- Speaker #0
Je suis heureuse de vous retrouver dans le podcast « Dans le ventre des femmes, le chemin de la douleur à la douceur » . Ce podcast est né des récits inspirants des femmes que j'ai croisées depuis mes débuts en tant qu'accompagnantes et de mon propre parcours vers une vie plus apaisée et épanouissante. Je suis Amélie Dumont. Naturopathe Doula est tellement plus que ça. Après des années à vous accompagner, vous écouter et grandir à vos côtés, je suis heureuse de vous partager mes réflexions, des outils concrets et des histoires de femmes qui, je l'espère, feront germer en vous de nouvelles manières d'être, de penser et de prendre soin de vous. Ensemble, nous allons plonger au cœur du ventre des femmes, de leur douleur, et découvrir comment elles cheminent vers plus de douceur. J'aime à dire que c'est un partage de cœur à cœur, d'être à être, et souvent, d'utérus à utérus, alors belle écoute ! Je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui. Cela fait un petit temps que l'on a enregistré ce podcast avec Diane maintenant. J'aurais beaucoup aimé pouvoir le publier plus rapidement, la vie m'a simplement amenée sur d'autres chemins. Cela fait donc trois mois depuis le dernier épisode publié. C'est vraiment très mauvais d'ailleurs pour les algorithmes, alors je compte sur vous pour soutenir le podcast en vous abonnant. en mettant un j'aime et simplement en le partageant un maximum autour de vous. Si vous avez aimé certains épisodes, vous pouvez d'ailleurs laisser un commentaire. C'est très intéressant pour vous faire connaître le podcast. Ça me fait très plaisir également. J'ai pourtant tout un tas de sujets à aborder, des choses à vous raconter. C'est juste trop important pour moi en ce moment de vivre avant toute chose. Alors je suis vraiment ravie de vous retrouver là maintenant. J'espère que cet épisode vous plaira. Je retrouve ici mon amie Diane Doula, sophrologue aussi. qui fait prendre vie à toutes vos envies de célébration et rituel. Peut-être que vous l'aurez déjà entendu dans l'épisode 8 où elle nous parle de son parcours de maternité et de rituel, là encore. Ou encore dans le dernier épisode où on échangeait avec Manon, qui est doula également, au sujet de cette belle célébration de Mama Blessing ou de Blessing Moon. Je vous retrouve dans le prochain épisode pour vous parler de l'été, des outils naturaux qui peuvent nous aider à soutenir notre corps pendant les... grosses chaleurs notamment. Je vous souhaite une très belle écoute. Bon alors je suis ravie de te retrouver ici chez toi pour qu'on aborde enfin ce sujet qui attend depuis un moment. On va parler notamment du massage abdominal Maya, des transmissions que tu as pu recevoir aussi en allant directement au Guatemala au contact des femmes médecines. J'avais très à cœur qu'on puisse parler de ce soin parce que c'est un soin... que j'ai aussi reçu en transmission d'une toute autre manière, par des personnes qui pratiquent par une vision de ce soin-là un petit peu différente aussi. Et c'est un soin qui, pour ma part, prend quand même beaucoup de place dans ma pratique avec les femmes et dans les massages du ventre. Je suis venue vraiment compléter et modifier ma manière de pratiquer ces soins. Et on n'en a pas tant parlé ensemble parce que je n'étais pas encore entendue beaucoup sur ce sujet. Je sais que tu as vécu un voyage transformateur là-bas. Et j'ai vraiment hâte que tu nous racontes tout ça. Je vais te laisser la parole. Que tu nous racontes qu'est-ce qui t'a amenée à aller vivre ce soin, qu'est-ce que c'est. J'ai eu la chance aussi de recevoir un soin de ta part, de pouvoir le vivre de l'intérieur. Donc je pourrais peut-être en parler un petit peu aussi.
- Speaker #1
Merci Amélie pour cette invitation et pour cette co-création. C'est juste merveilleux de voir que toutes ces années nous amènent à toujours plus. plus de partage et de profondeur dans toutes les sphères de notre être. Alors, merci beaucoup. Je suis vraiment honorée de pouvoir enfin mettre en mots ce que j'ai reçu, ce que j'ai vécu auprès des sages-femmes mayas au Guatemala, parce que oui, c'était vraiment quelque chose de très, très profond. Et j'aimerais commencer déjà par vous expliquer un petit peu ce qui m'a amenée à... plonger finalement au cœur des Sagesse Maya. Guatemala, c'est vraiment un pays auquel je suis vraiment attachée, avec qui je me sens vraiment connectée. Et c'était vraiment important pour moi, lorsque j'y retournerais, de plonger davantage dans le ventre de la femme, dans la matrice féminine. Et je savais que les traditions et les Sagesse Maya portent une importance toute particulière. Pour eux, c'est vraiment ce qui va régir l'énergie qui va circuler dans la femme, son rayonnement, son éclat.
- Speaker #0
Je suis très contente que tu reviennes sur ce podcast aussi, parce qu'on a commencé à dérouler quelque chose ensemble. On s'était dit qu'on poursuivrait aussi avec l'histoire de tes grossesses et qu'on irait un peu plus loin. On refera peut-être plus tard. Mais en attendant, c'était vraiment important qu'on revienne sur ce soin pendant que c'est encore très frais aussi pour toi. Et dans un moment particulier, parce que tu es aussi en train d'organiser un événement spécial autour de ce soin et de ces femmes. Maya nous en reparlera aussi, mais c'est pour ça qu'on voulait le faire maintenant. Et c'est toujours vraiment un plaisir de te recevoir. Pour les personnes qui n'ont pas écouté, on a déjà enregistré un premier épisode ensemble où tu nous as beaucoup parlé de ta pratique, des rituels globalement, de l'accompagnement de la femme autour de ces rituels, des familles aussi, des enfants. On a aussi enregistré un épisode avec Manon sur cette belle cérémonie du Blessing Mama. donc voilà il y a plein d'autres choses où on peut aller aussi te découvrir sur le podcast par ce biais là et je te laisse la parole pour que tu nous parles de tout ça merci merci merci pour moi c'est vraiment un grand bonheur d'être à nouveau là avec toi et
- Speaker #1
de pouvoir échanger sur nos vécus nos pratiques nos transmissions avec voilà toutes ces années de partage d'échange de découverte et de rite de passage qu'on a pu traverser l'une et l'autre donc vraiment merci Et oui, c'est avec une attention toute particulière que je viens aujourd'hui parler un petit peu de ce que j'ai pu vivre auprès des sages-femmes mayas. Elles ont vraiment apporté en fait cette profondeur, cette plongée dans la matrice, dans la mienne, mais également dans la matrice féminine, dans le ventre, vraiment dans la chair. Ça fait plusieurs années en fait que le ventre, la matrice, l'utérus fait partie intégrante en fait de mes accompagnements. que j'y apporte une attention vraiment toute particulière, parce que pour moi, l'éclat de la femme, son rayonnement, la manière dont elle va créer, la manière dont elle va se percevoir, percevoir le monde, les relations qu'elle va avoir, les visions, les projets qu'elle va mettre au monde, l'énergie qui réside dans la matrice de la femme, la manière dont elle va habiter son bassin, la manière dont elle va... créer depuis l'espace de la matrice la manière dont elle va asseoir sa présence dans son socle, dans son territoire, va aussi influencer vraiment sa capacité à s'exprimer, à poser des limites, à créer, à mettre au monde, pas forcément des enfants, mais des projets, des visions, des œuvres, j'ai envie de dire. Et que ça soit avec les femmes qui sont enceintes. Que ça soit avec les femmes qui ont juste envie de reconnecter à leur matrice, que ça soit avec les femmes qui viennent me voir pour l'intimité, la sexualité, des transitions, des projets, des deuils. Vraiment inviter la femme à mettre davantage de présence à l'intérieur d'elle-même, dans son ventre, dans son utérus, et à créer une réelle relation à ce socle pour qu'elle puisse... avoir davantage de sécurité intérieure et, comme je l'expliquais tout à l'heure, un rayonnement. Créer une vie finalement et se brancher, en fait, sur un Al Capel et qui l'anime et qui vibre vraiment pour elle. Et donc, je savais, en fait, que les sages-femmes mayas, elles ont vraiment, en fait, cette reliance, cette connexion avec le ventre de la femme, avec l'utérus. Et c'est tout naturellement que, voilà, je savais que quand j'y retournerais pour présenter ma fille à sa famille... que j'irais auprès de ces sages-femmes traditionnelles mayas pour pouvoir recevoir et moi aussi, en fait, plonger réellement à l'intérieur de moi, à l'intérieur de mon ventre, pour de vrai, avec d'autres femmes et aussi portées par le groupe, portées par le Guatemala, par le Lak'atitlán, par les volcans, plonger vraiment dans la chair. Et c'est vraiment l'expérience la plus transcendante, la plus puissante, la plus hallucinante, en fait, que j'ai vécue en dehors de mes deux enfante-mains qui étaient juste... Wow ! Donc, c'est vraiment un bonheur d'être ici et de pouvoir enfin mettre en mots ce qui s'est passé pendant toute cette semaine d'immersion et ce qui m'accompagne encore parce que ça fait partie intégrante, en effet, aussi de l'accompagnement aujourd'hui. Et que ça soit avec des femmes, que ça soit avec des jeunes filles, des enfants, des hommes, parce que le massage abdominal Maya, en fait, il est vraiment indiqué pour permettre de retourner en son centre. en son centre, qu'en fait, le massage Maya, il est... Plein, plein, plein de bienfaits et il est indiqué en fait dans plusieurs situations de vie. Donc que ce soit pour de la fertilité, que ce soit pour de l'endométriose, que ce soit pour des cycles déséquilibrés, inexistants, douloureux, que ce soit pour recevoir en fait un soin en post-natal qui va nous permettre de venir intégrer, incarner en fait ce nouveau corps, cette nouvelle réalité, refermer, resserrer. Permettre à la femme de retrouver chaleur, contenance, protection à l'intérieur d'elle-même. Pour une fois, d'asseoir sa présence à l'intérieur de soi. C'est aussi indiqué pour les personnes qui ont des soucis au niveau intestinaux, au niveau digestif. Tout ce qui a trait aussi au deuil, à la transition, aux traumas, aux blessures, aux mémoires. Vraiment, il y a tout un tas de bénéfices à recevoir le massage abdominal Maya qui va permettre vraiment encore une fois de... plonger dans sa chair et de remettre du mouvement dans tous les systèmes, dans les corps physiques, dans les corps subtils, et de permettre au corps de pouvoir se réorganiser de l'intérieur et d'offrir une circulation énergétique, lymphatique, qui soit cellulaire aussi, qui soit beaucoup plus harmonieuse, beaucoup plus équilibrée, et qui nous ramène vraiment à un mieux-être, à un équilibre. Et c'est aussi vraiment important de prendre en compte que les femmes mayas, elles sont convaincu que notre ventre et d'autant plus notre utérus a vraiment besoin de chaleur. En fait, lorsque la femme a froid, lorsqu'on a un utérus froid, c'est justement là qu'il va y avoir beaucoup plus de stagnation au niveau du sang, qu'on peut avoir des soucis au niveau de la fertilité, au niveau digestif. Voilà, ça va vraiment influencer sur tout un tas de systèmes et donc elles invitent vraiment, encore en plus de la présence, à ramener la chaleur dans notre ventre. Et donc le massage Maya qui se pratique aussi avec un baume fait à partir de résine de copale, qui va venir vraiment s'occuper du sang, de la circulation et de réchauffer plus, Le massage Maya, lorsqu'on l'a reçu, c'est un massage qu'on peut recevoir trois fois d'affilée. En fait, ça se fait sur une semaine quand on reçoit le soin complet. C'est vraiment trois fois. On le reçoit, ensuite on fait une pause pendant un jour et demi, on le reçoit à nouveau. Et en fait, à chaque fois, on va porter la fara, qui est un tissu vraiment tissé à la main par les tisseuses mayas, qui a vraiment, pareil, une grande reliance avec les éléments, avec la terre, avec le cosmos, avec le grand tout, avec les nawals, avec les gardiens. Et en fait, ce tissu va venir donc contenir, envelopper notre ventre, notre matrice, notre dos. Il va vraiment permettre de venir contenir, réchauffer et ancrer. tout le travail qui aura été fait avec le massage. Et bon, les femmes mayas, elles portent la phara tous les jours. Elles nous expliquent que ça vient ramener de la chaleur, mais c'est également ce qui va leur donner de la force, parce que ça leur permet d'avoir une posture plus droite, plus alignée dans leur corps forcément, mais aussi finalement dans leur tête, ce qui va influencer au niveau de l'âme, enfin, âme, corps, esprit, tout. C'est avec ça qu'elles disent pouvoir porter des charges qui soient vraiment très lourdes. Parce qu'elles ont quand même tendance à tenir des choses avec un simple cordage, des fois, des kilos et des kilos et des kilos qu'elles vont venir faire tenir comme ça par leur front et qu'ils tirent derrière. Et elles disent qu'en fait, sans la phara, elles seraient incapables de faire ça. Donc voilà, au niveau des lombaires, au niveau du dos, au niveau du bassin, ça vient vraiment soutenir, maintenir, contenir, réchauffer et aussi protéger. Parce qu'on sait que l'utérus de la femme, c'est vraiment un archiviste des mémoires. Il va garder tout ce qu'on va vivre, tout ce qu'on va voir, tout ce qu'on va entendre au jour le jour, tout ce qu'on nous aura transmis, tout ce qu'on aura entendu, si les personnes écoutent les médias ou même les récits de nos amis ou de personnes qu'on connaît. Les mémoires transgénérationnelles, les mémoires familiales, les culs des vies passées, etc. Tout ça, notre utérus, il va le garder en mémoire. Et porter la phara, c'est aussi ça, c'est aussi établir une protection physique, une barrière physique. qui va vraiment nous permettre de rester assises, nous, dans notre socle, dans notre bassin, dans notre matrice, et de ne pas se laisser autant atteindre par l'extérieur. Voilà, et donc elles avaient tendance à dire aussi qu'elles portent souvent du rouge, qui est vraiment lié au sang. Et voilà, à la femme reliée d'utérus à utérus depuis toujours, mais que par exemple, si elles vont à la montagne ou si elles vont dans la forêt, elles vont pouvoir mettre une phara qui soit verte. C'est vraiment un vrai langage. C'est ça, c'est un langage. Il y a vraiment tout ça. Et c'est vraiment aussi cette reliance qui se matérialise et qu'on montre au monde de je suis une femme, je vis ma vie de femme. Porter la phara, c'est aussi ça. C'est porter son féminin, porter sa féminité, montrer sa fierté. Être une femme et de le montrer au monde et d'incarner vraiment pleinement. Sa féminité avec sa puissance, ses forces, sa vulnérabilité. Et ouais, c'est quelque chose vraiment qui me porte, qui fait partie intégrante de ma vie. Et transmettre le massage et transmettre la phara à d'autres femmes et à des hommes aussi, c'est vraiment... continuer à créer ce grand tissage qui est parti, comme je disais, de ces femmes mayas qui tissent fil après fil ces pharas. Et nous, on est là à continuer à tisser encore et encore. Et je sais que lorsqu'elle nous transmettait, elle nous expliquait que les traditions mayas, elles sont encore très mal vues. Et il y a encore des gens qui se font tuer tous les jours au Guatemala parce qu'ils sont mayas, parce qu'ils allument le feu chaque jour, parce qu'ils prient avec les nawals. avec les gardiens de naissance, parce qu'ils fument le tabac, parce qu'ils pratiquent leur rituel. Et ils nous expliquaient qu'en fait, ils doivent encore se cacher et que pour eux, c'est vraiment très important qu'il y ait des personnes qui viennent d'autres cultures, d'autres pays, s'intéresser à leur tradition, à leur médecine. Parce qu'au Guatemala, petit à petit, les gens commencent à se dire « Ah, en fait, c'est peut-être pas juste des méchants sorciers, c'est peut-être pas juste des charlatans. » Et peut-être que finalement, leur médecine... Elle a une réelle sagesse, elle a vraiment une réelle importance pour la santé féminine, masculine, reproductive et finalement mondiale, j'ai envie de dire. Donc voilà, elles avaient vraiment cette envie et ce besoin de transmettre, de dire venez, on se retrouve autour du feu, on se retrouve avec le tabac et on plonge ensemble dans nos matrices et on continue à œuvrer pour le monde et à transmettre et à permettre à toutes ces femmes de nouer une relation. mourent avec leur yoni, avec leur bassin, avec leur cycle. Tout part de là, tout part de ce cycle et de cette reliance avec les éléments. Et en fait, ils fonctionnent vraiment comme ça, avec le calendrier maya, mais aussi avec tous les éléments. Et pour eux, tant qu'il y a cette reliance avec les éléments, avec la Terre, avec le cosmos, avec les esprits, on ira bien, tout ira bien. Et en fait, si à un moment donné, il y a un déséquilibre, un dérèglement ou un mal-être, venez vous poser devant le feu, fumez le tabac, reconnectez-vous aux astres, aux éléments et on vous assure qu'en fait, ça va aller. Mais voilà, il faut remettre du mouvement. Et le massage Maya, c'est vraiment ça. On vient remettre de la présence, on vient remettre du mouvement et de la fluidité et une nouvelle dynamique en finalement se réunissant, se reconnectant avec les esprits, avec les éléments. avec la Terre, avec le cosmos, pour que tout ce monde-là puisse vraiment danser à l'intérieur de nous, puisse nous traverser et œuvrer pleinement. Et qu'on ne soit pas dans des trucs tout rigides, tout bloqués qui empêchent le passage entre tous nos organes, entre nos méridiens, entre l'âme et le corps et tout ça.
- Speaker #0
Oula. Merci. Merci pour cette belle introduction. Moi, c'est vraiment ce que j'ai ressenti dans ce massage par rapport à d'autres qui sont comme... Moi, j'ai été initiée au départ au Shinetsan, qui est plutôt le massage chinois, de médecine traditionnelle chinoise. Et après, j'ai fait plein d'autres formations. Mais dans ce massage abdominal Maya, il y a autre chose dans le sens où, déjà, c'est vraiment un soin complet, comme tu dis, qui est autant un soin de l'âme qu'un soin du corps et du ventre. Il y a vraiment cette idée d'aider à rassembler, de recentrer, comme on peut le retrouver aussi dans les soins du Rebozo, par exemple. Il y a vraiment cette idée de... C'est pas juste aller visiter tous les organes fonctionnels du ventre et les accompagner dans leurs fonctions corporelles. C'est beaucoup ce qu'on m'a dit aussi cette semaine, parce que du coup j'utilise le massage du ventre dans les stages de jeûne que j'accompagne en ce moment. Beaucoup, ils m'ont fait savoir que c'était un massage bien-être, que c'était vraiment un massage puissant et pas forcément confortable, on en reparlera. Mais par contre, où on sent vraiment... C'est comme si on relance toute la circulation énergétique, physique et énergétique. On redonne la possibilité à ce que tout recircule bien dans ce ventre et derrière, il y a un grand apaisement.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est exactement ce que tu disais. On n'est pas dans un massage bien-être. C'est que nous, on a reçu le massage plusieurs fois et on l'a donné plusieurs fois. Et c'était pendant des heures et des heures et des heures. Et il y avait vraiment cette dimension de, en fait, on va déjà se poser avec la personne et on va se connecter à son âme et à son corps. Et déjà, lui demander pardon. Demander pardon à son corps, lui demander pardon à elle, parce qu'en fait, là, on va l'emmener vraiment dans ses profondeurs et ça peut faire vraiment très mal. Et ce qui était vraiment absolument incroyable pendant cette transmission, c'est que lorsqu'on venait masser le ventre et l'utérus des femmes, elles sortaient des sons comme si elles étaient en train d'enfanter. J'avais l'impression d'être avec des femmes qui enfantaient, d'être dans ces espaces d'enfantement où tout à coup la femme va se mettre au monde et son bébé va se mettre au monde aussi. C'est vraiment des sons qui viennent de la matrice. C'est vraiment très caractéristique de ce massage-là. Et en fait, il y a vraiment cette idée où on va dans la chair pour de vrai relancer la circulation, drainer, nettoyer, détoxifier et relancer et réorganiser. Et donc, c'est un massage sur lequel on va. Donc, le premier massage, en fait, on y va sur tout le corps. Donc, de la tête aux pieds, en passant par le ventre. Et comme je disais, on va vraiment toujours ramener au centre du ventre, déjà vraiment tous les éléments depuis toutes les directions. Mais voilà, c'est un massage avec lequel on va avec tout notre corps et où la main s'enfonce de moitié. On va venir palper. Alors, ça se fait vraiment de manière très lente parce que l'idée, c'est en fait d'aller en profondeur, mais vraiment ressentir au niveau des muscles, au niveau des fascias, au niveau du psoas, au niveau des organes. Ressentir toutes les adhérences, ressentir ce qu'il y a du mouvement ou non. à quelle position est l'utérus, est-ce que l'utérus est mobile ou non, est-ce qu'il est très bas ou est-ce qu'il est à une juste place. Et en fait, ça, on peut le faire vraiment en ayant encore une fois une réelle présence. Donc l'idée, ce n'est pas d'aller racler de manière rapide, c'est en fait, on y va et on est vraiment avec la personne. Il y a vraiment cette idée de, ce n'est pas la personne qui masse qui sait. C'est vraiment, en fait, on avance ensemble, on est vraiment dans un chemin commun. Les personnes qui peuvent avoir très très mal, moi je sais que j'avais accompagné une femme qui avait eu pendant des années des remontées acides au niveau digestif, au niveau gastro-œsophagien, c'était très compliqué. Et elle hurlait, c'était vraiment très dur pour elle, mais elle sentait qu'il fallait y aller encore et encore et encore. Donc il y a eu vraiment un gros gros travail à ce niveau-là. C'est vraiment la personne qui reçoit le massage qui va nous dire, là c'est trop, ou là j'en veux encore, ou va plus profondément. ou arrête un peu, ou c'est difficile, mais en fait, je veux y aller encore, je sens que j'en ai besoin. Et c'est vraiment ça, en fait, on avance ensemble. Et voilà, comme je disais, c'est cette réelle lenteur dans, OK, là, je sens quelque chose. Est-ce que je peux aller rencontrer ce point ? Est-ce que je peux aller rencontrer cette tension ? Et comment je vais entrer en contact avec elle ? Comment est-ce que je vais lui permettre de se déposer, de se reposer, de repartir, en fait, dans plus de fluidité, dans plus de douceur ? pour permettre, encore une fois, à cette circulation d'être beaucoup plus fluide. Et ce qui est très chouette aussi, c'est de venir chercher la pulsation, le pouls de l'aorte, qui souvent, à vrai dire, on le trouve sous la cage thoracique, alors qu'il est censé être au niveau du nombril. Donc voilà, c'est vraiment ça, en fait, c'est cette danse avec le ventre. Et ce qui était incroyable, c'est qu'avant, moi, je ne massais pas, ça ne faisait pas vraiment partie de ma pratique, je veux dire, à part en réflexologie périnatale, réflexologie bébé. avec mes enfants, avec d'autres enfants ou avec des personnes proches. Mais je veux dire, le massage ne faisait pas partie intégrante de mes accompagnements finalement. Et lorsque je suis arrivée là-bas, c'était là j'y vais pour plonger à l'intérieur de moi, à l'intérieur de mon ventre, mais aussi rencontrer ces peurs, ces peurs de mal faire, de ne pas avoir à toucher juste et d'entrer en contact physique avec le corps, avec les mémoires, avec les douleurs, avec les blessures de la personne. Voilà, tous les jours, on avait vraiment cette... On avait une cérémonie du feu, une cérémonie avec le tabac. Et on plongeait vraiment à chaque fois. On était bercés par cette cosmovision maya, avec le Nawal du jour, envers qui on priait, les intentions qu'on posait. Et je me souviens qu'en fait, les moments où j'étais un peu « waouh, ok, donc là je vais masser pendant potentiellement trois heures et demie quelqu'un que je ne connais pas, qui va sûrement hurler, qui va avoir très mal, à qui je vais faire mal, pas que, mais quand même quoi. » Parce qu'en plus, c'est ça, je ne viens pas pour lui faire du bien à cette personne dans un premier abord. Et du coup, je me souviens qu'il y a vraiment cette reliance avec la source, avec le grand tout, avec la terre. Et juste, en fait, guider mes mains. Ce n'est pas moi qui vais faire, là. En fait, juste guider-moi. Abuelos y abuelas mayas. Vraiment, univers, source, esprit du tabac. Enfin, guider-moi, esprit du feu et on y va. Et c'était juste incroyable. Ben voilà. de pouvoir œuvrer avec ces femmes dans cet espace de pratique et d'apprentissage où on était vraiment ensemble pour se dire « là, j'en veux encore, là, c'est tout à fait juste, là, ça l'est moins et tout ça. » Et de voir que j'ai pu masser pendant trois heures et demie sans m'en rendre compte et à être juste plongée dans le ventre de la femme et être en capacité d'aller… de ressentir vraiment l'utérus, de communiquer avec lui et d'avoir aussi cette validation derrière des sages-femmes qui nous disaient si oui ou non. C'était juste incroyable de voir qu'en fait, j'arrivais à ressentir, j'arrivais vraiment à être en contact et il y avait vraiment cette grande reliance et en fait, leur sagesse qui coulait à travers moi et à travers la plupart des femmes et de se dire qu'en fait... Tout est là, il faut juste être en capacité de se laisser traverser et de s'ouvrir à ces sagesses-là. Et c'est juste incroyable de voir à quel point, finalement, toutes ces femmes étaient dans cette ouverture de « ouais, ok, on plonge, on va rencontrer nos ténèbres, on va laisser l'autre plonger aussi à l'intérieur de notre ventre, aller rencontrer des mémoires, aller rencontrer des tensions, des blessures, on va oser hurler, on va oser trembler, on va oser pleurer. » Et en fait, dans cette ouverture-là... on va aussi avoir finalement cette sagesse qui va couler à travers nous, à travers nos mains, et qui va nous permettre à notre tour de pouvoir transmettre, de pouvoir recevoir. Et c'était assez incroyable toute cette fluidité qu'il y avait dans tous ces partages. Je me souviens vraiment que je suis quand même quelqu'un d'assez ancré, connecté, mais quand même assez ancré. Mais les massages que j'ai reçus, j'ai vraiment peiné à rester dans mon corps. Il y a eu un moment donné où mon corps a commencé à trembler de toutes parts, toutes parts, toutes... part, je ne pouvais plus m'arrêter et c'était hyper dur pour moi de ne pas sortir de mon corps. Et du coup, ma coéquipière ne pouvait plus me masser pendant très longtemps. Il a fallu que je me contienne, que je m'enroule avec des couvertures, avec des poids, ni la position fétale, ni la position sur le côté. Plus rien n'allait parce que c'était vraiment, je ne sais pas comment expliquer, mais au niveau cellulaire, au niveau osseux, au niveau tissulaire, c'était incroyable. Tout vibrait de partout et il n'y avait plus rien qui semblait être à sa place. Et je sentais qu'il fallait que ça sorte. Il y avait vraiment un mouvement incontrôlable qui se mettait dans mon corps comme ça, qui était hyper inconfortable, mais qui était nécessaire pour que ça se réorganise, pour que je revienne vraiment à ce centre et que je sois à nouveau contenue dans cette enveloppe corporelle, dans cette nouvelle réalité. Et c'est vraiment, ce n'est pas juste un massage, c'est vraiment un rite de passage. Et voilà, de réussir à sentir le pouls en fait, son utérus qui... pulse. Et encore une fois, comme je disais, d'avoir toutes ces femmes qui sont en train de vivre toutes ces choses à côté de nous et tout ça, c'était assez incroyable. Ce soin, en principe, on le reçoit trois fois. Il y a des personnes qui ne le reçoivent qu'une fois pour des raisons ou d'autres. Mais ce massage, je l'ai reçu plusieurs fois. Et en fait, il y avait un dernier soin qui se fait dans un tour, qui est le Temazcal ou la hutte de sudation Maya. qui fonctionne un peu différemment parce que là, le feu, il est à l'intérieur et on est sur des planches en bois qui représentent un peu des bancs. Et donc, on entre là-dedans et en fait, on reçoit le soin là-dedans. Et donc, il y a eu plusieurs femmes qui sont passées avant moi. Il y avait vraiment cet aspect de « waouh, c'est assez incroyable ce qui est en train de se passer » parce que pareil, retourner dans le ventre, dans l'utérus de la terre-mer, avec toute cette chaleur, avec cette peine à respirer. Ce truc de, OK, en fait, il faut vraiment que je reste en mon centre parce qu'à tout moment, à tout moment, en fait, je peux vriller. Enfin, oui, il faut vraiment cette présence à soi. Et je me rappelle que c'était le sixième Temazcal que je vivais dans ma vie. Donc moi, j'avais dit à ma fille, oui, oui, en fait, on se retrouve après. Pas de souci, une heure après le Temazcal, on se retrouve, c'est OK. Et donc, là, on entre toutes, on commence à chanter et tout. et en fait j'étais tellement... En fait, j'étais vraiment à côté du feu. Donc là, même respirer, chanter et tout, j'y arrivais pas. C'était vraiment très dur. Et vu que j'étais pas à même le sol, comme dans les sudations lambda, enfin lambda que je connaissais déjà, moi, j'ai tendance à être en train d'embrasser la terre, me mettre de la terre partout pour pouvoir rester en fait ancrée et centrée et présente et tout ça, quoi. Et en fait, là, du coup, d'être assise sur une planche et pas à même le sol, c'était très difficile pour moi et j'avais comme rien. après quoi me raccrocher finalement. Donc voilà, il y a ces femmes qui ont reçu les soins avant moi, et voilà, comme je disais, les femmes elles sont là, elles se crachent dessus, elles hurlent, et du coup tu as les sages-femmes qui sont là, qui arrivent avec leurs plantes bouillantes, qu'elles ont fait s'unir avec le feu, avec l'air, avec l'eau, avec la terre, et elles arrivent avec leur masse de plantes qu'elles te posent sur le corps, comme ça, toute chaude, et elles te savonnent avec un savon noir, du coup... Voilà, en récitant, en œuvrant et tout, avec la chaleur, et c'est fou. Je pense qu'elles font partie des femmes les plus fortes et en même temps les plus humbles et les plus douces que j'ai rencontrées de ma vie. C'était incroyable de voir ces femmes qui massaient, qui faisaient des soins comme ça, sans sortir de la hutte, sans sortir du tout. Moi, dans les thèmes ascal, en principe, je ne sors pas. Mais là, c'était, là je dois sortir parce que je serais incapable de recevoir mon soin après. Donc je suis sortie, prendre soin de moi, et ensuite j'y suis retournée. Je me suis retrouvée toute seule auprès de ces femmes qui recevaient le soin. D'être vraiment dans cette intensité de... Waouh ! C'est absolument incroyable d'être en train de vivre ça, tu vois. De pouvoir témoigner de ces femmes qui plongent, en fait, dans leur ténèbre, dans leur profondeur. Qui vont venir embrasser, en fait, toutes ces blessures, ces histoires d'abus, de violence, de négligence. Et qui sont là, en fait, dans leur...
- Speaker #0
toute vulnérable, complètement ouverte. Et tu ne peux plus mentir. Là, tu ne peux pas faire semblant. Tu ne peux pas garder un quelconque masque parce que là, c'est ta matrice qui parle. C'était juste fou avec les énergies du Lac Atitlan. Juste incroyable. Et pour finir, c'est moi qui suis allée recevoir ce soin. Et donc, je me suis allongée. Je me suis allongée. Et j'avais vraiment un travail à vivre avec Nana Reina. Parce qu'elles étaient donc deux sages-femmes. Et en fait, toute la semaine, j'ai toujours reçu par Nana Reina. Donc voilà, je crois qu'on avait vraiment quelque chose à vivre ensemble. Et bon, je sais que là, en fait, dès que je l'ai vue, cette femme arriver de dos, le premier jour, j'ai pleuré. Donc sans qu'elle parle, sans qu'elle ne fasse rien, j'ai pleuré. Elle a allumé le feu, j'ai pleuré. Enfin, tu vois, à son contact, je n'osais que de pleurer, quoi. Et donc là, elle est arrivée, je me suis installée sur le dos. Elle a commencé en fait à poser ses mains sur moi. Elle n'a même pas commencé à me masser encore. Elle a commencé à poser ses mains sur moi et à me demander si j'étais d'accord et tout. Et donc là, je lui ai dit que oui. Et en fait, elle a commencé à me mettre les plantes. Donc là, tu sens en fait la pachama qui vient et qui t'embrasse, tu vois, qui dépose genre tout son poids. Vas-y, t'inquiète, t'es en sécurité. Je vais t'aimer, t'es là, t'es mon enfant. Tu peux, tu peux y aller, quoi. Et je me souviens que j'ai eu... Ça a été très bref, en fait. C'était très, très étonnant parce que j'ai eu... Toi et Manon qui êtes passés comme ça. Et je me suis mise à pleurer. Je me suis mise à pleurer, Ensuite, j'ai ma fille qui m'est apparue. Avec toute l'histoire des débuts de ma deuxième grossesse et tout. Et là, un élan de culpabilité. Une vague énorme, un élan pas du tout. Une vague m'a submergée. J'ai commencé à pleurer, pleurer. Mais genre, j'hurlais. Et ils étaient censés faire entrer quelqu'un d'autre dans le tour. Ils ne pouvaient pas faire entrer qui que ce soit, parce que la pauvre femme qui allait entrer pendant que j'étais en train de lâcher tout ça, c'était compliqué. Et voilà, j'essayais de me raccrocher à des choses, mais je n'y arrivais pas. Elle me disait, mais Diane, ça va aller, reste, reviens à toi, reviens en ton centre. Mais en fait, plus je revenais en mon centre, plus je pleurais, je hurlais, je tapais, j'allais. C'était fou. Et c'était ce truc de, OK, comment est-ce que je fais pour rester en mon centre ? Donc, vas-y, respire dans ton ventre, respire dans ta matrice, reconnecte-toi à ta matrice. Et en fait, non, il fallait que... C'était explosif et il fallait que ça lâche et que je lâche tout ce que j'avais jamais lâché, quoi. Et je savais même plus où j'étais, tu vois. Je savais plus, en fait, où j'étais. Et j'entendais des voix. Ils ont fait entrer la deuxième sage-femme, tu vois. Et en fait, moi, je ne voyais plus. J'étais vraiment dans une autre dimension, quoi. Je me rappelle que mes yeux me brûlaient. Il fallait qu'elles me rincent les yeux avec les plantes et tout. C'était un truc laisse-tomber, quoi. Et voilà, elles me savonnaient et tout. Et j'ai vraiment, vraiment longtemps, en fait, à... à revenir et à m'apaiser et à retrouver une respiration qui soit calme, qui soit juste à me poser pour qu'elle puisse vraiment me laver tout le corps, me taper sous les pieds, me mettre accroupie à quatre pattes avec les plantes qui me passaient sur tout le corps. C'était incroyable à recevoir de te retrouver à quatre pattes avec tout à coup des plantes qui viennent sur tes fesses, sur ton dos, sur ton visage. Ils ont réussi à faire entrer une autre femme quand même à un moment donné quand je me suis apaisée. Mais vraiment, je ne sais même pas trop dire ce qui s'est passé, mais... Oui, c'est un peu comme ces espaces d'enfantement où finalement, tu as l'impression que c'est là, mais en même temps, comme si ce n'était pas là. Tu as plein de détails, mais en même temps, tu ne sais plus trop. En fait, tu es dans un autre monde. Et ce jour-là, je suis née une deuxième fois et j'ai enfanté une troisième fois. C'était incroyable. Je ne pouvais plus marcher. Après, j'avais envie de vomir. Il a fallu qu'ils me raccompagnent. Et ma fille, je n'ai pas pu aller la retrouver. C'était genre impossible. J'étais claquée au sol. Toutes les femmes m'ont fait de la place pour que tu vois. Il a fallu que Nana Reina, en fait, elle m'accompagne, tu vois, parce que je ne pouvais plus marcher et je vais vomir. Vraiment, j'étais comme... Ouais, c'était incroyable, quoi. Et voilà, je suis restée au sol pendant très, très longtemps, genre allongée. Mais puis en plus, c'est ça qui s'est passé aussi pendant le soin. C'est que j'étais dans ce truc de... Waouh, j'ai dit à ma fille que j'allais la retrouver après. En fait, là, je suis en incapacité totale. Donc, grosse culpabilité. Ah, ma fille, je lui aurais menti pour la première fois de sa vie. C'est pas possible parce qu'en fait, elle venait par bateau et en fait, il y a des horaires avec les bateaux. Je savais que si à 4h, je n'étais pas là-bas, je ne la voyais pas, tu vois. Et c'était la première fois qu'on se quittait autant de jours dans notre vie. Enfin, tu vois, elle était en demande. Alors là, j'étais dans un truc genre impossible pour moi de pouvoir survivre à ça, quoi. Et j'étais là, non, mais t'inquiète pas, machin, reste dans ton truc. Mais en fait, tant que vous ne me direz pas l'heure qu'il est et que je n'aurai pas écrit à ma fille, tu vois, quand j'étais sortie, en fait, je ne m'en remettrai pas, quoi. Bien, je vous explique, j'étais en pleurs, désolée, je ne peux pas me lever, là. Et je ne pouvais pas. Et en fait, j'ai mis vraiment des semaines à rester dans ce truc de... « Waouh ! Mais en fait, il s'est passé un truc de fou et je ne peux pas l'identifier, je ne sais pas, je ne sais pas vraiment. » Et en fait, elle n'est pas tellement allée sur mon utérus cette fois-ci, parce qu'il n'y avait plus vraiment besoin pour elle. Donc elle s'est plutôt occupée de tout mon corps, parce qu'il y avait déjà eu du travail en amont de fait sur l'utérus. Donc là, elle ne s'est pas attardée dessus en fait. Mais voilà, c'était vraiment... La continuité des massages que j'avais vécu, où il y avait vraiment ce truc dans mon corps qui était là, bougé de tous les côtés, où après il fallait taper du pied, il fallait danser autour du feu, il fallait chanter et réorganiser vraiment toute cette énergie à l'intérieur de cette matière et remettre en circulation et réharmoniser tout ça. Et aujourd'hui encore, quand j'y pense, je me dis que c'est vraiment un truc de fou ce que j'ai vécu. Je pense que toutes les femmes auraient vraiment besoin de vivre cette expérience, alors pas forcément en allant jusqu'au tour. à recevoir le soin dans le thémascale et tout, mais au moins en fait recevoir le massage pour ressentir, pour vivre dans la chair. Qu'est-ce que ça veut dire aller rencontrer son ventre ? Ce qui se passe dans ce ventre, qu'est-ce que te raconte ton ventre ? Ton ventre, il est en train de te parler sous toutes ses couches de peau, de muscles, de tensions, de tout ce que tu as vécu, de stress et tout ça. Là, il est en train de te parler. C'est quoi en fait le langage de ton ventre ? Et en allant même jusqu'au nombril, qu'est-ce que ton nombril raconte de toi, de ton vécu, de ton lien d'attachement, de ta naissance ? de ta présence au monde, tu vois, et de ton lien avec toi-même, avec la vie, avec l'autre, avec ta famille, tu vois. C'est juste incroyable. Et c'est vraiment pour ça aussi que là, j'ai eu cet appel viscéral d'inviter les sages-femmes mayas à venir ici en France, en Ardèche, du 28 septembre au 4 octobre. Parce que comme je disais, j'aimerais que toutes les femmes au monde puissent recevoir le massage, mais en fait, rencontrer ces sages-femmes et juste être touchées par elles. se faire transmettre et enseigner par elles, portées par le groupe et par toutes les autres médecines et pratiques. Parce que là, on va visiter aussi la pratique du yonistime, l'herboristerie, recevoir le massage, donner le massage, les soins énergétiques mayas. Il y a vraiment toutes ces cérémonies, toutes ces reliances avec le feu, avec les éléments, avec le tabac. En fait, toutes ces transmissions au niveau de la santé féminine, selon la cosmovision maya, en fait. Le rapport au corps, le soin post-natal et tout ça. Et là, c'est vraiment un grand rêve, finalement, que je réussis à incarner dans la matière, à faire venir ces femmes sur nos terres, ici, françaises. C'est la première fois pour elles, donc c'est quelque chose d'absolument grandiose pour elles, de pouvoir venir rencontrer la France, venir rencontrer l'Ardèche, et continuer à œuvrer, et continuer à transmettre, prendre encore davantage et davantage conscience qu'on entend, qu'on écoute, qu'on sait toutes les sagesses qu'elles ont à nous transmettre. Et que c'est ensemble qu'on pourra continuer à œuvrer et à faire en sorte que les femmes auront de plus en plus de respect pour leur matrice, pour le ventre, pour leur sang, pour leur cycle. Et là, il y a peu de temps, j'ai été contactée par une mère et sa fille qui voulaient recevoir le massage abdominal Maya. C'était déjà énorme de pouvoir accompagner la maman après tous ses deuils périnataux, tous ses arrêts de grossesse et tous les enfants qu'elle a eus et tout son parcours et tout ça. mais Qu'elle me dise, voilà ma fille, voilà ma fille. Et ma fille, là, elle a ses lunes, elle a 12 ans, elle le vit mal parce qu'elle a déjà une poitrine assez conséquente. Elle est belle, elle est regardée par les garçons, elle est regardée par les hommes. Et c'est dur pour elle. Et c'est dur pour elle et son cycle, elle a très mal. Et elle n'aime pas ça. Et du coup, d'avoir cette jeune fille qui arrive ici. Je dis jeune fille parce que j'ai aussi envie qu'on entende qu'une fille de 11 ans, même 9 ans, même 12 ans, même 13 ans, même 14 ans, qui, même 15 ans, j'ai envie de dire. qui a ses règles, ce n'est pas une femme. Et j'aimerais aussi que le monde puisse entendre ça. Que vraiment, du coup, il y a ce regard d'elle. Elle arrive vers moi en me disant, en fait, j'ai mes règles. Mais pour moi, c'est dur parce que je suis regardée. Et elle n'est pas prête. Elle a 12 ans. Et je veux dire, c'est la deuxième que je vois arriver qui a 12 ans et qui, en fait, subit déjà les regards des garçons, les regards des hommes aussi, il faut le dire. Et qui entre déjà dans cet espace de féminité en mode, waouh, alors en fait, c'est subir. C'est subir mes règles qui me font mal. C'est subir les regards de l'autre qui sont déjà à moitié en train de baver ou de projeter des trucs qu'on n'est pas prête à recevoir, qu'on n'est pas prête à accueillir, qu'on n'est pas prête à contenir, ni même à penser, ni même à transformer, ni rien. Donc en fait, juste on le garde. Et juste on arrive dans cette vie de femme, de jeune femme, de jeune fille, parce que voilà, c'est des jeunes filles, mais qui, c'est quand même la féminité, c'est quand même une vie de femme qui se prépare pour elles. Et elles voient aussi le féminin autour d'elles, et ce qu'on va leur transmettre, et comment elles ont reçu tout ça. Du coup, elle venait pour avoir une autre idée, une autre approche, un autre regard sur ce qu'est le féminin. Et c'était juste magnifique parce que dans le massage abdominal Maya, il y a vraiment cette grande reliance avec les plantes. Donc les plantes en interne, les plantes en externe, mais également la petite fleur que tu vas recevoir avec toi ou la petite plante que tu vas avoir à tes côtés. Et cette jeune fille, elle a été tellement émerveillée par la rose qui a été transmise à sa maman la veille que du coup, elle était dans une peur. Mais en même temps, non, mais je vais aller rencontrer Diane quand même. Et je vais aller voir ce qui se passe dans ces espaces créés pour la femme. Et donc, c'est une famille de nomades qui est nomade depuis 12 ans, qui n'est jamais en France et qui, du coup, l'a passé en France et qui avait dit, on s'est déjà raté au Guatemala, mais là, on est de passage en France, on veut te voir toi et je veux que tu vois aussi ma fille. C'était juste incroyable de pouvoir échanger avec cette jeune fille sur c'est quoi le cycle et tu n'es pas censée avoir mal. Comment est-ce qu'on peut t'accompagner ? Qu'est-ce que ça veut dire de créer une relation avec son cycle, avec sa féminité, avec son ventre ? Elle était là à me regarder. Ah mais c'est trop bien en fait ! On n'a pas besoin d'avoir mal ! Ah mais il y a des plantes, il y a plein d'outils ! Ah mais les fleurs, tout ça ! Ah mais les soins, le lieu d'estime ! Elle était trop contente quoi ! Et donc, elle est venue déposer son corps sous mes mains. Donc, son corps de jeune fille. Ce n'est pas souvent que je vois des jeunes filles se déposer sous mes mains pour un massage. Et elle était là au début, je me rappelle, à trembler de partout. Mais finalement, quand on a discuté, elle a réussi à se dénuder, à se mettre sous le drap, à se déposer avec sa maman qui veillait quand même pas loin. Et c'était juste tellement beau de se dire « Waouh ! » Alors là... Les sagesses mayas, la sagesse du ventre, les sagesses tristières sont en train de couler, de transmettre à travers cette jeune fille de 12 ans qui est là pour asseoir davantage de présence dans son bassin, dans sa matrice, pour apprendre à vivre, à s'épanouir avec son cycle, à comprendre son cycle, à comprendre son fonctionnement. à apprendre à aimer la féminité, à apprendre à... C'est quoi son territoire ? Et comment est-ce qu'on fait pour poser ses limites ? Parce qu'en fait, on n'a pas à subir. Et comment est-ce qu'on fait pour porter sa voix aussi ? Et comment est-ce qu'on peut s'accompagner quand on est dans l'inconfort, quand on est dans la douleur ? Et comment est-ce qu'on vient demander de l'aide ? Comment est-ce qu'on vient voir les aînés, voir nos sœurs, voir tout ce monde-là pour pouvoir... continuer en fait à s'épanouir et rayonner et se nourrir et nourrir les autres et apprendre à donner et apprendre à recevoir et j'étais là waouh alors en fait dans peu de temps moi je vais faire partie finalement de ces aînés et là en fait c'est les générations futures qui sont là si jeunes pour pouvoir avoir un autre regard et une réelle relation en fait avec leur ventre avec voilà avec leur utérus et tout alors c'était juste mais quel honneur, quel honneur d'avoir cette jeune fille ici qui va être enroulée dans sa fara avec son ventre, son utérus bien au chaud. Elle était tellement heureuse. Je l'ai revue les jours d'après pour débriefer ce qu'elle avait intégré de ce soin, de ce rite de passage. C'est magnifique de voir qu'elle est repartie avec sa rose, avec son cacao. C'était un portail d'entrée dans sa féminité, dans sa manière de vivre son cycle. Et dans sa relation avec sa mère, avec ce que sa mère a pu lui transmettre aussi du cycle, du féminin et tout ça, parce que sa maman lui en transmet beaucoup aussi. Mais là, de la voir par quelqu'un d'autre finalement, qui n'a pas ce même lien d'attachement, et ce n'est pas la famille, ce n'est pas les mêmes relations, c'est venu encore davantage englober et lui faire dire, on est ensemble en fait. On est tout ensemble et on chemine ensemble et on avance ensemble. Et en fait, tu fais partie de ce grand tissage, tu n'es pas toute seule. Et tout est là en fait. Donc, ouais, c'est... de grands moments à chaque fois et c'est juste une bénédiction pour moi d'avoir pu rencontrer ces sages-femmes mayas et de sentir en fait leur présence chaque jour auprès de moi dans la plupart des choses que je fais, que je vis et voilà dans mon quotidien aussi avec mes filles mes filles ont leur petite Farah aussi c'est juste incroyable de voir qu'elles ont aussi toute cette conscience et cette connaissance du ventre de la femme et des sagesses matricielle.
- Speaker #1
Merci. C'est très touchant. En fait, dans ce que tu dis, je retrouve vraiment qu'il y a comme plusieurs intensités possibles de ce soin, de tout ce que ça peut englober. Il y a déjà le massage en lui-même qui peut devenir vraiment un vrai rituel de passage selon le contexte, selon comment c'est fait, quand. qui peut devenir aussi une routine sur plusieurs jours, comme tu dis, pendant une semaine, de recevoir plusieurs soins. Et après, toi, tu as vécu encore quelque chose d'un peu plus spécial, d'aller directement là-bas et de vivre cette transmission, comme tu le proposes aussi en faisant venir les sages-femmes directement chez nous. Et là, forcément, il y a encore autre chose qui se joue. Il y a vraiment, quand on est en retraite comme ça d'une semaine, il y a... On vient déposer encore beaucoup plus d'autres choses et il y a d'autres outils qui se rajoutent à ça. Et tout un accompagnement qui est encore très différent, qui va plus loin, je dirais. Il y a des petites différences dans les massages qu'on transmet l'une et l'autre, parce que moi, ça ne vient pas du Guatemala. C'est aussi le massage abdominal maya, mais il s'est développé, il s'est construit de manière un peu différente. Les personnes qui l'ont reçu et qui ont ajouté leur propre médecine. Et la transmission, c'est fait avec des petites subtilités différentes, mais il y a la même idée toujours derrière. Et du coup, je vois à quel point, dans celui que j'ai reçu... Comme dans tous les massages du ventre, il y a quelque chose de très intime. Quand on masse le ventre, on rentre forcément dans l'intimité de la personne, je trouve. Mais il faut être en confiance pour pouvoir venir faire ce soin. Il y a quelque chose d'assez intense aussi, mais il y a moins l'aspect douloureux. Ça va être en général plus doux quand même dans la pratique que moi j'ai reçue. C'est super chouette de pouvoir recevoir ton soin pour pouvoir vraiment sentir la différence de l'intérieur. Pour moi, c'est... Les deux s'appellent massage abdominal Maya, mais c'est vraiment deux soins complètement différents. Et je trouve ça important parce que parfois, même dans toutes les techniques, on peut parfois s'arrêter sur le fait qu'on a pu recevoir une fois un massage d'une personne et que ce n'était pas tout à fait ce qu'on avait envie. Je trouve que ce n'est pas parce qu'on a déjà reçu un massage d'une personne qui a le même nom qu'on ne peut pas refaire avec une autre personne parce que c'est un soin complètement différent qu'on va recevoir. Déjà parce que tu as ta propre médecine que tu vas transmettre. En même temps, on vibre quelque chose de complètement différent. Et à chaque massage, même avec la même personne, parfois on va vivre des choses différentes aussi. Je trouve ça super riche d'avoir ces transmissions et le fait que ces pratiques évoluent selon où elles sont, avec qui. J'ai vraiment adoré. C'était vraiment, comme tu dis, il y a quelque chose de très intense. C'est particulier de voir parfois mal, mais de savoir que c'est un mal qui fait du bien et que derrière, on va se sentir vraiment plus léger. Tout recircule mieux. Ce n'est pas forcément sur le ventre qu'on a le plus mal, parce que toi, du coup, tu inclus vraiment dans ton soin le massage de plein d'autres zones sur le corps. Et c'est assez incroyable de voir à points qui sont sensibles et de voir sur le long terme à quel point ils le sont moins aujourd'hui aussi. Avec un massage qu'on a fait il y a bientôt un an. Dès que j'en reparlerai, parce que je vais enregistrer un épisode spécial sur le ventre, je crois. C'est quand même le titre du podcast et je n'ai toujours pas fait ça. Et je sens que c'est vraiment le moment pour moi en ce moment que j'ai... Je n'ai jamais autant massé les ventres qu'en ce moment. Dans les séjours de jeûne, ça s'y prête beaucoup. Donc, je n'inclue pas le soin complet du massage abdominal Maya, mais je fais un mélange de toutes les transmissions que j'ai pu recevoir de massage du ventre. Et forcément, ça ressort parce que comme dans les soins Rebozo, je ne peux pas m'empêcher de mettre des mouvements du massage abdominal Maya. Parce que pour moi, maintenant que j'ai cette connaissance-là, naturellement, elle vient. Je sens que les femmes, elles en ont besoin. Et c'est un moment, comme tu disais, où on a vraiment besoin de recentrage, en fait. Donc, ça soutient énormément. Avant, je le pratiquais surtout pour des femmes. qui en avaient besoin en préconception, comme tu dis, aussi sur des douleurs d'endométriose ou autres, douleurs menstruelles, des cycles compliqués, et en post-natal. Et là, je me retrouve à le faire pour des personnes à des moments de vie très différents, et à le faire aussi beaucoup à des hommes, ce massage du ventre. Et c'est fou à quel point ils en ont tout autant besoin. J'ai eu la chance dernièrement aussi en stage de masser un homme où c'était très intense et où c'est allé beaucoup dans l'émotionnel. Ce qui fait qu'à la fin, je lui ai même proposé un serrage avec le Rebozo et c'était incroyable aussi. Donc, j'ai vraiment une affinité particulière avec le ventre des femmes. Comme tu dis, je pense que ça nous fait vibrer de se dire que on a besoin de réenchanter ces espaces, je pense. mais voilà, les hommes en ont aussi besoin et c'est chouette de pouvoir leur apporter aussi voilà, moi j'en reparlerai dans un sujet un autre épisode mais si toi t'as envie de rajouter quelque chose sur ce soin, c'est bienvenu je remettrai bien sûr tous tes coordonnées, s'il y en a qui souhaitent vivre ce soin que ce soit l'une ou l'autre on se pose parfois à certains endroits pendant quelques mois, années ou juste quelques jours, quelques semaines et on voyage beaucoup aussi Donc on a la possibilité parfois de venir à la rencontre des gens. Comme tu dis, il y a des femmes qui viennent de super loin aussi nous voir. Et je trouve ça vraiment chouette de pouvoir s'offrir ces moments de rituel. Il y aurait encore énormément à dire, je pense, sur ta transmission, ce que tu as reçu, mais c'est des partages que tu feras autrement. Je suis très très contente qu'on ait eu déjà tout ce temps-là pour parler de ce soin. Et je pense qu'on peut en parler, mais tu vois, plus on en parle là et plus je me dis, ça ne vaudra jamais le fait de le vivre, de le ressentir de l'intérieur. C'est vraiment un soin magique. Et au-delà de ça, il y a vraiment cet aspect de transmission où aujourd'hui, alors moi, je n'ai pas reçu les mêmes transmissions avec les mêmes personnes, mais... C'est fou à quel point, à chaque fois que je pose les mains justement sur le ventre d'une femme, et dans l'accompagnement que je fais, c'est comme si derrière moi, il y avait toutes les personnes qui m'ont transmis aussi ces outils-là, qui m'ont aidé à venir harmoniser et guérir mon propre ventre aussi. Et j'ai eu la chance de croiser plein de femmes médecines sur ce chemin-là et qui m'accompagnent. Comme tu dis... Des femmes aussi, juste qui font partie de ma vie, comme cette vision que tu as eue de moi, de Manon, qui se me passait rapidement. En fait, ça me porte énormément ces rencontres que j'ai pu faire. Et c'est là dans les soins. C'est là aussi par la phara, comme tu dis. Maintenant, chaque fois que je pratique, j'ai ma phara. Dans le quotidien, ce n'est pas forcément toujours présent, mais de plus en plus, parce que ça ne fait pas longtemps que je l'ai. Merci de me l'avoir transmise. et je sens vraiment la différence d'accompagnement avec c'est assez chouette je sais qu'en dehors des transmissions tu veux faire venir les sages-femmes tu fais aussi des transmissions autour de la phara donc il y a plein de manières de te rejoindre sur ces sujets-là merci beaucoup Merci beaucoup, c'est toujours un plaisir de te retrouver.
- Speaker #0
A tous ces passages, ces rites vécu ensemble et à tous ceux qui nous attendent partout dans le monde.