- Speaker #0
Je suis heureuse de vous retrouver dans le podcast Dans le ventre des femmes, le chemin de la douleur à la douceur. Ce podcast est né des récits inspirants des femmes que j'ai croisées depuis mes débuts en tant qu'accompagnantes et de mon propre parcours vers une vie plus apaisée et épanouissante. Je suis Amélie Dumont. Naturopathe, doula et tellement plus que ça, après des années à vous accompagner, vous écouter et grandir à vos côtés, je suis heureuse de vous partager mes réflexions, des outils concrets et des histoires de femmes qui, je l'espère, feront germer en vous de nouvelles manières d'être, de penser et de prendre soin de vous. Ensemble, nous allons plonger au cœur du ventre des femmes, de leur douleur, et découvrir comment elles cheminent vers plus de douceur. J'aime à dire que c'est un partage de cœur à cœur, d'être à être, et souvent, d'utérus à utérus, alors belle écoute. Je suis ravie de vous partager cet échange avec Cassie aujourd'hui. On y aborde la théorie polyvagale et l'incroyable pouvoir qu'on a sur notre vie à comprendre et à réguler notre système nerveux. C'est un thème que j'ai peu abordé jusqu'ici et qui est pourtant maintenant bien présent dans mes accompagnements et mon quotidien. Je vous en reparlerai bientôt pour sûr. En attendant... je vous laisse avec cet épisode un peu spécial, car c'est le premier d'une série « Parentalité et bien-être des bébés et des enfants » . Ça me semble ultra important de partager aussi ces thèmes quand on parle de maternité, de la vie des femmes, mais aussi simplement parce qu'on a tous été des enfants avant d'être des adultes, et que ça laisse des traces. On ne peut pas parler trauma et régulation de ces émotions, pour moi, sans parler de l'enfance. Alors ce pont entre l'adulte qu'on est Et l'enfant qu'on a été, le bébé aussi qu'on a été, me passionne depuis longtemps. Il m'a amenée à découvrir de nombreux outils que j'ai envie de vous faire découvrir à mon tour. C'est d'ailleurs un aspect sur lequel je communique peu, mais qui fait bien partie de ma pratique de naturopathe et de doula d'accompagner aussi ces petits êtres en développement. Bref, on commence par cette rencontre avec Cassiopée. Je vous laisse tout de suite l'écouter. A bientôt. Eh bien, bienvenue. Merci beaucoup d'être là aujourd'hui, du coup. Merci à toi, merci de m'avoir invitée.
- Speaker #1
Je t'ai découvert par le biais de la formation de la théorie polyvagale avec Ludovic Leroux. Du coup, j'ai commencé à te suivre à ce moment-là, donc j'aimais beaucoup ton approche de ce que j'en ai perçu parce qu'on ne se connaît pas finalement. Mais c'est vraiment peut-être l'association de ce que partage Ludovic, de la pleine confiance, de l'aspect régulation du système nerveux et de la parentalité et comment on peut mêler aussi les deux.
- Speaker #0
Ok, génial. J'ai hâte de voir où ça va nous mener.
- Speaker #1
Oui, on verra bien. Donc peut-être pour commencer, est-ce que tu aurais envie de te présenter ?
- Speaker #0
Avec plaisir, je pourrais dire plein de choses. Je m'appelle Cassiopée déjà, on m'appelle aussi Cassie. J'habite en Alsace, j'ai 27 ans, j'ai deux casquettes. J'ai un aspect customer care et gestion d'équipe dans des centres de formation aspect bien-être, système nerveux, yoga du visage. Et depuis un bon moment maintenant, je me suis aussi spécialisée dans la petite enfance. Donc je prenais soin surtout des femmes avant avec le face yoga, le système nerveux, etc. Et j'ai eu un amour depuis que je suis toute petite pour la petite enfance, les enfants, etc. Donc j'y suis revenue. Et aujourd'hui, je prends soin du duo ou du trio parents-enfants.
- Speaker #1
Est-ce que tu as envie de nous parler justement de ce parcours, de comment est-ce que ça t'a amené aujourd'hui à revenir sur ce trio de parentalité ?
- Speaker #0
Oui, alors je pourrais, je ne sais pas où est-ce que je pourrais commencer dans l'histoire. Je vais essayer d'être assez concise, mais j'ai envie de quand même remonter du tout début. Comme j'ai dit, toute petite déjà, je suis l'aînée de mes cousins de cousines, de mes frères et sœurs, etc. J'adorais prendre soin des enfants, j'ai vu des pédiatres travailler, ça me donnait très envie, etc. J'ai grandi dans une famille un petit peu... dysfonctionnelle, disons, avec ses problématiques. Et j'ai eu des troubles du comportement alimentaire quand j'étais adolescente, qui a fait qu'en sortant des troubles du comportement alimentaire à l'âge du choix de sa profession, je n'ai pas pu ou en tout cas je n'ai pas réussi à me lancer dans la médecine comme je rêvais d'être pédiatre. J'ai eu un tout autre parcours avec le développement personnel pour m'en sortir, qui m'amenait au développement personnel comme métier, enfin, travailler dans le développement personnel, disons. Et... au bout de quelques années, à peu près 4-5 ans dans ce milieu-là, à travailler avec des adultes dont l'enfance les avait beaucoup marquées. J'ai eu envie de revenir à mon premier amour et donc travailler avec les enfants sans pour autant lâcher les adultes avec qui je travaillais. J'ai allié les deux de cette manière-là.
- Speaker #1
Ça me fait un écho parce que mon début de parcours, c'était aussi de m'orienter pour être pédiatre. Je ne suis pas du tout là-dedans aujourd'hui. C'est aussi ce qui fait que je suis exactement là où je suis aujourd'hui. C'est nos projets aussi de début de vie professionnelle finalement qui continuent d'être nourris à taille et nous mènent quand même à ce endroit. C'est drôle. Est-ce que tu as plus envie de nous parler plus en détail de ce parcours et de comment est-ce que tu t'es formée justement pour accompagner ? Ou aujourd'hui vraiment, de quoi est fait ton accompagnement par rapport aux parents ?
- Speaker #0
Je peux faire les deux parce que finalement, le parcours crée l'accompagnement final. donc ne pouvant pas être de pédiatre. J'ai quand même fait une première année de médecine, mais j'étais encore dans la boulimie un petit peu. J'étais dans une petite chambre toute noire, de 9 mètres carrés. J'étais seule dans une ville où je ne connaissais personne. C'était une catastrophe. Donc ça n'a pas duré longtemps, cette histoire. Ensuite, je me suis donc tournée vers une licence de biologie, biotechnologie, histoire d'avoir quelque chose sans pour autant savoir vraiment encore comment j'allais faire les choses et ce que j'allais faire. Et puis finalement, j'ai pu faire un... master de gestion d'entreprise, puisque j'avais fait une licence de biotechnologie avec un cursus à côté, en cours supplémentaire de gestion d'entreprise, en fait. Donc, j'ai fait ensuite un master de gestion d'entreprise et je l'ai fait en distanciel. Donc, je suis allée vivre en Italie, j'étais au pair à ce moment-là, en parallèle de mes études. J'avais très peur de rater ma vie, de ne pas trouver d'emploi à la fin de mon master. Donc, d'abord, j'ai lancé un podcast dans lequel j'interviewais des entrepreneurs. puisque c'était un sujet qui m'intéressait, je connaissais pas mal d'entrepreneurs. Donc j'ai fait ce podcast-là pendant un an. À la fin de cette année-là, il me restait encore un an de master, j'ai décidé de demander à des entrepreneurs si je pouvais les aider d'une manière ou d'une autre dans leur entreprise. Et là, j'ai eu la chance de pouvoir travailler avec Ludovic Leroux et notamment Ania Bospiellova. J'ai travaillé également avec Céline Roy, qui est professeure de pilates. Tout le monde ne connaît pas forcément ces personnes. Ludovic Leroux est le fondateur de La Pleine Confiance. Il forme les professionnels. à la théorie polyvagale, qui est la science du système nerveux. On aura peut-être l'occasion d'en parler davantage. Ania Pospielova est la fondatrice de la méthode Face Yoga Studio. Donc, elle forme des professionnels et pas que au yoga du visage et au taping du visage. Et Céline Roy est professeure de pilates. Elle est renommée. Elle travaille avec des grandes stars francophones. Et elle a créé une méthode aussi, la méthode Céline Roy. Donc, elle forme des professionnels à sa méthode à elle, spécifique de pilates et plus. Donc j'ai eu notamment l'occasion de travailler avec ces personnes-là. Et donc, j'ai eu également l'occasion de me former. Je ne me suis pas formée avec Céline Roy au Pilates. Je me suis formée au Pilates en Suisse, quand j'habitais en Italie. Mais je me suis formée à la théorie polyvagale avec Ludovic et au Face Yoga, Face Typing avec Agna. Je suis devenue même formatrice à mon tour de Yoga du visage et Typing du visage. Et là, arriver après 4-5 ans à faire tout ça, je trouvais ça génial. J'adorais le lien avec les gens. J'adorais ce qu'on faisait, mais j'avais un peu... Je m'ennuyais presque. J'avais l'impression que j'avais atteint quelque chose, une limite en tout cas. Et en plus de ça, du coup, j'avais arrêté d'être au père. Donc je ne voyais plus d'enfants autour de moi. Et je pense que c'est ça aussi qui m'a touchée. C'est le fait de ne plus avoir d'enfants dans mon entourage non plus. Ils grandissent, ils grandissent vite. Et donc j'ai décidé de me former. J'ai décidé de me former d'abord étant donné que je n'ai pas d'enfants. C'est aussi ça, beaucoup pour la légitimité, je me suis formée avec l'éducation nationale. J'ai un CAP petite enfance tout simplement, donc auxiliaire. petite enfance. Et ensuite, j'ai suivi des formations supplémentaires autour de mon Tessourie, autour du sommeil, de l'alimentation, de tout ce qui est soins et éducation de l'enfant. Et en plus de ça, le postpartum pour la femme, pour pouvoir vraiment accompagner le duo. Pour le trio, avec le papa, c'est un accompagnement plutôt avec ses systèmes nerveux, etc. S'ils ont envie et ils sont ouverts à d'autres outils, c'est une possibilité, mais c'est surtout un accompagnement maman-enfant. Ensuite, par rapport à l'accompagnement, il est vraiment spécifique à chaque parents chaque problématique qu'elle va rencontrer il ya des problématiques qui sont surtout à accès sur la régulation de l'enfant les problématiques que l'enfant lui va rencontrer qui sont souvent liés aussi aux problématiques des mamans des parents ou de l'entourage un peu plus éloigné mais la conscience en tout cas va venir de la problématique de l'enfant dans un premier temps et il ya aussi des personnes qui vont pouvoir venir me voir qu'on plutôt des problématiques de culpabilité maternelle de doute enfin voilà des problématiques qui sont plutôt ressentie du côté de la maman. Je ne sais pas si je suis claire par rapport à ça.
- Speaker #1
C'est ce que j'ai beaucoup aimé dans ce que j'ai vu de tes partages, c'est que de manière générale, il y a vraiment un zoom que tu fais sur les problématiques de l'enfant et la prise de recul de justement les besoins qu'a l'enfant quand il est comme ça et comment est-ce qu'on peut y répondre en tant qu'adulte. Et c'est là où je trouve que l'accompagnement qu'on fait sur le système nerveux, sur l'adulte, a vraiment son rôle à jouer et qu'il est vraiment...
- Speaker #0
très pertinent.
- Speaker #1
Est-ce que t'as envie qu'on parle justement de la théorie polyvagale, de la pleine confiance et peut-être comment est-ce que ça prend sa place dans la régulation de la relation parent-enfant ?
- Speaker #0
Avec plaisir. Est-ce que t'as des questions spécifiques par rapport à ça ou est-ce que tu veux que je veuille... Tu peux juste me redire cette partie-là du coup s'il te plaît. Le système nerveux et donc sa place par rapport à...
- Speaker #1
Bah du coup comment ça impacte le lien parent-enfant.
- Speaker #0
Le lien parent-enfant, ok. Le système nerveux... Comment je pourrais ouvrir ce sujet-là ? Eh bien déjà, on peut commencer déjà à la naissance. À la naissance, bébé né. Et le moment de l'accouchement, c'est quand même un moment de chamboulement. Pour bébé, il n'est pas du tout en ventral. Il n'est pas du tout en lien avec maman. Il n'est pas du tout en lien avec les autres. Justement, on coupe le lien entre bébé et maman. Et il y a du bruit fort, scridant de métal. Il fait froid. Il y a beaucoup de lumière. C'est pas du tout confortable pour bébé. Donc là, il est vraiment en insécurité la plus totale. Maman, elle, dépendamment de l'accouchement, comment est-ce qu'il s'est passé, elle, ses attentes par rapport à l'accouchement, comment il s'est passé, est-ce qu'elle peut directement retrouver son bébé ou pas, elle va aussi potentiellement être plus ou moins en sécurité, plus ou moins en insécurité, qu'elle soit concrètement physique ou émotionnelle. On peut directement ensuite voir l'importance du lien entre maman et bébé, puisque au moment du poids à peau, dans... énormément de témoignages, on va retrouver que c'est vraiment le moment où ça y est. Tout le monde s'apaise, bébé s'apaise, maman s'apaise, ça peut être aussi avec papa ou le coparent. Déjà, ça montre l'importance du lien pour le système nerveux. Là, c'est dans le sens inverse, en fait. On attend, c'est-à-dire le système nerveux pour le lien, mais également le lien pour le système nerveux. Ensuite, en grandissant, avec les jours qui passent, les semaines, les mois, les années, le pot à pot n'est plus forcément suffisant, puisque les insécurités pour l'enfant peuvent venir d'ailleurs. Ça peut être lui-même apprend des choses, voit des choses, entend des choses, etc. C'est son système nerveux, justement, qui va capter des signaux de sécurité, d'insécurité. Il n'y a plus que maman, il y a tout un environnement, un univers autour de lui qui peut créer de l'insécurité ou de la sécurité. Mais par contre, c'est toujours maman ou papa, le coparent, les proches qui vont lui apporter le plus de sécurité. C'est grâce à eux qu'il va se sentir en sécurité et qu'il va pouvoir grandir, évoluer sereinement, sainement. et se construire. J'aime bien l'exemple d'un enfant qui se construit de manière la plus saine possible. On va voir qu'au début, il est très collé, très, très, très collé, que ce soit à maman, aux personnes qui s'occupent de lui de manière générale. Et petit à petit, vous allez voir au fil des jours, des semaines, des mois, qu'il va venir, repartir, revenir, repartir. Et petit à petit, il vient... Il viendra de moins en moins souvent se coller, il viendra de moins en moins souvent faire des câlins sur les genoux, etc. Parce qu'en fait, il sera pleinement en sécurité. Mais il est pleinement en sécurité en train de faire ses trucs loin de nous, parce qu'il sait qu'il est en sécurité parce qu'on est là. Avec le temps, plus ça va aller, plus il sera en sécurité en étant un peu plus éloigné. C'est la même chose aussi par rapport à un enfant qui ne dort pas, ou qui ne veut pas s'endormir seul, ce genre de choses. Le fait de lui apporter un maximum de sécurité avant d'aller se coucher, ça va dépendre évidemment de sa construction, encore une fois. Il y a des personnes qui vont prendre connaissance du système nerveux. L'enfant a déjà 3 ans. Il y en a d'autres qui vont prendre connaissance du système nerveux. Leur enfant a déjà, enfin, à juste quelques semaines, voire elles sont encore, elles ne sont même pas enceintes, voilà. Et il y a des personnes qui vont prendre connaissance du système nerveux. L'enfant a 10 ans. Donc, c'est des situations différentes qui vont demander du coup une adaptation qui va être plus ou moins longue. Mais un enfant qui n'arrive pas à s'endormir seul, au fur et à mesure, il va comprendre que notre absence, ça ne veut pas dire qu'on ne reviendra plus jamais. cette confiance qu'il va avoir en nous va lui permettre de faire ce genre de choses, de s'endormir seul, de sentir en sécurité, etc. Et dans la relation à proprement parler, là je prends des enfants assez petits, ils sommeillent et tout ça, mais dans la relation à proprement parler entre l'enfant et la maman, si je reste dans le sommeil, un enfant qui ne veut pas s'endormir, ça peut être aussi parce que moi, à côté de lui, il ressent une insécurité. Il ressent que s'il s'endort... il sera pas en sécurité, ce qui est pas forcément vrai, vous allez rien lui faire de mal, mais il ressent ça potentiellement simplement parce qu'on envoie des signaux d'insécurité, et les signaux d'insécurité, ça peut être une respiration très rapide, un débit de voix très rapide, un battement cardiaque très rapide, ça peut être une forte activation, l'envie de sortir de la chambre parce que ça y est, moi j'ai mon ménage à faire, j'ai du travail, je dois machin, je dois truc, lui il va ressentir ça, et ça va... entre guillemets dégrader un peu la relation, cette relation de confiance-là, parce qu'il va encore moins dormir, et nous, on va encore plus se dire, ah là là, il faut que je lui aille, quand est-ce qu'il va dormir, etc. Et c'est là que le système nerveux, savoir réguler son système nerveux, ça va nous permettre, nous, de redescendre, de s'apaiser, même si on a l'impression d'être ok, etc. Le fait de ralentir, de se détendre, à la rigueur, on peut endormir un enfant plus rapidement en prenant un bouquin à côté de lui, donc on est tranquille, on lit, il va s'endormir. plus rapidement que si on est là, allez, dors, ça y est, je te secoue, tu vas t'endormir, tu vois. Donc voilà, le fait de savoir réguler son système nerveux et donc de s'apaiser soi-même dans une situation où l'apaisement est adapté, eh bien, ça va permettre à l'enfant lui aussi d'être dans un état qui est adapté aux besoins du moment. De la même manière, au sens inverse, si on a besoin d'accélérer pour aller à l'école, mais qu'on initie les choses avec notre insécurité, Donc, encore une fois, peut-être un ton de voix qui est un peu plus haut, des sourcils qui sont un peu froncés, des mâchoires serrées, etc. Notre enfant va se sentir en insécurité, ou l'enfant en question va se sentir en insécurité, et il va réagir comme dans une situation d'insécurité. Donc, il ne va pas forcément écouter, il va vouloir fuir peut-être, il va vouloir faire des bêtises, il va vouloir décharger d'une manière ou d'une autre ce sentiment d'insécurité dont il ne sait pas quoi faire. Parce qu'en plus, il ne comprend pas pourquoi il y a une insécurité, il ne sait pas ce qui se passe. Donc ? Au lieu d'utiliser cette énergie d'insécurité, d'utiliser cette énergie de devoir aller vite, etc., dans l'insécurité, savoir se réguler soi avant toute chose, ça va pouvoir, par exemple, utiliser le jeu pour pouvoir aller plus vite. Ça va pouvoir... Moi, je sais que je peux prendre un exemple. J'ai été au père avec un enfant qui était dans le spectre de l'autisme. Ce qui est intéressant avec ces enfants-là dans le spectre de l'autisme, c'est qu'en fait, c'était pas sévère, c'était assez léger. Mais en fait, c'est la même chose que pour un enfant normal. sauf que c'est un peu exacerbé. Quand on veut qu'il mange et qu'il ne mange pas, on va utiliser le jeu. Pourquoi on ne ferait pas la même chose avec un enfant qui n'a pas de troubles ou de maladies ? Et donc pour ça, il faut pouvoir se réguler pour pouvoir ensuite lui amener ce dont il a besoin pour répondre à notre besoin. Avant qu'il réponde à notre besoin, il faut se demander de quoi est-ce qu'il a besoin et la réponse, c'est toujours de la sécurité. Voilà, j'ai été bavarde.
- Speaker #1
Ça dessine justement exactement où est-ce qu'on peut s'en aller. Donc justement, je pense qu'on va revenir d'une certaine manière sur cette notion de sécurité et d'insécurité. Donc il y a deux thèmes qui reviennent beaucoup dans ce que tu dis, c'est comment est-ce que justement on amène l'enfant vers plus de sécurité et comment en tant qu'adulte, on fait pour se rendre compte qu'on est dans cette insécurité, arriver à l'identifier et du coup la transformer aussi.
- Speaker #0
Alors est-ce qu'on parle uniquement dans la parentalité du coup ?
- Speaker #1
Pas forcément, on peut agrandir aussi. Par rapport à d'autres personnes que je vais interviewer sur différents thèmes, je pense qu'il y a une spécificité par rapport à ton parcours là-dessus, mais pas forcément. On peut en parler d'une manière plus large, sachant que c'est un thème que je n'ai pas encore abordé, la théorie polyvagale et le système nerveux, mais on peut en reparler au sens beaucoup plus large. Parce que je pense que ça se joue aussi dans les relations entre adultes, bien sûr.
- Speaker #0
Complètement. Alors, la question de comment se rendre compte qu'on est en insécurité. L'avantage des enfants, des relations de lien, c'est que quand on voit, en fait, c'est que la réaction de l'autre ou que l'action de l'autre, si on a l'impression qu'on n'a rien fait, nous en dit beaucoup. Alors, on a tendance à dire oui, ce que disent les autres en dit plus long sur eux que sur nous. C'est une vérité dans certains cas, mais la réaction de l'autre à ce que je viens de lui dire ou à ce que je viens de faire en dit beaucoup sur dans quel état est-ce que moi, j'étais. Ça peut aussi en dire long sur l'état dans lequel il est, évidemment. Mais dans le cas de l'enfant qui est totalement dépendant de l'adulte, s'il répond dans une réaction d'insécurité, donc s'il part en cacahuète, il crie, il ne nous écoute plus, ça peut vouloir dire que moi, soit ça me met en insécurité, soit j'étais déjà en insécurité. Donc dans tous les cas, il va falloir se réguler à ce moment-là. Donc ça, c'est super important, mais c'est aussi valable si je demande quelque chose à mon conjoint, à un membre de la famille ou quoi, et qu'il le prend mal. Je vais me dire Ah Peut-être que j'ai été un petit peu sèche sur ce coup-là. Oui, peut-être que voilà, c'est la même chose. Ça revient au même. Dans la relation de lien à l'enfant, surtout, c'est assez facile de se rendre compte de, OK, peut-être que, et encore une fois, je reprends l'exemple du sommeil ou l'enfant qui ne mange pas, qui n'écoute pas, etc. Peut-être que c'est parce que moi, je suis en insécurité. Peut-être donc, si je suis en insécurité, je le presse trop. Ou au contraire, moi, je ne l'écoute pas assez non plus ou ce genre de choses. Et ta deuxième question, c'était ?
- Speaker #1
Avant d'aller sur la deuxième question, pour les gens qui vraiment... court ces sujets-là, pourquoi est-ce qu'ils sont en insécurité ces adultes ?
- Speaker #0
Alors, j'aime bien les exemples pour bien comprendre. L'insécurité, elle peut venir de beaucoup de choses, en fait. On ne s'en rend pas forcément compte dans un premier temps. Mais généralement, l'insécurité dans la relation adulte-enfant, ça va être... Enfin, en fait, de manière générale, un adulte qui va être en insécurité, c'est ce qui revient très souvent, en tout cas, chez les mamans, chez les parents. Ça va être le manque de temps. Ça va être la pensée de toute la to-do liste qu'il y a faire, ça va être... L'insécurité aussi, l'impression de ne pas forcément être un bon parent, l'envie d'être un bon parent et le doute de soi aussi. Et donc parfois, ça peut être aussi l'enfant qui va nous mettre en insécurité parce que je pense à un exemple que j'ai là récent, c'est il ne veut pas de fruits. Sauf que moi, quel parent ou de légumes ? Pour pire, ça c'est un truc qui revient souvent. Il ne mange pas de légumes. Si mon enfant ne mange pas de légumes, ça veut dire que potentiellement, ce n'est pas un bon enfant parce que, oh là là, qu'est-ce que c'est super, les enfants qui mangent de tout, etc. Et donc, si ce n'est pas un bon enfant, j'ai quand même une part de responsabilité là-dedans. Donc, je ne suis pas un bon parent. Donc, ça me met en insécurité. Alors que ça ne veut rien dire du tout, en fait, la raison pour laquelle il ne mange pas de légumes. Il y a des problématiques qui peuvent faire en sorte que les enfants ne mangent pas de légumes. Il y a des périodes aussi où peut-être qu'ils ne mangent pas ces légumes-là, mais qu'ils en mangent d'autres. Donc, ce qui va faire que l'adulte est en insécurité, il y a les problématiques du quotidien avec l'enfant qui s'ajoute à ça. qui peut faire que c'est assez stressant parce que l'enfant a son propre rythme, sauf que la société a un rythme différent. Et il y a aussi simplement le fait qu'en grandissant ou même sans grandir, l'enfant a ses besoins, ses rythmes, encore une fois, mais ses envies aussi. Il a une personnalité, il a des envies. Et moi, en tant qu'adulte, j'avais peut-être des attentes qui vont me mettre en insécurité, des croyances et des histoires, du coup, qui vont faire que lui, ce qu'il va me dire, ce qu'il va faire, ce que je vais voir chez mon enfant. va me mettre en insécurité par rapport à moi-même, en fait. Mon propre jugement de ce que ça veut dire de moi.
- Speaker #1
Ce que j'essaie de faire dire un petit peu en te posant cette question-là, c'est aussi finalement, c'est quoi de l'insécurité ? Parce qu'il y a beaucoup de personnes qui, je pense, peuvent dire un jour, mais moi, tout va bien, je ne suis pas en insécurité, et de ne pas vraiment comprendre ce que ça veut dire pour le corps, en fait.
- Speaker #0
Alors, le corps, je ne sais pas si tu es OK avec ça, mais le corps, pour moi, ce n'est pas la porte d'entrée de l'insécurité des parents. Encore une fois, je peux être en train de coucher mon... mon enfant et voilà, je suis là « Allez, c'est parti, on s'endort ! » Voilà. On ne voit pas maman, mais je suis en train de faire comme si je secouais. Et effectivement, je peux ne pas ressentir que je suis agitée, que j'ai beaucoup d'énergie dans le corps, que je parle plus vite que d'habitude, etc. Ce ne sont pas des choses sur lesquelles on va forcément s'attarder en pleine conscience dans un premier temps, si on n'y est pas déjà alerte. Par contre, l'insécurité, comme on peut la percevoir avant même de connaître le système nerveux, on peut s'en rendre compte aussi avec le regard extérieur potentiellement. On peut s'en rendre compte de soi-même en se disant « je dors plus » ou « je dors moins bien » ou « j'ai des idées qui reviennent beaucoup » , « je crie beaucoup » , « je me mets beaucoup en colère » ou « je suis très triste » ou ce genre de choses. Ça peut se traduire finalement. L'aboutissement de l'insécurité à l'intérieur, c'est une émotion, c'est des pensées, c'est un comportement, etc. Donc si j'ai un comportement, des pensées, des émotions que moi j'estime comme être négatives... même si ce n'est pas négatif, c'est juste une réponse à ce qui se passe et à ce que je ressens. Ça, c'est la traduction d'une insécurité, en fait. On peut toujours, encore une fois, ne pas se rendre compte que parfois, on est plus susceptible qu'à d'autres moments. On est plus sensible, on est plus irritable, etc. Et ça, ça peut être aussi un regard extérieur. Et ça, encore une fois, avec les enfants, ils sont capables de nous le pointer du doigt assez justement. Est-ce que j'ai répondu à ta question ? Oui, carrément. Ok.
- Speaker #1
C'est plus concret. Et du coup, comment est-ce qu'on va cheminer pour aller vers plus de sécurité ?
- Speaker #0
Alors l'idée, pour pouvoir se réguler, c'est un ensemble d'habitudes ou de pratiques qui vont permettre de se réguler. Ça ne se fait pas du jour au lendemain. Il y a déjà, dans un premier temps, effectivement, tu l'as juste très bien dit, il faut savoir qu'on est en insécurité. Il faut s'en rendre compte. L'idée, ce n'est pas forcément de prendre toutes les insécurités du quotidien et de dire, voilà, on va partir d'aujourd'hui, je change complètement de personnalité, entre gros et guillemets. L'idée, c'est déjà de s'en rendre compte. de choisir une situation du quotidien qui ne nous convient pas. J'aime bien donner, moi, quelque chose d'assez concret, un truc étape par étape, etc. Donc, si ça te va, je vais faire comme ça. Donc, par exemple, je choisis dans mon quotidien une situation. Donc, ça peut être le moment du coucher, ça peut être le repas, ça peut être le moment d'aller à l'école, etc. Et là, ça va être du petit à petit. Déjà, il va falloir s'en rendre compte au moment où ça arrive que c'est en train d'arriver. Au début, ce n'est peut-être pas forcément le cas. Je vais peut-être m'en rendre compte deux heures après. Je serai en train de ruminer et tout, Je vais me dire... « Ah mince, j'ai refait ce que… » ou « J'ai re-été dans cet état-là, etc. » En tout cas, ça s'est passé comme ça se passe d'habitude et qui ne me convient pas. Et puis, petit à petit… À force d'habitude de prendre conscience des choses, etc., je vais en avoir conscience de plus en plus tôt et je vais pouvoir, entre guillemets, sortir de la roue du hamster de plus en plus tôt. Et encore petit à petit, avec les autres étapes dont je vais parler, je vais même pouvoir anticiper la chose et agir différemment. Donc ça, c'est la première chose, c'est vraiment la conscience. C'est la première chose qu'il faut mettre en place. C'est vraiment prendre conscience et essayer de s'en rendre compte le plus tôt possible au quotidien. Chaque fois que ça se passe, en fait.
- Speaker #1
Donc voilà.
- Speaker #0
Et il y a une autre chose aussi à adopter. Ça va être d'apprendre à... trouver la sécurité au quotidien, à se mettre en sécurité au quotidien. La sécurité, il y a plein de facettes de la sécurité, parce qu'il y a plein de manières d'être en insécurité. Ce qui va faire que notre système nerveux va se sentir en sécurité, moi ce que j'aime bien dire, c'est que la première des choses, c'est la sécurité intérieure. C'est-à-dire, est-ce que mon système nerveux, donc mon corps en fait, mon organisme a suffisamment de sommeil, d'hydratation ? Est-ce que je n'ai pas des tensions dans le corps ? Est-ce que peut-être qu'il y a un petit rendez-vous chez l'ostéo pour me remettre un petit peu d'aplomb ? ça ne ferait pas du bien à mon corps. Parce que le fait d'avoir des tensions dans le corps, ça va mettre en permanence mon système nerveux en alerte, en mode « Ouh là là, je suis en danger, je suis en danger, je suis en danger. » Parce que si jamais il y a un vrai danger qui se présente, mon corps n'est pas en mesure d'y répondre parce que j'ai ces tensions-là. C'est grosso modo ce que le système nerveux peut se raconter. Donc venir réduire tout ce qui va être, même les inflammations. On parle notamment du ventre dans ce podcast, ça peut être au niveau digestif. Donc alimentation, tout ça déjà. Alors évidemment, pour certaines personnes, on peut se dire, oh là là, c'est un gros chantier. Mais déjà, si on peut essayer d'apporter un peu plus de sécurité au quotidien, avec de meilleures petites habitudes de vie, c'est déjà pas mal. Et ensuite, il y a la capacité de passer, par exemple, une maman qui va être très dans l'énergie, pour ne pas utiliser de mots trop scientifiques, très activée, donc qui a tendance à être speed, etc. Et qui a envie, donc, pour sa relation avec son enfant, pour même... toutes ses relations et pour sa vie au quotidien qui a envie de ralentir, eh bien, ça va être de volontairement, dans son quotidien, à un moment qui est choisi et avec une façon qui est choisie, trouver ces moments de calme-là. Et ça peut être l'activité qu'elle souhaite qui va être calme. Ça peut être de la lecture, ça peut être de la méditation, ça peut être un bain, voilà. Ça peut être plein de choses différentes. Et si ça c'est trop doux, trop calme, on peut faire quelque chose d'un petit peu moins calme. D'abord, ça peut être, si elle n'a même pas l'habitude de marcher, ça peut être de marcher. Si elle a l'habitude de courir, hop, on court moins vite. Donc voilà, l'idée, c'est de, petit à petit, aller dans cet état qu'on ne connaît pas bien ou qu'on n'aime pas ou dans lequel on n'a pas l'habitude d'aller naturellement. Donc si on est très active, ça peut être plutôt le calme. Et si on n'est plus très calme, ça peut être plutôt l'activation. Mais également, si je suis très active de manière involontaire, à vouloir speeder tout le monde, etc., eh bien peut-être qu'aller faire de la boxe pour décharger cette activation, ça peut aussi me faire du bien. Donc c'est en fait jongler avec tous ces états-là, volontairement, à des moments choisis, avec des manières qui sont choisies, qui va me permettre aussi de me faciliter la vie quand je vais vouloir jongler avec ces états-là dans le quotidien.
- Speaker #1
C'est hyper intéressant ce que tu dis. Et là, pour le coup, on a parlé plus de l'adulte, mais finalement, ça se calque aussi sur l'enfant. L'enfant, du coup, il va, comme tu l'as dit, il y a déjà les besoins de base qui ont vraiment besoin d'être présents. Donc, si on ne lui donne pas la bonne alimentation, s'il n'est pas suffisamment hydraté, c'est déjà des premiers stress qui peuvent vraiment le mettre déjà lui-même par rapport à son propre corps, comme nous, en insécurité. S'il n'a pas assez bougé, s'il a des tensions dans son corps aussi. Donc, lui aussi, on peut l'emmener voir l'ostéopathe. Et après, du coup, il y a aussi tous les temps calmes qu'on va pouvoir prendre avec lui, lui apprendre aussi, lui, à gérer son système. Le système nerveux, petit à petit, c'est hyper bénéfique. Et puis, il y a toute la partie qu'on a commencé à aborder au début, qui est l'aspect co-régulation, où l'enfant, pour le coup, il a aussi besoin, parce qu'il est encore en construction, d'un adulte qui puisse lui permettre, quand il n'est pas en mesure de le faire par lui-même, de se co-réguler et du coup, de venir en régulation grâce à l'adulte qui, lui, est en sécurité.
- Speaker #0
100%. 100%. Et tu as parlé des moments calmes pour l'enfant. Il y a aussi les moments de décharge. Moi, je suis assez agacée par le système éducatif actuel. ou, enfin, français en tout cas, où les enfants passent beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de temps, en fait, assis sur des chaises. Et donc, parfois, en rentrant de l'école, avant de leur demander d'être calme et s'il te plaît, maman est fatiguée, etc., laissez-les, si vous avez un jardin, courir dans le jardin ou alors faire un petit tour de trottinette, là, ou courir même dans le salon, voilà, vous poussez tout, ils courent dans le salon, ils sautent, voilà, pour décharger avant de lui demander d'être calme.
- Speaker #1
Ça fait aussi partie des besoins. Merci déjà pour toutes ces explications. et ses partages. Je ne sais pas trop dans quel sens on peut partir. On a déjà dit beaucoup en soi. C'est déjà comme une initiation à toutes ces problématiques-là. Et je trouve qu'après, c'est presque de l'ordre de l'accompagnement dans le sens où du coup, ça demande vraiment de prendre des situations comme tu l'as déjà un petit peu fait, des situations concrètes, et de voir en quoi à ce moment-là, les enfants sont dans une insécurité, peu importe. pour quelles raisons et voir comment est-ce que l'adulte peut venir en aide déjà en se régulant lui-même et ensuite On va voir comment ça l'active lui-même en tant qu'adulte aussi, qu'il se passe cette situation-là, et puis ensuite pouvoir agir de manière adaptée.
- Speaker #0
Tout à fait. Si tu veux, je peux te partager un peu les questions qui peuvent me revenir assez régulièrement par rapport à la parentalité au système nerveux et l'initiation des enfants. On a parlé, comme tu l'as dit, pas mal des parents. L'initiation des enfants au système nerveux, on me demande souvent à quel âge on peut commencer. Moi, j'ai tendance à dire que les enfants, de toute façon, on leur parle, on leur explique tout dès le plus jeune âge, en fait, dès la naissance. L'idée, c'est vraiment de leur... parler leur parler leur parler même s'ils comprennent pas mot pour mot ce qu'on est en train de dire et comprennent grossièrement et petit à petit ça s'affine donc l'idée c'est de pouvoir leur en parler de la même manière qu'on dit oh je vais changer la couche oh t'as fait un gros caca et ben on va lui dire oh là là t'es dérégulé là tu m'as l'air très activé ou très insympathique ou très tigre comme on peut utiliser du vocabulaire pour enfants l'idée c'est vraiment de leur parler le plus tôt possible après petit à petit au fur et à mesure des années qui passent, des mois qui passent, on peut faire de plus en plus de choses. Chaque développement d'enfant est unique, mais à partir du moment où l'enfant nous imite, ou répète même ce qu'on peut dire, il commence à dire des petits mots, etc., vous pouvez pratiquer déjà des toutes petites pratiques qu'il va pouvoir imiter. Donc par exemple, le fait de souffler. Donc ça déjà, directement, ça nous apaise. Et lui, ça peut surprendre. Alors des fois, il ne va peut-être pas nous imiter de la même manière que parfois on veut qu'il imite un mot, il ne va pas le faire. Il reste un être indépendant qui, parfois, en a marre quand on lui demande de faire ci et de faire ça, ou de dire ci et de dire ça, parce que ça nous rend fiers. Donc, l'idée, c'est d'essayer, en tout cas, simplement de lui montrer des petites choses et voir est-ce qu'il les répète. Et ensuite, petit à petit, encore une fois, au fur et à mesure que sa compréhension s'affine, c'est du test and learn. Comme j'aime bien dire, c'est de laisser erreur. Et donc, on va... lui expliquer petit à petit les choses en fonction de son niveau de compréhension et lui proposer des pratiques. Et de la même manière que pour maman, ça ne va pas se faire du jour au lendemain et qu'elle ne va pas arrêter de se mettre en colère du jour au lendemain ou peu importe, eh bien, pour bébé, c'est pareil. Ce n'est pas du jour au lendemain qu'il va arrêter de faire des crises de colère ou de peu importe, qu'il va arrêter de taper, qu'il va arrêter de mordre, ce genre de choses, ça peut arriver aussi. Mais au fur et à mesure, il va réussir, encore une fois, déjà à en prendre conscience à un moment donné. après en prendre conscience de plus en plus tôt et ensuite à s'arrêter avant pour faire lui-même le soupir. Et là, c'est une grande victoire. Et pour lui, ça change tout le cours de sa scolarité, de son enfance et plus tard même de sa vie. Parce que combien d'adultes aujourd'hui, on voit justement qu'ils sont en train de faire ce travail-là difficilement. Et en fait, le système nerveux, c'est comme une langue. Plus on l'apprend tôt, plus c'est facile. Et ensuite, plus c'est ancré, c'est une habitude de vie, de la même manière qu'on se brosse les dents, on se régule pour l'initiation des enfants.
- Speaker #1
C'est important ce que tu dis parce qu'on voit en théorie polyvagale à quel point le vécu des événements en mode toujours d'insécurité pendant l'enfance a encore un impact par réactivation tout au long de notre vie en tant qu'adulte. Et c'est beaucoup plus simple si ça peut être travaillé au fur et à mesure avec l'enfant. au fur et à mesure qu'il traverse ses insécurités, si on arrive à l'aider à se réguler, ça a beaucoup d'impact sur sa vie d'adulte ensuite. Du coup, il va avoir beaucoup moins de choses à détricoter potentiellement.
- Speaker #0
100%. Et c'est aussi pour ça que je fais ce que je fais aujourd'hui. C'est que quand j'étais petite, j'étais très compréhensive. Quand une fois, j'ai grandi dans une famille un peu dysfonctionnelle avec des parents, comme tous les parents d'ailleurs, imparfaits aussi. Et j'ai rapidement intégré, en tout cas, conscientisait le fait que leurs actes n'étaient pas de ma faute et n'étaient pas personnels vis-à-vis de moi, mais ça n'a pas empêché que ça me fasse du mal, en fait, par derrière. Parce que c'était ça qui me manquait, c'était cette capacité de régulation du système nerveux pour, malgré le fait... En fait, il y avait une partie de moi qui me disait que ce n'était pas de ma faute, que ce n'était pas de sa faute non plus, d'ailleurs, etc. J'étais assez dans la compassion. Je prenais des notes dans un petit carnet « Qu'est-ce que je ferais et qu'est-ce que je ne ferais pas ? »
- Speaker #1
comme les adultes. Donc,
- Speaker #0
je voyais un peu tous les adultes autour et voilà. même dans l'éducation tout ça donc j'étais dans la compréhension et dans la conscience mais il me manquait encore une fois comme je le disais cet aspect système nerveux pour vraiment intégrer pleinement que c'était pas de ma faute et parce que ça n'a pas empêché à l'âge adulte d'avoir par exemple la peur de l'abandon du coup des comportements dus à cette insécurité là etc et donc pouvoir enseigner ça et transmettre ça aux enfants aujourd'hui comme
- Speaker #1
Pour moi, c'est un des meilleurs cadeaux qu'on peut leur faire, certainement, en tant que parents et en tant que adultes. Dans ce que tu as dit, ce qui est intéressant et important aussi, c'est que finalement, l'enfant, comme tu l'as dit, il est beaucoup dans le mimétisme. Il y a beaucoup de choses qu'on peut transmettre dans la parole, mais c'est aussi vraiment en adoptant nous-mêmes ces systèmes de fonctionnement-là, en le vivant vraiment et que l'enfant le voit, que ça a le plus d'impact. C'est rarement en disant vraiment à l'enfant toujours, c'est comme ça que tu dois faire les choses, que ça va vraiment se faire, mais c'est plutôt en faisant nous-mêmes dans le même sens. On le voit par exemple avec les légumes, en tant que naturopathe, si on demande à des enfants de manger plus de légumes, mais que nous-mêmes on n'aime pas, qu'on n'en mange jamais, qu'on dit qu'on n'aime pas devant les enfants forcément, ça va être beaucoup plus compliqué que si en fait c'est notre alimentation principale en tant que parents, ça ne va pas du tout avoir le même impact derrière.
- Speaker #0
100% et ça implique aussi de casser un schéma familial de hiérarchie, où alors oui il y a une certaine hiérarchie, un minimum, mais après chacun sa conception aussi de la parentalité et tout ça. Mie ! il y a un schéma d'hierarchie à casser dans le sens où il faut accepter aussi, quand on va dire à l'enfant pour l'aider, là tu vois, t'es en mode tigre, ou t'es en mode escargot dans sa coquille, ou tortue dans sa carapace, ou peu importe, d'accepter aussi que lui, le point du doigt chez nous, est pouvoir ensuite se réguler. Parce que, il y a quand même la capacité, ça, ça permet aussi de déculpabiliser les parents, il y a la capacité de réparer les choses. Si je me suis mise en colère, c'était pas forcément ça arrive, que de me mettre en colère et que ce soit pas justifié. Je peux réparer les choses, aller voir mon enfant et lui dire écoute, je suis désolée, j'ai été intigre, j'ai senti de l'insécurité, je n'ai pas réussi à me réguler tout de suite. Je peux réparer les choses, lui faire un câlin, on recrée le lien. Mais si ça arrive à chaque fois et que je répare à chaque fois, il n'empêche qu'au bout d'un moment, c'est plus crédible. en fait. Donc, il faut que l'enfant ressente aussi, c'est comme, si je prends un exemple extrême, entre guillemets, mais mais qui peut faire le parallèle quand même, c'est une personne violente, par exemple, qui va à chaque fois s'excuser. Ok, mais en tout cas, tu es quand même toujours violente. Donc au bout d'un moment, même si tu t'excuses, je ne vais pas croire que tu t'en veux réellement et que tu vas arrêter. Donc il y a ce côté de réparation qui est possible, que ça tout parent peut faire sans même connaître d'ailleurs le système nerveux. Par contre, avec cette Ausha, où on va l'inculquer aux enfants, c'est important. nous de le mettre en place et de le mettre en place sincèrement, parce qu'au bout d'un moment, il ne va plus nous croire, en fait, on n'est plus crédible. Voilà.
- Speaker #1
C'est important ce que tu disais là par rapport aussi à la culpabilité qu'on peut avoir en tant que parent. Il y a beaucoup de choses qu'on peut en effet réparer après. C'est une méthode qui n'est pas là pour justement pointer du doigt toutes les petites choses qui ne vont pas, mais qui est vraiment là pour donner des outils aussi pour faire autrement. Et en soi, il n'y a pas de parent parfait. Donc oui, parfois, il y a quand même des débordements. Il y a quand même des fois où on sera en... beaucoup de fois où on sera en insécurité. Je trouve que la théorie polyvagale, sa force, c'est de vraiment redonner le pouvoir quand même dans le sens de vraiment d'être acteur dans nos relations et dans notre régulation.
- Speaker #0
En fait, il ne faut pas culpabiliser du passé parce que c'est des choses qu'à partir du moment où on ne le savait pas, on ne peut pas culpabiliser d'avoir fait quelque chose qui était une erreur, finalement, parce qu'on n'était pas au courant. Parce que parfois, on agit même à l'encontre, par exemple, du système nerveux, mais sans en rendre compte parce qu'on ne connaît pas l'existence du système nerveux. on a une bonne intention et finalement, ça va à l'encontre de la théorie polyvagale. Si je prends un autre exemple que j'aime bien, faire des compliments, ça part toujours d'une bonne intention, je pense. Pourtant, il y a des compliments qui peuvent faire mal. Moi, par exemple, j'ai été anorexique. Certains compliments qu'on m'a dit alors que j'étais en train de m'enfoncer dans l'anorexie m'ont encouragé à être anorexique. Donc, il ne faut pas culpabiliser pour ça. Ces personnes-là étaient très bienveillantes et voulaient me faire plaisir. C'est la même chose ici. Par contre, à partir du moment où on en a connaissance, encore une fois, l'idée, ce n'est pas de culpabiliser, de ne pas y arriver tout de suite. Par contre, on a le pouvoir maintenant, donc il faut le faire.
- Speaker #1
Et dans ce que tu disais tout à l'heure aussi, c'est comme si souvent même, on peut avoir même l'impression que l'enfant, vraiment, il est là aussi pour ça, pour faire bouger aussi l'adulte. C'est comme s'il va venir pointer du doigt à chaque fois que l'adulte, il est dans cette insécurité-là. Donc ça peut vraiment être vécu comme un cadeau si on se positionne comme ça, mais ça peut vraiment être subi et complètement dans l'autre sens aussi. Si on remet toute la faute sur l'enfant et déréguler, c'est sa faute, c'est à punir, etc. Alors que si on le voit vraiment comme une information, ça peut vraiment devenir un cadeau pour toute la famille.
- Speaker #0
100% et j'ai envie de rebondir sur ce que tu as dit parce qu'en sachant ça, que ce qui va permettre à l'enfant d'évoluer sainement et sereinement dans sa vie et dans la société, etc. C'est la sécurité. Il faut bien garder en tête que la punition n'apporte aucune sécurité. On comprend en fait avec ça que c'est contre-productif de punir l'enfant et que l'objectif c'est vraiment de lui faire comprendre. Et on a tendance à... Alors, on peut penser que je suis un bisounours, je ne pense pas qu'il existe un être humain foncièrement méchant au plus profond de lui. Je pense que c'est que des insécurités qui donnent lieu à des comportements, etc. Et un enfant encore plus, il n'a pas l'intention de nous provoquer, ça n'existe pas. pas l'intention de nous piquer, il n'a pas l'intention de nous pousser à bout, ce n'est pas son intention. Son intention, c'est juste de répondre à cette insécurité qu'il ressent et dont il ne sait pas quoi faire, il ne sait même pas d'où ça vient, etc. La punition ne l'aidera pas, la compréhension, par contre, c'est la clé.
- Speaker #1
C'est la magie de cette méthode, je trouve. C'est en ça que c'est long aussi, parce que du coup, c'est long de comprendre vraiment comment est-ce qu'on fonctionne, c'est vraiment chouette. Ça a des répercussions dans tous nos domaines de vie, je trouve. Pas seulement dans les relations. Écoute, merci beaucoup déjà. Avec plaisir. Je pense qu'on va petit à petit s'en aller vers la fin, si c'est ok pour toi. Il y a vraiment encore de grosses choses à dire dans ce cas-là.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Il y a deux questions que je pose souvent en fin d'épisode. Je suis en train de me dire que j'aurais peut-être aimé parler d'une dernière chose peut-être avant. Dans les posts que j'ai pu voir de ta part par rapport à ces sujets-là aussi, ce qu'on voit, c'est aussi la lecture en tant qu'adulte de nos expériences d'enfants. Et je trouve ça aussi très intéressant par rapport à toute cette histoire du système nerveux. On l'a dit. Tout à l'heure, Damien Nervieux, il garde en mémoire un peu nos expériences passées en lien avec la sécurité et l'insécurité. Alors, peut-être pas toutes, mais en tout cas, celles qui nous ont marquées. Et ça va être réactivé dans notre vie d'adulte. C'est aussi tout un travail qui est vraiment chouette à faire en tant qu'adulte, d'aller revisiter ça, pour sortir un petit peu de nos blessures d'enfants, vraiment vivre pleinement notre vie d'adulte. Est-ce que tu as envie de nous parler un petit peu de ça ?
- Speaker #0
Oui, on a parlé justement de pouvoir réparer vis-à-vis de notre enfant. Quand on a fait une erreur ou on a... On s'est énervé, on a mal réagi, ou peu importe, ou mal agi. On peut toujours réparer vis-à-vis de son enfant. Et j'ai envie de parler un petit peu de ma petite expérience personnelle, moi en tant qu'enfant, du coup. Avant, je ne sais plus si j'avais déjà connaissance du système nerveux, mais comme je l'ai dit, plus jeune, j'avais déjà quand même de l'empathie et de la compréhension vis-à-vis de mes parents, du fait que c'était des êtres humains et que leurs erreurs ne dépendaient pas de moi, n'étaient pas contre moi, mais plutôt pour eux. Ça n'a pas empêché qu'au bout d'un moment, je leur en ai quand même voulu à une certaine période. Ça n'a pas empêché que malgré ma compréhension, le lien n'existait pas ou alors était abîmé. Et en grandissant et donc en tant qu'adulte avec la connaissance du système nerveux, on peut... Tout à fait, décider soi-même de réparer ça. Donc déjà, j'ai envie de parler du lien à nos parents, puisque c'est eux qui ont construit aussi notre enfance,
- Speaker #1
entre guillemets.
- Speaker #0
En tout cas, ils y ont contribué, ou les proches, les personnes qui étaient nos tuteurs, peu importe. Ce lien-là, on peut le réparer nous, même si eux n'ont pas conscience du système nerveux. En tout cas, on peut essayer ou le clôturer définitivement, de sorte à ce que ce soit sain, en fait. Et donc l'idée, c'est vraiment de revisiter eux, leur histoire, aller chercher leur histoire à eux. qui, entre guillemets, justifient leurs actions, leurs paroles, tout ça. Donc réparer déjà ça, ça permet déjà de détricoter, comme on a utilisé tout à l'heure, pas mal de choses de notre enfance, puisque ça s'est souvent passé avec eux. Et l'idée, c'est simplement de se dire, ok, cette personne, elle a aussi un système nerveux. Et donc, ses réactions, ses actions, ses paroles, etc., c'était dans un état d'insécurité de cette personne-là. Et je décide, en fait, de comprendre. sans forcément... Alors attends, il y a une expression qui dit ça explique mais ça ne justifie pas. Voilà, donc je comprends que ça explique comment cette personne a été, ce qu'elle a dit, ce qu'elle a fait, etc. sans forcément que ça se justifie puisque c'est pas quelque chose que, par exemple, qui devrait être fait, qui devrait être dit, c'est pas quelque chose que j'ai apprécié pour autant. Mais en tout cas, ça s'explique. Et à partir du moment où ça s'explique et que je comprends que cette personne-là, elle était en insécurité, en fait, on a de l'empathie pour cette personne-là. On a de la compassion pour cette personne-là. parce qu'elle-même, entre guillemets, a vécu des choses qui expliquent ça. Donc le fait de créer de la compassion vis-à-vis de ces adultes qui ont pu mal faire les choses quand on était petit, ça permet de déjà se décentraliser et de se dire « Ok, en fait, c'est leur problème à eux, tout ça. Tout ça, c'est leur problème à eux et c'est plus mon problème à moi. Et j'ai de la compassion pour cette personne-là plutôt que de la colère, plutôt que de la rancœur, plutôt que ce genre de choses. » Et à partir de là, effectivement, il y a quand même, nous, notre travail à faire en tant que parents, en tant qu'adultes, etc. sur notre sur nos relations de manière générale. Mais ça déjà, ça permet de nous en distancer, en fait. Et ensuite, personnellement, j'ai quand même tendance à dire, donc à partir du moment où on a géré ça par rapport aux relations avec les adultes de notre enfance, le reste, c'est du futur plus que du passé. J'aime bien dire que franchement, le passé, on s'en fout. Alors ça peut être un peu too much parfois, ça peut être que certaines personnes vont préférer vraiment bien comprendre, aller au bout des choses, etc. Il y en a qui adorent faire les arbres généalogiques, etc. chacun sa manière de gérer les choses aussi mais l'idée c'est vraiment de se dire ok parce qu'une problématique de mon système nerveux ma manière de réagir aux choses etc oui c'est dû à mon histoire sauf que ça se trouve c'est dû à des choses que j'ai vécues pendant la grossesse de ma mère et elle sera incapable de me dire ce que c'est donc autant avancer en fait et se dire ok l'état des lieux c'est ça aujourd'hui dans cette situation je réagis comme ça c'est mon système nerveux qui me protège maintenant je vais apprendre à me réguler je vais apprendre à accompagner mon système nerveux là-dedans et je vais voir le futur Donc vraiment... par rapport à l'enfance moi ce que j'aime bien traiter c'est surtout la relation à ses parents la relation aux autres adultes pour éliminer la rancœur etc pouvoir apporter de la compassion pouvoir apporter de la compassion aux autres c'est pouvoir apporter de la compassion à soi aussi et vice versa et à partir de là ensuite on passe sur l'avenir plutôt que sur le passé et
- Speaker #1
sur le présent de comment finalement tout ça on réagit au jour le jour à nos émotions à ce qu'on vit à ce qui se passe autour de nous exactement ok merci beaucoup avec plaisir c'est bien d'avoir ce petit retour. Et finalement, c'est plus ça qui est important, c'est d'avoir conscience que tout ce qui nous entoure peut faire des effets miroirs avec des expériences passées. C'est la force un peu aussi de la théorie polyvagale, c'est qu'il n'y a pas forcément besoin de savoir exactement ce qui s'est passé pour se réguler et pour avancer de manière sécure.
- Speaker #0
Et puis en plus, le fait de rester entre guillemets dans le présent, dans l'avenir et de pas trop aller chercher qu'est-ce qui s'est passé, etc., ça évite de s'ancrer et de s'enraciner dans le côté victime aussi, dans la victimisation, parce qu'en fait, ça nous empêche d'avancer. Ça nous évite de nous identifier à cette facette de nous ou à ce qui nous est arrivé, en fait. Et ça nous permet justement d'en sortir. Parce que c'est le risque. Souvent, les personnes qui vont avoir tendance à se victimiser et à s'identifier à leurs problèmes vont justement utiliser le passé pour ça. Donc le fait de se dire, ok, le passé, c'est le passé, entre guillemets, ça permet d'éviter de tomber dans ce travers-là pour les personnes qui seraient potentiellement identifiées à leurs problèmes ou à leurs problématiques de manière générale.
- Speaker #1
Alors si on dirige du coup vers la fin cette fois, est-ce que tu aurais des grosses sources, des choses qui t'ont aidé sur ton parcours ? Donc ça peut être des formations, des personnes, ça peut être des livres, ça peut être des courants de pensée, ça peut être plein de choses différentes qui t'ont vraiment aidé à cheminer vers ces réflexions et vers... qu'on est aujourd'hui.
- Speaker #0
On a parlé de Ludovic Leroux. Évidemment, pour moi, ses livres, ses interviews, etc., c'est vraiment une belle ressource pour s'initier. Il est très pédagogue, il explique super bien et il est assez, en tout cas, dans ses livres et dans les interviews, assez généraliste. Donc, peu importe. Le sujet, là, tu vois, on a plus parlé de parentalité, mais peu importe le sujet qui va toucher les personnes, ils pourront comprendre et déjà commencer à cheminer. Ensuite, par rapport à la parentalité, moi, j'aime beaucoup la littérature française. Céline Alvarez, qui a fait des superbes expériences en école avec des enfants par rapport à l'éducation. Puis voilà, c'est déjà des belles ressources. Moi, j'aime bien aussi un autre podcast par rapport à la parentalité, qui parle plus de grossesse, mais il y a pas mal de mamans où il y avait une fratrie. il y a quand même de la parentalité c'est Bliss le podcast Bliss qui c'est des parcours de vie en fait de parents de maman de papa aussi d'ailleurs j'ai vu et ça permet justement de déculpabiliser et parfois même on en a parlé sur la fin là de sortir aussi du statut de victime parce qu'il y a des personnes qui ont vécu des choses quand même très dramatiques et qui en ont fait des histoires incroyables ça permet de créer du lien aussi de se sentir moins seule donc voilà les trois ressources que je pourrais donner on y admire peut-être nous dire aussi où est-ce qu'on peut te retrouver travailler
- Speaker #1
avec toi, si ça parle aux personnes qui nous écoutent.
- Speaker #0
Écoute, pour l'instant, je suis un petit peu en retrait sur Internet, mais je suis toujours joignable. Je sais pas si je peux te donner mon Insta, mon mail par exemple.
- Speaker #1
On pourrait mettre dans la description.
- Speaker #0
Voilà, ben comme ça, on fera comme ça.
- Speaker #1
Ça marche. Et puis du coup, la dernière question, c'est si t'avais une dernière chose à partager. Alors, j'allais te dire au départ à tous les parents, mais pas forcément, finalement, à tous les enfants ou à tous les parents et à tout le monde.
- Speaker #0
Une chose qui m'est venue là sur la fin, quand on était en train d'échanger, donc je vais partager ça, c'est par rapport aux ressources, justement. On peut avoir tendance à aller vers des ressources qui sont recommandées pour tous. Donc on va avoir tendance à penser que la méditation, c'est super pour les adultes, par exemple. On le fait aussi avec les enfants maintenant. On peut avoir tendance à penser que tel ou tel sport, c'est mieux, telle ou telle pratique, c'est mieux. Et donc, on peut inciter des enfants à se tourner plutôt vers une discipline plutôt qu'une autre. Et les adultes également, quand on veut, par exemple... commencer son chemin de régulation, on peut se tourner vers une pratique plutôt qu'une autre parce que c'est la pratique à la mode ou c'est ce qu'un tel a dit ou qu'une telle pratique, peu importe. Dernièrement, justement, avec ce petit recul que j'ai fait sur Internet, c'est dû à des annonces personnelles qui m'ont fait me poser beaucoup de questions. Et en fait, il y a pas mal de ressources que j'ai enlevées plutôt qu'ajoutées en me rendant compte que certes, c'est des ressources que je peux faire. Enfin, ça ne me pose pas forcément de problème de le faire, mais ce n'est pas forcément des ressources qui fonctionnent réellement sur moi. Ce n'est pas des ressources qui m'apportent vraiment ce que je cherche avec ces ressources-là, parce que ce n'est pas mes ressources. Donc l'idée, c'est vraiment, si juste boire un thé sur le canapé dans le silence, c'est votre ressource, et bien c'est votre ressource et il n'y a pas besoin d'aller chercher ce qu'une telle fait, ce qu'un tel a dit, et ce que Vogue Magazine recommande pour la saison automne-hiver de cette année. Donc voilà, c'est ça que j'ai envie de partager. L'important, c'est vraiment de comprendre, entre guillemets, le protocole de régulation, que ce soit pour l'adulte et pour l'enfant. Et ensuite, aller chercher vos propres ressources, même si c'est tout simple, tout bête, même si c'est, je ne sais pas moi, le crochet ou le tennis. Il n'y a pas forcément un sport dont on parle beaucoup, mais pourquoi pas si c'est le tennis ? Et les enfants, c'est la même chose. Laissez-les trouver leurs ressources. Évidemment, l'idée, c'est de les guider au début avec des petites pratiques simples ou avoir des enfants criés dans un oreiller. pour se décharger. Ça, ça peut être les trucs instantanés quand ils sentent qu'ils sont trop pleins. Mais par contre, leur pratique régulière et domadaire, je ne sais pas, pour dissiper leur énergie, pour trouver le calme, etc. S'ils ont envie de faire... Alors évidemment, ça dépend du budget des parents aussi puisque c'est des trucs en club. L'idée, c'est vraiment de les laisser se tourner ce qui leur parle à eux, même si c'est des choses qui, pour certains parents, peuvent paraître peut-être trop futiles ou pas forcément adaptées ou quoi. C'est lui qui sait. Et en plus, les enfants savent super bien, comme tu vois pour l'alimentation, c'est ton sujet entre autres, ils savent super bien ressentir leur satiété, leur faim, etc. Et ils savent qu'est-ce qui est bon aussi pour leur système nerveux à partir du moment où on leur apporte cette conscience-là.
- Speaker #1
C'est hyper intéressant dans ce que tu dis par rapport aussi au fait qu'on n'a pas forcément le même fonctionnement que notre enfant. Ça peut vraiment créer des conflits si on se repositionne toujours par rapport à nous, ce qu'on aurait besoin et qu'on n'essaye pas du tout de se mettre à sa place ou qu'on ne lui demande pas assez. Donc, c'est vraiment important. Je pense surtout aux différents modes du système nerveux. Si on est plutôt en sympathique ou en dorsale et que notre enfant est à l'opposé, ça peut être compliqué de communiquer avec l'autre parent aussi, forcément. Mais même dans nos ressources, on peut être complètement différent aussi et ne pas avoir besoin des mêmes choses, en effet.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Merci. Bon, on va clôturer là-dessus. Merci beaucoup pour tous ces partages.
- Speaker #0
Merci à toi. C'était un plaisir.