- Jingoo
Bonjour à tous, bienvenue sur les podcasts Jingoo. Notre volonté, donner la parole aux photographes de métier qui ont réussi à bien en vivre. Que l'on soit un photographe chevronné ou arrivant dans la profession, même si vous en savez déjà beaucoup, cela peut vous inspirer. Photographe, c'est un métier. Ils vont vous dire comment ils l'appréhendent, les clés de leur réussite. Bonne écoute et à bientôt sur Jingoo. Bonjour mes amis photographes et bienvenue sur le nouvel épisode du podcast de Photographe à Photographe de Jingoo où nous parlons de celles et ceux qui font vivre la photographie sur le terrain au quotidien. Et aujourd'hui, on vous emmène en Gironde à la rencontre d'une photographe discrète mais redoutablement efficace, Léa Tardat. Pas de paillettes, pas de concours, pas de plateau télé, mais quel dommage mes amis terriens, voilà, ça j'ai pas pu m'en empêcher. Juste du travail, beaucoup de travail et une réussite construite pas à pas avec rigueur, passion. Et une belle histoire à la clé. Photographe professionnelle depuis 8 ans, Léa s'est spécialisée dans la photo scolaire. Elle couvre aujourd'hui près de 60 établissements tout en continuant à photographier des familles, des couples ou encore, voire même, pourquoi pas, des entreprises. Elle a su transformer une opportunité en véritable aventure entrepreneuriale en reprenant en pleine période de Covid, tout un parc d'écoles à un photographe reconnu de la région. Pas de studio, pas de boutique, Léa travaille en lifestyle, à son rythme selon ses règles. Elle préfère le terrain au réseau, la régularité à la surenchère et l'indépendance avant tout. Photographie scolaire, certes, mais pas que. Naissance, mariage, bien sûr, mais aussi séances de couple, de famille et de corporate illustrent la sensibilité et, oserais-je le dire, la joie de Léa. Et dans cet épisode, on parle de son parcours, de son métier au quotidien, de la place du numérique dans la photographie scolaire, mais aussi de passion, de liberté et de surf. Allez ! C'est parti, bienvenue dans l'univers de Léa Tardat. Alors, avant de commencer, de rentrer dans le vif du sujet, sache Léa. Bonjour Léa.
- Léa
Bonjour, enchantée.
- Jingoo
Je m'appelle Gilles. Bonjour Léa.
- Léa
Bonjour Gilles.
- Jingoo
Enchanté. Sache Léa que j'ai hésité entre plusieurs titres pour ce podcast. La photo scolaire, un vrai métier. Léa Tardat, l'indépendance en lumière. De la psycho à la photo, le parcours de Léa. Photographe discrète, succès éclatant. Mais très sincèrement, aucun ne me plaît. Et quand on va sur ton site, leatardat.com, il y a des couleurs de la joie et beaucoup de sensibilité et j'en veux pour preuve. La page des naissances, la photo du petit bonhomme bouche bée devant ses petits frères jumeaux à peine nés, eh bien ça, ça vaut son pesant de cacahuètes. Il y a celle-là, mais il y en a beaucoup d'autres et le mieux est de le découvrir sur le site de Léa leatardat.com. Donc ce que je propose, c'est qu'on reparle du titre à la fin de notre rencontre. Comment ça va Léa ?
- Léa
Ça va très bien, merci.
- Jingoo
L'intro, ça allait ?
- Léa
Ah ben c'était une sacrée intro.
- Jingoo
Ouais, moi-même, je me suis un petit peu épaté là-dessus. Alors, tu es photographe professionnelle depuis 8 ans, tu es spécialisée en photographie scolaire, aussi les mariages, les portraits, les familles, les corporate. Tu es basé à Carignan de Bordeaux, tu travailles sans studios en lifestyle, bref... Ton début de carrière, je sais que tu es formation autodidacte, tu as fait des études de psycho et tu te retrouves dans la photo. Et entre les deux, il y a Philippe Lejeune. Alors maintenant, c'est à toi, tu nous remets tout ça un petit peu en ordre, s'il te plaît
- Léa
Bien sûr. En fait, la photo, ça a toujours été le choix numéro 1. Mais à 18 ans, c'est difficile de se lancer et de se dire « Ok, je vais aller sur Paris, je vais faire une école de photo. Est-ce que je peux le faire ? Est-ce que je suis assez bonne pour le faire ? Est-ce que je n'ai pas un peu les chocottes ? » Et donc j'ai un peu fait le choix de la raison en faisant psycho, en allant à Bordeaux, sachant que j'étais quand même très intéressée par l'humain avant tout. Et d'ailleurs, du coup, j'ai toujours fait des photos et j'ai beaucoup toujours apprécié les photos portrait. Je fais de la photo depuis 12 ans, 10-12 ans. C'est mon grand-père qui faisait de la photo, qui m'a assez inspirée. J'ai toujours vu avec des appareils, même traiter les photos à l'époque sur les sites qui existaient. Et donc, je me suis lancée dans la psycho, mais j'ai toujours fait de la photo à côté, j'étais toujours sur l'ordi, à apprendre Lightroom, Photoshop, depuis mon adolescence. Et à un moment donné, ça m'a rattrapée. Je me suis rendue compte que la psycho n'allait pas me rendre heureuse, que je suis un petit cœur d'artichaut aussi et sensible, donc ça allait peut-être être compliqué dans le parcours en psychologie avec les enfants. En plus, c'est la psychologie du développement de l'enfant, que je n'allais pas pouvoir aider comme j'avais envie d'aider. Donc voilà, j'ai fait un énorme virage en Master 1, alors qu'il me restait un an pour être psychologue.
- Jingoo
Alors justement, ce virage en psycho, il se fait avant la rencontre de Philippe Lejeune, dont tu vas nous parler un peu. Bien avant, oui. Bien avant, d'accord. Et donc, comment se passe la rencontre avec Philippe Lejeune, qui est un photographe assez connu dans la région ?
- Léa
Oui, bien sûr. C'était peut-être deux, trois ans après m'être lancée, j'ai fait une formation, parce que du coup je suis complètement autodidacte, mais je voulais faire des petites formations par-ci, par-là, Photoshop. Et voilà, là c'était une prise en main de boîtier, c'était pas forcément... J'avais envie de voir ce que ça donnait, voir s'il y avait encore des choses à apprendre et tout ça, et j'ai rencontré Philippe Lejeune, à la chambre des métiers et de l'artisanat, lors d'une formation. Et ça a bien matché. C'est quelqu'un d'adorable, très ouvert, très drôle, très humain. Et je pense que du coup, il ne m'a pas oublié. Il ne m'a pas oublié et un jour, il m'a rappelé. Pour ? Pour récupérer une affaire de photographie scolaire.
- Jingoo
Ah d'accord, tu n'as jamais travaillé avec lui. C'est juste une rencontre qui va provoquer le coup de fil, qui va donner le deal. C'est ça ?
- Léa
C'est ça.
- Jingoo
D'accord, justement, parle-nous de ce fameux deal, c'est-à-dire que Philippe, il va prendre sa retraite, plus ou moins, et il gère, il est photographe de scolaire.
- Léa
Voilà, c'est ça.
- Jingoo
Et il te propose que tu lui succèdes, en fait.
- Léa
Oui, tout à fait. Philippe Lejeune, c'est un photographe vraiment renommé dans le coin, qui a eu ce magasin qui habite tout près. Donc, en fait, c'est ça aussi. Philippe, il avait vraiment envie que quelqu'un reprenne, quelqu'un qui est local, qui est dans le coin. Et donc, désolée, la question...
- Jingoo
Ah oui, d'accord, ça commence à 31 ans, elle perd la mémoire.
- Léa
Je pars toujours d'un peu trop loin, et puis après, je ne sais plus où allait le but.
- Jingoo
Un peu comme les hommes politiques, finalement.
- Léa
Oui c'est ça.
- Jingoo
Alors, je te demandais, donc, il va te proposer le deal de reprendre le scolaire. Donc, il t'appelle, il te dit, bonjour Léa, c'est Philippe Lejeune, je le fais bien, hein ?
- Léa
Oui, à peu près.
- Jingoo
Et est-ce que ça t'intéresse de reprendre mon parc, parce que je pars à la retraite.
- Léa
Oui, c'est ça. Il a mis un petit peu de suspens quand même. J'ai quelque chose à te proposer, tout ça. Et oui, effectivement, il m'a proposé de reprendre son affaire de photographie. Alors au début, j'étais à des années de penser pouvoir faire ça. Et voilà, c'était totalement flou pour moi. C'est quelque chose que je n'avais pas du tout envisagé. Ça faisait deux ou trois ans que j'avais commencé. Enfin, j'étais lancée en photo. Mais il se trouve que c'était la période du Covid aussi, donc j'avais du temps, du temps pour réfléchir. Et surtout un merveilleux chéri qui m'a poussée aussi à se lancer dans cette aventure-là. Et comme on est quand même assez entrepreneurs tous les deux, on s'est dit, est-ce qu'il n'y a pas quelque chose à faire ?
- Jingoo
C'est bien de travailler avec quelqu'un, donc ton chéri, qui te dit, vas-y, banco, fonce. Peut-être d'autres chéri(e)s qui le font moins. Je ne parle pas de la mienne, moi tout va bien.
- Léa
Il m'a quand même donné des ailes
- Jingoo
Il est là, on le salue, il est photographe, il est avec nous. Alors, pourquoi la photo ? Donc, Philippe, on en a parlé. Donc, il te cède ton parc de 60 écoles pendant le Covid. C'est important parce qu'il n'y a pas du tout d'activité à ce moment-là. Oui. Alors, ça a un inconvénient.
- Léa
C'était très stressant, une période très stressante, parce que du coup, on ne pouvait pas faire les photos de classe comme on le souhaitait. On ne pouvait pas faire les photos avec les enfants tous réunis. Donc, il a fallu innover. Et on n'avait vraiment pas envie de se retrouver à faire des photos avec des distances de un mètre entre chaque enfant. Un truc, ça n'avait pas de sens. Donc, on a réfléchi tous les deux, pour le coup, avec mon conjoint, comment réaliser des photos de classe un peu percutantes et sympas, où les enfants s'amusent, qui soient originales et différentes. Parce que c'était une période très différente et très compliquée. Et donc, on a fait des photos de classe montage, où ils sont passés un peu dans des cadres. On avait créé un cadre en bois. où les enfants passaient chacun leur tour. C'était beaucoup moins officiel. Ils avaient un peu le droit de faire ce qu'ils voulaient. C'était très rigolo. Par contre, beaucoup de travail parce que du coup, je détourais les cadres et je les assemblais pour faire une photo. Donc voilà, on s'est lancé quand même beaucoup de défis cette année-là. Mais ça valait vraiment le coup.
- Jingoo
J'ai l'impression que le Covid a été très riche pour créer des opportunités de créativité. Puis je pense à autre chose aussi. C'est qu'avec Philippe Lejeune, tu as pu négocier un petit peu le prix de reprise parce que...
- Léa
Oui, oui oui complètement.
- Jingoo
On va dire, je te dis des bêtises, qui te composent 150 millions de dollars. J'ai bien dit que c'était des bêtises. Tu dis oui, tu es gentil, mais c'est le Covid, je ne fais rien. Donc, ça a pu aider à baisser sérieusement le prix ?
- Léa
Alors oui, et puis il m'a quand même vraiment tenue par la main parce que c'était quand même tout nouveau. Et au-delà d'une reprise et d'un prix... C'est qu'il nous a vraiment accompagnés. Il nous a accompagnés sur les écoles, il nous a fait rencontrer les directeurs. J'ai pu vraiment apprendre en accéléré, ce qui était le métier de photographe scolaire. Il avait son studio, donc j'ai fait des photos comme si on était dans une classe, pour apprécier un petit peu ce que ça allait donner. Heureusement, parce que je me lançais quand même vraiment dans l'inconnu. Et ça m'a beaucoup aidée. Heureusement que ça s'est passé comme ça.
- Jingoo
Donc un petit coucou à Philippe Lejeune.
- Léa
Oui, un grand grand merci.
- Jingoo
Tu le voyais toujours ?
- Léa
On est en contact, on se voit de temps en temps, on prend des nouvelles. Et puis en plus, on apprécie tous les deux la van life, lui aussi il a son camping-car.
- Jingoo
Il a une résidence secondaire sur Vaux, c'est ça ?
- Léa
C'est ça. Donc oui, on a quand même des points communs. Et voilà, on prend des nouvelles régulièrement.
- Jingoo
Parce que ce qui est fascinant chez toi, c'est que tu reprends le parc scolaire à 30 ans, même à moins de 30 ans. Donc, tu es très, très jeune. Et quel conseil tu donnerais justement à une jeune photographe ou un jeune photographe ? qui voudrait démarrer dans le scolaire ? Parce qu'a priori, les jeunes photographes qui démarrent, ils se lancent partout, ils veulent aller dans la mode, mais ils ne vont pas forcément dans le scolaire. Quel conseil tu donnerais à un jeune photographe qui veut se lancer dans le scolaire ?
- Léa
Il faut s'inspirer des gens qui réussissent ou qui ont réussi ou qui sont déjà établis. Donc je pense que le mieux du mieux, c'est d'avoir un mentor et quelqu'un vers qui on a envie d'aller parce qu'ils nous ressemblent pour ci ou pour ça. Comme font les photographes pour les mariages, avec les workshops et tout ça. C'est pareil dans le scolaire, le fait de demander et de se diriger vers des gens qui connaissent déjà le métier. D'autant que se lancer, c'est plus compliqué tout seul.
- Jingoo
Qu'est-ce que cette belle histoire représente aujourd'hui dans ta vie professionnelle ?
- Léa
Ça a changé beaucoup de choses. Ça a changé beaucoup de choses parce que j'envisage mon métier différemment aujourd'hui. C'est vrai qu'avant le scolaire... Je faisais beaucoup de mariages, beaucoup plus de mariages, il y avait la pression de faire beaucoup de mariages pour pouvoir vivre ma vie. Et aujourd'hui j'envisage différemment parce que j'ai quand même plus le choix de travailler comme j'ai envie de travailler, donc privilégier la qualité à la quantité, clairement, rencontrer mes mariés, créer une vraie relation. Pareil pour les séances photos, faire la photographie qui me ressemble le plus. Et puis au-delà de ça, étant donné que je pars quand même d'un parcours de psychologie du développement, le fait d'être en lien aussi avec tous ces petits loups, parce qu'on voit peut-être 10 000, 12 000 enfants par an, ce qui est énorme, c'est génial. Franchement, c'est une part de mon métier qui est très différente parce que tu es moins derrière l'ordi, quand tu fais un mariage ou une séance photo, tu vas avoir le ratio de, je ne sais pas, 20% de travail derrière l'appareil photo et après le reste de post-prod. Et là, en fait, je passe ma journée avec les enfants et c'est quand même super sympa. Ça te remet un peu aussi les pieds sur terre.
- Jingoo
Les retouches, tu fais tout toute seule ? Tu fais pas appel à...
- Léa
Oui, complètement, mais ça prend quand même moins de temps qu'un mariage ou qu'une séance photo en termes de tri, déjà. Et puis, c'est quelque chose de différent sur l'instant. Et puis, en termes de post-production, c'est très différent.
- Jingoo
Donc, on va parler maintenant du cœur de ton activité : la photo scolaire, mais ça, tout le monde l'aura compris. Donc, racheter un parc d'école, c'est un sacré pari. Aujourd'hui, Léa, avec le recul, est-ce que ça en valait la peine ? Est-ce que ça valait le coup ?
- Léa
Je pense que c'est la plus belle décision professionnelle que j'ai prise. Oui, voilà.
- Jingoo
D'accord. C'est bon, c'est du carré, c'est du béton, je ne vais pas aller plus loin.
- Léa
Non, le fait de me lancer dans la photo en premier lieu, c'était la meilleure des décisions. Et la deuxième meilleure décision, c'est d'avoir fait ça.
- Jingoo
Alors, le scolaire, ça représente... J'avais une autre question, mais tu as répondu. Combien d'élèves, 60 établissements scolaires, ça peut représenter au total ? Tu m'as dit entre 10 000 et 12 000 enfants par an ? Je pense, oui. J'imagine 10 000 ou 12 000 enfants.
- Léa
Non, pas d'un coup. Pas d'un coup.
- Jingoo
Non, mais c'est... C'est de la joie, mais c'est aussi des cris. C'est de concentrer l'enfant qui se concentre 30 secondes.
- Léa
Complètement. C'est vraiment... Pour le coup, j'ai aussi le BAFA, animateur d'enfants. J'ai été animatrice quand j'étais jeune. Et franchement, ça aide aussi. Ça aide pas mal. Mais c'est vrai que c'est important de mettre les enfants dans un cadre où ils se sentent à l'aise, mais aussi avec un cadre d'école. Parce qu'ils sont tellement excités par les photos scolaires, ils sont tellement heureux, c'est un moment qu'ils attendent toute l'année, donc voilà, il faut garder un certain cadre.
- Jingoo
Ils ont quel âge, les enfants en moyenne ?
- Léa
Ils vont avoir de... Alors, toute petite section, ça peut arriver. C'est juste avant la petite section. Deux ans et demi jusqu'à... Enfin, on a des photos dans les BTS.
- Jingoo
Ah oui ?
- Léa
Oui, c'est une grande palette.
- Jingoo
Ah oui, très bien. Le scolaire représente combien de ton chiffre d'affaires ? Et ça dure combien de temps aussi dans l'année ?
- Léa
Alors, le scolaire, ça va représenter peut-être 70% de mon chiffre d'affaires quand même. Et ça me prend du 1er septembre à la rentrée jusqu'aux vacances de Noël. On va dire fin novembre, le temps de recevoir les photos, parce que les parents souhaitent en général les photos pour Noël. Et j'ai fait quelques photos aussi au printemps, des photos scolaires sur une période d'une à deux semaines. Je dirais que ça représente peut-être deux mois et demi en tout.
- Jingoo
Comme tu fais du scolaire et de la photo de naissance, est-ce que tu penses un de ces jours faire des photos dans les crèches ? Ça marche très bien et il y a un très bon rendement.
- Léa
Alors tout à fait, je fais des photos dans les crèches, d'ailleurs juste à côté de chez moi, la crèche de Carignan de Bordeaux, très locale. C'est des photos qui vont être un petit peu différentes parce que voilà, on ne va pas mettre les enfants derrière un petit bureau. C'est des enfants qui vont des fois avoir quatre mois, donc c'est vraiment des petits bouts. Donc en fait, c'est peut-être plus... Ça peut être soit tout à fait reportage, ce que je préfère, soit de la mise en scène. J'ai essayé les deux parce qu'ils voulaient des photos pour Noël. Donc voilà, j'avais essayé de créer un petit cadre qui faisait penser à Noël. Mais bon, après, on peut avoir des enfants de 4 mois à 2 ans et demi. Donc il faut adapter. C'était très sympa. Mais ce que j'ai adoré surtout, c'est faire les photos de crèche en mode reportage. Puis c'est ce que veulent les parents aussi. Ils veulent savoir comment ça se passe là-bas.
- Jingoo
L'enfant, quand il joue...
- Léa
Voilà, quand il joue, la vie à la crèche. La vie à la crèche. Donc, ça prend un petit peu plus de temps. Pour moi, c'est vraiment... Ça va être différent des photos scolaires quand même. Ça va être bien différent. Enfin, mon approche, en tout cas, est différente. Mais c'est super chouette, c'est très marrant.
- Jingoo
On ne le voit pas, mais quand tu en parles, tu as un grand sourire aux lèvres, c'est dommage, on ne le voit pas.
- Léa
C'est vraiment bien...
- Jingoo
Est-ce que le travail en ligne avec maclasse.photo a changé la donne ? On va parler de Jingoo, évidemment. Donc, tout de suite, la première, c'est ma classe.photo, parce que c'est un service star chez Jingoo. Est-ce que ça t'a changé la vie ?
- Léa
Ça m'a... C'est game-changing. Ça m'a changé la vie complètement. Du coup, j'ai commencé un an avant, enfin, la photo scolaire, un an avant qu'ils lancent leur plateforme, mais je les avais au téléphone. Je leur ai demandé, justement, s'ils prévoyaient de faire quelque chose. Ils m'ont dit, oui, oui, ça arrive, ça arrive. Ils ont vraiment pris le temps. de faire une plateforme que j'attendais, vraiment, et qu'on attendait. Je n'étais pas la seule à l'attendre. Donc, j'ai expérimenté une manière de faire un petit peu différente avant que maclasse.photo démarre. Et clairement, du coup, j'ai pu comparer. Et c'est le jour et la nuit. Et c'est vraiment ce que j'attendais. Et aujourd'hui, j'en parle des fois à mon conjoint, je n'envisage pas la photo scolaire sans la plateforme. C'est vraiment... Ah oui, complètement. C'est vrai qu'on imagine la photographie scolaire comme un petit peu à l'ancienne où les gens vont aussi imprimer leurs photos. Mais moi, je le dis souvent à mes clients, je suis photographe, mais je ne suis pas imprimeuse. C'est-à-dire que pour moi, c'est presque un métier aussi. Et puis, pour avoir des machines très, très, très performantes, ça va coûter des dizaines de milliers d'euros, voire plus, bien, bien plus. Donc voilà, en fait, si on veut de la qualité, il faut aussi s'entourer de personnes.
- Jingoo
D'ailleurs, moi, j'ai envie qu'on parle un petit peu de Jingoo. Avant, pendant que nous préparions cet entretien, toi et moi, on a parlé, alors on ne va pas donner de nom, mais tu as fait partie d'une autre plateforme. Oui. Et tu es arrivée chez Jingoo. Oui. Et tu as vraiment, bon, tu l'as dit, ta vie photographique professionnelle, a changé. Qu'est-ce que tu apprécies chez Jingoo ?
- Léa
La première chose, c'est que quand j'ai besoin d'aide ou quoi que ce soit, j'appelle. On me rappelle de suite et je tombe sur quelqu'un qui est profondément humain, pas en général, je les connais tous. En fait, c'est presque comme une famille. Je les appelle, on se tutoie, c'est simple, je me sens écoutée. C'est vraiment mon prestataire. Ce n'est pas un prestataire sur Internet, ça n'a rien à voir.
- Jingoo
Oui avec "Pressez F1 pour parler à ceci..." oui d'accord
- Léa
Voilà, vraiment, c'est du coup un interlocuteur vraiment privilégié. Ensuite, la plateforme est super bien conçue, simple d'utilisation. Ça facilite tellement le travail pour nous, mais pour les écoles aussi, c'est super parce que ça leur simplifie la vie. Parce que c'est avant les écoles, avant les plateformes, ils étaient censés récupérer l'argent, les petites pièces par-ci, par-là. C'était très compliqué, ça leur prenait beaucoup de temps et il y a les enfants aussi à côté qu'il faut éduquer, donc c'est compliqué. Donc là, franchement, ça simplifie la vie pour tout le monde.
- Jingoo
Parce que justement, tu vois, ma question, c'était est-ce que les établissements apprécient la gestion numérique et les parents ? Là, tu viens d'y répondre.
- Léa
Ah oui, oui. Les gens nous appellent, enfin, les écoles nous appellent aussi parce qu'on travaille avec... Jingoo ? Avec Jingoo, voilà.
- Jingoo
Donc les écoles connaissent Jingoo, ouais, ouais.
- Léa
Oui, ils connaissent, ils connaissent. Ils connaissent tout à fait, ils savent que ça marche et en fait, ça change la vie. Quand on a fait sans et qu'on fait avec, Ça gagne un temps fou. Et puis, c'est aussi synonyme de qualité, parce que derrière, toute la comptabilité est faite automatiquement. C'est beaucoup de sécurité aussi. Donc, en fait, oui, voilà, c'est un gage de professionnalisme.
- Jingoo
Oui, je peux te dire que Jingoo, pour... Tous les agréments, banque de France, pour les paiements, etc.
- Léa
Ça rassure les écoles aussi.
- Jingoo
C'est du béton armé. Là-dessus, il n'y a aucun souci. Une de mes questions, c'était que penses-tu du service client 7 jours sur 7 de Jingoo ? Tu as répondu, mais c'est vrai que là, je parle pour ma paroisse, mais c'est vrai qu'on peut rendre hommage au service après-vente, enfin à l'équipe de Jingoo, service après-vente, ça ne veut rien dire, au service client, à l'équipe, parce que c'est vrai qu'ils connaissent tous les photographes. Complètement. Ils connaissent leur travail. Et quand je les rencontre, ils me disent, tiens, il y a une de tes photos qui m'a parlé ou il y a machin. Voilà, c'est vraiment de la passion qui anime tout le monde, que ce soit Jingoo, que ce soit nous. C'est vachement sympa pour eux. Si vous nous écoutez, les gars, voyez, il y a quelqu'un qui vous aime beaucoup. Elle s'appelle Léa Tardat. Voilà. Alors, tu utilises la formule nomade pour tes tirages. La qualité des tirages. On va en parler aussi de Jingoo. Alors ?
- Léa
C'est top. C'est vraiment top, alors j'ai tout essayé, le brillant, le mat, toutes les sortes de visuels, d'ailleurs ils ont sorti des nouveaux visuels qui sont super jolis, que j'adore. En fait on a une belle gamme de choix, donc voilà, on peut faire vraiment ce qu'on souhaite nous, et c'est super quali quoi, c'est super quali et c'est surtout très agréable parce que les photos vont arriver, on peut choisir d'avoir les photos qui arrivent déjà rangées, donc on n'a plus qu'à vérifier, tout est aux petits oignons, c'est top, c'est vraiment top.
- Jingoo
Justement, avant tu faisais toi-même les cartonnages, comment s'organisait livraison ? C'est Jingoo qui gère tout ou tu faisais toi-même tes cartonnages ? Comment ça se passe ?
- Léa
Ah non, je faisais moi-même. Je le fais encore pour certaines de mes écoles qui ont des cartonnages personnalisés. Du coup, je vois la différence, parce que c'est sûr qu'en termes de gain de temps, ce n'est pas pareil.
- Jingoo
Oui, ça c'est clair.
- Léa
Il faut acheter les cartonnages, il faut acheter les petits papiers, ceci, cela, c'est différent. C'est sûr, et ça prend beaucoup de temps. Une mise en pochette, c'est chronophage.
- Jingoo
Alors, j'ai une dernière question. Les clubs de sport peuvent peut-être faire partie de ton activité. Alors, par rapport au scolaire, dans le timing, c'est décalé et ça marche aussi très bien. Ou peut-être simplement, tu te dis, bon, ça va, je bosse assez comme ça, je ne veux pas en rajouter et je veux profiter de ce qu'il me reste pour faire de la création ou des voyages.
- Léa
Un petit mix des deux, du coup. Effectivement, je bosse quand même beaucoup sur ces périodes-là, ce qui me permet d'envisager mon travail différemment derrière, en collant le plus avec ce que j'aime et comment j'ai envie de travailler. Et il se trouve que du coup, je fais aussi de l'équitation. Et donc, je fais les photos dans le club d'équitation. Je n'ai pas encore testé la plateforme de ce côté-là, mais je le fais dès l'année prochaine.
- Jingoo
Parce que c'est tout neuf.
- Léa
Donc là, j'ai très envie de tester parce que du coup, c'est quand même plus simple.
- Jingoo
C'est extraordinaire. Alors là, il faut qu'on le dise à Jingoo, c'est que Léa, elle crée des nouvelles activités pour essayer les nouveaux produits de chez Jingoo. Je trouve ça remarquable. Alors, il y a deux choses que je trouve plutôt épatantes. Alors, tu as 31 ans, donc tu pratiques la photo de classe. Et c'est quand même jeune pour ce métier parce qu'il n'y a pas beaucoup de jeunes photographes qui le font. Et aussi, ce que beaucoup considèrent comme une activité artisanale, toi, par une gestion efficace, une grande discrétion, tu es une professionnelle de ce secteur. Je voulais dire jeune et efficace, ça donne envie, tout simplement. Je voulais te le dire. Tu as un œil vraiment très doux, très sensible et c'est très frappant. Alors, on va parler de choses un peu plus... pas fun, ce n'est pas vrai, mais différentes. Tu faisais 20 mariages par an et tu n'en fais plus qu'une dizaine. Oui. Alors, pourquoi ce choix ?
- Léa
Alors, quand je me suis lancée, donc en plein Covid, dans la photographie scolaire, c'était Covid et après Covid, que je me suis retrouvée avec quasi une trentaine de mariages à réaliser, des années précédentes qu'on n'avait pas pu réaliser, plus les scolaires, plus les montages, photos scolaires, comme je le disais, tout ça, ça fait beaucoup. Ça fait beaucoup, ça fait beaucoup, et je me suis dit que ça n'allait pas forcément se passer comme ça les autres années. J'ai préféré faire un choix et dissocier les mariages et le scolaire déjà. Donc je ne fais plus de mariages pendant la période scolaire. Donc en septembre, octobre, je n'en fais plus. Ce qui fait que déjà, ça réduit un petit peu, sauf si on fait des mariages hors saison, ce qui est tout à fait possible. Et aussi parce que, comme je le disais tout à l'heure, j'ai envie de privilégier maintenant la qualité à la quantité. Vraiment prendre le temps de connaître mes mariés. Et d'envisager mon travail différemment. J'adore les mariages. Franchement, j'adore. J'adore accompagner les mariés. J'adore prendre des baffes d'amour toute la journée. Et en même temps, l'énergie qu'il faut donner. Parce que c'est très énergivore. On va être sur les mariages 12 heures par jour, voire plus. Mais je me suis posé la question de... Est-ce que je suis aussi performante, si je fais des mariages tous les week-ends, 20 mariages ou si j'en fais 5 ou 10 et je pense que non, ça me permet d'avoir du recul et de les envisager différemment.
- Jingoo
Juste une petite question sur les mariages justement, j'ai souvent entendu et on me l'a fait ce coup-là aussi, c'est que les gens t'appellent et te disent bonjour, est-ce que vous êtes libre pour telle date pour mon mariage ? Mais je vous préviens, ça va durer au-delà de 23 heures. Parce qu'il y a des confrères qui disent, moi, je vous préviens, à 23h, je suis chez moi. Est-ce que tu pratiques ça ou tu attends que la fête soit un peu terminée pour rentrer ? Tu restes tard dans le marge.
- Léa
Je ne suis jamais partie à 23h, non. Non, non, c'est rare que ça s'arrête à ce moment-là. Quand je fais les mariages sur la journée complète, souvent, je dis que je pars après l'ouverture de bal et les premières danses. Donc, ça va tourner aux alentours de minuit et demi, une heure. Et ça m'arrive de rester beaucoup plus. Déjà parce que franchement, je m'éclate aussi. C'est super chouette que j'estime que tant qu'il y a de l'animation et des choses à prendre en photo, je les prends. Et en fait, je me dis aussi que je fais des photos jusqu'à ce que j'ai tout dans la boîte. Dans le sens où il faut raconter l'histoire du mariage de manière logique. Donc voilà, s'ils commencent leur ouverture de bal à minuit... Euh... Je vais faire les danses derrière, je vais partir peut-être une heure après. C'est plus comme ça que je l'envisage, ça ne va pas être je pars à telle heure.
- Jingoo
Ça existe, malheureusement ça existe. Alors les séances portrait, les grossesses, les naissances, les familles, tu en fais beaucoup par an ?
- Léa
Alors j'en fais plus, j'en fais de plus en plus. J'en fais beaucoup, alors je ne sais pas ce qui est beaucoup, mais j'en fais pas mal, effectivement. J'adore parce qu'on a une certaine liberté. Et chaque séance est différente, en fait, vraiment. J'adore ce côté reportage, en fait, de vie et rentrer aussi dans l'intimité des familles et créer une proximité avec ces gens-là qui, derrière, du coup, je suis leur vie pendant très longtemps. Parce qu'en fait, souvent, je fais les mariages, mais je vais faire la grossesse, les séances famille, les naissances. Et en fait, je me sens... tellement privilégiées de pouvoir faire partie aussi un petit peu de leur vie comme ça.
- Jingoo
Tu fais partie de la famille.
- Léa
Ouais, il y a un petit côté comme ça.
- Jingoo
On va appeler Léa.
- Léa
Non, voilà, c'est ça. En fait, c'est ce côté de fidélité. C'est génial, franchement j'adore !
- Jingoo
Justement, t'en parlais tout à l'heure. Quand tu fais un mariage, évidemment, tu vas rencontrer les mariés. Donc, on boit un café, on papote. Oui. Et dans les familles, c'est pareil ? Pour un premier portrait de famille, comment ça se passe ? La mise en confiance avec les gens, on papote, on boit un café avant de démarrer le portrait ? Parce que tu travailles chez eux, tu ne travailles pas en studio toi ?
- Léa
Non, c'est ça. Ou alors à l'extérieur, ça va être à la plage, dans le coin. Parce qu'il y a plein de beaux paysages pour faire des belles séances famille ou portrait. Je les ai au téléphone, on papote un moment et puis on se rencontre. Et là, il faut assez rapidement les mettre à l'aise quand même. On n'a pas forcément l'occasion de boire un petit café quand on est en pleine forêt. Mais voilà, en fait, il faut créer la confiance rapidement, mettre à l'aise. Et ça, je pense que la psychologie, ça aide un petit peu quand même.
- Jingoo
Comment on aborde un portrait, justement ? On revient un peu là-dessus, mais comment on aborde un portrait par rapport à une photo scolaire ? Ce n'est pas du tout le même travail.
- Léa
Non, c'est sûr. Quand je fais les portraits en séance, le portrait corporate, le portrait d'enfant pendant les séances photo, je vais évidemment essayer de l'avoir sur l'instant, de le faire rire, mais je vais pouvoir créer... Tout au long de la séance, et avoir le temps de créer un climat de confiance, et jouer aussi, jouer avec eux, pour que l'enfant soit tout à fait naturel, ce qui est normalement assez facile quand même avec les enfants. Mais voilà, créer ce climat de confiance, et j'ai le temps. J'ai le temps, j'ai les parents aussi en général, les portraits corporate, c'est pareil, on a le temps. Avec le scolaire, il faut être efficace. Il faut être efficace, il y a les petits loups derrière qui attendent de se faire prendre en photo. Et du coup, il faut être efficace. Il faut être efficace et en même temps, toujours créer ce climat de confiance. Donc, c'est un peu différent.
- Jingoo
Tu as beaucoup moins de temps sur le scolaire.
- Léa
J'ai beaucoup moins de temps. J'ai beaucoup moins de temps. Et surtout, il faut obtenir rapidement. Et en fait, ce n'est pas pareil parce que les enfants, ils peuvent être inquiets en situation scolaire parce qu'il y a les enfants à un côté. Ils ne connaissent pas. Il y a du matériel. c'est impressionnant, c'est plus impressionnant alors qu'on est plus dans un climat de confiance, quand on est avec les parents en séance photo, tout ça. C'est un mix entre efficacité, bienveillance et en même temps, quand on n'obtient pas forcément d'approbation, de sourire ou quoi que ce soit avec un enfant dans le scolaire, je préfère dire c'est pas grave, il n'y a pas de soucis, tu reviens quand tu es prêt et laissez passer quelqu'un d'autre qui est prêt. En fait, c'est vraiment la gestion du groupe aussi. Ah oui, c'est carrément de la psychologie. Ah oui, oui, oui, c'est assez… Oui, voilà, on apprend, on apprend, mais on apprend vite quand même.
- Jingoo
Alors là, la question va amener la suite de notre entretien fort agréable au-demeurant. Que voudrais-tu développer davantage, le corporate, la famille ou autre ? Parce qu'après, on va parler de toi en dehors de l'objectif. Ça marche, ça marche. Non pas en dehors de tes objectifs, en dehors de l'objectif.
- Léa
Ok ! Haha !
- Jingoo
Alors, qu'est-ce que tu voudrais développer ? Le corporate, la famille, autre chose ?
- Léa
Les séances photo, famille, naissance, grossesse, c'est vrai que j'aime beaucoup. Particulièrement les séances naissance, c'est un moment hors du temps, avec les parents qui ont leur petit bout qui a à peine une semaine, deux semaines. Et en fait, je peux vraiment faire ce métier que j'aime de reportage, tout en guidant, mais en fait, ils m'oublient complètement, parce qu'ils sont hypnotisés par l'enfant. Et du coup, ça me laisse le champ vraiment libre pour guider, mais avec du recul. Et c'est très agréable. C'est des séances qui sont toutes douces, toutes calmes, très tranquilles.
- Jingoo
Et dans ces cas-là, tu travailles sans flash, je suppose ?
- Léa
Oui, complètement, sans flash.
- Jingoo
Alors, Léa, t'es passionnée. Alors, on va parler en dehors de l'objectif. Léa est passionnée d'équitation, de surf, de voyage, de musique, de jam sessions et de van life, parce que j'ai lu sur ton site, leatardat.com. J'ai vu, je me déplace souvent avec ma résidence secondaire sur roues. Oui tout à fait. Ça, j'ai vraiment envie qu'on en parle. Déjà, tu reviens d'un voyage en Norvège avec ton chéri. Et le chien. Et le chien. La famille. Alors, c'est quoi ce van ?
- Léa
Eh bien, ce van, ça a été la première acquisition avec les sous que j'ai récoltés de photographie scolaire. Donc, quand même, merci la photographie scolaire. Oui. Il n'était pas neuf, mais c'est un joli petit van qui se prénomme Simon. Et voilà, en fait, dès qu'on a du temps, on voyage comme ça. En fait, on voyage comme ça parce qu'on adore la liberté que ça procure. On adore être plongé dans la nature. Donc, c'est vraiment top. Et on envisage aussi peut-être d'y passer plus de temps. Parce qu'en fait, le fait d'avoir cette saison mariage et scolaire, Ça fait qu'il y a une partie de l'année où on pourrait éventuellement voyager et vivre un petit peu comme ça aussi. Et éventuellement, que je puisse faire des séances photos par-ci, par-là. Voilà, ça s'envisage, mais il va falloir être actif sur les réseaux quand même.
- Jingoo
Et donc, vous partez avec ton chéri, vous partez alors là, la Norvège. Oui. Combien de temps vous partez déjà en voyage entre vos deux activités ? Enfin, je veux dire, entre les deux périodes.
- Léa
C'est vrai qu'on l'envisage un peu comme on veut, parce qu'en soi, tu prends tes séances un petit peu comme tu veux. Après, je n'ai pas envie de lâcher mes petits clients d'amour trop longtemps, quand il y a des grossesses, tout ça. J'ai envie d'être là. Mais là, on est partis un mois. Pourquoi pas partir plus ? Après, c'est un petit camion et c'est l'été. Et en Norvège, il a fait beau, donc on a eu de la chance. Mais voilà, en période d'hiver, ce serait différent. Il faut un plus gros camion, un peu plus de confort, tout ça. Surtout si je souhaite travailler... à l'intérieur avec mon ordinateur pour faire mon post-traitement et les séances, tout ça.
- Jingoo
Parce que le post-traitement Lightroom sur un ordinateur fixe grand écran, ça n'a rien à voir avec un petit écran portable.
- Léa
Il y en a qui le font, je ne sais pas comment ils font. Tu portes des lunettes au bout de trois jours.
- Jingoo
Donc Léa, on pourrait dire que ta devise c'est travaille en silence et la réussite se chargera du bruit. C'est pas mal.
- Léa
C'est beau. C'est poétique.
- Jingoo
Voilà. Et dis-moi, on parlait d'équitation tout à l'heure et de surf et du coup on en a parlé tout à l'heure mais j'aimerais bien qu'on y revienne ils sont venus te voir et t'ont dit ça te dérangerait pas de prendre nos cavaliers, nos concours ou c'est toi qui as dit : si vous voulez les gars je vous dépanne
- Léa
Non non c'est eux qui m'ont proposé c'est vrai parce que je suis photographe, la directrice du club à mon âge en plus aussi donc ça s'est fait très facilement et franchement trop contente parce que j'allie la passion du cheval l'équitation. Que demande le peuple, quoi. Donc, c'est vraiment super sympa. Et en plus, je suis aussi avec les photos d'enfants, avec les petits poneys, tout, c'est super marrant, super mignon. Donc, je fais des mini-sessions, en fait, photos là-bas. Et c'est très chouette. Et il me tarde d'essayer avec Jingoo, avec la plateforme. Je pense que ça va faciliter le travail par la suite.
- Jingoo
Et alors, la dernière question, très basique, très concrète. Tu travailles sur quel matériel ? Oui. Photos, je parle.
- Léa
Alors là, j'envisage de... tout changer. Mais actuellement, je suis avec des Z6 II, 2 Z6 II et toute une gamme d'objectifs. J'aime beaucoup travailler à l'objectif fixe. Donc, j'ai beaucoup travaillé au tout début avec le 50 mm 1.4, après le 35, maintenant beaucoup plus le 35. Après, voilà, j'ai pas envie de perdre les gens mais 24-70, 70-200, 85 mm. J'en ai beaucoup, mais là, j'envisage de tout changer. Pour le challenge, le défi aussi, et voilà.
- Jingoo
Tu vas aller vers quoi alors ?
- Léa
Alors là, je me suis renseignée un petit peu, et je sais qu'il y a Lumix qui commence à faire des très belles choses en hybride. Je crois G5, je ne me rappelle plus très bien, qui sont vraiment top, mais ça veut dire changer aussi tous les objectifs. Et c'est un gros budget.
- Jingoo
C'est le plus important.
- Léa
C'est le plus important, complètement. Mais aujourd'hui en fait les boîtiers sont très performants, permettent de faire des choses qu'il y a 10 ans on n'aurait jamais imaginé. En termes d'autofocus, maintenant il y a des appareils où ça suit carrément le regard. Je vais investir là-dedans aussi parce qu'en termes d'autofocus...
- Jingoo
Après il y a une autre bataille, on ne va peut-être pas trop en parler, mais je trouve que les constructeurs... Oui. sur les prix sont devenus un peu dingo parce qu'avant un bon boîtier professionnel ça coûtait 5-6 000 euros maintenant on est dans les 10-12 voire plus !
- Léa
Pour moi c'est la course à l'armement c'est comme avoir le dernier iPhone c'est pas complètement ça qui compte non plus je pense pas qu'il y ait besoin d'avoir le dernier appareil photo ! Il y a tout un tas d'autres choses qui jouent à partir du moment où tu as du matériel du bon matériel Je pense qu'à partir de 2000 euros, c'est cher, 2000 euros, mais ce n'est pas 10 000, tu peux avoir du très bon matériel, des jolis cailloux qui vont goûter presque le même prix. Voilà, c'est ça. Et derrière, juste se former, continuer à regarder autour de soi. Et voilà, en fait, ça va être plus la créativité, travailler son œil. Ce n'est pas que l'appareil photo.
- Jingoo
On est d'accord que ce n'est pas l'appareil photo qui fait une photo.
- Léa
Oui, voilà. Ça, des fois, on a tendance à l'oublier aussi.
- Jingoo
Alors, écoute, voilà. c'est la fin de cet épisode qui t'a été consacré donc leatardat.com qui est photographe indépendante qui est passionnée, on l'a entendu enfin j'espère qu'on l'a entendu et qui est très engagée dans son métier et ce qu'on retient de ton parcours c'est d'abord de la constance, de la cohérence c'est une photographe qui a su construire sa voix sans chercher à faire du bruit mais toujours avec beaucoup de rigueur et une intelligence de terrain là on l'a bien entendu qui force le respect. Et tu nous rappelles surtout et aussi que la photographie, c'est parfois moins une question de créativité débridée que des régularités, de logistique, de la relation humaine. On en a beaucoup parlé de la relation humaine. Et toujours, mais alors toujours, toujours de passion. Merci Léa pour ta confiance, pour cette générosité. Merci à vous, mes amis photographes, pour votre écoute. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager, à laisser un commentaire ou à suivre le travail de Léa sur son site, leatardat.com ou sur ses réseaux sociaux. On se retrouve très bientôt pour un nouveau portrait de photographe. Mais d'ici là, continuez à regarder le monde avec curiosité et avec lumière. C'est de moi, ça j'aime bien.
- Léa
C'est bien, c'est bien, c'est pas mal du tout, j'aime bien !
- Jingoo
Alors Léa...
- Léa
La lumière c'est toujours bien.
- Jingoo
C'est toujours bien. Alors, je t'avais proposé plusieurs titres en début. C'était, attends faut que j'y revienne... Donc, la photo scolaire, c'est un vrai métier. Léa Tardat, l'indépendance en lumière. De la psycho à la photo, le parcours de Léa. Photographe discrète, succès éclatant. Mais je trouvais autre chose. Tu viens de me dire ce que tu en penses.
- Léa
Je veux bien ouais, parce que là, je ne sais pas.
- Jingoo
Je pensais que tu allais me dire ça. Voilà. Alors "Les photographies de Léa". On a l'impression qu'on va rentrer dans un monde de tendresse et de douceur en le lisant. "Les photographies de Léa" qu'est-ce que tu en penses ? pour le podcast, ça te va ? C'est mignon. C'est gagné. Merci mes amis photographes et à très très bientôt.