que c'est émotionnel en fait. C'est une émotion liée au bébé, à la maman ou au partenaire qui fait que le bébé, comme il présente ses fesses, il n'a pas forcément envie de venir. Donc il faut essayer de comprendre pourquoi elle n'a pas envie de venir. Juste à communiquer avec lui, juste peut-être qu'il s'est passé des choses dans l'utérus avant lui, peut-être que la maman a une peur ou que le partenaire a une peur. Et voilà, il faut l'exprimer et ça peut faire retourner bébé aussitôt. Ça qui est magique. Mais l'autonomie, du coup, oui, forcément, on peut bouger bébé. Donc on peut inviter bébé à se retourner, à aller de bas vers le haut. Et oui, c'est hyper intéressant dans ces cas-là. Mais après, si c'est le choix du bébé, c'est le choix du bébé. Ça, on n'y peut rien. Parce que même si on arrive à retourner bébé, s'il se remet dans l'autre sens, il va arriver comme ça dans le monde, il va arriver comme ça. Mais c'est intéressant d'essayer de parler à ce bébé, d'expliquer les choses. C'est ça aussi qu'on voit beaucoup en autonomie. Quand on voit que bébé n'a pas plus envie de bouger que ça. Alors des fois, ça peut être geste. être juste parce que papa et maman se sont engolés avant et bébé, il ressent l'émotion et du coup, il dit, bon, moi, je vais me cacher. Ou bien, ça peut être dû à plein d'autres choses. Des mamans qui ont vécu des césariennes, moi, je m'en souviens d'une maman que j'ai accompagnée qui disait, d'une autre manière, c'est ça, qui se met là, je ne sens pas. Alors bébé, qu'est-ce qu'il fait ? Il ne descend pas jusqu'à la cicatrice. Avec papa, il est passé. Avec maman, il n'est pas passé. Donc, on a discuté, on a échangé et à force des séances, lui, c'est bon, il est passé de la cicatrice. Il peut naître par voie basse sans problème. C'est des petites choses comme ça. Pourtant, ça a l'air anodin, mais c'est énorme pour un bébé qui n'est que émotion. Que émotion et ressenti au début. C'est dingue. C'est dingue tout ce qu'ils peuvent ressentir, alors que pour nous, c'est juste une banalité. Moi, j'adore faire de l'autonomie. La magique, c'est... Surtout que les parents, ils ne s'attendent pas trop à ce que ce soit ça, parce qu'on ne sait pas trop ce que c'est l'autonomie. On explique. pas plus que ça, on sait juste que le partenaire va être là et ça va l'inclure dans la préparation à la naissance, mais c'est tellement, tellement plus que ça, c'est créer le lien familial c'est montrer que bébé est capable de tellement de choses et si elle lui apporte une de ses sécurités au bébé du coup la naissance elle est aussi plus facile parce qu'il sait qu'il va être accompagné, il est pas tout seul les bébés dans le ventre ressentent énormément de choses et il faut pas croire que c'est juste un petit corps en développement, non c'est tellement tellement plus que ça. Et moi, je me souviens, c'est une petite anecdote. C'est pour ma première, en fait, j'ai failli être déclenchée parce que dépassement de DPA. Du coup, ce qui s'est passé, c'est que le lundi à 8h, déclenchement à l'hôpital. À l'époque, je ne savais pas que j'avais le droit de refuser. Et du dimanche, en fait, dimanche matin, dans mon bain, je discute avec mon bébé et je lui dis, écoute, le déclenchement, ça me fait peur. Ce n'est pas bon ni pour toi ni pour moi. Et puis, si tu peux faire ce qu'il faut, ce serait top. Grosso modo. Et à 17h, le travail s'est mis en route. J'ai accouché le lendemain à 3h du matin. il y a 8 heures, j'aurais dû être décrochée. Donc, comme quoi, parler à son bébé, même alors que la première, l'autonomie, je ne connaissais pas plus que ça, c'est déjà énorme. Je ne sais pas si tu as des cas comme ça, toi, avec tes mamans. Si, si. Dès qu'on parle à un bébé, il y a quelque chose qui se passe.
- Speaker #1
Oui, et puis il y a plein de manières de le faire, pour ceux qui ont plus de difficultés d'écrire, d'écrire une lettre. Il y a plein de choses à faire différentes, mais c'est assez magique. C'est totalement magique,
- Speaker #0
c'est incroyable. Ce que peuvent faire ces petits êtres.
- Speaker #1
Merci. Je ne sais pas si tu as d'autres questions. Je vais y réfléchir. Mais sinon, je pense qu'on va s'en aller tranquillement vers la fin. Et j'ai toujours deux questions que je pose toujours à la fin. Ok. On peut partir vers ça si c'est ok pour toi. Sauf pour autre chose, si tu voulais partager.
- Speaker #0
Non, je pense que j'ai dit énormément de choses et pas mal de choses. Et voilà. J'espère avoir donné envie aux mamans et aux futurs parents de pratiquer l'autonomie. Et de chercher vraiment à prévenir les complications de grossesse, c'est important.
- Speaker #1
Par rapport à l'autonomie, justement, comment est-ce que ça se passe de manière générale ? Combien ça va être de séances ? À quel moment de la grossesse on va faire ça ?
- Speaker #0
Alors, l'autonomie, c'est à partir de la fin du quatrième, début du cinquième mois de grossesse. Donc, c'est une préparation qui se fait très tôt. Dans la grossesse, d'habitude, c'est beaucoup plus tard. C'est six séances. Six séances où on va jouer avec bébé. C'est vraiment du jeu. L'autonomie, c'est juste s'amuser avec son petit bébé, lui faire venir à droite, à gauche, et puis découvrir qu'il est capable de tout ça. Ça aide beaucoup parce que moi, je me souviens d'un couple où on avait trouvé en échographie que le corps caleux du bébé était trop petit. Donc les parents ont hyper stressé, ça n'allait pas du tout. Et puis finalement, avec l'autonomie, ils se sont rendus compte que le bébé était capable de tellement de choses. Et puis c'est une petite fille aujourd'hui qui est en très bonne santé, il n'y a pas de souci. Donc ça aide beaucoup par rapport à ça. Alors quand j'ai fait ma formation, apparemment, si jamais il y a un arrêt de la grossesse derrière, les parents sont... sont, entre guillemets, je ne vais pas dire mieux préparés, mais ils acceptent mieux la situation. Parce qu'ils ont pu profiter de leur bébé, à leur façon. Donc ça aussi, c'est sympa pour ça. Après, il y a une séance où on prépare pour une naissance physiologique. Parce qu'en autonomie, ça aide énormément. Donc préparation à la naissance physio, mais aussi s'il y a un choix de l'apéritif, il n'y a pas de souci. Et puis voilà, c'est principalement ça. Puis bien sûr, montrer au bébé comment il peut sortir. Il est invité à sortir, mais pas tout de suite. On s'arrête au bassin, mais après, pour l'adolescence, il faudra descendre jusqu'au pied.
- Speaker #1
Super. Je pense que pour les personnes qui sont intéressées, c'est bien d'avoir ces détails-là quand même. Et c'est chouette parce que justement, je pense qu'en tant que doula, c'est pareil. Moi, j'aime beaucoup suivre les personnes depuis le début de la grossesse, parce qu'il y a déjà plein de petits accompagnements, plein de choses qu'on peut leur apporter, qui sont bénéfiques à ces stades-là, et qui permettent de mieux vivre le reste de la grossesse. Et aussi parce que vers la fin, avec la préparation à la naissance... proposées par la sage-femme, les examens qu'il va y avoir en fin de grossesse, etc. Il y a tout qui s'accélère. Et je trouve que c'est vraiment important de prendre ce temps-là déjà bien en amont. Ça ne veut pas dire que si vous êtes en fin de grossesse, ce n'est pas trop tard, au contraire.
- Speaker #0
Ah non, non, non, du tout.
- Speaker #1
Mais plus on va pouvoir anticiper et plus la fin de grossesse va se faire en douceur. Parce que sinon, c'est particulier parce que ça peut être les derniers temps dont on aurait... parfois vraiment envie de profiter. En même temps, dans le corps, ça devient de plus en plus inconfortable. Et dans l'emploi du temps, ça devient de plus en plus compliqué, parce qu'on peut avoir pas mal de fatigue aussi. Et puis, ça devient vraiment... Il y a beaucoup de rendez-vous en fin de grossesse.
- Speaker #0
Mais en fin de grossesse, c'est possible aussi. J'ai le dernier mois de la grossesse. Si ma maman m'a découvert qu'à ce moment-là, c'est OK. Je me souviens, quand j'étais enceinte de mon deuxième, une maman m'a découvert. Je me suis dit, non, je vais bientôt accoucher, donc ça ne va pas être possible. Mais quelques mois après, ça s'est fait et c'était son dernier mois de grossesse. Au lieu de faire des séances, parce que c'est des séances tous les 15 jours, on a fait des séances toutes les semaines. On a tout groupé en un mois et voilà. Il faut savoir que c'est faisable. Mais on ne peut pas... L'haptonomie, en fait, c'est important de pouvoir suivre toutes les séances. On ne peut pas faire une ou deux séances d'hapto et dire « C'est bon, j'arrête là, j'ai ce qu'il faut. » Non, on perd. Le bébé perd. Il a trouvé un moyen de communiquer avec ses parents qui est différent. Il a envie de continuer de jouer avec les deux, de se montrer. Donc c'est important. C'est important pour lui.
- Speaker #1
Du coup, dans mes petites questions que je pose à peu près à tout le monde, c'est si tu avais des pépites, des ressources qui t'ont aidé ou qui peuvent aider justement les parents qui se retrouvent dans les situations qu'on a nommées, par exemple par rapport à l'alimentation. Alors là, c'est un peu particulier parce que tu es professionnelle aussi, donc une des ressources principales, ça va devenir peut-être te voir, me voir aussi. Mais oui, si tu as des ressources qui t'ont aidé ou que tu conseilles aux personnes que tu suis. Ce n'est pas forcément que lié à l'après-éclampsie.
- Speaker #0
Ouais, non, je l'ai dit, moi, ce qui m'a aidée, je parle de pré-eclampsie parce que c'est vraiment ça mon dada et je me suis rendue compte de tout l'univers qu'il y a derrière juste la prévention par l'alimentation. Moi, ce qui m'a aidée, en fait, c'était juste les études scientifiques. Là, je tiens un blog où je mets toutes les études scientifiques dessus, en lien avec la pré-eclampsie principalement, mais aussi les dernières interviews. du médecin américain. Comme ça, les gens peuvent voir aussi par eux-mêmes. Je n'ai pas de ressources spéciales à proposer pour l'instant, parce que ça a été vraiment de la découverte par hasard, de la discussion avec des gens qui m'a ouvert à tout ça. Mais comme j'ai dit, j'ai des protéines enceintes. La volonté de supprimer les sucreries, on peut se les parler des protéines.
- Speaker #1
Et puis, la dernière question, c'est si tu avais justement un dernier message, quelque chose que tu as envie de partager à toutes les femmes ou à toutes les femmes qui sont enceintes, à toutes ces familles qui sont dans ce parcours.
- Speaker #0
Alors ce que j'ai envie de dire, c'est mesdames, votre corps vous appartient, vous avez le droit de dire non, de dire non aux injonctions, non aux protocoles, c'est pas ok avec vous, c'est non. C'est important de pouvoir vraiment s'informer et de comprendre aussi pourquoi le monde médical propose ça, parce qu'ils adorent nous faire peur, ils adorent nous infantiliser. Alors qu'on est des femmes, on est des adultes, et ça on l'oublie souvent. Et comme je l'ai dit, la pré-eclampsie, ce n'est pas une fatalité. Les complications de grossesse, ce n'est pas une fatalité. Il y a moyen de les prévenir, pas besoin d'attendre que ça arrive. Parce que ça aussi, ça fait très peur pendant la grossesse. Pour moi, en fait, la grossesse doit être un moment vécu de manière positive. Il y a énormément aujourd'hui de thérapeutes, de praticiens qui peuvent accompagner, qui proposent chacun des choses différentes. Et il ne faut pas hésiter à aller les voir. Être enceinte, ce n'est pas juste faire la chambre de bébé et lui acheter des beaux vêtements. Non, c'est aussi penser à soi. en priorité parce que si vous vous allez bien bébé va bien,
- Speaker #1
c'est ça aussi qui est important à savoir et puis si vous êtes enceinte je vous souhaite le meilleur et une belle découverte de ce petit bout merci beaucoup pour tous tes partages en tout cas c'est très riche c'est très précis aussi et j'aime beaucoup cet aspect là ça me convient très bien j'espère que ça profitera en plus de femmes possible j'espère aussi