- Speaker #0
This is where, this is a new life, so...
- Ludivine
From Montreal, de Montréal, introducing people, je vous présente des gens, met on a, rencontrés sur un, dancefloor, pour parler de, to talk about, DANZ. Alors, bonjour. Nous voici déjà à notre épisode numéro 10. Et bon, des fois, le numéro 10, des gens aiment bien marquer les moments, et on va dire que c'est un moment marquant dans mon projet, puisque c'est déjà 10 épisodes. Mais je trouve que c'est une belle petite boucle, parce qu'aujourd'hui, on parle avec Mélissa, qui a été mentionnée dans le premier épisode. comme étant la conjointe, l'amoureuse, la partenaire de vie de Pavel. Mélissa est sa propre personne, bien sûr, et ça m'a pris un certain temps avant de rentrer en contact plus définitif avec toi, Mélissa. Je pense que, sans trop le savoir, on a quelque chose d'assez similaire, toi et moi. Je pense qu'on est... plutôt introspectives. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais on est comme plus... Pas qu'on se garde une petite gêne, mais on n'est pas nécessairement d'emblée dans la socialisation. C'est mon feeling que j'ai.
- Mélissa
Oui, absolument.
- Ludivine
Puis ça l'a compris un certain temps avant qu'on s'apprivoise, puis qu'on s'aborde et qu'on se parle. Mais tu sais, le dancefloor étant aussi un lieu où on ne parle pas beaucoup, tout ça s'est fait graduellement, au fur et à mesure qu'on se rencontrait. Puis à un moment donné, c'est ça, on a juste officiellement connecté. Puis maintenant, on est toujours très heureuse de se voir sur un floor. Mais cela étant dit, je pense qu'on va être très honnête par rapport aux auditeurs surtout. Toi et moi, on n'a jamais eu une conversation des heures de temps. C'est encore une fois très typique du dancefloor. On rencontre des gens. On connecte avec des gens, on vit des moments vraiment spéciaux avec des gens du fait qu'on partage une énergie par la musique, par la danse, mais c'est pas une communication qui passe par les mots souvent. En tout cas, pas dans notre cas, Mélissa. Cela étant dit, je veux juste rajouter que quand je te croise, quand on se donne un hug, parce que c'est une autre forme de communication qu'on a sur un floor, ça me fait toujours du bien. Ce que je veux rajouter aussi, c'est qu'au travers, ce temps-là, ça fait à peu près deux ans, Toi aussi, tu es au début de ma liste, donc tu es dans les premières personnes avec qui j'ai connecté, puis j'ai vu une belle transformation dans toi, comme une espèce de chrysalide qui est devenue un papillon. Je te vois comme ça. C'est comme ça que je te vois.
- Mélissa
Merci.
- Ludivine
Bonjour Mélissa
- Mélissa
Bonjour
- Ludivine
Est-ce que tu veux rajouter quelque chose avant la question ?
- Mélissa
Bien, merci de partager ça, puis merci de voir mon évolution. parce que c'est sur le dancefloor que ça s'est passé, majoritairement.
- Ludivine
Oui, non, vraiment, je l'ai vu, je l'ai observé. Puis en même temps, tu sais, ça, c'est quelque chose que j'avais dit à Nina pendant notre rencontre, elle et moi, Nina, qui est une personne qui est très près de toi aussi, tu sais, je pense qu'avant qu'on rencontre qui on est, nous-mêmes, en tant qu'individus, par le dancefloor, parce que le dance floor nous révèle beaucoup à nous-mêmes. Je pense que ça, c'est comme un constat qui est assez commun parmi les danseurs de la communauté d'EDM à Montréal. Mais on est quand même cette personne-là à la base. C'est comme si cette partie-là, où il y avait une partie de nous qui se révélait par le dancefloor, qui s'affirmait, qui se confirmait. Qui tu es de plus en plus, a toujours été là quand même. En tout cas, moi, c'est comme ça que je le vois. Oui, il y a une transformation. Oui, il y a une évolution. Puis ça, c'est le propre de la nature humaine et on est très chanceux de pouvoir évoluer et de changer. Et on est très chanceux d'avoir les dancefloors pour nous aider à faire ça. Alors, allons-y, Mélissa, pour la question que je ne connais pas, que tu ne connais pas. OK. Ouh la,la. Là, on rentre dans du sérieux, là. Je trouve ça intéressant qu'on ait cette conversation-là, toi et moi, çca fait qu'on verra où ça va. OK. Fait que je te pose la question. Est-ce que tu organises ton budget général en fonction de ce que tu consacres de tes revenus aux événements EDM ?
- Mélissa
Ouh, hmm... Budget, danse. Dans le fond, la majorité de mon budget va à la danse. Mais j'ai pas de limite comme telle. Dans le fond, mes activités principales en ce moment, c'est la danse.
- Ludivine
C'est déjà une grande réponse. Je veux dire... C'est comme la plupart des gens dans la société ne répondrait pas à ce que tu viens de répondre. Tu comprends ?
- Mélissa
OK. Oui, bien, pour moi, c'est comme la thérapie. Il n'y a pas vraiment de prix à ça non plus. Puis je ne regarde pas le montant par événement. Au Stereo, des fois, c'est des prix assez...
- Ludivine
Élevés, oui, dépendamment de quelle phase d'achat de billets.
- Mélissa
Ça va. avec l'expérience. C'est pas quelque chose que je m'arrête à regarder aussi, les montants. Ça dépend, des fois c'est un peu ridicule, mais majoritairement, c'est on y va. On y va parce que je sais que c'est tout un événement puis ça rapporte beaucoup à la fin.
- Ludivine
Oui, parce que comme tu viens de le dire, pour toi c'est une thérapie puis je trouve ça tellement... Moi dans ce projet-ci, ce que je constate, c'est que d'une rencontre à l'autre, il y a un filon qui est en train de se créer, OK ? Puis je t'en parle, puis j'en parle parce qu'on est à l'épisode 10, mais moi, il n'y a jamais de planification sur quelle question va être pigée, où est-ce que la conversation va se diriger. Et là, je vais te dire que dans l'épisode précédent, je parlais avec Stéphanie, que tu connais très bien, et on a parlé du fait que la danse, pour elle, c'était une forme de thérapie, OK ? Et là, toi, t'amènes cette idée-là que ton budget est principalement consacré aux événements de danse dans ta vie parce que, justement, c'est un choix très conscient que ça t'apporte une forme de thérapie dans ta vie, ce que la thérapie va amener comme, pas soulagement spirituel, mais comme un « release » spirituel, la danse fait ça pour toi, donc ça n'a pas de prix. Et c'est pour ça que le budget est consacré principalement à ça. Je trouve ça extraordinaire.
- Mélissa
Oui, exactement. Puis c'est ça, ça n'a pas de prix parce que ça rapporte tellement. Pour moi, c'est la thérapie principale, même, que je dirais, sur un dance floor, c'est l'os que je me sens, je peux être moi-même, je peux m'exprimer à mon 100 % et de plus en plus. C'est pour ça que tu as vu mon évolution aussi. C'est à cause de la danse.
- Ludivine
Oui, ça, est-ce qu'on pourrait en parler ? Tu sais que moi, je te disais, ça fait deux ans, je pense, ou peut-être un petit peu plus que deux ans maintenant que je te vois, qu'on se connaît, qu'on a réalisé qu'on existait l'une et l'autre. OK, on va dire ça. Puis moi, définitivement, que j'ai vu une évolution de ton... confort. On va revenir à ça. Moi, j'ai l'impression que tu es de plus en plus toi-même, justement. Que tu te permets d'exprimer exactement ce que tu viens de dire, d'exprimer qui tu es sur un floor, par le floor, par la danse. Est-ce que avant, mettons, deux ans et demi, moi, le temps où je t'ai vu, qui est-ce que tu étais quand tu arrivais sur un dancefloor ? Est-ce que tu dansais beaucoup ? Est-ce que tu dansais autant ? Est-ce que tu as... Est-ce que tu danses plus ?
- Mélissa
Oh là là Ah non, il y a un gros, gros changement. Grosse évolution là. Au début, c'était plutôt la danse avec libération quand même, mais beaucoup de... Comment je dirais ça ? D'inquiétude, de jugement d'extérieur. Après ça, j'ai évolué, j'ai dansé, j'ai laissé aller. Puis maintenant, je danse pour moi. Je danse. Dans le fond, je laisse la musique m'emporter. Je n'ai même plus de contrôle sur mes mouvements. C'est vraiment la musique qui rentre en moi et mon corps qui réagit aux fréquences de la musique. Ça l'a tellement changé! Puis j'ai vu moi aussi mon évolution dans la danse. À chaque fois que j'allais danser, j'étais comme « Ah, c'est nouveau ça. Ah, je bougeais pas comme ça avant » Là, je prends beaucoup plus de place que je prenais au début.
- Ludivine
Est-ce qu'on peut revenir au fait de ce que tu disais qu'au début, tu as utilisé le mot « jugement extérieur » . Qu'est-ce que tu veux dire par là ? C'est que tu avais l'impression que les gens allaient te juger sur ta façon de danser, c'était ça ?
- Mélissa
Oui, j'ai eu, oui, j'avais, je vais dire, j'ai toujours eu ce genre de phobie sociale. Puis je me suis toujours poussée pour essayer d'affronter cette phobie que là je réalise que ce n'est pas vraiment une phobie, c'est parce que je ressens beaucoup les gens. Je ressens beaucoup les énergies alentour de moi. Donc, j'ai perdu mon fil...
- Ludivine
Non, mais c'est correct. En fait, tu n'as pas perdu ton fil, c'est que tu es allé ailleurs. Donc, je trouve ça très intéressant parce que ce que tu pensais au début être un état qui était créé, donc là, on parle du début quand tu étais sur un dancefloor, tu pensais que tu ressentais des jugements qui venaient de l'extérieur, mais en fait, ce que tu as réalisé peut-être, et puis ce qui t'a permis de te libérer aussi de cette fausse idée-là, c'est que ce que tu ressens quand tu es dans le contexte de socialisation, parce que veux, veux pas être sur la dancefloor, c'est que tu es entouré de gens. Et parce que tu es un être humain hyper sensible aux énergies, tu as une grande porosité. Donc quand on est poreux, c'est très difficile de... de faire comme une coupure avec les autres. Donc, toi, tu perçois les énergies des gens et finalement, ce que j'en comprends, c'est que de trouver un équilibre, quand tu es sur le floor maintenant, entre ce que tu ressens, ce qui te vient des gens qui t'entourent, et entre ce que tu ressens toi-même de bien-être et de bonheur que d'être dans la musique et de devenir la musique.
- Mélissa
C'est parfait. C'est... C'est... Oui, c'était... Tu as vraiment bien décrit avec les mots. Des fois, j'ai la misère à exprimer ce côté-là, mais c'est exactement ça. Puis, j'ai appris aussi que ce que je ressentais chez les autres, ça ne m'appartenait pas.
- Ludivine
Oui, c'est une capacité que tu as, mais ça ne t'appartient pas. Et ça, c'est une très belle subtilité tellement essentielle pour mieux vivre avec ce don-là que tu as, parce que c'est un don. L'empathie, ce n'est pas supposé être quelque chose qui est un problème. On devrait tous être connectés les uns avec les autres. Mais il y a des gens qui le sont davantage parce que pour X et Y raisons, exemple, je reviens au fait que Pavel et toi, vous vivez dans la nature à la semaine longue, on va juste le rappeler. Mais ça, c'est un ressourcement incroyable. vous avez ce choix de vie là de vous connectez à une énergie sereine et vous n'êtes pas justement constamment entouré d'humains et d'énergie humaine. Vous êtes l'un avec l'autre. Vous avez sûrement d'autres personnes dans votre communauté que vous côtoyez. Mais d'avoir du temps, d'avoir de l'espace pour goûter à la solitude, ça fait en sorte que quand on revient dans des groupes d'humains et d'individus, On est à même de ressentir encore plus, je crois, les gens, parce qu'on n'a pas ce chaos-là constant. Il y a comme une espèce de différence d'énergie, justement, globale dans nos vies. Je pense que ça, ça peut expliquer aussi le fait que tu ressens beaucoup, beaucoup les choses quand tu te retrouves dans un milieu plus urbain, plus hu... tu sais, comme de socialisation intense.
- Mélissa
Oui. Oui, exactement. Ici, on se connecte à la nature qui est une énergie pure, sans jugement, c'est juste la pureté, l'amour. Donc, c'est ça, ça m'a aidée à arriver aussi avec cette énergie quand je vais à Montréal, en ville, de partager cette énergie-là.
- Ludivine
Ah mon Dieu, oui. C'est ce que je disais dans l'épisode numéro 1 avec Pavel, vous deux ensemble. Moi, quand je vous vois, vous êtes vraiment « children of the earth » . Vous arrivez, puis mon Dieu, qu'est-ce que vous apportez au floor... Parce que, en fait, si je t'ai parlé de ce que tu as constaté pour évoluer sur le floor, de ta capacité à ressentir les gens, je pense avoir quand même aussi cette capacité-là. Et il a fallu, moi aussi, que je trouve mon équilibre là-dedans. Tout ça pour dire que... Moi, je dis que quand on a cette capacité-là, on a comme un radar pour repérer des gens aussi. Puis tu sais, c'est quand même assez facile de repérer les gens qui sont justement calibrés, si on veut, différemment, pour différentes raisons. Puis vous, bien, c'est clair que vous êtes calibrés à la nature, tu sais, principalement. Ça apporte une énergie vraiment particulière pour le floor, puis c'est vraiment bénéfique pour tout le monde dans la communauté. définitivement.
- Mélissa
Tout le monde a besoin un peu d'amour.
- Ludivine
Oh mon Dieu, tout le temps! Écoute Mélissa, on est au bout de notre conversation. J'adore le fait que dans cette question qui était très pragmatique, budget, on a évolué vers quelque chose qui revient encore une fois à tout ce que le dancefloor nous apporte. C'est extraordinaire. Donc, je te remercie beaucoup.
- Mélissa
Ça me fait plaisir.
- Ludivine
Oui, puis c'est ça, je reviens au fait qu'il y a toujours de la magie qui sort avec chaque épisode. Mais pour moi, une part de magie, c'est que je vous découvre tous encore plus particulièrement et je vois ça comme un cadeau à chaque fois. Donc, merci pour le cadeau que tu m'as offert aujourd'hui, Mélissa.
- Mélissa
Merci à toi.
- Ludivine
Jusqu'à maintenant dans ce projet créatif qu'est DANZ, nous avons, par les épisodes précédents, touché à différents sujets, ceux de la santé et du vieillissement, de la relativité qu'est l'espace-temps, de l'importance du jeu dans nos vies, des différents aspects du son que sont les BPM, les Hertz et les décibels, et, plus près de cet épisode 10 en cours, ce sujet des émotions et de l'effet thérapeutique que nous procure la danse. Cette fois, par la question pigée pour initier la conversation avec Mélissa, nous en venons à une autre piste d'exploration, celle des choix. Je m'explique. Dans notre société canadienne, québécoise, montréalaise, comme dans plusieurs sociétés dites occidentales, nos quotidiens s'organisent autour de nos besoins de base d'abord et avant tout. Par cela, j'entends que si nous nous entenons à la théorie de la motivation existentielle selon la pyramide de Maslow, nos besoins primaires situés à la base des cinq niveaux que constitue le modèle le plus répandu de cette théorie doivent être comblés, puisqu'ils sont liés à la survie, manger, boire, dormir. Au deuxième niveau sont placés les besoins de sécurité, vivre dans un environnement prévisible qui nous offre une protection des éléments de dame nature. Ensuite, niveau 3. Les besoins d'appartenance et d'amour, nos liens sociaux, nos connexions d'affection. S'en suit le quatrième niveau, notre confiance en soi et la reconnaissance par les autres, qui consolide notre besoin d'estime. Finalement, au sommet de cette pyramide, notre besoin d'accomplissement de soi, celui où nous pouvons réaliser notre plein potentiel et nous épanouir. Une des clés de cette théorie est plutôt logique. Si un humain se retrouve dans une situation où ses besoins physiologiques ne sont pas comblés, donc ceux du niveau de base, si un individu souffre constamment de la faim, par exemple, impossible de gravir les niveaux et de penser à combler ses autres besoins, ceux liés aux autres aspects de son bien-être, touchant à la sécurité, à l'amour, à l'estime, à la réalisation de soi. Mais bon. Pour la petite histoire, cette version de la théorie de Maslow ne viendrait pas de Maslow lui-même. Elle serait plutôt le fruit d'un consultant qui a eu vent des études que faisait Maslow à propos des motivations des humains. Aussi, Maslow aurait lui-même poursuivi ses travaux toute sa vie et proposé en fin d'existence d'autres strates à ce concept répandu présentant les cinq niveaux. Des niveaux supérieurs à celui de l'autoréalisation. des motivations en lien avec la recherche de l'esthétisme, de l'harmonie de la beauté, et ensuite un autre niveau reflétant un désir de devenir la meilleure version de nous-mêmes, en incarnant des valeurs universelles et humanistes, telles que la bonté, la simplicité, la vérité. Tout cela étant dit, le concept que nous devons combler nos besoins de base pour ensuite pouvoir investir notre énergie dans d'autres besoins de notre condition humaine est plutôt une évidence. Aussi, dans l'épisode 7, je vous avais présenté une autre théorie très similaire, celle des ressources excédentaires proposées, elle, par le chercheur et ethnologue Gordon Burghardt. En gros, pour que la possibilité du jeu apparaisse, l'animal doit se trouver dans un environnement détendu, à l'abri du stress des prédateurs et du besoin de chercher de la nourriture et que l'énergie excédentaire disponible dans ce cas peut être canalisée vers des activités stimulantes plutôt que de servir à survivre ou se reproduire. L'humain est un animal, ne l'oublions pas. Il est un animal qui doit faire des choix selon ses priorités. Si ses besoins de base sont comblés, il a le luxe de pouvoir s'attarder à d'autres besoins, liés à d'autres motivations que sa simple survie. Et dans nos sociétés occidentales, l'animal que nous sommes peut choisir différentes activités pour combler ses autres besoins. Quand Mélissa répond à la question « Est-ce que tu organises ton budget général en fonction de ce que tu consacres de tes revenus aux événements EDM ? » , elle nous révèle que la majorité de son budget va à la danse, son activité principale qu'elle nous apprend. Et qu'elle n'a pas de limites comme telles, c'est-à-dire que bien que certains événements soient plus dispendieux que d'autres, elle choisit de défrayer les coûts sans trop y réfléchir, puisqu'elle comprend réellement, concrètement, tous les bienfaits que ce choix lui apporte en retour. Elle précise, un peu comme l'avaient évoqué Stéphanie et Ludovic dans les deux épisodes précédents, que l'activité de la danse est une forme de thérapie dans sa vie et que de s'y consacrer, de choisir l'expérience d'un événement EDM, n'a donc pas de prix. Dans nos vies d'humains, le temps est compté. Le temps dans une journée, le temps dans une semaine, un mois, une année. Chaque minute qui défile est irrécupérable. Chaque instant nous forge. Ce que nous choisissons de faire avec notre temps nous appartient. Nos réalités d'humains nous demandent de combler nos besoins de base et pour cela, il faut travailler afin d'obtenir les ressources financières et ou les capacités d'échange de services qui assureront notre survie. Le travail prend du temps, dans nos journées, ainsi que les activités liées aux besoins de base, cuisiner, faire nos courses, bouffe, dormir. Ensuite, dans nos heures du quotidien, il faut faire de l'espace pour se pencher sur nos autres besoins, nos liens affectifs, le lien avec nous-mêmes, notre rapport à l'univers qui nous porte en lui. Il n'y a que 24 heures dans chaque journée. Il n'y a qu'environ trois mois à chaque saison du Québec. Il faut faire des choix. Mélissa est claire sur celui qu'elle fait pour combler ses besoins d'autoréalisation. Ce niveau le plus élevé de la pyramide de Maslow officielle non officielle que beaucoup connaissent. Son choix, c'est la danse par les événements EDM, son activité principale comme elle la présente. La forme de thérapie la plus importante dans sa vie comme elle nous le confie. Elle dit que sur un dancefloor, elle peut être... elle-même et s'exprimer à 100%, et même un peu plus à chaque fois qu'elle a l'occasion d'y vibrer qu'elle ajoute, avec emphase et sérénité. Mélissa nous livre une de ses vérités, sans doute parce qu'elle oriente sa quête existentielle en fonction de valeurs universelles et humanistes, elle qui partage sa vibration avec ses semblables sur les floors qu'elle foule. Elle fait ce choix et redonne ainsi à chacun de nous. Parce que ne sommes-nous pas tous responsables de trouver les moyens d'atteindre cet objectif de transcender l'ego et de fondre à nouveau dans le Great One par cette opportunité qu'est notre existence sur notre coin de Terre ? Comme Mélissa, quand je tournoie, que j'ondule, que je beat, je dis oui, nous le sommes, responsables de prendre les opportunités pour se reconnecter à l'universel.