Speaker #0Bienvenue dans des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Parfois doux, parfois cash, mais toujours sincère. Un peu comme une pastèque. Ici, on déconstruit, on comprend, on explore, on ose. On se relève avec subtilité et grâce, sans artifice. So, c'est parti ! Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Des fleurs et des pastèques. J'espère que vous allez bien, j'espère que tu vas bien. A chaque fois j'ai un moment d'hésitation entre vous et tu, mais j'espère que tu vas bien. J'espère que ton entourage va bien, que ta rentrée s'est bien passée, que tu te sens bien au moment où tu m'écoutes. Et si jamais tu ne te sens pas bien, j'espère que cet épisode va te faire du bien. Et d'ailleurs merci beaucoup ! Oui, sincèrement je tiens à prendre ce petit moment aussi pour te remercier, pour vous remercier, vous êtes nombreuses à m'écouter et ça me fait vraiment chaud au cœur. Et pour moi, c'est juste merveilleux parce que vous prenez ce temps-là, ce temps précis, pour justement écouter, prendre soin de ce que moi je partage, mon avis, mon opinion, ma vision des choses. Et sincèrement, merci. Vraiment. En tout cas, ça me fait très plaisir de te retrouver aujourd'hui. On va parler d'un sujet hyper intéressant, qui je pense parlera à beaucoup de monde, à moi aussi, parce qu'on est tous concernés à mon avis, enfin moi en tout cas je suis concernée. Et c'est pas un sujet évident. Parce que ça touche aussi à l'intimité. Mais d'un autre côté, je pense que c'est essentiel d'en parler, de prendre la voix et de ne pas avoir peur de mettre des mots dessus. En tout cas, de mon côté, ça va bien. Je vais commencer ma deuxième année de psychanalyse demain. J'ai hâte. Et à la fois, j'ai un petit peu... Voilà, une petite appréhension. Pas dans le sens... J'ai peur, mais plutôt dans l'organisation. Parce que c'est vrai qu'avec mon travail, donc les accompagnements, les consultations, qui pour le coup, c'est ma priorité numéro un. Ça passe avant tout. Oui. Et ensuite, il y a maintenant mes études aussi depuis déjà un an. Là, j'entame la deuxième année de psychanalyse. Donc j'ai hâte et à la fois, oui, comme je le disais, une petite forme d'appréhension parce que c'est vrai que plus on avance dans les modules, plus ça s'enrichit et plus c'est costaud. C'est prenant aussi. Donc il faut que je m'organise. Mais évidemment, je n'ai pas envie de laisser tomber mon podcast parce que mon podcast, c'est un peu comme un petit moment pour moi aussi parce que c'est vrai que j'aime vraiment prendre ce temps-là avec vous, avec toi. Ça me fait du bien aussi. Oui, même si je suis en train de faire un monologue constamment, ça me fait du bien, parce que je partage ma vision des choses, je partage aussi des choses qui me sont personnelles, pas tout le temps, mais parfois, aujourd'hui un petit peu par exemple. Donc non, c'est plutôt chouette, et comme on est déjà au 18ème épisode, j'ai pas envie de m'arrêter là, et je ne compte pas m'arrêter, pas de stress hein, je ne compte pas m'arrêter, mais c'est vrai qu'avec tout ça, et le sport aussi à côté, ça demande une certaine organisation, c'est pas impossible. Mais voilà, et après avec mon couple, et ensuite ma vie personnelle, etc., j'ai tout intérêt à vraiment bien m'organiser. Pas à arriver à un stade de contrôle fric, attention, mais oui, à m'organiser pour pouvoir faire au mieux les choses, de façon quand même équilibrée. Et là, en parlant de sport d'ailleurs, je sais pas si tu le sais, j'en ai parlé un petit peu dans le canal, je suis en train de préparer un 10 km de running. Mon dieu, pourquoi ? Je ne sais pas. Enfin si, je sais, j'ai envie de me dépasser. il y a deux ans j'ai fait un 5 km parce qu'en fait dans ma ville Ils organisent justement des courses et j'imagine dans plusieurs villes, peut-être dans ta ville aussi à toi, il y a des courses de 5 km, de 10 km, peut-être même de semi-marathon, voire même de marathon. Dans ma ville à moi, le max c'est le 10 km. Et justement à la fin du mois, le 27 septembre, il y aura un 10 km. Mais pour ça il faut que je m'entraîne. Et le problème c'est que je n'aime pas courir. Je n'aime pas ça. C'est-à-dire que même le moment même, non, j'aime pas, c'est pas fait pour moi. Mais d'un autre côté, j'ai envie de me dépasser et aussi j'ai envie de partager une activité avec mon conjoint, lui qui court, il a déjà fait deux semi-marathons, etc. Donc ouais, c'est pour ça que je le fais je pense, mais ouais, je suis en train de me dépasser alors que j'aime pas trop ça, mais d'un autre côté je suis quand même contente de le faire. On verra, on verra bien le 27, ce que ça va donner, on croise les doigts pour moi, j'espère que je vais faire un bon temps et que surtout je ne vais pas m'arrêter, mais ouais. Donc en ce qui me concerne, ça va plutôt bien. Et d'un autre côté, il y a eu aussi un concours, si jamais tu l'as loupé, j'espère pas. J'avais préparé en début du mois un concours pour gagner un appel avec moi de 20 minutes, où on échange sur ta situation et je te donne des conseils, je t'invite à aussi prendre du recul, etc. C'était plutôt chouette, j'ai déjà eu quelques personnes en rendez-vous, et ça s'est super bien passé. D'ailleurs, merci beaucoup d'avoir participé, si jamais tu as participé. Vous avez été nombreuses d'ailleurs, et j'ai été assez impressionnée. Je trouve ça toujours super, parce que ça demande du courage de faire ce genre de choses. Donc si jamais toi aussi tu as participé, bravo de l'avoir fait. Et si jamais on n'a pas encore pu échanger toutes les deux, c'est normal. Il faut aussi que j'arrive à m'organiser. Donc ne t'en fais pas, ne t'en fais pas. En tout cas, on va commencer, sinon cette introduction va durer 6000 ans, comme d'habitude, j'ai envie de dire. Mais bon, aujourd'hui, on va plonger dans un sujet plutôt, comme tu le sais, universel, un petit peu difficile, qui est aussi intime, personnel. Donc, le regard des autres, comme tu l'as vu. sur le titre. C'est vrai que c'est un sujet que... En fait, on en parle quand même beaucoup, c'est vrai, sur les réseaux, sur le fait de se détacher du jugement, etc. Mais c'est vrai que c'est un sujet, malheureusement, on ne peut pas y échapper. Malheureusement ou heureusement, je ne sais pas. Parce que, bah, c'est là, c'est partout, tout le temps, nous sommes entourés, nous sommes observés, nous sommes évalués, que ce soit par nos proches, que ce soit par nos collègues, que ce soit par nos amis, que ce soit sur les réseaux sociaux, même des inconnus dans la rue. On est constamment sollicité par les regards d'eux. des uns et des autres. Et en vrai, j'ai envie de te dire que c'est normal d'en avoir peur. Moi aussi, j'ai peur du regard des autres. J'ai pas envie de dire que non, non, je suis anesthésiée par le regard de l'autre. Pas du tout. Parce que, en fait, c'est juste humain. Et parce qu'au fond, ce qu'on recherche derrière ce regard de l'autre, finalement, c'est aussi une forme de reconnaissance, c'est une forme d'amour, c'est une forme de validation. Alors la question qu'on va se poser aujourd'hui, c'est pas comment ne plus jamais avoir peur du regard parce que, en fait, c'est une quête. Impossible. Mais la question qu'on va se poser c'est comment vivre avec cette peur sans qu'elle nous enferme. Parce que oui, c'est normal d'en avoir peur, mais voilà, il y a un certain degré. Tu vois, il ne faut pas non plus que ça nous paralyse. Et si ça nous paralyse, si ça en devient bloquant, là c'est problématique effectivement. Donc c'est le sujet qu'on va creuser aujourd'hui. Donc j'espère que tu as hâte. Moi j'ai hâte. Donc c'est parti. Alors je voudrais commencer par te partager une expérience qui m'est personnelle, qui me concerne. Parce que je pense que ça peut être bien d'en parler. J'essaie d'approuver en même temps que je parle. Bref. En fait, petite, je pense que tu le sais si jamais tu as écouté mes précédents épisodes, je jouais au piano. Enfin, j'ai beaucoup joué du piano pendant 11 ans et du violon pendant 12 ans. Et c'est vrai que forcément, quand on est musicien, on est amené à se retrouver sur scène devant plusieurs personnes. Et moi, ça m'est arrivé de me retrouver devant 500 personnes. On était dans une grande salle, une belle salle. C'était en Guyane justement. Et en fait dans cette salle, je pense qu'on pouvait accueillir près de 500 personnes. Et parfois je me retrouvais sur scène en orchestre. Donc j'ai joué aussi en orchestre quand je faisais du violon. J'étais aussi avec ma sœur. C'était un moment qu'on partageait à deux. Donc parfois j'étais en orchestre, parfois j'étais en duo justement aussi avec ma sœur au violon. Et parfois j'étais même en solo. Solo c'était plus souvent avec le piano. Donc évidemment quand on voit un petit peu la scène comme ça, il y a du monde, c'est impressionnant, il y a 500 personnes, t'es toute seule au plein milieu de la scène, soit avec ton violon, soit avec ton piano, soit à deux, soit peut-être en groupe. En groupe ça va mieux parce que t'es plusieurs, mais quand t'es seule, bah forcément t'as peur. Enfin moi en tout cas j'avais très très peur. J'avais peur, j'avais la voix qui tremblait, j'avais les mains qui tremblaient, j'avais le ventre qui se serrait, tu sais la boule au ventre. J'avais, voilà, des signes de peur. tout simplement. Mais en fait, j'avais une stratégie. Une stratégie que j'ai appris de mon prof, mon professeur de piano, qui s'appelait M. Valdès. En fait, je me concentrais sur mon morceau. Comme si, en fait, je me créais une petite bulle rien qu'à moi. Et surtout, surtout, surtout, au-delà de me concentrer sur mon morceau, en fait, je me raccrochais au regard de mes parents, dans la salle. Comme si, en fait, il n'y avait que eux. dans le public et les 498 autres personnes n'existaient pas à mes yeux et il n'y avait que mes parents. Et je le vois encore maintenant et là j'arrive à le voir, j'ai un peu d'ailleurs la voix qui tremble. Leurs yeux posés sur moi, ça me donnait beaucoup de force. Et ce souvenir il reste très très important pour moi parce que j'étais seule mais j'étais pas isolée. J'étais seule dans le bon sens. J'avais leur regard posé sur moi et en fait ça me donnait beaucoup de force. Ça restait un souvenir, enfin ça reste aujourd'hui un souvenir très lumineux pour moi. Je pense que ça, ça m'aide beaucoup aujourd'hui à me concentrer, ce qui est important. Ce qui est important sur le moment. Donc là en l'occurrence c'était mes parents et mon morceau. Et je vois bien que ça m'impacte encore aujourd'hui et ça me donne encore beaucoup de force. Et je pense que c'est ça aussi qui me permet de me mettre sur les réseaux, de faire mes vidéos. Je ne suis pas du tout concentrée sur les commentaires négatifs, je ne suis pas du tout concentrée sur ce qui ne me concerne pas en fait finalement, sur ce que moi je ne peux pas contrôler. Je suis juste concentrée sur ma vidéo, sur ce que moi j'ai à apporter. Et si ça ne plaît pas, ça ne plaît pas et ce n'est pas grave. Parce que chacun a son opinion et c'est ok. Dans le sens où c'est véritablement, genre vraiment ok. Et moi ce qui est important c'est de faire mes vidéos, c'est de partager, c'est de transmettre, c'est d'apporter et si ça résonne, et bien tant mieux. Et c'était un peu la même chose avec le piano. Et aujourd'hui, en fait, c'est vrai que d'un côté j'ai ça, mais j'ai aussi encore... J'ai peur, enfin j'ai peur et c'est normal, ça n'a pas totalement disparu. Parce que quand je rencontre des personnes, des nouvelles personnes notamment, je peux paraître timide et c'est vrai, c'est vrai, je suis timide. De toute façon, de nature, je suis aussi réservée et j'ai tendance à observer, à écouter, plutôt qu'à parler et parfois je suis aussi amenée, et oui, c'est vrai. à idéaliser l'autre et à me mettre, moi, un petit peu en retrait. Et ça, c'est une autre facette du regard des autres. Celle qui peut nous faire douter, celle qui peut nous faire empêcher d'oser, tu vois. Donc, j'ai un petit peu ce mélange des deux. Et si je te partage ça, c'est parce que j'aimerais que tu retiennes une chose importante. C'est que si tu te reconnais là-dedans, c'est que tu n'es pas faible, pas du tout. Ce n'est pas que tu es illégitime, c'est juste que tu es profondément humain, tu vois. parce que moi je sais que j'ai cette force d'un autre côté, où j'arrive à me concentrer sur ce qui est important pour moi sur le moment, mais d'un autre côté, en fait, j'ai aussi cette peur. Mais si tu prends du recul, quand j'ai peur, en fait, je ne suis pas focus sur moi, je suis focus sur l'autre. Et quand je n'ai pas peur, et bien là, je suis focus sur moi, sur ce qui est important pour moi. Tu vois l'exemple avec moi sur scène avec mes parents, et bien je suis concentrée sur moi, sur ce qui est important pour moi et sur mes parents, tu vois ? Donc c'est quelque chose que je voulais te partager pour te dire que... Voilà, c'est normal, c'est naturel et on est juste humain. Ok ? Donc non, le regard des autres, ce n'est pas une faiblesse. Pas du tout. C'est juste que c'est humain et c'est même un, j'ai envie de te dire, un héritage. Parce que, pour t'expliquer, depuis l'enfance, qu'est-ce qu'on cherche ? C'est le regard de nos parents. Tu vois, comme je te l'ai dit, ça nous aide à nous sentir en sécurité, à nous sentir aimés, reconnus. Et plus on avance, ce même regard-là nous construit. Et plus tard... Il peut se déplacer. Il va se déplacer soit vers nos professeurs, soit par nos coachs, nos amis, nos partenaires, notre entourage, etc. Et en fait, en psychanalyse, pour creuser un petit peu, parce qu'on est quand même chez Sanjana, donc on creuse, on parle souvent justement de ce besoin de reconnaissance comme un besoin vital. Parce que Freud et, ou encore Lacan, ont montré combien le désir de l'homme est lié au désir de l'autre. Je m'explique. En fait, le désir de l'homme, c'est d'être... Désiré, reconnu et validé. Donc c'est lié à l'autre, tu comprends ? Alors non, avoir peur du regard des autres ce n'est pas du tout anormal, c'est profondément inscrit en nous et voilà, j'insiste là-dessus, c'est normal. Mais, mais, mais, mais, ce qui devient problématique c'est quand ce regard prend évidemment trop de place. Quand il commence à dicter nos choix, quand il commence à dicter nos comportements et notre identité, on va jouer un rôle. Par exemple, ce matin j'étais en rendez-vous avec... Avec Eunicia, qui d'ailleurs s'est lancée avec moi pour un accompagnement. Donc j'ai bien hâte, on va commencer vendredi, la première séance. Mais du coup on a discuté et justement on s'est rendu compte qu'elle a ce besoin de contrôler les choses parce que par moment, par peur du jugement, par peur du rejet. Et en fait le jugement de qui ? Des autres. La peur du rejet, de qui ? Des autres, encore une fois. Donc en fait on va être amené à être dicté par ce que les autres pensent de nous, leur jugement ou leur regard. Et donc on va agir selon eux, pas selon nous. Et ça, ça c'est problématique. Parce que du coup ça veut dire qu'on s'écarte de notre identité, de qui on est fondamentalement. Et ça en fait, ça crée de la frustration, ensuite un désalignement, et ensuite forcément une grande source de souffrance. Donc là pour quand même comprendre le regard des autres, je vais te l'exprimer sous plusieurs formes, plusieurs différentes formes de pression. Il y a donc forcément à commencer la famille. La famille qui nous pousse parfois à suivre un chemin un petit peu attendu, un petit peu prévisible, réussir, se marier, avoir des enfants, promotion, maison, etc. Il y a aussi les amis, qui va créer un petit peu une norme implicite pour appartenir à un groupe. Il faut ressembler aux autres, il faut s'habiller comme les autres, sinon t'es étrange, t'es pas comme nous, tu ne peux pas être ami avec nous. Bon là c'est un peu en mode teenagers, en mode adolescentes, mais bon, ça existe. Et après, il y a aussi les réseaux sociaux. Tu vois, cette vitrine permanente où on va se comparer, on va comparer notre quotidien un petit peu brut aux photos qui sont filtrées, qui sont idéalisées des autres. Tu vois ? Et en fait, cette comparaison-là, constante, forcément, encore une fois, je me répète, mais c'est ça, ça nous déconnecte de nous-mêmes. On va mesurer notre valeur avec l'échelle des autres. Donc bien sûr que, et vraiment bien sûr, qu'on perd toujours dans ce jeu-là. C'est inévitable, parce que c'est juste pas... En fait, c'est pas réaliste. Donc ça crée de la frustration, ça crée un désalignement, on se sent pas content, ça crée un mal-être et c'est pas bon. Donc voilà comment le regard des autres peut impacter notre vie. Et quand le regard des autres nous fait souffrir, en vérité c'est souvent parce qu'il réactive nos blessures intérieures. Oui, oui, oui, t'es avec Sandiana donc forcément je ramène tout à ça. Non, non, j'ai pas toujours envie de ramener tout à ça, mais il y a beaucoup d'impact. liées à nos blessures émotionnelles. Et c'est une réalité. Pourquoi aujourd'hui tu souffres autant du regard des autres ? Pourquoi ? Pourquoi le regard d'un inconnu va déterminer ta valeur que tu as de toi-même ? Pourquoi ? Si tu réfléchis bien, peut-être que ça peut venir d'un manque de reconnaissance dans l'enfance, une peur du rejet, une peur de l'abandon. Et tout ça, évidemment, ça peut rendre hypersensible. Ça peut nous rendre hypersensible au jugement. Et en réalité, ce n'est pas l'autre qui a du pouvoir sur nous. Non, il n'a pas de pouvoir sur nous, mais c'est la résonance que son regard éveille en nous. Tu comprends ? Le regard des autres agit comme un effet miroir. Et en fait, il révèle nos propres fragilités. Oui, j'aime pas trop parler de fragilité, mais c'est un petit peu le terme qu'il faut que je mette en avant parce que c'est la réalité. Donc c'est pour ça que deux personnes peuvent recevoir la même critique et l'une la prendra comme, je sais pas, un simple retour, et l'autre comme une attaque presque insupportable. Et la différence, ce n'est pas la remarque, non. C'est l'histoire intérieure qu'elle porte. Donc d'où l'importance de se considérer, de considérer son histoire personnelle, de considérer tes blessures aussi émotionnelles. Parce que parfois, en fait, on a beau regarder des conseils, des outils pour gagner en estime, en confiance, et ça aide, bien sûr que ça aide. Mais malheureusement, non, ça ne va pas aider sur le long terme. Parce que ce qui aide véritablement sur le long terme, c'est de se regarder dans ses blessures émotionnelles. la racine des problèmes. C'est ça qui va faire qu'en fait, tu ne vas plus retourner dans tes travers. Et c'est pour ça que je fais justement de l'accompagnement avec des femmes et aussi des hommes aujourd'hui. Parce que c'est ça qui aide fondamentalement. Fondamentalement. Donc maintenant, comment on peut se libérer un petit peu quand même de cette peur du regard de l'autre ? Et plutôt, comment vivre j'ai envie de dire, avec le regard des autres sans se perdre ? Ben forcément, Comme je le disais, si et seulement si tu es prête, faire ce processus de travail sur toi. Parce qu'encore une fois, et non, ce n'est pas parce que j'ai envie que tu te dises « Oui, il faut absolument que je fasse un accompagnement avec Sanjana. » Non. Que ce soit avec moi ou avec quelqu'un d'autre, peu importe. Mais c'est important, si en tout cas tu es paralysé par la peur du regard des autres, par la peur du jugement, par la peur de l'abandon, par la peur de la trahison, peu importe la peur que tu peux ressentir, c'est important de te regarder dans ton histoire, dans ton passé, dans... Ce qui s'est passé, pourquoi aujourd'hui tu as autant besoin d'être dans la perfection, pourquoi aujourd'hui tu portes un masque, pourquoi aujourd'hui tu es dans le contrôle, pourquoi tu n'arrives pas à lâcher prise, pourquoi tu ne te sens pas équilibré, et bien forcément ça peut venir, encore une fois, de tes blessures émotionnelles. Donc le premier conseil que j'ai envie de te donner, c'est si et seulement si tu te sens prête, faire un travail sur toi. Mais si tu es prête, j'insiste. Ensuite, évidemment... t'autoriser à te valider toi-même, c'est-à-dire apprendre à reconnaître tes propres efforts, tes propres réussites, avant d'attendre l'approbation extérieure. Et même si je donne ce conseil aujourd'hui, encore une fois je reviens à ce que je dis, c'est pas toujours facile d'apprendre à reconnaître nos réussites. Parce que toute ta vie, ça n'a peut-être pas été le cas et maintenant il va falloir que tu le fasses, donc c'est pas toujours évident, mais c'est pas impossible. Tu peux commencer quelque part, c'est vrai. Mais c'est sûr que si aujourd'hui tu es constamment en train d'attendre l'approbation extérieure, c'est qu'il y a un déséquilibre entre ta relation avec toi-même et ta relation avec les autres. Ensuite, deuxième conseil, revenir au corps. Je m'explique. En fait, quand le regard des autres t'angoisse, prends le temps. Respire. Respire profondément. Si tu veux, tu peux même carrément poser une main sur ton cœur, si ça te fait du bien. Et en fait, le corps... va te rappeler, ton corps pardon, ton corps va te rappeler que tu es en sécurité. Que tu es en sécurité ici et maintenant. Que en fait, tu maîtrises ta situation, la situation actuelle, ton corps, etc. Et en fait, quand on est tellement angoissé ou paralysé, c'est juste qu'en fait, on est aussi un petit peu éloigné de nous-mêmes. Donc, le fait de revenir à soi, à travers la respiration, ça peut t'aider à t'ancrer. Ok ? Un troisième conseil, c'est de limiter la comparaison. Alors oui, je sais que c'est un conseil un peu bateau soit facile, mais choisis consciemment ce que tu consommes sur les réseaux. Vraiment. Est-ce que ce contenu t'inspire ? Ou au contraire, est-ce que ça te renvoie à peut-être un manque de confiance, un manque d'estime ? Ou est-ce que ça t'écrase ? Tu vois ce que je veux dire ? Donc moi, carrément, ce que je te conseillerais, c'est que dans le concret, et même aujourd'hui, pourquoi pas, va sur ton compte Insta et regarde toutes les personnes que tu suis et demande-toi si cette personne t'apporte du positif ou t'apporte du négatif. Et le négatif, ça peut être même une petite forme de jalousie, même une petite forme de pression, même une petite forme de frustration, peu importe ce que tu peux ressentir. Si tu ressens ne serait-ce qu'un petit peu de négativité, eh bien écoute, tu sais ce qu'il te reste à faire. Ok ? Ensuite, moi ce que je te conseille vraiment, vraiment, vraiment, et j'aime bien ce conseil, c'est de changer le sens du regard. C'est-à-dire... Plutôt que de voir le regard comme une menace, le regard donc de l'autre, le voir comme une forme de présence. C'est-à-dire se dire que les autres me voient, donc j'existe. D'un autre côté, ce conseil, je l'aime bien, parce qu'en fait, on change la tendance du regard de l'autre. On le voit pas comme une menace, mais comme une présence, comme je disais. Mais d'un autre côté, j'avoue que c'est pas parce que les autres te voient que tu existes. C'est pour ça que je suis un peu mitigée, mais d'un autre côté, j'aime bien ce conseil. en fait je comprends de plus en plus que moi je suis un paradoxe constamment j'aime un truc mais d'un côté je vois là je suis patiente mais impatient bref ça c'est tout moi mais bon voilà ce conseil est quand même plutôt chouette d'inverser voilà le sens du regard et aussi forcément comme on le sait le regard peut devenir un miroir tu vois c'est ok c'est pas un tribunal tu vois ce que je veux dire non bon si tu vois pas c'est pas grave on continue clarifier tes désirs demande toi qu'est ce que je veux vraiment moi indépendamment de ce que les autres attendent de moi. Est-ce que je veux vraiment être là cette soirée ? Ou est-ce que c'est parce qu'on m'impose de l'être ? Enfin, j'en sais rien. Est-ce que j'ai vraiment envie de dire oui parce que j'ai envie de dire oui ? Ou parce qu'il le faut ? Et s'il le faut, c'est pas parce que j'en ai envie, tu vois ? Au lieu de se dire il faut, peut-être se dire j'ai envie. Parce que ce dont tu as envie, c'est ce dont tu as vraiment envie toi. Et ce qu'il faut faire, c'est pas ce que t'as envie de faire, mais c'est ce qu'il faudrait faire selon le regard de l'autre. Donc c'est extérieur à tes besoins. Et dernier conseil, agis ! Agis malgré la peur. En fait c'est encore un conseil peut-être un peu simple, mais la réalité c'est que quand tu agis, forcément tu vas être fixé. Tu vas être fixé, tu vas aussi te montrer que tu peux surmonter l'angoisse, parce que l'action, l'action adoucit, minimise l'angoisse. Ça t'aide à surmonter l'angoisse. Et de toute façon... Le courage, c'est pas l'absence de peur. C'est avancer avec la peur au bras. Plus tu oses, plus la peur perd de son emprise. Voilà. Moi au début, comme je te disais, j'avais très peur de me filmer. T'as qu'à regarder si t'as envie, mais bon, ça va être long. Ça fait 4 ans que je crée du contenu sur les réseaux, mais au tout début, et peut-être même pendant un an, je n'ai jamais fait de facecam, je n'ai jamais fait de vidéo. Non. J'étais toujours derrière mes publications, et ça m'allait très bien. En toute honnêteté, ça m'allait très bien. Et ensuite, je me suis lancée à faire une vidéo partie par là. Et forcément, j'ai évolué parce que la peur perd de son emprise quand on agit, tout simplement. Donc, petit pas par petit pas. Et aussi, vraiment, petit pas par petit pas. J'entends par là, c'est important d'y aller mollo. C'est-à-dire que tu veux prendre la parole, mais tu as peur de prendre la parole. Commence à prendre la parole alors avec tes proches, avec ta famille. Ensuite avec tes amis, ensuite avec les amis de tes amis, ensuite avec tes collègues, ensuite avec le monde, tu vois, petit à petit. Et c'est comme ça en fait, plus tu vas t'habituer à être confortable dans une zone qui était à la base inconfortable, plus tu vas agrandir ta zone de confort. Ok ? Va dans l'inconfort et tu verras que certains conforts vont devenir confortables. Pour une petite conclusion, comme tu l'as compris, le regard des autres est... est une réalité à laquelle on ne peut pas échapper. Non. Et c'est normal. C'est normal d'en avoir peur parce que c'est inévitable. On est constamment sollicité et de toute façon, ça fait partie de l'humain. Ok ? Je n'ai pas envie de te dire que non, on n'a plus jamais peur du regard de l'autre. Il y a toujours une petite forme de pression ou de stress. Mais, évidemment, tout est question d'équilibre. Ok ? Là où c'est problématique, c'est à quel point ça devient bloquant pour toi. Ok ? Ça ne doit pas être une prison. Et rappelle-toi que le regard des autres ne définit pas ta valeur. Non, il ne définit pas ta valeur. Il reflète simplement leur propre filtre à eux, leur propre histoire. Si on te critique, bah écoute, ça en dit plus sur lui que sur toi. Et la vraie liberté, ce n'est pas de vivre sans peur du regard, mais d'apprendre à rester soi-même malgré lui. Donc prends ce temps-là, prends du recul, et si tu veux, n'hésite pas à te demander quelles sont les choses pour lesquelles tu peux être fier de toi aujourd'hui. Aujourd'hui ou dans l'ensemble de ta vie. Prends ce temps-là, je pense que ça fait du bien de faire un petit point. En tout cas, merci beaucoup d'avoir été là. C'était vraiment chouette, ça m'a fait plaisir. J'espère que cet épisode t'aidera à poser un regard plus doux sur toi-même. Et si tu as des recommandations de sujets que tu voudrais que je traite en podcast, n'hésite absolument pas, je suis preneuse. Comme je disais dans l'épisode dernier, je préfère mille fois faire des épisodes qui vont vraiment te servir, même si j'imagine que celui-là te sert aussi, plutôt que de faire des sujets que moi je choisis. Parce qu'en règle générale, si je parle de psychologie, de psychanalyse, j'apprécie quasiment tous les sujets. Donc voilà, ça sera avec grand plaisir. Donc prends bien soin de toi. On se retrouve probablement la semaine prochaine. Ce n'est pas sûr, mais je vais faire au mieux. Puisque comme je disais, j'ai ma rentrée. Plus là, j'ai les 10 km. Donc c'est vrai que je vais pas mal enchaîner, plus les consultations. Donc à voir, mais je vais faire au mieux. Si je n'y arrive pas, c'est juste que j'ai pas eu le temps. Et puis n'hésite pas à regarder aussi les newsletters. En ce moment, j'apprécie de plus en plus les newsletters. Donc voilà, n'hésite pas. Si jamais tu n'es pas abonné. Tous les vendredis à 18h, tu reçois une self-love letter de ma part. Donc c'est plutôt chouette. Puis voilà. En tout cas, n'hésite pas si tu as des questions, si tu as envie de m'écrire. Et puis moi, je te dis à la prochaine pour un nouvel épisode de Des Fleurs et des Pastèques. Gros bisous.