- Speaker #0
La plus grande force du format, en revanche, il y en a deux. Déjà, nous, en interne, ça nous fait des petites cases à meubles. C'est une super contrainte créative. C'est la meilleure qu'on ait. Et donc, ça nous force à trouver des sujets par format. Et donc, on trouve des idées qu'on n'aurait jamais eues. Ça agit comme des aimants. Et ça, j'en suis persuadé. C'est des aimants à idées, les formats.
- Speaker #1
Bienvenue dans Deep Media, le podcast qui décrypte les médias à l'heure du numérique. Je suis Julien Bougeot, consultant en IA générative responsable, social media et formateur auprès de professionnels depuis plusieurs années. Mais avant tout, je suis un passionné et curieux de l'univers média depuis plus de 15 ans. Dans un écosystème en perpétuelle transformation, comment les médias s'adaptent-ils ? Comment se réinventer face aux nouvelles technologies et aux géants du numérique ? Quel avenir pour l'information et ceux qui la produisent ? Si ces questions vous intriguent, alors vous êtes au bon endroit ! DeepMedia, c'est un temps de réflexion et d'échange avec celles et ceux qui façonnent l'avenir du secteur. A présent... Place à la deuxième partie de l'interview de Pierre Schneiderman, responsable vidéo pour le journal Les Echos. Bonne écoute ! Tu as commencé à évoquer un petit peu l'équipe qui travaille avec toi, donc j'ai bien noté 4 hommes et 4 femmes. C'est quoi un petit peu leur profil et surtout un petit peu leur bagage, je vais entendre plus technique parce que quand on produit pour YouTube, on ne travaille pas exactement comme dans une rédaction classique. C'est un petit peu quoi les profils et comment est-ce que ça s'orchestre un petit peu au quotidien ?
- Speaker #0
Les profils, c'est que c'est des journalistes vidéo web. Je dirais même plus que c'est des bons journalistes vidéo web. Et donc, ils font tout. Ils font écriture, tournage, incarnation, montage. Parfois, on a de l'aide en montage, on a du renfort, on a des frics qui viennent nous aider. Parce que le rythme est un petit peu intense avec trois vidéos par semaine, donc on a besoin d'un petit peu d'aide. Mais la plupart du temps, ils font tout tout seul. Et la seule chose qui est déléguée, c'est le motion design.
- Speaker #1
Ok, d'accord.
- Speaker #0
Donc, ça, c'est une compétence maintenant qui est de plus en plus demandée dans tout le journalisme vidéo web. Je pense qu'il y a de moins en moins, je pense que dans les offres de recrutement que je vois passer, on leur demande de tout faire. En école de journalisme, en journalisme web, je pense qu'ils apprennent aussi à tout faire. Là, la spécialisation supplémentaire un petit peu qu'ils ont, alors, ce n'est pas tant l'économie parce que Moi, je pense que ça s'apprend assez vite et sur le tas. Et comme on est généraliste, n'importe quel journaliste arrive très vite à s'intéresser à tout et notamment à parler facilement aussi de l'économie. Ils ne sont bien sûr pas aussi spécialisés que les rubricards du journal. Mais eux, pour leur format journaliste, la curiosité en économie suffit. Là où, par contre, je trouve qu'il y a une vraie spécialisation, c'est de raconter des histoires très fortes. toujours un storytelling hyper fort et hyper exigeant. Et donc ça, le fait de chapitrer, de très bien choisir son langage, de très bien choisir, de réfléchir toujours au rythme, pour maintenir l'attention, et surtout de faire nickel toutes les transitions et tout, ça, je pense que c'est un truc qui s'apprend un petit peu, qui est un peu plus développé chez nous.
- Speaker #1
Donc en fait, les profils, c'est... OK, bah journalistique, parce que ça travaille pour les échos, donc il faut du journalisme, mais c'est quand même des créateurs de contenu qui ont quand même cette vraie sensibilité à l'histoire. Et c'est d'ailleurs peut-être en plus... Moi,
- Speaker #0
je dirais pas créateur de contenu, parce que c'est connoté, ça, c'est plutôt les Instagramers et les TikTokers. C'est plutôt vraiment... Ils ont tous fait... Je crois qu'ils ont tous fait actuellement une école de journalisme. Ouais. Et c'est plutôt... Quand on les recrute, en tout cas quand... quand on les recrute, ils savent déjà tout faire en vidéo. Sinon, c'est trop dur. Même presque en stage, ils sont déjà spécialisés en vidéo. Ça commence dès le stage.
- Speaker #1
Ok. En tout cas, tu parlais effectivement du volet storytelling. On le voit parfaitement dans la manière dont sont faites les vidéos. Il y a aussi quelque chose qui est assez intéressant, c'est aussi l'adresse directe au public. Ils peuvent dire « je » , etc. Ils peuvent rentrer en contact avec la communauté.
- Speaker #0
C'est ma lutte permanente pour qu'ils n'hésitent pas à dire « je » . Il y a quand même beaucoup de pudeur qu'on apprend. Je pense parce qu'on a été formés comme ça à l'école d'une part, parce que le journal aussi, il n'y a pas un seul jeu dans le journal sauf dans les chroniques, et parce que même dans beaucoup de vidéos que font d'autres médias, il n'y aura jamais du « je » . Mais moi, dès que je peux, je leur dis, faites du jeu et adressez-vous le plus possible aux gens comme le font les créateurs de contenu. journalistes et on continue des petites innovations c'est des trucs tout cons mais avant ils disaient pas bonjour je suis Nanana vidéo journaliste et je vais vous parler d'eux avant ils se présentaient pas aussi directement et dire comme dans les podcasts et à un moment je me suis dit que ce serait bien de faire ça et maintenant ils le font tous et je trouve ça très bien qu'ils se présentent à chaque fois qu'ils disent ce qu'ils sont et qu'on adopte comme tu l'as fait en début de podcast la présentation en début de vidéo ok tout simplement.
- Speaker #1
Et c'est vrai que je trouve que ça crée vraiment un effet de rétention par rapport à ça, où on se dit, tiens, quelqu'un qui s'adresse vraiment à nous, qui n'est pas juste en train de balancer son sujet, c'est assez intéressant. D'ailleurs aussi, tu as une petite précision tout à l'heure dans l'équipe. Est-ce que tous ceux qui font partie de ton équipe passent nécessairement à l'image ? Maintenant, oui.
- Speaker #0
Avant, j'avais une personne récalcitrante que ça n'attirait pas trop. Et sans que je force... Quand il y a eu le nouveau studio, le journaliste en question s'est dit « Allez, il y a un nouveau studio, je viens. » Avant, il faisait que de la voix-off avec des images d'illustres. Donc maintenant, tout le monde est devant la caméra. Et je trouve ça très cool qu'ils soient tous devant la caméra.
- Speaker #1
Et tu sens qu'il y a eu une évolution par rapport à ça ? Moi, j'ai un peu le sentiment, vu d'extérieur, pas forcément que pour les échos, mais de manière générale, où je trouve que là, depuis deux ans, on a quand même plus de gens qui, maintenant, assument de passer à l'image, etc. Alors qu'avant, on avait peut-être un peu plus... Il y avait certaines figures qui voulaient passer, mais après, tout le monde n'avait pas forcément cette appétence-là. Là, j'ai l'impression que maintenant, ça s'est beaucoup plus répandu.
- Speaker #0
Oui, je pense que c'est un peu plus démocratisé. Moi, quand j'étais chez Konbini, j'avais l'impression que c'était encore à l'époque un truc de ouf ou un graal d'aller devant la caméra. On ne le faisait pas trop. Alors Konbini, c'était un peu différent parce qu'on interviewait des célébrités et des stars. Donc, c'était eux qui étaient face caméra, surtout. Je pense quand même que ça se fait beaucoup plus naturellement. Et c'est plus un truc extraordinaire d'aller face caméra.
- Speaker #1
Oui, j'ai un peu ce sentiment-là aussi. Si on lit un petit peu ce qui est fait sur YouTube et ce qui est fait globalement avec le journal, c'est quoi un petit peu le lien que tu peux avoir, que tes équipes ont avec la rédaction ? Et est-ce qu'il y a des, j'irais jusqu'au mot réticence, peut-être avec des petits guillemets, mais est-ce que tu as senti que ce que tu as impulsé et ce que tu crées sur YouTube... Ça peut être un peu regardé des fois avec de grands yeux, de manière ébahie. En tout cas, comment est-ce que ça joue sur les relations que tu peux avoir toi avec la rédaction et avec la production de papier ?
- Speaker #0
Alors là, il y a plusieurs choses à dire. La première chose, c'est qu'on assiste à la conférence de rédaction tous les matins, soit Harold, mon adjoint, soit moi. Et là, du coup, on annonce les sujets qui vont être faits. Déjà, toute la rédaction sait ce qu'on va faire. Ils n'ont pas le choix, ils nous écoutent. Bien sûr, il y a tout le monde qui parle, mais nous, on parle à la fin. Peut-être qu'un jour, symboliquement, ça changera si on me fait parler au début, ce serait drôle, mais pour l'instant, on est les derniers à parler juste avant la photo, c'est marrant. Ce qui pose aucun problème. C'est même plus intéressant parce qu'on est là aussi pour écouter tout ce qui va être fait dans la journée ou dans la semaine. Et du coup, on est là aussi, vraiment, pour aussi, par moment, piocher des idées. Donc, en fait, c'est même... Très bien qu'on passe à la fin parce que ça nous force à écouter tout ce qui va être fait et peut-être à trouver des idées. Donc on a une présence déjà symbolique assez forte dans la conf de rédac qui nous ancre pas mal. Ensuite, la deuxième chose que je peux dire à ce propos, c'est que les journalistes acceptent dans 99% des cas d'intervenir dans nos vidéos. les journalistes des échos, il y en a quand même 200 et donc c'est trop bien parce que c'est vraiment ils sont tous spécialisés dans leur domaine dans 90% des cas en économie donc c'est trop bien qu'on puisse demander à un journaliste s'il veut bien intervenir et nous clarifier quelque chose et ensuite ça nous fait ça permet de débroussailler Ça permet de mettre en avant la rédaction des échos, moi, ce que je trouve très bien. Et ça fait un intervenement de moins à trouver. Et il y a aussi une relation de confiance quand même plus facile avec des journalistes qu'on comptoie au quotidien. Donc ça, c'est cool. Et par exemple, la dernière qu'on a eue dans les médicaments chinois, il y a Myriam. Myriam qui parle très bien, qui connaît très bien le sujet des médicaments en Chine. Et sans qui, je pense qu'on n'aurait peut-être pas fait la vidéo. Et c'est une des deux ou trois intervenantes. Et donc, c'est presque même un fil conducteur, je pense. Donc ça, c'est cool. Les réticences, je n'en ai pas publiquement. Publiquement, on ne m'a jamais... Je ne vois pas de reproches. Je ne vois pas de... Ah, ils font un peu du grand public. Ah, leurs titres, ils sont putaclics. Je trouve qu'il y a... Je sais que dans toutes les rédactions, j'imagine que ça ne s'est pas passé comme ça à l'arrivée de la vidéo parce que c'est quand même... on peut le vivre comme un truc de concurrence frontale par rapport au papier. Je ne sais pas. On est dans une rédaction, je trouve, apaisée vis-à-vis de ça, où on est très bien accueillis, du moins ouvert. Peut-être qu'il y a des gens qui... Ils ne viennent pas me le dire, mais peut-être que des journalistes ne sont pas contents qu'il y ait du trait de la vidéo, de la ligne édito de la vidéo qui est très différente. On ne me le dit pas et je ne le ressens pas. Même pas dans les gestes, dans les regards.
- Speaker #1
C'est plutôt intéressant quand la vidéo n'est pas la cinquième roue du carrosse. Ça reste quelque chose d'attractif et quelque chose qui est plutôt bien assimilé. Juste un petit truc, une petite anecdote. Est-ce que par rapport à toutes les vidéos que tu produis, tu en as déjà une par exemple des vidéos qui ne sortent jamais où tu dis que vous avez bossé sur le truc, vous avez tourné, etc. Et si des trucs, au final, tu dis non. Ça, ça n'ira pas. Et si c'est le cas, pourquoi est-ce que ça s'en vient ?
- Speaker #0
J'en ai une seule pour l'instant. C'était une pige qu'on a faite. On s'est mal compris sur le sujet au départ. Et pour l'instant, c'est sur les data centers à Marseille. Je vois le résultat, je ne suis pas convaincu. Et je trouve que l'angle ne tient pas et je n'arrive pas à la mettre. Donc, on va voir si on la retravaille à la rentrée ou si elle n'est pas diffusée. Mais en tout cas, elle aurait dû être diffusée en juillet. Elle n'a pas été diffusée. Et ça ne me pose aucun problème de ne pas la diffuser si on estime qu'elle n'est pas au niveau ou pas assez solide.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Mais ça arrive rarement parce que là, on s'est mal compris. Il y a quelques piges de temps en temps sur la chaîne YouTube. Il n'y en a pas beaucoup. Il y a eu un problème de communication, je pense, un problème de transmission de sujets. parce que l'idée est née chez nous, en fait, et ensuite, on l'a transmise, on en a parlé avec une pigiste, et alors que, d'habitude, les idées de piges viennent des pigistes, donc, également, il n'y a pas de problème de communication en amont, enfin, bon, c'est une situation un peu inédite, je crois que c'est, non, non, c'est jamais arrivé, sinon, en fait, pourquoi c'est jamais arrivé, parce que, généralement, les pitches que font les journalistes de leur sujet sont assez clairs, et puis, surtout, ensuite, avant le tournage, il y a le script. Enfin, avant une partie du tournage, parce que dans les scripts, ils mettent quand même les tournages, les sonores de leurs interviews. Donc, les interviews sont déjà tournées. Donc, s'il y a un moment où il faut tuer la vidéo, c'est évidemment au moment du pitch, ça, ça arrive souvent, parce que c'est pas assez fort, le sujet, je le trouve pas assez fort, mais ça pourrait plutôt intervenir au niveau du script. c'est quand même là qu'on s'en rend compte si ça tient la route et alors la question c'est plutôt est-ce qu'on a tué ou est-ce que j'ai tué une vidéo après un script je crois pas je crois que tous les scripts qui ont été faits tenaient largement la route alors bien sûr il y a des vidéos que j'aime moins, des vidéos que je trouve décevantes des trucs que je me disais ah ça allait être bien et c'est moins bien et tout mais ça par contre c'est pas parce qu'une vidéo est moins bien que ce qu'on espérait ou qu'elle est décevante qu'on va pas la mettre sur Youtube on peut pas se permettre ce luxe là Donc même les vidéos que je trouve moins bien ou moins fortes, où je me dis, réflexion faite, il n'aurait pas fallu la faire, si, on la met quand même, il y a 10 jours de travail dessus, bien sûr qu'on la met.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, par rapport à ça, ces scripts de vidéos, ce que tu mets en ligne, etc., est-ce que des fois, tu as le sentiment de faire un peu des concessions à l'algorithme de YouTube par rapport au sujet que tu traites, etc., ou avant tout, c'est le sujet, et si ça correspond bien au standard de YouTube ?
- Speaker #0
Ah non, Alors, il y a eu... Parce que moi, je ne sais pas ce que veulent les algorithmes de YouTube, je ne les comprends pas. Je sais juste que si c'est 3 minutes, c'est trop court, ça ne marchera pas. Il faut que ce soit un petit peu plus long quand même. Donc on sait juste qu'il faut faire du 8 minutes minimum. Je pense qu'il faut faire du 8 minutes pour que ça ait plus de chance. Et encore, notre vidéo la plus vue, elle faisait 5 minutes. Elle a fait un million de vues, mais elle était un peu spéciale. Je pense quand même que c'est mieux de faire du plus long, du minimum 10 minutes. Ça, c'est la seule quasi-certitude que j'ai. Sinon pour les algos, le reste je ne sais vraiment pas comment marchent les algos et ça ne m'intéresse pas en fait. Moi ce que j'ai envie que ça marche bien sûr, mais ce que j'ai envie de faire c'est que ce soit des sujets qui nous enthousiasment quand on les fait en rédac avec l'équipe. Et que ce soit des trucs qui nous transportent et qu'on soit content du résultat, c'est la seule chose qui compte pour moi et on a envie que ça marche bien sûr. mais on ne cherche pas des algos de YouTube. À la rigueur, on sait juste qu'il y a... Par contre, on sait qu'il y a des... On sait que la mignot, il faut la faire d'une certaine manière, on sait que le titre, on doit le faire d'une certaine manière, mais ça, ce n'est pas des algos, ça, c'est comment les gens vont percevoir le produit. Donc, moi, je m'adapte un petit peu à la... on fait des concessions. par rapport aux codes de la plateforme mais les codes sont pas liés aux algorithmes et on sait aussi qu'il y a des sujets qui vont mieux marcher par exemple on sait que si on fait de l'aviation ça va mieux marcher parce qu'il y a une grosse appétence pour l'aviation sur Youtube et en particulier sur la chaîne Youtube des Echos donc on le sait, ça veut pas dire qu'on va faire que de l'aviation on en fait pas tant que ça de l'aviation enfin on en a fait un peu plus un peu par le passé, là on en fait un peu moins ça veut pas dire qu'on fait que de l'aviation mais inconsciemment Oui, ça guide nos choix parfois de savoir qu'un sujet a plus de chances de marcher parce qu'il a plus marché par le passé.
- Speaker #1
Oui, tu as une connaissance de ton audience. Je reviens sur ton expression que tu viens de citer, la perception produit. Donc effectivement, tu parles des vignettes, du titre, etc. On va revenir dessus. Il y a aussi un élément, alors je n'ai plus la date exacte, mais tu vas sans doute me la redire, c'est aussi l'arrivée d'un plateau, d'un nouveau plateau pour les échos. Ça aussi, dans la perception produit, c'est hyper important parce qu'on voit le décor, le set, c'est quand même quelque chose de très identifiable. Qu'est-ce que ça a apporté ? Comment ça s'est mis en place ? C'est quoi les bénéfices que tu en retires ? Quelques mois après, peut-être un an ?
- Speaker #0
Le nouveau plateau, non, pas un an. Je pense qu'il a été mis en place en décembre ou en janvier dernier.
- Speaker #1
Ah oui, donc ouais.
- Speaker #0
Ouais, décembre. Parce qu'avant, on avait vraiment fait le décor à la maxi-arrache avec 100 euros. Juste pour payer les néons. Du coup... Le plateau, on l'appelle le studio, nous. D'accord, le studio. Le plateau, j'ai l'impression que c'est le plus grand plateau. Nous, quand on rentre, à chaque fois, les gens disent « Ah, c'est tout petit, ça ne fait que 10 mètres carrés. » Ben oui, il est tout petit, il fait 10 mètres carrés. Donc le studio, on en est... Alors nous, en interne, on en est super contents. On l'a fait faire par un pro, par un décorateur qui fait des décors pour YouTubeurs, Pierre-Jean Hoche. Donc ça, on en est super contents. On continue de l'aimer, j'ai l'impression qu'on l'aime toujours. déjà première chose il est plus pratique parce qu'avant quand même on a gagné en technicité parce qu'avant les néons il fallait les déx les des scratch et il fallait les aller recharger en usb fallait qu'ils soient tous chargés avant le avant le plateau avant le tournage c'était un peu du stress de pas parfois il s'éteignait pendant le tournage en été vraiment sur un système route là avec nos éclairages on a gagné en confort quand même même s'il a fallu du temps à comprendre comment marcher les bluetooth de philips parce que c'est vraiment une aventure le bluetooth de philips et les petits tricks je pense qu'il faut vraiment faire une vidéo spéciale sur les systèmes d'animage U de philips mais maintenant une fois qu'on a compris comment optimiser le truc en éclairage notamment on gagne du temps maintenant et c'est mieux par contre je dis ça et en même temps on a perdu en efficacité en transportant des meubles on a un bureau super lourd on l'adore il est très beau on a fait un pantonnariat avec Roche-Beaubois on avait pas anticipé qu'il serait aussi lourd à porter et donc on perd du temps parfois quand il y a des petits changements de disposition mais je pense que globalement on est quand même un peu gagnant sur la technique alors ce qui est sûr c'est qu'on en est très content esthétiquement il est très ouais moi je le trouve encore canon je trouve que là pour l'instant bon il est pas vieux mais il vieillit bien quand même, on peut le personnaliser un petit peu c'était aussi la demande parce qu'on peut mettre des objets différents sur les étagères et on le fait régulièrement après Très honnêtement, je pense que c'est plus un truc d'image et pour nous, je pense que ça plaît aux gens. Après, je ne sais pas si les gens... En fait, on n'avait pas de commentaires sur l'ancien décor. Il était complètement à l'arrache. C'était vraiment quatre néons collés sur un fond noir. Il était vraiment à l'arrache et archi minimaliste. On n'a jamais une personne dans les commentaires à l'époque qui nous a dit « Faites un effort sur le studio s'il vous plaît » . En fait, je crois que sur YouTube quand même, les gens... Bah... peut-être que, je ne sais pas, ça les interpelle inconsciemment, j'en sais rien, mais en tout cas, nous, c'est important pour le produit, pour ce qu'on veut faire et pour notre ambition. Après, ce n'est pas ce qui va nous faire faire plus de vues ou faire rester les gens plus longtemps. Je ne pense pas.
- Speaker #1
Après, je vais peut-être aussi un tout petit peu en parallèle avec, et ça, c'est un gros sujet qu'on n'a pas encore beaucoup évoqué un tout petit peu, c'est aussi tous les formats, parce que l'une des spécificités de YouTube, des échos, c'est aussi que vous avez plein de formats, d'émissions, on va plutôt les appeler formats, parce qu'on reste quand même sur YouTube. Et est-ce que ce décor là, les petites configurations que vous pouvez faire, ça ne joue pas aussi dans la meilleure identification ? Parce que c'est vrai que vous en avez plein, je ne vous ai pas tous listé, mais... Pieds de saga, macro, etc, secret sauce...
- Speaker #0
Non, parce que dans les formats, le décor change rarement en fonction des formats. Il change moins qu'on pensait. On pensait au début, quand on a refait le studio, qu'on allait un petit peu plus customiser l'éclairage selon les formats, et faire que les formats soient plus identifiables. au final Je pense que c'était une grosse galère pour rien, donc on l'a pas fait. Celui qui est un tout petit peu plus identifiable, je trouve, c'est Jules Grandin qui pose son globe, et ça map-monde sur... sur le bureau pendant son plan carte. Mais sinon, globalement, il reste pareil. On a plutôt une personnalisation par vidéo où ils impriment des trucs qu'ils mettent dans les cadres ou parfois des petits ustensiles qu'on commande sur Amazon juste pour une seule vidéo, mais quand même pour donner un peu de chaleur. Donc, est-ce que la question, elle portait sur les formats en général ou sur le studio lié au format ? Non,
- Speaker #1
c'est pour faire un peu la transition entre le studio et les formats. Parce que les formats, je trouve que ça, c'est aussi une grosse force de frappe de la chaîne des échos. Est-ce que... Je trouve que c'est aussi ça qui singularise vachement et qui donne aussi une écriture. Tout à l'heure, on parlait du storytelling et je pense que ces formats-là, ils sont aussi très bons pour un sujet qui est peu tangible, l'économie. Vous arrivez à raccrocher avec des éléments assez concrets et avec une histoire qui est assez forte. Je faisais le lien parce qu'effectivement, j'avais remarqué dans les étagères que je voyais des petits éléments qui n'étaient pas tout à fait les mêmes. Je trouvais qu'il y avait des angles de vue qui n'étaient pas tout à fait les mêmes parfois.
- Speaker #0
Ça varie plus selon les vidéos que selon les formats, les étagères. En revanche... Les formats, je pensais que les gens allaient tout de suite tous les connaître et les reconnaître et les attendre. Non. En fait, je pense que non parce que c'est… Enfin, je vais préciser un tout petit peu après, mais pas tous. Parce que c'est plus des formats thématiques. Les formats sont plus liés à des thématiques que des contraintes de forme. Dans le format, il y a forme. Et je pense que normalement, un vrai format, c'est quelque chose de très original et très différent dans la forme. Or, chez nous, presque tous ressemblent dans la forme, et c'est surtout les thématiques qui changent selon les formats. Donc c'est plutôt des séries que des formats, même si je dis format par convention et par habitude. Il y en a quand même un ou deux qui sont plus identifiés, je pense, c'est plan carte. Parce que les gens, on reconnaît plus le format de... Parce que là, bon, alors là, pour le coup, il y a un truc formel plus fort, c'est qu'on fabrique une carte.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
visuellement, il y a quelque chose qui change un petit peu. Il se passe quelque chose dans celui-là. Le business méconnu aussi ressort un peu plus en ce moment, j'ai l'impression. Mais déjà, ça ne veut pas dire que ce sont des vidéos qui vont marcher mieux. Elles marchent bien, mais ce n'est pas forcément qu'elles marchent mieux. Mais c'est plus lié, j'ai l'impression, aux personnalités des incarnants. En fait, les gens repèrent plus un incarnant qu'un format. Or, comme c'est toujours Jules qui fait Plancard, et là, comme c'est toujours Olivier qui fait Business Méconnu, les formats sont plus repérés, un petit peu plus, j'ai l'impression. Si les formats ne sont pas très repérés par l'audience, ce n'est pas grave en fait. Ce n'est pas très grave parce que ce qui compte, c'est qu'ils regardent les vidéos. Et puis moi, ce que je dis toujours, la plus grande force du format, en revanche, il y en a deux. Déjà nous, en interne, ça nous fait des petites cases à meubles. C'est une super contrainte créative, c'est la meilleure qu'on ait. Et donc ça nous force à trouver des sujets par format et donc on trouve des idées qu'on n'aurait jamais eues. Ça agit comme des aimants. et ça j'en suis persuadé c'est des aimants à idées les formats et je pense que c'est aussi beaucoup plus facile de communiquer, aller en interne et en externe sur sa ligne vidéo ça c'est pas pour le grand public du coup c'est plutôt vis-à-vis des autres médias pour l'image, vis-à-vis des annonceurs potentiels vis-à-vis de la rédaction d'autres choses tout le monde comprend mieux ce qu'on fait quand on a des formats chauds ouais c'est ça
- Speaker #1
C'est intéressant ton idée d'aimant pour la créativité. Je vais te noter une question sur le côté de dire, au contraire, est-ce que ça ne bride pas ? Et toi, tu ouvres que ça permet de... Si on n'avait pas les formats,
- Speaker #0
ce serait mille fois trop large, on pourrait tout faire. Non, non, non. S'il fallait refaire une fois de plus la chaîne, si on me demandait ce qu'il faudrait changer... Alors déjà, je ne sais pas ce qu'il faudrait changer, ce serait une bonne question. Je n'ai jamais réfléchi. Par contre, les formats, ça ne reste rien.
- Speaker #1
C'est la fin de la deuxième partie de cette interview de DeepMedia avec Pierre Schneiderman, responsable vidéo pour le journal Les Echos. Je vous donne rendez-vous prochainement pour la suite et fin de cet échange où l'on va continuer d'explorer le futur des médias à l'heure du numérique. En attendant, pour ne pas manquer les prochains épisodes, abonnez-vous à ce podcast et mettez des commentaires étoiles adéquates. DeepMedia, c'est désormais le newsletter mensuel, un chatbot de veille appelé IA Media Lab ainsi qu'Explore DeepMedia, mon nouvel outil d'exploration des archives de ce podcast. Pour accéder gratuitement à ces trois outils, je vous mets les liens en commentaire de l'épisode. Deeppedia est un podcast autoproduit par Follow Me Conseil, agence de formation et conseil stratégique spécialisé en liens génératifs et social media. A très bientôt !