Description
Troisième partie consacrée aux coups de com de la présidentielle 2027. Caroline Marchetti ayant dû nous quitter pour raison business., c’est donc avec Virginie Debuisson et Olivier Cimelière que nous poursuivons le décryptage. Au programme : Raphaël Glucksmann dans les éoliennes et François Ruffin sur le bord de la route.
R. Glucksmann, roi des éoliennes
Casque sur la tête, Raphaël Glucksmann part à la découverte des éoliennes aux côtés de Yannick Jadot. Une opération destinée à l’installer sur le terrain de la transition énergétique… mais dont les images vont surtout faire parler d’elles.
Pour Virginie, le décalage est frappant. Elle décrit un homme à la parole posée, intellectuellement solide, mais que cette mise en scène transforme presque en « Playmobil » au milieu des éoliennes. Le problème ? Une fois la photo passée par les réseaux sociaux et les détournements, difficile de se souvenir du message politique qui devait l’accompagner.
Même constat chez Olivier: le candidat doit encore trouver une incarnation capable de donner davantage de force à ses prises de parole. Une bonne communication ne consiste pas seulement à produire une image susceptible de circuler. Encore faut-il qu’elle serve ce que l’on veut raconter.
F. Ruffin : une bonne idée qui déraille
Avec François Ruffin, le problème est presque inverse. Faire de l’autostop pour aller à la rencontre des Français colle plutôt bien au personnage. Olivier rappelle d’ailleurs que M. Ruffin est depuis longtemps présent sur le terrain. L’idée possède donc une certaine cohérence avec son image.
Sauf que l’exécution va transformer l’opération en matière première pour les humoristes. Des automobilistes qui ne s’arrêtent pas, des moments de solitude, une camionnette derrière laquelle le candidat se met à courir… Le « Ruffin Express », comme le surnomme Bertrand Chameroy, finit presque par devenir un bêtisier.
Et c’est dommage, car derrière ces images se trouvait une vraie intention : écouter et faire parler les Français de leur quotidien.
Si on reparlait du fond ?
MM. Glucksmann et Ruffin illustrent finalement deux travers de la communication politique actuelle. Chez l’un, une mise en scène qui semble prendre le pas sur le candidat. Chez l’autre, une idée cohérente dont l’exécution finit par parasiter le propos.
Virginie et Olivier reviennent alors à une question beaucoup plus large : où sont les récits, les projets et les idées capables de structurer une campagne ?
Car les réseaux sociaux, les photos et les coups de com peuvent illustrer une vision. Ils peuvent la rendre visible, accessible et parfois même populaire. Mais encore faut-il commencer par avoir quelque chose à raconter.
À quelques mois de la présidentielle 2027, c’est peut-être bien le principal chantier de communication des candidats.
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Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick & du Décodeur de la com
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