- Speaker #0
Je me dis, taille, mon truc, il est lancé, mon projet est lancé, ça va cartonner. Juillet, pas une vente. Rien. Août, pas une vente. Rien. Avant, pour moi, l'échec, c'était de planter ma boîte et que les gens se disent, en fait, elle a quitté un super job pour faire ça. C'est fini ce temps de, il faut que je choisisse un produit de beauté pour des valeurs écoresponsables, au détriment du plaisir ou de l'habitude du geste. Et tu découvres des choses tous les jours, des difficultés tous les jours, et je pense des ressources que tu as en toi aussi tous les jours. Est-ce que tu n'es pas encore prêt à faire certains sacrifices qui sont obligatoires dans l'entrepreneuriat ?
- Speaker #1
Bienvenue sur Désalarier, le podcast qui démystifie l'entrepreneuriat en partant à la rencontre de personnes ordinaires au parcours extraordinaire. Et aujourd'hui, nous partons à la rencontre de Marine. Merci d'avoir accepté de venir sur le podcast.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Avec grand plaisir. Alors, dans le podcast, il y a différents thèmes que j'aimerais bien aborder, si possible. Ça serait l'innovation et aussi un des leitmotivs que tu as, si je peux appeler ça comme ça, c'est d'allier l'écologie et le plaisir sans concession. Ça te va ?
- Speaker #0
Ouais, avec grand plaisir.
- Speaker #1
Ok. Alors, si juste pour commencer, je peux te demander de te présenter, s'il te plaît.
- Speaker #0
Ouais, bien sûr. Du coup, moi, c'est Marine. J'ai 32 ans. J'ai travaillé pendant 10 ans dans la presse internationale. et là en 2025 donc depuis même pas un an là, j'ai lancé Soleil, qui est une marque de cosmétiques solides spécialisée pour le voyage et toute la beauté dans les déplacements.
- Speaker #1
Ok. Et qu'est-ce qui t'a donné envie justement d'entreprendre et de justement entreprendre dans le domaine de l'impact ?
- Speaker #0
Alors moi, je suis un peu l'antithèse, je pense, des entrepreneurs parce qu'on entend beaucoup qu'il y en a beaucoup qui se sentaient pas salariables. dans le sens où ça les saoulait de respecter les horaires, d'avoir une hiérarchie, etc. Moi, pas du tout. Je suis très salariable. Et ça m'est un petit peu tombée dessus, imposée à moi-même. Je dirais que j'avais fait un petit peu le tour de mon job précédent. Je suis restée dix ans, donc j'ai eu une belle évolution et tout, c'était super, mais je ne me retrouvais plus forcément dans ce que je faisais. Et j'ai eu cette idée de cosmétique solide pour le voyage qui est parti d'un besoin lors d'un voyage perso. Et je me suis dit, c'est un peu le moment pour le réaliser. Et c'est là où l'entrepreneuriat s'est un petit peu imposé à moi. C'est que ça existe. En fait, l'idée est vraiment venue d'un besoin que je ne trouvais pas dans le commerce. Donc, je me suis dit, ça n'existe pas, fais-le. Et pour le faire, tu es un peu obligé de passer par l'entrepreneuriat. Et pareil pour la question d'impact. Je ne me suis jamais posé la question de est-ce que je veux faire un produit à impact ou un produit qui n'a pas d'impact classique. Le produit s'est imposé à moi aussi. Je voulais faire du solide pour faciliter les voyages, les déplacements. Et il se trouve que le solide, c'est un produit à impact. Donc ça s'est fait comme ça. Après, forcément, au fur et à mesure du développement et après en avoir parlé avec plusieurs personnes, je me suis rendu compte que c'est parce que la question environnementale, elle est un petit peu en moi déjà. et qu'à la réflexion, c'est vrai que je ne me verrais pas faire un produit qui pollue ou qui, pas dénigre le bien commun, mais qui ait un impact négatif pour la planète ou pour les gens. Je ne vois pas trop l'intérêt de créer de la valeur ou créer un produit pour faire ça. Donc, encore une fois, c'était un peu dans l'ADN du projet. Et là même, tu me dirais, fais un autre produit que quelque chose qui soit avec un impact, quel qu'il soit, pas forcément écologique. je ne serais pas alignée avec ça. Donc, c'est plus dans le sens où je n'ai pas fait l'inverse, tu vois, de « Ah, je vais créer un produit, il faut qu'il ait de l'impact. Donc, qu'est-ce que je peux créer ? » Moi, le produit, par nature, il avait un impact et ça s'est un petit peu imposé à moi.
- Speaker #1
Ok. Et malgré tout, quand tu dis que ça ne s'est pas imposé à toi, l'entrepreneuriat, etc., ton entourage a l'air de te dire que… Depuis quelques temps, depuis que tu as commencé à entreprendre, ils ne te sont plus vivants. Tu as l'impression justement que ça réveille une sorte de flamme ou quelque chose en toi de faire ton propre produit, de te lancer dans ta propre aventure toute seule ?
- Speaker #0
100%. Ce n'est même pas faire mon propre produit, c'est faire. Moi, mon background, c'est direction artistique. Donc forcément, j'ai commencé en tant que graphiste. Tu produis beaucoup de choses quand tu es graphiste, avec tes mains ou avec les logiciels, mais tu fais, il y a vraiment quelque chose de création. Après, j'ai évolué sur des postes plus de management. Et c'est vrai que mes deux dernières années dans mon ancien poste, je faisais quasiment que du management et de la gestion de projets. En plus, sur des projets qui étaient assez éloignés de la créativité pure. Et je pense que je me suis un peu perdue parce que je ne retrouvais pas les valeurs qui m'animent. Donc, moi, je suis quelqu'un d'hyper curieux, hyper créatif. J'ai besoin d'être toujours en mouvement, de vraiment créer quelque chose. Et donc là, forcément, quand tu crées ta société, il y a toute la partie... Pour le coup, je pense qu'on ne peut pas mieux résumer que de dire que tu construis quelque chose, que ce soit d'un point de vue juridique, administratif, sur la construction de ta boîte, où il ne faut pas se planter, que ce soit, moi, sur des produits. Donc, forcément, il y a encore... la construction d'un produit physique. Donc ça va encore dans ce sens-là. Et après, moi, il y a aussi toute la partie qui m'éclate le plus, je pense, c'est la création de la marque, l'univers de marque. Et c'est là où on retrouve tout ce qui est direction artistique, créativité, graphisme plus commun. Donc ça m'a permis de me remotiver, de me réveiller un peu à ces émotions de créativité et aussi de réfléchir d'une manière différente. Ce qui me manquait un petit peu aussi dans mon poste. Parce que moi, j'étais sur une marque qui est géniale, mais qui est très établie, qui a des codes très formatés depuis des années. Donc, tu as un petit peu un cadre quand même que tu dois respecter. Et là, pareil, tu n'as pas de limites. Donc, tu as tes propres limites finalement, mais tu peux faire ce que tu veux avec ta marque et l'amener où tu veux. Donc ça, c'est à la fois hyper stimulant, très angoissant aussi. Mais c'est là où je pense qu'elle... Elles me disent que j'ai l'air plus vivante parce que même quand j'en parle, je suis hyper exaltée. Je suis très motivée. J'ai envie de faire plein de choses. J'ai envie de l'amener dans plein de domaines. Peut-être même trop. Tu vois, des fois, peut-être que je me calme un petit peu. Mais je pense que c'est ce côté-là. Vraiment se réveiller tous les matins et se dire, ben voilà, le champ des possibles, il est multiple. Et je peux m'éclater dans ce que je fais.
- Speaker #1
Et justement, le fait que tu passes d'un endroit où tout est vachement... sectorisé, soutenu, etc. En plus, t'es quelqu'un de créatif, passer justement dans un champ de tout est possible, c'est pas difficile aussi au quotidien de pouvoir réussir à essayer de rester cadré quand même pour avancer dans une seule direction, surtout quand t'es toute seule, et que j'imagine que t'as plein de choses à faire, dans tous les sens, et te dire, bon bah aujourd'hui, je me focalise pas sur ça, ou, enfin, je sais même pas comment tu le dis, mais...
- Speaker #0
Bah ! Cette réponse, elle est un peu complexe. Moi, j'ai toujours été, comme je disais, hyper créative. Je pense que dans tous les créatifs, on part un peu dans tous les sens. On a 10 idées par jour. Mais je pense que par mon éducation, j'ai été très vite cadrée et gestion des priorités. Donc, ça m'aide beaucoup parce que je me fixe un peu un cadre par mois, par semaine d'objectifs. avec grosso modo, tu vois, par exemple, sur ma semaine, le dimanche, je vais me dire, OK, il faut que tu fasses ces cinq points d'ici à vendredi. J'essaie de rester sur une semaine de salariés, enfin, sur cinq jours. Et lundi, tu vas faire ça et ça, ça et ça. Après, dans les faits, oui, il y a des fois où je sens que j'y arrive pas, que j'arrive pas à bosser sur la compta, typiquement. Je le mets de côté, je fais un truc créatif qui va un peu m'oxygéner le cerveau et je vais revenir dessus. Mais je m'impose ce cadre parce que sinon, je partirais dans tous les sens. Et je pense que c'est un petit peu humain. Tu fais ce qui te fait plaisir avant de faire les tâches un peu pénibles. Et donc, pareil, je m'impose les tâches pénibles et celles qui, du moins, m'intéressent le moins ou me font le moins kiffer, finalement, le matin.
- Speaker #1
T'es plus productive.
- Speaker #0
Et je me dis, une fois que ça, c'est fait, de toute manière, le reste de ta journée... Ce sera que du kiff parce que tu auras fait le truc chiant le matin ou en premier. Donc, c'est comme ça que j'arrive un petit peu à me cadrer. Mais c'est du taf de tous les jours. Là, on m'a proposé un projet que je trouve canon. Je sais que je peux m'éclater sur ce projet. Je suis hyper enthousiaste et je me réfrène, moi, à me dire « Bon, c'est peut-être pas le meilleur moment pour ce projet. Ça va demander beaucoup de boulot alors que tu es déjà sur plein d'autres choses. »
- Speaker #1
donc garde-le dans un coin de ta tête tu le feras peut-être dans 6 mois mais là oblige-toi à être plus raisonnable que créatif ok moi justement je suis manager aussi depuis plus d'un an maintenant je suis passé de l'opérationnel où j'adorais ça et même encore aujourd'hui j'ai l'impression que des fois je délègue pas forcément parce que j'ai envie de garder ce côté opérationnel et celui dans lequel je suis bon aussi de rien et j'ai l'impression d'être un pompier Tu vas en tant que manager. J'éteins tous les feux. Avec toutes les discussions que j'ai eues avec différents entrepreneurs, ils me disent qu'être entrepreneur, c'est aussi avoir une table avec que des problèmes et en fait, tu résous des problèmes. Tu as l'impression d'être un peu dans le même délire ou pas du tout ?
- Speaker #0
Ouais. Si t'as que des problèmes, enfin je touche du bois, pour moi en tout cas c'est pas que des problèmes, mais c'est... Bah tu vois, toi t'as une équipe, tu te sens pompier dans l'équipe. Moi j'ai managé jusqu'à 7 personnes, donc je me sentais aussi pompier à certains moments. Mais tu sais que t'as toujours un backup et que si t'y arrives pas, t'auras ton équipe derrière ou tes pairs, ou même ton management à toi. Là, t'y arrives pas... Surtout quand t'es solopreneur, enfin là je parle que pour les solopreneurs, t'es tout seul. Donc après t'as forcément des proches qui peuvent venir t'aider ou des conseils ou si t'es entouré de l'accompagnement, etc. Mais c'est tous tes problèmes à toi et il faut que tu les gères toi et personne d'autre viendra s'en charger. Donc je pense que c'est ce côté-là aussi où des fois tu te dis « Ah ouais, j'ai vraiment que des problèmes » . Moi ça m'est arrivé au début du mois, j'avais des trucs, surtout sur des sujets où je suis moins à l'aise. Et je dis là, mais là, vraiment, quel est le kiff dans ma journée ? Qu'est-ce qui... Et t'as des moments de doute comme ça où tu te dis, pourquoi je m'inflige autant de charges mentales et autant de problèmes pour un projet ? Mais ça, tu te dis ça les mauvais jours. Et les bons jours, tu te dis, en fait, je suis hyper alignée avec ce que je fais et j'adore ce que je fais, donc c'est trop cool. Mais c'est ça, c'est aussi ça la balance de l'entrepreneuriat, c'est de se dire, bon, là, aujourd'hui, c'est pas un bon jour. Ce n'est pas grave, ça va passer. Ce n'est peut-être pas la bonne semaine, parce que ça dépend des temporalités, mais ça va passer et on va s'en sortir. Mais il ne faut pas sous-estimer le côté négatif, je pense, de l'entrepreneuriat et le côté un petit peu manque de liberté, je pense. Parce que tout le monde dit, oui, l'entrepreneuriat, c'est la liberté. Il faut nuancer.
- Speaker #1
Tu vois, moi, j'avais posé cette question-là et on en a parlé un peu en off sur Ashley Tailleb. qui était une des personnes qui était passée dans qui veut être mon associé, Mayadi. Et j'avais demandé est-ce que l'entrepreneuriat, pour elle, c'était source de vecteurs de liberté. Parce que quand j'ai commencé le podcast aussi pour donner un peu plus de contexte, mon but, c'était de montrer un peu toutes les facettes de l'entrepreneuriat et pas juste le côté bling-bling et paillettes qu'on peut voir sur les réseaux sociaux. Parce que je trouve qu'on n'en parlait pas assez non plus. Et elle, sa réponse, elle va être alignée avec ce que tu disais, c'est qu'elle dit... Tu peux gagner une sorte de liberté parce que tu peux avoir, en fonction de ce que tu fais, une liberté géographique. Mais au côté mental et surtout vis-à-vis de ta famille, tu imposes l'entrepreneuriat, c'est ce que tu disais aux personnes autour de toi. Elle dit, dans ce sens-là, je ne sais pas si on peut appeler vraiment ça de la liberté. Et je te rejoins complètement là-dessus. C'est que tout est à nuancer, en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et puis... effectivement, tu as une liberté de mouvement, que ce soit géographique, physique. Tu as une liberté, ce que je te disais, tu peux faire ce que tu veux de ta boîte. Mais in fine, à la fin du mois, tu ne fais pas ça que pro bono pour te faire plaisir. Tu veux aussi quand même te payer en pouvant en vivre. Donc, tu as une réalité financière qu'il faut gérer. Après, si tu as des partenaires financiers, par exemple, tu leur dois aussi des choses. Et je pense... Non, je vais dire beaucoup pour le produit, mais finalement, ça s'adresse aussi aux personnes qui font du service. Tu dois... Je pense que quelque part, tu as un contrat moral avec ton client. Tu lui proposes quelque chose qui ait des valeurs ou de l'impact, peu importe, mais tu lui... Tu as un contrat moral avec ton client, avec la personne qui aura la finalité de ta solution. Et en tout cas pour moi, ça aussi, c'est un engagement qui a quand même des grosses conséquences et qui ne te permet pas d'avoir une liberté. total, tu vois, mais même sur des petites choses. Là, moi, j'ai eu des commandes sur le site internet, bah, je sais que sur le contrat moral, je dois envoyer dans les deux jours. Donc, il faut que je vérifie que ma logistique, tout ça, ce soit bon. Je fais des produits qui sont 100% naturels. Là, je veux développer de nouveaux produits. La phase de développement produit, je me complique la tâche quelque part à vouloir faire du 100% naturel et 100% made in France. Mais tout ça, c'est aussi des choses qui jouent sur ce côté... ouais c'est facile l'entrepreneuriat je suis digital nomade à Bali etc oui il y en a certains mais c'est pas 100% de l'entrepreneuriat je pense que si on prend les chiffres c'est même une minorité après c'est voilà c'est encore une fois la balance entre positif et négatif, est-ce que tu retrouves plus de choses positives dans cette liberté même un peu pas minime parce que c'est pas vrai mais avec des nuances ou est-ce que 3. t'es pas encore prêt à faire certains sacrifices qui sont obligatoires dans l'entrepreneuriat.
- Speaker #1
Et puis tu vois, moi, j'ai la même discussion, je sais pas, pas dans l'entrepreneuriat pur, mais... Avec toutes les personnes dans ma famille qui sont beaucoup plus jeunes, quand ils arrivent au niveau de post-bac ou des choses comme ça, et que tu leur poses la question de qu'est-ce que tu veux faire plus tard, c'est toujours très compliqué comme question de toute manière pour pouvoir y répondre. Ou même des fois, je l'ai avec des personnes dans mon équipe ou autres, c'est de dire, tu peux aimer quelque chose, tu peux aimer un métier, etc. Mais tu n'as pas que des côtés tout le temps hyper... cool et des fois tu dois te taper aussi des tâches qui sont pas du tout agréables mais ça fait partie des choses et ma réponse aujourd'hui c'est de dire qu'il n'y a pas un travail dans lequel tu es que avec des choses que tu aimes faire forcément en fait et c'est pareil sur tout, t'as toujours un côté hyper positif et un côté négatif, c'est vraiment une balance et un équilibre en fait entre les deux choses et après je pense qu'il faut aussi,
- Speaker #0
tu vois pour se promotiver un petit peu prendre en compte que c'est souvent les aspects négatifs ou les difficultés qui te font le plus grandir. Et c'est là où tu as les meilleurs apprentissages. Si, je suis persuadée que si au quotidien, tu ne fais que des choses que tu aimes dans ton job, qu'il soit salarié, entrepreneuriat, freelance, peu importe, mais 100% que des choses agréables et qui te font kiffer, au bout d'un moment, tu t'ennuies. Tu t'ennuies et... t'avances plus parce que t'as pas rencontré de difficultés t'as pas rencontré de challenges t'as pas appris de nouvelles choses donc oui il y a forcément des aspects négatifs dans tous les jobs et tout ça mais dans le négatif t'as aussi du positif que sur le long terme que tu vas acquérir de nouvelles compétences et vous rencontrer des gens tu vois ça peut être ça aussi dans des galères tu rencontres des gens et ça devient tes meilleurs amis vous vous soudez dans la difficulté et pareil tu vois hum
- Speaker #1
J'avais une autre personne que j'ai eue dans le podcast, qui s'appelle Maxime. En fait, il m'expliquait que si tu rencontres des personnes qui te disent qu'elles n'ont jamais été mises en difficulté dans l'entrepreneuriat, c'est peut-être aussi qu'elles n'ont jamais cherché à pousser certaines limites qu'elles pouvaient avoir aussi. Parce qu'à partir du moment où tu essayes de te surpasser, tu tombes dans une zone d'inconfort dans laquelle tout ne va pas forcément tout bien tout le temps.
- Speaker #0
C'est ça. Et puis, l'inconnu. dans l'entrepreneuriat, je pense que c'est une part, enfin une grosse part de l'entrepreneuriat parce que déjà, on n'est pas tellement à l'école, tu vois, formé à l'entrepreneuriat. Sur le système français, j'ai l'impression que c'est assez classique. Salariat, tu vas faire ci, ça. Moi, je te disais, j'ai fait un bac littéraire. Après, j'ai fait des études de graphisme. Je crois qu'en 5 ans d'études, j'ai dû avoir 5 heures de cours sur comment faire un devis et les notions juridiques. Ce qui n'est pas assez. Mais j'ai jamais eu de cours de compta, de management, de marketing, de choses comme ça. Donc, quand tu te lances pour créer ta propre entreprise, il y a forcément des zones d'ombre et des zones d'inconnus. Tu peux avoir lu tous les bouquins que tu veux sur l'entrepreneuriat tant que t'as pas fait toi et testé, tu connais pas. Donc il y a ça aussi qui ramène de l'inconfort et de la peur et de... Ouais, du... Après, c'est du challenge aussi. Enfin... ça dépend comment tu le vois, il y a des gens qui sont très bloqués face à l'inconnu l'inconnu, merci mais je pense que pour régler ce problème là il faut être dans l'action moi j'ai une phrase que j'aime bien, c'est que c'est l'action qui mène la clarté pas l'inverse si t'attends toute ta vie d'être prêt à 100% pour te lancer dans l'entrepreneuriat déjà tu seras jamais prêt parce que tant que tu t'as pas testé tu sais pas, et tu découvres des choses tous les jours, des difficultés tous les jours et des ressources que tu as en toi aussi tous les jours.
- Speaker #1
Ça, c'est ce que je vous dis tous quand je vous ai au téléphone maintenant. Au bout d'une dizaine d'épisodes, la grande phrase qui ressortait sur qu'est-ce qu'il faut faire pour entreprendre ou commencer dans l'entrepreneuriat, c'était juste lance-toi.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Lance-toi et tu seras prêt en fait. Je pense que vous êtes tous unanimes là-dessus. Déjà, tu n'es jamais préparé, comme tu disais, à affronter tout ce que tu as affronté parce que tu ne sais même pas en fait de quoi tu veux aller.
- Speaker #0
Mais il vaut mieux pas savoir. Je pense qu'il y a ça aussi. Lance-toi et après, tu t'adaptes. L'entrepreneuriat, c'est ça, c'est adaptation à 100%. Et après, voilà. Il y en a pour qui ça fonctionne, il y en a pour qui ça ne fonctionne pas. Mais dans tous les cas, tu auras appris des choses et tu auras vécu. À minima, tu pourras raconter des trucs à tes potes et les faire rire. Oui,
- Speaker #1
au moins, tu n'as pas de regrets d'avoir... tenté d'avoir testé et comme tu dis tu en ressors avec aussi ma déjà une grande introspection sur toi même parce que je pense que tu apprends beaucoup aussi quand tu bosses en solo et que tu te responsabilise tout seul sur tout ce qui est à faire que tu dois apprendre des nouvelles choses donc tu montes en compétences aussi Et ça t'apprend peut-être aussi à relativiser sur certaines choses que tu pensais avant ou autre, parce que l'entrepreneuriat, ce n'est pas facile en fait. Non. Il y a beaucoup à se plaindre quand on est salarié en disant, oui, en plus, je ne bosse pas pour moi, je ne récupère pas les bénéfices, etc. Et tu te dis, autant se lancer à son compte. Déjà, tu oublies la question des impôts, l'URSAT, etc. au niveau de l'argent. Mais en plus, quand tu es tout seul, tu es vraiment… tout seul. Ça, c'est hyper difficile en dehors de la charge mentale pure que tu peux avoir. Je pense que tu relativises aussi sur certaines manières de voir certaines choses quand tu te lances dans l'entrepreneuriat pur.
- Speaker #0
Moi, par exemple, j'ai vachement de mal à relativiser pour le coup, mais je pense que je suis assez pugnace. J'ai pris cette décision moi, de quitter mon job pour me lancer dans l'entreprenariat. Et j'ai quitté un bon job, confortable sur plein d'aspects, avec justement ce côté confort du salariat, parce qu'on avait beaucoup d'avantages dans mon groupe, etc. Et c'est hors de question que je ne réussisse pas. Quand vraiment j'ai quitté mon ancien job, c'était ça, tu vois. Hors de question que je ne réussisse pas. Maintenant, ça fait un an. Je suis toujours dans la même dynamique de hors de question de ne pas réussir, mais plus avec les mêmes objectifs et les mêmes finalités. Tu vois, avant, c'était il faut que je fasse une entreprise, que je devienne leader sur site, machin, etc. Maintenant, je pense que le chemin et ce que tu disais, l'introspection, tout ce que j'ai appris et tout ce que je me suis rendu compte que je sais faire et que je peux faire, c'est déjà une finalité en soi, une réussite. On en parlait d'ailleurs de... de célébrer sa réussite donc il faut célébrer ça après voilà évidemment que je veux que ma boîte fonctionne et que je veux faire le maximum pour que ça que ce soit le cas mais il faut ouais en fait l'entrepreneuriat c'est à la fois se lancer dans l'inconnu de monter une société en France c'est pas facile être tout seul à gérer tous les aspects de ta boîte moi je peux parler que sur du produit Mais j'avais sous-estimé la charge administrative. Et là, par exemple, typiquement, en ce moment, il faut absolument que j'avance sur le développement produit et que j'avance aussi sur la prospection. Mais je ne peux pas mettre de côté l'administratif. Parce que c'est la pierre angulaire qui fait que ma boîte tient et que je suis dans les clous. Donc, c'est là où il faut que tu te dédoubles. quadruple, je sais pas comment on dit et je pense que c'est là aussi que tu dois faire rentrer en jeu la résilience et se rendre compte aussi que des fois les actions que tu mènes aujourd'hui, elles vont pas payer tout de suite mais ça veut pas dire que ça va pas payer un jour ça va pas t'ouvrir à quelque chose d'autre ou à se concrétiser sur autre chose et si je devais résumer l'entrepreneuriat c'est adaptation, résilience et plus que relativiser. Tu vois, moi, je n'arrive pas à relativiser. J'ai grandi dans le Sud, j'ai vraiment le caractère du Sud où on prend tout à cœur très vite. Quand il y a quelque chose de bien qui se passe, je suis très contente. Et quand je suis face à des difficultés ou quand je doute, surtout quand je doute, je peux très fortement douter, même de manière un peu irrationnelle. Et j'ai des proches qui me disent, regarde, ça va très bien, tu t'en sors très bien, etc. Mais j'ai ce côté résilience. Et adaptation. Et alors, je pense que c'était un peu des deux, même un tout petit peu des deux. Tu peux t'en sortir dans l'entrepreneuriat parce que tu arriveras toujours à trouver une manière de rebondir.
- Speaker #1
Et en parlant justement de gratification, d'avoir les résultats, tu vois, en différé, surtout quand tu fais un produit, tu peux te dire que c'est hyper simple. Voilà, j'ai juste à créer mon produit, etc. Mais moi, j'ai... Au tout début, interviewer des personnes qui allaient se lancer. Et au final, comme tu dépends d'autres personnes pour pouvoir créer ton produit, breveter ton produit, je parlais du côté administratif. Jusqu'à aujourd'hui, en fait, c'est toujours pas lancé. Parce que tu dépends d'autres personnes, donc c'est pas simple non plus. Et de mettre tes efforts, ton maximum, etc. Mais de pas avoir la gratification tout de suite de ce que tu donnes. Déjà, nous, on n'est pas formaté à ça. Parce qu'à l'école, tu travailles. t'as des contrôles, t'as des notes, tu as... Là, en fait, tu travailles et tu mets des efforts dans des directions pour des choses qui n'arriveront pas forcément tout de suite, ou des fois, tu ne vas même pas jusqu'au bout de... la finalisation d'un produit parce que tu te dis au final ça va peut-être pas marcher le marché justement va peut-être changer comment tu vis ça toi ton côté ?
- Speaker #0
je pense qu'il faut célébrer les petites victoires et c'est un peu ce qu'on disait tout à l'heure mais il faut pas avoir de trop gros objectifs ou alors t'as un gros objectif que tu segmentes en petits objectifs tu vois moi quand j'ai eu l'idée de Soleil où je voulais faire que de la crème solaire solide. Parce que mon besoin, il est parti vraiment de cette problématique-là. J'étais en Égypte. Alors, je suis partie en Égypte. On m'a pris ma crème solaire à l'aéroport. Et je me suis dit, pour un truc tout bête, en fait, j'avais 100 millilitres, mais dans 125 millilitres. Et c'est le contenant qui fait voir, pas le contenu. Et je me suis dit, ça n'existe pas, la crème solaire solide. Donc, j'ai fait mes recherches, etc. Et je me suis dit, vas-y, je vais me lancer sur de la crème solaire solide. Donc, j'ai commencé à sourcer. Comme je te disais, moi, je voulais faire que du made in France. plus précisément que du made in Provence. Donc, ça réduisait encore mon champ de possibilités. Et je me suis lancée un peu tête baissée sur ça. Je vais faire de la crème solaire. Donc, moi, je me suis lancée sur Soléou en janvier et j'ai été accompagnée tout de suite par un incubateur dès janvier. Et j'étais à crème solaire, On commence l'étude de marché et déjà, on était 25 dans l'incubateur. Sur les 25, t'en as peut-être 18. qui disaient que la crème solaire, c'était peut-être pas le bon produit. Et moi, j'étais « Ah non, mais je vais faire de la crème solaire. C'est mon idée, c'est mon projet, je vais faire de la crème solaire. » Je fais l'étude de marché et je fais un questionnaire sur quels sont vos produits à privilégier quand vous partez en voyage. La crème solaire est le sixième.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc là, je me dis « Ok, j'ai peut-être pas eu la meilleure intuition qu'il soit. » Et en vrai, j'ai mis un peu de temps. à digérer, c'est devenu une blague avec ceux qui ont fait l'incubateur avec moi, mais j'ai mis un peu de temps à digérer cette info que mon intuition et mon besoin n'étaient peut-être pas le besoin commun de toutes les personnes. Donc j'ai cherché à développer d'autres produits. Donc j'en ai fait 5 autres produits, en l'occurrence le top 5, je l'ai développé. J'ai eu un... Moi, j'ai entre guillemets de la chance, même si ce n'est pas 100% de la chance parce que je travaille nuit et jour sur le projet, mais j'ai eu plutôt un bon accueil sur les produits. Tout de suite, j'ai lancé et j'ai eu un bon accueil. Ça a plutôt bien répondu. J'avais fait des pré-ventes sur mon site qui ont bien fonctionné. Donc, hyper contente, etc. C'était en mois de juin. Je passe un mois de juin, je me dis ça y est, mon truc, il est lancé. Mon projet est lancé, ça va cartonner. Juillet, pas une vente. Rien. Août. pas une vente, rien. Et je me suis dit, un, j'ai été déçue, deux, tout le boulot que j'ai donné en six mois, il ne sert à rien. Et après, je me suis dit, bon, rien n'est perdu. De toute manière, maintenant, tu as du stock à ne plus savoir comment faire. Repense ta stratégie et refixe-toi sur tes objectifs. Et je pense que quand tu n'as pas de résultat, ou que les résultats que tu as ne sont pas escomptés. Il faut que tu revois ton objectif à long terme, dans tous les cas de figure. Pareil, la semaine dernière, je crois, j'avais trop de choses dans les dents. Trop de projets, trop de demandes, trop de rendez-vous. Il fallait que je fasse ça, il fallait que je fasse ci, il fallait que j'avance sur, encore une fois, l'administratif, mais il fallait que j'avance sur la prospection absolument, mais j'ai mes rendez-vous avec l'ILABO pour le développement de produits. En plus, du coup, je suis entre Paris et Marseille, donc j'ai deux localités à gérer en même temps. Et j'ai fait un point avec une amie qui m'a dit, ok, est-ce que tes objectifs à long terme, ils ont changé ? Je dis non, ils sont toujours les mêmes. Est-ce que tes objectifs, donc moi, mes objectifs à long terme, ils sont à un an, enfin celui dont on parlait en l'occurrence, c'était à un an, et segmentés en un objectif par trimestre. Elle me dit, est-ce que tes objectifs par trimestre, ils ont changé ? Je dis non, mais par contre... parce que j'ai eu une autre opportunité à laquelle je n'avais pas pensé, ma stratégie, elle a totalement changé. Donc elle me dit, OK, mais en fait, le résultat, c'est le même. À la fin du trimestre, il faut que ça soit validé et tu feras le point à ce moment-là. Et donc j'ai ressegmenté. Tu vois, là, sur le mois de février, je me suis mis des objectifs de prospection. Donc je dois closer X clients. Et on se fait un point à la fin du mois. Et en fait, de se dire... J'ai réduit un petit peu la période d'incertitude avec des actions concrètes. Je trouve que déjà, ça te rassure. Et tu peux faire un point. Moi, à la fin du mois, je vais faire un point sur ma nouvelle technique de prospection et sur ce nouveau projet. Donc, c'est des ateliers do it yourself. Sur les ateliers do it yourself, où est-ce qu'on en est ? Qu'est-ce que ça m'a apporté fondamentalement ? Est-ce que je rentre dans mes objectifs de vente au particulier pour ce mois-ci ? Et du coup, là, ça devient concret. Tu vois, tu as des choses sur lesquelles tu peux te baser. soit changer totalement ta stratégie parce que ça fonctionne pas, c'est possible que moi, à la fin du mois, ça fonctionne pas, mais au moins, t'as quelque chose qui se passe. Parce qu'encore une fois, quand t'as pas de résultat, ou quand t'as pas de résultat escompté, c'est l'inconnu qui te fait peur. Et donc, moi, ma seule solution pour contrer cet inconnu, c'est agir. Donc je réduis un peu ce temps de latence avant d'avoir des résultats par des petits objectifs ou, ouais, du... Enfin, pas du contrôle, mais du check de... OK, bah qu'est-ce que je peux faire de mieux ? qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ? Il y a ça aussi. Tu fais une introspection sur qu'est-ce qui n'a pas fonctionné, qu'est-ce que tu aurais pu faire différemment ? Est-ce qu'une idée que toi, tu avais, qui n'est pas forcément la bonne, du coup, il faut peut-être que tu la confrontes, que tu confrontes ton marché, qu'encore une fois, on retombe sur tu testes. C'est ça, en fait. C'est tester. Mais après, je pense que gérer l'inconnu. et le manque de résultats. En tout cas, moi, j'ai pas... À part ce que je te dis de segmenter en petits objectifs, j'ai pas la réponse parce que c'est encore un truc qui me stresse. Tu vois, là, je vais lancer des nouveaux produits et c'est même pas des produits auxquels je pensais. Enfin, il y a la crème solaire dedans, mais...
- Speaker #1
Tu es revenue, du coup.
- Speaker #0
J'y suis revenue. Non, mais parce que, quand même, pour te raconter une anecdote, je lance les cinq produits. Donc, moi, il y a une trousse de voyage. Tu peux acheter des produits à l'unité ou sous format trousse de voyage. Et un des premiers retours que j'ai eu, c'est « Ah, c'est dommage, il n'y a pas de crème solaire. » Et j'étais « Ah, mais ils se moquent de moi. » C'est pas possible. Et du coup, après, j'en parle parce que j'ai fait des ventes, que ce soit en entreprise ou sur des marchés ou lors des événements. Et du coup, là où tu peux vraiment parler en direct avec le client, parce que moi, il y a ça aussi, c'est quand tu fais de la vente sans avoir de boutique, tu n'as pas de retour direct de ton client puisque c'est sur e-commerce. Toi, tu as un avis, mais toujours au mieux deux semaines plus tard. ta... Tu n'as pas cet échange que tu peux avoir quand tu as une boutique. Donc, quand je fais des événements, ça me permet de rencontrer les gens et vraiment discuter avec eux. Et je leur dis, bah oui, mais moi, j'ai fait une étude de marché. Évidemment que je veux faire de la crème solaire, mais l'étude de marché disait l'inverse. Et c'est vrai qu'après, les gens se disent, ah oui, c'est juste que là, ça nous manque dans la trousse. Mais comme on a tous les essentiels à côté, du coup, tu penses toujours à ce qui te manque et ce que tu désires. Mais donc, pour compléter l'offre, je vais faire de la crème solaire. et je vais faire du baume rasage pour les hommes. Parce que je pense qu'encore une fois, comme tu pars d'une intuition et tu pars de ce que tu sais faire quand tu fais de l'entrepreneuriat, moi, je suis partie de mes besoins et je suis partie sur un produit qui était plutôt adressé à une type féminine. Et en fait, je me rends compte qu'il y a énormément de choses à faire pour les hommes qui, sur le voyage, voyagent beaucoup sur des business trips, enfin des voyages professionnels. Et du coup, j'ai... Je pense qu'à chaque fois que je fais un événement, j'ai au moins une ou deux personnes qui me disent, mais vous faites pas du baume rasage pour les hommes ? Donc, c'est ce que je vais faire là sur 2026. Mais j'avance sur le développement, notamment du baume rasage là. Et je me dis, mais si ça rencontre pas son public, si j'arrive pas à communiquer sur ce produit, si... Tu vois, donc t'as toujours des doutes. De toute manière, je pense que t'auras toujours des doutes. Ou alors, il faut avoir vraiment une confiance en soi extrême pour ne pas douter quand tu développes quelque chose. Pour le contrer, il faut segmenter en petits objectifs. Pour raccourcir aussi les délais, parce que c'est sûr que si ton objectif, c'est de faire, je ne sais pas moi, un million de CA, moi, pour faire un million de CA avec des produits qui coûtent entre 6,90 euros et 12,90 euros, il faut que j'en vende des produits. Donc, mon objectif à terme, c'est un million, mais mes petits objectifs, évidemment, ce n'est pas un million à la fin du mois. Et je pense qu'il y a aussi autre chose, c'est de parler de ton projet. parler avec tes proches. Moi, mes proches, ils ne sont pas du tout dans l'entrepreneuriat. Vraiment, mon cercle très proche, ils ne font pas de... Moi, mes parents, ils sont fonctionnaires. Donc, si tu veux, on est quand même à l'opposé de l'entrepreneuriat. Et mes amis, elles ont tout un job salarié. Donc, vraiment, mon cercle restreint, ils ne sont pas du tout dans l'entrepreneuriat. Après, maintenant, grâce à mes rencontres là, dans l'année, je me suis aussi fait des amis. dans l'entrepreneuriat, mais je trouve ça pas mal de confronter... mes propres idées, mes propres objectifs sur Soléo avec des personnes dans l'entrepreneuriat qui, du coup, ont des réponses et une manière de réfléchir qui est d'entrepreneuriat. Tu vois, moi, notamment, j'ai un ami avec qui je discute beaucoup, entrepreneur. Quand je lui pose une question et quand j'ai des doutes sur Soléo, je sais qu'il est... Tout de suite dans une logique, il faut que tu actives ça en prospection. Mais n'oublie pas que légalement, il faut que tu fasses ça. Mais peut-être que si tu fais ça, tu vas perdre du temps sur machin. Alors que quand je parle à mes amis qui sont dans le salariat, elles ont plus une réponse d'instinct et de consommateur. Donc, je trouve ça pas mal d'avoir les deux avis. Et pareil, moi, par exemple, mes parents, ils sont, comme je disais, fonctionnaires, donc ils ont quand même une partie assez, comment dire ? C'est pas qu'ils prennent pas de risques, parce qu'ils ont pris des risques dans leur vie, c'est pas ça, mais très mesurés. Tu vois, chaque décision est mesurée, réfléchie. Donc c'est pas mal aussi d'avoir ça, qui est un petit peu l'inverse de l'entrepreneuriat, parce que justement, tu sautes dans l'inconnu et après tu vois. Et je trouve que ce mix un peu de tous ces retours, ça fait que moi, ça me fait évoluer en tant que personne et ça me fait réfléchir sur mes produits et mon projet. Mais en plus, ça te permet aussi de te rassurer parce qu'il y a des fois où vraiment, j'arrive avec des problématiques qui, moi, me semblent insolvables et gravissimes. Et en fait, quand tu discutes avec quelqu'un, c'est pareil, en fait, tu dissèques le problème et c'est vrai que rapidement, tu trouves une solution. Et bon, alors plus ou moins... agréable à entendre et plus ou moins facile. Mais ça t'enlève ce côté inconnu et peur de...
- Speaker #1
Après, des fois, en plus, c'est juste que toi, t'es dans ton tunnel, t'as ta chute mentale et tout, et c'est hyper difficile d'avoir des réflexions un peu lucides ou simples. Et quand tu vois le gros problème auquel tu fais face, tu te dis pas que tu peux avoir une solution simple qui peut t'aider.
- Speaker #0
Et puis de voir le... Oui, c'est ça, des fois, t'es sur une problématique... Tu vois, moi, l'année dernière, j'avais eu une problématique de packaging et j'étais effondrée. Je disais, mais je ne vais jamais trouver une solution sur le packaging, etc. Et j'en parle à une amie qui est dans la presse, mais qui ne fait pas du tout de packaging, qui ne fait pas du tout de graphisme, enfin rien du tout. Et qui me dit, mais pourquoi tu n'adaptes pas ce packaging à celui-là ? Juste, du coup, tu as juste à changer les étiquettes, etc. Et j'étais, ah bah oui, c'est vrai que c'est évident, dit comme ça. Oui. Comme toi, t'es dans ton tunnel et que ça fait des semaines que tu travailles sur ton idée de produit qui sera packagé comme ça, tu vois même plus les autres possibilités. Alors que quand je te le dis là, je me dis oui, c'est ridicule. C'était évident qu'il fallait faire ça comme ça. Mais voilà.
- Speaker #1
Et avec tout ça, je me rends compte que je t'ai même pas posé une question essentielle. Est-ce que tu peux décrire un peu ce que c'est Soléo ?
- Speaker #0
Du coup, c'est une marque de cosmétiques solides. Donc les cosmétiques solides, c'est des cosmétiques qui sont sans Ausha la fois dans leur conception et dans leur composition et qui s'adressent principalement aux personnes qui voyagent. Donc là, tout est fait en Provence. Moi, je suis de Aix-en-Provence et je voulais absolument inclure ma région dans mon projet. Aussi parce qu'à terme, je souhaite redescendre, vivre à 100% dans le sud. Mais parce que j'ai la chance de venir d'une région qui est reconnue pour la cosmétique à l'international, en France et à l'international. Et du coup, je me suis dit, encore une fois, tout ça ligne, fais-le là-bas. Ce qui n'est pas le plus simple. Mais encore une fois, c'est ce que je voulais faire. Et du coup, pour l'instant, j'ai cinq produits. Donc, j'ai du savon-shampooing, deux en un. Du dentifrice, du déodorant, du baume hydratant corps. qui est multi-usage, donc tu peux l'utiliser en répulsif anti-moustique, en baume hydratant, baume apaisant, et tu peux l'utiliser sur tous les petits bobos, piqûres, coups, bleus, coups de soleil, soins post-tatois, des choses comme ça. Et j'ai aussi le baume à lèvres, pour l'instant. Et donc, comme ils sont sous format solide, ils facilitent les déplacements et les voyages, puisque si tu prends l'avion, ça ne répond pas à la limitation des 100 000 litres, donc tu n'as même pas besoin d'ouvrir ta valise à la sécurité à l'aéroport. Mais ça marche aussi pour tous les voyages qui sont en itinérance ou juste les personnes qui veulent partir avec le moins de produits possible parce que comme ils sont multi-usages et qu'ils sont sans eau, donc forcément plus concentrés en actifs, les produits sont plus petits mais durent plus longtemps que des produits liquides. et prennent moins de place, pas de risque de fuite. Voilà.
- Speaker #1
Ok, c'est hyper bien. Toi, tu avais fait le choix justement de créer des produits où on n'avait pas à choisir entre le bon pour soi et puis la planète, mais aussi des produits qui sont sexy visuellement et à l'utilisation. Et quand on avait discuté ensemble, il y avait ça qui ressortait en dehors du fait que tu fais attention aussi aux compositions. Nous-mêmes, on ne fait pas forcément attention et on ne lit pas ce qu'il y a dans nos produits. Et derrière, en fait, tu tenais vraiment à démontrer que ce qui est bon pour la planète peut aussi être bon pour toi. Et vraiment, sans aucun compromis, on avait parlé un peu au départ de tout ce qui était shampoing solide et les gens qui buguaient dessus quand ça avait commencé à sortir parce que ça ne moussait pas. que du coup on pensait que ça ne nettoyait pas bien toi t'as essayé justement de concilier le tout et montrer qu'en fait on n'avait pas de concession à faire c'est ça quand j'ai commencé à chercher ce qui se faisait un petit peu sur le marché je me suis rendu compte que effectivement la
- Speaker #0
cosmétique solide ça se démocratise de plus en plus et j'ai envie de dire heureusement parce qu'avec toutes les problématiques d'eau au niveau de la planète il est plus que temps mais il y avait encore ce frein de j'ai peur que mon mon shampoing ne mousse pas, que mon dentifrice ne mousse pas, que mes cheveux soient secs ou que ça emmêle mes cheveux. Ça aussi, j'ai entendu. J'ai peur que la crème à l'application ne soit pas agréable parce que comme tu n'as pas d'eau, ce ne soit pas facile d'appliquer ou de lisser sur ta peau. Et déjà, disclaimer, non. On peut avoir des produits qui soient utiles, éco-responsables et avec un vrai plaisir d'utilisation. et avec un geste beauté, comme on le connaît avec des produits liquides. Et moi, c'était pareil. C'était un peu un non négociable. Je voulais un produit le plus naturel possible, mais pas ni hygiénique dans l'aspect. C'est-à-dire, il y a des produits qui sont très bien solides, mais je trouve qu'ils sont un peu trop sans odeur, proches de la pharmacie et du côté hygiène. sans plaisir vraiment, sans sensorialité. Et moi, ce n'était pas ça que je voulais. Je pense que maintenant, on est arrivé à un stade où on peut avoir des produits qui soient éco-responsables. Ce n'est même plus un sujet, c'est dans l'ADN du produit, mais qui soient vraiment sensoriels. Donc, avec des odeurs agréables et fortes et présentes, avec un fini sur la peau qui peut être lisse, ou par exemple, je ne sais pas, par exemple sur la crème solaire, avec un fini un peu huile. comme en ce moment, c'est beaucoup à la mode, que le savon-shampooing, il mousse, il laisse pas les cheveux rêches et il fasse aussi office de démêlant, enfin, du moins qu'il n'en mêle pas les cheveux, pour autant sans avoir de SCI ou de produits qui sont controversés à l'intérieur. Pareil pour le dentifrice. Oui, bah, moi, mon dentifrice, il mousse. Ça veut dire Eskouma, c'est le nom du dentifrice, ça veut dire mousse en provençal. Donc, je m'engage à ce qu'il mousse. Mais je pense que maintenant... c'est fini ce temps de il faut que je choisisse un produit de beauté pour des valeurs écoresponsables au détriment du plaisir ou de l'habitude du geste après voilà ça fait 60 ans je pense que les produits liquides existent donc on a pris des habitudes qui ont été fabriquées par des il faut savoir qu'il y a des par exemple le fait que ton savon shampoing, enfin ton shampoing mousse Dès la première utilisation, c'est déjà... C'est une fabrication. En plus, c'est déjà que c'est... Je ne veux pas taper sur les shampoings, mais qu'il y a des choses dans la composition qui sont mauvaises pour toi. Parce qu'en fait, quand on... Là, je vais rentrer dans du détail, mais quand ton cheveu est gras, c'est normal que l'avant ne mousse pas. Donc, c'est vraiment parce que dans les shampoings liquides, tu as plein de procédés chimiques qui font que ça mousse. et que tu as ce côté comme les pubs dope, où tu vois la mousse, qui amuse les enfants, etc. Mais maintenant, c'est des gestes beauté qui sont rentrés dans le quotidien de tout le monde et que tu t'attends à avoir avec un produit. Mais il faut se dire que tu peux avoir des produits solides qui sont, eux, 100% naturels, sans conservateurs et sans additifs, mais qui moussent aussi. Tu peux retrouver ça dans les produits un peu bruts et neutres qu'on utilisait il y a 100 ans. Donc moi, c'était un des piliers d'avoir de la sensorialité. Et pareil, ça, c'était un pari. Je me suis dit, est-ce que ça va vraiment plaire ? Est-ce que je dois faire une gamme tout de la même senteur ? Au départ, je voulais faire une gamme à la... Attends, je vais oublier le nom. À la fleur d'oranger. Je voulais faire toute ma gamme à la fleur d'oranger. Après, je me suis dit, est-ce que les gens se brosseront les dents avec un truc à la fleur d'oranger ? Pas sûr. Et puis, au final, en en discutant avec plein de personnes... C'est vrai que ça peut vite être pénible, l'odeur de la fleur d'oranger. Donc, j'ai laissé tomber cette idée. Et là, chaque produit a sa senteur. Et pareil, je n'étais pas sûre de ça. Je me disais peut-être que les gens, ils veulent... Tu vois, tu vois beaucoup gamme amande, gamme fleur de coton, choses comme ça. Bon, fleur de coton, moi, par exemple, je ne peux pas le faire parce que tu n'en as pas en Provence. Donc, je ne rentre pas dans mes critères. Mais amande, je pourrais le faire. Et en fait, j'ai fait un événement dans une association pour les personnes non-voyantes ou malvoyantes. Et j'ai deux jeunes hommes qui sont venus me voir parce qu'ils me remerciaient de la sensualité des produits et notamment, eux, sur l'odeur des produits qui étaient très différentes d'un produit à un autre parce que ça leur permettait de différencier les produits. qu'ils ne pouvaient pas faire, évidemment, à la vue, parce qu'ils étaient non-voyants. Et là, je me suis dit, tu vois, c'est un truc auquel je n'avais pas pensé. Parce que moi, j'ai mes cinq sens qui fonctionnent, donc je n'ai jamais pensé à ça. Mais encore une fois, là, je suis sur le bon chemin avec la sensorialité. Il y a le côté, effectivement, plaisir d'utilisation qui peut paraître un peu esthétique. Je comprends. Et moi, il y a des personnes qui sont vraiment, tu vois, zéro déchet à fond, écolo un peu extrême. sur les caricatures, qui me disait, oui, mais moi, je trouve que tes produits, ils font trop produits premium, beauté, etc. Je dis, oui, mais c'est mon positionnement. Je comprends que toi, tu veuilles aller sur un produit qui soit le plus neutre possible et sans fioritures, sans packaging, etc. Mais moi, je pense vraiment que maintenant, il est temps d'avoir des produits qui soient éco-responsables, bons pour soi et la planète. mais avec un vrai plaisir d'utilisation et des produits, oui, qui soient Instagramables, que tu puisses ne pas avoir honte d'utiliser des produits écoresponsables. Parce qu'il y a un peu ce truc de quand tu utilises des produits solides, souvent, ou zéro déchet, on te catégorise tout de suite écolo, babos, machin, etc. Alors que non ! Maintenant, t'as plein de produits qui peuvent être... classique ou du moins un premium, sans être forcément... Je porte des sarouels. Je pousse le cliché au maximum. Mais donc c'était une des volontés de Solio de mettre en avant, je pense, la qualité des produits sur les vertus et sur les co-responsabilités, la durabilité, et aussi la sensorialité.
- Speaker #1
Et puis comme tu disais tout à l'heure, ce qui est difficile, en fait, c'est de déconstruire. Et quand tu déconstruis tout d'un coup, c'est assez compliqué pour les gens. Pour rappeler qu'aujourd'hui, quand on choisit parfois certains produits de beauté, on se base seulement sur la marque. On se base sur les retours sur Instagram ou autres des réseaux sociaux. Et on se base aussi des fois sur l'odeur, juste sur l'odeur de ce que ça sent. Sauf que tout ça, ça ne fait pas d'un produit de beauté un bon produit de beauté. Et pareil, on en avait discuté, c'est que... Du coup, on se base juste sur ça, sans retourner le produit pour regarder ce qu'il y a dedans. Et quand tu regardes, en fait, que le premier ingrédient qu'il y a dans le produit, c'est aqua, et qu'ensuite, derrière, c'est des choses en xyl ou des choses comme ça, il faudrait se poser plus de questions. Mais on ne le fait pas, parce qu'en fait, on ne le fait pas par habitude et qu'on pense qu'aujourd'hui, trouver un bon produit, c'est même plus trouver quelque chose qui n'est pas rempli et bourré d'agents chimiques ou autre, c'est juste. Est-ce que ça sent bon ? Est-ce que le packaging est beau visuellement ? Et on s'arrête là, en fait. Et ça, c'est difficile aussi de réussir à déconstruire tout ça.
- Speaker #0
Oui, là, on s'attaque quand même à une industrie entière. Je pense que le marketing, tout ça, c'est du marketing, finalement.
- Speaker #1
Et tu payes pour, en plus. Donc, ce n'est pas forcément plus cher d'acheter un produit qui est… Parce qu'il y a aussi ça, tu vois, de se dire qu'un produit éco-responsable, c'est forcément un produit qui coûte hyper cher. Mais ce n'est pas vrai.
- Speaker #0
Non, c'est… C'est plus vrai, en tout cas. C'est plus vrai. Et je pense que, en vrai, ce que je t'avais dit, le meilleur conseil que moi, je donnerais, par exemple, à ma fille, c'est d'apprendre à lire les étiquettes. Parce qu'au-delà du marketing, est-ce qu'on disait, oui, tu as des choses qui sentent très bon, que tu vois partout sur les réseaux sociaux, ou que tu connais... Parce qu'il y a ça aussi, il y a des marques qui sont présentes dans ton inconscient depuis des années, sauf qu'elles ont été formulées dans les années 60-70, où il n'y avait pas la réglementation sur toutes les problématiques de peau et sur tous les agents, par exemple, pétrochimique et choses comme ça. Maintenant, évidemment, elles ont revu leurs brevets et leurs compositions, mais ce n'est toujours pas non plus extraordinaire. Mais comme elles sont dans l'inconscient collectif et on les a vues dans les « Ça demande nos parents » , etc., tu l'achètes parce que c'est un peu une habitude. Mais toutes les crèmes, même les très bonnes, prenons même une crème qui soit nickel en termes de composition. elle ne s'applique pas forcément à tous les types de peau. Et je pense que s'il y avait une éducation comme ça sur la lecture des étiquettes et vraiment répondre à tes besoins, que ce soit d'habitude ou même de géographie, tu vois. Par exemple, on parlait tout à l'heure du problème d'eau, mais il y a des pays qui sont déjà sur leur réserve d'eau, enfin qui ont épuisé leur réserve d'eau et... C'est pas parce que moi je fais du solide que je prône le solide, mais en l'occurrence, ça peut être aussi une réponse au niveau national que d'utiliser des produits solides qui, du coup, n'ont pas besoin d'eau pour être utilisés ou ne puissent pas dans les ressources d'eau d'un pays. Mais t'as les besoins, on va dire, un peu liés à la planète. T'as les besoins qui sont liés à tes habitudes de consommation, de mouvement et choses comme ça. Et après, t'as tes problématiques de peau. Et il y a plein de gens qui achètent des produits par habitude ou par... à cause ou grâce au marketing, alors que ça ne répond pas du tout à leur problématique de peau, mais parce qu'on n'a pas eu cette éducation de comprendre les produits qu'on utilise, que ce soit aussi dans l'alimentaire, on en avait parlé, et je trouve ça un peu dommage, alors qu'on prend conscience de plein de choses, de ne pas savoir ce qu'on utilise au quotidien, et pas par flemme ou par manque, mais juste parce qu'on ne nous a pas appris. à décrypter les compositions et par exemple, te dire que, je ne sais pas moi, tu vois, on va prendre une chose simple, mais l'huile d'amande douce, c'est très bon pour hydrater et apaiser la peau. Mais si tu as une peau atopique, peut-être aller vers une autre huile, pas forcément l'huile d'amande douce qui est peut-être trop générale, des choses comme ça. Alors que je pense que tu simplifierais la vie et ton bien-être serait renforcé si tu... comprenais quels produits tu utilises.
- Speaker #1
Oui d'accord et pour terminer je vais te poser une question un peu introspective. Tu dis que tu avais peur, enfin que ta plus grande peur c'est l'échec et qu'il y avait aussi cette volonté de vouloir plaire ou bien trop s'adapter. Comment tu avances en ayant peur de spectre là ?
- Speaker #0
Je pense que je fais un gros travail sur moi, déjà, de déconstruire ce qu'est l'échec, ce qu'est l'échec pour moi, ce que ça veut dire et ce que ça renvoie de moi que d'échouer. Et au même titre que je fais un gros travail sur moi, sur l'image que je renvoie, ce qui n'est pas forcément ce que je ressens à l'instant T ou ce que je pense de moi. D'un autre côté, je trouve que l'entreprenariat, ça m'a fait avancer justement sur cette introspection et ce travail-là, 100 fois plus que pendant 10 ans dans une entreprise. Parce que, encore une fois, dans une entreprise, tu as un cadre et tu peux toujours te cacher un petit peu derrière le cadre, les process, ton équipe. Je ne dis pas ça de manière négative. Je pense que l'entrepreneuriat, ça te met un peu face à toi, toi-même et tes peurs. Et du coup, t'es obligé de travailler sur ça si tu veux avancer et si tu veux te dépasser, ce que tu disais tout à l'heure. Et moi, pour la peur de l'échec, je te dis, le curseur, il a un petit peu changé. Avant, pour moi, l'échec, c'était de planter ma boîte et que les gens se disent, en fait, elle a quitté un super job pour faire ça. Et je voyais que... Les gens vont se dire qu'elle est nulle. Un, elle n'a pas réussi à monter une boîte et la faire vivre. Et deux, elle a été bête de quitter un poste confortable. pour se planter. Mais maintenant, ce n'est plus ça, mon échec. Mon échec, ça serait évidemment, si je plante Soléou, ça serait un échec parce que c'est un peu mon bébé maintenant, j'ai envie qu'il grandisse, qu'il découvre plein de choses, etc. Et que ça fonctionne. Et d'autant plus maintenant que je vois qu'il y a des gens qui l'utilisent et qui en sont contents. Donc là, on retombe un peu sur le contrat moral avec le client, je trouve, mais d'avoir une communauté qui... qui adhèrent au projet, ça booste aussi. Mais je pense que maintenant, mon plus gros échec, ce serait de ne pas être en accord avec ce que je fais. Et ça, finalement, ça ne tient qu'à moi, plus au regard extérieur. Si dans, je ne sais pas, 5 ans, je décide de fermer Soléo, parce que dans 5 ans, j'ai envie d'aller, je ne sais pas moi, être digital nomade à Bali ou... travailler dans une association. Tu vois, c'est que j'ai terminé ce chapitre de ma vie et que j'en ouvre un nouveau, plus en adéquation avec ce que je suis. Donc, je pense que c'est ça aussi qui fait que j'arrive à le gérer. Et après, il faut prendre du recul sur toutes les situations et se dire que quand ça ne va pas, il y a des jours sans. Je pense qu'il faut apprendre à aimer ces jours sans. ce que je ne sais pas faire encore, mais ce que je tends en tout cas à faire, et se dire que tu vas en apprendre quelque chose et que c'est temporaire.
- Speaker #1
OK. Et pour toutes les personnes qui ont apprécié notre échange, elles pourraient te retrouver où ? Retrouver Soléou où ?
- Speaker #0
Vous pouvez me retrouver sur Instagram. Instagram, c'est Soléou. C'est S-O-L-E-U.care, comme soit en anglais, donc C-A-R-E. Et sinon, sur LinkedIn. Et mon LinkedIn, c'est Marine Lebris.
- Speaker #1
Ok, de toute manière, je mettrai tous les liens en description. Et je vous invite, si vous avez apprécié l'échange, à le liker, le commenter ou le partager. Merci à toi en tout cas, Marie.
- Speaker #0
Merci.