- Speaker #0
Aujourd'hui, on est quand même dans un monde où on veut du made in France, on veut du papier recyclé, on veut de l'encre clean, on ne veut pas payer trop cher, on veut que ce soit intéressant et donc il y a des spécialistes dedans. Et en fait, à la fin, on regarde le truc et on se dit « Ok, montre-moi comment toi tu ferais parce que c'est un vrai challenge. » Cette idée de l'entrepreneur qui ne prend pas de vacances. Alors oui, il y en a plein qui font ça effectivement, qui travaillent H24, qui ne coupent jamais, etc. En fait, la santé mentale, elle est quand même super importante, même si c'est un peu à la mode de dire ça, mais c'est une réalité. C'est que si on se crame, il n'y a plus d'entreprise. Il faut que les enfants aiment les légumes. Il faut que les enfants aiment... Non, non, non. En fait, ce n'est pas vraiment le sujet d'aimer, parce qu'en fait, aimer, ça s'apprend. Pour aimer un aliment, il faut le goûter. Entre les études montrent presque 18 fois, il faut l'avoir goûté pour vraiment commencer à l'aimer. Mais déjà, pour l'aimer, il faut vouloir le mettre dans la bouche et donc le goûter. À l'école, il se passe déjà beaucoup de choses, les programmes sont déjà très denses. C'est peut-être aux parents d'éduquer sur l'alimentation.
- Speaker #1
Bienvenue sur Des Salariés, le podcast qui démystifie l'entrepreneuriat en partant à la rencontre de personnes ordinaires au parcours extraordinaire. Aujourd'hui, nous partons à la rencontre de Meryl. Merci d'avoir accepté de venir sur le podcast.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Avec grand plaisir. Donc, dans le podcast, on va aborder, si tu le veux bien, des thématiques qui me sont assez chères. Celle de la transition dans un premier temps, mais surtout celle de l'éducation alimentaire et de l'impact de manière générale. Ça te va ?
- Speaker #0
Très bien.
- Speaker #1
ok est-ce que je peux te proposer dans un premier temps de te présenter s'il te plaît.
- Speaker #0
Oui, donc je m'appelle Meryl, Meryl Cohen. J'ai deux enfants. Je suis maman d'un petit garçon de 3 ans et d'une petite fille de 7 ans. Et je suis la cofondatrice de Coquillette Club, qui est une marque de jeux pour enfants autour de l'alimentation.
- Speaker #1
Ok. Est-ce que tu peux parler un peu justement de comment tu en es arrivée à créer Coquillette Club et ce que tu faisais avant ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Alors, Coquillette Club est arrivé après pas mal de pivots et après une vie de salarié, j'ai envie de dire, un peu plus classique. Donc moi, j'ai fait une école de commerce à Lyon. Je suis d'origine lyonnaise et j'ai eu la chance de faire plein de stages différents et pratiquement toujours dans l'alimentation. Donc toujours dans ce secteur-là, que ce soit en restauration, traiteur ou autre, vraiment sur des sujets plus marketing ou business développement. et à la suite de mes études on est parti vivre à Hong Kong avec mon mari actuel et là-bas j'ai créé un premier business qui était de la vente de seconde main de vêtements et accessoires de premium à ultra luxe donc avec une amie c'était vraiment mon premier pas dans l'entrepreneuriat à la suite il y a eu le Covid qui est arrivé, il s'est passé quand même pas mal de choses on a décidé de rentrer de Hong Kong et en rentrant en France je suis retournée dans le salariat où j'ai été marketing manager dans les solutions de paiement chez Cofidis, qui est le siège étant à Villeneuve d'Ascq, à côté de Lille. Et très vite, l'envie d'entreprendre est revenue. Il faut savoir qu'à Hong Kong, j'avais ce business qui s'appelait Mienco, donc de vente de seconde main, mais c'était en même temps que mon travail de salarié. Donc voilà, j'avais quand même vraiment cette vie de salarié depuis la sortie d'études, finalement. Et donc cette envie d'entreprendre est revenue assez vite et surtout cette envie de retourner dans le secteur que moi j'aime et que je connais bien parce que, encore une fois, j'ai fait mes stages à Hong Kong, je travaille aussi là-dedans, qui est l'alimentation. Et donc, comme j'ai plein d'idées que je note sur mon portable tout le temps, de choses que j'aimerais développer, j'ai repris les notes que j'avais sur mon portable et je me suis dit qu'est-ce que je peux en faire ? J'ai commencé à retrouver... Une note, je voulais créer une marque d'épicerie fine de tout ce qui est coproduit et sous-produit de fruits et légumes. Donc tout ce qu'on jette en fait, tout ce qui est fan, trognon, peau, pépin, etc. Et moi, je voulais en faire une marque d'épicerie fine, donc un peu farfelue comme idée, mais ça me ressemble aussi. Et donc en fait, j'ai commencé à pitcher ça à un incubateur à Lille qui s'appelle Heure Alimentaire Heure à Santé. Et j'ai été prise pour leur bootcamp. Donc j'ai fait ça en même temps que j'étais salariée toujours. sur mes temps de congé. Je posais vraiment des congés pour ça. Et en fait, l'idée a mûri, pivoté. J'ai travaillé pendant quatre mois là-dessus. Je me suis rendu compte que c'était quand même très compliqué, plein de points de vue différents. Et donc, j'ai pivoté et j'ai décidé de créer une marque de boxe à cuisiner, mais avec vraiment des recettes adaptées du bébé jusqu'à l'adulte et toute une dimension ludique et éducative pour les enfants, pour les aider à goûter des aliments pas copains. J'aime bien les appeler comme ça. les aliments que les enfants refusent quand ils ont leur assiette devant les yeux. Et donc j'ai intégré Ticket for Change, qui est un accélérateur, on va dire un parcours d'entrepreneur pour les entreprises à impact, quand on veut faire de l'impact. Et j'ai travaillé cette idée de boxe à cuisiner pendant bien six mois. Et finalement, j'ai encore pivoté. Parce que finalement, c'est ça l'entreprenariat. J'ai encore pivoté. J'ai rencontré Rose, qui est devenue par la suite mon associée, qui elle travaillait également sur l'éducation alimentaire des enfants par le jeu. Elle avait créé un premier produit qui était un carnet de jeux. Et on a bien matché d'un point de vue professionnel. Donc on a décidé de s'associer. Elle a mis de côté son produit qu'elle avait déjà créé. Et on a décidé de repartir sur une nouvelle marque. Un nouveau produit qu'on a créé à deux, etc. C'est comme ça qu'est née Coquillette Club. Donc la genèse de tout ça, c'est quand même mes enfants. Alors ça fait un peu cliché de dire ça, mais c'est vrai. Je me suis rendu compte que finalement, on leur met une assiette devant les yeux. On leur dit bon, allez, mange ton assiette, mange tes haricots. Oui, super. Mais en fait, l'enfant, lui, il n'a pas toutes les connaissances que nous, on a. Et encore, en tant qu'adulte, on en manque beaucoup de connaissances sur l'alimentation. Et là, on lui dit de manger finalement des choses qu'il ne connaît pas vraiment. Il ne sait pas d'où ça vient. Il ne sait pas pourquoi il faut les manger. Il y a des phases de néophobie alimentaire qui sont très fortes chez les enfants entre deux et six ans. Et les parents sont souvent un peu démunis face à ça. Et je me suis dit, en fait, il y a quelque chose à jouer sur rendre ça fun, rigolo. Parce que qu'est-ce qui marche avec les enfants ? Finalement, c'est vraiment tout ce qui est autour du jeu. C'est vraiment le fait de démystifier, de dédiaboliser l'alimentation.
- Speaker #1
Je vais revenir justement sur cette phase un peu plus tard. Là, quand on t'entend, ça a l'air hyper limpide. Mais ça paraît. hyper dense aussi en fait la période que tu as dû traverser quand tu fais tout ça c'était pendant tes congés t'arrivais à jongler entre ta vie, le salariat le fait de te lancer dans un projet et tout ça en même temps ou c'était compliqué ?
- Speaker #0
Alors il faut savoir que déjà à Hong Kong quand j'avais créé Mienco la marque de seconde main Je le faisais en même temps que mon travail. Je n'avais pas d'enfant à cette époque-là. Et d'ailleurs, c'est le fait d'être tombée enceinte qui a fait qu'on a arrêté mon associé avec Constance. Mais je faisais déjà les deux. J'ai un peu ce profil d'hyperactive. J'aime bien avoir plein de choses à faire. Mais c'est vrai que quand j'étais encore chez Cofidis, j'ai fait ce bootcamp chez Eurasanté Euralimentaire. Et après, quand j'étais prise chez Ticket for Change, ça a vraiment été le déclic où je me suis dit, bon, là, c'était bien sympa. de faire ça les soirs, de prendre une semaine de congé pour faire un bootcamp, de travailler dessus les week-ends, etc. La réalité, c'est que c'est quand même ultra fatigant. J'ai deux enfants que j'avais déjà. Et donc là, je me suis dit, si je suis prise à ce parcours-là, c'est un peu ce déclic-là qui fera que je change de vie, entre guillemets, que je passe de salariée à entrepreneur. Et j'ai été prise. Et donc voilà, le déclic s'est fait comme ça. Donc finalement, je dirais que pendant six mois, j'ai été salariée et entrepreneur, en tout cas en construction de projet. J'ai fait les deux et ce n'est pas facile. Honnêtement, ce n'est pas facile. C'est une période très compliquée. On a quand même, quand on est maman ou papa d'ailleurs, on a quand même cette réalité à la maison qui nous rattrape. Le soir, quand on rentre, on ne peut pas se remettre tout de suite à travailler parce qu'il y a le tunnel du soir que tous les parents connaissent qui est entre 18h et 21h, selon si on a de la chance sur le coucher des enfants. C'est un moment très, très dense. ce qui fait qu'en fait il faut se remettre à travailler après 21h, donc au bout d'un moment le rythme est quand même très soutenu, les vacances il n'y en a pas beaucoup, il faut que le conjoint tienne aussi et donc j'ai eu la chance d'avoir un mari qui est hyper, enfin qui me soutient énormément depuis le début, mais c'est vrai que ça a vraiment été des clics et après il y a quand même du temps, entre le moment où on se dit on arrête le moment où on a des négociations avec l'entreprise dans laquelle on est et le moment où on part réellement, il se passe quand même un peu de temps il se passe plusieurs mois Donc c'est vrai que c'est une période très, très riche, très, très dense, que je ne regrette pas parce que ça m'a permis de me lancer un peu plus sereinement. Mais c'est vrai que ce n'est pas forcément facile. Ce n'est pas que tout beau, tout rose.
- Speaker #1
Moi, justement, j'ai une amie qui est un peu dans cette phase. Elle a lancé son entreprise il y a quasiment un an, période qui coïncidait avec son deuxième enfant qu'elle a eu. Et en fait, elle me disait que tu te fais vite rattraper dans le sens où il y a des fois où tu as envie de... tu es à fond dans une idée ou dans un développement et en fait tu t'arrêtes net et ta vie en fait reprend et tu dois décaler le moment où tu retournes dans l'idée que tu avais eu de base mais tu n'es plus forcément dans le flot dans lequel tu étais et que ça peut être pas compliqué mais elle dit que elle n'a pas l'impression d'avoir suffisamment de temps pour pouvoir faire ce qu'elle devrait faire et surtout comme toi tu l'es actuellement dans Cookies at Club mais je pense qu'à avant ça et que ça devienne du coup l'entreprise en tant que telle, tu dois mûrir des idées, etc. Et tu fais quasiment tout seul au bout d'un moment. Et c'est ce qui est le plus difficile parce que tu dois être multitâche et en même temps, tu dois réussir à aller au bout de toutes tes idées. Et en plus, comme tu dis, si tu es hyper active et que tu as envie de développer beaucoup de choses et que tu as la tête partout, aller jusqu'au bout d'une seule idée jusqu'au bout, c'est compliqué.
- Speaker #0
C'est très compliqué. Moi, j'ai un profil où effectivement, je n'ai ni l'idée à la seconde, où j'essaye de les noter quand je peux. Parfois, je les oublie. C'est-à-dire qu'en deux minutes, j'ai oublié ce que je m'étais dit. Donc ça, c'est un peu le problème peut-être quand on est maman aussi. Et c'est vrai que c'est un profil qui est compliqué parce qu'on a envie de faire plein de choses et on ne s'est pas pris très vite. là où il y a des profils qui arrivent à se dire pendant trois heures je suis sur cette tâche là moi je suis incapable de faire ça je me mets des plages horaires bien sûr dans mon planning je me dis allez pendant deux heures je suis là dessus mais tu peux être sûr que dans les deux heures j'ai envoyé trois mails parce qu'en fait j'ai dit attends il y a ça machin, attends il faut que je pense à ça attends j'ai une idée là dessus, il faut que je la note donc en fait pendant les deux heures je me suis déconcentrée pendant trois quarts d'heure donc finalement voilà il y a vraiment ce profil là qui est compliqué après pour revenir aux enfants et par rapport à ce que tu dis sur ton ami je trouve que c'est hyper intéressant et en même temps ça nous permet d'avoir des moments où on passe à autre chose. Parce que les entrepreneurs qui n'ont pas d'enfants, j'imagine que ça ne s'arrête un peu jamais. Nous, on a une réalité qui est là, en fait. Les enfants, en fait, ils ne te laissent pas le choix. Ce n'est pas comme un conjoint ou autre. Ils ne te laissent pas le choix. Et donc, ça permet aussi d'avoir des temps de pause, entre guillemets, sur ton activité. Alors, ça ne veut pas dire que quand je couche mon enfant, parfois, je ne pense pas à d'autres choses sur le boulot. J'essaye de me forcer à ne pas le faire pour être à 100% avec mes enfants. Mais c'est vrai que ça permet ça aussi. Ça permet de faire des pauses et ça permet de se dire, OK, le week-end, je ne peux pas travailler autant qu'un entrepreneur qui n'a pas d'enfants. Et c'est comme ça. En fait, du coup, j'avance moins vite. Mais il y a des moments où mon cerveau arrive à se mettre un peu en pause.
- Speaker #1
En plus, j'en parlais avec une invitée. Tu vois, j'avais posé la question. Elle, elle était dans le monde de la start-up. et Je lui ai demandé si c'était un peu un vecteur de liberté. Et elle me disait, ça dépend comment tu l'entends. Elle me dit, d'une manière géographique, ça peut s'entendre. Mais elle dit, est-ce qu'on peut vraiment parler de liberté à partir du moment où des fois tu entraînes les personnes autour de toi dans tes idées ? Elle dit, les gens sont un peu obligés, ton conjoint, tes enfants, de vivre autour de ce que tu as créé. Et que dans ce sens-là, pour elle, c'était peut-être un peu moins vecteur de liberté. mais que les enfants, justement, ça te ramène vite à une réalité et ils s'en foutent quelque part. Donc, tu n'as pas le choix.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et tu l'expliquais déjà un peu, pourquoi du coup, tu t'es orientée vers l'alimentaire. Je pense que la ville dont tu viens, elle joue aussi pour quelque chose. Si je ne dis pas de bêtises, ton premier projet, avant d'être coquillette club, c'était une boxe. Pour les familles aussi ?
- Speaker #0
C'est une box pour les familles aussi, ça s'appelait Fastosh. J'étais allée jusqu'à créer un logo et un nom de marque, mais ça s'est arrêté là, je n'ai jamais ouvert l'entreprise en tant que telle. Mais oui, c'était en fait une box à cuisiner, alors type, je ne sais pas si on peut citer des marques quand on est là,
- Speaker #1
type HelloFresh,
- Speaker #0
Kitok ou Lecomi. Donc c'est-à-dire qu'on reçoit toutes les semaines un panier avec tout ce qu'il faut pour cuisiner. Et en fait, les recettes étaient adaptées en termes de texture et de quantité, du bébé jusqu'à l'adulte. Pour l'instant, on faisait le même repas. pour toute la famille, sauf qu'en fait, on l'adaptait en termes... Quand on cuisinait, en fait, on avait vraiment la portion pour le bébé, la portion pour l'enfant un peu plus grand et pour l'adulte, en termes de quantité qu'on va mettre de protéines, par exemple, ou de légumes, etc. Et la texture qu'on va aller travailler. Et dedans, je voulais vraiment créer tout un univers hyper ludique avec des personnages, en fait, ce qui est Coquillette Club, où je me suis dit que je voulais vraiment l'intégrer là-dedans. Voilà, c'était vraiment ça, la première idée. la réalité c'est que c'est un vrai... C'est un métier à part entière de pouvoir livrer des denrées alimentaires, d'avoir tout ce qui est normes d'hygiène, les stocks, un entrepôt pour ça, etc. C'est un projet qui me paraissait vraiment trop grand pour commencer en étant solo. J'étais solo. Ça me paraissait vraiment trop.
- Speaker #1
Mais ce que tu dis est hyper important sur le travail à faire sur les compositions d'assiettes. Pour moi, c'est quelque chose d'hyper essentiel. C'est pour ça que je disais, on en avait déjà discuté. Pourquoi, en fait, pour moi, c'est un sujet qui est vachement important, c'est que... Moi, j'ai vécu plus de 30 ans avec des habitudes alimentaires qui sont issues de mes origines. Et je ne me suis jamais rendu compte de ce que c'était qu'une composition d'assiettes, à quel point ça pouvait être important. La diversification aussi, parce que je mangeais beaucoup la même chose. Et en fait, tu vois les impacts vraiment à partir du moment où tu commences à prendre ces habitudes-là, tu commences à réfléchir. En fait, ce que j'aime dans l'approche que tu as, tu décriras Coquillette Club, mais c'est... Tout l'aspect ludique qu'il y a autour est de la compréhension des aliments. Et derrière, ça aide et ça favorise aussi l'envie d'utiliser différents aliments. Et après, quand tu vois le bienfait qu'il y a, même l'aspect visuel d'avoir des couleurs, des choses dans une assiette quand tu la composes. Ça te donne envie. Et après, ça devient un cercle vertueux. Et c'est là où on adopte tout ça. Mais il y a tout un chemin qui doit arriver avant. Est-ce que justement, tu peux présenter un peu Coquillette Club ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Donc Coquillette Club, on a trois aventures pour l'instant. On en a une sur le sucré-salé, acide et amer. Donc c'est vraiment sur les quatre goûts de base, on va dire. Il y a un cinquième goût dedans. On a les épices et le piquant en numéro 2. Et on a une box sur les aliments. gras. Donc en fait, dans chaque box, l'enfant va retrouver... Alors je ne vais pas faire un unboxing en entier, ça serait un peu compliqué, mais vous pouvez le retrouver sur mon compte Instagram. Mais en fait, dans chaque box, vous avez quatre enveloppes. Ça, si tu veux que je les ouvre ?
- Speaker #1
Oui, je veux bien que ça, on peut voir. Pour les personnes qui écouteront en audio, je vous inviterai à aller voir directement sur le site.
- Speaker #0
Donc quand vous ouvrez la boîte, vous avez quatre enveloppes qui sont toutes fermées. Et en fait, dans ces enveloppes, il va y avoir des missions à faire. Que ce soit une mission d'entrée dans l'aventure ou une mission en cuisine, justement, pour aller observer, sentir, toucher les aliments. Et pour faire ça, vous avez plein de choses à faire. Que ce soit coller des gommettes sur des choses spécifiques, que ce soit créer sa carte d'identité de super explorateur, que ce soit mesurer des choses, etc. Ça va faire du bruit. Vas-y,
- Speaker #1
tu peux.
- Speaker #0
T'inquiète pas. Voilà. Et donc, hop. Quand vous les ouvrez, vous avez toujours les petites fiches explicatives. Vous avez toujours les petits accessoires pour avancer dans l'aventure. Et en fait, il y a entre deux et trois, selon les aventures, il y a entre deux et trois missions à faire en cuisine. Alors quand je dis en cuisine, on n'est pas sur des recettes à faire. C'est vraiment ce qui différencie Cookie & Club d'autres choses qu'on pourrait voir pour les enfants. C'est que là, on n'est pas là pour cuisiner en tant que tel. On est là vraiment pour apprivoiser les aliments autrement. Donc comment ? Ça va être vraiment par les sens. C'est vraiment comme ça qu'on l'a travaillé. On a travaillé vraiment pour que l'enfant, il prenne déjà le temps d'observer. Après, il peut toucher. Donc voilà, il utilise vraiment ce sens-là. Il peut sentir, parce que c'est hyper important de pouvoir sentir les aliments. Et s'il le sent et s'il se sent capable, il peut le goûter. Donc bien sûr, il va y avoir des enfants hyper aventuriers qui, eux, vont vouloir goûter hyper facilement, sans problème. Mais après, on va aussi retrouver des enfants beaucoup plus sélectifs qui, pour eux, vont avoir... du mal à mettre certains aliments en bouche, ou par exemple, là, c'est sur le sucré salé, acide et amer. Donc, on va vraiment avoir le citron, le vinaigre, le sucre, le sel, le yaourt nature et le chocolat assez amer, donc un chocolat assez fort. Il y a des enfants qui ne veulent pas forcément le goûter. Maintenant, les retours que j'en ai, c'est que la majorité des enfants, ils sont dans le jeu, ils sont à fond et ils veulent aller jusqu'à goûter, même les enfants sélectifs. Donc ça, pour moi, c'est vraiment génial parce que je me dis, c'est vraiment une victoire de... de pouvoir en arriver là, et c'est que ça fonctionne, c'est que les étapes qu'on met dedans permettent vraiment d'aller jusqu'à goûter, qui est un peu l'étape ultime, et souvent, on entend il faut que les enfants aiment les légumes, il faut que les enfants aiment... Non, non, non. En fait, c'est pas vraiment le sujet d'aimer, parce qu'en fait, aimer, ça s'apprend. Pour aimer un aliment, il faut le goûter entre... Les études montrent presque 18 fois, il faut l'avoir goûté pour vraiment commencer à l'aimer. Mais déjà, pour l'aimer, il faut vouloir le mettre dans la bouche et donc le goûter. et c'est là qu'on intervient, c'est vraiment de pouvoir aller jusqu'à cette étape-là. Et en fait, on oublie beaucoup dans nos sociétés que manger avec les mains, en fait, oui, c'est considéré comme sale. Alors on dit à nos enfants, mange avec tes couverts. Bien sûr qu'on leur apprend les codes de notre société, en tout cas occidentale. Mais pourquoi, en fait, ils vont aller manger avec les mains ? Parce qu'en fait, on ressent beaucoup plus de choses avec les mains. Un enfant qui va aller sentir son assiette, on va dire ça ne se fait pas, arrête de sentir ton assiette. Si, en fait, c'est hyper important pour un enfant de prendre le temps. Et c'est des choses qu'on a quand on est finalement, qui sont un peu innées. mais qu'on perd énormément.
- Speaker #1
C'est l'aspect primaire qu'on a.
- Speaker #0
Exactement, c'est l'aspect primaire de base qu'on a et que dans notre culture, en tout cas, on perd énormément. Et après, l'enfant repart avec, à la fin, un diplôme. Il repart aussi avec un jeu, soit un jeu de mémorie, je ne sais pas trop comment le présenter comme ça. Il peut repartir aussi avec un jeu de mémorie de cette famille ou un collage géant. Donc ça, c'est vraiment le petit truc qu'il a à garder. Et en plus, on édite à chaque fois un magazine. Donc le magazine, il permet vraiment d'aller un peu plus loin sur le sujet en question. Donc ici, on va vraiment parler des quatre goûts plus de l'umami, par exemple. On va aller parler de la petite histoire. Il y aura toujours une petite histoire sous forme de BD avec nos personnages. On les présente aussi. Et il va y avoir toujours des petites choses que l'enfant va pouvoir apprendre. Donc on va lui apprendre comment il fabriquait le sucre, quels sont les différents types de sucrants, par exemple, d'où vient le sel, etc. Et on va toujours mettre un petit coin des parents avec notre experte en alimentation qui va prendre la parole pour donner des petits conseils aux parents, pour donner des petits tips, etc. Et on va retrouver aussi des recettes. Donc là, c'est le moment où on peut aller cuisiner avec son enfant. Vraiment, comme tout à l'heure, je disais, en cuisine, le but du jeu, ce n'est pas de cuisiner. Mais dans le magazine, on permet de faire deux recettes qui sont toujours en lien aussi avec le thème en question. Et toujours aussi deux petites expériences un peu scientifiques qu'on aime bien parce que c'est un peu notre ADN de faire des trucs rigolos. Voilà, donc ça, c'est vraiment ce qu'on va retrouver dans le magazine. Ça permet vraiment à l'enfant de pouvoir garder un suivi après le jeu. Parce que finalement, c'est un jeu qui ne se fait qu'une fois. Alors, on peut le refaire si on a envie, si ça nous a amusé. L'enfant peut réouvrir ses fiches. Mais le côté d'aller ouvrir les enveloppes au fur et à mesure, finalement, ça, c'est le jeu qu'on ne fait qu'une fois. Parce qu'après, on sait dans quel ordre il faut les ouvrir. Voilà, donc là, ça, c'est la box numéro une. Après, on a dans d'autres box, on a des posters. Dans la box sur les épices et le piquant, par exemple, on va avoir, alors ça va être compliqué à déployer, mais on a un très grand poster du monde c'est un A2 donc il est très très très grand je ne pourrais même pas le...
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #0
en fait je me cache on a ce poster recto verso de la France et du monde et là le but c'est vraiment d'aller travailler les épices du monde d'aller travailler les aliments qui piquent, d'où ils viennent en France et là pareil pour aller avancer dans l'aventure, c'est différent de la première box où la première box tout se passe sur les enveloppes qui en fait quand on les assemble elles forment une grande illustration comme un puzzle donc ça c'est le premier jeu Merci. d'aller assembler les enveloppes. Et après, il y a plein de petites choses qu'on ne voit pas, mais il y a des petites encoches cachées, des choses où il faut poser. C'est vraiment comme un petit escape game. Donc, il y a vraiment des petites choses que l'enfant découvre au fur et à mesure. Dans cette box-là, sur les épices et le piquant, ça va être autre chose. On a un maître ruban qu'on va devoir déployer. On va devoir aller mesurer sur la carte des distances. Et selon la distance qu'on mesure, il va y avoir des pictos. Picto oignon, picto radis, etc. Et donc, au fur et à mesure, on sait quelle enveloppe ouvrir. Donc, en fait, on avance vraiment comme ça. dans chaque box on a des audios parce que nous on travaille par les sens et donc on voulait aussi qu'il y ait le côté audio parce qu'on trouve ça hyper intéressant pour les enfants c'est quelque chose qui fonctionne très bien donc dès que l'enfant ouvre sa première enveloppe tout de suite on le planche dans l'univers tout de suite on lui présente les cookies at city les personnages, qu'est-ce qu'il va faire aujourd'hui la mission qu'il va avoir et pareil à la fin, on le remercie pour son aventure on lui dit bravo etc et il peut nous laisser un message s'il le souhaite un message vocal Je l'ai fait vraiment très rapidement, mais c'est toujours le même principe de quatre enveloppes à ouvrir dans le bon ordre. Pour les ouvrir, il y a des choses à faire. Et on est vraiment entre le moment à table où on apprend, où on joue, et le moment où on va les patouiller avec les aliments. Ce que j'ai développé, c'est vraiment d'avoir cette petite règle du jeu au début qui permet aux parents de savoir déjà quels ingrédients avoir. Donc ça, on les donne ici à l'arrière des boîtes. Donc les parents savent déjà ce qu'il faut qu'ils achètent, c'est des choses très simples, soit qu'on a déjà dans le placard, soit qu'on peut acheter pendant les courses de la semaine. Donc là ça va être par exemple trois épices différentes et quelques fruits et légumes. Et après, sur la règle du jeu, on demande aux parents de faire une préparation spécifique sans que les enfants ne voient, c'est mieux, comme ça ils ne savent pas trop ce qui les attend. Et on met un petit jeu pour les enfants, parce qu'on sait très bien que quand le parent est en train de préparer quelque chose, l'enfant va vouloir venir voir, il ne va pas savoir quoi faire, etc. Donc là on lui met un petit jeu, comme ça il est occupé pendant que le parent... peut préparer, lui, l'atelier qui va suivre.
- Speaker #1
OK. Et ça s'adresse aux enfants à partir de quel âge ? Oui,
- Speaker #0
4 à 8 ans.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Oui, ça a été un vrai sujet.
- Speaker #1
OK. Je pense que de toute manière, je ne m'y connais pas assez parce que je n'ai pas d'enfants, mais il y a des histoires justement beaucoup plus jeunes sur ce qu'on donne à manger aux enfants. OK.
- Speaker #0
Ça a été un vrai sujet. Au début, les aventures ont été créées pour les 3 ans. Donc vraiment l'entrée finalement en maternelle. Et en fait, on s'est rendu compte qu'à 3 ans, les enfants sont trop foufous. C'est-à-dire qu'ils ont les enveloppes en main, ils n'attendent pas du tout, ils veulent tout ouvrir. Ils sont vraiment trop petits encore pour le jeu qu'on a créé là. Bien sûr, je rêve aujourd'hui de développer des produits pour les plus petits qui vraiment commencent cette période de néophobie alimentaire, donc vers les 2 ans. Et d'aller aussi pour les plus grands, sur des 8-12, parce qu'en fait, il y a aussi beaucoup de choses qui se jouent à ce moment-là. même si on sait que l'alimentation plus ça se... Ça s'apprend tôt, mieux c'est.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi, parce que moi, je le vois dans ma belle famille où les enfants goûtent depuis très jeunes différents types d'aliments. Et ce que tu as soulevé, qui pour moi est hyper important, c'est que souvent, l'enfant va dire qu'il n'aime pas, soit rien qu'en voyant déjà l'assiette et la tête que ça peut avoir, sachant que comme on n'est pas des restos gastro à la maison, souvent, ça peut ne pas donner envie. Et sinon, ça peut être lié aussi au fait qu'ils ont goûté une fois l'aliment, Ça peut être malheureusement des fois à l'école ou ça peut être aussi à la maison. Et en fait, ils n'ont pas envie de retester parce qu'ils restent bloqués sur la première tentative gustative qu'ils ont eue. J'ai envie de dire, ce n'est pas que les enfants, en vrai. Même les adultes, c'est exactement la même chose. Et ce qui est bien dans ce que tu fais, en fait, c'est que tu disais, je crois, j'avais vu dans un post, que la préparation, en fait, elle commence bien en amont et pas une fois que l'assiette est posée devant l'enfant.
- Speaker #0
Exactement. Et c'est pour ça qu'on a créé des jeux qui ne se jouent pas pendant le repas, qui se jouent sur des temps qui sont en dehors des repas. Pourquoi ? Parce qu'il peut y avoir beaucoup plus de pression quand c'est le moment du repas. et l'enfant peut être beaucoup moins réceptif. parce qu'il sait qu'il y a un peu cette pression de « on lui met une assiette, il faut manger » . En dehors des repas, ça permet vraiment aux enfants d'avoir ce temps de jeu avec les aliments. Et quand il arrive à table, il va se souvenir des choses qu'il a pu faire pendant Coquillette Club. Et là, ça peut lui redonner des envies d'aller goûter. Par exemple, on parle des papilles gustatives où il va devoir regarder les bosses qu'il a sur sa langue et découvrir ce que sont les papilles gustatives. Voilà, c'est des choses qu'il peut se souvenir pour se dire « ah bah ce goulas, je l'ai ressenti où ? » Alors bien sûr, quand ils sont tout petits, ils le feront peut-être moins. vers 5-6 ans c'est un peu plus facile Voilà, donc oui, exactement.
- Speaker #1
Et puis, ce qui est bien aussi, je vais prendre un exemple un peu bête, mais tu vois, par exemple, je sais qu'il y a des centres aérés ou des choses comme ça pour essayer d'habituer les enfants à manger les légumes autrement, pour essayer de leur donner une deuxième manière de tester. Ils font, par exemple, des pizzas courgettes ou des choses comme ça. Et en fait, le fait que l'enfant en lui-même participe aussi à... L'élaboration du plat, de toucher l'aliment de base. En fait, ça lui donne envie aussi de tester ce qu'il a fait. Tout comme nous, adultes, je trouve qu'on revient de plus en plus là-dessus. Et bon, après, je suis parisien aussi, donc c'est peut-être un délire de beaux parisiens. Mais on revient beaucoup aussi au fait qu'on apprécie de planter nos propres fruits et légumes, aromates, et de les utiliser. Déjà, c'est satisfaisant. et puis Je pense qu'il y a un effet aussi un peu dans le cerveau qui crée de la dopamine en disant que ça a un goût qui est meilleur ou autre parce qu'on l'a fait nous-mêmes. Je pense que ça, c'est hyper important. On le retrouve dans la participation de l'enfant sur la découverte des différents types d'aliments qui vont aussi lui donner l'envie d'aller tester davantage.
- Speaker #0
Bien sûr, c'est exactement ça et je le dis tout le temps, mais cuisiner avec son enfant, c'est tellement important. Et en plus... Nous, on le voit comme un peu une corvée presque. Parfois de se dire, il faut encore faire le repas ce soir. On est fatigué parce que tous les jours, il faut faire un repas. Là où l'enfant, lui, le voit comme une méga aventure. Moi, mon fils, quand je lui donne l'économe pour éplucher les courgettes, il trouve ça génial. C'est vraiment un jeu pour lui. Et encore une fois, tout est un peu un jeu quand on est enfant. Et eux, ils le voient vraiment comme ça. Donc, c'est hyper important d'aller piocher dans ces moments-là. Parce que même si la courgette qu'il va éplucher sur le moment, il ne la mangera pas après. En fait, lui, il va se souvenir de ça toute sa vie. C'est des choses qu'on garde en mémoire. Les courgettes, moi, j'en ai épluchées quand j'étais plus petit et j'ai été habituée à en avoir à table. Et voilà, c'est ce que je dis souvent aux parents quand ils me disent, en fait, moi, mon enfant, il ne veut rien manger. Mais en fait, il faut continuer de proposer. Il faut quand même que ce soit là. Et ce n'est pas grave. En fait, si votre enfant, il ne mange pas de légumes pendant X années, en fait, ce n'est pas grave si vous continuez. de faire des choses autour de l'alimentation pour qu'ils comprennent que c'est hyper fun, etc. Et en fait, ça prendra le temps que ça prendra parce que chaque enfant est différent et qu'on est tous différents. Mais ça viendra. Et surtout, on parle beaucoup des fruits et légumes chez les enfants. Quand je parle de Coquillette Club, tout de suite, on me dit « Ah, mais moi, ça tombe bien parce qu'en enfant, on ne veut pas manger de légumes. » En fait, il ne faut pas oublier que dans les légumes, ce qu'on va chercher, c'est des fibres, des vitamines. Aussi, le fait que ça réduit les sucres, ça absorbe les sucres. Mais en fait, on peut les trouver dans d'autres choses. On peut les trouver dans des légumineuses, par exemple. Et en fait, tout simplement, faire des pâtes de pois chiches ou des pâtes de lentilles corail qui existent aujourd'hui, parce qu'on a la chance en 2025 d'avoir une offre qui est quand même énorme. Et bien en fait, votre enfant, si vous lui mettez dans l'assiette ses légumes et ses petites pâtes de lentilles corail, en lui expliquant ce que sont les pâtes de lentilles corail, en fait, il ira beaucoup plus facilement vers peut-être les pâtes de lentilles corail, mais ça lui permettra d'avoir mangé ses fibres et ses vitamines. Et donc, ce que je veux essayer de faire comprendre, c'est qu'au-delà de leur faire manger les légumes ou aimer les légumes ou les aliments, c'est qu'en fait c'est vraiment de l'éducation au goût, c'est vraiment de l'éducation à l'alimentation. Plus on va jouer avec eux là-dessus, plus ça sera bénéfique pour plus tard. Peut-être pas sur le moment tout de suite, mais pour plus tard.
- Speaker #1
Oui, et puis l'autre aspect que j'aime beaucoup, c'est l'aspect de partage avec les parents, d'un moment avec les parents, qui est hyper important aussi. Et puis souvent, quand on fait ça avec la cuisine, il y a l'expression Madeleine Proust déjà, qui joue aussi. On oriente souvent ça vers de la pâtisserie, mais en fait, on ne se rend pas compte qu'on peut le faire aussi avec d'autres types d'aliments. Et puis, tu vois, moi-même, j'ai cité naturellement fruits et légumes. Et tu m'avais repris aussi sur cet aspect-là, c'est qu'il y a le gras.
- Speaker #0
Bien sûr, oui.
- Speaker #1
Donc, en fait... Tu vas sur tout type d'aliments, d'aliments de manière générale. Et ce que j'ai beaucoup aimé aussi, c'est que tu parles d'où viennent les aliments, comment ils sont produits, etc. J'imagine que du coup, sur le sucre, tu expliques comment est fait le sucre. et en fait
- Speaker #0
C'est participer à l'alimentation et à l'éducation alimentaire des enfants, de savoir que le sucre, ça n'arrive pas comme ça, comme on le connaît aujourd'hui.
- Speaker #1
Et le sucre, on le diabolise beaucoup. C'est un élément qu'on diabolise beaucoup, à juste titre d'ailleurs, parce que ça fait beaucoup de dégâts. Mais il ne faut pas confondre les sucrants, le sucre, le sucre blanc. Il y a plein de choses qu'on explique dedans. Et nous, on est vraiment partis sur le principe de ne pas diaboliser. C'est-à-dire que le but, c'est que l'enfant, il apprenne ce que c'est, qu'il comprenne. pour faire des choix, en fait, parce qu'il saura, en fait. Quand on sait, on va plus facilement faire des choix qui sont beaucoup plus éclairés et beaucoup plus... Enfin, qui sont mieux, en fait, finalement. Et nous, on essaye de ne pas diaboliser, que ce soit pour le gras, pour le sucre, pour le sel. En fait, on va vraiment expliquer, il y a du sucre, mais il y a d'autres sucrants. Tu peux aller mettre du miel, tu peux aller mettre du sirop d'érable, tu peux aller mettre d'autres choses, des fruits ou autres, pour aller sucrer, par exemple, ton yaourt. Et vraiment, ça, c'est un parti pris de Coquillette Club, de se dire... En fait, par exemple, dans les aliments gras, oui, alors on parle dedans, dans le magazine, on parle des nuggets, on parle des frites en disant, ben voilà, c'est mieux de ne pas en manger tous les jours. On explique pourquoi, mais ça ne veut pas dire qu'il ne faut plus en manger parce qu'en fait, on a le droit de se faire plaisir aussi. Et c'est important, je pense, de ne pas diaboliser ces choses-là parce qu'on le voit des enfants qui sont privés pendant X années de tu ne mangeras jamais de bonbons, etc. Quand ils arrivent aux anniversaires, c'est les premiers à finir l'assiette de bonbons. Et ça, j'en suis persuadée et je le vois dans mon quotidien. Et de toute façon, c'est prouvé. Voilà, ça a toujours été comme ça. Et c'est pareil pour les jeux vidéo ou autres. Je pense qu'il y a toujours des limites à mettre. Et finalement, c'est en expliquant et c'est en montrant que les enfants apprennent et savent se contrôler finalement.
- Speaker #0
Et puis, comme tu dis, en fait, quand on pense gras, malheureusement, aujourd'hui, la société fait que c'est vite diabolisé. Mais en fait, dans le gras, il y a du bon gras aussi. Enfin, un lipide, etc. Et on a besoin de tout. En fait, on a besoin de protéines, de lipides, de glucides. En fait, c'est souvent l'excès aussi qui fait que ça devient néfaste. Mais en soi, le parti pris que tu prends est bon, puisqu'en fait, tu expliques ce que c'est. Et en fait, il nous faut de tout dans l'alimentation. Il y a des alternatives, du coup, à chaque fois aussi, de ce que je comprends. Et je pense que si on n'aime pas, du coup, une sorte d'aliment, en fait, il y a une possibilité d'alterner avec autre chose.
- Speaker #1
Exactement. Et pour le gras, par exemple, si je prends l'exemple du beurre de cacahuète, qui, moi, était un peu ma découverte ces dernières années, on a un peu cette... Enfin, je pense que c'est à cause des films américains ou je ne sais pas, mais le beurre de cacahuète, c'est vraiment le truc...
- Speaker #0
Le butter and jam. Oui,
- Speaker #1
exactement. La tartine de confiture et beurre de cacahuète. Alors qu'en fait, c'est super le beurre de cacahuète ou la purée de noisettes. D'ailleurs, on dit beurre, mais c'est de la purée de cacahuète ou de la purée de noisettes. Et c'est comme tout, si on mange que du berserk, pendant 4 jours, forcément, il faut aussi savoir doser. Et c'est quand même, dans le gras, il y a aussi beaucoup de choses hyper importantes.
- Speaker #0
Tu parlais tout à l'heure, on a parlé des parents, je vois que de plus en plus, tu distribues, si je peux dire ça comme ça, vers un autre public, notamment avec l'arrivée dans les écoles depuis quelques mois. Et tu parlais du fait que ce n'était pas forcément un levier de rentabilité direct, mais qu'en termes d'impact, c'est énorme et je voulais savoir justement dans cette soif d'impact si des fois tu dois jongler entre ces questions de rentabilité et la soif justement d'impact oui ça c'est un vrai sujet au début Coquillette Club a été créé vraiment pour les familles donc à l'intérieur des maisons on
- Speaker #1
voulait vraiment se dire bah en fait à l'école il se passe déjà beaucoup de choses les programmes sont déjà très denses c'est peut-être en fait aux parents d'éduquer sur l'alimentation leurs enfants finalement ce qui est vrai ça j'en suis persuadée Merci. Mais la réalité, c'est que beaucoup d'enseignants me contactent. J'ai encore une école dans l'Est qui m'en a pris une quarantaine pour faire des ateliers, notamment pour la semaine du goût, qui est d'ailleurs en ce moment. Et oui, en fait, il y a un vrai sujet dans les écoles d'aller utiliser des supports comme ceux-là. Il y a déjà des associations qui font un super travail de ce côté-là. Mais oui, les écoles, c'est hyper important, mais ce n'est pas forcément rémunérateur. On le sait, ce n'est pas là où une entreprise va faire... sa rentabilité et forcément, comme tu dis, on est toujours en train de se dire est-ce qu'il faut y aller ? Mais du coup, on a ce côté où on perd en rentable, ou en tout cas, on ne gagne pas assez. Mais en même temps, on va aller toucher des parents, enfin, on va aller toucher des enfants qui, eux, vont en parler à leurs parents. Donc, il y a aussi ça qu'il faut prendre en compte. Donc, oui, effectivement, il y a ce levier et il y a aussi le levier santé. en parler après. Il y a aussi le levier santé, où le but, c'est aussi d'aller mettre Coquillette Club entre les mains d'orthophonistes, de diététiciennes pédiatriques, voire même de psychomotes, on m'a aussi contacté là récemment, pour qu'en fait, eux le prescrivent, enfin le prescrivent, pardon, non, le recommandent à leurs patients, pour vraiment des patients qui auraient, enfin des enfants qui auraient des troubles de l'oralité, des troubles alimentaires, etc. Et moi, c'est aussi un levier que j'ai envie vraiment de développer. Et d'ailleurs, on a un nouveau produit qui sortira à la rentrée 2026. Développé avec une orthophoniste, là où ces aventures-là, on les a développées avec une experte en alimentation, une docteure en alimentation infantile. Là, j'ai vraiment travaillé un produit qui est avec une orthophoniste et qui est vraiment pour le moment du repas, cette fois, on est vraiment sur un petit carnet de bord, je ne peux pas trop en dire. Non, mais voilà, c'est un petit carnet de bord des repas. Et le but, c'est vraiment de le mettre aussi entre les mains de professionnels de santé.
- Speaker #0
Je pense que là où tu as raison, c'est qu'en fait, c'est sympa aussi de passer de la main des enfants vers la main des adultes tout court. parce que on parle beaucoup des enfants, du fait qu'ils ne veulent pas mais il y a beaucoup de diabolisations qui sont faites aussi par les adultes en tant que tels on parlait du gras, du sucre mais ça peut être aussi sur les épices et le fait que des adultes redécouvrent peut-être ces aliments-là en les partageant avec les enfants c'est aussi une bonne chose parce que l'enfant, on lui met beaucoup de poids mais quelque part c'est pas lui qui est décisionnaire de ce qu'il a dans son assiette de base donc Si le parent peut être sensibilisé à ce genre de choses, c'est déjà une grande victoire aussi.
- Speaker #1
Complètement. Et on se rend compte que les parents apprennent plein de trucs. Et ça, c'est chouette. Et tu le disais tout à l'heure, juste rapidement, mais tu disais que c'est aussi un moment à partager à deux. Ça a aussi été créé pour ça, Coquille Club, d'avoir une activité qui est à la fois intelligente et ludique où à la fois le parent et l'enfant s'amusent. Parce que c'est la réalité, c'est que les parents aiment bien aussi y jouer parce que c'est hyper sympa en termes d'escape game, etc., de petites intrigues. Et ça, c'est super important. Après, on a toujours des parents qui nous disent « Ah oui, mais moi, je n'ai pas le temps. Je préfère que mon enfant joue en autonomie. » Et je comprends, il y a des parents qui n'ont pas le temps. Et du coup, ce n'est juste pas notre cible. Mais en tout cas, pour les parents qui aiment partager pendant une heure et demie par mois ou de temps en temps, un moment avec leur enfant, ça a aussi été créé pour ça.
- Speaker #0
Et puis, on en revient de plus en plus, de toute manière, à cette volonté de jouer avec les enfants. Et je trouve qu'en termes de jeu de société, maintenant, l'offre se développe de plus en plus. mais ça reste quand même assez limité d'avoir quelque chose qui touche à la fois les parents et puis les enfants. Et là, ça participe un peu, si je peux me permettre, à l'école de la vie. Donc, c'est un double emploi. Tu es sur l'alimentation, mais de ce que tu m'as montré, avec une carte géographique, du monde, etc. Tu as de la géographie. Tu as plein de domaines qui rentrent devant.
- Speaker #1
Il y a même un peu de côté scientifique.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que tu avais dit à la fin. Dans le virat, par exemple,
- Speaker #1
on va transformer, on va faire du beurre maison. Et donc, l'enfant, il peut vraiment voir les étapes de passer de la crème à la chantilly. et à la boule de beurre qui arrive c'est vraiment de la magie pour l'avoir testé plusieurs fois les enfants sont effarés à chaque fois juste en se courant un bocal pendant 5-6 minutes de voir une crème qui se transforme en boule d'un coup c'est vraiment rigolo ça
- Speaker #0
permet aussi de savoir comment faire par exemple une chantilly comme tu disais ou autre chose que des fois on découvre même en tant qu'adulte bien sûr, complètement et j'avais justement euh Une autre question qui est liée au fait que tu étais seule là-dedans. J'ai un peu évoqué le sujet auparavant, mais tu dois jongler entre créer les produits, les vendre, les faire connaître et faire grandir ton entreprise. Comment tu fais justement pour réussir à te concentrer ? Tu l'as évoqué un peu au préalable, ce sujet-là.
- Speaker #1
Oui, effectivement. Donc, on a commencé à deux l'aventure et mon associé a quitté le projet pour plein de raisons qui lui sont propres. Et donc, oui, maintenant, je suis seule. Et effectivement, on prend sa casquette de développeur de produits, sa casquette de commercial, développement des partenariats, marketing, communication, enfin bref. Il faudrait que je liste un jour, d'ailleurs, tout ce qu'on fait quand on est entrepreneur, mais c'est assez dingue. Tout. Tout. En fait, on fait tout, finalement. La compta, voilà, tout. Et moi, c'est ce que j'aime. Donc, c'est vraiment ce qui m'anime aujourd'hui. Et c'est d'ailleurs ce qui fait que des profils, comme beaucoup d'entrepreneurs, je pense, ne rentrent pas forcément dans les cases du salariat parce que quand on est... salariés, on rentre dans des cases de ta mission, c'est ça, et il y en a d'autres qui vont faire d'autres choses, et voilà, c'est très... Et moi, c'est ce qui me nourrit aujourd'hui, c'est de faire plein de choses, d'apprendre, parce qu'en fait, on est obligé aussi de beaucoup apprendre. Alors, je ne suis pas experte sur un sujet en particulier, je pense que je suis touche à tout, mais comment faire ? Honnêtement, je pense qu'il faut savoir s'organiser en mettant vraiment des vraies plages horaires de travail, que je ne respecte pas, je le redis encore, mais c'est quand même important de les avoir. Moi, je fais beaucoup de to-do list dans tous les sens. Je pense qu'il faut... Plus on est organisé, mieux ça fonctionne. Je travaille énormément là-dessus. Je fais un petit moment. Et voilà, je crois qu'il n'y a pas de secret, il n'y a pas de miracle, mais il faut savoir prioriser. En fait, ça, c'est vraiment la clé. Là, quelle est ma priorité dans les trois prochains mois ? Par exemple, là, il y a Noël qui arrive. Moi, ma priorité, c'est d'aller, d'être dans plein de boutiques pour Noël. Voilà, c'est d'essayer de me faire connaître sur les réseaux à fond pour cette période-là. Donc, qu'est-ce que je vais mettre en place pour ça ? Et voilà, on découle là-dessus. Mais bien sûr qu'il y a plein d'autres choses qui arrivent. Et en fait, c'est ça qui est très riche dans l'entrepreneuriat, je trouve. On va parler avec des personnes, toi par exemple. Et il y a d'autres idées qui arrivent. Et du coup, on a une vie qui est un peu à 100 à l'heure parce qu'il se passe plein de choses tout le temps.
- Speaker #0
Tu me fais une belle transition. Je vais passer sur une phase un peu plus introspective et rebondir justement sur ce que tu viens de dire. Parce qu'il y a une période, justement, celle des congés. Notamment quand tu as des enfants, il y a les vacances scolaires. Tu parlais justement de priorisation, etc. Je pense que c'est bien aussi des fois de déconnecter et de savoir déconnecter, ce qui peut être très difficile quand on a une vie justement à 100 à l'heure avec toujours plein d'idées. Et tu disais que tu avais réussi à en prendre et que tu avais laissé des mails sans réponse ou avec un message automatique, mais que c'était une période quand même qui te stressait et qu'il y avait été une période où il fallait que tu acceptes de lâcher prise avec un rythme lent pour profiter de la vie. Ce n'est pas trop difficile ?
- Speaker #1
Si, ça a été très difficile. C'était cet été, effectivement. Et en fait, je me suis dit, si je ne prends pas ce temps-là, à la rentrée, je suis cramée. Donc, de toute façon, il y a aussi ce moment où il faut se dire, pour que l'entreprise, elle se développe et que la marque se développe, il faut que nous-mêmes, on soit capables de la développer. Quand on est seul, c'est un peu le souci, entre guillemets, c'est qu'on ne peut pas compter sur quelqu'un d'autre pour le faire. Et donc, si soi-même, on n'est pas assez en forme, avec assez d'énergie, il ne se passe rien. Et s'il ne se passe rien, on ne vend pas. Et si on ne vend pas, c'est fini. finalement c'est un peu réducteur de dire ça mais c'est un peu vrai Et il faut un peu s'obliger à ça. Alors, les enfants le font bien, encore une fois. Et là, j'en avais besoin. Et en fait, j'en avais vraiment besoin cet été de couper, de passer du temps avec ma famille, avec la nature, etc. Et en fait, ça a été une période hyper bénéfique. Et alors, je ne vais pas te mentir, quand je faisais de la rando dans la montagne, je pensais à 90% du temps à tout ce que j'allais devoir faire, etc. Donc, dans ma tête, ce n'est pas coupé totalement. En revanche, je me suis obligée pendant plusieurs jours à ne pas ouvrir l'ordi. Le plus dur, c'est les réseaux sociaux. C'est très anxiogène, les réseaux sociaux, parce qu'en fait, on est un peu à la chasse aux abonnés, les ventes, bien entendu, parce qu'on l'a sur le portable aussi. Et donc, le portable, maintenant, fait partie indégante de nous. Je me suis obligée à essayer de ne pas regarder régulièrement. Ce n'est pas facile, honnêtement. C'est un exercice qui n'est pas facile, mais qui, je pense, est important de le faire quand on en ressent le besoin. Et il y en aura d'autres, des périodes. Par exemple, à Noël, je sais qu'il y aura une semaine entière où... ou non, je ne vais pas publier sur les réseaux, ou en tout cas, j'aurais peut-être programmé des choses parce que j'aurais fait le travail en amont et que je saurais que ça irait. Et puis, c'est parce que c'est la période où je veux être avec ma famille et que j'ai envie d'être disponible. Et en fait, ce n'est pas la même chose d'être disponible physiquement et d'être disponible aussi mentalement parce qu'en fait, on peut nous parler et juste penser à autre chose. Et ce n'est pas forcément agréable.
- Speaker #0
Et puis, comme tu dis, le téléphone, en fait, c'est devenu aujourd'hui un prolongement de nous.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
donc moi je me je vais m'autocritiquer, mais il y a des fois où j'habite au cinquième étage sans ascenseur, j'oublie mon téléphone là-haut, mais je remonte directement parce que je me sens nue sans mon téléphone. C'est exactement ça. C'est dur de déconnecter de manière générale de choses quand on a des obligations, d'autant plus, je pense, quand on est entrepreneur et que c'est aussi notre gagne-pain, quelque part, et que personne n'est là, du coup, pour gérer quand tu es toute seule. Et néanmoins, ça permet d'avoir un peu de recul aussi sur la situation. Parce que quand on est en tunnel, on peut s'entêter et partir dans une seule direction. Le fait de couper des fois, comme tu dis, en fait, on est présent sur l'instant. On est présent aussi mentalement, même s'il y a une part qui est dans l'entreprise. Mais ça permet de prendre du recul et aussi de réfléchir différemment sur certaines choses, des petites décisions. Donc, je pense que c'est dur, mais c'est important de toute manière.
- Speaker #1
Oui, complètement. C'est important. et qu'on voit beaucoup de... En fait, on a un peu ce cliché, cette idée de l'entrepreneur qui ne prend pas de vacances. Alors oui, il y en a plein qui font ça, effectivement, qui travaillent H24, qui coupent jamais, etc. La santé mentale, elle est quand même super importante, même si c'est un peu à la mode de dire ça, mais c'est une réalité. C'est-à-dire que si on se crame, il n'y a plus d'entreprise. Je veux dire, à un moment, c'est juste un peu basique, mais c'est vrai.
- Speaker #0
Non, mais c'est super important. Tu es le moteur de ton entreprise et le moteur de toi-même. En fait, quelque part, c'est ta santé.
- Speaker #1
Et on l'apprend en étant dedans, je trouve. Vraiment.
- Speaker #0
De toute manière, l'invité que j'ai eu avant toi, lui, il parlait beaucoup, en fait, de cette nécessité d'écouter son corps, de... Parce qu'il dit, à force d'enfouir les choses, etc., à un moment, en fait, tu le payes. Ah, d'accord. Et quand tu le payes, malheureusement, ton entreprise, elle reste off pendant beaucoup plus de temps. Et là, ça devient très compliqué. Et je vais finir avec une dernière question, un peu plus que tu ne vas peut-être pas aimer. C'est sur le fait que...
- Speaker #1
De l'horreur, je pense.
- Speaker #0
Tu as à un moment reçu une critique sur le fait que tu as fait trois stickers et trois feuilles imprimées pour 25 euros et qu'on se rend... C'est hyper facile de critiquer. On a une critique, en plus, d'autant plus facile avec les réseaux sociaux depuis quelques années. On ne se rend pas compte du travail qu'il y a derrière. Justement, tu as évoqué la dernière box que tu es en train d'élaborer, donc le temps qu'il faut aussi pour la sortir et le nombre de spécialistes qu'il y a derrière du travail comme ça. Donc, le fait de sortir, ne serait-ce, j'ai envie de dire, qu'une carte, un poster. En fait, il y a tout un travail derrière. Il y a une réflexion. Toi, en plus, avec quelque chose de... ludopédagogique, je crois. Tu ne peux pas le faire comme tu fais pour un jeu classique. Déjà qu'élaborer un jeu de société, c'est hyper compliqué. En plus, quand tu t'adresses aux enfants et que tu as une vertu éducative, il y a énormément de travail. En fait, on peut cracher en deux secondes sur du travail qui est fait. Et souvent, c'est parce qu'on n'a jamais tenté nous-mêmes de le faire. Et il y a ce problème de la perception. Aujourd'hui, je trouve du prix. et de ce qu'on a entre les mains. Et ça devient de plus en plus difficile avec tout qui est au rabais.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Comment, toi, tu gères ces moments-là ?
- Speaker #1
C'est un vrai sujet. C'est un sujet de tous les jours. C'est en fait quel prix on va mettre. On calcule un prix qui est sur ton coût de prod, les volumes, etc. Ça, c'est un peu la base. mais après il y a aussi la perception client comme tu dis, en fait il y a un palier où tu peux pas aller au-dessus, ou si tu vas au-dessus tu sais que tu perds une grosse partie de ta cible où en fait tu vas te fermer pas mal de portes donc ça ça a été un vrai truc et quand j'ai reçu cette critique, bon sur les réseaux ça arrive, c'est comme ça, c'est la vie c'est vrai qu'au début ça m'a quand même bien impacté et je me suis dit en fait c'est tout, cette personne n'a pas compris la valeur du produit qu'il y avait derrière et en fait un produit il y a la conception comme tu disais Merci. Il y a la conception. Moi, par exemple, j'ai des frais d'impression qui sont assez lourds. Mais l'illustration aussi. L'illustration, c'est un vrai pan de coquillette club. Il va y avoir tous les spécialistes derrière. Mais il ne faut pas oublier d'autres choses. Il va y avoir les coûts marketing. Il va y avoir les coûts pour aller démarcher les boutiques. Il va y avoir les frais qu'on a administratifs. J'en passe. Et en fait, les gens ont très, très vite cette perception. Les personnes qui, en tout cas, n'ont pas entrepris ou qui ne se rendent pas compte. se disent, ah oui, non, mais ce produit-là, ça lui a coûté 3 euros à produire, et puis elle nous le revend X euros. Mais en fait, derrière, il y a tellement de coûts cachés dont les gens ne se rendent même pas compte. Et moi, c'est du produit français, pour le moment, en tout cas, tant que je peux tenir. Enfin, voilà, c'est fait à Roubaix, parce que je vis à Lille, dans le Nord. Donc, tout est fait à Roubaix, sauf les boîtes qui sont faites dans le Sud. Mais en tout cas, c'est fait en France. C'est hyper compliqué. aujourd'hui on est quand même dans un monde où on veut du made in France, on veut du papier recyclé on veut de l'encre clean on veut pas payer trop cher on veut que ce soit intéressant et donc il y a des spécialistes dedans et en fait à la fin on regarde le truc et on se dit bah ok montre moi comment toi tu ferais parce que c'est un vrai challenge c'est un vrai challenge de tous les jours et de pouvoir montrer la perception et la valeur d'un produit qui va au delà effectivement c'est du papier donc les gens se disent bah en fait ça vaut rien parce que c'est du papier Ce n'est pas vrai. Le papier coûte très cher aujourd'hui. Et sur le papier, il y a plein de choses. Et au-delà de l'aspect matériel, il y a aussi tout le contenu qu'on y met. Donc aujourd'hui, j'ai appris à me détacher de tout ça. J'ai eu une interview récemment avec une journaliste qui m'a dit, pour un jeu qu'on ne peut faire qu'une fois, 25 euros, ce n'est vraiment pas donné. Très bien. Alors ça, c'est votre point de vue que j'entends. Et du coup, vous ne serez pas une cliente. mais c'est que vous ne voyez pas la valeur du produit. Vous n'avez pas compris l'utilité derrière que ça aura et ce que ça peut générer pour les enfants derrière. Donc, ce n'est pas grave, c'est tout, c'est comme ça. Après, il ne faut pas oublier qu'on est dans une société où des parents préfèrent dépenser, et moi j'adore les pulls à paillettes et j'adore les fringues, ils sont capables de dépenser 80, 100 euros pour un pull d'une marque qui est in et qui est à la mode aujourd'hui. En revanche, 25 euros, ils peuvent tiquer en disant « Ah oui, mais c'est un jeu. Ah oui, je vais devoir passer du temps avec mon enfant. » Bon, c'est tout, ce n'est pas grave. Pareil, c'est que vous n'avez pas compris. Je pense qu'il faut savoir prendre du recul là-dessus. Parce qu'en fait, quand c'est notre entreprise, c'est notre bébé. On n'aime pas trop les critiques. mais en fait il y a une réalité aujourd'hui c'est que On est capable de dépenser dans des choses du paraître, dans des choses qui peuvent montrer qu'on est à la mode et qu'on est in. On est capable de dépenser des sommes folles aujourd'hui, sans même regarder d'où viennent vraiment les produits forcément. Et aujourd'hui, effectivement, le Ludo éducatif, c'est compliqué. Ce n'est pas un secteur qui est facile parce qu'il faut aller chercher les clients, parce que ce n'est pas pour tout le monde, parce qu'en fait, les études montrent qu'il y a entre 30 et 40 % des parents qui sont prêts à jouer avec leur enfant et vraiment s'attabler et faire un jeu. Là où aujourd'hui, justement, le secteur du jeu, c'est hyper intéressant. Mais maintenant, on le voit, les jeux qui se vendent le plus sont les jeux très rapides. Donc, le type de... Enfin, comme le Uno à notre époque. Mais aujourd'hui, il y a plein de jeux très rapides qui se jouent. Ou on le sort pendant l'apéro ou autre. Ou on le sort avec nos enfants avant d'aller se coucher. En revanche, les jeux de plateau, comme on faisait quand nous, on était gosses, en fait, les ventes, elles sont quand même bien en baisse. Et donc, je pense qu'il y a un truc à aller chercher. Et il y a une population, une partie de la population qui est prête, en fait, à revenir là-dessus. et donc je pense que ça va revenir en tout cas moi c'est ma conviction parce qu'on a envie de passer plus de temps avec nos enfants parce qu'on cherche du temps de qualité,
- Speaker #0
parce qu'on travaille un peu moins qu'avant mais c'est on est un peu dans l'entre-deux je trouve aujourd'hui j'ai envie que ça soit rapide et en même temps j'ai quand même envie de passer du temps avec mon enfant et puis comme tu dis on a envie que ça soit rapide et qualitatif et je vais aller plus loin c'est que tu mens pas en fait tu l'as dit dès le départ quand tu l'as présenté c'est une aventure qui se joue une fois et si on veut plusieurs fois, en fait c'est une expérience Donc à partir du moment où on accepte de payer pour une activité qui ne se refait pas à un certain prix, en fait, il faut le prendre de la même manière. Je pense qu'il faut décorréler, comme tu disais, la perception qu'on peut avoir des choses. Certes, ça se présente comme un jeu de société, mais ça reste une expérience. Comme un atelier. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Comme un atelier. Par contre, c'est pour ça qu'on met aussi le magazine qu'on peut garder et un jeu avec lequel l'enfant peut rejouer, que ce soit le jeu de 16 familles, de mémories ou le coloriage, etc.
- Speaker #0
Et puis, c'est une expérience, mais c'est aussi un investissement sur l'éducation alimentaire de l'enfant. Donc, c'est quelque chose qui, ça, j'espère, restera derrière. Et c'est un peu le but aussi quand on achète ça. Pour toutes les personnes qui ont apprécié notre échange et qui veulent retrouver Coquillette Club, ils peuvent te retrouver où, commander les box où ?
- Speaker #1
Oui, alors sur coquilletteclub.com, coquillette au pluriel, je le précise, parce que souvent on me demande. Et le compte Instagram, coquillette.club. Et après, je développe les boutiques. Donc, j'espère dans plein de boutiques bientôt.
- Speaker #0
Je te le souhaite aussi. Je remercie toutes les personnes qui sont arrivées au bout de cet échange. Je vous invite à partager cet épisode si vous l'avez apprécié. Et je te remercie encore une fois, Meryl, d'avoir accepté. Merci à toi.