- Speaker #0
Quand t'es salarié, t'es bloqué, tu dis à ton boss « T'es bloqué, je sais pas comment faire, tu rentres chez toi et c'est tout. » Là, t'es bloqué, mon gars, t'as pas le choix. Faut chercher à te débloquer, à trouver des solutions, à pivoter si t'as besoin. Et du coup, y'a pas de blocage possible.
- Speaker #1
Bienvenue sur « Des salariés » , le podcast qui démystifie l'entrepreneuriat. en partant à la rencontre de personnes ordinaires au parcours extraordinaire. Aujourd'hui, on reçoit Ravi. Merci Ravi de nous accompagner dans cet épisode.
- Speaker #0
Merci à toi de m'avoir invité.
- Speaker #1
Je t'en prie. Je te remercie doublement puisque tu nous accompagnes également pour le tournage de cet épisode avec ton entreprise Naxprod.
- Speaker #0
Yes.
- Speaker #1
Dont on parlera en plus en détail au cours de cet épisode également. Alors, pour commencer Ravi, je vais te poser une petite question pour essayer de t'aider à déstresser. Ok ? Je ne te sens pas hyper stressé mais bon.
- Speaker #0
Ça va.
- Speaker #1
Alors la question qui tue c'est Est-ce que tu mets le lait avant ou après les céréales ?
- Speaker #0
Alors je mange pas de céréales
- Speaker #1
Du coup c'est moi maintenant qui sais déstabiliser
- Speaker #0
Du coup je peux te retourner la question
- Speaker #1
Non on va continuer ça va être bien je pense
- Speaker #0
Ça marche
- Speaker #1
Alors je vais présenter en fait tes entreprises Ravi dans un premier temps Ouverte et fermée également Donc t'as eu 3 entreprises T'as eu EasyEvent.fr qui a un Wedding Planner 2.0 Ouais Chez les NACS, un restaurant Sri Lankais revisité. Et la dernière, NACS Pro, l'agence de communication digitale.
- Speaker #0
Yes.
- Speaker #1
Donc avant tout ça, je vais commencer par décrire un peu ton parcours universitaire et puis les premières entreprises dans lesquelles tu as travaillé. Donc tu as commencé par un DUT informatique, puis tu as suivi des études à l'École Nationale Supérieure d'Informatique pour l'Industrie et l'Entreprise pour obtenir un diplôme d'ingénieur informatique.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Tu as travaillé principalement dans deux startups dans la FinTech. A savoir Banking et Preconis.
- Speaker #0
Yes.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous décrire un peu ce que tu faisais dans ces deux startups ?
- Speaker #0
Oui. En gros, je développais des applications pour ces deux fintechs. Preconis, en fait, c'était une application, c'était une startup qui voulait démocratiser la gestion de patrimoine. Et du coup, on développait une solution pour cette entreprise. Et Banking, c'est une application mobile qui existe encore et qui performe aujourd'hui. sur le marché des fintechs. Et en fait, ça aide les gens à faire de la microfinance, à économiser au quotidien à travers de la gestion de budget, etc. En fait, c'est un agrégateur de comptes bancaires. Tu agrèges tous tes comptes et derrière, l'application fait des analyses. Tu dépenses tant dans l'assurance, tant dans la nourriture, etc. Et l'objectif global ? c'est d'optimiser ta microfinance.
- Speaker #1
Et du coup, ta formation et ce que tu faisais, c'était un peu le développement d'applications, c'est ça ?
- Speaker #0
Exactement, le développement d'applications, la gestion de projets, le développement de solutions digitales ou informatiques à un problème donné.
- Speaker #1
Et à l'époque, quand tu étais dans ces sociétés, où est-ce que tu devais travailler et finir ta vie ?
- Speaker #0
Je me voyais déjà en réalité travailler pour mon compte sur le long terme, déjà à l'époque. Et déjà à l'époque, je faisais des petits projets dans le but de sortir de l'environnement salarial pour aller vers l'entrepreneuriat.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous parler de ta première expérience entrepreneuriale ? Je vais te donner deux mots clés.
- Speaker #0
c'est flûte et oui flûte et oui effectivement quand j'étais en quand j'étais au ouais non c'est en DUT que j'ai commencé ça ouais c'est ça en fait je faisais ce qu'on pourrait appeler aujourd'hui du dropshipping effectivement à l'époque c'était pas démocratisé autant qu'aujourd'hui ça remonte à il ya plus de dix ans aujourd'hui et en gros je jouais sur le fait que par exemple on dit oui parce que c'était un des produits phares de l'époque que je vendais bien les flûtes ça marche bien les flûtes et les calculatrices aussi mais en gros l'idée c'était que en fait t'avais pas le même prix qui était affiché entre Amazon, Ebay, Prime Minister à l'époque Merci. différents sites sur Internet où la Wii, par exemple, sur Amazon, était vendue 40 euros et tu pouvais la trouver à 20 euros sur eBay.
- Speaker #1
Ce qu'il faut dire, c'est qu'à l'époque, ce n'est pas comme aujourd'hui, ce n'était pas aussi démocratique. Ils disaient d'acheter sur ebay etc.
- Speaker #0
Non effectivement.
- Speaker #1
Et du coup les gens ils avaient peur.
- Speaker #0
Et ils avaient peur et ils achetaient. En réalité ils achetaient pas, c'était un peu la fin de ebay. Et du coup je profitais de ce phénomène là, où je vendais des produits que je n'avais pas. Exemple là oui, je la mettais en vente sur Amazon. Et quand je recevais une commande, moi derrière je passais ma commande sur ebay qui était à 20 euros. Je l'envoyais... directement chez la personne directement chez la personne qui l'avait commandé sur Amazon, sur ma marketplace Amazon et je prenais le Delta qui avait au milieu et c'était là sur un produit tu te dis c'est 20 euros et en réalité quand t'envoies 3000 colis par mois ça
- Speaker #1
faisait une belle affaire et puis en plus t'avais saisi une opportunité parce que les flûtes et les calculatrices c'était vachement opportuniste tu le faisais pendant une période donnée t'attendais Merci. les vacances scolaires, comme ça, tu avais la rentrée des classes et tu revendais tout derrière aux parents pendant ce court laps de temps pour faire du business à fond.
- Speaker #0
Exactement. Et après, tu as d'autres produits qui se vendent toute l'année en réalité.
- Speaker #1
Ok, donc ça, c'était un peu ta première expérience entrepreneuriale. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ta première grande entreprise, EasyEvent.fr, qui est née d'une problématique que tu avais rencontrée toi-même ? Dans l'organisation de ton propre mariage.
- Speaker #0
Oui. En fait, c'était en 2018, ou en 2017 plutôt, quand j'ai demandé ma femme en mariage et qu'on a décidé de se marier. À l'époque, déjà, je trouvais ça aberrant qu'il n'y avait aucune solution digitale pour t'accompagner dans l'organisation de ton mariage. Même quand tu contactais un wedding planner, souvent... t'envoyer des fichiers excel on va gérer le budget sur un drive enfin je trouvais ça scandaleux et du coup je me suis dit bah pour mon propre mariage je vais développer une solution digitale qui va me permettre d'organiser mon mariage de manière collaborative avec ma femme et mes témoins dans dans lesquelles je partagerais... J'aurais une vue partagée sur le budget, le rétro-planning, l'organisation du jour J, tout ça depuis une seule plateforme.
- Speaker #1
Avec le site web pour dire qui vient, qui ne vient pas, organiser les tables de mariage.
- Speaker #0
Le site web, c'était très important, parce qu'il faut savoir que dans les mariages indiens-sri-lankais, ma femme étant indienne, moi, Sri-Lankais d'origine, On a énormément d'invités, on a beaucoup d'invités, 400, 500 invités. Et la réalité fait que s'il y a 100 de tes invités qui ne consomment pas d'alcool, c'est direct une grosse économie. Pareil, souvent, les mamans de chez nous mangent végétarien ou ce genre de choses. Tout de suite, le traiteur coûte moins cher quand tu lui dis que OK, j'ai... j'ai 100 invités qui mangent végétarien et en réalité j'en ai que 300 qui mangent de la viande donc l'idée c'était d'optimiser aussi mon mariage en plus de m'aider à l'organiser et c'est pourquoi en fait j'avais développé tout cet écosystème là entre d'une part la partie gestion ou comme je t'expliquais collaboratif entre ma femme et les témoins etc et d'une autre part si de... de mariage où les invités pouvaient répondre directement s'ils venaient, s'ils mangeaient végétarien, s'ils consommaient de l'alcool, s'ils buvaient du vin, etc. Et derrière, en fait, je recevais tout ça dans l'autre application et ça me permettait d'optimiser globalement le coût de mon mariage.
- Speaker #1
Et après, ça s'est développé un peu plus, ça ne s'est pas contenté d'être juste une plateforme et une application, tu as développé d'autres activités, à savoir le Live Payette. Et à l'époque, tu faisais un peu aussi tout ce qui était décoration, photobooth et gâteau.
- Speaker #0
En fait, ça, c'est la suite du mariage. Quand on a vu que l'application nous a été super utile pour l'organisation du mariage, on s'est dit qu'on va la commercialiser ou plutôt l'ouvrir à utilisation freemium ou non. à d'autres utilisateurs, à d'autres futurs mariés. Et le business model de l'époque, c'était d'attirer les mariés sur la plateforme. et de leur vendre des prestations via soit des partenariats, via des prestations en direct.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Du coup, à l'époque, on s'était lancé un petit peu dans la décoration, mais on a vite arrêté, parce qu'en réalité, je ne trouvais pas ça super rentable. Enfin, il faut aller dans du mariage très haut de gamme pour que ça soit rentable. À l'époque, nous, on ne trouvait pas ça super rentable, du coup, on a vite arrêté. Ma femme faisait des gâteaux. Donc, ça, on a continué. Avec ma soeur, on avait lancé aussi pendant mon mariage tout ce qui est live paillettes. En fait, elle a fait son tout premier show durant mon mariage. Donc, c'est comme ça que ça s'est lancé. Et par la suite, on s'est orienté aussi dans tout ce qui est photobooth, location de photobooth.
- Speaker #1
OK. Et ensuite, quand tu as mis ça en place, ça ne restait qu'un side business au départ, c'est ça ?
- Speaker #0
Alors de base, c'est un side business, mais en réalité on croyait au projet et on se doutait que ça allait prendre plus d'ampleur.
- Speaker #1
Ok, et là il y a eu un gros événement qui est arrivé, le Covid,
- Speaker #0
le confinement. Il a changé la vie de plein de personnes.
- Speaker #1
Et il a changé un peu la vie de ton entreprise aussi à ce moment-là, mais il t'a permis un peu de te découvrir et de découvrir d'autres choses. de talent que tu avais et notamment de créer ta seconde entreprise, à savoir chez Lenax.
- Speaker #0
Oui, effectivement.
- Speaker #1
Donc, tu avais commencé par mettre en place une Dark Kitchen, c'est ça ?
- Speaker #0
C'est ça. En fait, il faut savoir qu'ils fonctionnaient très très bien. Puis, il y a eu une Covid, annulation de toutes les prestations. Donc, on est passé de X chiffre d'affaires à vraiment 0,0. Alors qu'à l'époque, ma femme avait déjà quitté son travail. pour se mettre à 100% sur Easy Event.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc, on y croyait vraiment. Elle avait quitté son travail peut-être en octobre. Et en janvier, en fait, Covid... Non, c'était quoi ? Ouais, c'est ça.
- Speaker #1
C'est mars, ouais.
- Speaker #0
C'était au mars, le premier confinement. Et là, arrêt total de toute activité. Du coup, de là, il fallait rebondir, en fait, en réalité.
- Speaker #1
Vous avez des mariages de prévu et tout en plus ?
- Speaker #0
Oui, on avait des mariages de prévu, mais tout a été annulé, annulation préfectorale. En fait, tu ne peux vraiment rien faire. Et derrière, en fait, ce qui fait la qualité d'un entrepreneur aussi, c'est de savoir rebondir immédiatement. Et Selena, ça a été ce rebond. OK, on n'a plus de mariage, qu'est-ce qu'on fait ? Il y a eu le Covid, on s'est retrouvés bloqués à la maison. nous n'était pas des grands cuisiniers à l'époque du coup on commandait beaucoup on commandait beaucoup à droite à gauche quand on bossait souvent manger sur paris en fait tu as une variété de nourriture immense entre du thaï du chinois enfin voilà je te fais pas le tour Et là, tu te retrouves bloqué à la crône et tu as trois pizzerias qui se battent en duel avec deux sushis. Tu fais vite, vite, vite le tour. Et c'est là que tu te dis, en fait, dans la nourriture sri-lankaise, qui est très peu connue, il y a un marché de malade mental. Et c'est de là qu'on a eu l'idée d'ouvrir une Dark Kitchen et de tester le concept. Le concept a pris et on a eu... par la suite, l'opportunité d'ouvrir un restaurant.
- Speaker #1
OK. Et en plus, c'était une belle expérience parce que chez Lenax, pour ceux qui ne savent pas, c'était 4,9 sur 5 avec plus de 250 avis.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, c'était une très, très belle expérience. En plus, c'est la première expérience où tu sortais de ton domaine de compétences.
- Speaker #0
Oui, parce que comme je t'ai dit, on n'était pas des gens de la cuisine. En fait, réellement... Je me suis découvert une passion, un talent pour la cuisine pendant le confinement, où j'apprenais à faire des plats de chez nous en visio avec ma mère. Merci Zoom ! Sans vouloir faire de placement de produits. Mais en fait, on a tout appris pendant ce moment-là et là, on a lancé le resto.
- Speaker #1
juste après quoi ok et ce qui s'est passé ensuite c'est que tu as eu un enfant ouais et à réfléchir un peu à l'avenir de ton restaurant à ce moment là alors ça fonctionne quand même assez bien ça fonctionnait même très très bien après
- Speaker #0
faut savoir que En fait, nous, nos parents, mon père et ma mère étaient traiteurs dans la restauration. Et notre enfance, en fait, on l'a sentie. On l'a sentie par des parents très peu présents pour nous les week-ends, puisqu'ils étaient occupés dans leur activité ou le soir. Ils étaient là, mais des moments qualitatifs. ou juste des sorties au parc, etc. C'était un luxe pour nous quand on était petits. Et en fait, c'est ce schéma-là que je ne voulais pas reproduire avec mon enfant.
- Speaker #1
Sachant que tu étais en full-time à ce moment-là, tu avais quitté ton job complètement quand tu avais commencé chez les Nags avec le local.
- Speaker #0
Oui, quand on a commencé chez les Nags avec le local, j'ai démissionné, ma femme avait déjà arrêté de travailler à ce moment-là. et on fait tout était à 100% sur notre projet chez Enax.
- Speaker #1
Ok. Et cette expérience que tu as eue avec chez Enax, ce n'est pas seulement une expérience culinaire et de restaurateur, parce qu'en fait, tu t'es rendu compte de l'importance des réseaux sociaux que tu as su utiliser, tu as développé une réelle expertise avec ces outils et tu as lancé du coup une troisième société par la suite, qui est NaxProt, qui est une agence de communication digitale qui aide au développement de sites et à la stratégie de marketing.
- Speaker #0
C'est ça. C'était quand même vers la fin du restaurant que j'ai lancé cette entreprise-là, mais plutôt en anticipation à l'arrêt de chez les Nags. Mais effectivement, quand on avait le restaurant avec ma femme, les stats vont être folles, mais on a attiré plus de 80% de notre clientèle via les réseaux sociaux, Instagram, TikTok. Ce qui est quand même assez fou. En fait, nous, on a eu une approche complètement différente de la restauration classique, où en fait, dès qu'on a lancé notre restaurant, moi, je suis de formation ingénieur en informatique, j'ai direct balancé un site avec la possibilité de commander en ligne, etc. Et ma femme, qui est dans le marketing de base, a tout de suite ouvert les réseaux sociaux, a commencé... à balancer du contenu de qualité. Ce qui a fait qu'on a « digitalisé » l'acquisition cliente de notre restaurant. Et en fait, les stats sont folles là-dessus. Et à la fin du restaurant, notre volonté, c'était un peu d'apporter ce savoir-faire à d'autres restaurateurs. qui ont un peu plus de mal, surtout en banlieue.
- Speaker #1
Oui, et puis tu le vois aujourd'hui, quand tu regardes la plupart des restaurants qui buzzent un peu, qui attirent surtout, c'est les restaurants un peu instagrammables avec toute une story, un storytelling sur leur restaurant, tout ce qui est groupe au mimo, tous les trucs comme ça. Et en fait, il y a un vrai travail marketing derrière qui attire les gens. Et tu te rends compte quelque part que tu as beau faire un truc super bon, etc., Si en fait personne ne vient y goûter, c'est mort et personne ne le saura jamais en fait.
- Speaker #0
Exactement. Et quand tu vois la plupart des restaurants qui ont du succès... ne sont même pas forcément les meilleurs. C'est les meilleurs parce qu'en fait, ils sont hyper visibles sur ce qui, en 2024, permet à une entreprise d'exploser, à savoir les réseaux sociaux. Et quand tu vois bien, par exemple, sur Paris, beaucoup de restaurants sont accompagnés par des agences de marketing, contrairement à la banlieue. Et ça se ressent. Ça se ressent sur... Que ce soit en termes de chiffres ou en termes de la manière d'attirer les gens. Les restaurants sur Paris sont blindés tout le temps, tout le temps, tout le temps. Non pas parce que c'est les meilleurs, mais parce qu'ils savent attirer du monde.
- Speaker #1
Ok. Et tu peux parler justement un peu de comment t'accompagnent les sociétés avec Naxprad ?
- Speaker #0
Oui. En fait, on propose des forfaits où on fait de la réalisation de... de photos, vidéos pour ces entreprises afin de les mettre en avant sur les réseaux sociaux. Et on accompagne aussi sur la partie plus digitale en créant sites web ou outils internes pour tout ce qui est commandes en ligne ou gestion globale de l'entreprise. Un restaurant, aujourd'hui, c'est énormément de gestion. On est passé par là, entre les salariés, les courses. C'est énormément de gestion. Et nous, notre objectif, c'est de faire en sorte qu'un restaurateur puisse se concentrer sur son métier. Et nous, on s'occupe du reste. Le reste, à savoir l'acquisition digitale et optimiser tout ce qui est commandes en ligne et commandes digitales. Ok,
- Speaker #1
ça marche. Et je vais parler un peu maintenant de... tout ce qui est relatif à la transition salariale que tu as eue. Tu as fait le grand saut avec Easy Event alors que tu gagnais en plus un salaire assez correct. Et tu avais un crédit sur le dos et ta femme au chômage. Comment tu as fait pour justement te dire bon bah allez, je me lance dans une nouvelle aventure alors que tu gagnais bien en tant qu'ingénieur ?
- Speaker #0
En fait, j'ai... J'ai une qualité qui est que je n'ai pas de blocage psychologique. En fait, je ne vois pas ma situation en mode « Ok, ma femme avait déjà arrêté de travailler à l'époque pour se mettre sur Easy Heaven, du coup elle n'a pas forcément de source de revenu stable. Ok, on a un crédit. Ok, je gagnais très très bien ma vie en tant qu'ingénieur. » Non, en fait, ce n'est pas cet aspect-là. Il ne faut pas se brider sur... sur une zone de confort. Et en fait, moi, je suis passé au-delà de cette zone de confort. Tu sais, un crédit, ce n'est pas limitant. Demain, ça se passe mal, tu as un crédit, ce n'est pas grave, tu appelles ta banque, tu peux mettre en pause ton crédit, le temps de te refaire et y aller, en fait. En fait, dans la vie, pour moi, tu ne peux pas t'épanouir ou faire fortune en étant salarié. Pour faire fortune ou pour être autonome financièrement, il faut sortir du salariat et aller dans l'entrepreneuriat.
- Speaker #1
Ok. Et tu n'avais pas du tout peur de quitter un peu la stabilité que tu avais pour te lancer un peu dans l'inconnu, même avec Nextprod ? Autant Easy Event, ça restait un peu dans ton champ de… compétences, mais là, avec Naxprod, en plus, là, vraiment, tu quittais complètement le salariat et tu commençais une toute nouvelle aventure. Ça ne t'a pas du tout fait peur ?
- Speaker #0
Non. En fait, effectivement, là, aujourd'hui, je vis 100%. Que ce soit un fin moment, on vit 100% de nos activités entrepreneuriales. Et en fait, non. En fait, il ne faut vraiment pas se faire de blocage psychologique sur... Sur le salariat, c'est la sécurité. C'est loin d'être le cas. Tu travailles pour une startup, tu as beau avoir un CDI, la startup coule, tu n'es plus dans la boîte. Tu es sans emploi. Tu vois ce que je veux dire ? Vraiment, le salariat, ce n'est pas forcément la sécurité. Et comme l'entrepreneuriat, ce n'est pas 100% du risque non plus. Aujourd'hui, en France, tu as plein de dispositifs qui t'aident à entreprendre. On parle beaucoup des mauvais côtés de la France, avec lesquels on est surtaxé, l'URSSAF nous tombe dessus, etc. Mais on ne parle pas tant que ça des dispositifs d'aide, justement, l'ACRE, etc., qui permettent d'entreprendre sereinement et ça pendant plusieurs années.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux parler justement un peu de ce qu'avait fait ta femme, le chômage avec création d'entreprise, justement pour...
- Speaker #0
Ouais, en fait, c'est un dispositif qui s'appelle l'ACRE, je dis pas de bêtises, c'est l'ACRE qui permet en fait de récupérer une bonne partie de ton chômage en one shot. Et en fait, derrière, ça te permet de pouvoir investir pour créer ton entreprise, pour investir dans du matériel ou tout simplement pour avoir de l'argent pour vivre durant la phase de développement de ton entreprise.
- Speaker #1
OK. Et justement, comme tu dis, en fait, il n'y a pas que sur l'aide à la création d'entreprise. Derrière, en France, on a aussi quelques sécurités. Je ne dis pas qu'il faut faire n'importe quoi, mais dès que ta société doit fermer, tu as tout ce qui est liquidation, etc., qui te permet un peu de te sécuriser. Parfois, en fonction de la forme de ta société, tu as aussi toutes les protections sur tes biens propres, etc.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
il y a beaucoup, beaucoup de choses, en fait, en France, qui sont mises en place pour protéger les personnes qui sont entrepreneurs.
- Speaker #0
Oui, oui, clairement. Franchement, en France, pour être dans la merde, il faut vraiment y aller. Il faut... Faut faire des magouilles à la TVA ou ce genre de choses. Ouais. Faut... et encore...
- Speaker #1
Il y en a qui s'en sortent vraiment.
- Speaker #0
Qui s'en sortent vraiment très très bien. Tu le vois d'ailleurs. Mais non, faut vraiment y aller pour être dans la merde en créant une entreprise. Faut vraiment faire des fraudes pour être dans la merde. Sinon non, tes biens sont protégés, ton patrimoine globalement est protégé.
- Speaker #1
Du coup, Ravi, j'ai une question. Qu'est-ce qui te pousse à toujours créer plus et aller dans des domaines différents ?
- Speaker #0
En fait, ce qui me pousse à créer et à surtout aller dans des domaines différents, c'est les opportunités. En fait, je suis très opportuniste. Quand je vois une opportunité, j'essaye de la saisir. Je peux te donner un exemple. C'est par exemple avec Easy Event. Quand j'ai lancé mon application de Ways in Planning, on avait des clients qui s'inscrivaient dessus. Et on avait de plus en plus de clients qui nous demandaient par exemple de la location de photobooth. En 2017-2018, ce n'était pas comme aujourd'hui où le marché inondait de photobooth. Il n'y en avait pas tant que ça. Et moi, je travaillais avec un prestataire qui n'était pas... à l'image de plein de prestataires aujourd'hui, qui n'étaient pas hyper qualitatifs. Et en fait, je me disais, c'est dommage que je lui envoie plein de clients et en réalité, je n'ai pas tant de bons retours que ça. Et du coup, je me suis dit, pourquoi je ne me lancerais pas dans le photobooth ? Et c'est de là, par exemple, j'ai construit mes propres photobooths en bois qui sortent un peu du lot et j'ai commencé à les mettre sur le marché et là, ça a marché. très très bien.
- Speaker #1
Et quand tu lances justement ce type de business ou un tout premier business, c'est quoi les paramètres à prendre en compte ? Est-ce que tu dois faire des études de marché ? Tu te lances comment ?
- Speaker #0
Ouais, c'est super important de faire une étude de marché. Dans la vie, ton temps n'est pas illimité. Tu peux pas te permettre de faire tout et n'importe quoi. En fait, de toute façon, c'est simple. Si tu fais tout et n'importe quoi, Tu ne développes pas à fond, tu restes de manière superficielle dans les choses que tu entreprends. De ce fait, tu es obligé de partir en profondeur. Pour partir en profondeur, tu es obligé de prendre la peine de préparer le terrain, à savoir faire une étude de marché, voir quelles sont les opportunités, qui sont les concurrents. est-ce que pour ton offre il y aura vraiment de... de la demande. Toutes ces choses-là sont à voir avant de faire des choses.
- Speaker #1
Ok. Et quand tu dis que tu es opportuniste, c'est-à-dire qu'en gros, tu te dis, là, il y a une problématique, j'essaye de voir quel type de solution je peux apporter, ou c'est plus… Tiens, il y a de l'argent à prendre dans ce truc-là, il n'y a rien, j'y vais.
- Speaker #0
C'est un peu des deux. De toute façon, tu n'essayes pas de répondre à un problème de manière lucrative. L'objectif de tout entrepreneur, c'est de faire de l'argent. Il ne faut pas se mentir non plus. Ce n'est pas la gloire qui fait que tu passes. 90 heures sur ta semaine à bosser pour un projet. Le but, c'est de faire de l'argent, mais de manière intelligente. Tu vois que tu as des problématiques. Exemple, Naxprone. Quand je te disais, par exemple, en banlieue, tu vois que, par exemple, avec Chez les Nags, en trois ans d'activité, on a eu beaucoup plus d'abonnés, beaucoup plus d'engagement. sur les réseaux sociaux que des restaurants qui existent depuis plus de 10 ans dans notre ville. Et c'est là que tu te rends compte que, ouais, en fait, t'as une opportunité. C'est les photos, les vidéos, la création de sites web, etc. C'est un savoir-faire. Tu peux pas prendre un iPhone et filmer tout et n'importe quoi et avoir de l'engagement.
- Speaker #1
Tout comme tu peux Avoir le meilleur matériel au monde, mais si t'en fais rien...
- Speaker #0
Ça ne sert à rien.
- Speaker #1
Effectivement. Si tu ne sais pas monter ta vidéo, ça ne sert à rien. C'est comme ça qu'en fait, tu arrives à saisir des opportunités. Tu sais qu'il y a une demande. Tu sais que tu peux te faire de l'argent. Tu as l'idée d'eux, tu peux y aller.
- Speaker #0
OK. Et quand, comme toi, on a une entreprise depuis un certain moment, Déjà plus de deux ans, tu fais partie un peu de personnes extraordinaires parce que la plupart des entreprises ferment au bout de deux ans. Comment tu fais pour ne pas devenir has-been et réussir à te réinventer ?
- Speaker #1
En fait, tu es obligé de réfléchir, réfléchir tout le temps, d'innover, de suivre les tendances et même aller au-delà des tendances. Typiquement, je vais te prendre l'exemple des photobooths. Aujourd'hui, le marché est inondé de photobooths parce qu'ils ont commencé à être sortis sur AliExpress. Les Chinois vendaient des photobooths déjà faits sur le marché. Du coup, aujourd'hui, tu as plein de prestataires qui ont tous les mêmes photobooths, pas très jolis, pas qualitatifs. Et nous, aujourd'hui, on arrive à sortir du lot. en innovant, que ce soit sur la forme, sur les designs qu'on propose. Typiquement, je vais te donner un exemple. La semaine dernière, on a signé un deal avec un gros groupe qui était déjà en contact avec un autre prestataire. On proposait un tarif plus cher. Malgré ça, ils sont venus chez nous. Mais pourquoi ? Parce qu'en fait, nos nouveaux photos plus miroirs, ils claquent. vraiment, ils claquent comparé à ce que tu trouves sur AliExpress.
- Speaker #0
Oui, et puis en gros, tu es en train de dire, parfois, la qualité, ça paye.
- Speaker #1
La qualité, ça paye. Et en fait, c'est ça, c'est sortir du lot, innover et faire honnêtement de la prestation qualitative. Aujourd'hui, en réalité, tu peux prendre n'importe quelle prestation, tu la rends premium, tu as un marché. parce qu'en fait, tu as plein de prestataires qui font n'importe quoi.
- Speaker #0
Donc, en fait, ce n'est pas parce que tu as beaucoup de monde sur un marché qu'il n'y a pas d'opportunité à prendre non plus.
- Speaker #1
Oui, après,
- Speaker #0
c'est plus compliqué.
- Speaker #1
C'est plus compliqué.
- Speaker #0
Et est-ce que tu penses que souvent, quand tu as une idée principale, quand tu lances un business, il faut continuer à s'acharner sur cette idée jusqu'à ce qu'elle fonctionne ? Ou vaut mieux lancer plusieurs choses et peut-être ce que tu n'imagines pas risque de péter ?
- Speaker #1
Alors, je ne dirais pas qu'il faut lancer non plus plusieurs choses. Il faut lancer un ou deux ou trois projets quand même en parallèle. Je ne dis pas de partir sur dix projets et essayer de voir si ce n'est pas comme en bourse. Ce n'est pas que tu t'investis sur 10 actions et tu essaies de voir s'il y en a une ou deux qui arrivent à amorcir les pertes des aides. Encore une fois, on parle de temps. Ton temps n'est pas scarave. Il faut quand même concentrer ton effort sur un, deux ou trois projets. Enfin, projet par contre. Je suis resté sur un bon point. Sur un, deux ou trois projets. Mais derrière, Si tu vois que ça ne pète pas, il ne faut pas non plus s'acharner dessus. Il faut savoir pivoter au bon moment.
- Speaker #0
Ok. Et justement, en parlant de début et d'investissement, en fait, moi, par exemple, ne serait-ce qu'en lançant ce podcast, je me suis rendu compte que quand tu commences un business, c'est quand même un investissement, en fait.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
pas quelque chose de si gratuit que ça. Surtout qu'aujourd'hui, les gens, en fait, c'est devenu, avec les réseaux sociaux, c'est devenu tellement simple de se dire, allez, je suis un entrepreneur, je vais lancer un business, je vais faire telle chose, qu'en fait, il y a, comme on parle là, il y a des opportunités un peu partout, les gens, ils se professionnalisent aussi de plus en plus, ils investissent de plus en plus dans le matériel, etc. Et en fait, ça devient de plus en plus cher de commencer dans... dans une entreprise, en fait.
- Speaker #1
Ouais, rien que tu le vois. Par exemple, avec un podcast, c'est compliqué de se lancer juste avec un iPhone.
- Speaker #0
Ouais, j'ai essayé. Et au final, je me suis dit, ça ne rend pas si bien que ça, en fait. Alors, ils comprennent pas les iPhones, mais...
- Speaker #1
Ouais, mais ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, rien que dans le podcasting qui n'est pas hyper démocratisé, quand tu compares aux États-Unis, enfin, le podcasting vidéo...
- Speaker #0
mais tu vois que les gars sur les réseaux sociaux on voit déjà des trucs ou en fait quand tu tournes avec un iphone peut-être un bon coup mais ça fonctionne pas que sur digital tu vois même quand tu crées une entreprise bon après ça dépend du type de société que tu as mais si tu veux vendre des vêtements des trucs il faut du stock pour pouvoir stocker en fait la marchandise pour pouvoir commander de la marchandise pas en fait tu te rends compte que Au départ, c'est un investissement. Il faut déposer ta marque à l'INPI. Il y a plein de démarches administratives. Et en fait, devenir entrepreneur, ça ne se fait pas comme ça, en claquant des doigts.
- Speaker #1
Alors, ça ne se fait pas en claquant des doigts. Mais après, en vrai, quand je te dis que tu ne peux pas commencer avec un iPhone, c'est faux. En réalité, tu aurais pu sortir un épisode avec l'iPhone. Il n'aurait peut-être pas buzzé autant que tu voulais. mais il est horrible malgré tout pu saisir deux trois opportunités qui font que tu peux y aller crescendo et investir petit à petit mais c'est sûr que tu peux pas commencer à entreprendre avec 50 euros en poche pas
- Speaker #0
de quand on dit en fait tu peux créer une société avec un capital de 1 euro tu peux mais tu peux ouais mais rien que les frais d'ouverture d'une société
- Speaker #1
de publications, etc. Quand tu sais que tu es autour de 500 euros, oui, tu peux commencer avec 501 euros si tu veux.
- Speaker #0
Et toi, justement, comment tu as fait ? Parce que là, je parlais de toutes les démarches administratives, tout ça. Quand tu as créé ta première société, comment tu t'es formé ? Comment tu as fait pour te lancer, savoir ce qu'il y avait à faire ?
- Speaker #1
Alors, en fait... Ce n'est pas si compliqué que ça en réalité. Aujourd'hui, tu as plein de solutions en ligne sans encore une fois vouloir placer un site, mais tu as LegalStar ou LegalPlace, ce genre de choses, pour à peine 150 euros de frais, ce qui n'est pas grand-chose quand tu compares un comptable ou un avocat qui t'accompagne dans la création d'entreprise. Après, ce n'est pas les mêmes services. Mais bref, avec à peine 150 euros, il se charge de tout. Et en fait, tu reçois un cabisse à la maison. Donc non, vraiment, ce n'est pas si compliqué que ça. En fait, tu as plein de services qui te permettent de le faire assez facilement.
- Speaker #0
OK. Et une fois que ta boîte a été créée, qu'elle a commencé à grandir, Comment tu fais pour la gérer ? Surtout toi qui es passé par le restaurant où tu as commencé à avoir des salariés.
- Speaker #1
Oui. Comment tu fais pour la gérer ? Tu te casses les dents. Non. Franchement, c'est là où tu dis qu'entreprendre, ce n'est pas facile. Tu as 40 casquettes. Tu dois jongler entre... Le chef d'entreprise, au manager, au RH qui recrute, au mec qui fait du marketing, à l'ingénieur qui fait des sites, c'est quelque chose. Et quand on dit que tu fais 90 heures par semaine, on ne ment pas, c'est une réalité.
- Speaker #0
Et justement, quand tu vois ton entreprise grandir, que tu commences à avoir des salariés, T'as pas l'impression que ce que tu faisais au départ a complètement changé un peu ?
- Speaker #1
Si, ça a changé, mais après ça reste un accomplissement. Moi, ce qui m'anime typiquement dans l'entreprenariat, c'est pas non plus d'être le mec le plus riche de la planète, c'est de créer de la valeur et la création de valeur. Ça passe par créer des emplois, créer des services qui apportent quelque chose à des personnes.
- Speaker #0
Oui. Et c'est facile de déléguer et de faire confiance ?
- Speaker #1
Très compliqué. C'est, je pense, la partie la plus compliquée. Déléguer, que ce soit à des salariés ou à des associés, c'est... En fait, il faut accepter que les autres personnes ne feront jamais aussi bien que toi tu voudrais.
- Speaker #0
Ou comme toi tu voudrais.
- Speaker #1
Exactement. Et ça, c'est la partie la plus dure. Une fois que tu l'acceptes, je pense que tu vis mieux l'entrepreneuriat. Typiquement, nous, avec le restaurant, franchement, mon niveau d'exigence avec mes salariés, il était là. Et pourtant, mes salariés étaient vraiment bien. J'ai travaillé avec des personnes, franchement, des pépites. Au début, ce n'était jamais assez. Et en fait, quand j'ai réussi à me débloquer cette barrière psychologique, où j'en attendais autant que ce que moi je ferais, et que je me suis dit, non, c'est des salariés, ils ne sont pas leur boîte, ils sont là pour gagner un salaire, et être impliqués quand même un minimum. Mais c'est un minimum, ce n'est pas un maximum. Tu vois ce que je veux dire ? À partir du moment où tu arrives à rentrer toi ça en tête, en vrai, tu abordes les choses d'une meilleure manière.
- Speaker #0
En plus, c'est dur parce que tu vois, quand on parle de salariat, souvent, moi-même, n'importe qui, quand on est dans une boîte salariée, on râle parce qu'on n'est pas augmenté, etc. Mais quand toi, tu es entrepreneur ou patron et qu'en fait, tu parles d'augmentation derrière, Les 100 euros que moi je vais percevoir, toi, ce n'est pas 100 euros à débourser en plus.
- Speaker #1
Non, mais non. Tu vois, quand tu me demandes 100 euros d'augmentation, en réalité, ça en coûte 175 à la boîte environ, tu vois. Et là, on parle de 100 euros, mais quand c'est 3 000 euros, ça en coûte presque 6 à l'entreprise. Et sur des entreprises, sur des startups, sur des petites entreprises, sur des restaurants, exemple, c'est un coût qui peut peser très lourd sur la balance. Et ça, aujourd'hui, un salarié ne le comprend pas forcément.
- Speaker #0
Justement, je pense que du coup, tu te poses vachement la question de est-ce que je dois recruter quelqu'un en plus ? Est-ce que mon business, du coup, ça me permet de recruter quelqu'un en plus ? Est-ce que si je recrute quelqu'un en plus, ça voudra dire que je vais rentrer plus de business ? Je pense que tu as toutes ces questions que tu dois trouver.
- Speaker #1
Oui, tout ça se fait en partie d'équations très difficiles à résoudre en réalité. On parlait des bons côtés de la France. la gestion des salariés je la considère comme une mauvaise facette de la France. Un salarié, aujourd'hui, en France, coûte très cher. Et du coup, c'est compliqué de... Enfin, l'équation est très, très compliquée dès que tu rentres le fait de recruter ou non une personne.
- Speaker #0
Parce que toi, tu ne payes pas que le salarié. Tu payes tout ce qui va à côté pour le salarié, en fait.
- Speaker #1
Effectivement. Tu payes tout ce qui est... Alors, ça fait tout. donc un salarié que tu... paye 2000 euros par mois en réalité il t'en coûte 3500 3500 et ça c'est sans compter sa cotisation les congés les fins l'appui enfin tous les trucs à côté que tu dois payer en plus sur ok et
- Speaker #0
pour toi ravi c'est quoi ta plus grosse réussite ou fierté en tant qu'entrepreneur
- Speaker #1
c'est ce que je te disais ma plus grosse fierté c'est d'avoir et d'avoir une des salariés ok de créer de la valeur c'est en ce moment tu sais tu as beaucoup le la haït de créer ta boîte à dubaï pour pas payer d'impôts bah moi en réalité je trouve ça reste quand même une fierté de
- Speaker #0
Contribuer à ton pays ?
- Speaker #1
De contribuer à ton pays sans oublier d'où tu viens. Quand tu étais étudiant, tu avais la bourse. Moi, je suis issu d'une famille assez pauvre. La France nous a beaucoup aidés quand on était plus jeunes. Je trouve que c'est normal de rendre la pari.
- Speaker #0
Et quel est pour toi ton plus gros regret ou échec en tant qu'entrepreneur ?
- Speaker #1
En réalité, il n'y a pas de regrets. Toute expérience, bonne ou mauvaise, t'apporte quelque chose. Vraiment, ça t'apporte vraiment quelque chose de positif ou opportuniste derrière, en réalité. Je ne vois pas d'échec en soi. Même, tu vois, la fermeture du restaurant, je ne considère pas ça comme un échec. On a eu trois bilans positifs sur l'activité. on s'est éclaté en réalité et là aujourd'hui on a nos autres boîtes on profite tu vois alors que tu pourrais dire ça t'échec non pas du tout et quelle a été ta plus grosse erreur en tant qu'entrepreneur ma plus grosse erreur c'est je pense de ne pas forcément t'entourer des bonnes personnes ouais que ce soit salarial ou en termes d'associés. C'est très dur de s'entourer de bonnes personnes pour tes projets. Je pense que c'est l'aspect le plus compliqué.
- Speaker #0
Et quel est pour toi le plus gros apprentissage que tu as eu ?
- Speaker #1
Le plus gros apprentissage, c'est tous les jours. en fait. En réalité, il n'y a pas de plus gros apprentissage tous les jours que tu apprends. Que ce soit dans l'administrative, dans la gestion de ton entreprise, dans comment faire de l'acquisition. En fait, tu es en constant apprentissage parce que tu n'as pas le choix. C'est ça ton plus gros... ta plus grosse réussite et ton plus gros apprentissage.
- Speaker #0
Et le plus gros inconvénient ?
- Speaker #1
Le plus gros inconvénient... C'est compliqué, hein ? C'est quoi mon plus gros inconvénient ? Franchement, je vois pas d'inconvénient. Le plus gros inconvénient, c'est... Ça reste quand même... En fait, t'as beau faire de l'argent avec tes entreprises... Obtenir des crédits, ce genre de choses, ça reste quand même compliqué pour de l'investissement. Les banques sont très regardantes et je pense que c'est peut-être plus ça le plus gros inconvénient. En fait, en France, tu as quand même une très mauvaise vision de l'entrepreneur, perception plutôt de l'entrepreneur, que ce soit de la part de la société ou des banques, etc. Voilà. Et en fait, ça, ça met quand même pas mal de bâton dans les roues d'un point de vue perso ou entrepreneur. Et c'est vraiment ça le plus gros inconvénient qu'on a aujourd'hui.
- Speaker #0
OK. Et tu n'as jamais eu peur d'être bloqué ou de te retrouver face à des choses que tu n'avais pas prévues ?
- Speaker #1
Ça fait partie de la question d'avant, tu vois, l'apprentissage. En fait, tu ne peux pas être bloqué. Tu n'as pas le choix, en fait. Quand tu es salarié, tu es bloqué, tu dis à ton boss je ne sais pas comment faire, tu rentres chez toi, c'est tout. Là, tu es bloqué, mon gars, il n'y a pas de solution, tu n'as pas le choix, il faut chercher à te débloquer, à trouver des solutions, à pivoter si tu as besoin, et du coup, il n'y a pas de blocage possible.
- Speaker #0
Et tu fais comment, toi, pour surmonter justement tes phases de up ou de down, enfin surtout de down ?
- Speaker #1
En fait, tu vois, tout à l'heure, on disait qu'il faut être bien entouré, il faut avoir les bonnes personnes autour de toi. En fait, ça fait partie de cette phase-là. En fait, s'associer avec les bonnes personnes te permet de compenser ces... Cette courbe, tu vois, on parle des phases de up et de down, pour moi, en fait, ça oscille, c'est cyclique. En fait, quand t'entreprends, c'est toujours comme ça, t'as des périodes où c'est très haut, quand t'as des périodes, c'est très très bas. Et en fait, il faut réussir à trouver la personne qui va à contre-courant de tes périodes à toi. Moi, typiquement, c'est ma femme, Chantal. Et en fait, c'est marrant parce que j'ai trop de chance parce qu'elle est vraiment à contre-courant de moi. Quand moi, j'ai mes périodes hyper motivées, elle l'est un peu moins. Du coup, je la rebooste et vice versa. Tu vois, moi, quand j'ai des périodes plus down, etc. Elle, elle a cette capacité-là à me dire non, t'inquiète, regarde, on va faire ci, on va faire ça. Et on va remonter la pente et ça va être reparti et ça me rebooste. Quasi immédiatement. En réalité, il faut trouver le truc, la personne ou la motivation. Ce n'est pas forcément une personne. Ça peut être le fait d'écouter un podcast ou le fait de regarder telle ou telle vidéo ou de partir un peu en vacances ou de s'inspirer. Ça peut être toutes ces choses-là qui vont faire que tu dois trouver ton truc. qui part à contrebalance, contre courant de ton destination.
- Speaker #0
Ok, c'est bien que tu parles du coup de ta femme, parce que je vais te demander comment tu parviens à lier ta vie perso et ta vie d'entrepreneur ?
- Speaker #1
Franchement, très compliqué. Là-dessus, j'ai quand même assez de... Enfin, j'ai de la chance avec ma femme. Bon, je ne dis pas tout est rose, tout est... Ça se passe très très bien, tu vois, on a aussi des petites périodes où ça va un peu moins bien, mais ça reste quand même quelqu'un dans toute la globalité qui me tire vers le haut, qui accepte le fait que je travaille beaucoup, que j'entreprends, que j'ai des idées tout le temps et qui arrive justement à me canaliser aussi sur cet aspect-là. Donc en réalité ça se passe très très bien et faut pas avoir ce peur de se lancer avec son partenaire en réalité. Tu as beaucoup d'idées reçues, je pourrais pas travailler avec elle, mais en réalité faut le vivre pour savoir si tu peux le faire ou pas. Et ça m'étonnerait fortement que ta moitié te mette des bâtons dans la roue.
- Speaker #0
Sinon ça sent le divorce
- Speaker #1
Sinon on va mieux dire ça
- Speaker #0
Et du coup Entreprendre avec un enfant c'est plus difficile ou pas ?
- Speaker #1
Très compliqué Très compliqué Pourquoi ? Parce que quand tu fais un enfant Ton temps que tu avais A 100% Voir à 200% Avant ton enfant En fait tu l'as plus En fait, un enfant n'est pas autonome. Tu dois lui... C'est pas tu dois, c'est tu veux aussi, lui accorder des moments de qualité. Et du coup, fatalement, d'un point de vue business, tu rognes sur du temps de travail, sur du temps de production. Et c'est sur cet aspect-là où c'est un peu compliqué. Mais... En réalité, l'un n'empêche pas l'autre. Typiquement, sur le restaurant, oui, on a dû arrêter parce que le restaurant nous prenait nos week-ends, nous prenait nos soirées. Et donc, c'était très compliqué. Mais là, aujourd'hui, sur Naxx Productions, les moments où il est à la crèche, j'arrive à être hyper productif. Et à 17h, 17h30, j'arrive à aller chercher à la crèche et tout éteindre pour... pour jouer un petit peu avec lui, m'occuper de lui jusqu'à son heure de coucher. Donc quelque part, c'est quelque chose que tu peux allier.
- Speaker #0
Ok. Et est-ce que tu as des habitudes ou des routines qui t'aident justement à réussir ?
- Speaker #1
Par rapport à l'entreprise, oui. En réalité, oui, tu as des routines. Moi, personnellement, je suis beaucoup plus productif le matin, l'après-midi un peu moins. Donc tout ce qui est tâches de création, où j'ai besoin d'être focus, j'ai tendance à les classer, entre guillemets, et à les prioriser et les mettre, par exemple, plus sur des moments où je suis hyper focus et les tâches un peu moins...
- Speaker #0
À forte valeur ajoutée.
- Speaker #1
À forte valeur ajoutée ou plus répétitif. Je les mets plutôt en fin de journée ou dans l'après-midi.
- Speaker #0
OK. On va passer sur la dernière partie du podcast. une partie un peu psycho et une partie introspection.
- Speaker #1
Ça marche.
- Speaker #0
Pour toi, quelle serait la plus grande qualité que doit avoir un entrepreneur ?
- Speaker #1
La capacité de s'adapter à toute situation, surtout ça, et la capacité surtout à pivoter quand il y a besoin.
- Speaker #0
Ok. Pour toi, c'est quoi être heureux ?
- Speaker #1
C'est une question très, très vaste. Le fait d'être heureux, c'est quelque chose, cette question.
- Speaker #0
Oui. Je me demandais si c'était justement pas une question qui était tombée au bac de philo.
- Speaker #1
Oui, je te laisse capar. Non, le fait d'être heureux, c'est quelque part, et c'est aussi pour ça que j'entreprends, c'est de ne pas être... dans la routine de la vie, d'avoir une vie sereine, d'avoir un environnement serein. Et c'est aussi pour ça que j'entreprends. Aujourd'hui, je n'ai pas la pression financière, je n'ai pas la pression d'un supérieur qui me donne des ordres. je peux organiser un peu mes journées comme je veux. En fait, je me suis libéré de toute cette pression que j'avais potentiellement quand j'étais salarié. Et aujourd'hui, en réalité, franchement, je peux dire que je suis très heureux dans ma vie.
- Speaker #0
Ok. Où est-ce que tu le vois dans 10 ans ?
- Speaker #1
Dans 10 ans, franchement... Je me vois à l'étranger. J'aimerais bien aller vivre...
- Speaker #0
À Dubaï ?
- Speaker #1
Surtout pas. Contrairement à la hype du moment, moi, je ne vais pas à Dubaï. Mais non, j'aimerais bien peut-être à Singapour ou en Asie, tu vois. Peut-être même en Inde, tu vois. J'aimerais bien être en Réalité de l'étranger. Je me vois toujours entrepreneur. En réalité, pour moi, ce serait un échec de retourner dans le salariat. mais ouais je me vois avec ma femme mon enfant à singapour à la plage et qu'elle est conseille que tu devrais justement par exemple à ton fils il voulait se lancer en tant qu'entrepreneur ou co vraiment c'est ça il n'y a pas de en fait il n'y a pas de limite dans la vie il n'y a vraiment pas de limite ou coup c'est le seul
- Speaker #0
que je veux lancer. C'est marrant parce que c'est un peu le conseil que tu m'as donné aussi de mon côté. Pour l'histoire, j'ai voulu commencer un peu par de l'investissement immobilier. Je n'arrêtais pas de théorie crafter des trucs. À un moment, tu m'as pris en me disant « Ok, c'est bien, mais concrètement, qu'est-ce que tu fais ? » Et je me suis dit « Bon, bah... » J'essaye de voir des choses, j'essaye de voir si c'est intéressant, etc. Et tu m'as dit, oui, OK, mais en attendant, on est en, je crois, quasiment en juillet. Et depuis janvier, je peux parler de, même encore avant, je faisais que de faire des visites et en fait, je faisais rien. J'étais un peu paralysé, je pense. En fait, je faisais rien de concret. Et je pense que c'est un peu ça que tu veux dire, en gros. C'est, lance-toi et tu vois après, en gros, s'il y a quelque chose à faire, s'il y a des choses... à surmonter, etc. Mais déjà, juste lance-toi pour voir ce que ça fait.
- Speaker #1
Exactement. Aujourd'hui, tu as plein d'entrepreneurs qui sont là, qui veulent développer des idées, mais en fait, qui passent plus de temps à parler qu'à faire. Là, en fait, il y a des moments, il faut se lancer, c'est tout. Si tu te casses les dents, ce n'est pas grave. Tu te relèveras et tu feras mieux. Mais à côté, tu feras toujours plus que quelqu'un qui est assez sur. sur sa chaise, pardon, en train de parler. Et c'est ça le vrai conseil que demain je donnerai à mon fils, c'est t'as une idée, fonce.
- Speaker #0
Justement, je crois qu'il y a une phrase, je ne sais pas du tout qui c'est, mais c'est le plus gros échec, c'est de refaire ses erreurs. Ouais,
- Speaker #1
c'est très bel fait.
- Speaker #0
Et si les gens ne devaient retenir qu'une seule des choses que tu as faites, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Ça aussi, c'est très très vaste.
- Speaker #0
Ah mais je t'ai dit, on est sur une partie d'introspection là.
- Speaker #1
S'il devait retenir qu'une seule chose, c'est que...
- Speaker #0
Quelque part, j'ai réussi à m'en sortir, que j'ai réussi à marquer des personnes, que ce soit à travers le restaurant ou d'autres anecdotes. Aujourd'hui, il y a pas mal de gens, même dans mon entourage, qui me demandent des conseils sur l'entreprenariat et tout. Et quelque part, en leur donnant des conseils ou en les aidant un minimum, Je marque un peu leur histoire aussi. Et ça, je pense qu'ils s'en souviendront. Typiquement, quand tu me parles de ton histoire d'investissement immobilier, ça me fait super plaisir. Ça veut dire que quelque part, j'étais marqué.
- Speaker #1
C'est sûr. Ça m'a mis un peu un électrochoc comme ça. Mais je me suis remis en question et j'ai fini par acheter. Et justement, s'il y a des gens que tu as réussi à marquer avec cette écoute du podcast, où est-ce qu'ils peuvent te retrouver ?
- Speaker #0
Il va vous retrouver sur Instagram, nagsprod, tout simplement, ou sur LinkedIn, Ravi Nags.
- Speaker #1
Ok, ça marche. Je te remercie en tout cas, Ravi, d'avoir suivi cet épisode.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Et de m'avoir permis de tourner également un épisode avec un contenu très qualitatif. Et pour tous ceux qui ont été courageux et qui sont arrivés jusqu'à la fin du podcast, je vous invite à vous abonner sur la chaîne YouTube et laisser des commentaires. mais également à vous abonner sur toutes les plateformes audio que vous pouvez retrouver. Et c'est ce qui m'aidera à retrouver d'autres invités tout aussi passionnants que Ravid.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Merci.