- Speaker #0
un vb qui fonctionne d'accord que les gens sont prêts à acheter donc que tu pitch à chaque fois que les gens qui goûtent bah oui en fait ouais c'est fort c'est bon et en fait tu peux pas délivrer pas le réseau toi j'ai beau pitcher partout enfin t'es pas comment tu fais pour aller voir un ingénieur qui doit lui faire de la r&d sur ton produit qui après enfin aller voir des usines qui sont capables de enfin y a tellement de paramètres que en fait si en fait ça sert à rien c'est parce que ça arrête c'est pas la peine toute ma vie c'est tu montes t'es archi fort tu redescends et tu recommences. Le nombre de fois où j'étais champion, le nombre de fois où l'année d'après, il ne s'est rien passé. Que ce soit au basket, que ce soit au foot US, c'est un truc de fou. Je suis habité par mon père littéralement et je suis obsédé par ça. Je ne suis même pas en train de réfléchir à ce que c'est. Non, non, non, j'y vais. Est-ce que j'ai les épaules ? Je ne sais pas. Mais j'y vais. Tous les jours, j'y vais. J'ai une vie entière pour être numéro un.
- Speaker #1
Bienvenue sur Des Salariés, le podcast qui démystifie l'entrepreneuriat en partant à la rencontre de personnes ordinaires au parcours extraordinaire. Et aujourd'hui, nous partons à la rencontre de Sébastien. Merci Sébastien d'avoir accepté de nous accueillir.
- Speaker #0
Merci à toi de m'avoir invité.
- Speaker #1
Avec grand plaisir. Alors, sur le podcast que j'aimerais tenter d'aborder comme thématique en dehors de te présenter, qu'on paie également, ça serait parler un peu de performance et puis de dépassement de soi.
- Speaker #0
Waouh, très bien.
- Speaker #1
Est-ce que tu vas réussir à y arriver ? Ouais,
- Speaker #0
ouais.
- Speaker #1
Tout ton passé, et puis ce que tu fais actuellement. La première chose que je demande souvent à mes invités, c'est de se présenter, si tu veux.
- Speaker #0
Alors, bonjour à tous. Moi, je suis Sébastien Jallier. Je suis un ancien sportif de niveau. J'ai fait du football américain. Donc, voilà. Là, je suis entrepreneur. J'ai développé Compaix, qui est un alternatif au plateau de boisson d'argisante. Et du coup, là, on va se rentrer dans le détail après. Mais en gros, c'est ça.
- Speaker #1
C'est déjà pas mal. C'est déjà une belle chose. Et justement, comment est-ce que t'en es arrivé à créer Compe ? Bon, j'ai déjà commencé à boire parce que j'aime beaucoup. Mais comment t'en es arrivé à là ? Comment t'en es arrivé à entreprendre en partant justement, comme tu disais, du football américain ?
- Speaker #0
Ouais, alors en fait, moi, je suis déjà très… Quand je jouais, on était très axés sur la performance. Moi, ce que je voulais, à la base, c'était… Donc, j'ai eu Flash de la Côte-Neuve. Je ne sais pas si ça te parle. Flash de la Côte-Neuve. Donc là, je te parle. Je ne veux pas te faire tout mon parcours sportif. Mais là, les derniers temps, c'était Flash de la Courneuve, qui est une très, très grosse équipe ici en Ile-de-France, dans les scènes européennes, en France aussi, sur les scènes nordiques, exactement. C'est des joueurs qui, eux, ont en fait comme potentiel ou envie d'aller dans les grands championnats américains. NCAA, même des fois NFL, et aussi dans les ligues européennes, ou jouer en Allemagne et être professionnel, littéralement. En fait, on est dans une espèce de microcosme, on a envie d'être performant tous, on est enfermé, on s'entraîne dur, l'entraînement c'est très difficile et on performe. On est champion de France, on va en championnat d'Europe, on va jouer contre des Allemands qui sont eux professionnels, nous on était haut niveau mais pas professionnels. Et du coup voilà, on est une petite équipe, on aime ce côté de performance tous les week-ends, à tous les jours, à tous les entraînements. Et en fait, quand je jouais, il y avait deux types de joueurs. Il y a ceux qui consomment des produits... chimiques, synthétiques, artificielles, et en fait qui sont bons sur le moment, mais tu vois qu'après derrière il y a un petit côté tu vois la relation, tu les vois et il y a d'autres joueurs qui eux en fait sont entièrement organiques, et en fait on est plus âgés la plupart et puis on aime bien consommer des boissons organiques à manger organique et en fait on est en pleine forme pendant le match et après le match, et tu vois que l'énergie c'est pas la même et moi je partais du principe où si tout que l'équipe, on consommait, enfin, on mangeait de la bonne manière, on pouvait être encore plus performant. Du coup, j'ai toujours été un peu celui qui avait un peu... Le tonton qui disait, les gars, arrêtez de boire des Red Bull, des Monster. Red Bull, Monster, je ne pouvais pas supporter ça, mais pour le vrai. Et du coup, ça part de là où moi, je faisais mes propres boissons, à la base. Même, je mangeais. J'étais un peu là le grand qui faisait donner des petites leçons aux plus jeunes. Et puis, il y en a un ou deux qui a voulu manger ce que je mangeais ou boire ce qu'on buvait. Et puis, effectivement, le gingembre, c'est fort, c'est pas bon. Mais par contre, quand je joue, je suis en pleine forme. Puis un, puis deux, puis trois. Il y a toute la partie nutrition sportive pour la performance. J'étais un peu là-dedans et je me suis dit, Sébastien, en fait, si tu ne crées pas une boisson, si tu ne crées pas une boisson qui peut concurrencer les grands, en fait, toute la jeunesse, même la jeunesse dans la globalité, il faut continuer à boire. Je vais te c... c'est cette nourriture ou cette boisson qu'ils ont mauvaise pour la santé, tu vois. Donc du coup, je me suis lancé ce défi. Et en fait, c'était si je voulais vraiment résoudre ce problème. Et du coup, je suis parti créer Compaix. Mais ce n'était pas Compaix au début.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
OK. Et puis, tu disais, bon, le gingembre, ce n'est pas forcément bon. Mais en réalité, c'est hyper bon. Parce que là, c'est ce que je disais avant d'enregistrer un off. C'est que moi, j'ai goûté pour la première fois avant de faire l'Irox. J'ai adoré.
- Speaker #0
Le gingembre ou Compaix ?
- Speaker #1
Compaix.
- Speaker #0
Voilà. Compaix. J'ai adoré Compaix.
- Speaker #1
et que maintenant j'en arrive même à un stade où même par pur plaisir le dimanche matin je m'ouvre une petite bouteille c'est cool mais c'est le but en fait nous comment on a travaillé ça en fait on voulait que ce soit une boisson qui soit forte,
- Speaker #0
qu'il y ait un goût qui soit fort qu'il y ait du gingembre, qu'il y ait du piment de Cayenne et aussi de l'eau de coco qui est un apport électrolyte que nous les sportifs on adore et en potassium aussi bien joué, très très bien et en fait de... Quand moi, je faisais la version artisanale, en fait, elle n'était pas bonne. Elle était bonne pour le sport, mais elle n'était pas bonne en goût. Et je me suis dit, en fait, comment on va faire pour en sorte que n'importe qui, parce que du coup, c'est ça l'idée, parce que Red Bull, c'est bu par n'importe qui. Alors, les jeunes, très jeunes, c'est eux la cible à la base. Mais comment on va faire en sorte que les jeunes puissent acheter du compé et le racheter derrière ? C'est ça l'idée. Donc, j'ai fait quasiment, je te dis la vérité, on a fait goûter à 6 000 personnes de manière artisanale. pour être sûr que le goût puisse plaire au plus grand nombre. Et pendant qu'on le faisait goûter, on en a valu 2500. Donc c'est ça qui nous a permis de se dire, ce goût-là, c'est un goût qui a des effets, et c'est un goût qui marque, et on avait de le racheter.
- Speaker #1
Et tout à l'heure justement tu disais que manger organique c'est une bonne chose, de toute façon il y a des études, il y a même des reportages sur Netflix, il y avait un truc avec des sportifs qui mangeaient, bon c'est un peu différent mais c'est que végétariens etc. Et puis ça avait derrière des impacts directement sur leur performance sportive. Et en fait tu le vois carrément aujourd'hui. En fait ce que tu manges c'est un peu l'énergie que tu as et ton corps fonctionne avec ça.
- Speaker #0
Ah mais ça c'est la vérité. Tu vois même moi dans l'entreprenariat je ne sais pas si on va parler d'entrepreneuriat de la manière dont j'ai entrepris mais j'ai aucune connaissance, je n'ai pas fait de marketing je n'ai pas fait de finance, je suis un éducateur spécialisé slash sportif de niveau tu vois et en fait quand j'ai commencé à entreprendre c'était super difficile parce qu'en fait tu ne connais rien et en fait la seule chose qui m'a aidé dans le début d'entrepreneuriat c'est de me dire mais Sébastien essaie d'avoir les mêmes gestes ou les mêmes façons de penser, la même façon de faire que quand tu vas t'entraîner tous les jours, quand tu vas chez le kiné, quand tu vas là. Donc juste mange bien, voilà. Ne fais pas comme... Voilà, juste mange bien. Et le fait d'avoir bien mangé, juste le fait de bien manger, ça me permet d'avoir une bonne énergie, déjà. D'avoir une bonne énergie mentale, parce que l'entrepreneuriat, il y a une question de mindset, il y a une question de... Tu vois ? Et en fait, juste ça déjà, ça change beaucoup de choses. Sur le comment tu... Parce que l'entrepreneuriat, en vrai, c'est super difficile. Des fois, il y a combien de fois, j'ai voulu l'abandonner. Mais la nourriture m'a toujours... aidé à, comment je vais dire ça m'a toujours aidé à me être en pleine forme quand il fallait être en pleine forme le moment le moment où tu es en pleine forme c'est parce que j'ai bien mangé la veille ici des fois je suis un peu mou, j'ai pas parlé à la bonne personne au moment, c'est parce que j'ai pas de manger ou j'ai, tu vois ce que je veux dire, donc c'est un peu désolé je me suis un peu bafouillé mais en gros c'est ça non mais t'as raison,
- Speaker #1
de toute façon on parle de toi même qui as été sportif de haut niveau, tu vois aujourd'hui quand on voit les joueurs de foot ou autres la veille ils mangent hyper bien complètement Bon, tu as maintenant des footballeurs qui fument, etc. Oui, mais c'est… En dehors de ça, ils mangent hyper carré avant les matchs. Complètement. Moi, je fais de plus en plus de compètes. Je fais beaucoup de courses à pied, etc. Bien sûr. Et puis, on me dit, ta course ou ta compète, elle ne se prépare pas le jour J. Complètement. Elle se prépare déjà deux, trois jours avant ou la semaine avant. Complètement. En attendant ce que tu manges. Faire attention à prendre des électrolytes avant. Complètement. L'hydratation. Et puis, de toute façon, je disais tout à l'heure, j'ai fait l'aéro, je l'ai payé cash. C'est que le jour J, j'ai bu beaucoup d'électrolytes. Mais avant, tu vois, sur l'hydratation, j'ai fait attention et j'ai crampé hyper vite. Ah bah oui, Donc, en fait, c'est quelque chose qui ne se construit pas à l'instant T. Complètement. Mais vraiment, on peut se dire en fait.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Donc, là-dessus, je ne peux que te rejoindre. J'avais écouté une interview de toi et tu disais que... Tes plus grandes qualités, en fait, c'est d'être culotté et puis d'être un peu fou. Parce qu'on parlait justement de ton parcours entrepreneurial. Et moi, je sais que quand tu as commencé au tout début, ce que tu faisais, c'est que tu prenais un sac à dos. C'est ça. Tu partais dans Paris, tu allais rencontrer justement les distributeurs. C'est ça. Et tu distribuais un peu compé. C'est ça. Tu dis aussi, je crois, à un moment que tu es quelqu'un qui n'a pas de hard skill. mais t'as 100% de soft skill complètement et pour moi tu vois être fou culotté c'est un soft skill c'est en fait faut oser c'est se dépasser ouais complètement pas avoir peur tu vois des jugements des autres pareil quand on s'est eu au téléphone tu disais moi je viens avec une volonté c'est d'être le numéro 1 tu vois tu dis beaucoup de choses je sais pas comment recommencer mais en gros tout ça c'est pour dire tu penses que aujourd'hui pour quelqu'un qui se lance justement et qui Distribuer un produit, c'est important d'oser approcher les personnes finales qui vont acheter, les distributeurs.
- Speaker #0
Je ne peux pas parler au nom des autres. Moi, je connais des jeunes, ils ne sont pas opportunistes, ils n'ont pas de culot, ils n'ont pas l'air. Et en fait, tu les vois vendre dans l'e-commerce, ils vendent dans tous les sens. Ils font beaucoup plus de chiffres que moi. Donc, je ne peux pas me dire que c'est un exemple. Moi, ma façon d'être, c'est celle-là. C'est-à-dire que je suis culotté ou j'ai... beaucoup, beaucoup de culot, et puis j'ai pas peur surtout, c'est-à-dire qu'à un moment donné, en fait, chaque fois que je fais un pas, ça me permet de faire le deuxième, et ainsi de suite. Donc en fait, le but, c'est juste de faire un pas aujourd'hui, et puis de refaire un deuxième le lendemain, et continuer. J'ai pas le produit, j'ai à l'époque pas d'argent, j'avais un peu d'argent de côté, mais en fait, c'est pas assez pour faire ce que j'ai besoin de faire. En fait, la seule chose que j'ai besoin, c'est de savoir si mon produit, il va être acheté. Tu vois, donc je le fais chez moi. tu vois je le fais je te coupe le gingembre tu sais bêtement je te coupe le gingembre etc et puis je vais te faire goûter et puis un pote il me dit bah c'est trop fort ok d'accord ok d'accord mais c'est simple l'entrepreneur est en réalité voilà jusqu'à temps que tu as fait peut-être une quinzaine d'itérations tu veux goûter un pote avant l'entraînement donc tu viens avant l'entraînement tu vas moi j'allais au flash à la cronneuve j'ai goûté big up à Bruno j'ai dit Bruno vas-y goûte ça Il goûte, il dit « Waouh ! » Bruno,
- Speaker #1
c'est ton cobaye, c'est ça ?
- Speaker #0
Non, non, pas du tout. Mais Bruno, il a beaucoup goûté. Il y avait plein, il y avait mon petit frère aussi. Il y avait des tas de cobayes. Je le remercie parce que peut-être qu'aujourd'hui, je ne serai pas là aujourd'hui. Et en fait, déjà, je fais goûter avant 100 mois. Et puis du coup, je fais goûter et puis je me dis « Waouh ! » Voilà, j'ai une petite inflammation, là, je ne l'ai pas eue. Et puis un, puis deux, puis trois, puis dix. Je dis « Ok, d'accord. » Et puis après, il y a quelqu'un qui me dit « Ah, Sébastien, est-ce que je peux t'en acheter une dizaine ? » Il dit, OK, d'accord. OK, je commence à sortir quelque chose. Ça, c'était il y a un peu plus de temps. Il me dit, OK, d'accord. Donc là, en fait, on est en train de toucher quelque chose. Donc je continue. J'ai un gros sac jaune. Tous ceux qui m'ont vu avec mon sac jaune, c'était vraiment au tout début. Et puis, je vais un peu plus loin. Je vais... Tu vois, je voyais un concours. J'arrive à pitcher un endroit. Il y a quelqu'un qui me dit, Sébastien, je pense que ton produit peut être chez Nature Découverte. Je me dis, waouh. OK, donc on arrive là, ça y est. En fait, OK, d'accord. Je fais un concours, etc. Je vais au concours et je me retrouve devant 15 personnes de la nature des couvertes. Et puis je suis là, je pitch le compé, etc. Et en fait, je s'ouvre mon sac, je ouvre le truc, je fais goûter. Tout le monde est fort, tout le monde est excité. Et puis je sens qu'il y a beaucoup de... Ils étaient assis, ils ne voulaient pas faire de sport. Et puis je sens qu'il y a beaucoup de... Tu vois, tu sens quand les gens sont contents. Il y a un côté... Ah oui, ça m'a été, ils ont un peu la pêche, etc. Et je me dis, ok, d'accord. Donc c'est la nature des couvertes. Ils sont prêts à potentiellement travailler avec moi. Du coup, je me dis, il faut vraiment que tu passes le cap. Et à la fin, je reçois un mail, il me dit, on va pas travailler avec vous parce qu'aujourd'hui, vous n'êtes pas capable d'industrialiser pour tous nos magasins. Je crois qu'ils avaient 80 magasins à l'époque. Tu fais 500 bouteilles par mois par 80 magasins. Non, aujourd'hui, je n'étais pas capable de faire ça. Donc là, à ce moment-là, tu sens et tu dis, OK, d'accord. Là, tu as la recette. Maintenant, laisse go. Il faut l'industrialiser. Et là, en fait...
- Speaker #1
Tu convoses une autre aventure.
- Speaker #0
Là, c'est autre chose. Tu veux que j'en parle maintenant ? Justement, j'allais te dire,
- Speaker #1
parce que je crois qu'en plus de la question de l'industrialisation, il y avait plusieurs choses. Quand tu étais à l'artisanal, il y avait les DLC. Je crois que tu étais sur trois jours. Mon Dieu, mon Dieu. Du coup, tu es obligé justement de passer à une phase de l'artisanal à l'industrie. Est-ce que cette phase-là, ça a été compliqué ?
- Speaker #0
C'était la plus dure. Je ne vais pas te mentir, c'était les pires moments de l'entrepreneuriat que j'ai vécu. Parce qu'en fait, ce qui se passe, c'est que tu as un produit, dans le monde des startups, on dit MVP. Donc tu as un MVP qui fonctionne, que les gens sont pré-achetés, que tu pitches. À chaque fois que les gens goûtent, ils disent « oui, c'est fort, c'est bon, etc. » Et en fait, tu ne peux pas te délivrer. Donc toute cette période-là, ça a duré peut-être huit mois. où c'est super difficile, parce que toi, du coup, t'es pas ingénieur agroalimentaire, d'accord ? T'as pas le réseau, tu vois ? J'ai beau pitcher partout, t'es pas... Comment tu fais pour aller voir un ingénieur qui doit lui faire de la R&D sur ton produit, qui après, enfin, aller voir des usines qui sont capables de... Enfin, il y a tellement de paramètres que... En fait, je me suis dit, mais en fait, ça sert à rien, c'est pas la peine, tu vois ? Et en fait, on a continué, puis on a vu une première usine, le feed n'a pas... ça n'a pas fonctionné. On avait une deuxième, lui il était très très gros. Lui en fait, il a voulu me prendre sous son aile. C'est un monsieur qui avait déjà ouvert 2-3 usines, qui faisait de la R&D aussi, qui lui avait accompagné Andros à se développer. Donc Andros, c'est quand même une grosse entreprise, tu vois. Et donc il me fait venir dans son usine. J'arrive dans l'usine, j'avais vu une usine de ma vie. J'arrive dans l'usine, je dis wow, c'est la sienne, le mec il ouvre les clés, tu vois. Tu sens en fait que tu es le gars beaucoup de prestance, tu vois. Et en fait, tu prends un peu sous son aile, tu vois. Et puis, j'aime pas cette position, mais du coup, comme le gars, il sait tout, je ne vais pas, tu vois. Et au final, du coup, quand j'ai découvert, il devait me faire une première production industrielle. On n'a pas réussi. C'est pas grave. Après, tout l'été, on n'a pas de... On n'a pas réussi à faire la R&D. Pourtant, je lui envoie des échantillons, on fait des essais de travail ensemble. On ne matche pas. Donc horrible. Et... Et en fait, en septembre de l'année dernière, je me retrouve, j'ai pas d'usine, j'ai toute la R&D qu'on avait faite, ça tombe à l'eau, et je mets tout recommence à zéro. Waouh ! À ce moment-là, c'est... C'est dur. Ah ben, c'est soit en fait... Soit t'arrêtes, parce que du coup t'as peu d'argent, du coup t'as tout dépensé. Ou soit en fait, tu dis, c'est pas ça, non, les gagnants y ont une demande. Tu vois, les gens ils sont prêts à te l'acheter, donc tu vas pas t'arrêter là. Donc tu te redresses les manches, tu pleures deux jours et puis tu recommences. Et en fait... Pour faire le parallèle, c'est quand tu fais du... Tu sais, moi, quand je fais du football américain, même, je parle de football américain, même quand j'étais jeune, je jouais au basket, je me suis blessé en tout, j'ai compté avant de venir, huit fois. Donc, huit fois, j'ai ce truc de... C'est super bon, je me blesse, je redescends. Paf, je rebleu et je recommence. Tu vois ? Et à chaque fois que tu te blesses, chaque fois, tu es meilleur que la fois d'avant. Et à chaque fois. Et donc, du coup, chaque fois qu'il y a... Donc comment j'ai transféré ça à l'entrepreneuriat, c'est à chaque fois qu'il y a un down qui est violent, c'est des moments où tu te dis, tu peux parler tout le temps que tu veux, il n'y a pas de produit. Et là je me dis, Sébastien, let's go. Combien de fois c'est arrivé, on y retourne. On y va, on le rappelle et puis on recherche, sauf que ça va beaucoup plus vite, vu que justement j'ai passé toutes ces étapes où on a galéré, je connais exactement le produit, je sais aussi comment le parler à l'ingénieur et au collégateur. Parce qu'avant, je ne savais pas parler à un ingénieur agroalimentaire. Donc, il faut savoir, il faut être technique quand tu lui parles. Le produit, je le connais par cœur. Parce que je l'ai vu goûter à tellement de gens que je ne sais exactement comment le faire, comment on va le faire. Si on doit faire une gamme, je sais exactement c'est quoi le prochain produit. Enfin, voilà. Et du coup, ça va beaucoup plus vite. Et du coup, on a industrialisé en Belgique. On a industrialisé en Belgique. Et du coup, ça se passe bien. Ça se passe bien. J'ai un bon partenaire. On a quasiment le même âge. Donc, en fait, ça va assez... On s'entend plutôt bien. Et il faut... C'est un partenaire, donc il faut que ça dure, tu vois. C'est ce que tu disais tout à l'heure.
- Speaker #1
C'est important que ça matche.
- Speaker #0
C'est ça l'idée. C'est que moi, j'ai beaucoup d'ambition. Et en fait, il faut que les partenaires qui sont autour de toi, qu'on prenne là où toi, tu veux aller. Et en fait, le gars avec qui on travaille en Belgique, oui, il sait exactement où je veux aller. Dès le départ, je lui ai dit. Et je pense que c'est aussi ça qui lui a plu, tu vois. Donc, est-ce qu'on y va ensemble ? Oui, est-ce qu'on y va ? Et en fait, on avance.
- Speaker #1
Et tu penses justement qu'il faut voir loin dès le début ?
- Speaker #0
Encore une fois, je parle pour moi. Moi, j'ai toujours vu trop loin. Ça m'a empêché d'avancer dans beaucoup de choses, d'ailleurs. Mais j'ai toujours vu loin. C'est-à-dire que pour être honnête avec toi, j'ai trois gros projets dans ma vie. Le premier, c'est quand j'étais plus jeune. J'avais 8-9 ans. Et moi, mon but, c'était d'aller à NBA. Je me suis dit, j'ai 8 ans. D'accord ? À 18 ans, je vais aller à NBA. Donc j'ai tout fait de 8, 9, 10, 11, 12, jusqu'à 13 ans à peu près, pour Alan Bied. On s'entraînait dur, on allait le dimanche, on était en sélection du département du Val-de-Marne à l'époque. Donc on avait des entraînements en plus, on mangeait bien. On était vraiment en mode cette bulle. Premier projet où je vois très loin. Et j'ai 8 ans. Je me blesse, ça ne s'est pas fait. Par contre, tous mes collègues, ils ont tous fait ce parcours professionnel. Tous ceux qui étaient avec moi dans cette période-là, mon petit frère l'a fait. Moi, j'ai joué avec Evan Fournier, qui était cas joué en NBA, cas joué à Orlando, cas joué à New York. Le Nugget, c'est là qu'a fait l'équipe de France, qui est en finale au JO. Là, au Konaté, j'ai remis en compte que des gars qui ont une espèce de bulle. Notre objectif, c'était d'aller aux Etats-Unis. On voulait tous aller aux Etats-Unis. Eux, pas tout le monde a réussi. Evan a réussi. Après, eux, ils sont allés en pro, pro A, pro B. etc. Il y en a qui ont dit la oua joue avec Wemby d'ailleurs la oua joue avec Wemby donc en fait c'était une petite bulle ça c'est mon premier projet j'ai vu trop loin ça n'a pas fonctionné le deuxième c'est après avec le foot US quand j'ai commencé à jouer au foot US c'était genre je ne sais pas comment t'expliquer ça c'était waouh à ce sport c'était une dinguerie c'était le premier jour j'ai mis le casque j'ai mis waouh tu prends un premier choc tu dis waouh je peux faire ça genre c'est tu vois et tu dis OK, mon deuxième projet, c'est, je ne vais pas aller en NFL, mais au moins, je vais faire une équipe de France ou bien je vais faire peut-être une NCAA, jouer à l'université. Peut-être pas NCAA 1, mais peut-être avoir une bourse. C'est ça le projet, tu vois. Donc, je fais tout pour. Je me rends dur, etc. Donc, tu sais, quand tu as un projet comme ça, c'est ta vie qui est conditionnée. Tu vois ce que je veux dire ? Ta vie entière. Tu dors bien, tu manges bien, tu ne fais pas d'écart, tu ne bois pas d'alcool, tu fais tout pour réussir. Je me blesse trois fois. Enfin, bref. Je ne fais pas NCA, je fais aux Etats-Unis, mais je ne fais pas NCA. Mais je fais l'équipe de France, je fais l'équipe professionnelle, je suis spécifique de haut niveau. Donc, je réussis à moitié, disons ça. Parce que mon but, c'était vraiment pour moi, dans ma tête, d'aller tenter une NCA. Mais j'aurais dû peut-être forcer un peu plus. Bref. Et du coup, le troisième projet, c'est aujourd'hui. Avec compé, tu vois. Et tu vois, là, mon but, c'est... Il y a moins d'un an, je voulais être numéro un. Déjà français déjà, sur les trois prochaines années. Je me suis dit que j'ai trois ans pour être numéro un français, tu vois. Et puis, je pense, bonne transition, je suis parti aux Etats-Unis. Bonne transition. Je suis parti aux Etats-Unis avec du quoi il est déterminé. Et en fait, ce que j'ai vu aux US, ce que j'ai compris aux US, quand je suis rentré, ma façon de penser complète avait complètement changé. Et en fait, aujourd'hui, je me dis, j'ai une vie entière. attention à ce que je vais dire attention parce que je ne le dis pas à tout le monde tu vois mais j'ai une vie entière pour être numéro 1 mondial voilà je veux que tu vois j'ai toute ma vie entière j'ai toute ma vie pour que compé soit numéro 1 des shots tu vois je veux que quand on pense à un shot on pense à compé tu vois que ce soit en Arabie Saoudite que ce soit aux Etats-Unis que ce soit en Afrique dès qu'on pense à un shot que ce soit le mot compé qui arrive en premier tu vois voilà Et en fait, j'ai une vie entière pour pouvoir faire ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Voilà. Et puis donc, voilà.
- Speaker #1
Oui, tu préfères avancer en fait bien et pas trop te précipiter.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Pour faire les choses bien.
- Speaker #0
Par contre, je vois très, très loin. Je vois beaucoup plus loin qu'avant. Tu vois ? Et donc, est-ce que c'est bien ? En tout cas, ça me guide. Ça me permet de me réveiller tous les matins. C'est exactement ce que je fais. Est-ce que chaque fois que je fais quelque chose, en fait, me permet d'arriver à mon objectif qui est très, très loin ? Oui. Alors du coup, j'y vais. Voilà. C'est ça.
- Speaker #1
C'est important dans la vie d'avoir un driver comme ça.
- Speaker #0
Ah ben… Quand je me suis blessé la deuxième fois au football américain, j'ai eu peut-être pendant 6-7 mois où je ne savais absolument quoi faire. Pas du tout quoi faire. Quand tu es drivé par des projets longs, des visions qui sont lointaines, le jour où tu n'en as plus, waouh. On parle de mort lente dans le sportif, pour parler du sportif de haut niveau. Parce que le pire, c'est que je chante. Je me blesse, donc j'ai un ligament atteint qui est rompu, mais j'ai une fissure mélices à droite, une fissure mélices à gauche, mais mon corps entier est en pleine forme. Et c'est ça en fait qui est difficile, c'est que ton cerveau est en pleine forme, tes épaules, enfin ton corps, il n'y a qu'un petit ligament qui est là, qui t'empêche juste de marcher, de pouvoir continuer. Et tu te dis, waouh, tu dois arrêter. Et en fait, il n'y a pas de rééducation possible, parce que ton corps est tellement mort que du coup c'est mort, tu vois. Et tu te dis, waouh, ok, ok, qu'est-ce que je vais faire alors ? Qu'est-ce que je vais faire ? Tous les matins, je me levais. C'était pour aller à la salle, pour aller chez le kiné. Et là, du coup, je ne vais pas chez le kiné, je ne vais pas à la salle. Du coup, je n'ai plus besoin de bien manger. Du coup, je ne vais pas m'entraîner. Je n'ai plus besoin de faire attention. Donc en fait, tout ce que tu avais, tu ne l'as plus. Tout ce que tu avais comme ton mindset qui était genre... Tu étais un peu... Comment je peux dire ça ? Tu étais un peu...
- Speaker #1
C'était carré.
- Speaker #0
Oui, c'était carré. Là, du coup, ça n'avait plus... Ça n'a pas de sens de bien manger. Donc pendant huit mois, c'était difficile.
- Speaker #1
donc voilà c'est un peu la même chose que la remise en question c'est qu'à ce moment là tu te dis bon bah qu'est-ce que je fais ah mais oui complètement et justement là avec ces ambitions là que t'as à chaque fois donc tu parlais de l'industrialisation déjà dans un premier temps là avec ton voyage aux Etats-Unis t'as voulu aller beaucoup plus loin t'as pitché pardon à Compey auprès de Vici quand tu montes comme ça à chaque fois en puissance t'as pas surtout avec ce que t'as vécu comme tu disais des fois bah tu montes en fait tu es là-haut et puis des fois tu te dis mince enfin j'imagine tu ne penses pas quand tu montes je vois très bien là où tu vas revenir tu ne te dis pas est-ce que tu prends peur est-ce que tu prends peur tout le temps tout le temps tout le temps parce que du coup en fait c'est tout
- Speaker #0
enfin on va faire un peu d'introspection mais en fait tout le temps c'est ça moi toute ma vie c'est tu montes tu es archi fort paf tu redescends et tu recommences comme ça tu vois le nombre de fois où j'étais champion le nombre de fois où l'année d'après il ne s'est rien passé Merci. tu vois, soit au basket, soit au foot dress, c'est un truc de fou, tu vois. Il faut juste qu'on paie, qu'on apprenne à gérer ça. C'est ce côté où c'est très très bien, et puis tu as un down qui est violent, et puis tu recommences. Et en fait, au final, je me dis que j'apprends à le gérer, mais la réalité, c'est que je sais le gérer. Ça fait tellement longtemps que je gère ça, qu'au final, let's go, on y va. Aujourd'hui, c'est ma façon de vivre. Donc on a des ups qui sont violents. Je peux te garantir que là, j'ai eu un contrat, quand j'ai signé le contrat, c'était génial. Deux jours après, on t'annonce que tu dois être livré, que tu ne vas pas être livré. Du coup, si tu n'as plus de bouteilles, tu ne peux plus vendre. Si tu ne peux pas vendre, tu ne peux rien faire. Il faut apprendre à gérer ça. Et je te jure, ça ressemble au sport. Il n'y a aucune différence entre l'entreprenariat et le sport de niveau. Je me rappelle de passer... J'ai joué en ELF, European Football League. Et en fait, je me dis, moi, je rêverais de jouer contre Hambourg. Hambourg, c'est une grosse équipe. Ils ont une grosse équipe à demande. Ils ont une défense qui est genre magnifique. Ils sont tous musclés, tous très, très forts. Ils ont des prétentions d'aller jouer en NFL, etc. Donc, en fait, jouer contre eux, c'est peut-être un des meilleurs matchs qu'on va faire. Donc, toute la saison, je réfléchis à ce match. Toute la saison, je me dis, quand ça va arriver, Et le jour où ça arrive, tu vois, je suis en pleine forme. Je sens que je suis en pleine forme, je sens que j'ai bien mangé, j'ai bien dormi. Ça fait deux semaines, trois semaines que je me dis, ça y est, c'est bon, ça y est. Donc, je prépare ce match-là. Je fais le match. Je fais un match, j'ai encore les vidéos, des fois, je les regarde. Et je fais un match, genre, où je suis vraiment très fort sur le terrain. Je me blesse à la fin du match. Je me dis, waouh, le up violent de... Tu as toujours rêvé de jouer contre eux, tu fais bien le taf, et le down, mais genre, mais d'un... Tu vas plus profond de... Tu sais que c'est fini. à ce moment-là tu vois et bien ça cette sensation que tu ressens là à ce moment-là que j'ai ressenti là et bien je ressens la même chose dans compé exactement la même chose et ça quotidiennement voilà des hops violents et les dents et en fait tu fais que ça tu fais que ça donc
- Speaker #1
voilà ouais désolé je partais un peu dans le tu vois mais ma question c'est un peu le but aussi justement en revenant un peu en arrière tu veux parler un peu de l'histoire de compé et puis la gourde blanche ah ah ah
- Speaker #0
Cette fameuse gourde blanche, ben écoute, pour la petite histoire, c'est une gourde à la base qui est simple. C'est une gourde qui permet en fait de garder du coup les compéts au frais, d'accord ? C'est un truc simple, je suis allé chez Carrefour, voilà, j'ai mis un sticker sur ce compé, j'ai mis derrière café, donc c'est un serait, je dis que c'est pas ça, c'est du compé, tu vois ? Donc voilà, j'ai fait un truc sympa et en fait, cette gourde-là, elle me permet de, à l'époque, où j'avais la version artisanale, de les mettre à l'intérieur. et en fait comme je partais très tôt le matin donc je me réveillais très tôt le matin je le faisais je le mettais dans la gourde et du coup toute la journée je faisais des rendez-vous ce qui me permettait de consorter un compé mais il était frais et cette gourde là elle m'accompagnait genre mais quand je dis partout pendant un an et demi partout et encore aujourd'hui là même la version du coup industrielle et bien en fait les compets sont enfin cette gourde là est encore là t'as juste troqué le sac à dos jaune pour une valise alors non parce qu'à la base il y avait des compets dans la gourde il y avait trois gourdes dans mon sac à dos jaune maintenant j'ai une grosse valise ah ouais parce que du coup maintenant on voit des pattes de 12 donc voilà mais ouais cette gourde là je vais faire un post je pense que sur Insta elle est allée elle s'est retrouvée sur un terrain de Golden State
- Speaker #1
elle s'est retrouvée là et je me dis je peux pas la rater il y a des choses qui marquent comme quand tu parlais de trouver le nom compé tu voulais un nom qui puisse aussi faire écho à des personnes anglaises, anglo-saxons tu as bien regardé tu vois moi je pense que c'est important de réfléchir un peu à tout ça quand tu commences à te lancer parce que... Tu ne sais jamais au final quelle proportion ça va prendre, où est-ce que ça va aller. Et puis quand tu montes, tu vas en parler justement de comment tu es monté, il ne faut pas que ça devienne bloquant à un moment. Donc tu es obligé d'y réfléchir un peu.
- Speaker #0
Complètement. J'ai été accompagné. J'ai été accompagné. Je n'ai pas... Encore une fois, j'ai été accompagné. Même si j'avais quand même une vision de long terme, mais j'ai été accompagné. J'ai été accompagné par le PERCO, l'Incubator de la région de France. à la base j'avais rien à faire là, c'est mon culot qui a fait que voilà, les déterminés, alors big up à eux parce que vraiment vraiment ils ont changé ma façon de voir l'entrepreneur, ils m'ont donné tous les tips littéralement pour pouvoir en fait travailler dans cet écosystème, donc nous on a vraiment tout déterminé, que ce soit Moussa Kamara, que ce soit Marie-Laure, que ce soit Karim. Je ne vais pas tous les citer, mais Flo, Flo, enfin voilà, en fait, ils te permettent de pouvoir te mettre dans les bonnes conditions pour que, en fait, aujourd'hui, j'ai peur de rien. Dès que je vais au rendez-vous, je suis quasiment, j'ai un pitch, etc. Tout est carré, tout est structuré, parce qu'en fait, on a pris le temps de travailler avec eux.
- Speaker #1
Ça te permet à toi aussi d'avoir la bonne dimension quand on produit, quand il prend...
- Speaker #0
Oui, oui, complètement.
- Speaker #1
Et je pense que c'est un peu ça aussi, que tu as dû vivre avec les V6 et que tu es allé les voir.
- Speaker #0
du coup t'as compris des choses alors tu veux que je te raconte du coup comment c'est passé aux Etats-Unis avant de parler du VC ou pas ? vas-y si tu veux donc je participe au concours du coup de Together les Terres donc t'as un concours déterminé avec des banques américaines Wall Fargo American Express et puis je crois qu'il y a aussi des entreprises françaises j'ai pas leur nom là Je participe au concours, je suis lauréat, et donc je pars une semaine à Los Angeles, et une semaine aux États-Unis. En gros, c'est une longue expédition. Donc c'est en gros pour essayer de comprendre comment le marché américain fonctionne, etc. Moi, j'ai une vision très long terme en me disant que j'ai envie de partir en Californie, mais la réalité, c'est que je ne sais pas comment faire. Mais j'ai beau dire tout ce que j'ai envie, je sais que j'ai envie d'être là-bas, je sais que j'ai envie de vendre compé aux US. et le flap football qui est un dérivé de football américain qui va au JO à l'Assemblée de l'Est en 2028 tu vois moi j'ai mes amis qui sont à l'équipe de France donc voilà tu vois et je me retrouve aux US avec mon produit et en fait dès que je sors de l'avion je fais wow je sors de l'avion paf il y a un mec costaud il dit wow il me dit yo big man tu vois et en fait wow ok d'accord on vient d'arriver ça fait une seconde que je dépose mon pied je suis même pas sorti de l'aéroport tu vois Il me dit, OK, l'énergie, elle est bonne. L'énergie, elle est bonne. Et je me rends compte que, surtout en Californie, surtout en fait à Los Angeles, un peu moins en Francisco, mais beaucoup à Los Angeles, quand je parle avec les gens, tu vois, quand je dis compé, ce n'est pas la même chose quand je le dis en France que quand je le dis aux États-Unis. Tu vois, c'est compé, la competition, tu vois ce que je veux dire. Et en fait, personne n'a goûté, mais tout le monde est excité. Tu vois, tout le monde dit, waouh, la brène est lourde, etc. Le marketing est bien fait. Tu vois, le fait que ce soit un petit shot. c'est Ben Canette tu vois que ce soit écrit en fait tu vois en long en blanc etc et en fait eux il y a deux types de personnes donc il y a ceux qui voient le côté sport le côté compétition tu vois la compétition et il y a ceux qui voient la bande qui voient la brain compère en créole et qui disent compère tu vois c'est le deuxième jour on a eu l'anecdote c'est le collègue c'est ça le coéquipier je sais pas quoi c'est en fait compère c'est en créole c'est le compère en français tu vois c'est mon pote c'est mon camarade tu vois et et... Et du coup, on arrive chez Meta, on est assis, on a une grande table, etc. Et du coup, c'est le gars qui nous a invités, etc. J'ai oublié son prénom. Et en fait, j'ai la fameuse bonbonne, encore une fois, posée sur la table, comme ça. Il y a une vingtaine autour de la table. Et puis, il regarde la bonbonne comme ça, et puis il dit, il stoppe tout. Il dit, attends, en anglais, il dit, ouais, compagne, ça veut dire. En créole, c'est mon pote. Et je dis, yes. Et là je me dis, ça fait un jour je suis là, je me dis waouh, il a compris direct. Et là il me dit, moi je viens du Queens, donc le mec qui travaille chez Meta, donc c'est un haïtien, moi je viens du Queens, ma mère est haïtienne. Et en fait quand j'étais petit, ma mère me parlait toujours en créole. Donc je lui ai fait évoquer un souvenir parce qu'il a vu le nom. Et je me dis c'est ça la bonne énergie, c'est ça la bonne énergie. Et je me dis waouh, ça fait un jour je suis là, on est déjà dans le bon truc, ok d'accord. Il faut que je récisse ici. C'est là que j'ai compris, il fallait que je récisse ici. Et tous les jours, tous les jours je comprenais le fait que... ce serait beaucoup plus facile de développer compé en Californie qu'en France, parce que c'est trop rapide. Tu vois, une fois que les gens, ils aiment, une fois qu'ils aiment la brand, ils en parlent, le mec, sur le moment, il a appelé une pote à lui qui est au deuxième étage, « Ouais, j'ai un gars là, il développe un shot de machin, elle est descendue, on a parlé en créole, à Meta, c'est dingue, genre, tu vois. » Et en fait, cette énergie-là, en Californie, elle est très forte, tu vois. Et des anecdotes, j'en ai plein, mais voilà. Et du coup, le dernier jour... le dernier jour du voyage on est à on est à San Francisco et en fait du coup les déterminés nous mettent en relation avec des VCs, en fait on doit leur pitcher dans notre projet et eux ils font leur retour, s'ils veulent investir, ils investissent etc. Donc ça m'entend de passer et je pitch et en fait pour être honnête avec toi je ne savais pas c'est pas mon monde, je n'y connais absolument rien on rencontre des gens dans la semaine, etc. Et je comprends que le monde des VCs, c'est un monde qui est très fermé, qui, voilà, c'est pas très démocratique. Il y en a, en fait, ici en Europe, mais aux États-Unis, c'est vraiment, ça fonctionne, etc. Il y a vraiment une, excuse-moi, il y a vraiment quelque chose de, tu vois, c'est structuré, tu vois. Moi, j'y connais absolument rien. Du coup, je me dis, je vais leur demander combien, je sais pas du tout. Et pendant un pitch, encore une fois au culot, je leur demande 500 000 euros. OK, le pitch est bon, je sens que je réponds bien aux questions. Et à la fin, il ne se passe rien. OK, d'accord. Et à la fin, il me dit, Sébastien, tu ne peux pas demander 500 000 euros. Mais je dis, mais pourquoi ? 500 000 euros, c'est énorme. Il me dit, mais en fait, une campagne de marketing aux US, c'est 400 000 dollars. Comment tu veux faire le reste ? La production, la logistique, la bref, tu ne peux pas. Donc, ça montre le fait que tu n'es pas encore prêt. Et quand je comprends... Il me dit, quand tu reviendras, développe-toi en Europe. Et quand, en fait, tu vas tout développer en Europe, tu reviens me voir. En fait, tu ne me demandes pas 500 000, mais 3 millions de dollars. Et en fait, je dis, waouh, il est sérieux ou quoi ? Donc, en fait, on reste sur les lignes ensemble. Et le fait, moi, j'avance au fur et à mesure, tout doucement, tu vois. Mais j'avance. Et en fait, je comprends aux États-Unis qu'il y a des règles, tu vois. Et c'est là que je découvre Précide, CIDE, Serie A, Serie B. Et je me dis, en fait, il y a des règles de financement. Et pour qu'on puisse financer son produit, il y a des règles. Et je me dis, waouh. Et c'est là où je me dis, s'il y a des règles, il faut que je comprenne les règles. Est-ce que je veux jouer aussi à ce jeu ? Tu peux très bien voir les règles, les voir, mais est-ce que toi, tu as envie de participer à ça ? Mais si tu participes, en fait, est-ce que ça va répondre à ton objectif d'être numéro un mondial ? OK, waouh, waouh. Qu'est-ce qu'on fait ? Ok, j'ai compris un peu comment ça fonctionne. Autour de moi, quand je reviens à les U.S., il y a beaucoup de VCs qui me rajoutent sur LinkedIn. Je me dis, waouh, j'ai pas commencé, parce que j'avais pas encore le projet industriel, tu vois. Mais j'ai compris, tu vois. Et je me dis, ok, ok. Donc, il y a un jeu. Et là, du coup, dans ta tête, ça change. Et encore une fois, tu vois, le football américain, tu vois les règles, c'est super complexe. Mais quand tu connais les règles, tu t'éclates. Là, c'est la même chose. Là, je commence à comprendre un peu les règles. Et je me dis, waouh, OK, comment on va faire ? Et là, je suis au début. Je n'ai rien fait encore. Je n'ai rien fait. Mais ce que je veux jouer à ce jeu-là, c'est la suite, c'est l'avenir qui va nous le dire.
- Speaker #1
Et puis, j'ai l'impression que quand tu fais du produit aussi, parce que tu parles d'ambition, il te parlait de chiffres, etc.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Quand tu regardes un peu l'histoire de Nike, en fait, c'est un peu la même chose. C'est qu'à un moment... Quand tu dois vendre plus, il te faut plus de stock. Pour avoir plus de stock, il te faut plus d'argent. Et du coup, à chaque fois, tu prends un risque supplémentaire. Donc plus l'emplanter, je crois, à la banque de Chine ou quelque chose comme ça, auprès de banquiers asiatiques. Donc à chaque fois, ça va rajouter du risque, de l'endettement, etc. Mais dans le produit, par rapport à une solution SaaS ou des choses comme ça en techno, c'est que là, tu prends un risque supplémentaire parce que tu as un coût à chaque fois. Et quand tu veux grandir, te développer, j'ai l'impression qu'à un moment... si tu veux être aligné justement avec cette ambition d'être numéro un ou autre, il faut que tu puisses répondre à la demande.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
À un moment, il faut que tu prennes le risque qui est associé à l'emprunt. Parce qu'on parle de levée de fonds comme si c'était un truc, l'argent il tombe du ciel. Complètement. Ok, tu as réussi, mais en fait, tu as tout le côté risque qui va à deux.
- Speaker #0
Mais c'est du capital risque. La vie ici, c'est du capital risque, littéralement. Et puis du coup, le mec, il prend le risque. Avec toi. Et c'est des sommes qui sont astronomiques. Mais après, c'est des parts aussi que tu donnes qui sont grosses. Donc voilà, il faut savoir aussi que je dis, il faut comprendre tout le jeu. Moi, je ne suis pas de ce monde-là. Il y a deux ans, je suis éducateur spécialisé. Je ne sais pas, tu vois le... Le gap. Le gap entre... Je n'ai pas fait d'études de finances. Tu vois ? Enfin, on apprend sur le tas. Tu vois, je suis conseillé parce qu'en fait, ils m'apprécient. Alors du coup, on va me donner des tips. Mais les tips, ce n'est pas... du quotidien. Donc, waouh, tu vois. Et quand tu découvres ça, tu te dis, bon, d'accord, tu sais comment faire pour être numéro un. Aujourd'hui, je sais comment faire. Entre guillemets, quand je dis, je sais comment faire, c'est qu'en fait, je vais mettre en place des choses pour pouvoir aller, pour pouvoir tourner vers ça et pouvoir être accompagné financièrement avec les distributeurs, avec la logistique, etc. Et on verra bien. Est-ce que ça va fonctionner ? Je ne sais pas. En tout cas, mais tous les jours, je fais tout pour que ça puisse fonctionner. Voilà.
- Speaker #1
Et justement, quand tu as une marque, moi, je suis sûr que... Pompé ça va cartonner ça va être génial ah t'es au top merci une question un peu introspective quand t'as une marque qui grossit comme ça et puis une brand qui grossit comme ça comment tu fais pour te dire au quotidien j'ai les épaules pour tu vois être le visage mais j'ai pas le choix j'ai pas le choix tu vois là je dois faire un podcast à
- Speaker #0
la base je bégaye tu vois mais j'ai pas le choix de pas bégayer devant toi tu vois ce que je veux dire parce que c'est un podcast en fait tu sais à un moment donné déjà il y a deux choses déjà t'es habité je suis habité par Pompé littéralement Et je suis obsédé par ça. Il y a un moment donné, c'est pas... Je dors pas, des fois, pour ça. Tu vois, je... Il y a plein de choses que je fais pas dans mon quotidien. Tu vois, il y a des amis que j'ai envie de voir, je les vois pas parce que je sais qu'en fait, ils vont me prendre la tête et que du coup, je vais pas être focus après sur le compétitif. Enfin, je suis obsédé par être numéro 1, déjà. De base. Je suis obsédé par être numéro 1. Et comme je me suis mis ces objectifs-là en tête d'être numéro 1 mondial, eh ben... Tu vois, c'est du quotidien. Je suis obsédé. On est de quoi ? On y va, on ne réfléchit plus. Je ne suis même pas en train de réfléchir. Est-ce que oui ? Non, non, non. J'y vais. Est-ce que j'ai les épaules ? Je ne sais pas. Mais j'y vais. Tous les jours, j'y vais. Toujours, j'ai de l'avance. Je vais peut-être que, pendant un peu de temps, je vais bégayer. Mais ce n'est pas grave. En fait, on va continuer. Tu vois, il y a la Forte de Paris. Il y a des problèmes. Mais ce n'est pas grave. En fait, je dois juste avancer. Et ce n'est pas grave. Est-ce que j'ai les épaules ? Je n'ai même pas le temps de me poser la question. J'y vais.
- Speaker #1
En fait, la Forte de Paris, tu n'as pas le choix. Ta maman, elle te demandait des billets.
- Speaker #0
Même chose à la Forte de Paris, c'est incroyable. Ma mère, moi je suis en Marseillais. La Forte de Paris, c'est un endroit où on se réunit tous. Et là, je suis lauréat du concours startup de la Forte de Paris. Pas du côté entier, mais du côté startup. Ma mère m'a dit, mais du coup, tu seras l'essentiel. Je dis, non, non, non, je ne comprends pas. Elle dit, mais tu seras l'essentiel. Ma mère, elle est contente. Elle m'a dit, mais elle est contente. Mais même ça, tu vois, quand je vais arriver... à la fois de Paris j'ai pas envie de faire figuration tu vois je veux qu'on puisse se dire ah c'est là qu'on a découvert qu'on paie la première fois tu vois j'ai envie que tu vois il y a 400 000 personnes qui vont arriver j'ai pas envie de faire j'ai pas envie de tu vois moi je me suis dit il faut que je sois numéro 1 j'ai pas le choix donc il faut que je sois numéro 1 déjà dans le petit groupe des L'Oréal qui sont 24 donc il faut que je puisse faire plus grande impression et toujours être tu vois si je suis pas capable d'être numéro 1 à la fois de Paris je peux pas être numéro 1 Je dorms. mondialement tu vois ce que je veux dire et c'est ça l'objectif c'est l'obsession d'être numéro 1 des fois ça me pose problème je peux te garantir il y a des moments où je suis c'est dur parce que déjà que j'arrive pas ben voilà on fait tout pour arriver mais ouais mais
- Speaker #1
ouais justement quand tu as cette obsession justement de la performance et du dépassement de toi ouais t'arrives quand même à te poser des fois et profiter de l'instant ou des choses comme ça ouais
- Speaker #0
Oui, parce que du coup, la performance, et tu vois, quand tu vois un parallèle avec le sport, etc., il y a une année, si je te fais un petit parallèle, il y a une année où je voulais absolument, c'était l'année où je voulais aller en équipe de France. Je me suis tellement entraîné que je me suis blessé. Je me suis tellement préparé physiquement pour être performant que je me suis blessé. Ça n'a pas de sens, tu vas me dire, mais la réalité, c'est que ça s'est arrivé. Je l'ai compris. Tu ne peux pas faire la même chose dans l'entrepreneuriat. Il y a toujours un jour dans ma semaine. toute la semaine, il y a toujours un jour où je ne fais rien, où je ne dois pas penser à combien. Je n'y arrive pas tout le temps, mais je m'oblige, la récupération fait partie de la performance. Et c'est ça en fait, je suis obligé de faire un pas de côté où quand je reviens, j'ai de l'énergie. Et des fois, ça ne marche pas, le pas de côté, parce que du coup, je fais le pas de côté et quand je reviens, je n'ai pas beaucoup d'énergie. Ça veut dire que là, je suis allé au bout et ce que j'ai... Encore une fois, le parallèle avec le sport, quand ça m'arrive, je vais en Martinique. Je fais tout pour aller en Martinique. Je me débrouille pour toujours avoir un peu d'argent, pouvoir me prendre un billet au cas où ça arrive. Parce que du coup, si je n'ai pas d'énergie, je ne peux pas faire avancer complètement. Donc en général, je pars en Martinique. En général, ça, ça marche à chaque fois. Tu vas chez mamie, on n'est que tous les deux, moi et ma grand-mère, tu vois. On va dans le jardin, on va au jardinage. C'est tout basique, tu vois. On mange bien, je dors bien, je vais dans la mer, je vois mes cousins, je vois la famille. Quand je reviens, j'ai une énergie qui explose, tu vois. Et la récupération est super importante dans la performance.
- Speaker #1
Mais tu as raison, de toute façon, même quand tu fais du sport, le repos, c'est important. C'est clair. C'est clair. Et je pense que même en tant qu'entrepreneur, c'est là où tu as le parallèle. Ça te permet de prendre du recul.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Pour toutes les personnes qui ont apprécié notre échange, elles peuvent la retrouver où ?
- Speaker #0
LinkedIn, Sébastien Allier, j'essaie de poster sur LinkedIn. Dink, tiré du bas, compé, sur Instagram. Sur mon site aussi, on a un très très beau site fait par Camille Pétruchy qui m'a l'associé, qui est au top. bigopel on a fait un site on se casse enfin beau site donc allez voir le site s'il vous plaît avec grand plaisir mais n'hésitez pas à goûter n'hésitez pas à goûter je peux aussi dire aussi parce que tu en as pensé tu vois c'est déjà j'ai arrêté au début de l'enregistrement c'est à la voir avant un
- Speaker #1
deuxième mais pour plus tard mais non moi j'ai adoré J'ai adoré, franchement, c'est hyper bon. Les produits qui sont dedans, ils sont top. Je sais à quel point aussi c'est difficile de produire ça. Donc d'autant plus, tu apprécies encore plus. Faire une boisson sans eau, c'est compliqué. Et en vrai, il y a tout ce que tu recherches aujourd'hui. Il y a de l'eau de coco, il y a du piment, il y a du gingembre et du sucre, parce qu'il en faut.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et donc, si en plus tu as le goût, c'est ce qu'il faut. Donc moi, je peux qu'encourager les gens à aller découvrir Comté.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Et puis à découvrir ce que tu fais aussi. Merci. Et voir ton parcours au quotidien.
- Speaker #0
Juste pour le parcours, je suis au tout début. Il ne faut pas être indulgent avec moi. Je suis au tout début. On a beaucoup d'ambition, on fait beaucoup de choses. Mais je suis au tout début de l'aventure. Donc il ne faut pas hésiter à…
- Speaker #1
Il y a un début à tout.
- Speaker #0
À follow, exactement.
- Speaker #1
Il y a un début à tout, comme toutes les carrières sportives.
- Speaker #0
Exactement, exactement.
- Speaker #1
Je te remercie en tout cas. Merci à toi.
- Speaker #0
Merci à toi pour ta bonne énergie aussi, parce que tu as une très bonne énergie et ça se ressent. Donc, merci à toi. Et puis, à très bientôt.
- Speaker #1
À très vite.
- Speaker #0
À très vite, oui. Merci beaucoup.