- Speaker #0
Bonjour tout le monde et bienvenue au podcast Pau-Neuf, l'autre côté de la motivation. Le podcast qui vous parle de changements d'habitude et de remise en forme chez les adultes. Je suis Dominique Mercier, coach en chef dans l'équipe Pau-Neuf et je vous présente mon co-animateur, président et fondateur du programme Pau-Neuf, Marc-André Sears. Allô Marc-André !
- Speaker #1
Salut Dominique, comment ça va aujourd'hui ? Ça va bien,
- Speaker #0
ça va bien, il fait beau, on aime ça, on est en forme, très contente de jaser avec toi. Mais tout de suite, avant que je te laisse parler plus loin... je veux te poser ta question déstabilisante, que tu n'es pas au courant. Je trouve ça bien drôle après ça de t'écouter te démêler avec ce que je te pose comme question. Je veux savoir c'est quoi ton talent inutile que personne connaît ?
- Speaker #1
Mon talent inutile que personne connaît. Aïe aïe ! J'ai une connaissance approfondie. approfondie de la lutte professionnelle. Oh !
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Ah ouais, la WWF. Oui ! Je connais ça. Je peux pas dire que je l'écoute nécessairement, mais quand j'étais petit, je l'écoutais beaucoup. J'ai jamais vraiment arrêté. Pis je connais tout. Des histoires de vieux lutteurs de 83. Hein ! C'est incroyable comment j'ai un puissant fond de connaissances sur la lutte professionnelle.
- Speaker #0
C'est donc bien intéressant. Tu sais, puis encore, comme tu dis, il y en a encore plein aujourd'hui, mais c'est des personnages.
- Speaker #1
Ça l'a toujours été. Puis ça,
- Speaker #0
puis c'est bien cool.
- Speaker #1
Mais je ne l'écoute plus. Puis c'est ça, j'ai dit, je n'ai jamais vraiment arrêté en ce sens que je connais tout le temps ce qui se passe. Je suis les histoires, mettons. Mais je ne peux pas dire que je m'assois pour regarder des combats de lutte, comme quand j'étais petit, mettons. Mais je n'ai jamais arrêté de suivre. Je sais tout ce qui se passe tout le temps.
- Speaker #0
C'est comme le « behind the scene » que t'aimes.
- Speaker #1
Ah, « behind the scene » , oui. Il y a un bon documentaire sur Netflix en ce moment qui est super intéressant, justement, sur les dessous de la lutte professionnelle. Ouais, fait que mon talent, c'est que je connais ça vraiment beaucoup.
- Speaker #0
Fait qu'on peut discuter de plein de sujets avec toi, dont la lutte. J'adore ça.
- Speaker #1
On fait un podcast sur la lutte avant d'aller.
- Speaker #0
Éventuellement. Ça va te prendre une autre animatrice. Je pourrais pas t'aider pour ça.
- Speaker #1
Tu peux t'initier si tu veux.
- Speaker #0
Ça serait drôle. Mais c'est des personnages super intéressants. On entend encore parler. C'est de la pop culture. On dirait qu'il y a passé à travers les années.
- Speaker #1
Exact. C'est de la pop culture. Si je voulais étendre ça un peu, j'ai une connaissance assez bizarre sur la pop culture. Ah ! C'est cool.
- Speaker #0
Ça sera un autre sujet de podcast, comme tu dis, on va apprendre à connaître Marc-André et la pop culture. J'adore ça. Donc aujourd'hui, notre sujet, je vous en ai glissé un mot au dernier épisode, c'est un peu, on va s'expliquer la fameuse phrase qu'on entend souvent avec des clients, avec des gens qui, ou dans notre entourage, ou probablement que soi-même on se les dit souvent, je mange quand même bien. De ma perspective, quelqu'un qui a l'impression qu'il a pris du poids depuis les dernières années, qui s'est emmoibé dans son linge. Puis il commence à se demander comment ça se fait. Le premier réflexe, c'est souvent, bien, je mange quand même bien. Tu sais, je ne vais pas sur mon resto, je ne bois presque pas d'alcool, je ne mange pas de dessert, je n'achète pas de chips, je cuisine maison, je bouge quand même, tu sais, je ne bouge pas mal. Ça devrait marcher, je ne comprends pas pourquoi je prends du poids ou je n'arrive pas à en perdre parce que j'aimerais s'en perdre puis là, je fais attention maintenant, puis ça ne bouge pas. Mais pourtant... Je le sais quoi faire. Je mange bien.
- Speaker #1
Je mange quand même bien.
- Speaker #0
Je mange quand même bien.
- Speaker #1
C'est intéressant parce que ça, oui, c'est une phrase qu'on lit souvent de la part de nos clients ou des gens avec qui on jase sur les médias sociaux ou quoi que ce soit. Mais moi, vu que ça fait longtemps que je travaille dans ce domaine-là, c'est comme si les gens, quand ils me rencontrent ou les gens qui savent que je fais ça dans la vie, ont tendance à venir vers moi. Ils commencent en disant ça. Ah oui ?
- Speaker #0
Voici, je me présente. Salut ! Moi, je suis une telle, mais je mange quand même bien.
- Speaker #1
Je mange quand même bien. Puis là, il y a souvent le « mais » qui vient après. Je mange quand même bien, mais, comme tu as dit, je prends du poids depuis une couple d'années ou j'ai de la misère à en perdre. Puis dans le fond, pourquoi les gens, dans le fond, c'est ce qu'on te demande, c'est pourquoi on a cette impression, pourquoi on sent le besoin de dire ça ? Oui. Bien, premièrement, c'est qu'on veut, quand on dit ça, c'est qu'on n'a pas le goût de temps de devoir changer des choses. C'est ça. C'est ça.
- Speaker #0
On a une phrase qui évite de se demander ce qui ne va pas bien. Si on fait l'énumère de toutes les choses qui vont bien... On n'a pas le goût de regarder ce qui ne va pas bien. Vas-y.
- Speaker #1
C'est ça. Puis tu regardes l'expert, entre guillemets, puis tu lui dis ça, ça veut dire que quelque part, tu veux te faire valider. Tu veux dire, ah bien oui, c'est vrai. Tu manges quand même bien, c'est correct. Puis c'est drôle parce que ça part quand même d'un besoin, la plupart du temps, de dire qu'il y a quelque chose au niveau des résultats qui ne te convient pas, qu'est-ce qu'on veut. Ça ne correspond pas. C'est assez bizarre comme réflexe humain de faire ça, mais c'est basé sur ce désir-là d'avoir l'impression de faire la bonne chose. Mais aussi, c'est qu'on sait qu'il y aurait peut-être des affaires qu'il faudrait qu'on change, puis on n'a pas le goût tant que ça d'aller regarder là. Fait qu'on se valide en se disant « je mange quand même bien » . L'autre affaire, c'est qu'on a tendance à regarder, on se dit ça parce qu'on compare ça à l'extrême un peu. On dit « ouais, mais je mange pas chez McDo à tous les jours, tu sais. Au moins, je mange pas chez McDo à tous les jours. » C'est vrai.
- Speaker #0
C'est facile de comparer à l'extrême.
- Speaker #1
C'est ça. comparé à l'extrême. Aussi, l'autre affaire qu'on se fait souvent dire, c'est toutes les choses, les clients, des fois, vont nous dire, toutes les choses qu'ils ne font pas. Exemple, je ne mange pas de dessert.
- Speaker #0
Je ne bois pas d'alcool.
- Speaker #1
Oui, je ne bois pas d'alcool, je ne fume pas. Comme si on veut se faire valider que finalement, on n'est pas si pire que ça. Sûrement que ça se peut que la personne ne soit pas si pire que ça. Mais le problème, c'est si la personne veut obtenir un résultat X, mais qu'elle continue d'avoir des comportements Y parce qu'elle se rassure tout le temps en se disant « mais je ne suis pas si faite que ça » , c'est là qu'il faut prendre conscience que cette réflexion-là, je mange quand même bien.
- Speaker #0
C'est très paradoxal. Tu veux perdre du poids. Mais au lieu d'essayer de voir qu'est-ce que je peux améliorer, je vais juste focusser sur tout ce qui va bien. Je ne change rien, mais je n'ai toujours pas de résultat. Pourtant, je fais tout bien, mais je n'ai pas de résultat. Tout ça est pour entretenir la résistance à changer.
- Speaker #1
Exact. Oui, c'est ça. C'est que tu entretiens le statu quo. Le biais qui est présent là, c'est le statu quo. Le biais du statu quo, c'est qu'on veut tout le temps rester pareil. Ça nous menace de changer. L'humain n'aime pas ça changer. Le cerveau n'aime pas ça changer. Non, on n'aime pas ça. Même si on sait qu'on voudrait avoir certains résultats, par exemple, fitter dans une paire de jeans, être capable d'être en formatant pour l'été, des trucs comme ça.
- Speaker #0
Une séance photo, ou rentrer, comme tu dis, ou perdre le 15 livres qui nous fatiguent depuis quelques années. On a plein d'objectifs.
- Speaker #1
Ça, on le veut, on le désire. Mais les choses qu'on doit faire pour se rendre jusque-là, On ne les veut pas tant que ça. Ah,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
On aimerait que le fait de manger quand même bien, on pense que ça nous doit le résultat qu'on veut. Alors que la réalité ne fonctionne pas comme ça. Et où, mettons, avec nos clients chez Pau-Neuf, où on les aide à passer par-dessus cette idée-là de manger quand même bien, c'est qu'on les aide à enlever l'étiquette face aux aliments. Du chocolat, c'est pas méchant. La pizza, c'est pas méchant. Du chia, c'est pas gentil. Pis du poulet, c'est pas gentil.
- Speaker #0
Ce qu'il y a, c'est pas une panacée.
- Speaker #1
Non, c'est ça. Fait qu'on ramène tout ça sur le plancher des vaches. Sans parler nécessairement de compter les calories, on leur fait prendre conscience de la quantité. Ouais. Un peu plus que de la qualité. Parce que de la qualité, on... On a ce biais-là, justement, de penser que certains aliments sont gentils et d'autres sont méchants. Fait qu'on essaie de tasser ça. Puis on les amène à voir, OK, mais c'est quoi les quantités ?
- Speaker #0
C'est là l'angle mort, la majorité du temps, déjà. Parce que moi, je l'explique souvent, tant mieux, tu sais, moi, j'ai des clientes qui disent ça. Oui, tant mieux si tu manges bien. Tant mieux s'il n'y a pas grand-chose à changer. Tant mieux s'il n'y a pas grand-chose à changer. Ça va être des petits détails. Mais tant mieux si on trouve quelque chose à changer. parce que... tu veux des résultats, puis en ce moment, ça ne fonctionne pas. Moi, j'aime bien ça, virer ça positif. Tant mieux, si tout n'est pas correct, on va pouvoir travailler sur quelque chose. Oui. Vu de même.
- Speaker #1
Mais il y a des personnalités de Jacques, il y en a qui n'aiment vraiment pas ça, se rendre compte qu'il y a des affaires à améliorer. Alors que c'est ce sentiment-là qui les bloque, qui fait qu'ils n'ont pas les résultats qu'ils veulent. Justement, je mange quand même bien, oui, mais en quelle quantité ? Puis là, on met la loupe là-dessus. « Oh, puis là, c'est là que la personne, même souvent la personne qui connaît l'alimentation, va avoir ses plus gros constats. » Quand on met la loupe, puis qu'il y a un coach qui est là pour te dire « Oui, mais as-tu compte, t'étais à la faire. Ah oui, t'as mangé ça, mais à quelle quantité ? » Là, c'est là que les constats se font. Puis c'est là que la personne va arrêter de dire finalement qu'elle mangeait quand même bien.
- Speaker #0
On est super poche pour estimer ce qu'on mange une journée. Incroyable ! On est vraiment poche. On surestime, on sous-estime, on oublie, on allège. On est vraiment poche pour juste garder ça dans notre tête durant toute la journée. C'est pour ça qu'avec nos clients, on a un super outil pour cadrer ça. Puis finalement, le journal alimentaire, pour qu'ils le voient.
- Speaker #1
Pour qu'ils le voient. Parce que t'as raison, on mange. toujours plus qu'on pense. On surestime rarement. On surestime tout le temps.
- Speaker #0
Moi, je vais te dire, ils surestiment leur portion de protéines tout le temps. Et on surestime les autres.
- Speaker #1
Pour les protéines, c'est vrai qu'ils surestiment. Mais sur la quantité totale d'aliments, de calories dans la journée, on a tendance... Ça, ça a été prouvé dans des dizaines et des dizaines d'études qu'on mange tout le temps plus que ce qu'on pense. et que Pour passer par-dessus ce réflexe-là, cette petite complaisance-là qu'on a de se dire « oui, mais je mange quand même bien » ,
- Speaker #0
c'est que… La solution.
- Speaker #1
C'est ça. Il faut dire « bien, OK, c'est bien, la qualité est belle, ça veut dire que tu connais ça quand même, maintenant, allons voir la quantité » . Là, c'est là qu'ils font des constats assez éclairants la plupart du temps.
- Speaker #0
Éclairants, mais tellement intéressants, puis le journal alimentaire, ça nous met un beau cadre. voir exactement qu'est-ce qui se passe. Et ça nous permet beaucoup de voir tous les angles morts qu'on a au niveau de l'alimentation. Parce que quand tu as cette petite friction-là, moi, j'ai tout le temps, le journal alimentaire, c'est une friction, mais c'est normal. C'est normal parce que tu veux rester vigilant de tes comportements. Chose que, quand tu manges bien, tu ne fais pas attention. Tu es dans la projection un peu. Fait que là, le journal alimentaire, ça fait un cadre. À chaque fois que tu viens pour manger quelque chose, il faut que tu l'écrives. Fait que tu poses une question. J'ai-tu vraiment faim ? C'est-tu vraiment ça que je veux ? On ne veut pas une journée alimentaire pour toujours, mais le temps de mettre ce cadre-là et de voir tous les angles morts du grignotage, des petites bouchées avec les assiettes des enfants qu'on ramasse, la petite bouchée en préparant le lunch pour demain, les morceaux de fromage en préparant le souper, tout d'un coup la poignée dans la boîte de céréales, en fin de saut. Toutes ces choses-là que, mais oui, j'ai mangé trois bons repas par jour, c'est comme si toutes ces petites bouchées-là disparaissaient. dans la journée, ne compte pas. Le trou flou un peu de la fin de semaine aussi,
- Speaker #1
un peu vague.
- Speaker #0
Ça compte pas vraiment,
- Speaker #1
exemple.
- Speaker #0
Le fameux cheat day, c'est pas un concept d'alimentation pour adultes. C'est pas comme ça qu'on voit les choses. J'aime beaucoup le journal alimentaire, pas pour essayer de les prendre en défaut, pas pour essayer de prendre les gens en défaut de leur alimentation, mais pour les aider à voir leur angle mort. De voir que oui, on mange quand même bien. C'est quoi les petits détails qu'on peut ajuster pour que finalement, ça fonctionne ?
- Speaker #1
C'est souvent pas des petits détails. C'est souvent du gros impact. La prise de conscience, c'est vraiment quelque chose. Je le sais, moi personnellement, tu me diras, si toi aussi t'es comme ça, mais moi j'haïs ça, faire ça. Je déteste ce que je mange. C'est confrontant au bout. Parce que je suis un grignoteur, moi. Je mange quand je suis stressé, je mange quand je m'ennuie. Oui, oui,
- Speaker #0
les émotions.
- Speaker #1
Si je me commets à faire un journal alimentaire, c'est sûr que j'haïs ça, mais en même temps, c'est tellement payant. C'est tellement payant. C'est le comportement le plus agressant, mais en même temps, le plus efficace en alimentation qu'on peut avoir. C'est faire l'action de... d'écrire.
- Speaker #0
Si jamais pour tout le temps, c'est toujours juste parce que pour avoir un cadre, il faut l'objectif de perdre de poids ou quand tu veux replacer ton alimentation. Oui, c'est super irritant, mais il faut toujours se dire que ce n'est pas pour toujours. Faites-vous pas dire qu'il faut se faire un journal alimentaire pour le reste de vos jours. Ce n'est pas ça. C'est vraiment pour recadrer, voir les angles morts, ajuster, après, ça continue.
- Speaker #1
Exactement. Je mange quand même bien. c'est un piège. Quand tu te surprends à dire ça, dis-toi juste que tu essaies de te protéger bien du statu quo. Tu veux rester pareil. Tu n'as pas le goût de te faire dire par quelqu'un d'autre que peut-être que tu devrais changer ci ou ça.
- Speaker #0
Oui, c'est comme une petite protection personnelle, un petit mécanisme de protection. Je ne fais pas si mal que ça. Pour faire un lien avec notre biais de négativité du dernier épisode, on est super bons pour voir tout ce qui va mal à l'extérieur de nous. Mais on est super bon aussi pour trouver qu'on voit très bien et qu'on fait bien nous-mêmes.
- Speaker #1
Pour se protéger quand on sait qu'on change quelque chose.
- Speaker #0
Ça marche des deux bords. Super intéressant. Et encore là... Pour sortir de ce statu quo, c'est de mettre ça au clair. Encore là, de le nommer, de l'écrire. Oui, je mange quand même bien, mais est-ce que ça me permet d'atteindre mon objectif en ce moment ? Non. Il faut peut-être voir qu'est-ce qui ne va pas si bien que ça.
- Speaker #1
Exactement. Quand tu as l'impression que la qualité est là, il faut que tu regardes la quantité. Et aussi, il ne faut pas que tu penses à tout ce que tu ne fais pas. Ton corps, il ne sait pas ce que tu n'as pas mangé. Il sait juste ce que tu as mangé. ça j'aime ça c'est pas parce que tu manges pas de poutine que tu mérites d'être en déficit calorique puis de perdre du poids si tu compenses ailleurs dans tes calories souvent on va voir ça, on l'a dit tantôt mais les gens qui boivent pas d'alcool vont souvent dire, je comprends pas pourquoi je prends du poids, je bois pas d'alcool ben c'est parce que tu compenses ailleurs ton corps ne laissait pas que tu bois pas d'alcool tu sais
- Speaker #0
Ton corps n'est pas au courant que tu bois pas d'alcool.
- Speaker #1
C'est ça. Il n'y a aucune idée que tu n'es pas en train de manger du poison en ce moment, du poison à rat. Ton corps, il ne sait pas que tu n'es pas en train de faire ça. C'est fou les petits raccourcis qu'on a justement pour se réconforter, pour se convaincre qu'on n'a pas besoin de changer des affaires. C'est le fun qu'on ait parlé de ça parce que c'est complètement le contraire du biais de négativité de la semaine passée.
- Speaker #0
Ça, ça part d'à l'intérieur de nous pour se protéger. Puis c'est normal, on passe tout par là. Mais encore là, ça nous aide zéro à atteindre notre objectif.
- Speaker #1
C'est encore un biais qui, le biais du statu quo, c'est probablement notre biais le plus, qui est le plus nuisible parce qu'il fait qu'on ne fait pas les choses qu'il faudrait qu'on fasse. On se convainc tout le temps qu'on est correct comme maintenant. Alors que quelque part, on le voudrait le résultat. on est insatisfait exactement c'est ça fait que tu sais quelque part tu te dis ben j'ai pas besoin de changer mais tu te réveilles la nuit en te disant qu'il faudrait que tu changes telle chose ou lundi matin ou lundi matin lundi matin ah là c'est assez je suis tanné je change pis là ça
- Speaker #0
va inclure une couple d'irritations parce qu'on se le cache pas changer c'est difficile au niveau c'est irritant c'est beaucoup de friction ouais c'est confrontant c'est confrontant mais ça se traverse on peut passer à travers. Première chose, on s'en rend compte. Tout va pas mal à l'extérieur puis tout n'est pas complètement parfait à l'intérieur. On met encore ça, les choses en perspective.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
C'est super intéressant. Encore une fois, Marc-André, je termine avec notre fameux conseil vintage. Je te dis une phrase, je veux une note de 1 à 10. 1 est acceptable.
- Speaker #1
Je t'en donne ça.
- Speaker #0
Let's go. C'est excellent. Il faut faire 10 000 pas par jour.
- Speaker #1
Je donne un bon 7. Oh.
- Speaker #0
c'est pas plus que ça.
- Speaker #1
C'est parce que c'est un bon chiffre. 10 000, c'est pas mauvais. Quelqu'un qui bouge 10 000 pas dans sa journée, il bouge quand même assez. On s'entend sur ce bout-là. Mais où j'aime pas, c'est que ça va amener certaines personnes à mettre la barre trop haut et d'autres à mettre la barre trop bas.
- Speaker #0
T'es pas assez dépersonnalisé.
- Speaker #1
T'es pas assez personnalisé, c'est ça. C'est un peu random. C'est un chiffre qui est apparu à un moment donné puis qu'on a juste accueilli dans nos conseils vintage. Puis tu sais, c'est pas mauvais à garder en tête. Mais pour quelqu'un, exemple, qui dans son quotidien va bouger, exemple quelqu'un en télétravail va peut-être marcher 2000 pas dans sa journée, bien s'il veut se prendre en main, entre guillemets, puis qu'il met tout de suite la barre à 10 000, Il va peut-être le faire un bout, mais à un moment donné, il va trouver ça difficile. Fait qu'il y a des paliers, tu sais, de 2000, tu peux passer à 2500, à 3000, à voir comment ça se place dans ta journée, cette activité-là supplémentaire, et finalement, augmenter au fil du temps jusqu'à quelque chose qui peut ressembler à 10 000, puis ça a bien du bon sens.
- Speaker #0
Fait que l'idée, c'est pas, c'est encore là, de pas faire tout ou rien. C'est pas, soit je fais 10 000 pas, soit je bouge pas du tout.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Parce que quand tu marches... 2000 en général parce que tu as un travail sédentaire et que tu n'es pas habitué, puis que tu te mets la barre à 10 000, il y a des fortes chances que tu abandonnes parce que tu n'as pas appris à le placer dans ta journée. Puis là, si tu te dis, si je n'arrive pas à faire 10 000, tu ne t'es aussi bien pas forcé plus.
- Speaker #1
Bien, c'est ça. C'est ça. À ce moment-là, tu te tires dans le pied parce que tu as...
- Speaker #0
C'est ça, laisser ça en danger.
- Speaker #1
C'est ça, exactement. Et tu as les autres aussi. C'est que des fois, tu as quelqu'un qui va arriver qui va te dire, « Ah ben moi, j'ai pas besoin de bouger plus, je fais déjà mon 10 000 pas. » Faut que tu te demandes, est-ce que tu veux obtenir un résultat XYZ ? La personne va te dire, ben oui, bon ben ! probablement qu'à 10 000, à ce moment-là, il faudrait que tu augmentes un peu. Par là, ça ne veut pas dire qu'il faut tout le temps, à l'infini, monter notre niveau d'activité. Je pense que la plupart des gens, autour de 12 000, entre 12 et 15, la plupart des gens sont actifs, comme on est supposé d'être. Mais, si tu es à 10 000, et que tu te convaincs que tu n'as pas besoin d'en faire plus parce que tu as atteint ton 10 000 et que c'est ça que tu as toujours entendu, ça t'empêche de progresser. parce que augmenter ton niveau d'activité, veux, veux pas, mets-le du bord que tu veux, ça augmente ta dépense calorique. Si tu veux, justement, perdre du poids, si tu veux améliorer ta forme physique, c'est bien correct de pousser ça à 11 000, à 12 000,
- Speaker #0
à 13 000. Parce qu'il faut dire que le corps s'habitue. Si tu perds pas de poids, mais que tu marches ton 10 000 pas, c'est parce que le corps s'est habitué à utiliser cette énergie-là par rapport à ce que tu fais. Faut augmenter, faut pousser un peu, un petit peu stimuler. l'utilisation des calories. D'un côté, il ne faut pas mettre ça à 10 000 trop vite parce qu'on ne veut pas se décourager. D'un autre côté, il ne faut pas se complaire dans le 10 000 si on veut un objectif de perte de poids. C'est un bon conseil parce que bouger à tous les jours, c'est excellent, mais il faut encore là. Est-ce que 10 000 pas convient à tous ? Non. C'est peut-être moins, c'est peut-être plus, c'est peut-être un objectif, mais encore là, dépendamment de la situation. C'est pour ça que c'est juste 7.
- Speaker #1
Oui, mais tu sais, j'étais sévère. Peut-être que 8 aurait été plus... 7,5. 7,5. On aime ça. On aime 7,5.
- Speaker #0
Excellent, Marc-André. Un gros merci. Je te laisse aller au reste de ta journée, le prochain épisode. On va jaser du fameux lentement, mais sûrement. Le fameux, c'est correct, j'y vais à mon rythme.
- Speaker #1
Ah, OK. C'est intéressant,
- Speaker #0
ça. Je te laisse là-dessus. Je te dis un gros merci, Marc-André, et à très bientôt.
- Speaker #1
Merci à toi. Bye-bye.