Speaker #0Bienvenue, vous écoutez Départ en Soi. Un mardi sur deux, je vous partage des clés et des expériences pour comprendre, éviter ou dépasser le burn-out, qu'il soit professionnel ou parental. Je suis Chanez, sophrologue et accompagnante du burn-out. Après avoir moi-même connu l'épuisement, j'ai appris à écouter mes besoins, à redéfinir mes priorités et à reconstruire un équilibre plus juste. Aujourd'hui, j'accompagne les parents. toutes celles et ceux qui se sentent dépassés, ainsi que les organisations vers un quotidien plus respirable. Si vous cherchez à éviter l'épuisement, à en sortir ou à retrouver de la place pour vous entre vie pro et vie perso, alors vous êtes au bon endroit. Vous êtes prêts ? Prenez une grande inspiration, relâchez les épaules et c'est parti pour l'épisode du jour. Et si vous étiez dans la situation de Sophie ? Sophie a 36 ans, elle travaille, elle a deux enfants. Et depuis quelques mois, elle comprend vraiment plus ce qui lui arrive. Le matin, elle se réveille déjà fatiguée et le soir, elle a aucune énergie. Et entre les deux, elle tient. Mais elle ne sait vraiment plus comment. Parfois, elle se dit, est-ce que c'est le travail ? Est-ce que c'est les enfants ? Est-ce que c'est moi ? Il y a quelque chose qui cloche chez moi. C'est exactement de ça dont on va parler aujourd'hui, du burn-out mixte. C'est quand tout s'accumule et qu'on ne sait même plus identifier la source de l'épuisement. Alors le matin de Sophie, ça commence toujours pareil. Il n'y a pas vraiment de réveil en douceur, c'est une course. Il faut préparer les enfants, penser à tout, ne rien oublier. Il faut surtout sortir à l'heure. Et déjà avant même d'avoir commencé sa journée, ça la fatigue. Dans sa tête, tout est déjà plein, elle n'a même pas encore franchi la porte de son travail, mais c'est déjà trop. Au travail, Sophie, elle fait tout ce qu'elle doit faire, elle travaille en bureau. Alors elle répond à tous les mails, à toutes les demandes, elle va de l'avant, elle s'adapte. Mais il y a une partie d'elle qui n'est pas vraiment là. Elle pense à ses enfants, à tout ce qu'il faudra gérer ce soir, à tout ce qui n'est pas encore fait. Et cette double présence continue, constante. ça l'épuise. Ça l'épuise sans qu'elle s'en rende compte. D'ailleurs, elle n'a jamais vraiment de pause mentale. Le soir, quand Sophie rentre, au lieu de souffler, il y a une deuxième journée qui commence. Préparer le repas, faire les bains, les devoirs, gérer tout le quotidien, les tâches ménagères. Et même quand tout ça se calme, elle finalement, elle n'arrive pas à se calmer. Il y a son mental, son cerveau qui continue de tourner. Elle pense au lendemain, au travail, à tout ce qu'il a. temps, à tout ce qu'il reste à faire. Et parfois, elle finit par se dire, mais j'en suis arrivée à un niveau dans ma vie où j'ai plus un moment pour moi. Je me sens pas libre dans tout ça, j'ai des responsabilités de partout. Entre les enfants, le travail, la vie de couple, c'est vraiment lourd. C'est vraiment lourd, cette période. Et d'ailleurs, c'est même plus une période parce que ça fait tellement longtemps que là, c'est un gouffre. Et petit à petit, il y a vraiment quelque chose qui commence à changer chez Sophie. Elle devient plus irritable, plus à fleur de peau, sensible. Alors une remarque, ça suffit, elle a touché profondément. Et avec ses enfants, elle se sent dépassée, complètement dépassée. Et souvent, elle culpabilise. Très souvent, voire même toujours. Et malgré tout ça, elle continue d'avancer parce qu'il faut bien avancer. Plus les jours passent et plus Sophie se demande, est-ce que je suis en burn-out ? Ou est-ce que c'est juste de la fatigue ? En fait, elle n'arrive pas vraiment à répondre parce que tout est mélangé. Entre le travail, la maison, la charge mentale globale, le manque de repos. Il n'y a aucun endroit finalement où elle récupère. Et quand ce n'est pas la maison, c'est le travail. Et quand ce n'est pas le travail, c'est la maison. Il y a toujours en fait une charge mentale quelque part. Donc Sophie, elle continue. Elle continue de tenir et comme beaucoup de personnes dans cette situation, elle se dit bon, ça va passer, il faut juste tenir encore un peu. J'ai pas vraiment le choix et continuer dans cette direction ne fait qu'aggraver en fait son épuisement. Et plus les jours passent, plus Sophie se sent confuse, fatiguée encore plus, et incapable de dire où ça commence, d'identifier la source, si c'est au travail, à la maison, dans sa tête, enfin tout est mélangé. Et cette absence de repères, c'est souvent ce qui rend le burnout mixte très difficile à identifier. Ce qui alerte vraiment Sophie, c'est pas une grosse crise, c'est vraiment l'accumulation. Le matin, elle n'a plus envie de se lever. Le soir, elle pleure, ça lui arrive, et elle ne sait même pas trop pourquoi. En fait, elle rêve simplement de silence et d'une pause. Et à force, elle se demande, est-ce que je dois consulter ? Est-ce que je dois vraiment consulter ? Parce que cette situation, elle dure et c'est vraiment lourd. Avec le temps, Sophie découvre que ce qu'elle vit, en fait, ce n'est pas juste de la fatigue, c'est un épuisement profond du système de récupération. Et surtout, elle n'est pas seule dans cette situation. Le burn-out mixte, c'est fréquent chez les personnes qui cumulent plusieurs rôles, plusieurs responsabilités, plusieurs charges. Et la première chose que Sophie fait, c'est pas tout changer. C'est de ralentir un tout petit peu, d'écouter un tout petit peu plus son corps et de reconnaître qu'elle ne peut pas continuer comme avant. C'est un fait. Il y a un moment où on arrive à un point de non-retour où on se rend compte, par un moyen, que ça soit le corps ou autre, qu'on ne peut plus continuer comme avant. Alors petit à petit, elle décide de se faire accompagner pour aller plus vite et être soutenue dans ce qu'elle vit. Elle découvre des espaces où elle peut déposer ce qu'elle vit, sans jugement, sans pression, en étant accueillie pour ce qu'elle est. Et dans un cadre d'accompagnement, Sophie commence à comprendre ce qui les puisse vraiment faire le point avec quelqu'un pour avoir un regard extérieur. Regarde qu'on n'a pas forcément sur soi et encore moins quand on est épuisé. Elle commence aussi à relâcher la pression intérieure avec des exercices de sophrologie qu'elle apprend et qu'elle fait aussi chez elle en autonomie, en dehors des cours collectifs, qui lui permettent d'ailleurs de retrouver du souffle, sortir de l'isolement. Elle rencontre d'autres personnes qui traversent cette période d'épuisement. Alors elle ne répare pas tout d'un coup, mais elle arrête de tout porter seule. Elle casse. le cercle vicieux, et elle ouvre le cercle vertueux. Cette histoire, ça me fait penser à une phrase d'Einstein, la folie c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent. Si vous aussi vous avez envie de faire quelque chose aujourd'hui de différent, pour changer la direction et la perspective de cette histoire, si vous vous reconnaissez dedans, je propose un appel découverte, gratuit, de 20 minutes, pour faire le point sur ce que vous vivez et voir, si vous souhaitez avancer avec moi, quel accompagnement pourrait vous aider. C'est un échange gratuit, sans engagement, qui vous aide à y voir plus clair, à vous positionner. Et ensuite, si c'est juste pour vous, je propose un accompagnement individuel pour avancer ensemble et des cours au site collectif de sophrologie, en groupe, ce qui vous permet de rencontrer aussi d'autres personnes qui vivent Quelque chose de très similaire. Ça peut se passer soit à Genève ou soit en ligne, en fonction de vos disponibilités et de votre quotidien. Toutes les informations sont disponibles dans la description et sur mon site internet départ-en-soi.ch Je vous remercie pour votre écoute et je vous dis à très bientôt sur le prochain épisode de Départ en Soi.