Speaker #0Speaker0: [0:04] Bonjour à vous, bienvenue dans ce 40è, mine de rien, épisode de Derrière nos Écrans, le podcast qui met l'humain au cœur du numérique. Je suis Caroline de l'organisation canadienne TechnoEtik avec un K, Tech for Good Canada en anglais. Aujourd'hui, On parle de souveraineté numérique des deux côtés de l'Atlantique. Vous avez probablement ouvert Teams, Zoom, Google Docs aujourd'hui, même Gmail, sans y penser deux fois. Et pourtant, derrière ces gestes anodins, se joue un enjeu de taille. Notre dépendance a une poignée de géants américains. Speaker0: [0:46] Quand Microsoft peut couper l'accès d'un juge de la haye à ses outils numériques au milieu d'une enquête, la question la plus théorique devient politique et même démocratique. La bonne nouvelle, un sursaut est en train de naître des deux côtés de l'Atlantique et j'ai pu y assister en direct. Début octobre, le premier Fair Tech Summit se réunissait au Luxembourg avec des acteurs du numérique open source européen ou à code ouvert, soutenus par la Commission européenne, tandis qu'une semaine plus tard, à Montréal, l'Association Données Souveraines Québec, rassemblée des entreprises québécoises, décidait à reprendre le contrôle des outils utilisés par les entreprises. Sur les deux continents, une même ambition, les solutions locales, durables, démocratiques. Speaker0: [1:42] Qui sait, peut-être que nos téléphones dureront bientôt 8 ans plutôt que 2. Dans cet épisode, j'échange sur ces deux sommets avec Nancy et Elisa de la radio Choc FM à Toronto. Dans le cadre de ma collaboration comme experte en numérique éthique au projet Relève et Innovation liant éthique au service des radios francophones canadiennes. Ensemble, on plonge dans cette décolonisation numérique à venir, afin de comprendre qu'est-ce que c'est que l'open source, ou le code ouvert en français. Speaker0: [2:21] L'Europe et le Québec, arrivent-ils vraiment à pousser leurs solutions ouvertes ou libres ? Qu'est-ce que l'identité numérique européenne est-elle vraiment indépendante des monopoles de la tech ? Et nous, qu'est-ce que nous pouvons changer dans notre comportement, citoyennes et citoyens, avant que les choses s'améliorent peut-être ? Vous êtes prêts ? On y va ! Speaker1: [2:47] Alors, Caroline, tu as assisté au sommet technologique qui s'est passé en Europe ce mois-ci, en octobre, début octobre. Qu'est-ce qui se passe-t-il en ce moment du côté numérique en Europe et au Québec ? Speaker0: [2:58] Oui, merci beaucoup Nancy de me faire intervenir dans cette chronique. Ce qu'on constate, c'est que grâce à le méchant Trump, qui a une prise de conscience, des gouvernements, des associations et des entreprises, qu'il est temps de se fédérer, de s'unir entre acteurs locaux, non américains en l'occurrence, pour s'assurer d'une dépendance économique et démocratique. Parce que ce dont on se rend compte, c'est que les outils qu'on utilise aujourd'hui, numériques, donc depuis Microsoft Teams, Co-Pilot jusqu'à Google Docs, sont aujourd'hui alliés d'un gouvernement hostile. Donc on voit qu'on est aujourd'hui des genres de colonies numériques. Là, j'utilise un terme que j'ai entendu dans un autre sommet où j'étais à Montréal, C'est-à-dire qu'on dépend pour fonctionner d'outils qui aujourd'hui sont à la main de puissance au CIL. Et donc ce qui est intéressant, c'est que j'ai pu assister à une semaine d'écart à deux événements, l'un européen, l'autre canadien, même québécois, qui évoquaient comment construire des solutions à la fois grand public, mais surtout pour les entreprises, qui soient numériques et qui ne soient pas américaines. Parce que c'est vrai qu'aujourd'hui. Speaker0: [4:22] Quand moi, par exemple, je cherche une solution en tant que responsable technologique pour, par exemple, enregistrer, faire des appels autres que Zoom ou autres que Teams, je n'ai pas un choix énorme. On a tellement été dorloté et accompagné par ces solutions américaines exceptionnelles en termes d'interface utilisateur, qu'on n'a même pas connaissance des autres solutions qui, elles, ne seraient pas à la main des Américains. Et donc, ce que tu as vu... Vas-y, excuse-moi. Speaker2: [4:56] Juste pour compléter ce que tu dis, Teams et Zoom et... Tous ces outils-là, ils sont vraiment intégrés dans notre vie professionnelle et interconnectés avec notre boîte mail, etc. C'est ce qui les rend comme solution de facilité. Puis en plus, effectivement, elles sont assez performantes. Comme tu as raison, c'est très compliqué de se séparer de ces outils qui sont vraiment interconnectés à tout le reste de notre écosystème professionnel. Speaker0: [5:24] C'est ça. Et donc, l'événement dont tu parlais en Europe, Nancy, c'était le Fair Tech Summit, en anglais dans le texte, malheureusement. L'événement était en anglais toute la journée, mais il se tenait à Luxembourg le 6 octobre. Et donc, si tu veux, on peut en parler. Speaker1: [5:45] Bien sûr, bien sûr. Merci beaucoup pour ces éclaircissements, Caroline. Et comme Elisa a dit tout à l'heure, je suis vraiment d'accord avec vous parce que des outils comme Zoom, comme Teams sont vraiment partie intégrante de notre travail. On voit même qu'il y a des agents conversationnels maintenant qui ont le pouvoir de s'intégrer dans nos boîtes mail, etc. Donc, si on comprend bien, on se rend compte qu'on dépend beaucoup d'outils qui appartiennent à quelques entreprises américaines. Alors, par rapport à ce sommet-là, justement, on voit que le premier événement auquel tu as assisté était au Luxembourg, justement, le 6 octobre. C'était le premier Fair Text of Meet. Et de quoi s'agissait-il exactement, Caroline ? Speaker0: [6:22] Alors, c'était la première fois que, sous l'égide de la Commission européenne, donc des acteurs politiques européens, avaient été financés une journée entière où il y avait une centaine de personnes. C'était assez, comment dire, on était quelques VIP à pouvoir y participer. Ce n'était pas une grosse conférence qui rassemblait donc les acteurs de ce qu'on peut appeler le numérique éthique pour les faire se rencontrer, les faire se connaître. Et donc, ce qu'on appelle le numérique éthique, c'est du numérique qui va être en grande partie, Open source ou à code ouvert, comme on dit en français, durable et démocratique par défaut. Alors, on pourrait rentrer dans l'état de ce que ça veut dire si vous voulez. Bien sûr. C'est un peu le contraire du numérique américain qu'on a aujourd'hui. Speaker1: [7:19] D'ailleurs, ce mot-là, open source, je trouve qu'on entend beaucoup sans vraiment savoir de quoi il s'agit. Alors, est-ce que tu peux nous dire un peu plus, c'est quoi vraiment open source? Speaker0: [7:28] Oui, c'est vrai qu'open source, c'est un peu, si on fait le parallèle avec le cinéma, c'est la différence entre les blockbusters et le cinéma indépendant. L'open source, il y a des tas d'outils qui sont à code ouvert, c'est-à-dire qu'ils sont développés, par des ingénieurs informatiques avec le code qui a servi à développer l'outil qui est visible par tous. Et c'est assez contraintuitif puisqu'on peut se dire « Attends, moi si je fais un outil informatique, si je passe du temps à le coder, je ne vais pas donner comme ça ma recette magique à tout le monde ». Mais en fait, l'open source a cet avantage, c'est que quand on développe un open source ou un code vert, on est plusieurs à regarder le code. Speaker0: [8:18] Et en général, ça veut dire qu'il va être meilleur. Donc, en fait, l'open source, c'est un travail collaboratif. Et je peux aussi vous donner des exemples d'open source qui vous diront plus ou moins des choses. Parce qu'encore une fois, c'est un peu comme parler du cinéma indépendant. Il y a un OS de téléphone, c'est-à-dire qu'il n'est ni l'Android de Google, ni iOS de Apple. Il s'appelle EOS et il y a aussi des téléphones qui sont faits par une société européenne qui s'appelle Murena, qui sont vendus avec déjà installé cet OS indépendant dessus. Speaker0: [8:59] Il y a des téléphones en Europe, encore une fois, qui s'appellent « shift phone » ou « fair phone » qui sont conçus de façon à ce qu'on puisse changer. Speaker0: [9:12] Les « parts », comment on dit, changer les pièces du téléphone. Sans avoir à aller dans une boutique dédiée au Fairphone. C'est-à-dire que ça fait que ces téléphones vont durer beaucoup plus longtemps. Au lieu des deux ans où on garde en moyenne son téléphone Apple ou Android, les téléphones vont durer jusqu'à huit ans parce que ces téléphones sont ouverts aussi. C'est-à-dire que ce n'est pas une seule marque qui peut les réparer. Et surtout ils ont été conçus de façon à être avec des pièces faciles à enlever et à remettre. Donc c'est toute une logique différente de l'informatique, si je peux utiliser ce vieux terme, où au lieu d'être plié-poing lié à un fabricant qui nous impose sa façon de voir, qui nous impose des prix très élevés, c'est une autre vision de l'informatique, qu'une vision citoyenne, sobre, durable. Speaker0: [10:11] Qui est rattachée au mouvement open source. Alors, il faut que je mentionne, peut-être que dans les auditeurs, ça vous dira quelque chose. Vous savez qu'à côté des OS des ordinateurs, donc des systèmes d'opération des ordinateurs, à côté de celui d'Apple et de celui de Microsoft, par exemple, Il y a Linux qui est un système operating system, un système opérationnel, je ne sais pas comment on dit, qui est ouvert lui aussi et donc on peut installer gratuitement. Par contre, c'est vrai qu'ils sont moins faciles à utiliser, ils demandent plus de compétences techniques en général. Voilà. Mais je laisse Elisa intervenir. Speaker1: [10:51] Oui, Elisa, tu as la main levée, donc tu peux y aller. Speaker2: [10:55] Mais oui, parce que du coup, moi, j'avais une question pour toi, Caroline. Donc, j'ai compris pourquoi des systèmes OOPs, Open source sur des téléphones, ça va être plus éthique. Mais par exemple, sur un logiciel, est-ce qu'on considère qu'un logiciel open source est plus éthique parce que du coup, on a plus de transparence et on voit comment il a été programmé ? Oui, c'est pour ça. OK. Speaker0: [11:16] Oui, c'est exactement ça. Speaker2: [11:17] C'est ma question. Speaker0: [11:19] C'est exactement ça. C'est le contraire du côté boîte noire qu'on a aujourd'hui sur les outils numériques majoritairement américains et encore plus sur l'IA. Sur l'IA, tu as des LLM, des moteurs d'IA qui sont à code ouvert. Par exemple, l'IA de Mistral en Europe est à code ouvert, donc on peut inspecter, ce que fait le code de Mistral. Speaker2: [11:49] Et j'ai une autre question du coup pour revenir sur ça, parce que moi je suis à un niveau vraiment débutant sur le côté informatique des IA. Est-ce que ça veut dire que si un outil est à code ouvert, on peut voir les données sur lesquelles il a été empruné, sur les balles de données sur lesquelles ? Non, c'est deux choses différentes. Speaker0: [12:09] Alors, à ma connaissance, tu imagines que ce serait très compliqué et je t'avoue que même moi qui suis défenseur de Mistral, qui est l'IA européenne, parce que, je sais qu'en général, il y a des meilleures pratiques de gestion de mes données. J'avoue que je cherchais, par exemple, sur quelles données avaient été entraînées Mistral et je n'ai pas obtenu de réponse claire sur ce sujet-là. Donc, il y a deux choses. Il y a le code du programme informatique qui est un peu source, qui est visible, mais les données d'entraînement. Aujourd'hui, je ne suis pas sûre qu'on soit là, mais c'est à vérifier. C'est une question très précise. En tout cas, moi, sur Mistral, je ne vais pas trouver clairement sur quelles données Mistral a été entraîné. Speaker1: [12:59] Merci. Merci, Caroline. Merci. Merci pour vos interventions. Justement, vu que c'est un peu très technique, on va justement simplifier ça pour nos auditeurs qui nous écoutent actuellement. Quand on parle d'open source, c'est un peu comme une recette de cuisine qu'on peut lire, vérifier et améliorer au lieu d'un plat dont on ne connaît pas les ingrédients. C'est un peu comme ça. Speaker0: [13:17] Exactement. Je l'ai dit. Speaker1: [13:20] Alors, Curly, tu as pris l'idée tout à l'heure, tu as pris l'exemple tout à l'heure de Linux qui est un de ces systèmes alternatifs-là et j'aimerais savoir si ça marche vraiment, ces systèmes-là. Speaker0: [13:29] Alors, encore une fois, je pars de mon expérience, ça m'a rechauté. C'est-à-dire que du fait que ces systèmes open source étaient quelque part plus créés par des passionnés, et souvent des ingénieurs en informatique passionnés, qui étaient eux très à l'aise avec le côté technique, mais qui n'avaient pas à cœur d'être accessibles à tout le monde, s'étaient réservés à une frange de gens un peu plus techés que la moyenne qui allaient savoir utiliser ces outils. Aujourd'hui, et c'est ce que j'ai vu à la conférence de Luxembourg, il y a une évolution, ça fait quand même 25-30 ans que des gens essayent d'utiliser ces outils open source, par exemple dans les entreprises. Et il y a eu une intervention lors de ces conférences de quelqu'un qui disait, voilà comme moi, j'ai réussi à installer Linux sur des dizaines de postes d'une grosse entreprise. Je ne sais plus exactement où c'était. Speaker0: [14:35] La réponse est qu'apparemment, quand on sait faire, il y a aujourd'hui matière à utiliser cet open source, cet logiciel open source comme Linux, y compris en entreprise. Et la seule chose, c'est que ce qu'il disait, c'est qu'une entreprise ne va pas basculer tout d'un coup. Par exemple, imaginons une grosse banque ou une grosse entreprise, elle ne va pas basculer tout d'un coup vers Linux, parce qu'évidemment, elle a peur de perdre, des choses en route, qu'il y ait des soucis, comme on le sait, tout projet informatique peut être plus ou moins complexe, Mais de le faire petit à petit sur certaines missions, comme ça. Speaker0: [15:21] Ça va être une transition douce à ces outils plus libres. On parle aussi de logiciel libre, c'est-à-dire qu'il n'est pas enchaîné à un prestataire de services en particulier. Et ce que disait aussi cet intervenant, c'est qu'il faut savoir rassurer le responsable des TI, des technologies de l'information, le responsable informatique de la société. Il faut qu'il sache qui est appelé en cas de problème. Parce qu'en fait, en gros, l'avantage de Microsoft, c'était que le responsable DTI pouvait appeler son service client Microsoft s'il y avait un problème. Il y en avait beaucoup, il y en avait tout le temps, mais il y avait quelqu'un à appeler. Alors que dans l'open source, comme ce sont des passionnés, souvent des petites structures, il n'y avait pas toujours quelqu'un à appeler. Donc aujourd'hui, ce Fair Tech Summit visait. Speaker0: [16:15] À structurer mieux cette offre et surtout à la subventionner par l'Europe pour que justement ces acteurs soient plus forts face aux très gros acteurs américains. Speaker1: [16:27] Elisa, on va justement. Elisa, tu as quelque chose à dire par rapport à ça. Speaker0: [16:30] Oui. Speaker2: [16:31] Moi, ma question, pour compléter ce que tu as dit, l'interrogation que j'ai, c'est donc, si je ne me trompe pas, les entreprises payent des licences pour avoir, par exemple, Microsoft, Outlook, etc. Est-ce que tu sais si justement ces alternatives-là, pour l'instant, je suppose du coup qu'elles sont un peu plus chères que celles des grands géants numériques ? Est-ce que tu as une information sur ça ? Est-ce que tu sais à peu près... Speaker0: [16:55] Alors, c'est une excellente question. Est-ce qu'il peut dire qu'au contraire, l'avantage de l'open source, c'est qu'il n'y a pas de licence à payer ? Alors, toutes les entreprises… Oui, parce que c'est un code ouvert. Alors, tu peux dire, à ce moment-là, comment est-ce qu'on gagne sa vie quand on fait de l'open source, n'est-ce pas ? Speaker1: [17:14] Oui, c'est la question que je me pose, justement. Speaker0: [17:16] Alors, on gagne sa vie en l'adaptant, parce qu'en fait, il y a une base de code ouvert pour reprendre en parallèle de la recette. Il y a une recette de base, mais chaque entreprise en général a des besoins particuliers. Et donc, elle va avoir besoin d'adapter ce code de base qui a été généré par plein de gens différents, qui a eu plein de correcteurs dessus, donc qui est en général plutôt bien. Et surtout, par exemple, elle va avoir besoin d'une interface utilisateur qui est plus adaptée à ses besoins. Et bien, c'est ce côté service, service informatique qui, lui, va être payant. Et donc aujourd'hui, pour faire le lien avec l'autre sommet auquel j'étais cette fois à Montréal la semaine dernière, de Données Souveraines Québec, j'ai interrogé une des personnes qui organisait cette nouvelle structure. Il disait je préfère pas dire que l'ompleur de source va être moins cher mais en tout cas il va être au même niveau parce que dans ce que tu payes pas en licence tu le payes en, frais d'adaptation en personnalisation voilà. Speaker1: [18:30] Merci merci beaucoup, franchement on en apprend énormément de ces mots d'aujourd'hui chers auditeurs comme vous pouvez le constater Merci. Alors, on sait que l'Europe veut devenir indépendante des grands géants numériques aux États-Unis américains. Et on se demande comment l'Europe veut-elle soutenir ces acteurs indépendants, Caroline ? Speaker0: [18:50] Alors, elle a un programme ambitieux de financement d'une coalition de ces petits acteurs open source, comme, je disais, et elle appelle ça le NGI, alors à chaque fois c'est en anglais, Next Generation Internet, sous la bannière d'un programme qui s'appelle Horizon Europe. Et l'initiative NGI a déjà financé des dizaines de petits projets liés à la vie privée, la recherche en ligne, l'identité numérique. Vous savez que c'est un gros sujet. La vérification d'âge en ligne dépend de notre identité numérique. La blockchain, la portabilité des données, dont les résultats arrivés à maturité se combinent en un open internet stack, ça veut dire en français une pile internet ouverte, pile de solutions en fait. C'est-à-dire l'ensemble des solutions qui, pour le dire au point des ISA, vont fonctionner ensemble. Parce que le problème c'est que quand tu utilises une solution informatique, elle est souvent en lien avec une autre. Donc ce qu'il faut c'est créer cette pile informatique qui va interagir entre elles mais donc là l'Europe veut créer une pile ouverte. Speaker0: [20:06] Et souveraine, voilà. Et donc aujourd'hui, cette Open Internet Stack réunit 70 partenaires dans 17 pays européens et ça a commencé en midi 2026. Il y aura une livraison en décembre 2019 avec un lancement officiel à Bruxelles de cette initiative pendant la semaine du salon FOSDEM en janvier 2027. Et là, c'était annoncé déjà lors de cette conférence au Luxembourg. Donc, elle a des projets très ambitieux de soutien actif à ces petits acteurs atomisés du numérique libre. Speaker1: [20:45] Merci Caroline. On se demande maintenant, on pose la question de qu'est-ce que nous, citoyens ordinaires, on va gagner dans tout ça ? Où est la place du citoyen dans cette vision-là ? Est-ce qu'ils sont assez représentés ? Speaker0: [20:57] Alors, en effet, là, le focus est mis sur d'abord les besoins des entreprises, parce que les citoyens, on le sait, c'est quand même plus compliqué de fédérer les citoyens, ils sont encore plus nombreux, ils pensent à autre chose, etc., Ce qui était, et c'est vrai que j'en parlais avec le fondateur d'un. Speaker0: [21:19] Service européen qui s'appelle Come Own, comme Ownership Commun, qui est une coopérative française qui permet de louer sur téléphone éthique, donc ce que j'ai mentionné juste avant, un Murena, un Fairphone, sans s'occuper de son entretien. Ça veut dire que vous payez un genre de loyer mensuel pour avoir un téléphone qui marche toujours, dont Common s'occupe en termes de réparation, de baises à jour. Bref, il lui a dit que quand on arrivait face à l'Europe avec des emplois à la clé, donc quand on parlait plutôt du côté entreprise, on avait plus de poids, quand on arrivait au titre des individus, des citoyens. Mais il y a quand même présente à ce sommet une organisation non-gouvernementale qui s'appelle ECAS, ECAS.org, European Citizen Action Service, qui a créé une coalition techno-démocratique pour construire la contrepartie citoyenne de ce dont on parle côté entreprises, donc un plan pour une Europe techno-démocratique. Avec différentes parties prenantes, les chercheurs, les citoyens, les entreprises. Mais c'est encore très embryonnaire aujourd'hui. Speaker1: [22:38] Merci Caroline. Tu sais, il y a un autre enjeu qui touche les citoyens de très près, c'est cette question-là d'identité numérique. Je sais que c'est une grosse question, ça peut à elle seule contenir plusieurs épisodes dans cette chronique-ci. Est-ce que l'Europe progresse sur une identité numérique à elle, par exemple, pour contrôler l'accès des jeunes aux réseaux sociaux ? Speaker0: [22:58] Exactement, tu as tout à fait raison, c'est vraiment ça qui est à la clé. Il faut bien comprendre ce que ça veut dire que l'identité numérique européenne, c'est l'idée que, tout comme aujourd'hui on a une carte d'identité physique qui est donnée par le gouvernement, Pour tous les Européens, il y aurait une genre d'identité numérique qui serait, gérée par chaque gouvernement européen et qui serait donc sûre qu'il ne dépendrait pas, de Apple, de Meta, de Google, donc d'acteurs privés, comme c'est malheureusement le cas aujourd'hui, et qui serait aussi, par contre, protectrice de l'entreprise privée. C'est-à-dire que l'identité numérique européenne, par exemple pour vérifier le contrôle d'accès à un site pornographique ou alors aux médias sociaux pour les plus jeunes, elle est censée fonctionner de façon à juste dire que cette personne a plus ou moins de tel âge. Elle n'est pas censée dire que c'est Caroline Lézoutier qui veut accéder à ce site. Speaker0: [24:02] D'identité numérique qui serait capable de connaître mon âge et elle serait capable de transmettre au site auquel, j'essaie d'accéder uniquement mon âge et non pas mon identité c'est pour ça que c'est très important d'avoir ça parce que les solutions des GAFAM eux c'est de nous tracer, de savoir tout ce que nous faisons, tout ce que nous sommes et, Alors que là, l'idée, c'est d'avoir une solution démocratique des notités numériques. Et alors, le problème, c'est qu'aujourd'hui, apparemment, il y a une présentation, donc, lors de cette journée, d'une société qui s'appelle GIFI, une société néerlandaise qui fait un portefeuille d'identité numérique, un wallet, comme ils disent, et qui dit que malheureusement, des exigences, de l'Union européenne elles-mêmes pour ses portefeuilles numériques qui vont devenir obligatoires en décembre de 26 en Europe. Speaker0: [25:00] Dépendent de standards créés par Google et Apple. Donc, il y a un petit souci. L'Europe peut créer sa souveraineté numérique en se basant sur des standards de Google et Apple. Mais pourquoi ? Parce que le problème, c'est qu'aujourd'hui, l'Europe est encore divisée, cette personne de Yévy disait « Il y a aujourd'hui 27 solutions différentes par pays d'identité numérique. Il n'y a pas de coordination pour avoir une identité numérique européenne. » Et voilà, du coup, les grands acteurs américains qui arrivent avec une solution qui marche bien, qui est connue de tous, eh bien, ils prennent le dessus sur les acteurs, gouvernementaux européens. Merci. Speaker1: [25:49] Alors on retire justement que chaque pays doit offrir au moins un portefeuille d'ici la fin 2026 pour les citoyens et son utilisation reste volontaire. Alors on a beaucoup parlé de l'Europe jusqu'ici, il est temps maintenant qu'on revienne un peu chez nous du côté de Montréal parce que de l'autre côté de l'Atlantique, le 14 octobre s'est tenue un après-midi la présentation dans un esprit tout à fait similaire, cette fois sous la houlette d'acteurs privés réunis à l'occasion de données souveraines au Québec. Alors comment ça s'est passé cette journée-là, Caroline ? Speaker0: [26:21] Alors, comme je disais, c'est intéressant de voir une semaine après le pendant québécois de, ce sursaut des acteurs du numérique pour essayer de se battre contre la domination américaine, la colonisation américaine. Et là, ce qui était amusant, c'est que la demi-journée était sous l'égide d'une société d'infranuagique québécoise, R2I, qui appuyait la journée. Et c'était des acteurs des entreprises du numérique québécois, qui s'étaient alliés depuis moins d'un an dans cette association qui s'appelle Données Souveraines Québec pour, comment dire, faire bloc là aussi pour s'unir et demander au gouvernement québécois, de valoriser le numérique souverain québécois. Et donc, ils ont une seuil de route qu'ils ont présentée, qui consiste à dire, d'abord, il faut qu'on ait un label sur qu'est-ce qui est vraiment souverain comme numérique. Speaker0: [27:26] Qu'il n'y ait pas de souveraineté washing, pour faire le parallèle avec le greenwashing, qu'on ne dise pas, comme je l'ai vu récemment dans la maison de Montréal. Alors, notre suite est québécoise parce que nos serveurs sont en Québec. Or, si les serveurs sont en Québec avec la société américaine, les données sont américaines. Donc, ce n'est pas l'inventation des serveurs qui compte, c'est la propriété de la société. Bref, donc Donner Souveraine Québec a présenté une feuille de route ambitieuse avec la demande de subvention de la part du gouvernement québécois pour la mise en œuvre de numériques souverains. C'est-à-dire que quand une entreprise va prendre le risque, entre guillemets, de quitter Microsoft pour avoir, une solution québécoise moins connue, moins testée, il faudrait qu'elle ait une incitation financière à le faire. Donc voilà, cette réunion était... Speaker0: [28:22] Elle était très, très positive pour moi qui m'intéresse à ce sujet depuis une dizaine d'années et je pense qu'elle a aussi consisté à montrer beaucoup d'exemples pour le coup européens, avec notamment, il y avait le témoignage d'un développeur informatique qui, en France, a créé sur demande du gouvernement français, toute une suite logiciel utilisée par 600 000 fonctionnaires français, attention c'est 600 000 sur 2 millions, mais utilisée par 600 000 fonctionnaires français, qui s'appelle La Suite, et que, ce développeur a développé avec une dizaine de, développeurs informatiques à partir de logiciels open source, à partir de logiciels libres, la créée une solution souveraine pour le gouvernement français. Et donc le Québec voulait s'inspirer de ces exemples européens pour tenter de faire pareil à son niveau. Speaker1: [29:28] Je vois la main levée d'Elisa, c'est une question. Speaker2: [29:31] Oui, exactement. Donc là, c'était la première édition du Fair Tech Summit. Est-ce que tu penses qu'il va y avoir une suite ? C'est tout pareil pour le Québec. Est-ce que tu disais que c'était un peu un sursaut de discussion ? Est-ce que tu penses que cette question de souveraineté, cette question de reprendre le contrôle de nos technologies, est-ce que tu penses que c'est quelque chose qui est un peu de passage, qui va être éphémère ou qui va vraiment se concrétiser dans le temps ? Je sais que du coup, aussi, ces rencontres-là, comme tu le dis, ça permet de se connaître entre acteurs et de pouvoir commencer des collaborations, Speaker2: [30:06] Ce qui permet aussi d'avoir une démarche assez éthique. Qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu penses que tu es optimiste ? Est-ce que tu penses vraiment que ça va se concrétiser avec ce que tu as vu ? Speaker0: [30:16] Oui. Écoute, j'en suis malheureusement presque à espérer qu'il y ait une suite à Trump qui soit aussi grave que Trump, parce que je remercie Trump de faire réaliser au monde entier la dépendance numérique dans laquelle, la plupart du monde est, sans que la Chine. La Chine a évidemment, dès début, compris qu'elle devait construire sa souveraineté numérique. Donc, je craindrais beaucoup qu'avec la disparition de la menace trumpienne, le soufflet retombe et que les acteurs économiques reprennent leurs mauvaises habitudes d'aller au plus gros, au plus simple, au meilleur venteur, au mieux intégré. La seule, donc voilà, donc on peut juste, j'avoue que ça tient à un peu de choses, et je pense que vraiment ça va être lié à une volonté politique, et j'avoue qu'au Québec, je suis relativement optimiste, encore plus qu'en Europe, parce que l'Europe, le problème c'est que, comme on l'a vu, c'est un ensemble de 27 pays différents, 27. Speaker0: [31:26] Alors que le Québec, c'est une province au Canada qui a une identité culturelle très forte et qui a en plus un besoin, on le sait nous, on travaille sur un projet pour la radio Choc FM, qui a besoin de, défendre sa culture francophone. Donc si on ajoute ce besoin-là, on peut être un peu plus optimiste et on a eu un gouvernement très souverainiste qui est passé au Québec avec, Paul-Saint-Pierre Plamondon, qui lui ne parle que de souveraineté. Donc, on peut espérer qu'au moins, là, il y ait une volonté politique de développer sa souveraineté. Mais j'avoue que ça va être quand même intéressant à suivre, de voir si ça se concrétise. Moi, ce que je craindrais, c'est que ça se concrétise sur des sujets, par exemple, de défense, par exemple, des logiciels utilisés par l'armée québécoise ou canadienne, parce que je ne crois pas qu'il y en a qui est québécoise, mais bref, les forces de sécurité soient absolument souveraines et qu'on néglige pour les autres besoins. Ça, j'espère qu'on ne sait pas ce qui va se faire. Speaker2: [32:40] Oui c'est vrai c'est super intéressant ce que tu dis mais je ne l'avais jamais vraiment réalisé dans mon esprit mais c'est vrai qu'il y a 10 ans et même à l'école on nous apprenait on glorifiait les GAFAM on parlait de ces fameux créateurs alors que maintenant la vision de ces organismes-là plutôt de ces entreprises-là a totalement changé grâce ou à cause de l'arrivée de Trump et de son régime politique aux Etats-Unis, c'est intéressant C'est vrai que ces questions de technologie, d'intelligence artificielle de son intérêt sont tellement complexes et notamment au tout bout comme une idée en Europe avec la multitude d'acteurs au sein de l'Europe et avec la rapidité de l'évolution de toutes ces technologies qui fait que ça reste... Très compliqué à concrétiser parce que... Speaker0: [33:31] Et c'est pour ça que ça me fait penser à ce que tu dis, tu as remarqué qu'il faudrait, et je pense que c'est un peu le blind spot, je ne sais pas comment on dit, l'angle bord de ces politiques, c'est que je pense qu'il faudrait que les citoyennes, les citoyens soient embarquées dans cette sorte de souveraineté. Parce que s'il y a une demande des citoyennes, des citoyens, ça va rajouter une pression pour garder ces sujets en place. Alors qu'aujourd'hui, ça ne dépend que des entreprises qui veulent toujours gagner le plus d'argent possible ou les gouvernants qui changent. Il y a vraiment un besoin de sensibilisation des citoyens et ça j'avoue que le cinéma est aujourd'hui un outil incroyable, il y a des films que moi j'utilise quand je veux sensibiliser. Speaker0: [34:27] À la conception des médias sociaux qui expliquent très bien le problème des médias sociaux qui est d'un seul jour de la main, qui a inspiré le podcast que j'anime d'ailleurs, Il y a un film qui est sorti très récemment sur Mark Zuckerberg, j'ai oublié le nom, mais vous le connaissez peut-être, qui montre vraiment, le côté machiavélique de Zuckerberg. Je pense qu'il faut qu'il y ait de la création culturelle, y compris cinématographique, pour sensibiliser les citoyens à ce problème. Et que ce soit elles et eux qui décident, je n'ai pas envie d'utiliser ces outils, qui ne sont finalement pas dans mon intérêt au final. Speaker1: [35:16] Justement, Caroline, moi j'avais une question en revenant sur la souveraineté, surtout au Québec, et qu'est-ce qu'il y a pour les citoyens. Speaker0: [35:24] On voit qu'en Europe. Speaker1: [35:25] On a par exemple eu l'initiative qui a été créée de faire des feuilles de route pour les utilisateurs. Est-ce qu'au Québec aussi, il y a eu des discussions par rapport à ça ? Est-ce que le Québec aussi a pris des dispositions pour créer des feuilles de route ? Speaker0: [35:38] Non, alors la feuille de route, elle a été créée au Québec, justement. Oui, la feuille de route, elle est québécoise et en Europe, ils sont en train de déjà dérouler la feuille de route. Par contre, pour l'Ontario, si je voulais me poser la question pour l'Ontario, je n'ai pas encore vu de sursaut équivalent en Ontario. Mais en tout cas, le Québec, oui, s'est doté d'une feuille de route et est en train de la présenter au gouvernement du Parti québécois. Et donc, on va suivre ça. Speaker1: [36:12] Bien sûr, on va suivre ça. J'ai été très très près. Merci beaucoup. Ou alors, on s'en vient à la fin de cet épisode de la chronique Relève et Innovation, rendu possible, je le répète, par le gouvernement du Canada. Une toute dernière question pour toi, Caroline, avant de terminer. Alors, si une personne devait changer une seule habitude numérique demain, ce serait laquelle, après toi? Speaker0: [36:34] Ah, génial. Merci pour cette question. Alors, une seule habitude. Alors, attends, c'est compliqué. Il faut que je choisisse la meilleure. Qu'ils ne soient pas trop durs. Parce que sinon, j'allais te dire pas utiliser Google Docs. Voilà, moi, par exemple... Speaker1: [36:52] C'est compliqué pour un début. Speaker0: [36:55] Alors, moi, je peux quand même donner une alternative à Google Docs que j'utilise, qui s'appelle Proton. C'est un nom... Pas très fun. C'est une société suisse. Apparemment, la Suisse est le pays, un des pays dans le monde, qui a le meilleur niveau de protection des données privées. Et donc, cette société propose le courriel, l'équivalent de Google Docs, un endroit où c'est qu'il s'est fiché. J'avoue que c'est moins sympa que Google Docs. C'est moins facile à utiliser. Mais, pour moi, Et c'est payant. Alors, il y a une partie gratuite, mais ensuite, quand on veut aller plus loin, c'est payant. Ça, pour moi, c'est important de commencer à réfléchir à comment je vais changer le stockage de mes photos, etc. Parce que sinon, une autre petite habitude, à part d'aller au moins dans les paramètres de son téléphone et de choisir, moi je suis sur Apple, donc de ne pas être suivie, d'interdire, il y a des réglages qu'on peut faire pour ne pas être suivie par défaut. D'habitude, c'est d'utiliser parfois l'IA Mistral, la région Mistral.ai. C'est une petite habitude et de se rendre compte qu'il est bon aussi, et de pas uniquement utiliser ChatGPT ou Claude. Speaker0: [38:22] À part ça, je n'ai pas de petite étape. Je ne sais pas si Elisa, tu as des idées pour m'aider. Speaker2: [38:30] Moi, je ne suis pas le meilleur exemple d'avoir les meilleures des habitudes éthiques, mais je pense qu'une chose qui est intéressante, c'est simplement d'être curieux et de se poser les questions de « Où vont nos données ? » Dans le cadre de l'IA, de se dire « Alors, avant que je explique tout ça à chaque GPT, est-ce que je suis OK avec le fait qu'il va sûrement avoir ces données-là ? Est-ce que je suis OK avec le fait que Ce que je vais donner comme contenu, ça pourrait être réutilisé à d'autres fins qui ne sont peut-être pas positives. Et ça, je pense que c'est un bon réflexe qui est peut-être plus dans la tête que pratique. Speaker1: [39:09] Alors, retenons que la souveraineté numérique, ce n'est pas qu'une simple affaire technologique. C'est savoir qui contrôle les outils qu'on utilise tous les jours. Alors, merci beaucoup à toutes les deux pour cet bel épisode de la chronique Relève et Innovation. Speaker0: [39:25] Merci d'avoir écouté cet épisode de Derrière nos Ecrans. On se donne rendez-vous d'ici deux semaines au plus tard pour deux épisodes qui vont mettre en avant la tech for good, la tech utile et positive. J'échangerai dans un premier temps avec l'entrepreneuse Chenny, à l'origine d'un service canadien qui s'appelle Got Care, qui permet, d'optimiser les tournées des soignants, des infirmières notamment, au domicile des malades, grâce au numérique. Je changerai aussi en détail avec Florian sur la feuille de route de Données Souveraines Québec pour tenter de libérer les entreprises québécoises du jour des géants du numérique. Une nouvelle importante à partager également, Techno-Éthique cherche deux profils à mi-temps pour amplifier le message du numérique éthique. Alors que la dépendance géante du numérique n'a jamais été aussi visible, Techno Etik et Tech For Good Canada souhaitent amplifier l'apprentissage des actions de sensibilisation, à travers divers médias d'une part et via ses campagnes de mobilisation citoyenne d'autre part. Nous recrutons donc deux profils complémentaires qui veulent mettre leurs compétences au service du numérique démocratique sobre respectueux de la vie privée et souverain. Speaker0: [40:51] Le premier rôle est un.e Chargé.e de mission, partenariat et médias pour le numérique éthique. Le deuxième rôle est un.e chef de projet, production, veille et promotion des contenus de technologie. Dans les deux cas, il s'agit de contrats en tant qu'indépendant.e de droit canadien québécois, à mi-temps, environ 25 heures par semaine, avec un passage prévu à temps plein selon le profil au cours du prochain mois. Le Télétravail est majoritaire, avec des rencontres périodiques à Montréal, soit avec l'équipe, soit avec les partenaires, dans le cas du charge d'admission partenariat. Speaker0: [41:39] Les offres détaillées sont visibles sur la page « Nous rejoindre » de Technoethik.org et sur LinkedIn. Merci beaucoup pour votre écoute. N'hésitez pas à nous mettre un avis si vous voulez nous aider à émerger parmi les très bons podcasts qui existent sur le numérique.