- Bertrand
Bonjour à tous, bienvenue sur les podcasts Jingoo. Notre volonté, donner la parole aux photographes de métier qui ont réussi à bien en vivre. Que l'on soit un photographe chevronné ou arrivant dans la profession, même si vous en savez déjà beaucoup, cela peut vous inspirer. Photographe, c'est un métier. Ils vont vous dire comment ils l'appréhendent, les clés de leur réussite. Bonne écoute et à bientôt sur Jingoo.
- Gilles
Bonjour mes amis photographes, c'est moi c'est Gilles votre ami photographe et aujourdh'ui je vous emmène à la rencontre de Jean-Benoît Roubinet dit JB, photographe installé dans l'Hérault et nous ne sommes pas n'importe où, nous sommes dans un endroit incroyable, je crois qu'il s'appelle les Vignerons de Cessenon, je me trompe pas ? De Cessenon. De Cessenon. Bref, on est dans un endroit juste incroyable et on est très bien reçu. Jean-Benoît vient de la communication et du graphisme. Il va nous raconter comment il s'est retrouvé un jour à faire des photos dans un domaine viticole et comment cette expérience a été le premier déclic qui l'a conduit vers la photographie. Et depuis, il photographie des mariages, des portraits, des reportages, des éleveurs, des entreprises, du sport. Et bien sûr, il pratique aussi l'art délicat et la photographie scolaire. On va parler aussi de son regard de photographe, de ce qu'il appelle photographier vrai, mais surtout de son passage d'opérateur à photographe indépendant et de la manière dont il a organisé et construit son activité. Parce que devenir photographe professionnel, ne l'oublions jamais, c'est non seulement vouloir vivre de sa passion, mais aussi et surtout, c'est apprendre à monter et à faire vivre son entreprise. Et puis, parce qu'il n'y a pas que la photographie dans la vie, On va aussi essayer de découvrir qui est Jean-Benoît JB, derrière l'appareil photo. JB, bonjour, bienvenue dans ce podcast. Et tout de suite, première question, comment vas-tu ?
- Jean-Benoît
Bonjour, ça va très bien, Très honoré de vous recevoir tous les deux.
- Gilles
L'honneur est réciproque et partagé. Alors, j'ai lu sur ton site, je conseille à tous nos amis photographes d'aller le voir parce qu'il y a une photo notamment qui m'a beaucoup marqué, que j'ai trouvé très drôle, très sympa qui vend bien les choses, c'est ce fameux couple dans cette voiture, mariés, et en fait, tu as fait la mise au point sur la foule et non pas sur le couple. Et j'ai trouvé ça vachement rigolo comme idée. C'est-à-dire qu'on le devine le couple, mais on devine aussi toute l'affection qui entoure ce couple. Voilà, donc je dis, il faut aller sur le site de Jib. Tu peux nous donner l'adresse de ton site ?
- Jean-Benoît
Alors, l'adresse de mon site, c'est www.roubinet.com.
- Gilles
D'accord, voilà, facile.
- Jean-Benoît
Il n'y a pas grand-chose, mais ça donne une bonne idée de ce que je fais.
- Gilles
J'ai lu sur ton site que le graphiste photographe de ton agence est un jour tombé malade. Et que ton patron t'a envoyé faire des photos dans un domaine viticole. Et c'est là que tu as eu le déclic. Alors tu vas nous raconter cette journée, qu'est-ce qui s'est passé pour que tu te dises ça y est, je veux faire de la photo.
- Jean-Benoît
Alors, je ne me suis pas dit tout de suite, ça y est, je veux faire de la photo. En fait, j'étais dans une agence de com' où on était, donc moi j'étais graphiste, il y avait un photographe et graphiste. Le patron était archi d'intérieur et on avait un mec aussi à la signalétique qui faisait les panneaux. Et un jour, donc, le photographe graphiste... est malade comme tu l'as si bien dit. Et puis le patron me dit, bah écoute, il faut aller faire des photos dans un domaine dans le Minervois et tu prends l'appareil photo, tu te démerdes, tu ramènes des images. Et je lui dis, bah écoute, j'ai jamais fait de photos de ma vie, comment on fait ? Il me dit, tu prends le Canon, c'était un D60 à l'époque, vieux truc. Il me dit, tu mets le carré vert, tu y vas en automatique, tu ramènes des images, il faut qu'on ait des images pour le client. J'y suis allé, la boule au ventre, je suis revenu, la boule au ventre. J'ai sorti les images, tout le monde les a trouvées super, et je me suis dit, c'est intéressant, et ça m'a beaucoup plu de faire ça. Le déclic est là.
- Gilles
L'autre question qui va venir assez naturellement, c'est à partir de quand on se dit, non, ce n'est plus une compétence de graphiste maintenant que je vais développer, c'est la photo.
- Jean-Benoît
Alors en fait, à partir de ce moment-là, j'ai vu que j'étais capable d'exprimer des choses au travers de l'appareil photo.
- Gilles
Oui, excuse-moi, je t'interromps, mais quand tu ramènes ces fameuses images avec le petit carré vert, quelle est la première réaction de ton patron quand il voit les photos justement, puisque c'est la première fois ?
- Jean-Benoît
En fait, il voit tout de suite que j'ai compris ce qu'il voulait que je ramène. Donc, je trouve ça hyper intéressant parce que du coup, c'est comme un boulanger, si son client lui dit je veux du pain cuit et qu'on lui sort du pain cuit, il est content. Là, c'est pareil. Je lui ai ramené ce qu'il voulait, j'ai compris ce qu'il voulait, je suis allé à l'essence du truc qui se passait dans ce domaine-là.
- Gilles
Et donc du coup, la photographie est devenue un métier à partir de quand ?
- Jean-Benoît
Et alors du coup, à cette époque-là, j'étais toujours le graphiste de la boîte et on achetait des images sur les banques d'images aussi, pour créer des affiches, tout ça. Et moi je me suis dit, mais c'est quand même dommage, on a l'appareil qui est dans l'agence, on pourrait faire des affiches avec nos images et j'ai un peu commencé à m'intéresser la photo de manière plus approfondie, comme ça. Ou après, je crée même des objets avec mes mains pour les prendre en photo pour sortir les affiches.
- Gilles
Oui, tu as une approche très créatrice. Et la technique, tu l'as apprise sur place, tu as suivi des cours ?
- Jean-Benoît
Alors j'ai appris la technique plutôt sur les forums photos à l'époque. Oui, qui étaient des espaces vraiment d'échanges incroyables, où tu postais une photo, tu te faisais démonter. Et j'ai appris comme ça, en fait. Et j'ai aussi appris, alors ça va paraître très curieux, mais grâce à la notice de mon premier canon.
- Gilles
Mais je te crois parce qu'ils ont des notices de 200 pages. C'est ça,
- Jean-Benoît
C'est ça. Il y a un exercice à faire sur la profondeur de champ avec un échiquier. Et je ne sais pas, il doit y avoir la tour et la dame. Tu joues avec la profondeur de champ. Et j'ai compris la profondeur de champ avec la notice. Voilà, ce n'est pas plus compliqué que ça.
- Gilles
Alors aujourd'hui, tu photographies des mariages, des familles, des éleveurs, des entreprises, du sport, du scolaire. Mais qu'est-ce que tu retrouves toujours dans ta façon de photographier ? Je veux dire... C'est des domaines totalement différents et quand tu les photographies, qu'est-ce que tu veux mettre en avant qui est assez commun dans ton regard ?
- Jean-Benoît
Déjà, ce qui est commun toujours dans tous les sujets que je photographie, c'est la relation que je peux établir avec tous ces gens-là. Quand j'arrive à un endroit pour photographier des inconnus, par exemple, il y a toujours un temps d'échange qui est assez long, dans la discussion, on se fait des blagues, j'essaie de comprendre comment ils sont. Ça, c'est vraiment le fil rouge qui me permet d'avoir les émotions les plus naturelles possibles au moment de la prise de vues.
- Gilles
Tu crées un lien de confiance ? Complètement. Que ce soit un vigneron, un marié, une mariée ?
- Jean-Benoît
Complètement.
- Gilles
D'accord.
- Jean-Benoît
Il n'y a pas l'émotion naturelle si je n'ai pas créé ce lien avant.
- Gilles
Ok. Et d'ailleurs, sur ton site, dans ton « À propos » , tu parles de photographier vrai. Donc, quand tu photographies un mariage, un berger ou une classe d'enfants, comment on photographie vrai dans ces trois domaines qui sont totalement différents ?
- Jean-Benoît
Alors. En fait, le temps d'échange qu'on a me permet, moi, de comprendre quelles sont leurs vraies expressions, déjà. Et ça, c'est encore plus criant en scolaire, où tu as 40 secondes pour avoir le vrai portrait et le vrai sourire d'un gamin. Et ça, je le retranscris dans tout. Les mariés, quand je discute avec eux, je vois quelles sont leurs vraies expressions. Donc, au moment du shooting, je comprends tout de suite s'ils vont ressembler sur la photo à ce qu'ils sont ou s'ils ne vont pas ressembler à ce qu'ils sont, tout simplement.
- Gilles
Ça t'aide même à deviner les futures émotions ? complètement et alors je vais un petit peu insister malgré ces univers très différents comment tu arrives à trouver la même chose dans chaque image justement en anticipant les émotions tu les emmènes là où tu veux aller ?
- Jean-Benoît
Ouais je penses que c'est ça, je les emmène où je veux aller, je les écoute beaucoup en fait je les écoute, ça va être très bizarre ce que je dis mais je les écoute par les yeux je les observe énormément et par exemple si je fais poser si on prend l'exemple de la photo de Laura, la bergère La photo qui a circulé partout, je la fais poser, mais je sais très bien que la photo va arriver soit avant, soit après. Elle n'arrivera pas pendant la pose, parce qu'à cette époque-là, elle n'est pas à l'aise avec l'objectif, parce qu'elle me l'a dit, vu qu'on a échangé avant. Je sais l'expression que je vais arriver à trouver, je ne sais pas à quel moment, mais je sais que je vais l'avoir. Mais sûrement pas quand je vais la faire poser.
- Gilles
Ce que tu es en train de dire, c'est « je vais te prendre en photo » . Tu t'en fous de la photo en elle-même, ça va être juste avant ou juste après le déclenchement par exemple, tu fais une deuxième photo dans la foulée, tu dis c'est fini mais tu en fais quand même.
- Jean-Benoît
C'est complètement ça, en fait presque pour moi la pose c'est un support pour mettre en avant cette activité.
- Gilles
C'est une base en fait, tu construis comme ça, oui je te suis et si je te suis tout le monde te suit. Ok voilà c'est comme ça. Donc JB avant de faire tes propres écoles, tu as été opérateur pour un autre photographe et qu'est-ce que cette période t'a appris ? que tu n'aurais pas pu apprendre tout seul.
- Jean-Benoît
Waouh ! Alors là, j'ai été opérateur, mais c'est vraiment spécifique au milieu du scolaire. En fait, ils m'ont absolument tout appris dans la photo scolaire. Comment arriver dans une école et comment se présenter à une directrice d'école. Pour moi, une directrice d'école, c'est la même que quand j'étais petit. Elle m'intimide. Donc, ils m'ont appris ça. Ils m'ont appris à appréhender une classe. Ils m'ont appris à construire un setup de photos scolaires qui n'a rien à voir avec tout ce que je fais le reste du temps parce que je suis sur le terrain et que mon projecteur principal c'est le soleil. Ils m'ont appris à gérer du stress, à gérer du temps. Je ne gère pas mon temps, ou très peu, je passe beaucoup de temps avec tous mes clients. En photos scolaires, tu dois gérer ton temps, donc ils m'ont appris ça. Ils m'ont appris à gérer mon stress, ils m'ont tout appris. Je pense que c'est une étape indispensable pour qui veut faire du scolaire.
- Gilles
Alors justement, on parle de scolaire et la photographie scolaire, tu l'as regardée comment à l'époque ? Tu avais envie d'en faire ton activité ou tu étais en découverte ? T'as vu cette liaison ? Elle est extraordinaire.
- Jean-Benoît
Cette liaison est absolument géniale. Il faut que je réponde de manière très sincère et très vraie ?
- Gilles
Oui, très sincère. C'est un peu le but. Maintenant, si tu veux nous mentir, vas-y, t'es chez toi.
- Jean-Benoît
Alors, avec mes mots que j'ai réellement prononcés, pour moi, la photographie scolaire... C'était pour les photographes ratés, voilà. Donc j'avais ce couple d'amis qui eux faisaient de la photo scolaire depuis des années et des années. Et on s'est rencontrés sur une formation, sur du flash tout ça. Et ils me disent, toi t'es chouette, tu devrais faire de la photo scolaire, viens avec nous. Et pendant 3, 4 ou 5 ans je leur disais, mais jamais de la vie, tu m'as regardé, je ferais pas de photo scolaire. Et puis un jour, une année, ils me relancent. Ils voulaient vraiment que je participe à leurs projets. Moi, c'était peut-être aussi une année où j'avais peut-être besoin de travailler un peu plus. Je dis « ouais, allez, on y va, je fais une saison avec vous » . Je m'engage avec eux sur une saison. J'atterris dans un collège à Agde. Je rentre chez moi le soir, je dis à Sophie, ma compagne, « écoute, je me suis engagé avec eux, je vais faire la saison, mais après c'est terminé » . Et ça fait dix ans que c'est terminé. C'est ça.
- Gilles
Tant mieux ! Alors je tiens à dire aux gens qui entendent du bruit autour de nous, on est dans les hangars des vignerons et donc il y a des gens quand même qui travaillent. Donc si vous entendez des bruits bizarres, des couinements, ce n'est pas une salle de torture. Alors JB, tu étais déjà sur une vingtaine d'établissements et qu'est-ce que ça représentait concrètement pour toi à ce moment-là ?
- Jean-Benoît
Quand j'étais opérateur tu veux dire ?
- Gilles
Opérateur mais tu faisais déjà des établissements scolaires quand t'étais opérateur ?
- Jean-Benoît
J'étais opérateur, je travaillais... que pour les deux amis qui faisaient ça. D'accord. Je n'étais pas du tout seul.
- Gilles
Voilà, c'est le but. Qu'est-ce que ça pouvait représenter alors ? Quand tu dis à Sophie, bon, je le fais une année, mais après, je te promets, c'est fini.
- Jean-Benoît
Après, c'est terminé. Et en fait, il y a eu cette première expérience de ce premier collège qui m'a un peu calmé tout de suite. Je suis quelqu'un qui a toujours essayé de trouver ce qui était bien dans toute chose. Par exemple, j'ai fait des boulots, j'ai emballé des cartes postales, c'était vraiment pourri. Mais je m'éclatais parce qu'on faisait des statues avec les cartons. J'ai toujours trouvé des trucs pour me passionner. Donc je me suis dit, dans cette saison, il faut que je trouve ce qui va me passionner. Et ce qui m'a passionné, c'est les gens en fait. Tout de suite, j'ai accroché, je me suis dit, ouais, voilà, va chercher les vraies expressions des gamins, trouve ton compte là-dedans.
- Gilles
On va parler un tout petit peu de technique. Comment tu stockes tes photos ? Comment tu archives tes photos ? Tu travailles avec un logiciel comme Lightroom ou Capture One. Tu as un NAS, des disques durs externes ?
- Jean-Benoît
Je bosse avec Lightroom, Photoshop, de manière très classique. Et après, au niveau du stockage, je stocke sur disques durs externes et sur du serveur en ligne.
- Gilles
Un serveur en ligne, genre Backblaze, quelque chose comme ça ? C'est ça, exactement. Oui, c'est une très bonne... Il y a un abonnement, il y a un abonnement à 10 balles par mois, je crois, et les disques durs externes qui sont sur ta machine, il les prend.
- Jean-Benoît
Ça ne coûte pas grand-chose, mais ça marche très bien.
- Gilles
Donc Lightroom, Photoshop c'est du grand classique les disques durs externes on part toujours du principe qu'il peut y avoir le feu à la maison parce que c'est arrivé à un grand photographe Philippe Plisson il a tout perdu dans un incendie et il a bien regretté il n'y avait pas trop de solutions de sauvegarde externe à l'époque
- Jean-Benoît
Et puis en plus d'un point de vue économique je trouve que le teraoctet coûte bien moins cher en ligne que sur des disques durs externes
- Gilles
Oui, c'est un point de vue. Alors là, on pourrait faire un débat là-dessus. C'est un bon complément. Parce que chaque photographe a sa technique de stockage et d'archivage. Alors, on va parler maintenant du passage à ton compte. Le photographe avec lequel tu travailles vend son activité et il te propose, je crois, de récupérer ses écoles. Qu'est-ce que tu en dis à ce moment-là ? Raconte-nous.
- Jean-Benoît
Alors, le véritable moment où je me mets à mon compte, c'est en 2012. Là, je ne fais pas encore de scolaire à ce moment-là. La petite agence de com' dans laquelle je travaille, plie boutique. Je suis licencié économique. Et puis je pousse la porte du chômage, je ressors et je dis c'est bon, c'est maintenant que je me mets à mon compte. Donc le fait de me mettre à mon compte, ça s'est fait de manière très rapide, très brutale et en même temps très simple, parce que c'était aussi le début de la micro, l'auto-entrepreneur, tout ça. Donc c'était très facile de se créer son activité.
- Gilles
Ok, donc le... le passage, ce grand pas dont je parle, le fait que c'est un petit pas, tu t'es dit, allez, banco.
- Jean-Benoît
Ça a été un grand pas, parce que forcément, beaucoup d'incertitudes, mais c'était plutôt évident, en fait. C'était une évidence que je me mette à travailler tout seul.
- Gilles
C'est justement la liaison que je voulais faire, parce que ça aussi, pour nous, c'est important, les photographes, c'est être celui qui fait des photos et être celui qui porte toute l'activité du photographe. Je vous dis, il y a des bruits bizarres, tout va bien. Il y a quelqu'un qui travaille à côté de nous. Alors, justement, la question, moi, je trouve assez importante pour tous les photographes qui nous écoutent. entre être celui qui fait les photos et celui qui porte toute l'activité derrière, qu'est-ce qui a le plus changé pour toi ? D'accord, tu fais des photos, mais tu montes une petite boîte quand même. C'est des démarches, c'est de la rigueur, c'est de la gestion. Là, on n'est plus tellement dans l'artistique, on est beaucoup dans la gestion.
- Jean-Benoît
Alors, on n'est plus du tout dans l'artistique. Au début, j'ai essayé de rester dans l'artistique, mais tu te rends vite compte qu'une photo, tu ne la vends pas comme tu vends un croissant. C'est un peu plus compliqué que ça. Je me suis vite rendu compte des difficultés auxquelles j'allais être confronté et il a fallu très très vite trouver des branches un peu plus pérennes et des marchés qui reviennent chaque année en fait dans mon activité pour consolider tout ça.
- Gilles
Donc c'est vraiment un boulot de relance, de téléphone, de suivi de clientèle en fait, de gestion de clientèle ?
- Jean-Benoît
De suivi de clientèle et de, je pense surtout, en tout cas dans mon cas, d'entretien de réseau. Alors je ne parle pas de Facebook. Je parle de gens qui sont autour de moi, de vrais réseaux, tout mon passif de graphiste dans cette petite boîte m'a permis de rencontrer beaucoup de monde.
- Gilles
Toute ton expérience, ton passif, c'est négatif.
- Jean-Benoît
Merci. Toute mon expérience donc m'a permis de rencontrer beaucoup de monde. J'ai eu une expérience de graphiste qui s'est aussi très bien passée parce que je faisais des choses un peu originales. Et tout ce réseau-là, je l'ai un petit peu traîné dans mon sillage aussi. J'ai démarré avec un réseau, ce qui est peut-être aussi plus simple.
- Gilles
Qu'est-ce que les gens disent dans ces cas-là ? Alors, tu veux aller voir, tu dis, voilà, j'étais graphiste, je me lance dans la photo. Quelle a été la réaction des gens, tes clients ? Alors, Sophie, on en parle après, mais...
- Jean-Benoît
Ça a été très simple, en fait. Pour eux aussi, c'était une évidence. Voilà, tout simplement. Donc, après, il m'arrivait encore de faire quelques petits bouts de graphistes pour des clients que j'ai depuis plus de 20 ans. Mais, ouais, je les entraîne avec moi, sans problème. Maintenant, j'interviens avec eux pour créer leurs images qu'on va fournir à leur agence de com ou à leur graphiste. Et je n'interviens plus comme le graphiste à la base.
- Gilles
Alors justement, aujourd'hui avec tes années d'expérience, qu'est-ce que tu conseillerais à un photographe qui débute dans le scolaire justement ou autre ? Est-ce qu'il faut d'abord passer par cette phase d'être un opérateur, de travailler pour quelqu'un d'autre ou il faut se lancer directement ? Qu'est-ce que tu conseillerais à ce photographe débutant ?
- Jean-Benoît
Alors je lui conseillerais direct de se lancer, mais... Je l'obligerai, moi, complètement, à devenir opérateur, en tout cas dans le milieu du scolaire. Clairement. Parce que c'est un milieu cadré dans lequel on a des règles à respecter, où il faut quand même être un petit peu éduqué avant de se lancer là-dedans, pour ne pas faire n'importe quoi.
- Gilles
Ouais, ouais, ouais.
- Jean-Benoît
Voilà. Et puis, d'un point de vue plus général, je lui conseillerais surtout d'être à l'écoute, d'être très curieux et de jamais oublier que t'es... pas à l'abri de faire une belle rencontre.
- Gilles
Belle rencontre. Alors justement, aujourd'hui avec une vingtaine d'écoles, je crois à ton actif ?
- Jean-Benoît
25, je crois, cette année, la saison qui arrive.
- Gilles
Qu'est-ce que ça a changé dans ta façon de travailler cette activité scolaire ?
- Jean-Benoît
Alors, ça a tout changé. On va parler d'abord d'un point de vue économique. Tu fais une saison scolaire, ça te permet d'avoir des bases solides. Après, pour prendre plus de temps, pour faire autre chose le reste de l'année, pour développer des projets persos. Il y a plein de trucs en tête que je veux vraiment faire aboutir. Puis bon, tu as une compagne, tu as des enfants, ça permet quand même une certaine stabilité concrète.
- Gilles
Justement, quand en 2025, tu as réalisé, alors je le dis pour mes amis photographes, mais c'est du travail, ne l'oublions jamais, tu as réalisé 54 600 euros de chiffre d'affaires. On va y revenir tout à l'heure avec quelqu'un d'autre, mais avec maclasse.photo. Et quand tu regardes ce chiffre aujourd'hui, qu'est-ce que tu te dis ? Waouh, j'ai fait 54 000 balles.
- Jean-Benoît
Je me dis waouh, exactement. Non, je me dis JB, tu as ta place.
- Gilles
Ah, j'adore ça. Tu as trouvé ta place, tu as ta place.
- Jean-Benoît
J'ai ma place. On parle du scolaire et tout ce cadre, parce que c'est très cadré. Mais en fait, je pense sincèrement que dans ma vie de photographe, même plus artistique, même si ce n'est pas le mot que je préfère, il y a eu un avant et un après photo scolaire. J'ai l'impression d'avoir... pu dire au monde, je suis photographe à partir du moment où j'ai fait du scolaire.
- Gilles
Justement JB, grâce au scolaire, et ça c'est une question que j'ai très envie de te poser, est-ce que tu as pu dire non, refuser un travail ou ne plus travailler avec un client un peu pénible ? Je ne te cache pas, je l'avoue à mes amis photographes, quand je suis rentré prof chez Apple, j'ai téléphoné à un client que je ne citerai pas, mais je lui ai dit, j'ai une très bonne nouvelle, nous n'allons plus travailler ensemble. Il m'a dit, mais ce n'est pas une bonne nouvelle. J'ai dit, pour toi non, mais pour moi. Oui. Grâce au scolaire, est-ce que tu as pu dire non ou refuser un travail ou un client parce que tu ne le sentais pas ?
- Jean-Benoît
Bien sûr, c'est fondamental. Grâce au scolaire, parce que ce que je disais tout à l'heure, il t'apporte cette stabilité qui te... qui te donne un petit peu plus de liberté, et notamment la liberté de dire non. Par exemple, si je reçois un mail qu'on me demande un devis pour un mariage, je trouve que dans un mail, dans une phrase, tu comprends tout de suite si tu as envie de le faire ou pas. Donc si je réponds, ben non, je suis vraiment bouqué, la date n'est pas dispo, c'est que tu as été mal poli.
- Gilles
D'accord, c'est bon à savoir. Je ne t'écrirai pas de mail tout de suite, fais gaffe. Ok, ça c'est bon à savoir. Alors là, je vais faire une petite annonce JB très particulière, pendant que certains travaillent comme... Voilà, monsieur, vous êtes très musclé. Voilà. Donc je rappelle qu'on est toujours... Alors là, on est dans les hangars des vignerons de Cesseron, je l'ai bien dit ?
- Jean-Benoît
De Cessenon.
- Gilles
De Cessenon. Tu vas y arriver. Ouais, ouais. C'est vrai. Cessenon, Cessenon, cesse de dire ce nom. Voilà. Et là, on va parler avec quelqu'un qui nous a fait la belle surprise de venir nous retrouver. C'est Bertrand, le... boss de Jingoo et lui, il a des questions beaucoup plus concrètes que les miennes à te poser, justement sur ce fameux 54 600 euros de chiffre d'affaires. Bertrand, c'est à toi.
- Bertrand
Jean-Benoît, pourquoi tu as choisi maclasse.photo pour faire de la photo scolaire ?
- Jean-Benoît
Alors, c'était assez évident. Premièrement, j'étais déjà sur Jingoo pour les galeries et moi, quand je suis sur un truc qui marche bien, j'aime pas trop changer. Et puis, vraiment l'aspect qui a été déterminant, c'est le côté rassurant de la plateforme. Parce que c'est une mine d'infos, tu sens que les mecs derrière, ils sont au top sur la réglementation. Et quand tu te lances là-dedans, que tu ne connais pas trop, c'est quand même bien de savoir que tu es dans une structure rassurante, qui sait de quoi elle parle.
- Bertrand
Ok. Comment les établissements scolaires... Comment ils percevaient le fait que tu dises je vais vous mettre les photos scolaires sur une plateforme ? Avant tu travaillais à l'ancienne en modèle papier, le bon de commande ou tu avais déjà bossé sur d'autres plateformes ?
- Jean-Benoît
Alors non, moi j'ai très peu travaillé en bon de commande en fait.
- Bertrand
D'accord.
- Jean-Benoît
Parce que quand j'étais opérateur avec Sophie et Olivier, eux déjà étaient dans une démarche de passer leurs écoles sur le net. Donc ils n'étaient pas avec Jingoo, ils étaient sur un concurrent. Moi quand je suis arrivé dans le scolaire seul, C'était déjà un petit peu ancré dans les écoles, ce passage sur les plateformes. J'ai fait deux petites écoles dans Béziers pendant deux ans, avec des bons. Et la troisième année, j'ai juste expliqué qu'on passait sur Internet, sinon je ne travaillais plus avec eux. Ça a été difficile de les convaincre, mais en fait, ils comprennent. S'ils sont contents de ton boulot, ils te font confiance, ils te suivent.
- Bertrand
Et une fois qu'ils ont goûté l'expérience... Il n'y a pas de retour en arrière possible. C'est plus possible.
- Jean-Benoît
Non.
- Bertrand
Il y a une facilité de gestion pour eux. Pour le photographe aussi.
- Jean-Benoît
C'est une facilité de gestion pour tout le monde, un cadre très rassurant pour tout le monde. C'est facile pour les parents, c'est facile pour les enseignants, c'est facile pour le photographe. Il n'y a personne qui veut faire machine arrière, clairement.
- Bertrand
On va reparler un petit peu de la réglementation qui encadre la photographie scolaire, parce qu'il n'y a pas une réglementation. Il y a une circulaire réglementaire, ça c'est le côté scolaire-scolaire, ministère d'éducation nationale et RGPD. Il y a le DSP2 pour l'encaissement des fonds pour compte de tiers. En fait, c'est bien une petite farandole de réglementation qu'il faut suivre. Et de but en blanc, quand on arrive là-dedans, ça ne doit pas être simple de dire est-ce que je vais vraiment faire les choses comme il faut ?
- Jean-Benoît
Alors déjà, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, le fait d'avoir été opérateur avant, j'étais déjà, ne serait-ce qu'au fait de l'existence de la charte scolaire et des informations qui en découlent. Et vraiment, ce que je trouve navrant, c'est de voir tous ces photographes qui se lancent dans le scolaire sans connaître l'existence, ne serait-ce que de cette charte, qui est pour moi la base des règles à respecter dans une école.
- Bertrand
Et surtout, c'est que si on ne la respecte pas, ce qui pourrait arriver, et on ne le souhaite pas, c'est pour ça que nous, côté plateforme, on essaie d'être bétonnés là-dessus, c'est que c'est un des rares marchés réservés aux photographes professionnels, avec la photo d'identité, et la photo d'identité, on ne peut pas dire qu'elle est réservée qu'aux photographes professionnels. Parce qu'il y a les cabines, photomaton, etc. Donc c'est partagé avec les mairies et les cabines. Mais la photographie scolaire, c'est obligatoirement un photographe professionnel qui doit intervenir dans l'établissement. Et si on ne fait pas attention, il y aura des dérives. Et là, j'arrive sur un sujet qui est vraiment là pour le moment, qui défrait la chronique. Il y a beaucoup de fuites de données, le site d'éducation nationale a été piraté, l'ANTS, les impôts, tout le monde... On comprend bien comment on se fait perforer de toutes parts. Et l'IA arrive. Qu'est-ce que tu penses de cette démarche ? Est-ce que tu penses que c'est réglementaire ?
- Jean-Benoît
Alors, moi, je pense que ce n'est pas réglementaire déjà, parce que je ne vois pas... Qu'est-ce qu'on fait de toutes ces photos qu'on balance dans l'IA ? Qu'est-ce qu'on fait de tous les visages de ces enfants qu'on balance à l'IA ? Où est-ce qu'ils vont ? Qui va les exploiter ? Le RGPD, il est où dans cette histoire-là ?
- Bertrand
Tu as raison, parce que le RGPD, il dit une chose très simple par rapport aux utilisateurs. Quand on dit utilisateur, dans la photo, c'est j'ai été pris en photo, mon enfant a été pris en photo. Est-ce que j'ai dit oui pour qu'il passe à la moulinette de l'IA ? Et quand ça passe sur la moulinette de l'IA, ça sort des serveurs de la plateforme ?
- Jean-Benoît
Complètement.
- Bertrand
Ça sort, donc on ne peut pas garantir... la non-fuite de données, et ça revient. Le RGPD dit qu'il faut qu'en amont, les gens soient informés du traitement de l'IA, mais ce n'est pas une case à cocher, c'est informer de la dangerosité, de la volatilité des données dans ces cas-là. Ce n'est pas juste une case. Pour toi, le fait que nous, on n'ait pas du tout pris ce biais, et on ne veut pas rentrer là-dedans parce qu'il n'y a pas de discours, c'est le parent d'élève qui doit choisir, c'est pas le photographe ça toi comment est-ce que tu t'es dit la plateforme maclasse fait pas d'IA donc ça m'embête, ça m'arrange ?
- Jean-Benoît
La plateforme maclasse fait pas d'IA donc encore une fois je suis à ma place parce que je voudrais faire une image mais je la trouve pas mais déjà ça me pose ce souci là de qu'est-ce qu'on fait de tous ces visages qui partent dans la nature et aussi ça me pose un souci tout bête sur mon boulot, moi je choisis mon fond Je choisis mes couleurs, je ne veux pas que ce soit les parents qui choisissent pour moi. Et puis la photo scolaire, c'est le souvenir de la scolarité de l'enfant. L'enfant, c'était un élève dans une école, ce n'était pas Superman dans les buildings. Donc pour moi, ça me pose un vrai problème et d'éthique et de réglementation. Donc je suis très content d'être sur une plateforme qui est alignée à ça.
- Bertrand
Oui, parce que la photographie scolaire, c'est... C'est le patrimoine familial en fait dans les familles. Complètement. Il faut quand même remettre... Complètement, il faut reposer les choses. Je défends n'importe quelle personne d'aller récupérer les photos scolaires d'une maman qui a tout mis dans un tiroir, mais là, ça ne va pas bien se passer. Donc c'est le patrimoine familial et par exemple, c'est le cadre scolaire. Je veux voir mon enfant dans l'école.
- Jean-Benoît
Exactement. Enfin voilà, l'enfant, le gamin quand il aura 40 ans, qui va regarder ses photos de classe... Il va se voir en Spiderman, il va dire mais c'était dans quelle école, c'était en quelle année, c'était où, c'était quoi, ça n'a pas de sens. On dérive de l'essence même de la photo scolaire pour moi.
- Bertrand
Puis ouais, je rajoute un petit côté quand même, c'est qu'on fait des photos de visage dans la photo scolaire. Donc les données, ce sont des données biométriques là.
- Jean-Benoît
Complètement.
- Bertrand
On n'est pas sur une adresse mail ou un numéro de quelque chose, c'est des données biométriques. Bon, donc nous... Un, parce qu'on suit les réglementations, et même s'il n'y a pas de réglementations, je pense qu'en termes d'éthique, doublement...
- Jean-Benoît
Merci.
- Bertrand
Voilà. Jean-Benoît, étant donné que tu es à la commission scolaire de la FFPMI, comment cette commission va faire en sorte de donner vraiment des clés aux photographes scolaires sur l'IA, RGPD, toutes cette réglementations, mais j'insiste sur l'IA parce que c'est vraiment pour moi le cœur du truc aujourd'hui.
- Jean-Benoît
En fait, à la FFPMI... Le principal levier, c'est d'éduquer les photographes. Et donc là, avec la nouvelle commission qui s'est mise en place il y a à peu près une semaine, on a décidé de développer un site internet au sein de la FFPMI dédié exclusivement à tous les sujets de la photo scolaire, donc tout ce qui touche à l'IA principalement et aux réglementations. Et ça, j'ai vraiment à cœur de m'en occuper.
- Bertrand
On voit beaucoup de dérapages. Nous, on a fait un sondage en interne. C'est juste pour vous donner une petite idée. On a cinq développeurs. Donc, il y a trois filles, des développeuses. Et je lui ai dit, l'IA et tout. Alors, bien sûr, quand tu poses la question des développeurs, l'IA, c'est génial. Donc, on pose la question à cette personne, l'IA, qu'est-ce que tu en penses de détourer les enfants, mettre des fonds, etc. C'est génial. C'est génial. OK, d'accord. Mais une d'elles est maman. Et maintenant, si je te pose la question en tant que maman, est-ce que ta fille, qui a été prise en photo à l'école, est-ce que tu autorises que l'IA fasse ça ? Non pas du tout. La réponse, c'est pas du tout. Donc, en fait, suivant comment on se positionne, je suis parent d'élève, parce que j'ai des enfants, je suis un parent d'élève, est-ce que je veux que mon enfant passe à la moulinette de l'IA ? La réponse, c'est 9 fois sur 10, c'est non.
- Jean-Benoît
Bien sûr.
- Bertrand
Par contre, si on pose la question à une développeuse informatique, etc. qui est maman, mais là qui l'oublie sur le coup, elle est dans son métier, c'est génial.
- Jean-Benoît
Et puis, moi je voudrais rajouter un truc, on parle beaucoup d'IA, on parle beaucoup de tout ça, des parents qui veulent changer le fond, on veut faire évoluer les photos, on veut faire des trucs super chouettes. Mais je pense que nous, en tant que photographe scolaire, il faut qu'on montre à la terre entière, parce que nous on fait des photos qui sont imprimées, qui rentrent dans les maisons pour de vrai. Il faut qu'on montre qu'en faisant des photos scolaires, on peut amener des photos de qualité, sans faire d'IA, avoir un beau tirage, des enfants qui ressemblent à ce qu'ils sont dans la vraie vie. Et qu'on essaye d'arrêter de vouloir faire évoluer tout ça, alors que c'est la simplicité qui doit être développée pour qu'on revienne au cœur de notre métier.
- Bertrand
Tu as des photographes qui disent « Moi, j'utilise une plateforme qui fait de l'IA parce que ça va augmenter mon panier moyen. » Moi, ce que j'ai envie de leur dire, c'est que pour augmenter un panier moyen, ce n'est pas nécessairement l'IA. Il faut faire des belles photos, nettes, choisir ses fonds, comme tu dis, chaque année, obtenir une attitude de l'enfant, proposer 2-3 photos individuelles, faire des bonnes offres en ligne avec des bonnes promos. Et c'est ça qui fait augmenter le panier moyen. On a des photographes qui font 42 euros de panier moyen et d'autres qui font 20 balles. On passe du simple au double, mais il n'y a pas de secret. Pour faire 40, il faut aligner tout ce que tu as dit. L'envie, le fond, l'attitude des enfants. Et là, on peut espérer, parce que ça reste un... commerce et qu'il faut en vivre. Et toi, tu ne veux peut-être pas avoir 50 écoles demain, mais rester autour de 20, 25. Mais comment je peux en vivre ? C'est au montant du panier moyen, par exemple. Toi, aujourd'hui, est-ce que tu connais ton panier moyen ?
- Jean-Benoît
Mon panier moyen, aujourd'hui, doit être à... Je pense qu'il est à 25 euros, à peu près. Il doit être aux alentours de 25 euros, peut-être un peu moins. Un peu plus ? Super. Je pense que j'ai des leviers pour augmenter ce panier moyen. Il y a plusieurs choses. Déjà... Quand on choisit de garder un nombre d'écoles qui correspondent au fait de travailler tout seul, donc moi je ne veux pas 50 écoles comme tu le disais, on peut aussi faire un petit peu évoluer ses établissements au fil du temps. On arrive à comprendre peut-être dans quel établissement je vais me sentir mieux, où est-ce que je vais avoir un panier moyen plus sympa. Donc ça on peut faire évoluer son carnet d'adresses d'école. Après, j'ai écouté le podcast de Jérôme Morin qui était super intéressant. J'ai levé des pistes. Pour essayer d'augmenter mon panier moyen et notamment proposer plus de photos par élève, puisqu'actuellement j'en propose qu'une seule. Évidemment que de proposer un beau noir et blanc à côté, peut-être une horizontale, ça déjà c'est une piste pour faire augmenter mon panier moyen.
- Bertrand
Oui, parce que c'est des mamans qui achètent. C'est ça. Donc la photo de l'enfant, si tu la décline un petit peu différente, elle a envie de les prendre. Si des gens arrivent à faire 42 euros de panier moyen, ben Jean-Benoît, tu peux faire 42 euros de panier moyen. il n'y a pas Il n'y a pas de région pour ça, il ne faut pas croire ça.
- Jean-Benoît
Je l'ai cru très longtemps.
- Bertrand
Non, il n'y a pas de région, c'est vraiment lié à ce qu'il y a dedans. JB, on va parler d'interface là, d'ergonomie, mais pas celle que tu connais en tant que photographe, mais comment les établissements scolaires, les écoles apprécient, n'apprécient pas, trouvent ça facile, pas facile, est-ce qu'ils t'appellent, est-ce que les parents d'élèves t'appellent, comment ça se passe ?
- Jean-Benoît
Alors ? L'ergonomie côté enseignant, c'est assez simple en fait, parce que bon déjà, il y a quand même la notice entre guillemets de l'appli qui est envoyée à l'école quand on rentre l'école sur l'appli. Je trouve ça absolument génial.
- Bertrand
Envoyée par courrier.
- Jean-Benoît
Envoyée par courrier.
- Bertrand
Papier, notre de papier, oui oui.
- Jean-Benoît
Et ça c'est absolument génial, parce que ça leur fait déjà de base un support qui est top. Et puis, pour les nouvelles écoles que je rentre, s'ils ne connaissent pas l'appli, je vais les former tout simplement. On la regarde ensemble, ça prend 5 minutes. Ils voient que je suis là et ils la prennent en main tout de suite. C'est très simple.
- Bertrand
Nous, on fait beaucoup d'efforts sur les trois niveaux d'interface, photographe, établissement, parents d'élèves, mais on part du principe que si l'interface n'est pas géniale, les parents d'élèves vont se plaindre à l'école et l'école va se plaindre au photographe. Et ce qu'on ne veut surtout pas en photographie scolaire, c'est les petites choses qui ne vont pas bien parce que c'est vite des petits incidents industriels, parce qu'il y a beaucoup de monde. Donc, toi, est-ce que tu as des... des écoles qui te disent, oui, les parents d'élèves galèrent, n'y arrivent pas, ceci, cela, beaucoup, pas beaucoup ?
- Jean-Benoît
Non, tous les retours que j'ai de parents d'élèves, parce que quand ils contactent, quand ils lancent un message sur l'appli, ça arrive sur la boîte du photographe.
- Bertrand
Alors pas obligatoirement, ça dépend de ce que tu as mis comme préférence, parce que, par exemple, tu peux aussi dire, non, c'est que l'établissement qui pourra, non les parents d'élèves ne pourront que joindre l'établissement.
- Jean-Benoît
En fait, moi, je préfère éviter les... Éviter les intermédiaires, parce que ça évite les malentendus et on peut régler les problèmes beaucoup plus vite. Sur, je vais dire un chiffre à la louche, mais sur 100% des questions de parents d'élèves que je peux avoir, je pense que les questions relatives à l'utilisation de l'appli, elles sont de l'ordre de 0%.
- Bertrand
Ah ouais ?
- Jean-Benoît
Ouais.
- Bertrand
Ah ça c'est...
- Jean-Benoît
Non, j'ai que des questions qui partent dans tous les sens, mais le fonctionnement, les gens le prennent en main, enfin, prennent en main l'appli super vite en fait.
- Bertrand
Ok, bon ça c'est coté parent d'élève, côté établissement, nous ce qu'on veut éviter c'est que l'établissement râle après le photographe parce que ceci, parce que cela, parce que l'interface, parce qu'ils ne comprennent pas. Donc le côté parent d'élève c'est bon, le côté établissement aujourd'hui.
- Jean-Benoît
Le côté établissement, pareil, l'appli est très simple à prendre en main. Et puis s'ils râlent sur l'appli, ils vont m'appeler moi et moi je travaille exclusivement dans le local. Donc si vraiment il y a un souci, je me déplace à l'école, je leur montre. Et c'est tout.
- Bertrand
Ok.
- Jean-Benoît
Tout, on éteint le feu tout de suite.
- Bertrand
Oui bien sûr. Parce que la photo scolaire, il y a presque 12 millions d'élèves en France. Une école, ça peut aller de 20 élèves à 2 000, en région parisienne par exemple. Donc le petit incident peut devenir, pour quelqu'un qui est tout seul, très compliqué.
- Jean-Benoît
Mais après, ça fait quand même quelques années que j'utilise l'appli, je la connais très bien. Mes établissements la connaissent très bien. Les parents commencent à la connaître très bien. Je vais avoir des questions à la rentrée pour les parents qui amènent leur enfant en maternelle pour la première fois. Qui vont découvrir ce système-là, ou une fois qu'ils ont fait une commande, après ça roule.
- Bertrand
Pour moi, c'est le côté appli facilité, parce que si faire de la photo scolaire, si les applis ne sont pas au top, ça va vous noyer, et nous ce qu'on veut éviter, c'est vraiment ça.
- Jean-Benoît
Complètement.
- Bertrand
Est-ce que parce que tu as une plateforme performante avec toi, tu peux envisager de prendre un peu plus d'école ?
- Jean-Benoît
Totalement. En fait, sans appli, je pense que j'aurais déjà arrêté le scolaire, clairement. S'il n'y avait pas cette gestion simplifiée pour tout le monde. Oui, je pourrais prendre plus d'écoles avec l'appui de la plateforme, ça c'est clair et net. Le principal frein, c'est le calendrier. Parce qu'en fait, tout le monde veut les photos de septembre à mi-novembre, on va dire.
- Bertrand
Pour Noël, quoi.
- Jean-Benoît
Si je trouve 20 écoles qui veulent faire des photos au printemps, je prends. Voilà, clairement.
- Bertrand
Ok.
- Jean-Benoît
Parce que... Ben ouais, en fait, tu vas faire les photos dans les écoles, tu rentres tes photos, tu fais tes petits bons, tu distribues les bons aux écoles. Et après, c'est fini, tu reçois les photos, c'est toujours nickel, tu distribues tes photos aux établissements.
- Bertrand
Tu regardes le compteur tourner quand même un petit peu.
- Jean-Benoît
Tu le regardes, et les établissements le regardent aussi d'ailleurs.
- Bertrand
Ah, c'est étonnant quand même.
- Jean-Benoît
Mais voilà, tu regardes le compteur tourner, et puis tu reçois des questions quand même de parents. Vous vous hallucinez, mais nous on hallucine aussi. L'année dernière, je reçois, il y a deux ans, je reçois un mail d'une maman. Pas bonjour, rien du tout. Je ne comprends pas, je n'ai pas reçu les photos de mon fils. Je reste très poli, je réponds le numéro de commande. Elle m'envoie son numéro de commande, je check dans l'appli. Elle avait commandé 30 minutes avant. Genre, elle avait commandé à 10h30, elle ne comprenait pas pourquoi à 11h, elle n'avait pas ses photos. Va lui expliquer sans la perdre.
- Gilles
Moi, je reprends mes petites questions. Alors, il y en a une qui me vient tout de suite à l'esprit JB, c'est pourquoi tu es chez Jingoo ? Et deux, depuis combien de temps tu es chez Jingoo ? Je crois que ça fait depuis 2013, 13 ans.
- Jean-Benoît
Alors, j'allais dire un peu plus d'une dizaine d'années, mais 13 ans, ouais, ok, je prends. Pourquoi je suis chez Jingoo ? À cette époque-là, j'avais forcément un besoin de galerie pour livrer des photos. Et je suis tombé sur Jingoo, certainement par hasard, ou peut-être dans une publie sur un magazine. Ça, c'est tout à fait possible. Je fais partie de ces gens qui lisent encore des magazines. Et du coup, j'ai eu ce besoin de galerie et je suis tombé sur Jingoo. Une simplicité d'ergonomie, j'ai accroché là-dessus. Pourquoi après, j'ai utilisé maclasse.photo ? C'est parce que ça se passait bien sur Jingoo, tout simplement.
- Gilles
Voilà, donc c'est grâce à Profession Photographe. Donc, petit salut à Pascal. Voilà, puisqu'effectivement, il relaie beaucoup Jingoo. Et alors, il y a une question. J'ai envie de raconter un truc à nos amis photographes qui nous écoutent, parce que les photographes sont souvent mes amis. Bertrand m'a montré deux mails que tu as envoyés à Jingoo après tes saisons scolaires. Dans le premier... Tu remercies les équipes pour une saison sans aucun couac, avec des commandes impeccables, des tirages sans erreur et une vraie réactivité, je te cite. Et dans le deuxième, tu réponds à la question « qu'est-ce qu'on peut faire pour vous ? » par « rien de plus, parce que tout fonctionne déjà très bien » . Alors, c'est très rare que Jingoo reçoit des messages aussi sympas, aussi délicats, très élégants. Ce que tu es, quand on regarde, parce que personne ne le voit, mais moi je dis aux gens « il est élégant le JB » , qu'est-ce qui t'a donné envie de prendre le temps, même si c'est que 5 minutes, pour nous écrire ça.
- Jean-Benoît
J'ai eu une grand-mère qui m'a toujours dit que c'était bien de dire quand les choses étaient bien. Et en fait pour moi c'est naturel. Quand ça se passe bien, je le dis. Et puis le premier mail, je m'en rappelle très bien, c'était certainement ma première saison scolaire où j'étais seul avec mes écoles. J'ai vu les chiffres à la fin de la saison, j'ai vu la qualité des tirages, j'ai vu la facilité avec laquelle... Je recevais les photos et le classement. Pour moi, c'était naturel de dire que c'était bien, tout simplement.
- Gilles
Tu me fais penser à Emeline, notre photographe qui a fait partie du podcast à Rodez, c'est ça ? Oui. Qui a écrit à... Jingoo leur a dit qu'est-ce qu'on peut faire pour vous ? Elle a dit rien. Elle a dit mais c'est très très bien ce que vous faites. Et ça nous fait plaisir vraiment parce que tout le monde n'exprime pas son contentement. Mais ça nous fait plaisir que des gens qui travaillent bien en photographie disent Jingoo, ça vaut le coup. Je l'ai placé, j'en suis très fier, oui oui, je l'aime bien celle-là. Et alors justement tu parles, pour être un peu plus sérieux, tu parles de confort dans le fait de travailler avec Jingoo et concrètement qu'est-ce que ça t'enlève de la tête pendant une saison scolaire ?
- Jean-Benoît
Alors déjà, je n'ai pas les tirages à gérer, donc c'est quand même assez énorme de ne pas s'occuper de ça et je pense que si je devais faire les tirages moi-même, déjà je ne serais plus tout seul, il faudrait que je prenne quelqu'un. Il faudrait que j'ai plus d'école pour que ce soit plus rentable et c'est pas mon but. Moi je veux vraiment rester seul. Et puis cette tranquillité d'esprit, les tirages ils arrivent toujours nickel. Tout est classé d'une manière nickel. Donc ça ça n'a pas de prix quoi.
- Gilles
Merci parce que ça... t'as pas idée de ce que ça nous fait plaisir d'entendre ça.
- Jean-Benoît
Je peux rajouter un truc ?
- Gilles
Avec plaisir t'es chez toi.
- Jean-Benoît
Sur le SAV aussi. Sur le SAV j'ai eu... Alors je dis que j'ai pas eu de couac dans un mail, c'est pas très vrai. J'en ai eu un seul. Je crois que sur ma première commande, je reçois un énorme carton de photos et il doit y avoir 3 ou 4 photos avec du banding. Et donc j'appelle le SAV, qui me rappelle tout de suite, vraiment. J'explique mon cas, ils me prennent au sérieux direct. J'envoie les photos des défauts. Deux jours après, j'avais la commande en intégralité qui revenait. Et là, je me suis dit, OK, là, ce n'est pas des clowns.
- Gilles
Non, non, le Jingoo, le SAV, on peut vraiment les remercier parce qu'ils réagissent très, très vite. On prend. tout le monde au sérieux. C'est très important pour Bertrand, pour toute l'équipe de Jingoo. On s'emploie vraiment à ce que tout le monde soit heureux dans ce métier. A commencer par ma classe.photo.
- Jean-Benoît
Ça se sent.
- Gilles
Merci. On va terminer un tout petit peu plus léger parce qu'on a beaucoup, beaucoup parlé du photographe. On a parlé de l'entreprise, de l'entrepreneur, pardon. Dans la vie, tu es avec quelqu'un ? Tu es en couple ?
- Jean-Benoît
Oui, je suis pacsé. T'es curieux, je suis pacsé avec Sophie, donc ma compagne. Depuis beaucoup d'années. Elle attend que je la demande en mariage.
- Gilles
On n'a pas le même problème, mais moi je voudrais bien qu'elle me dise oui.
- Jean-Benoît
Voilà, si tu veux on fait un échange ?
- Gilles
Oui, mais je ne prends pas les gosses. Donc elle s'appelle Sophie, parce que tu m'as dit tout à l'heure hors micro que vous aviez deux enfants. Ils ont quel âge tes Schtroumpfs ?
- Jean-Benoît
Et on a deux filles, donc Lily et Emma, qui ont respectivement 15 ans et 12 ans.
- Gilles
Donc Sophie, ta compagne. Quand tu as décidé d'être photographe, tu étais déjà avec elle à ce moment-là. Donc tu rentres à la maison un jour, tu dis écoute, je vais me lancer photographe. Quelle a été sa réaction ?
- Jean-Benoît
Ça ne s'est pas vraiment passé comme ça, parce qu'en fait je pense qu'elle a senti même avant moi que c'était l'évolution normale. Elle me connaît très bien, elle connaît mon boulot. Il n'y a jamais un reportage de mariage qui est sorti de chez moi sans que j'ai son œil dessus. Peut-être qu'elle sait que j'ai besoin de plus d'être rassuré que d'avoir un vrai jugement sur mes photos.
- Gilles
Ah t'as une femme qui est un peu psychologue.
- Jean-Benoît
Un petit peu, ouais.
- Gilles
D'accord, moi je dirais rien là-dessus parce que je vais me faire tuer. Sophie et toi, vous avez une petite chanson, je sais pas, le premier slow ?
- Jean-Benoît
On n'a pas vraiment de chanson, mais il y en a quand même une qui est revenue pas mal dans notre histoire de vie, c'est la chanson Lily d'Aaron.
- Gilles
Tiens, tu vois, elle passe maintenant, c'est magique.
- Jean-Benoît
Et voilà, on a une petite histoire là-dessus, puisque c'est un concert que j'ai shooté en photo. On a découvert cette chanson un petit peu à un moment donné de ma vie, qui était le début de notre histoire.
- Gilles
Et alors ? Oui, vas-y, vas-y, excuse-moi.
- Jean-Benoît
D'ailleurs, c'est de là qu'est né le premier prénom de notre fille. Enfin, le prénom de notre première fille.
- Gilles
Et quand tu ne photographies pas, ça t'arrive ? Qu'est-ce qui te passionne ?
- Jean-Benoît
Je suis passionné par plein de choses. Je fais pas mal d'escalades dans le coin, vous avez pu voir des montagnes qui... C'est assez récent comme passion, mais quand je me lance dans un truc, j'y vais, quoi. Je fais, voilà. Je vais à la pêche, de temps en temps, parce que j'aime ça. Je fais du sport, du trail. Les copains qui vont m'écouter vont rigoler, parce qu'il y a un petit moment que je n'ai pas couru. Mais ce n'est pas grave, je suis passionné par tout, par la vie en fait. Aller boire des coups avec des potes, aller se balader en famille, tout me passionne.
- Gilles
Oui parce que là, je rappelle qu'on est dans un environnement assez particulier qui est devenu très calme. Nous sommes chez les vignerons de Cessenon. T'as vu j'arrives bien à le dire. Ça y est. Et ça aussi le vin, parce qu'on a vu tes photos évidemment dans la boutique, c'est un univers qui te plaît beaucoup ça ?
- Jean-Benoît
Alors c'est un univers qui me plaît et que j'ai découvert en arrivant dans la région. Parce que avant j'habitais en Dordogne et là-bas on connaît du Bordeaux et du Bergerac et on ne s'intéresse absolument pas à ce qu'il y a en dehors de cette région-là. Et donc j'ai découvert par mon métier le milieu du vin dans le coin et c'est vrai que je ne peux pas dire que le vin me passionne mais j'aime le vin. J'aime les gens qui travaillent dans ces terres-là.
- Gilles
Excuse-moi, dans ton travail photographique là-bas, on voit surtout les gens qui travaillent, les outils du vin. Il y a un verre de vin, évidemment, il faut bien montrer le produit, mais il y a plus la passion des hommes à travers ton objectif qui font du vin.
- Jean-Benoît
Complètement, et c'est vrai pour le vin, c'est vrai dans tous les domaines que je photographie. Il y a eu un déclic à un moment donné, en 2013, comme Jingoo. Et où en fait, je me suis rendu compte du jour au lendemain que ma passion pour la photo ne pouvait pas continuer sans des humains dans mes photos.
- Gilles
Et si on se retrouve dans cinq ans, JB, sait-on jamais, qu'est-ce que tu aimerais me raconter sur Roubinet Photographie ?
- Jean-Benoît
Si on se retrouve dans 5 ans, là je vais te raconter que j'ai fait plein d'expos, que mon chiffre du scolaire a explosé, parce que j'aurais mis en place tous les bons conseils de Bertrand. Non, vraiment, j'aimerais te raconter que j'ai enfin eu le temps et ce regain d'envie d'aller chercher des sujets pour exposer, exposer du tirage. Et puis j'ai des idées, et puis il y a des belles choses qui se passent aussi notamment sur une photo que tu as vue là-bas. Donc, oui, je pense qu'on racontera ça dans cinq ans.
- Gilles
C'est formidable. On arrive à la conclusion. Donc, tout d'abord, merci, JB ou Jean-Benoît. Mais j'aime bien JB. Merci à toi parce qu'on était parti d'un domaine viticole. Et d'ailleurs, on est resté dans le domaine viticole. Et puis, un jour, tu as découvert que tu étais piqué par la photographie. Et finalement, quelques années plus tard, tu es toujours là. Et visiblement, le virus n'est pas prêt de partir. On l'a vu, on le savait, tu viens de nous le dire, mais tu es un homme de passion, c'est-à-dire que tout t'intéresse en photographie. Moi, je dirais que tu as une immense curiosité de tout ce qui t'entoure et tu la traduit merveilleusement bien, cette curiosité, par ton objectif photo. Et ça se voit sur le site. Il faut rappeler l'adresse de ton site.
- Jean-Benoît
www.roubinet.com On n'oublie pas le U.
- Gilles
Voilà, roubinet.com. Oui, puisque je pense qu'on te la faite souvent, celle-là. Et vous, mes amis photographes, vous savez, je vous retrouve très, très bientôt pour un nouveau podcast. JB, merci pour ce moment parce qu'il y a eu du vrai, il y a eu de la passion. Et mes amis photographes, vous aussi, photographiez vrai, prenez soin de vous et surtout, soyez souriants. Et comme on dit à Grenoble, à tout bientôt. Un immense merci. Merci, JB. Merci beaucoup.