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Besoin d’informations sur nos concepts ? Contactez-nous à : reseau-linstitut@thalgo.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bonjour à tous et bienvenue dans ce tout nouvel épisode du podcast des concepts Institut THALGO & ELLA BACHÉ. Aujourd'hui, nous changeons un petit peu de format pour laisser la parole à Cécilia, qui est une cliente pilote accompagnée maintenant depuis plus d'un an et demi dans le cadre du concept Institut THALGO. Bonjour Cécilia.
Bonjour Demy, bonjour à tous, très heureuse d'être parmi vous aujourd'hui.
Eh bien écoute, c'est un plaisir pour moi de te recevoir aujourd'hui dans cet épisode, car effectivement tu vis au quotidien des enjeux dont nous parlons souvent ici, comme le management, le pilotage, le développement et surtout la posture de chef d'entreprise. Et c'est ce sujet qui va nous intéresser aujourd'hui. Donc voilà, je te propose de parler de prise de conscience, des erreurs que tu as pu faire au cours de ton parcours, des déclics aussi que tu as eus. et surtout de ce que tout cela change concrètement quand on décide d'évoluer dans cette posture. Est-ce que ça te va ?
C'est parfait, oui.
Allez, super. On vous laisse vous installer confortablement et on se retrouve juste après le générique. Bienvenue dans le podcast des concepts Institut THALGO & ELLA BACHÉ. Je suis Demy, coach pour ces deux marques, et j'accompagne les clients des instituts pilotes présents partout en France. j'ai également été, pendant 5 ans, responsable de l'Institut THALGO d'Aix-en-Provence. Dans chaque épisode, je partage avec vous des conseils pratiques et inspirants pour développer votre institut autour de 4 grands axes. Le management de votre équipe, votre dynamisme commercial, votre stratégie digitale et bien sûr, la croissance de votre business. Préparez-vous à transformer votre institut et à révéler tout son potentiel. C'est parti pour l'épisode du jour ! Alors Cécilia, est-ce que tu peux commencer par nous raconter ton parcours, s'il te plaît ?
Oui, bien sûr. Alors en fait, j'ai commencé par quatre années d'école d'esthétique. C'est un métier que j'ai toujours voulu faire. Donc à la troisième, en fait, j'ai directement bifurqué dans l'esthétique.
OK.
Et puis après les études, en 2003 du coup, j'ai eu l'opportunité de reprendre un institut.
Donc là où tu es du coup, donc l'Institut L'Oasis.
Oui, c'est ça, là où je suis. Enfin, pas là où je suis actuellement, mais dans un autre local. J'ai commencé dans un petit local, un petit institut familial, on va dire, dans un petit village. Donc, j'y ai travaillé plusieurs années toute seule. Et puis, l'activité s'est bien développée. Donc, du coup, j'ai embauché une première salariée. Et on a continué comme ça jusque là, tout récemment, finalement. où j'ai décidé d'évoluer parce que ça devenait un petit peu trop petit, envie de changement, envie d'évolution. Donc, j'ai repris un institut plus grand il y a un an et demi.
Ok. Je ne t'ai pas posé la question parce que ça fait un an et demi qu'on se connaît maintenant et qu'on se sait régulièrement en visio et que tu as commencé l'accompagnement. Est-ce que du coup, tu peux nous dire quel est le nom de l'institut et surtout, quel est le concept de l'institut et combien vous êtes aujourd'hui ?
Oui, alors du coup, moi, c'est Institut de beauté l'Oasis à Omal, dans le 76. Donc aujourd'hui, on est quatre esthéticiennes, dont j'ai deux salariés et une BTS en alternance. Et du coup, au niveau du concept de l'Institut, je vais être dans le côté bien-être, massage, spa, soins visage.
Au tout début, quand tu as commencé, je crois que tu étais toute seule avec Eve. C'est ça, quand tu nous parlais de l'employé avec qui tu étais au tout début, vous êtes restées deux, c'était Eve, c'est ça ?
Ouais, c'est ça. En fait, j'avais une autre salariée avant Eve. Eve, ça fait 7-8 ans maintenant qu'elle est avec moi. Avant, j'ai eu quelqu'un pendant 5 ans. Et avant, j'étais toute seule. Mais avec Eve, là, depuis 7-8 ans.
Alors là, quand tu étais toute seule avec Eve, comment ça se passait ? Quelle était ta posture ? Est-ce que pour toi, tu te sentais en mode esthéticienne à 100% ou est-ce que tu étais déjà en mode chef d'entreprise ?
Non, esthéticienne à 100%. En fait, Ève, c'était ma collègue. On travaillait toutes les deux pour la même entreprise. Donc, voilà, totalement esthéticienne. Alors, chef d'entreprise, par la force des choses, puisqu'on est obligé quand même de gérer. Mais ma posture avec Ève, tout du moins, c'était une collègue. Et j'étais à 100% esthéticienne, effectivement.
D'accord. Et alors, toutes les tâches qu'on fait en tant que gérante d'instituts, de centres de beauté, comme la comptabilité, le plan d'animation, le management, tout ce genre de missions, quand est-ce que tu les faisais ou est-ce que tu les faisais ou est-ce que ça passait un petit peu à la trappe, du coup ?
Je les faisais par obligation, parce qu'on est quand même obligé, au minimum, au niveau compta et tout ça, de le faire. Mais je faisais tout à la maison, le soir en rentrant. Mais effectivement, du coup, je faisais, au jour d'aujourd'hui, je me rends compte que je faisais le strict minimum, parce que je faisais que ce qui était obligatoire. Et tout le reste, pour faire évoluer l'Institut, je ne faisais rien. Heureusement, j'ai la chance que ça a évolué bien tout seul, mais c'est tout.
En fait, il n'y avait pas forcément de pilotage à ce moment-là.
Ah non, rien du tout. On avançait comme ça avançait.
À quel moment, du coup, tu as eu le déclic ? À quel moment tu t'es dit, il faut que je change de posture ? Ou il faut que je change les choses, tout simplement ?
Au changement de l'Institut et grâce à toi aussi, du coup. Il faut le dire quand même. Du coup, c'est vrai que le pack pilote m'a été présenté par Pauline, ma représentante. Et en fait, au final, c'est là un peu, en en parlant avec elle et en me projetant, parce qu'il fallait que je prenne plus de salariés, forcément.
Bien sûr.
Là, je me suis dit, ouais, mais si je reste que comme ça, ça n'avancera pas pareil. Et puis là, c'est une équipe. C'est plus, même si on était deux, on est une équipe. Mais voilà, là, il va y avoir une équipe. Donc, il va falloir qu'effectivement, je prenne mon rôle de manager.
Tu es quand même passé de 2, donc quand je dis 2, je te compte toi, à 4 d'un seul coup.
C'est ça, oui.
Quasiment. Comment tu l'as vécu ça au début ?
Non, moi, j'étais contente en fait. Et je pense que j'avais besoin aussi de ce changement de posture. J'avais envie d'autre chose en fait. Donc, le fait de ne plus être 100% esthéticienne, mais avoir une autre approche du métier tout en restant esthéticienne. Et bien, ça a totalement... C'est ce que j'avais envie, c'est ce que j'avais besoin, en fait.
Oui, pour te sentir évoluée, je pense.
Ah ben, forcément, ça joue aussi, c'est ça. Mais effectivement, j'aurais pas réussi à faire ça toute seule, par contre.
C'est vrai que dès le premier mois ou les deux premiers mois du pilote, ça a pris très vite. Je t'ai trouvée, tu sais, dans une dynamique de OK, j'apprends des choses, mais en fait, des fois, tu sais, tu as des personnes qui font des formations. qui apprennent, qui se disent, c'est intéressant, il faut que je le mette en place. Mais toi, ta force, je trouve que c'est en fait, tu es clairement dans l'action. Et de suite, tu as très rapidement mis les choses en place. Et c'est ce qui a fait que tu as eu des résultats, je trouve, très rapidement.
Parce que j'avais envie, en fait. Je savais que je ne pouvais pas, en prenant plus grand, quatre filles. Il faut à un moment donné que l'entreprise, même si ça tournait très bien et que j'avais quand même beaucoup de demandes sur l'évolution. où je voulais aller, c'est-à-dire le massage en duo, la balnéothérapie. J'ai quand même fait beaucoup évoluer. Mais à un moment donné, je ne peux pas stagner non plus. Il faut que j'avance, il faut que je fasse évoluer. Et pour ça, il fallait que je change, que je structure un peu plus l'institut et que je sois plus organisée et qu'obligatoirement, je prenne la posture de manager. Donc, j'y suis allée à fond.
Ah oui, tu y es allée à fond. Est-ce que tu peux du coup nous parler un petit peu plus en détail de ce qui a changé, de ce que tu as mis en place ?
J'ai déjà délégué un peu plus, c'est-à-dire que maintenant, elles ont chacune des choses à faire en particulier. La vitrine, par exemple, c'est déléguer à une des filles, les réseaux, c'est une autre. Bon, j'ai Ève quand même qui m'épaule beaucoup, c'est mon bras droit, on va dire.
Qui est ta responsable adjointe ?
Oui, c'est ça. Oui, donc elle a eu cette posture-là aussi, elle a changé, elle n'est plus qu'esthéticienne du coup maintenant.
C'est génial.
Mais elle a pris quand même un rôle, et heureusement, puisque de toute façon, je ne peux pas tout faire tout seule.
Bien sûr.
Et après, au niveau de l'organisation et de la gestion, je fais des réunions d'équipe, sauf que je ne faisais pas du tout avant, donc tous les mois, j'analyse les chiffres, je fixe des objectifs aussi. Et ça, c'est hyper important pour les filles parce qu'en fait, ça crée complètement une dynamique. Et du coup, elles se prennent au jeu, on peut dire.
C'est génial.
Oui, c'est ça. Du coup, ça avance comme ça. Et ça se fait finalement assez naturellement. Parce que j'ai une bonne équipe aussi. Et puis parce que du coup, tu m'aides aussi à mettre tout ça en place. Parce que forcément, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Même j'ai encore beaucoup de choses à apprendre et à mettre en place. Mais petit à petit ça fonctionne.
Des fois, ce sont des petites choses, mais qui font toute la différence, en fait.
Oui, c'est ça.
Missionner les filles, tu vois, chacune sur une mission, d'un coup, en fait, tu vois complètement la différence parce que chaque chose avance, chacune a sa mission, chacune prend un petit peu ses responsabilités et du coup, elles se sentent beaucoup plus concernées, je trouve.
Oui, c'est ça.
Et c'est comme ça que tout le monde évolue.
Et puis aussi, il faut aussi prendre conscience que moi, j'ai eu du mal au début à lâcher mes clientes, puisque forcément, depuis 23 ans, j'ai des clientes qui me suivent depuis que je suis arrivée. C'est normal. Donc, il faut aussi déléguer sa clientèle. Mais au final, les clientes, je m'aperçois qu'avec le recul, en fait, elles ont vachement aimé cette évolution aussi, parce que j'ai proposé beaucoup de choses, de nouvelles choses, comme des animations, plus de moments, je dirais, conviviaux. Oui, privilégiées. Et les clients, elles ont vu l'évolution sans changer forcément le concept et puis leurs habitudes. Et du coup, elles ont bien aimé ce changement. Donc, au final, c'est délaisser peut-être une partie de son métier, mais pour en découvrir une autre et qui est top. Enfin, moi, qui me plaît bien.
Génial, ça se voit que tu t'épanouis en tant que chef d'entreprise. Donc, c'est ultra positif. Et du coup, je reviens aux clientes. Il y a des clientes qui voulaient que passer avec toi, je pense. Bon, il y en a eu pas mal.
J'en ai encore.
Comment tu as fait pour en faire passer sur ton équipe ?
Je pense que c'est moi qui ai pris conscience que si je veux évoluer et continuer à faire évoluer l'Institut, il faut que je prenne plus de temps. Prendre plus de temps, mais pas chez moi. Prendre plus de temps à l'Institut. Donc, en fait, ben... J'ai réussi à dire non, aujourd'hui, je ne peux pas vous prendre si vous voulez, ce n'est pas avec moi. J'ai Lucie ou j'ai Ève qui sont très bien aussi. Et puis en fait, je ne leur ai pas laissé le choix finalement. Et puis ça s'est fait comme ça. Et puis voilà, ça s'est bien goupillé. Alors oui, j'ai des clientes qui effectivement ne veulent pas encore, enfin ne veulent pas, veulent qu'avec moi. Mais je pense aussi que c'est des clientes que je veux garder aussi. Donc, je n'aide pas à ce qu'elles partent non plus.
C'est très intéressant ce que tu dis. Mais je pense que tu as raison. Un lien s'est créé au bout de tant d'années, au bout de 15, 20 ans, 23 ans. C'est juste énorme. Et c'est important de garder une petite partie du métier aussi d'esthéticienne. Tu vas toujours en cabine, on est d'accord. Ce n'était pas 100% dédié aujourd'hui.
Ah oui, non, non. Et je ne veux surtout pas perdre mon métier. De base, je veux continuer à retourner en cabine, à faire mes soins et continuer aussi à faire évoluer les soins par des formations, par tout ça et continuer à prodiguer ce que j'aime faire. Mais c'est une deuxième facette du métier et qui me plaît beaucoup aussi. Donc, il faut combiner les deux.
Voilà, c'est ça le secret. Et c'est se laisser le temps pour pouvoir effectuer cette deuxième facette du métier. qui des fois peut faire un peu peur quand on ne la connaît pas. Mais en fait, ça peut être très fun aussi, c'est juste autre chose.
Après, ce que je dirais, je pense que ce qui est important, c'est déjà le vouloir, parce qu'il faut vouloir laisser un peu de côté son premier, je dirais, métier pour passer à un autre. Et il faut... Enfin, moi, il m'a fallu un an quand même avant d'arriver à laisser le métier d'esthéticienne, le délaisser un petit peu pour avoir le côté management, il m'a fallu à peu près un an. Il n'y a que vraiment cette année où j'arrive à prendre plus de temps. Et moi, c'est l'accompagnement qui a fait tout. Ce n'est pas pour jeter des fleurs ou autre, mais honnêtement, toute seule, je n'en serais pas là. Franchement, je n'y serais pas arrivée ou tout du moins, je n'aurais pas eu les clés pour y arriver.
Tout d'abord, merci beaucoup. Franchement, un retour comme ça, ça fait plaisir. Mais je trouve que la notion de clé est importante parce qu'en fait, on donne des clés. Mais comme tu dis, il faut le vouloir. Parce qu'aujourd'hui, on t'a donné les clés et on t'en donne encore parce que l'accompagnement n'est pas encore terminé. Il se termine en septembre. Il y a encore des modules à voir et des jours physiques. Mais en fait, ce temps-là, tu l'as pris. C'est-à-dire qu'on a beau expliquer par des formations qu'aujourd'hui, il faut bloquer du temps pour toutes ces tâches stratégiques. Il y a encore des gérantes qui ont beaucoup de mal à bloquer ce temps-là. Parce qu'il y a un soin visage, il y a un massage qui se rajoute, et elles se disent « tiens, j'ai pas envie de dire non, et je dirai pas non. » Donc tant pis, c'est pas grave, je ferai ce soir ou je ferai la semaine prochaine ces tâches administratives, c'est-à-dire la préparation de l'animation, la paix pour l'équipe, bon là c'est un petit peu plus problématique, mais autre chose, une autre mission par exemple d'une gérante d'institut. Et là, si on n'est vraiment pas prête, je ne pense pas même qu'avec les clés, on puisse vraiment changer. Voilà, donc je pense qu'il faut les deux. Il faut les clés, donc merci beaucoup pour ton retour. Et comme tu dis, ton mindset de « Allez, c'est bon, on y va, on change les choses et je vais me donner les moyens » .
Oui, et puis prendre conscience que ça ne se fait pas du jour au lendemain. On ne lâche pas du jour au lendemain. même moi aujourd'hui encore, il y a des fois, je prends ma cliente parce qu'elle ne peut que là et qu'elle veut être avec moi. Oui, il y a encore des fois où je le fais, mais de moins en moins. Et c'est plus organisé quand même. Et il y a encore beaucoup de choses à mettre en place et à apprendre encore. Donc, il y a encore beaucoup d'évolutions à faire.
Et en fait, avec les résultats que tu as eus et te dire, il y a encore plein de choses à mettre en place, l'évolution n'est clairement pas finie. Et j'ai hâte, moi, de voir la suite, en fait.
Et puis là, je me dis que début janvier, janvier, février, ça fait que deux mois de l'année 2026. Et au final, les objectifs, ils sont atteints facilement. Alors que je pensais que je m'étais dit, aïe, ça va peut-être être plus compliqué cette année. Et en fait, ça se fait facilement et on avance comme ça. Bon, après, c'est pareil, l'équipe suit aussi. C'est important aussi d'avoir une équipe qui suit. Et pour ça, il faut leur donner aussi les clés pour suivre et avancer. en même temps que moi.
C'est chouette. Est-ce que tu peux nous expliquer ton organisation ? C'est quels jours que tu bloques ? Est-ce que c'est une journée ? Est-ce que c'est une demi-journée par semaine ?
Alors en général, c'est le jeudi après-midi quand Héloïse, mon apprentie en BTS, est là. On travaille en général à deux tous les jours et à quatre tous les week-ends. Effectivement, le jeudi qand Héloïse n'est pas à l'école et qu'elle est à l'institut, du coup, on est trois. Donc moi, ça me permet de pouvoir prendre mon jeudi après-midi. Comme ça, elles sont deux à l'institut. Et le lundi après-midi, c'est peut-être un lundi par mois.
D'accord.
À l'approche d'une réunion d'équipe ou alors d'une animation, je le prends pour pouvoir finaliser tout ça. Ou quand je suis un peu à la bourre dans mon travail, je me bloque aussi après. « Tiens, demain, je n'ai pas beaucoup de rendez-vous. » Ce temps-là, je le bloque et je me mets un petit peu à m'avancer sur mon retard.
Ok. Donc, ce qui te fait, au final, une journée par semaine où tu vas travailler sur tes missions stratégiques.
Oui, j'essaye vraiment une journée parce que si je loupe une journée, enfin une après-midi, si Héloïse, par exemple, c'est sa semaine où elle est à l'école et que je n'ai pas pu prendre une autre après-midi, c'est plus condensé après et c'est un peu plus short après. Mais au moins, une après-midi, une après-midi et demie par semaine, c'est l'idéal.
Ok, parfait. Cécilia, en tout cas, merci beaucoup pour ton temps. Franchement, j'ai passé un bon moment d'échange.
Avec plaisir, moi aussi.
Pour conclure, si une gérante nous écoute et se sent encore dans une posture d'esthéticienne, qu'est-ce que tu aimerais lui dire ? Qu'est-ce que tu aurais envie de lui dire ?
Moi, pour ma part, je dirais qu'il faut de l'accompagnement. Quand on a été à 100% esthéticienne depuis très longtemps, de changer toute seule et prendre cette posture de manager toute seule, pour moi, c'est compliqué. Je ne pense pas que j'y sois arrivée toute seule. Alors, j'aurais peut-être fait des choses, bien sûr, mis en place des choses, mais effectivement, on disait encore une fois, je ne vais pas le redire, mais les clés, c'est important d'avoir toutes ces clés pour pouvoir avancer. Donc effectivement, se faire accompagner et puis vraiment avoir l'envie, cette envie de changer. Il faut quelqu'un qui nous fasse prendre conscience des choses. et prendre du recul pour pouvoir faire évoluer l'entreprise et le vouloir surtout, c'est sûr.
Merci beaucoup, Cécilia, pour ta transparence et pour ce partage d'expérience.
Si ça a pu aider quelques esthéticiennes qui ont envie d'évoluer avec plaisir.
C'est parfait. Je pense que ce qu'on peut retenir de cet échange, c'est que finalement, on ne cesse jamais d'être esthéticienne parce que c'est notre métier premier. Mais que si l'on souhaite grandir, il faut accepter de devenir pleinement chef d'entreprise. Et si cet épisode vous a parlé, si vous vous êtes reconnu dans certaines étapes du parcours de Cecilia, alors peut-être que c'est le moment pour vous aussi de faire évoluer votre posture. Donc sachez que dans le cadre de notre accompagnement sur 24 mois, nous travaillons précisément ces sujets, la vision stratégique, le management de l'équipe, les animations commerciales et également, bien sûr, la posture de dirigeante. Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez nous écrire à reaseau-linstitut@thalgo.com Merci à toi, Cécilia. Merci de nous avoir écoutées et on se dit à très vite dans un prochain épisode.
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Bonjour à tous et bienvenue dans ce tout nouvel épisode du podcast des concepts Institut THALGO & ELLA BACHÉ. Aujourd'hui, nous changeons un petit peu de format pour laisser la parole à Cécilia, qui est une cliente pilote accompagnée maintenant depuis plus d'un an et demi dans le cadre du concept Institut THALGO. Bonjour Cécilia.
Bonjour Demy, bonjour à tous, très heureuse d'être parmi vous aujourd'hui.
Eh bien écoute, c'est un plaisir pour moi de te recevoir aujourd'hui dans cet épisode, car effectivement tu vis au quotidien des enjeux dont nous parlons souvent ici, comme le management, le pilotage, le développement et surtout la posture de chef d'entreprise. Et c'est ce sujet qui va nous intéresser aujourd'hui. Donc voilà, je te propose de parler de prise de conscience, des erreurs que tu as pu faire au cours de ton parcours, des déclics aussi que tu as eus. et surtout de ce que tout cela change concrètement quand on décide d'évoluer dans cette posture. Est-ce que ça te va ?
C'est parfait, oui.
Allez, super. On vous laisse vous installer confortablement et on se retrouve juste après le générique. Bienvenue dans le podcast des concepts Institut THALGO & ELLA BACHÉ. Je suis Demy, coach pour ces deux marques, et j'accompagne les clients des instituts pilotes présents partout en France. j'ai également été, pendant 5 ans, responsable de l'Institut THALGO d'Aix-en-Provence. Dans chaque épisode, je partage avec vous des conseils pratiques et inspirants pour développer votre institut autour de 4 grands axes. Le management de votre équipe, votre dynamisme commercial, votre stratégie digitale et bien sûr, la croissance de votre business. Préparez-vous à transformer votre institut et à révéler tout son potentiel. C'est parti pour l'épisode du jour ! Alors Cécilia, est-ce que tu peux commencer par nous raconter ton parcours, s'il te plaît ?
Oui, bien sûr. Alors en fait, j'ai commencé par quatre années d'école d'esthétique. C'est un métier que j'ai toujours voulu faire. Donc à la troisième, en fait, j'ai directement bifurqué dans l'esthétique.
OK.
Et puis après les études, en 2003 du coup, j'ai eu l'opportunité de reprendre un institut.
Donc là où tu es du coup, donc l'Institut L'Oasis.
Oui, c'est ça, là où je suis. Enfin, pas là où je suis actuellement, mais dans un autre local. J'ai commencé dans un petit local, un petit institut familial, on va dire, dans un petit village. Donc, j'y ai travaillé plusieurs années toute seule. Et puis, l'activité s'est bien développée. Donc, du coup, j'ai embauché une première salariée. Et on a continué comme ça jusque là, tout récemment, finalement. où j'ai décidé d'évoluer parce que ça devenait un petit peu trop petit, envie de changement, envie d'évolution. Donc, j'ai repris un institut plus grand il y a un an et demi.
Ok. Je ne t'ai pas posé la question parce que ça fait un an et demi qu'on se connaît maintenant et qu'on se sait régulièrement en visio et que tu as commencé l'accompagnement. Est-ce que du coup, tu peux nous dire quel est le nom de l'institut et surtout, quel est le concept de l'institut et combien vous êtes aujourd'hui ?
Oui, alors du coup, moi, c'est Institut de beauté l'Oasis à Omal, dans le 76. Donc aujourd'hui, on est quatre esthéticiennes, dont j'ai deux salariés et une BTS en alternance. Et du coup, au niveau du concept de l'Institut, je vais être dans le côté bien-être, massage, spa, soins visage.
Au tout début, quand tu as commencé, je crois que tu étais toute seule avec Eve. C'est ça, quand tu nous parlais de l'employé avec qui tu étais au tout début, vous êtes restées deux, c'était Eve, c'est ça ?
Ouais, c'est ça. En fait, j'avais une autre salariée avant Eve. Eve, ça fait 7-8 ans maintenant qu'elle est avec moi. Avant, j'ai eu quelqu'un pendant 5 ans. Et avant, j'étais toute seule. Mais avec Eve, là, depuis 7-8 ans.
Alors là, quand tu étais toute seule avec Eve, comment ça se passait ? Quelle était ta posture ? Est-ce que pour toi, tu te sentais en mode esthéticienne à 100% ou est-ce que tu étais déjà en mode chef d'entreprise ?
Non, esthéticienne à 100%. En fait, Ève, c'était ma collègue. On travaillait toutes les deux pour la même entreprise. Donc, voilà, totalement esthéticienne. Alors, chef d'entreprise, par la force des choses, puisqu'on est obligé quand même de gérer. Mais ma posture avec Ève, tout du moins, c'était une collègue. Et j'étais à 100% esthéticienne, effectivement.
D'accord. Et alors, toutes les tâches qu'on fait en tant que gérante d'instituts, de centres de beauté, comme la comptabilité, le plan d'animation, le management, tout ce genre de missions, quand est-ce que tu les faisais ou est-ce que tu les faisais ou est-ce que ça passait un petit peu à la trappe, du coup ?
Je les faisais par obligation, parce qu'on est quand même obligé, au minimum, au niveau compta et tout ça, de le faire. Mais je faisais tout à la maison, le soir en rentrant. Mais effectivement, du coup, je faisais, au jour d'aujourd'hui, je me rends compte que je faisais le strict minimum, parce que je faisais que ce qui était obligatoire. Et tout le reste, pour faire évoluer l'Institut, je ne faisais rien. Heureusement, j'ai la chance que ça a évolué bien tout seul, mais c'est tout.
En fait, il n'y avait pas forcément de pilotage à ce moment-là.
Ah non, rien du tout. On avançait comme ça avançait.
À quel moment, du coup, tu as eu le déclic ? À quel moment tu t'es dit, il faut que je change de posture ? Ou il faut que je change les choses, tout simplement ?
Au changement de l'Institut et grâce à toi aussi, du coup. Il faut le dire quand même. Du coup, c'est vrai que le pack pilote m'a été présenté par Pauline, ma représentante. Et en fait, au final, c'est là un peu, en en parlant avec elle et en me projetant, parce qu'il fallait que je prenne plus de salariés, forcément.
Bien sûr.
Là, je me suis dit, ouais, mais si je reste que comme ça, ça n'avancera pas pareil. Et puis là, c'est une équipe. C'est plus, même si on était deux, on est une équipe. Mais voilà, là, il va y avoir une équipe. Donc, il va falloir qu'effectivement, je prenne mon rôle de manager.
Tu es quand même passé de 2, donc quand je dis 2, je te compte toi, à 4 d'un seul coup.
C'est ça, oui.
Quasiment. Comment tu l'as vécu ça au début ?
Non, moi, j'étais contente en fait. Et je pense que j'avais besoin aussi de ce changement de posture. J'avais envie d'autre chose en fait. Donc, le fait de ne plus être 100% esthéticienne, mais avoir une autre approche du métier tout en restant esthéticienne. Et bien, ça a totalement... C'est ce que j'avais envie, c'est ce que j'avais besoin, en fait.
Oui, pour te sentir évoluée, je pense.
Ah ben, forcément, ça joue aussi, c'est ça. Mais effectivement, j'aurais pas réussi à faire ça toute seule, par contre.
C'est vrai que dès le premier mois ou les deux premiers mois du pilote, ça a pris très vite. Je t'ai trouvée, tu sais, dans une dynamique de OK, j'apprends des choses, mais en fait, des fois, tu sais, tu as des personnes qui font des formations. qui apprennent, qui se disent, c'est intéressant, il faut que je le mette en place. Mais toi, ta force, je trouve que c'est en fait, tu es clairement dans l'action. Et de suite, tu as très rapidement mis les choses en place. Et c'est ce qui a fait que tu as eu des résultats, je trouve, très rapidement.
Parce que j'avais envie, en fait. Je savais que je ne pouvais pas, en prenant plus grand, quatre filles. Il faut à un moment donné que l'entreprise, même si ça tournait très bien et que j'avais quand même beaucoup de demandes sur l'évolution. où je voulais aller, c'est-à-dire le massage en duo, la balnéothérapie. J'ai quand même fait beaucoup évoluer. Mais à un moment donné, je ne peux pas stagner non plus. Il faut que j'avance, il faut que je fasse évoluer. Et pour ça, il fallait que je change, que je structure un peu plus l'institut et que je sois plus organisée et qu'obligatoirement, je prenne la posture de manager. Donc, j'y suis allée à fond.
Ah oui, tu y es allée à fond. Est-ce que tu peux du coup nous parler un petit peu plus en détail de ce qui a changé, de ce que tu as mis en place ?
J'ai déjà délégué un peu plus, c'est-à-dire que maintenant, elles ont chacune des choses à faire en particulier. La vitrine, par exemple, c'est déléguer à une des filles, les réseaux, c'est une autre. Bon, j'ai Ève quand même qui m'épaule beaucoup, c'est mon bras droit, on va dire.
Qui est ta responsable adjointe ?
Oui, c'est ça. Oui, donc elle a eu cette posture-là aussi, elle a changé, elle n'est plus qu'esthéticienne du coup maintenant.
C'est génial.
Mais elle a pris quand même un rôle, et heureusement, puisque de toute façon, je ne peux pas tout faire tout seule.
Bien sûr.
Et après, au niveau de l'organisation et de la gestion, je fais des réunions d'équipe, sauf que je ne faisais pas du tout avant, donc tous les mois, j'analyse les chiffres, je fixe des objectifs aussi. Et ça, c'est hyper important pour les filles parce qu'en fait, ça crée complètement une dynamique. Et du coup, elles se prennent au jeu, on peut dire.
C'est génial.
Oui, c'est ça. Du coup, ça avance comme ça. Et ça se fait finalement assez naturellement. Parce que j'ai une bonne équipe aussi. Et puis parce que du coup, tu m'aides aussi à mettre tout ça en place. Parce que forcément, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Même j'ai encore beaucoup de choses à apprendre et à mettre en place. Mais petit à petit ça fonctionne.
Des fois, ce sont des petites choses, mais qui font toute la différence, en fait.
Oui, c'est ça.
Missionner les filles, tu vois, chacune sur une mission, d'un coup, en fait, tu vois complètement la différence parce que chaque chose avance, chacune a sa mission, chacune prend un petit peu ses responsabilités et du coup, elles se sentent beaucoup plus concernées, je trouve.
Oui, c'est ça.
Et c'est comme ça que tout le monde évolue.
Et puis aussi, il faut aussi prendre conscience que moi, j'ai eu du mal au début à lâcher mes clientes, puisque forcément, depuis 23 ans, j'ai des clientes qui me suivent depuis que je suis arrivée. C'est normal. Donc, il faut aussi déléguer sa clientèle. Mais au final, les clientes, je m'aperçois qu'avec le recul, en fait, elles ont vachement aimé cette évolution aussi, parce que j'ai proposé beaucoup de choses, de nouvelles choses, comme des animations, plus de moments, je dirais, conviviaux. Oui, privilégiées. Et les clients, elles ont vu l'évolution sans changer forcément le concept et puis leurs habitudes. Et du coup, elles ont bien aimé ce changement. Donc, au final, c'est délaisser peut-être une partie de son métier, mais pour en découvrir une autre et qui est top. Enfin, moi, qui me plaît bien.
Génial, ça se voit que tu t'épanouis en tant que chef d'entreprise. Donc, c'est ultra positif. Et du coup, je reviens aux clientes. Il y a des clientes qui voulaient que passer avec toi, je pense. Bon, il y en a eu pas mal.
J'en ai encore.
Comment tu as fait pour en faire passer sur ton équipe ?
Je pense que c'est moi qui ai pris conscience que si je veux évoluer et continuer à faire évoluer l'Institut, il faut que je prenne plus de temps. Prendre plus de temps, mais pas chez moi. Prendre plus de temps à l'Institut. Donc, en fait, ben... J'ai réussi à dire non, aujourd'hui, je ne peux pas vous prendre si vous voulez, ce n'est pas avec moi. J'ai Lucie ou j'ai Ève qui sont très bien aussi. Et puis en fait, je ne leur ai pas laissé le choix finalement. Et puis ça s'est fait comme ça. Et puis voilà, ça s'est bien goupillé. Alors oui, j'ai des clientes qui effectivement ne veulent pas encore, enfin ne veulent pas, veulent qu'avec moi. Mais je pense aussi que c'est des clientes que je veux garder aussi. Donc, je n'aide pas à ce qu'elles partent non plus.
C'est très intéressant ce que tu dis. Mais je pense que tu as raison. Un lien s'est créé au bout de tant d'années, au bout de 15, 20 ans, 23 ans. C'est juste énorme. Et c'est important de garder une petite partie du métier aussi d'esthéticienne. Tu vas toujours en cabine, on est d'accord. Ce n'était pas 100% dédié aujourd'hui.
Ah oui, non, non. Et je ne veux surtout pas perdre mon métier. De base, je veux continuer à retourner en cabine, à faire mes soins et continuer aussi à faire évoluer les soins par des formations, par tout ça et continuer à prodiguer ce que j'aime faire. Mais c'est une deuxième facette du métier et qui me plaît beaucoup aussi. Donc, il faut combiner les deux.
Voilà, c'est ça le secret. Et c'est se laisser le temps pour pouvoir effectuer cette deuxième facette du métier. qui des fois peut faire un peu peur quand on ne la connaît pas. Mais en fait, ça peut être très fun aussi, c'est juste autre chose.
Après, ce que je dirais, je pense que ce qui est important, c'est déjà le vouloir, parce qu'il faut vouloir laisser un peu de côté son premier, je dirais, métier pour passer à un autre. Et il faut... Enfin, moi, il m'a fallu un an quand même avant d'arriver à laisser le métier d'esthéticienne, le délaisser un petit peu pour avoir le côté management, il m'a fallu à peu près un an. Il n'y a que vraiment cette année où j'arrive à prendre plus de temps. Et moi, c'est l'accompagnement qui a fait tout. Ce n'est pas pour jeter des fleurs ou autre, mais honnêtement, toute seule, je n'en serais pas là. Franchement, je n'y serais pas arrivée ou tout du moins, je n'aurais pas eu les clés pour y arriver.
Tout d'abord, merci beaucoup. Franchement, un retour comme ça, ça fait plaisir. Mais je trouve que la notion de clé est importante parce qu'en fait, on donne des clés. Mais comme tu dis, il faut le vouloir. Parce qu'aujourd'hui, on t'a donné les clés et on t'en donne encore parce que l'accompagnement n'est pas encore terminé. Il se termine en septembre. Il y a encore des modules à voir et des jours physiques. Mais en fait, ce temps-là, tu l'as pris. C'est-à-dire qu'on a beau expliquer par des formations qu'aujourd'hui, il faut bloquer du temps pour toutes ces tâches stratégiques. Il y a encore des gérantes qui ont beaucoup de mal à bloquer ce temps-là. Parce qu'il y a un soin visage, il y a un massage qui se rajoute, et elles se disent « tiens, j'ai pas envie de dire non, et je dirai pas non. » Donc tant pis, c'est pas grave, je ferai ce soir ou je ferai la semaine prochaine ces tâches administratives, c'est-à-dire la préparation de l'animation, la paix pour l'équipe, bon là c'est un petit peu plus problématique, mais autre chose, une autre mission par exemple d'une gérante d'institut. Et là, si on n'est vraiment pas prête, je ne pense pas même qu'avec les clés, on puisse vraiment changer. Voilà, donc je pense qu'il faut les deux. Il faut les clés, donc merci beaucoup pour ton retour. Et comme tu dis, ton mindset de « Allez, c'est bon, on y va, on change les choses et je vais me donner les moyens » .
Oui, et puis prendre conscience que ça ne se fait pas du jour au lendemain. On ne lâche pas du jour au lendemain. même moi aujourd'hui encore, il y a des fois, je prends ma cliente parce qu'elle ne peut que là et qu'elle veut être avec moi. Oui, il y a encore des fois où je le fais, mais de moins en moins. Et c'est plus organisé quand même. Et il y a encore beaucoup de choses à mettre en place et à apprendre encore. Donc, il y a encore beaucoup d'évolutions à faire.
Et en fait, avec les résultats que tu as eus et te dire, il y a encore plein de choses à mettre en place, l'évolution n'est clairement pas finie. Et j'ai hâte, moi, de voir la suite, en fait.
Et puis là, je me dis que début janvier, janvier, février, ça fait que deux mois de l'année 2026. Et au final, les objectifs, ils sont atteints facilement. Alors que je pensais que je m'étais dit, aïe, ça va peut-être être plus compliqué cette année. Et en fait, ça se fait facilement et on avance comme ça. Bon, après, c'est pareil, l'équipe suit aussi. C'est important aussi d'avoir une équipe qui suit. Et pour ça, il faut leur donner aussi les clés pour suivre et avancer. en même temps que moi.
C'est chouette. Est-ce que tu peux nous expliquer ton organisation ? C'est quels jours que tu bloques ? Est-ce que c'est une journée ? Est-ce que c'est une demi-journée par semaine ?
Alors en général, c'est le jeudi après-midi quand Héloïse, mon apprentie en BTS, est là. On travaille en général à deux tous les jours et à quatre tous les week-ends. Effectivement, le jeudi qand Héloïse n'est pas à l'école et qu'elle est à l'institut, du coup, on est trois. Donc moi, ça me permet de pouvoir prendre mon jeudi après-midi. Comme ça, elles sont deux à l'institut. Et le lundi après-midi, c'est peut-être un lundi par mois.
D'accord.
À l'approche d'une réunion d'équipe ou alors d'une animation, je le prends pour pouvoir finaliser tout ça. Ou quand je suis un peu à la bourre dans mon travail, je me bloque aussi après. « Tiens, demain, je n'ai pas beaucoup de rendez-vous. » Ce temps-là, je le bloque et je me mets un petit peu à m'avancer sur mon retard.
Ok. Donc, ce qui te fait, au final, une journée par semaine où tu vas travailler sur tes missions stratégiques.
Oui, j'essaye vraiment une journée parce que si je loupe une journée, enfin une après-midi, si Héloïse, par exemple, c'est sa semaine où elle est à l'école et que je n'ai pas pu prendre une autre après-midi, c'est plus condensé après et c'est un peu plus short après. Mais au moins, une après-midi, une après-midi et demie par semaine, c'est l'idéal.
Ok, parfait. Cécilia, en tout cas, merci beaucoup pour ton temps. Franchement, j'ai passé un bon moment d'échange.
Avec plaisir, moi aussi.
Pour conclure, si une gérante nous écoute et se sent encore dans une posture d'esthéticienne, qu'est-ce que tu aimerais lui dire ? Qu'est-ce que tu aurais envie de lui dire ?
Moi, pour ma part, je dirais qu'il faut de l'accompagnement. Quand on a été à 100% esthéticienne depuis très longtemps, de changer toute seule et prendre cette posture de manager toute seule, pour moi, c'est compliqué. Je ne pense pas que j'y sois arrivée toute seule. Alors, j'aurais peut-être fait des choses, bien sûr, mis en place des choses, mais effectivement, on disait encore une fois, je ne vais pas le redire, mais les clés, c'est important d'avoir toutes ces clés pour pouvoir avancer. Donc effectivement, se faire accompagner et puis vraiment avoir l'envie, cette envie de changer. Il faut quelqu'un qui nous fasse prendre conscience des choses. et prendre du recul pour pouvoir faire évoluer l'entreprise et le vouloir surtout, c'est sûr.
Merci beaucoup, Cécilia, pour ta transparence et pour ce partage d'expérience.
Si ça a pu aider quelques esthéticiennes qui ont envie d'évoluer avec plaisir.
C'est parfait. Je pense que ce qu'on peut retenir de cet échange, c'est que finalement, on ne cesse jamais d'être esthéticienne parce que c'est notre métier premier. Mais que si l'on souhaite grandir, il faut accepter de devenir pleinement chef d'entreprise. Et si cet épisode vous a parlé, si vous vous êtes reconnu dans certaines étapes du parcours de Cecilia, alors peut-être que c'est le moment pour vous aussi de faire évoluer votre posture. Donc sachez que dans le cadre de notre accompagnement sur 24 mois, nous travaillons précisément ces sujets, la vision stratégique, le management de l'équipe, les animations commerciales et également, bien sûr, la posture de dirigeante. Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez nous écrire à reaseau-linstitut@thalgo.com Merci à toi, Cécilia. Merci de nous avoir écoutées et on se dit à très vite dans un prochain épisode.
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Transcription
Bonjour à tous et bienvenue dans ce tout nouvel épisode du podcast des concepts Institut THALGO & ELLA BACHÉ. Aujourd'hui, nous changeons un petit peu de format pour laisser la parole à Cécilia, qui est une cliente pilote accompagnée maintenant depuis plus d'un an et demi dans le cadre du concept Institut THALGO. Bonjour Cécilia.
Bonjour Demy, bonjour à tous, très heureuse d'être parmi vous aujourd'hui.
Eh bien écoute, c'est un plaisir pour moi de te recevoir aujourd'hui dans cet épisode, car effectivement tu vis au quotidien des enjeux dont nous parlons souvent ici, comme le management, le pilotage, le développement et surtout la posture de chef d'entreprise. Et c'est ce sujet qui va nous intéresser aujourd'hui. Donc voilà, je te propose de parler de prise de conscience, des erreurs que tu as pu faire au cours de ton parcours, des déclics aussi que tu as eus. et surtout de ce que tout cela change concrètement quand on décide d'évoluer dans cette posture. Est-ce que ça te va ?
C'est parfait, oui.
Allez, super. On vous laisse vous installer confortablement et on se retrouve juste après le générique. Bienvenue dans le podcast des concepts Institut THALGO & ELLA BACHÉ. Je suis Demy, coach pour ces deux marques, et j'accompagne les clients des instituts pilotes présents partout en France. j'ai également été, pendant 5 ans, responsable de l'Institut THALGO d'Aix-en-Provence. Dans chaque épisode, je partage avec vous des conseils pratiques et inspirants pour développer votre institut autour de 4 grands axes. Le management de votre équipe, votre dynamisme commercial, votre stratégie digitale et bien sûr, la croissance de votre business. Préparez-vous à transformer votre institut et à révéler tout son potentiel. C'est parti pour l'épisode du jour ! Alors Cécilia, est-ce que tu peux commencer par nous raconter ton parcours, s'il te plaît ?
Oui, bien sûr. Alors en fait, j'ai commencé par quatre années d'école d'esthétique. C'est un métier que j'ai toujours voulu faire. Donc à la troisième, en fait, j'ai directement bifurqué dans l'esthétique.
OK.
Et puis après les études, en 2003 du coup, j'ai eu l'opportunité de reprendre un institut.
Donc là où tu es du coup, donc l'Institut L'Oasis.
Oui, c'est ça, là où je suis. Enfin, pas là où je suis actuellement, mais dans un autre local. J'ai commencé dans un petit local, un petit institut familial, on va dire, dans un petit village. Donc, j'y ai travaillé plusieurs années toute seule. Et puis, l'activité s'est bien développée. Donc, du coup, j'ai embauché une première salariée. Et on a continué comme ça jusque là, tout récemment, finalement. où j'ai décidé d'évoluer parce que ça devenait un petit peu trop petit, envie de changement, envie d'évolution. Donc, j'ai repris un institut plus grand il y a un an et demi.
Ok. Je ne t'ai pas posé la question parce que ça fait un an et demi qu'on se connaît maintenant et qu'on se sait régulièrement en visio et que tu as commencé l'accompagnement. Est-ce que du coup, tu peux nous dire quel est le nom de l'institut et surtout, quel est le concept de l'institut et combien vous êtes aujourd'hui ?
Oui, alors du coup, moi, c'est Institut de beauté l'Oasis à Omal, dans le 76. Donc aujourd'hui, on est quatre esthéticiennes, dont j'ai deux salariés et une BTS en alternance. Et du coup, au niveau du concept de l'Institut, je vais être dans le côté bien-être, massage, spa, soins visage.
Au tout début, quand tu as commencé, je crois que tu étais toute seule avec Eve. C'est ça, quand tu nous parlais de l'employé avec qui tu étais au tout début, vous êtes restées deux, c'était Eve, c'est ça ?
Ouais, c'est ça. En fait, j'avais une autre salariée avant Eve. Eve, ça fait 7-8 ans maintenant qu'elle est avec moi. Avant, j'ai eu quelqu'un pendant 5 ans. Et avant, j'étais toute seule. Mais avec Eve, là, depuis 7-8 ans.
Alors là, quand tu étais toute seule avec Eve, comment ça se passait ? Quelle était ta posture ? Est-ce que pour toi, tu te sentais en mode esthéticienne à 100% ou est-ce que tu étais déjà en mode chef d'entreprise ?
Non, esthéticienne à 100%. En fait, Ève, c'était ma collègue. On travaillait toutes les deux pour la même entreprise. Donc, voilà, totalement esthéticienne. Alors, chef d'entreprise, par la force des choses, puisqu'on est obligé quand même de gérer. Mais ma posture avec Ève, tout du moins, c'était une collègue. Et j'étais à 100% esthéticienne, effectivement.
D'accord. Et alors, toutes les tâches qu'on fait en tant que gérante d'instituts, de centres de beauté, comme la comptabilité, le plan d'animation, le management, tout ce genre de missions, quand est-ce que tu les faisais ou est-ce que tu les faisais ou est-ce que ça passait un petit peu à la trappe, du coup ?
Je les faisais par obligation, parce qu'on est quand même obligé, au minimum, au niveau compta et tout ça, de le faire. Mais je faisais tout à la maison, le soir en rentrant. Mais effectivement, du coup, je faisais, au jour d'aujourd'hui, je me rends compte que je faisais le strict minimum, parce que je faisais que ce qui était obligatoire. Et tout le reste, pour faire évoluer l'Institut, je ne faisais rien. Heureusement, j'ai la chance que ça a évolué bien tout seul, mais c'est tout.
En fait, il n'y avait pas forcément de pilotage à ce moment-là.
Ah non, rien du tout. On avançait comme ça avançait.
À quel moment, du coup, tu as eu le déclic ? À quel moment tu t'es dit, il faut que je change de posture ? Ou il faut que je change les choses, tout simplement ?
Au changement de l'Institut et grâce à toi aussi, du coup. Il faut le dire quand même. Du coup, c'est vrai que le pack pilote m'a été présenté par Pauline, ma représentante. Et en fait, au final, c'est là un peu, en en parlant avec elle et en me projetant, parce qu'il fallait que je prenne plus de salariés, forcément.
Bien sûr.
Là, je me suis dit, ouais, mais si je reste que comme ça, ça n'avancera pas pareil. Et puis là, c'est une équipe. C'est plus, même si on était deux, on est une équipe. Mais voilà, là, il va y avoir une équipe. Donc, il va falloir qu'effectivement, je prenne mon rôle de manager.
Tu es quand même passé de 2, donc quand je dis 2, je te compte toi, à 4 d'un seul coup.
C'est ça, oui.
Quasiment. Comment tu l'as vécu ça au début ?
Non, moi, j'étais contente en fait. Et je pense que j'avais besoin aussi de ce changement de posture. J'avais envie d'autre chose en fait. Donc, le fait de ne plus être 100% esthéticienne, mais avoir une autre approche du métier tout en restant esthéticienne. Et bien, ça a totalement... C'est ce que j'avais envie, c'est ce que j'avais besoin, en fait.
Oui, pour te sentir évoluée, je pense.
Ah ben, forcément, ça joue aussi, c'est ça. Mais effectivement, j'aurais pas réussi à faire ça toute seule, par contre.
C'est vrai que dès le premier mois ou les deux premiers mois du pilote, ça a pris très vite. Je t'ai trouvée, tu sais, dans une dynamique de OK, j'apprends des choses, mais en fait, des fois, tu sais, tu as des personnes qui font des formations. qui apprennent, qui se disent, c'est intéressant, il faut que je le mette en place. Mais toi, ta force, je trouve que c'est en fait, tu es clairement dans l'action. Et de suite, tu as très rapidement mis les choses en place. Et c'est ce qui a fait que tu as eu des résultats, je trouve, très rapidement.
Parce que j'avais envie, en fait. Je savais que je ne pouvais pas, en prenant plus grand, quatre filles. Il faut à un moment donné que l'entreprise, même si ça tournait très bien et que j'avais quand même beaucoup de demandes sur l'évolution. où je voulais aller, c'est-à-dire le massage en duo, la balnéothérapie. J'ai quand même fait beaucoup évoluer. Mais à un moment donné, je ne peux pas stagner non plus. Il faut que j'avance, il faut que je fasse évoluer. Et pour ça, il fallait que je change, que je structure un peu plus l'institut et que je sois plus organisée et qu'obligatoirement, je prenne la posture de manager. Donc, j'y suis allée à fond.
Ah oui, tu y es allée à fond. Est-ce que tu peux du coup nous parler un petit peu plus en détail de ce qui a changé, de ce que tu as mis en place ?
J'ai déjà délégué un peu plus, c'est-à-dire que maintenant, elles ont chacune des choses à faire en particulier. La vitrine, par exemple, c'est déléguer à une des filles, les réseaux, c'est une autre. Bon, j'ai Ève quand même qui m'épaule beaucoup, c'est mon bras droit, on va dire.
Qui est ta responsable adjointe ?
Oui, c'est ça. Oui, donc elle a eu cette posture-là aussi, elle a changé, elle n'est plus qu'esthéticienne du coup maintenant.
C'est génial.
Mais elle a pris quand même un rôle, et heureusement, puisque de toute façon, je ne peux pas tout faire tout seule.
Bien sûr.
Et après, au niveau de l'organisation et de la gestion, je fais des réunions d'équipe, sauf que je ne faisais pas du tout avant, donc tous les mois, j'analyse les chiffres, je fixe des objectifs aussi. Et ça, c'est hyper important pour les filles parce qu'en fait, ça crée complètement une dynamique. Et du coup, elles se prennent au jeu, on peut dire.
C'est génial.
Oui, c'est ça. Du coup, ça avance comme ça. Et ça se fait finalement assez naturellement. Parce que j'ai une bonne équipe aussi. Et puis parce que du coup, tu m'aides aussi à mettre tout ça en place. Parce que forcément, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Même j'ai encore beaucoup de choses à apprendre et à mettre en place. Mais petit à petit ça fonctionne.
Des fois, ce sont des petites choses, mais qui font toute la différence, en fait.
Oui, c'est ça.
Missionner les filles, tu vois, chacune sur une mission, d'un coup, en fait, tu vois complètement la différence parce que chaque chose avance, chacune a sa mission, chacune prend un petit peu ses responsabilités et du coup, elles se sentent beaucoup plus concernées, je trouve.
Oui, c'est ça.
Et c'est comme ça que tout le monde évolue.
Et puis aussi, il faut aussi prendre conscience que moi, j'ai eu du mal au début à lâcher mes clientes, puisque forcément, depuis 23 ans, j'ai des clientes qui me suivent depuis que je suis arrivée. C'est normal. Donc, il faut aussi déléguer sa clientèle. Mais au final, les clientes, je m'aperçois qu'avec le recul, en fait, elles ont vachement aimé cette évolution aussi, parce que j'ai proposé beaucoup de choses, de nouvelles choses, comme des animations, plus de moments, je dirais, conviviaux. Oui, privilégiées. Et les clients, elles ont vu l'évolution sans changer forcément le concept et puis leurs habitudes. Et du coup, elles ont bien aimé ce changement. Donc, au final, c'est délaisser peut-être une partie de son métier, mais pour en découvrir une autre et qui est top. Enfin, moi, qui me plaît bien.
Génial, ça se voit que tu t'épanouis en tant que chef d'entreprise. Donc, c'est ultra positif. Et du coup, je reviens aux clientes. Il y a des clientes qui voulaient que passer avec toi, je pense. Bon, il y en a eu pas mal.
J'en ai encore.
Comment tu as fait pour en faire passer sur ton équipe ?
Je pense que c'est moi qui ai pris conscience que si je veux évoluer et continuer à faire évoluer l'Institut, il faut que je prenne plus de temps. Prendre plus de temps, mais pas chez moi. Prendre plus de temps à l'Institut. Donc, en fait, ben... J'ai réussi à dire non, aujourd'hui, je ne peux pas vous prendre si vous voulez, ce n'est pas avec moi. J'ai Lucie ou j'ai Ève qui sont très bien aussi. Et puis en fait, je ne leur ai pas laissé le choix finalement. Et puis ça s'est fait comme ça. Et puis voilà, ça s'est bien goupillé. Alors oui, j'ai des clientes qui effectivement ne veulent pas encore, enfin ne veulent pas, veulent qu'avec moi. Mais je pense aussi que c'est des clientes que je veux garder aussi. Donc, je n'aide pas à ce qu'elles partent non plus.
C'est très intéressant ce que tu dis. Mais je pense que tu as raison. Un lien s'est créé au bout de tant d'années, au bout de 15, 20 ans, 23 ans. C'est juste énorme. Et c'est important de garder une petite partie du métier aussi d'esthéticienne. Tu vas toujours en cabine, on est d'accord. Ce n'était pas 100% dédié aujourd'hui.
Ah oui, non, non. Et je ne veux surtout pas perdre mon métier. De base, je veux continuer à retourner en cabine, à faire mes soins et continuer aussi à faire évoluer les soins par des formations, par tout ça et continuer à prodiguer ce que j'aime faire. Mais c'est une deuxième facette du métier et qui me plaît beaucoup aussi. Donc, il faut combiner les deux.
Voilà, c'est ça le secret. Et c'est se laisser le temps pour pouvoir effectuer cette deuxième facette du métier. qui des fois peut faire un peu peur quand on ne la connaît pas. Mais en fait, ça peut être très fun aussi, c'est juste autre chose.
Après, ce que je dirais, je pense que ce qui est important, c'est déjà le vouloir, parce qu'il faut vouloir laisser un peu de côté son premier, je dirais, métier pour passer à un autre. Et il faut... Enfin, moi, il m'a fallu un an quand même avant d'arriver à laisser le métier d'esthéticienne, le délaisser un petit peu pour avoir le côté management, il m'a fallu à peu près un an. Il n'y a que vraiment cette année où j'arrive à prendre plus de temps. Et moi, c'est l'accompagnement qui a fait tout. Ce n'est pas pour jeter des fleurs ou autre, mais honnêtement, toute seule, je n'en serais pas là. Franchement, je n'y serais pas arrivée ou tout du moins, je n'aurais pas eu les clés pour y arriver.
Tout d'abord, merci beaucoup. Franchement, un retour comme ça, ça fait plaisir. Mais je trouve que la notion de clé est importante parce qu'en fait, on donne des clés. Mais comme tu dis, il faut le vouloir. Parce qu'aujourd'hui, on t'a donné les clés et on t'en donne encore parce que l'accompagnement n'est pas encore terminé. Il se termine en septembre. Il y a encore des modules à voir et des jours physiques. Mais en fait, ce temps-là, tu l'as pris. C'est-à-dire qu'on a beau expliquer par des formations qu'aujourd'hui, il faut bloquer du temps pour toutes ces tâches stratégiques. Il y a encore des gérantes qui ont beaucoup de mal à bloquer ce temps-là. Parce qu'il y a un soin visage, il y a un massage qui se rajoute, et elles se disent « tiens, j'ai pas envie de dire non, et je dirai pas non. » Donc tant pis, c'est pas grave, je ferai ce soir ou je ferai la semaine prochaine ces tâches administratives, c'est-à-dire la préparation de l'animation, la paix pour l'équipe, bon là c'est un petit peu plus problématique, mais autre chose, une autre mission par exemple d'une gérante d'institut. Et là, si on n'est vraiment pas prête, je ne pense pas même qu'avec les clés, on puisse vraiment changer. Voilà, donc je pense qu'il faut les deux. Il faut les clés, donc merci beaucoup pour ton retour. Et comme tu dis, ton mindset de « Allez, c'est bon, on y va, on change les choses et je vais me donner les moyens » .
Oui, et puis prendre conscience que ça ne se fait pas du jour au lendemain. On ne lâche pas du jour au lendemain. même moi aujourd'hui encore, il y a des fois, je prends ma cliente parce qu'elle ne peut que là et qu'elle veut être avec moi. Oui, il y a encore des fois où je le fais, mais de moins en moins. Et c'est plus organisé quand même. Et il y a encore beaucoup de choses à mettre en place et à apprendre encore. Donc, il y a encore beaucoup d'évolutions à faire.
Et en fait, avec les résultats que tu as eus et te dire, il y a encore plein de choses à mettre en place, l'évolution n'est clairement pas finie. Et j'ai hâte, moi, de voir la suite, en fait.
Et puis là, je me dis que début janvier, janvier, février, ça fait que deux mois de l'année 2026. Et au final, les objectifs, ils sont atteints facilement. Alors que je pensais que je m'étais dit, aïe, ça va peut-être être plus compliqué cette année. Et en fait, ça se fait facilement et on avance comme ça. Bon, après, c'est pareil, l'équipe suit aussi. C'est important aussi d'avoir une équipe qui suit. Et pour ça, il faut leur donner aussi les clés pour suivre et avancer. en même temps que moi.
C'est chouette. Est-ce que tu peux nous expliquer ton organisation ? C'est quels jours que tu bloques ? Est-ce que c'est une journée ? Est-ce que c'est une demi-journée par semaine ?
Alors en général, c'est le jeudi après-midi quand Héloïse, mon apprentie en BTS, est là. On travaille en général à deux tous les jours et à quatre tous les week-ends. Effectivement, le jeudi qand Héloïse n'est pas à l'école et qu'elle est à l'institut, du coup, on est trois. Donc moi, ça me permet de pouvoir prendre mon jeudi après-midi. Comme ça, elles sont deux à l'institut. Et le lundi après-midi, c'est peut-être un lundi par mois.
D'accord.
À l'approche d'une réunion d'équipe ou alors d'une animation, je le prends pour pouvoir finaliser tout ça. Ou quand je suis un peu à la bourre dans mon travail, je me bloque aussi après. « Tiens, demain, je n'ai pas beaucoup de rendez-vous. » Ce temps-là, je le bloque et je me mets un petit peu à m'avancer sur mon retard.
Ok. Donc, ce qui te fait, au final, une journée par semaine où tu vas travailler sur tes missions stratégiques.
Oui, j'essaye vraiment une journée parce que si je loupe une journée, enfin une après-midi, si Héloïse, par exemple, c'est sa semaine où elle est à l'école et que je n'ai pas pu prendre une autre après-midi, c'est plus condensé après et c'est un peu plus short après. Mais au moins, une après-midi, une après-midi et demie par semaine, c'est l'idéal.
Ok, parfait. Cécilia, en tout cas, merci beaucoup pour ton temps. Franchement, j'ai passé un bon moment d'échange.
Avec plaisir, moi aussi.
Pour conclure, si une gérante nous écoute et se sent encore dans une posture d'esthéticienne, qu'est-ce que tu aimerais lui dire ? Qu'est-ce que tu aurais envie de lui dire ?
Moi, pour ma part, je dirais qu'il faut de l'accompagnement. Quand on a été à 100% esthéticienne depuis très longtemps, de changer toute seule et prendre cette posture de manager toute seule, pour moi, c'est compliqué. Je ne pense pas que j'y sois arrivée toute seule. Alors, j'aurais peut-être fait des choses, bien sûr, mis en place des choses, mais effectivement, on disait encore une fois, je ne vais pas le redire, mais les clés, c'est important d'avoir toutes ces clés pour pouvoir avancer. Donc effectivement, se faire accompagner et puis vraiment avoir l'envie, cette envie de changer. Il faut quelqu'un qui nous fasse prendre conscience des choses. et prendre du recul pour pouvoir faire évoluer l'entreprise et le vouloir surtout, c'est sûr.
Merci beaucoup, Cécilia, pour ta transparence et pour ce partage d'expérience.
Si ça a pu aider quelques esthéticiennes qui ont envie d'évoluer avec plaisir.
C'est parfait. Je pense que ce qu'on peut retenir de cet échange, c'est que finalement, on ne cesse jamais d'être esthéticienne parce que c'est notre métier premier. Mais que si l'on souhaite grandir, il faut accepter de devenir pleinement chef d'entreprise. Et si cet épisode vous a parlé, si vous vous êtes reconnu dans certaines étapes du parcours de Cecilia, alors peut-être que c'est le moment pour vous aussi de faire évoluer votre posture. Donc sachez que dans le cadre de notre accompagnement sur 24 mois, nous travaillons précisément ces sujets, la vision stratégique, le management de l'équipe, les animations commerciales et également, bien sûr, la posture de dirigeante. Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez nous écrire à reaseau-linstitut@thalgo.com Merci à toi, Cécilia. Merci de nous avoir écoutées et on se dit à très vite dans un prochain épisode.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bonjour à tous et bienvenue dans ce tout nouvel épisode du podcast des concepts Institut THALGO & ELLA BACHÉ. Aujourd'hui, nous changeons un petit peu de format pour laisser la parole à Cécilia, qui est une cliente pilote accompagnée maintenant depuis plus d'un an et demi dans le cadre du concept Institut THALGO. Bonjour Cécilia.
Bonjour Demy, bonjour à tous, très heureuse d'être parmi vous aujourd'hui.
Eh bien écoute, c'est un plaisir pour moi de te recevoir aujourd'hui dans cet épisode, car effectivement tu vis au quotidien des enjeux dont nous parlons souvent ici, comme le management, le pilotage, le développement et surtout la posture de chef d'entreprise. Et c'est ce sujet qui va nous intéresser aujourd'hui. Donc voilà, je te propose de parler de prise de conscience, des erreurs que tu as pu faire au cours de ton parcours, des déclics aussi que tu as eus. et surtout de ce que tout cela change concrètement quand on décide d'évoluer dans cette posture. Est-ce que ça te va ?
C'est parfait, oui.
Allez, super. On vous laisse vous installer confortablement et on se retrouve juste après le générique. Bienvenue dans le podcast des concepts Institut THALGO & ELLA BACHÉ. Je suis Demy, coach pour ces deux marques, et j'accompagne les clients des instituts pilotes présents partout en France. j'ai également été, pendant 5 ans, responsable de l'Institut THALGO d'Aix-en-Provence. Dans chaque épisode, je partage avec vous des conseils pratiques et inspirants pour développer votre institut autour de 4 grands axes. Le management de votre équipe, votre dynamisme commercial, votre stratégie digitale et bien sûr, la croissance de votre business. Préparez-vous à transformer votre institut et à révéler tout son potentiel. C'est parti pour l'épisode du jour ! Alors Cécilia, est-ce que tu peux commencer par nous raconter ton parcours, s'il te plaît ?
Oui, bien sûr. Alors en fait, j'ai commencé par quatre années d'école d'esthétique. C'est un métier que j'ai toujours voulu faire. Donc à la troisième, en fait, j'ai directement bifurqué dans l'esthétique.
OK.
Et puis après les études, en 2003 du coup, j'ai eu l'opportunité de reprendre un institut.
Donc là où tu es du coup, donc l'Institut L'Oasis.
Oui, c'est ça, là où je suis. Enfin, pas là où je suis actuellement, mais dans un autre local. J'ai commencé dans un petit local, un petit institut familial, on va dire, dans un petit village. Donc, j'y ai travaillé plusieurs années toute seule. Et puis, l'activité s'est bien développée. Donc, du coup, j'ai embauché une première salariée. Et on a continué comme ça jusque là, tout récemment, finalement. où j'ai décidé d'évoluer parce que ça devenait un petit peu trop petit, envie de changement, envie d'évolution. Donc, j'ai repris un institut plus grand il y a un an et demi.
Ok. Je ne t'ai pas posé la question parce que ça fait un an et demi qu'on se connaît maintenant et qu'on se sait régulièrement en visio et que tu as commencé l'accompagnement. Est-ce que du coup, tu peux nous dire quel est le nom de l'institut et surtout, quel est le concept de l'institut et combien vous êtes aujourd'hui ?
Oui, alors du coup, moi, c'est Institut de beauté l'Oasis à Omal, dans le 76. Donc aujourd'hui, on est quatre esthéticiennes, dont j'ai deux salariés et une BTS en alternance. Et du coup, au niveau du concept de l'Institut, je vais être dans le côté bien-être, massage, spa, soins visage.
Au tout début, quand tu as commencé, je crois que tu étais toute seule avec Eve. C'est ça, quand tu nous parlais de l'employé avec qui tu étais au tout début, vous êtes restées deux, c'était Eve, c'est ça ?
Ouais, c'est ça. En fait, j'avais une autre salariée avant Eve. Eve, ça fait 7-8 ans maintenant qu'elle est avec moi. Avant, j'ai eu quelqu'un pendant 5 ans. Et avant, j'étais toute seule. Mais avec Eve, là, depuis 7-8 ans.
Alors là, quand tu étais toute seule avec Eve, comment ça se passait ? Quelle était ta posture ? Est-ce que pour toi, tu te sentais en mode esthéticienne à 100% ou est-ce que tu étais déjà en mode chef d'entreprise ?
Non, esthéticienne à 100%. En fait, Ève, c'était ma collègue. On travaillait toutes les deux pour la même entreprise. Donc, voilà, totalement esthéticienne. Alors, chef d'entreprise, par la force des choses, puisqu'on est obligé quand même de gérer. Mais ma posture avec Ève, tout du moins, c'était une collègue. Et j'étais à 100% esthéticienne, effectivement.
D'accord. Et alors, toutes les tâches qu'on fait en tant que gérante d'instituts, de centres de beauté, comme la comptabilité, le plan d'animation, le management, tout ce genre de missions, quand est-ce que tu les faisais ou est-ce que tu les faisais ou est-ce que ça passait un petit peu à la trappe, du coup ?
Je les faisais par obligation, parce qu'on est quand même obligé, au minimum, au niveau compta et tout ça, de le faire. Mais je faisais tout à la maison, le soir en rentrant. Mais effectivement, du coup, je faisais, au jour d'aujourd'hui, je me rends compte que je faisais le strict minimum, parce que je faisais que ce qui était obligatoire. Et tout le reste, pour faire évoluer l'Institut, je ne faisais rien. Heureusement, j'ai la chance que ça a évolué bien tout seul, mais c'est tout.
En fait, il n'y avait pas forcément de pilotage à ce moment-là.
Ah non, rien du tout. On avançait comme ça avançait.
À quel moment, du coup, tu as eu le déclic ? À quel moment tu t'es dit, il faut que je change de posture ? Ou il faut que je change les choses, tout simplement ?
Au changement de l'Institut et grâce à toi aussi, du coup. Il faut le dire quand même. Du coup, c'est vrai que le pack pilote m'a été présenté par Pauline, ma représentante. Et en fait, au final, c'est là un peu, en en parlant avec elle et en me projetant, parce qu'il fallait que je prenne plus de salariés, forcément.
Bien sûr.
Là, je me suis dit, ouais, mais si je reste que comme ça, ça n'avancera pas pareil. Et puis là, c'est une équipe. C'est plus, même si on était deux, on est une équipe. Mais voilà, là, il va y avoir une équipe. Donc, il va falloir qu'effectivement, je prenne mon rôle de manager.
Tu es quand même passé de 2, donc quand je dis 2, je te compte toi, à 4 d'un seul coup.
C'est ça, oui.
Quasiment. Comment tu l'as vécu ça au début ?
Non, moi, j'étais contente en fait. Et je pense que j'avais besoin aussi de ce changement de posture. J'avais envie d'autre chose en fait. Donc, le fait de ne plus être 100% esthéticienne, mais avoir une autre approche du métier tout en restant esthéticienne. Et bien, ça a totalement... C'est ce que j'avais envie, c'est ce que j'avais besoin, en fait.
Oui, pour te sentir évoluée, je pense.
Ah ben, forcément, ça joue aussi, c'est ça. Mais effectivement, j'aurais pas réussi à faire ça toute seule, par contre.
C'est vrai que dès le premier mois ou les deux premiers mois du pilote, ça a pris très vite. Je t'ai trouvée, tu sais, dans une dynamique de OK, j'apprends des choses, mais en fait, des fois, tu sais, tu as des personnes qui font des formations. qui apprennent, qui se disent, c'est intéressant, il faut que je le mette en place. Mais toi, ta force, je trouve que c'est en fait, tu es clairement dans l'action. Et de suite, tu as très rapidement mis les choses en place. Et c'est ce qui a fait que tu as eu des résultats, je trouve, très rapidement.
Parce que j'avais envie, en fait. Je savais que je ne pouvais pas, en prenant plus grand, quatre filles. Il faut à un moment donné que l'entreprise, même si ça tournait très bien et que j'avais quand même beaucoup de demandes sur l'évolution. où je voulais aller, c'est-à-dire le massage en duo, la balnéothérapie. J'ai quand même fait beaucoup évoluer. Mais à un moment donné, je ne peux pas stagner non plus. Il faut que j'avance, il faut que je fasse évoluer. Et pour ça, il fallait que je change, que je structure un peu plus l'institut et que je sois plus organisée et qu'obligatoirement, je prenne la posture de manager. Donc, j'y suis allée à fond.
Ah oui, tu y es allée à fond. Est-ce que tu peux du coup nous parler un petit peu plus en détail de ce qui a changé, de ce que tu as mis en place ?
J'ai déjà délégué un peu plus, c'est-à-dire que maintenant, elles ont chacune des choses à faire en particulier. La vitrine, par exemple, c'est déléguer à une des filles, les réseaux, c'est une autre. Bon, j'ai Ève quand même qui m'épaule beaucoup, c'est mon bras droit, on va dire.
Qui est ta responsable adjointe ?
Oui, c'est ça. Oui, donc elle a eu cette posture-là aussi, elle a changé, elle n'est plus qu'esthéticienne du coup maintenant.
C'est génial.
Mais elle a pris quand même un rôle, et heureusement, puisque de toute façon, je ne peux pas tout faire tout seule.
Bien sûr.
Et après, au niveau de l'organisation et de la gestion, je fais des réunions d'équipe, sauf que je ne faisais pas du tout avant, donc tous les mois, j'analyse les chiffres, je fixe des objectifs aussi. Et ça, c'est hyper important pour les filles parce qu'en fait, ça crée complètement une dynamique. Et du coup, elles se prennent au jeu, on peut dire.
C'est génial.
Oui, c'est ça. Du coup, ça avance comme ça. Et ça se fait finalement assez naturellement. Parce que j'ai une bonne équipe aussi. Et puis parce que du coup, tu m'aides aussi à mettre tout ça en place. Parce que forcément, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Même j'ai encore beaucoup de choses à apprendre et à mettre en place. Mais petit à petit ça fonctionne.
Des fois, ce sont des petites choses, mais qui font toute la différence, en fait.
Oui, c'est ça.
Missionner les filles, tu vois, chacune sur une mission, d'un coup, en fait, tu vois complètement la différence parce que chaque chose avance, chacune a sa mission, chacune prend un petit peu ses responsabilités et du coup, elles se sentent beaucoup plus concernées, je trouve.
Oui, c'est ça.
Et c'est comme ça que tout le monde évolue.
Et puis aussi, il faut aussi prendre conscience que moi, j'ai eu du mal au début à lâcher mes clientes, puisque forcément, depuis 23 ans, j'ai des clientes qui me suivent depuis que je suis arrivée. C'est normal. Donc, il faut aussi déléguer sa clientèle. Mais au final, les clientes, je m'aperçois qu'avec le recul, en fait, elles ont vachement aimé cette évolution aussi, parce que j'ai proposé beaucoup de choses, de nouvelles choses, comme des animations, plus de moments, je dirais, conviviaux. Oui, privilégiées. Et les clients, elles ont vu l'évolution sans changer forcément le concept et puis leurs habitudes. Et du coup, elles ont bien aimé ce changement. Donc, au final, c'est délaisser peut-être une partie de son métier, mais pour en découvrir une autre et qui est top. Enfin, moi, qui me plaît bien.
Génial, ça se voit que tu t'épanouis en tant que chef d'entreprise. Donc, c'est ultra positif. Et du coup, je reviens aux clientes. Il y a des clientes qui voulaient que passer avec toi, je pense. Bon, il y en a eu pas mal.
J'en ai encore.
Comment tu as fait pour en faire passer sur ton équipe ?
Je pense que c'est moi qui ai pris conscience que si je veux évoluer et continuer à faire évoluer l'Institut, il faut que je prenne plus de temps. Prendre plus de temps, mais pas chez moi. Prendre plus de temps à l'Institut. Donc, en fait, ben... J'ai réussi à dire non, aujourd'hui, je ne peux pas vous prendre si vous voulez, ce n'est pas avec moi. J'ai Lucie ou j'ai Ève qui sont très bien aussi. Et puis en fait, je ne leur ai pas laissé le choix finalement. Et puis ça s'est fait comme ça. Et puis voilà, ça s'est bien goupillé. Alors oui, j'ai des clientes qui effectivement ne veulent pas encore, enfin ne veulent pas, veulent qu'avec moi. Mais je pense aussi que c'est des clientes que je veux garder aussi. Donc, je n'aide pas à ce qu'elles partent non plus.
C'est très intéressant ce que tu dis. Mais je pense que tu as raison. Un lien s'est créé au bout de tant d'années, au bout de 15, 20 ans, 23 ans. C'est juste énorme. Et c'est important de garder une petite partie du métier aussi d'esthéticienne. Tu vas toujours en cabine, on est d'accord. Ce n'était pas 100% dédié aujourd'hui.
Ah oui, non, non. Et je ne veux surtout pas perdre mon métier. De base, je veux continuer à retourner en cabine, à faire mes soins et continuer aussi à faire évoluer les soins par des formations, par tout ça et continuer à prodiguer ce que j'aime faire. Mais c'est une deuxième facette du métier et qui me plaît beaucoup aussi. Donc, il faut combiner les deux.
Voilà, c'est ça le secret. Et c'est se laisser le temps pour pouvoir effectuer cette deuxième facette du métier. qui des fois peut faire un peu peur quand on ne la connaît pas. Mais en fait, ça peut être très fun aussi, c'est juste autre chose.
Après, ce que je dirais, je pense que ce qui est important, c'est déjà le vouloir, parce qu'il faut vouloir laisser un peu de côté son premier, je dirais, métier pour passer à un autre. Et il faut... Enfin, moi, il m'a fallu un an quand même avant d'arriver à laisser le métier d'esthéticienne, le délaisser un petit peu pour avoir le côté management, il m'a fallu à peu près un an. Il n'y a que vraiment cette année où j'arrive à prendre plus de temps. Et moi, c'est l'accompagnement qui a fait tout. Ce n'est pas pour jeter des fleurs ou autre, mais honnêtement, toute seule, je n'en serais pas là. Franchement, je n'y serais pas arrivée ou tout du moins, je n'aurais pas eu les clés pour y arriver.
Tout d'abord, merci beaucoup. Franchement, un retour comme ça, ça fait plaisir. Mais je trouve que la notion de clé est importante parce qu'en fait, on donne des clés. Mais comme tu dis, il faut le vouloir. Parce qu'aujourd'hui, on t'a donné les clés et on t'en donne encore parce que l'accompagnement n'est pas encore terminé. Il se termine en septembre. Il y a encore des modules à voir et des jours physiques. Mais en fait, ce temps-là, tu l'as pris. C'est-à-dire qu'on a beau expliquer par des formations qu'aujourd'hui, il faut bloquer du temps pour toutes ces tâches stratégiques. Il y a encore des gérantes qui ont beaucoup de mal à bloquer ce temps-là. Parce qu'il y a un soin visage, il y a un massage qui se rajoute, et elles se disent « tiens, j'ai pas envie de dire non, et je dirai pas non. » Donc tant pis, c'est pas grave, je ferai ce soir ou je ferai la semaine prochaine ces tâches administratives, c'est-à-dire la préparation de l'animation, la paix pour l'équipe, bon là c'est un petit peu plus problématique, mais autre chose, une autre mission par exemple d'une gérante d'institut. Et là, si on n'est vraiment pas prête, je ne pense pas même qu'avec les clés, on puisse vraiment changer. Voilà, donc je pense qu'il faut les deux. Il faut les clés, donc merci beaucoup pour ton retour. Et comme tu dis, ton mindset de « Allez, c'est bon, on y va, on change les choses et je vais me donner les moyens » .
Oui, et puis prendre conscience que ça ne se fait pas du jour au lendemain. On ne lâche pas du jour au lendemain. même moi aujourd'hui encore, il y a des fois, je prends ma cliente parce qu'elle ne peut que là et qu'elle veut être avec moi. Oui, il y a encore des fois où je le fais, mais de moins en moins. Et c'est plus organisé quand même. Et il y a encore beaucoup de choses à mettre en place et à apprendre encore. Donc, il y a encore beaucoup d'évolutions à faire.
Et en fait, avec les résultats que tu as eus et te dire, il y a encore plein de choses à mettre en place, l'évolution n'est clairement pas finie. Et j'ai hâte, moi, de voir la suite, en fait.
Et puis là, je me dis que début janvier, janvier, février, ça fait que deux mois de l'année 2026. Et au final, les objectifs, ils sont atteints facilement. Alors que je pensais que je m'étais dit, aïe, ça va peut-être être plus compliqué cette année. Et en fait, ça se fait facilement et on avance comme ça. Bon, après, c'est pareil, l'équipe suit aussi. C'est important aussi d'avoir une équipe qui suit. Et pour ça, il faut leur donner aussi les clés pour suivre et avancer. en même temps que moi.
C'est chouette. Est-ce que tu peux nous expliquer ton organisation ? C'est quels jours que tu bloques ? Est-ce que c'est une journée ? Est-ce que c'est une demi-journée par semaine ?
Alors en général, c'est le jeudi après-midi quand Héloïse, mon apprentie en BTS, est là. On travaille en général à deux tous les jours et à quatre tous les week-ends. Effectivement, le jeudi qand Héloïse n'est pas à l'école et qu'elle est à l'institut, du coup, on est trois. Donc moi, ça me permet de pouvoir prendre mon jeudi après-midi. Comme ça, elles sont deux à l'institut. Et le lundi après-midi, c'est peut-être un lundi par mois.
D'accord.
À l'approche d'une réunion d'équipe ou alors d'une animation, je le prends pour pouvoir finaliser tout ça. Ou quand je suis un peu à la bourre dans mon travail, je me bloque aussi après. « Tiens, demain, je n'ai pas beaucoup de rendez-vous. » Ce temps-là, je le bloque et je me mets un petit peu à m'avancer sur mon retard.
Ok. Donc, ce qui te fait, au final, une journée par semaine où tu vas travailler sur tes missions stratégiques.
Oui, j'essaye vraiment une journée parce que si je loupe une journée, enfin une après-midi, si Héloïse, par exemple, c'est sa semaine où elle est à l'école et que je n'ai pas pu prendre une autre après-midi, c'est plus condensé après et c'est un peu plus short après. Mais au moins, une après-midi, une après-midi et demie par semaine, c'est l'idéal.
Ok, parfait. Cécilia, en tout cas, merci beaucoup pour ton temps. Franchement, j'ai passé un bon moment d'échange.
Avec plaisir, moi aussi.
Pour conclure, si une gérante nous écoute et se sent encore dans une posture d'esthéticienne, qu'est-ce que tu aimerais lui dire ? Qu'est-ce que tu aurais envie de lui dire ?
Moi, pour ma part, je dirais qu'il faut de l'accompagnement. Quand on a été à 100% esthéticienne depuis très longtemps, de changer toute seule et prendre cette posture de manager toute seule, pour moi, c'est compliqué. Je ne pense pas que j'y sois arrivée toute seule. Alors, j'aurais peut-être fait des choses, bien sûr, mis en place des choses, mais effectivement, on disait encore une fois, je ne vais pas le redire, mais les clés, c'est important d'avoir toutes ces clés pour pouvoir avancer. Donc effectivement, se faire accompagner et puis vraiment avoir l'envie, cette envie de changer. Il faut quelqu'un qui nous fasse prendre conscience des choses. et prendre du recul pour pouvoir faire évoluer l'entreprise et le vouloir surtout, c'est sûr.
Merci beaucoup, Cécilia, pour ta transparence et pour ce partage d'expérience.
Si ça a pu aider quelques esthéticiennes qui ont envie d'évoluer avec plaisir.
C'est parfait. Je pense que ce qu'on peut retenir de cet échange, c'est que finalement, on ne cesse jamais d'être esthéticienne parce que c'est notre métier premier. Mais que si l'on souhaite grandir, il faut accepter de devenir pleinement chef d'entreprise. Et si cet épisode vous a parlé, si vous vous êtes reconnu dans certaines étapes du parcours de Cecilia, alors peut-être que c'est le moment pour vous aussi de faire évoluer votre posture. Donc sachez que dans le cadre de notre accompagnement sur 24 mois, nous travaillons précisément ces sujets, la vision stratégique, le management de l'équipe, les animations commerciales et également, bien sûr, la posture de dirigeante. Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez nous écrire à reaseau-linstitut@thalgo.com Merci à toi, Cécilia. Merci de nous avoir écoutées et on se dit à très vite dans un prochain épisode.
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