- Speaker #0
Bienvenue dans Dire Mama, ici je tends le micro aux mamans de l'ombre, celles qui ont traversé, douté, chuté et qui ont choisi de se relever. Des femmes vraies, puissantes et humaines. Ce podcast c'est de la lumière, de la célébration, de la vérité et de la sororité. Je connais Ariane depuis des années, je l'ai toujours vue comme une maman présente, attentive, avec deux garçons adorables. Et pourtant je n'avais jamais entendu parler de son histoire. Parce qu'on ne connaît jamais vraiment quelqu'un tant qu'on n'a pas entendu ce qu'il a traversé. Cet épisode est un rappel puissant. Les combats des mers sont souvent invisibles. Ariane, merci d'être là. Installe-toi, respire, c'est parti ! Comment ça va ?
- Speaker #1
Ça va, ça va, bonjour. Merci de me faire participer à ton émission. C'est une première. Et c'est génial, je suis toute excitée.
- Speaker #0
Welcome et merci beaucoup Ariane. Alors comment tu te sens là maintenant, tout de suite, en arrivant ?
- Speaker #1
Là tout de suite ça va, je commence à respirer, à me détendre, donc ça va.
- Speaker #0
T'étais un peu stressée je crois, sur les derniers jours. Qu'est-ce qui te stressait comme ça ?
- Speaker #1
Déjà le fait de me livrer, c'est une chose se livrer à des personnes qu'on connaît, c'en est une autre. Quand on partage son histoire.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et puis, mon image.
- Speaker #0
Ok, ça marche. Alors, je te rassure, tu es ravissante.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Alors, avant de parler de ton histoire, comment est-ce que tu voudrais qu'on te voit aujourd'hui ? Avant ton étiquette de maman. Qui es-tu, Ariane ?
- Speaker #1
Qui le suis ?
- Speaker #0
Avant d'être maman, qui es-tu ?
- Speaker #1
Avant d'être maman, je suis moi, Ariane. Je suis lunaire. Je suis soleil. Voilà, soleil.
- Speaker #0
Ok. Lunaire, soleil ?
- Speaker #1
Les deux, je crois. En fait, j'ai la joie de vivre. Je déborde de positivité. Donc, oui. J'irai plus soleil, je pense.
- Speaker #0
Ok. Super. Avant d'entrer dans le récit, parmi les chapitres de ta vie, quel est celui que tu as choisi de nous partager aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, j'ai choisi de partager mon passage, j'appelle ça un peu ma descente aux enfers, parce qu'à mes yeux, c'était le cas. Et c'est mon passage de quand je suis devenue maman, pour la première fois de ma vie, et par la même occasion, me retrouver à la rue. Donc, le passage au 115, ça m'est social.
- Speaker #0
Ok, ça marche. Alors à quel moment est-ce que... Merci déjà de partager ça avec nous, avec moi. Merci. À quel moment est-ce que ta vie a basculé ? Tu disais, quand j'ai eu mon premier enfant, ça s'est passé à peu près à quel moment de ta vie ? Alors je ne te demande pas de date, mais comment est-ce que ça a basculé d'un coup ? On passe de premier enfant et 115 et à la rue.
- Speaker #1
Alors, tout a commencé, c'était vers 2009, par là, à peu près, date exacte, je ne peux pas dire. À cette époque-là, j'étais dans un foyer jeune travailleur, donc FJD, pour ceux qui connaissent. Et tout se passait très bien, j'avais ma petite vie tranquille, je travaillais, je gagnais, bref, tout allait bien. Jusqu'au moment où j'ai rencontré les génitaires.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà. Beaucoup d'amour, venant de moi en tout cas, ça c'est sûr. Le projet, le projet bébé qu'on m'avait fait à deux, mais qui finalement je me suis retrouvée seule.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Par la suite, une fois le projet arrivé à terme, voilà.
- Speaker #0
D'accord. Donc là on est sur... Ta première grossesse, ok. Et c'est à quel moment est arrivé le 115 ?
- Speaker #1
Alors le 115 est arrivé après ma deuxième grossesse.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
Donc ça veut dire que j'ai accouché et puis en sortant de l'hôpital, tout de suite 115.
- Speaker #0
Ok. Comment ça s'est passé ? Est-ce que tu veux nous en dire un petit peu plus ? Tu as accouché de ton deuxième enfant ?
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Je précise même papa. J'avais nulle part où aller. Déjà avant même, pendant la grossesse de numéro 2, c'était très compliqué, mais j'arrivais à me débrouiller. Et j'ai vraiment plus d'autres recours ni d'autres solutions. J'étais totalement perdue, désemparée. C'est comme quand il fait nuit, il n'y a pas de lampadaire, il n'y a pas de lumière, tu marches et tu te dis je vais où ? Je vais où ? Je vais atterrir où ? Et à partir de là, bah...
- Speaker #0
Et ces questions-là, tu les posais à qui ? Parce que t'es à l'hôpital, donc t'es avec tes deux enfants, si je comprends bien.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Comment ça se passe ? Dis-nous en plus à ce niveau-là.
- Speaker #1
J'ai été à l'hôpital, j'ai eu une prise en charge juste parfaite. J'ai eu de l'écoute, j'ai eu de l'attention de la part du personnel de la maternité. de la part de la cadre, à cette époque-là, de la maternité. Elles ont toutes travaillé main dans la main pour ne pas me laisser dans une situation difficile, pour ne pas me mettre dehors comme ça, dans le flou. Et ça parce que j'ai fini par craquer et par en parler aussi. Et ça, c'est très important. Quand on traverse des moments difficiles, il faut qu'on arrête à chaque fois de se dire « je vais y arriver toute seule » , non. Ouvrez votre bouche, ouvrez votre cœur et n'hésitez pas à parler parce que ça m'a sauvé, le fait d'en parler.
- Speaker #0
Pourquoi ? Parce que tu n'en parlais pas du tout de la situation que tu vivais avec le géniteur de tes enfants ? Non,
- Speaker #1
mais même mes parents n'étaient pas au courant.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Même mes propres parents n'étaient pas au courant parce que pour moi c'était une honte. C'était pas le fait d'avoir des enfants mais la situation, c'était un échec. Du coup, non, très peu de personnes le savaient autour de moi. Et je voulais tout le temps me dire, non, tu vas y arriver seule, demande de l'aide à personne. Et finalement, en sonnant l'alerte, en disant, j'ai besoin d'aide, j'ai vraiment besoin d'aide. J'ai eu cette prise en charge, l'assistante sociale de la maternité qui s'est débrouillée, qui a fait des pieds et des mains pour me trouver une place au sein du 115, donc du Samu Social. C'est comme une association, en fait. qui te trouvent un endroit où dormir pour les personnes qui n'ont pas de domicile.
- Speaker #0
Et combien de temps t'es restée dans la maternité avant de pouvoir changer, trouver justement peut-être ce logement ou je ne sais pas comment on peut appeler ça. Combien de temps t'es restée ?
- Speaker #1
Je suis restée un mois. Elles ont d'abord joué, quand je parle du personnel soignant, elles ont d'abord joué sur le fait que j'ai eu une césarienne. Donc ils ne pouvaient pas me laisser sortir tout de suite. Sauf qu'au bout d'un moment, j'allais mieux. J'allais bien.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
En tout cas, physiquement. Et ils ont joué là-dessus.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et du coup, je suis restée en tout et pour tout un mois.
- Speaker #0
D'accord. Et ton prise avec le deuxième, enfin avec le premier. Ok.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ça te passe quand on est dans une maternité où on vient d'accoucher, on en a un premier. Donc tu étais dans ta chambre avec les deux enfants, si je comprends bien.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
C'est ça qui m'a ramené à Lida Point. Et du coup, numéro un restait à mes côtés et j'étais plus rassurée.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux me raconter une scène qui résume ce que tu as vécu avec le 115 ?
- Speaker #1
Il y en a plusieurs. Oui, mais une scène.
- Speaker #0
Je ne vais pas dire la pire, mais en tout cas, une scène qui t'a le plus touchée et représentative. de ce que tu as vécu, de cette période que tu as vécue qu'on ne peut pas condenser en 40 minutes. Je me doute bien que ça a été dur. Mais une scène, si tu peux.
- Speaker #1
Alors, une en particulière. Il faut savoir que malheureusement, le 115, aujourd'hui tu sais où tu dors, demain tu ne sais pas où tu dors. Ça change très vite. Et donc, on m'avait averti que je devais quitter les lieux. Je me retrouve dehors avec Tic et Tac. Je ne sais pas où aller. Avec mes bagages, mes fils. Et je suis là, je suis assise à un arrêt de bus. Et j'attends. J'attends que le 115 me contacte pour me dire où est-ce que je vais. Ce jour-là, en sachant qu'on devait libérer les lieux, comme dans tout hôtel, entre guillemets, pour midi. Donc, j'étais déjà partie. Ils m'ont rappelé, il était minuit. Pendant tout ce temps, j'ai erré, J'étais assise, je regardais mes enfants. Et là, tu te dis, merde, pardon. Tu te dis, mince, je fais quoi là tout de suite ? Et tu te retrouves avec plein de pensées qui te traversent l'esprit, mais de toutes sortes. Et là, tu les regardes et tu te dis,
- Speaker #0
non,
- Speaker #1
mais ils ont fini par m'appeler.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu ressentais à ce moment-là précis ?
- Speaker #1
De la colère. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de colère.
- Speaker #0
Envers qui ?
- Speaker #1
Moi-même.
- Speaker #0
Pourquoi ?
- Speaker #1
Je vais mettre mes enfants dans cette situation. Je me suis dit, à quel moment j'ai fauté ? Qu'est-ce que je n'ai pas fait correctement pour me retrouver là-dedans ? Parce que pour moi, c'était entièrement de ma faute. Pour moi, c'était moi qui les avais mis dans cette situation-là. Et je m'en voulais tellement. Donc en colère contre moi. En colère contre toi.
- Speaker #0
Ok. Et comment on tient et comment on... On doit rester forte. Tu vois, quand tu as quitté la chambre d'hôtel avant midi et que tu es recontactée par le 115 à minuit, comment tu tiens ? Alors tu me dis que tu la regardes. En effet, d'accord. Mais il y a un moment où il faut qu'il mange, il y a un moment où il faut l'échanger.
- Speaker #1
On trouve des astuces. Alors ce jour-là, j'ai été à la bibliothèque. On a passé un peu de temps là-bas, au show. Ensuite, le fait d'avoir travaillé pendant des années, ça m'a beaucoup sauvée. Parce que, Dieu merci, je touchais quand même les allocations, le chômage. Donc ça, ça m'a permis aussi de pouvoir les emmener manger. En sachant que tu dois tout faire pour détourner leur attention, pour qu'ils ne comprennent pas ce qui est en train de se passer. Donc c'était, allez, on va au McDo aujourd'hui.
- Speaker #0
Tu te souviens de l'âge qu'ils avaient ? 2009. Tout va bien.
- Speaker #1
Numéro 1, il est né en 2010, numéro 2, 2012. Donc c'était 2012. 2012,
- Speaker #0
ok. Donc 3 ans, 2012, non il y en a un qui vient de naître.
- Speaker #1
Et il y en a un autre qui a 3 ans. C'est ça.
- Speaker #0
De 3 ans quoi. Pas encore à l'école ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Non, pas à ce moment précis. Parce qu'il y a cet aspect-là aussi. C'est compliqué de scolariser quand aujourd'hui tu dors dans le nord, demain tu dors dans l'ouest et après-demain tu dors dans l'est. Il n'y a pas de stabilité.
- Speaker #0
Alors comment, qu'est-ce qui te fait tenir à ce moment-là ? Tu trouves des astuces pour les nourrir, pour les charger ? Et finalement, qu'est-ce qui te fait tenir ? Comment tu fais le géniteur ? Je n'ai pas envie qu'on fasse un procès au géniteur. Non, non, non, du tout. Mais où est-ce qu'il est ?
- Speaker #1
Quelque part.
- Speaker #0
Quelque part.
- Speaker #1
Quelque part. Parce qu'il avait des phases où il aimait bien disparaître. Et puis hop, je réapparais. Et puis je redisparais. Donc pour moi, il faisait clairement plus partie de l'équation. Qu'est-ce qui me fait tenir ? C'est de me dire que je n'ai pas envie qu'on me les enlève. Ma phobie, ma plus grande peur, c'était ça.
- Speaker #0
Les services sociaux ?
- Speaker #1
Ah oui, Pour avoir fait une partie de mon enfance dans ce système-là, je suis assez rodée. Je sais plus ou moins comment ça fonctionne. Et ça peut aller très, très vite. Et je pense que c'est ça qui m'a vraiment fait tenir finalement. De me dire, non, lève-toi, redresse ta tête, bombe ton torse. Et fais en sorte qu'on ne te les retire pas. C'est à lui. C'est hors de question. Parce que ça, je ne m'en serais pas remise par contre. C'est ça qui m'a fait tenir. C'est ça qui m'a fait tenir. Et aussi parce que j'ai été bien entourée. C'est très important ça. Être bien entourée.
- Speaker #0
Tu as été bien entourée tout le temps où tu as été hébergée par le 115. Où il y a eu une période peut-être où tu es tombée sur des personnes. Tu vois, est-ce qu'il y a eu... Une période où tu t'es d'abord débrouillée toute seule, où tu cachais, où tu... Parce qu'il y a eu la maternité, ok, là tu en as parlé, on t'a gardé pendant un mois, et au bout d'un mois, il a fallu qu'on te trouve quelque chose. Ces dames-là t'ont trouvé quelque chose, et donc tu es rentrée dans ce système-là du 115, à appeler le matin pour avoir un hébergement le soir. Ok. Ça, ça dure combien de temps à peu près ?
- Speaker #1
On va dire que ça a duré quasiment un an.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Quasiment un an avant que... Pendant un an ? Oui. Pendant un an, on a été balottés de droite à gauche, avant qu'on arrive enfin à trouver une stabilité à un endroit fixe.
- Speaker #0
D'accord. Et là, tu ne vivais que des Z, tu bossais, tu ne travaillais pas, par exemple ? Non, je ne pouvais pas. C'est impossible.
- Speaker #1
Je ne pouvais pas. Comme j'ai dit, on n'avait pas de stabilité, donc c'était très compliqué. C'est vraiment une fois qu'on a été fixe, quelque part, que là, j'ai pu envoyer numéro 1 à l'école. Bon, je n'ai pas tout de suite travaillé, parce que numéro 2, j'ai fait l'erreur de le confier à une nounou, ça s'est mal passé, je ne l'ai pas digéré, du coup, j'ai dit toi. J'attends que tu rentres à l'école aussi. Et dès l'instant qu'il est rentré à l'école, c'est parti.
- Speaker #0
C'était pendant que vous étiez aux 115 que ça s'est mal passé ? Oui. Tu veux en dire un peu plus ?
- Speaker #1
C'est pour lui. En gros, j'ai fini par me rendre compte que ce n'était pas une personne de confiance. Et c'est vrai que j'ai mes fils. Surtout numéro un, me le montrait, mais je n'ai pas su le voir. Une fois que je m'en suis rendue compte, avec preuve à l'appui, j'ai coupé court.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'ai coupé court. Je me suis dit, je préfère attendre que tout le monde soit à l'école et après c'est parti.
- Speaker #0
Ok. Qu'est-ce qui a été le plus difficile à vivre pour toi en tant que mère dans cette situation-là ? Peut-être en tant que mère, en tant que femme, en tant que... Qu'est-ce qui est le plus dur à vivre, au-delà des enfants ? Toi ?
- Speaker #1
Le manque de confiance. Enfin, l'estime de soi en prend un coup, en fait. Et du coup, ça crée un manque de confiance qui engendre beaucoup d'autres choses derrière. Quand on se... Je ne sais pas si je peux dire ça comme ça, mais... J'étais rentrée dans une phase, dans une sorte de dépression. Mais à côté de ça, je me disais, non, il ne faut pas le montrer. Mais j'allais très mal, très très mal, au plus profond de moi. Et j'avais une très très mauvaise estime de moi.
- Speaker #0
D'accord. Et comment tu as fait pour aller mal d'un côté et être aussi joyeuse et pimpante de l'autre ? Comment elles ont ce pouvoir, les mamans, de cacher ? Cacher ces choses-là au plus profond. Une fois que les enfants sont couchés, par exemple, avec la précarité de je ne sais pas où on va dormir demain, une fois qu'ils sont couchés, toi, comment t'es ?
- Speaker #1
On s'effondre. On s'effondre, je pleurais. Il fallait que je pleure. C'était le seul moyen pour moi de libérer un peu. Je pleurais, pleurais et puis... Une fois que voilà, comme dit ma mère, tu prends un verre d'eau, tu bois et allez hop.
- Speaker #0
Et ça repart. En mars, c'est ça repart, entre guillemets.
- Speaker #1
C'est clair en fait. Le côté sucré rend moins bien dans ta vie. C'est ça,
- Speaker #0
le lourd avec l'ombre, on ne prend pas trop de kilos.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ok, donc voilà. D'accord, donc tu t'auto-persuades quoi, l'auto-persuasion. Ça marche. Est-ce qu'il y a eu... des personnes. Alors, tu as déménagé pas mal de fois, enfin déménagé, trouvé des endroits pour dormir. Est-ce qu'il y a eu un moment quand même où le ciel s'est ouvert, si je peux appeler ça comme ça, et où tu es tombée dans un endroit où tu as resté longtemps, où tu as rencontré des personnes, où tu as retrouvé un semblant de vie normale ? Est-ce que c'était arrivé à un moment donné ? Et si oui, au bout de combien de temps ?
- Speaker #1
Alors, oui, c'est arrivé. c'est arrivé qui l'aurait cru c'est comme je disais tout à l'heure une fois que j'ai été stabilisée à partir on va dire mi-2013 mi-2013 par là c'est là que les choses ont commencé à changer mais je ne le voyais pas encore à ce moment là je ne m'en rendais pas encore compte j'ai fait de très belles rencontres Mais des rencontres, tout comme j'en ai fait d'autres, ce n'est pas possible. Ce n'est pas la peine. Mais comme on dit, il faut que ça équilibre un peu aussi. Et je me suis beaucoup accrochée à ces rencontres-là. Quand je dis accrochée, ce n'est pas par profit ou par... C'est vraiment ce côté, en fait, ces personnes-là m'ont ouvert les bras. Et ils m'ont permis de poser ma tête là. Et on rassurait. On dit tu n'es pas toute seule. On est là. Tu n'es plus toute seule. On est là. Et ça fait du bien.
- Speaker #0
C'était des femmes ?
- Speaker #1
Des femmes.
- Speaker #0
Des femmes. Des femmes. C'était des femmes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ok. Et comment tu arrives à leur dire à ces femmes-là que tu es dans cette situation ?
- Speaker #1
Alors, il y en a une, elle l'a découvert.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et l'autre, elle avait des doutes, mais elle attendait que j'en parle.
- Speaker #0
D'accord. Comment ça se découvre ? Comment on fait pour découvrir ça ? Comment est-ce que moi, demain, si j'ai une personne dans mon entourage, comment est-ce que je pourrais... Est-ce qu'il y a des signes ?
- Speaker #1
Alors, ça, j'ai envie de dire, c'est tout à chacun. Ça dépend de la personne que tu auras en face de toi. Mais par exemple, moi, je sais que l'une d'entre elles l'a découvert comment ? Parce que... Au tout début, je voyais que mes enfants voulaient l'inviter à la maison. Sauf que c'était compliqué. Parce qu'on n'est pas réellement à la maison. Donc à partir de là, tu te sens gênée. Une fois, deux fois, trois fois, tu te dis « J'espère qu'elle ne va pas croire que je ne veux pas d'elle. » Parce que ce n'est pas du tout le cas. En sachant que dans le sens inverse, mes enfants étaient très souvent chez elles aussi. Donc là, tu te dis « Bon, il va falloir que je... » parle pour pas qu'elle pense que.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et de fil en aiguille, tu dis les choses.
- Speaker #0
Ok. Tu voulais pas perdre cette amitié en fait, si je comprends bien. Non. Ou en tout cas, cette amitié naissante. Non,
- Speaker #1
je voulais pas la perdre. Cette personne-là, elle m'apaisait. Elle savait me recadrer. Avec sa force de caractère, oui, correctement quand il le fallait.
- Speaker #0
La personne commune qu'on connaît exactement.
- Speaker #1
On parle de la personne commune. Si, si, si. Elle savait me recadrer quand il le fallait. Comme une grande sœur. Et elle savait aussi essuyer mes larmes quand il le fallait. Et ça,
- Speaker #0
c'est bien.
- Speaker #1
Ça fait du bien. Souvent, tu te dis... Parce que j'ai une sœur. C'est ma cousine, mais on a grandi ensemble. Donc, on se considère comme des sœurs. Il n'y a jamais eu cette fusion entre elle et moi, il n'y a jamais eu cette entente entre elle et moi, il n'y a jamais eu ce côté... Ça a toujours été très compliqué nos relations, parce que beaucoup de non-dit, beaucoup de rancune.
- Speaker #0
Aujourd'hui ça va mieux.
- Speaker #1
Mais du coup, je n'arrivais pas à me tourner vers elle. J'avais l'impression qu'elle était constamment dans le jugement,
- Speaker #0
me concernant tout le temps,
- Speaker #1
C'est épuisant. Et c'est vrai que la personne commune... Elle n'était pas dans le jugement. Au contraire. Et elle n'hésitait pas. Tu vas où comme ça, là ? Arrête-moi ça tout de suite ! Ou alors, toi aussi, va ! Vas-y, t'attends quoi ? C'est un peu grâce à elle aussi qu'aujourd'hui...
- Speaker #0
On va en parler. On y vient. D'accord. Donc, tu as su trouver des... Au moins une personne, mais je ne pense pas que ce soit la seule. Non, il y en a plein. Bien sûr. Non, non, ce n'est pas la seule. Ce n'est pas la seule, mais on l'a en commun. C'est ça, c'est pour ça que c'est elle qui ressort en premier. Elle ressort, mais ce n'est pas la seule. Donc, tu as su trouver des personnes quand même qui t'ont aidé. Ta famille dans tout ça, tes parents, tu disais que ta cousine, tu ne t'entendais pas vraiment avec elle. Est-ce qu'il y avait un lien ? Est-ce que tu leur en parlais ? Alors,
- Speaker #1
ma cousine, elle était au courant de la situation. Elle était au courant de la situation, mais en fait, ce qui s'est passé, c'est que dès le départ, dès le départ, elle a vu que ça ne sentait pas bon. Dès le début. Elle me l'a dit.
- Speaker #0
Par rapport au géniteur, tu parles ? Oui. D'accord, tu parles de votre relation. Oui.
- Speaker #1
Dès le départ, elle l'a senti. Elle m'a dit non. Sauf qu'à l'époque, je ne l'ai pas écouté. Je fais partie de ces personnes. Laisse-moi me casser la figure.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Par contre, aide-moi à me relever quand même. Sauf que... Au moment de mes termes relevés,
- Speaker #0
il n'y avait personne.
- Speaker #1
Il n'y avait personne.
- Speaker #0
Tu penses qu'elle voulait te montrer quelque chose ?
- Speaker #1
Je pense, oui.
- Speaker #0
Qu'elle voulait te montrer une forme de leçon.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et je pense aussi pour avoir depuis parlé avec elle, à cœur ouvert, mis les choses à plat, je pense que c'était une manière pour elle aussi de se protéger. Parce que de voir ma descente, je sais que ça l'a. Ça a été très dur pour elle aussi. Et finalement, elle a géré la chose à sa manière. Oui.
- Speaker #0
On ne peut pas tout gérer pareil.
- Speaker #1
Elle s'est protégée.
- Speaker #0
Ok. T'en es où aujourd'hui concrètement ? Émotionnellement ? Intérieurement ?
- Speaker #1
Tu vois les grands sourires ? Aujourd'hui, émotionnellement, je suis totalement apaisée. Je suis totalement apaisée. J'ai enfin trouvé un équilibre. J'ai enfin trouvé ma voix. Et surtout... Ce que je pouvais penser de moi à l'époque, ce n'est plus trop la même chose aujourd'hui. Il y a encore du travail. Il y a encore beaucoup de travail, mais je peux dire que je suis heureuse. Waouh ! Et épanouie.
- Speaker #0
Waouh ! Trop bien ! Alors, qu'est-ce qu'il y a fait ?
- Speaker #1
Alors, qu'est-ce qu'il y a fait ? J'ai fait aussi encore de nouvelles rencontres, aussi bien féminins et une rencontre... Enfin... Pas vraiment une rencontre, parce qu'on se connaissait déjà depuis un bon petit moment déjà. Mais on va dire, voilà, un rapprochement. Il y a eu un rapprochement. Ça fait plaisir et ça fait du bien de se sentir aimée. Pour ce qu'on est. Pas pour le physique. Je ne sais pas si je peux dire, pas pour le bip.
- Speaker #0
Tu dis ce que tu veux.
- Speaker #1
Pas pour le sexe.
- Speaker #0
On est entre femmes. Je pense que nos enfants, on ne les a pas eus par l'accès au santé.
- Speaker #1
Exactement. Donc, là,
- Speaker #0
sur toi, tu peux dire ce que tu veux.
- Speaker #1
Donc, ça fait du bien. Parce que même, pour te dire, pendant ces périodes-là, pareil, j'ai fait d'autres mauvais choix où je me raccordais à des personnes, mais je n'avais aucun intérêt, aucun intérêt pour eux, même pas semblant. Mais je n'arrivais pas à le voir. Parce que je pense qu'inconsciemment, j'étais... Quel terme je peux employer ? J'étais en quête d'amour. Je quémandais. Je quémandais clairement l'amour que quelqu'un m'aime. Mais c'est pas comme ça en fait. Je m'y prenais de la mauvaise manière. Et justement, la personne qu'on a en commun me disait quand c'est pour toi, c'est pour toi. Arrête-moi tes bêtises. Quand ce sera pour toi, tu verras. Et aujourd'hui, c'est pour moi.
- Speaker #0
Aujourd'hui, tu as donc vu.
- Speaker #1
C'est ça. J'ai vu. Tu vois d'ailleurs. Tu vois d'ailleurs toujours.
- Speaker #0
OK. D'accord. Tu veux nous en parler un petit peu ? Est-ce que c'est ça qui a fait que tu vas mieux aujourd'hui ? Que tu es heureuse et épanouie ? Est-ce que c'est cette rencontre ou ce rapprochement ? Ou est-ce qu'avant ça, tu avais d'abord un peu travaillé sur toi ? Tu avais d'abord mis ta vie en règle, en norme ? Je mets des guillemets. Oui, oui. D'accord. Il n'y a pas de vie normale ou pas normale. Je dis juste, est-ce que tu avais déjà retrouvé une stabilité émotionnelle ? Est-ce que tu te réaimais déjà avant ce rapprochement ? Et du coup, ce rapprochement a fait que ça t'a fait éclore ?
- Speaker #1
Alors, il y a eu comme... Oui, oui, j'ai très bien compris. Alors, avant cette personne-là, quand même, si, j'avais déjà commencé à me reconstruire. J'avais aussi... rencontrer une personne qui aussi m'a aimée pour ce que je suis avant lui, qui a aimé mes enfants du plus profond de son cœur, qui a fait office de papa. Il faut dire ce qu'il y a. Il y a géniteur et il y a papa. Et malgré que, biologiquement parlant, ce n'était pas les siens, il a fait ce qu'il fallait. Les choses de la vie n'ont fait que bon. On s'est séparés, c'est comme ça, c'est la vie. Voilà. Mais je commençais à guérir. J'étais vraiment dans ce processus de guérison.
- Speaker #0
Juste, je t'interromps un second, n'hésite pas à nous dire qu'est-ce que tu as mis en place très rapidement, très succinctement pour commencer à guérir, justement, pour commencer à aller mieux.
- Speaker #1
Formation.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
J'ai fait une formation d'auxiliaire de vie.
- Speaker #0
Ok. Donc, tu as repris en main professionnellement. Professionnellement,
- Speaker #1
c'est très important. ce côté ne dépendre de personne c'est juste une sensation de wouh c'est génial quand tu vas acheter
- Speaker #0
Désolée les filles, un Tempax, t'es pas là à te gratter et te dire comment je vais faire. Non, c'est j'ai travaillé les filles. Je peux m'acheter mon Tempax. C'est tout con.
- Speaker #1
Ça t'a redonné confiance déjà. Ça a participé à ta reconstruction. Exactement. Donc tu tombes sur ce premier homme avec qui t'as vécu une histoire. Ça se termine, c'est la vie. Il y en a un de perdu, il se retrouve, il paraît. On retombe sur ce rapprochement avec Merci. Cette personne.
- Speaker #0
Avec cette personne.
- Speaker #1
Aujourd'hui. Enfin, à venir.
- Speaker #0
Aujourd'hui, non, c'est ça va.
- Speaker #1
Non, je veux dire, un rapprochement en deuxième partie. Donc, on parle de ce premier homme. Un rapprochement ensuite avec l'homme avec qui tu es aujourd'hui. Et là, c'est là, à ce moment-là, que tu éclores totalement.
- Speaker #0
On va dire, tu vois à peu près la rose avant d'éclore. On va dire qu'il y avait déjà quelques pétales qui commençaient à s'ouvrir. Mais c'est vrai que quand lui est rentré dans ma vie, ça fait comme ça. La fleur, elle s'est complètement ouverte.
- Speaker #1
Alors lui, t'as pris comme tu étais avec...
- Speaker #0
Mes bagages.
- Speaker #1
Tes bagages, qui sont tic et tac déjà pour commencer. Pas que ce soit grave, mais voilà, avec tes deux enfants. Quoi d'autre ? Qu'est-ce que tu as vu chez lui, ou en tout cas, qu'est-ce qui a participé chez lui, qui a fait que ça t'a permis d'éclore ?
- Speaker #0
Sa gentillesse.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Sa patience.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
J'ai un caractère,
- Speaker #1
moi aussi.
- Speaker #0
Vraiment, sa gentillesse, sa patience. Et pareil, mes enfants, ça revient tout le temps. Pourquoi ? Parce que c'est très important. Et pourtant, ils y rentraient dans une phase de leur vie, elle n'était pas évidente. pleine crise d'adolescence. Il faut essayer de gérer ça. Alors, quand t'es le parent biologique, c'est une chose, mais quand t'es le parent entre guillemets, qui se rapporte...
- Speaker #1
C'est le beau-parent.
- Speaker #0
Le beau-parent, voilà, c'est très compliqué pour eux. Et il a tenu le coup, il a été patient, il a été à l'écoute. Quoi demander de plus ?
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
J'en profite aussi pour faire un petit clin d'œil à sa famille, des pépites. Ils auraient pu se dire, oh mon Dieu, mais qu'est-ce que tu vas t'enticher avec cette femme-là ? Elle a déjà deux enfants, machin. Non, ils nous ont accueillis, comme si on avait toujours fait partie de la famille. Aujourd'hui, mes enfants appellent ses parents papi et mamie, en sachant qu'ils n'ont pas connu ça. Vu que moi, mes parents sont tous... au pays, toute ma famille au pays. Du coup, ce sentiment de pouvoir appeler quelqu'un papy, mamie, ils les ont pris comme leur petit-fils et je les remercierai jamais assez. Et tout ça fait que, ben, je l'aime.
- Speaker #1
Trop bien. Bravo, bravo, belle histoire. De quoi est-ce que tu es la plus fière aujourd'hui, Ariane ?
- Speaker #0
De tout mon parcours. Je pense que si c'était à refaire, je le referais. Il y a des personnes qui vont me dire « mais elle est complètement sadomaso, elle n'est pas bien » . Mais ce serait à refaire parce que grâce à ça, j'ai compris beaucoup de choses. J'ai vu beaucoup de choses et ça m'a servi de leçon aussi. Et ça, c'est très important. Parce que, tiens, on parlait de la zone de confort. Je pense que si j'avais tout le temps été cocoonée, tout le temps... On m'aurait tout le temps assistée, tout le temps. Je ne serais pas devenue celle que je suis aujourd'hui.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Vraiment. Une battante. Une chère maman. Vraiment. Et si c'était à refaire, je le referais. Avec certaines décisions différentes.
- Speaker #1
Est-ce que tu aimerais dire un mot ? Qu'est-ce que tu aimerais dire à une maman qui se retrouve dans cette situation aujourd'hui ? Si ça lui arrivait ?
- Speaker #0
Baisse pas les bras. T'auras l'impression que tout s'effondre autour de toi. Baisse pas les bras. Parce que je t'assure, tu vas y arriver. Ça prendra le temps que ça prendra. Mais tu vas y arriver. Et surtout, n'aie pas peur de demander de l'aide. N'aie pas peur de t'ouvrir. Tu tomberas forcément sur des imbéciles qui vont te juger par rapport à ce que tu traverses. Mais... Il y en aura toujours une qui va juste te dire, pose ta tête là et pleure un bon coup si t'en as besoin. Une fois que t'as fini de pleurer, là que t'as vidé ma boîte de mouchoirs, ressaisis-toi, on y va. Ce serait le conseil que je donnerais aujourd'hui.
- Speaker #1
Ok. Tu sais, comme je vois exactement de qui tu parles, ça me touche parce qu'elle est très comme ça. Tu as fini de pleurer maintenant. On y va,
- Speaker #0
on y va.
- Speaker #1
On te fait des bisous. C'est ça.
- Speaker #0
On t'aime fort.
- Speaker #1
Ok, trop bien. Alors, dernière question. Qu'est-ce que tu voudrais passer comme message à tes enfants s'ils écoutaient le podcast ? Ils sont en âge d'écouter des podcasts. Si un jour ils tombent dessus, je ne sais pas, dans 5, 10 ans, demain, après-demain, qu'est-ce que tu aimerais leur dire ?
- Speaker #0
Déjà que je suis fière d'eux. Parce que certes, ils étaient petits, mais je suis fière d'eux. de la manière dont ils ont géré les choses, que je les aime fort, qu'ils n'en doutent jamais, et de respecter les femmes, surtout. Parce que c'est justement à cause de ce manque de respect que malheureusement beaucoup de femmes, elles en arrivent dans certaines situations. Malheureusement. Je ne dis pas que c'est tout le temps de la faute des hommes. Non, on a nos parts de responsabilité. Je pense que d'un côté, quand on se sent aimé, quand on se sent soutenu,
- Speaker #1
Il n'y a pas de raison que ça ne marque pas.
- Speaker #0
Exactement. Il y a des hauts, des bas, mais voilà. Donc, soyez toujours respectueux envers les femmes. Sinon, je serai toujours là pour vous rappeler à l'ordre. Ça, c'est obligé.
- Speaker #1
Ça marche. Donc, on a deux garçons et puis on a une dernière quand même. Oui, exactement. Pour y penser. Ma petite tornade.
- Speaker #2
D'ailleurs,
- Speaker #1
que tu as eu avec... C'est ça. C'est ça. C'est ça. C'est ça. C'est ça. C'est ça. C'est ça. C'est ça. C'est ça. C'est ça. Exactement. Je n'ai pas dit en du moment, mais avec qui tu fais ta vie aujourd'hui ? C'est ça. Vous avez eu un troisième enfant.
- Speaker #0
Exactement. Donc, pour lui, du coup, sa première, génétiquement parlant, et moi, ma troisième.
- Speaker #1
D'accord. Qu'est-ce que tu lui dis à cette puce, si elle tombe sur le podcast demain ?
- Speaker #0
Arrête de faire monter l'attention de ta mère. Non, pareil, je lui dis, elle, par contre, je vais rester comme t'es. Cette joie de vivre, garde-la. garde cette joie de vivre parce que ça sauve et c'est à cause de cette joie de vivre justement que j'ai réussi aussi à sortir la tête de l'eau nous
- Speaker #1
arrivons au terme de cet échange merci Ariane merci pour la confiance que tu nous as accordé, que tu m'as accordé franchement je suis avec tout le monde Merci beaucoup. Je le redis, je l'ai dit en début d'interview, mais je le redis, on ne connaît jamais vraiment quelqu'un tant qu'on ne sait pas ce qu'il a traversé. Respect.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
J'espère que tu es fière de toi.
- Speaker #0
Aujourd'hui, je peux le dire.
- Speaker #1
Franchement, toutes les fois où je ne t'ai vu jamais, j'aurais imaginé que tu vivais ça. Peut-être que je n'avais pas les yeux. suffisamment ouvert. Mais je ne l'aurais jamais imaginé. Et la personne qu'on a en commun ne se voyait pas partager une histoire pareille alors que ce n'était pas la sienne. Et respect, respect à elle pour ça. Aussi, on arrive à trouver des personnes qui tiennent leur langue.
- Speaker #0
Exactement. Mais genre, ça devient rare.
- Speaker #1
Super. À vous qui écoutez Dire Mama, prenez ce qui résonne pour vous. Laissez le reste. Si cet épisode a fait remonter des choses, sachez que vous n'êtes pas seul et que demander de l'aide est un acte de courage. Merci d'avoir été là. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Et comme toujours ici, sachez qu'il n'est jamais trop tard pour écrire un nouveau chapitre.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #2
Bye bye.