Speaker #0Bonjour et bienvenue sur le podcast « Devenir un manager épanouissant » . Après 12 ans de management opérationnel et stratégique, 18 ans d'accompagnement en coaching, formation, conférence, l'écriture d'un livre « Management des hommes, de l'être au devenir » , eh bien j'ai lancé ce podcast. Je suis Christophe Daziron, j'ai 53 ans. Nous débutons aujourd'hui le quatrième épisode de ce podcast « Devenir un manager épanouissant » . C'est un épisode important parce que nous allons traiter d'un sujet qui est au cœur de la pratique managériale. On va voir même qu'il est au cœur de nos vies. Et donc, au cœur de la pratique managériale, comme étant un des piliers, et on l'a vu d'ailleurs, un des fondamentaux de cette pratique-là, qui est la problématique de la confiance. Alors c'est vraiment un sujet et plus qu'une notion très profond et qu'on va aborder. Nous l'avons vu... La confiance est majeure parce que sans confiance, on ne peut pas dire qu'il y ait de délégation. En général, on ne fait pas assez confiance pour déléguer pleinement une responsabilité. Et c'est un sujet clé du management parce que ça crée des vraies difficultés au quotidien lorsque l'on ne fait pas confiance à ses collaborateurs ou qu'eux d'ailleurs ne se sentent pas en confiance. Nous allons donc aborder ce thème au travers d'anecdotes et je l'espère de pas mal d'apprentissages qui vous aideront dans vos pratiques quotidiennes. pour approcher de plus en plus ce métier de manager épanouissant. La confiance donc, la confiance dans le management, bien on l'a dit, il n'y a pas de délégation sans confiance. Mais peut-il y avoir confiance dans les autres quand il n'y a pas une confiance en soi suffisante ? Alors c'est comme ça que nous allons aborder ce thème de la confiance, puisque nous allons voir qu'il y a un lien fort entre la confiance et la confiance en soi. Autrement dit, vous pouvez vous interroger afin de comprendre pourquoi vous ne faites pas. Vous n'êtes pas suffisamment confiance à vos collaborateurs et vous verrez que souvent la source vient de votre manque de confiance en vous. Si l'on peut dire que la confiance est un pilier du management épanouissant, on peut aussi dire que la confiance en soi est un pilier de tout ce qui constitue notre comportement social, professionnel, personnel, intime. La confiance en soi est un pilier de la vie tout simplement et donc la confiance qui dépend... Complètement de la confiance en soi est également un pilier du management épanouissant. Si j'aborde ce thème de cette façon-là, c'est parce qu'en tant que coach depuis maintenant presque 20 ans, j'ai pu constater que 80% des gens qui cherchent à être accompagnés souffrent à un moment d'un problème de confiance en soi, d'un manque d'ajustement de la confiance en soi. Soit trop, mais beaucoup plus souvent pas assez ou manque de confiance en soi. C'est un problème facile à détecter. Puisqu'on sait que 80% des gens souffrent, au moins 80% des gens souffrent de ce problème-là. Malgré tout, il faut aller au-delà du constat parce que dire à quelqu'un qu'on accompagne « bon, maintenant il faut que tu prennes confiance en toi » , c'est un peu facile et les résultats ne sont pas au rendez-vous. Il s'agit bien d'explorer un peu ce qu'est la confiance en soi, d'où elle vient, de comment elle se construit, pour essayer de comprendre aussi comment on peut permettre à un individu de reprendre confiance en soi. Je vous proposerai à ce titre, en fin d'épisode, un petit tuyau pour mieux vous ajuster sur le plan de la confiance en soi. Ça vous aidera normalement dans toutes les relations que vous pouvez avoir comportementales, au travail, social, personnel. Donc voilà, rendez-vous en fin d'épisode. Si en m'écoutant vous vous dites justement, tiens, il traite un sujet qui me touche personnellement parce que je crois que la confiance en soi, c'est un vrai problème, j'ai pas suffisamment confiance en moi. Alors rassurez-vous, sachez que facilement 80% des gens qui vont écouter ce podcast souffrent du même problème. Donc retrouvons-nous et traitons ça ensemble. La confiance en soi est bâtie sur les fondements principalement de l'éducation, qu'elle soit scolaire, qu'elle soit parentale, mais cette éducation va construire ce fondement de la confiance en soi et c'est en cela d'ailleurs que l'on va pouvoir comprendre que selon... les pays, selon les cultures, le rapport et l'ajustement de la confiance en soi se fait assez différemment. Par exemple, je vais vous donner une situation et vous faire comprendre pourquoi dans deux cultures différentes on peut avoir deux rapports à la confiance en soi différente. Alors imaginez un petit enfant français qui rentre dans son foyer et qui rentre de l'école donc. Et puis un de ses parents lui demande combien font 2 et 2 et l'enfant répond 3. Aïe, aïe, aïe. Alors, dans notre éducation française, surtout dans ma génération, ça a heureusement un peu évolué, mais dans la génération, la réponse qu'on pouvait entendre des parents, c'est « tu n'es pas bon, tu n'as pas révisé tes tables, file dans ta chambre, parfois t'es bête, parfois même une main un peu leste » . Bon, je suis vraiment dans les dernières générations comme ça, mais malgré tout, c'est comme ça qu'on a l'habitude d'éduquer nos enfants en France et on ira un peu plus loin d'ailleurs après sur ce sujet. Maintenant, prenez la situation identique, mais de l'autre côté de l'Atlantique, aux Etats-Unis. L'enfant rentre de l'école, combien font deux et deux ? L'enfant répond trois. Et alors là, le réflexe du parent va être de dire presque. Alors c'est une anecdote évidemment, mais je vous demande de réfléchir à ce que ça peut produire chez un enfant, d'entendre tu es nul, tu n'es pas bon, rentre dans ta chambre, va réviser tes tables, et d'entendre presque, en termes de confiance en soi, en termes de construction. de rapport à la réussite et également de rapport à l'erreur. Nous allons voir le lien qu'il y a entre le rapport à l'erreur et la confiance en soi, et la confiance tout court d'ailleurs, qui est essentielle. Alors là, de nouveau pour le management, réellement dans le management, il est absolument indispensable de comprendre cette notion de rapport à l'erreur et également de s'ajuster à ce sujet. Certains d'entre vous peuvent se dire, oui d'accord, les Américains, ils ont quand même un excès de confiance en eux qui est assez... et qui leur coûtent peut-être aussi dans leur image. Néanmoins, je vous invite quand même à réfléchir au fait qu'aux Etats-Unis, c'est un pays dans lequel certaines personnes ont pu monter dans un garage une société comme Microsoft. Alors pourquoi je vous donne cet exemple ? Parce que c'est pour vous montrer à quel point cette confiance en soi, elle peut permettre de booster et d'enlever toutes les limites et de casser tous les murs, entre guillemets, de notre appartement. Donc effectivement, l'exemple américain est un exemple certainement excessif à l'inverse. Mais considérez bien que nous, nous sommes assez excessifs dans la négativité et on verra un petit peu aussi dans le rapport à l'erreur. Encore une fois, c'est un sujet sur lequel on va revenir. J'aimerais vous parler d'un autre exemple, celui de la Norvège. La Norvège, donc au nord de l'Europe, a dans son éducation un principe vital, c'est que les enfants doivent se faire confiance, avoir ce socle de confiance suffisant pour pouvoir rentrer à l'école. Et donc, ils rentrent assez tard à l'école, mais c'est une forme d'accord tacite avec les parents. La confiance en soi, ça doit être un acquis à l'entrée à l'école, et c'est un acquis qui est distribué à 100% par l'environnement familial, les parents, et les parents élargis. Fais attention, tu vas te brûler, ne fais pas ça, n'y va pas, c'est dangereux, sois prudent. Voilà beaucoup de phrases dans la sphère familiale qui nous ont mis sur le chemin de la perte de confiance en soi. Et puis dans le milieu scolaire, c'est très simplement le zéro en dictée qui va faire de vous un nul en orthographe pour toute votre vie. Ou le zéro en maths qui va faire de vous un littéraire plutôt qu'un matheux. Je peux vous donner un exemple d'une personne que j'ai accompagnée qui était directrice de l'audit dans une grande banque française et qui me dit au premier rendez-vous, tu sais Christophe, de toute façon je suis nul en maths. Alors je suis un peu étonné, je creuse. Et en fin de compte, elle m'avoue, au bout de quelques séances, ça a été un peu long, elle m'a dit, en fait c'est mon prof de CM2 qui m'a dit que je serais toujours nul en maths et depuis j'ai ça ancré en moi et je suis sûr d'être nul en maths. Elle était quand même directrice de l'audit dans une banque française. Et vous alors, d'où vient votre déficit de confiance en vous ? Alors il y a des millions d'exemples à vous donner et je vous propose d'ailleurs de vous-même aller chercher des exemples, parfois dans votre mémoire, de ce que vous avez pu vivre ou de ce que vous avez pu observer. Et vous comprendrez très vite à quel point votre environnement de vie aujourd'hui et d'éducation en France vous a conduit potentiellement à avoir cette « faiblesse » . petites difficultés liées à votre manque de confiance en vous. Alors voilà le bagage avec lequel on part dans la vie, et voilà le bagage avec lequel on se retrouve dans le monde du travail. Vous avez compris, ça touche énormément de personnes, et du coup ça construit évidemment nos relations professionnelles. Déjà, je pose les pierres de quelque chose qui est important dans ce podcast, c'est de bien comprendre que le métier dont on parle étant un métier qui n'est appris nulle part... dans son rapport à l'homme, dans son rapport à l'humain, dans la manière de gérer les humains, vous allez avoir potentiellement toute votre vie des managers, des N plus 1, des N plus 2, des N plus 3, qui ne seront pas forcément des meilleurs managers que vous et qui potentiellement auront aussi cette problématique de confiance en soi qui fera peut-être, et vous ferez le lien assez rapidement, qu'ils auront plus de mal à vous faire confiance et que vous en cascade, potentiellement, ça vous abîmera dans la confiance que vous vous faites et vous aurez du mal à faire confiance à vos collaborateurs. Alors évidemment, ce détour par la confiance, il est nécessaire, pourquoi ? Parce que vous comprenez bien qu'en tant que manager, évidemment, il faut que vous travailliez, vous, sur votre confiance en vous, sur comment vous appréhendez le monde et comment vous appréhendez ce positionnement managérial qui, hiérarchiquement, entre guillemets, est au-dessus, donc qui nécessite nécessairement une confiance en soi accrue. Mais surtout, vous comprenez qu'en travaillant là-dessus, vous allez peut-être aider l'individu et la confiance donnée par le manager est un véritable levier de développement de la confiance en soi. Donc, ce qui est une faiblesse aujourd'hui par manque de confiance en soi, une fois travaillée, va devenir une force telle qu'elle va vous permettre de vous positionner en tant que manager, assis sur vos chaises, solidement ancrés, si je puis dire, grâce à cette confiance en vous. Et que, en plus, cette confiance en vous va « couler » sur votre équipe, sur votre staff, sur vos collaborateurs. Parce qu'ayant confiance en vous, vous allez leur faire plus confiance. Leur faisant plus confiance, vous allez leur donner confiance en eux. On est déjà dans un des créneaux d'épanouissement des individus, puisque vous imaginez bien que quelqu'un qui se fait de plus en plus confiance va s'épanouir davantage dans son travail. Comme nous l'avons vu préalablement dans ce podcast, il est nécessaire de faire confiance à 100% aux individus que vous allez manager, du début à la fin de votre partenariat. Alors, je sais que parmi vous, et comme je l'avais dit précédemment, il y en a plein qui se disent « Oh là là, la confiance n'exclut pas le contrôle » , « Oh là là, mais je ne peux pas faire confiance » , « Oh là là, ma confiance, il faut la gagner » . Eh bien, je vais d'ores et déjà vous proposer, presque vous suggérer, de mettre de côté... ce sentiment-là et de comprendre que votre rôle de manager impose que vous fassiez confiance à 100% dans les personnes que vous managez. Alors confiance à 100% ne veut pas dire que vous allez éviter les erreurs, évidemment. Et c'est pour ça que je parle précédemment du rapport à l'erreur. Parce qu'il va falloir travailler sur votre confiance en vous, sur la confiance que vous allez faire à 100% aux individus, mais il ne va surtout pas falloir passer à côté du fait que comme ce sont des humains, ils vont faire des erreurs. Alors, c'est très important cette notion-là et cette mécanique. Pourquoi ? Parce que, comme je vous l'ai dit, l'épanouissement, le moteur de l'épanouissement, ce qui est l'épanouissement « garanti » d'un collaborateur dans une organisation quelle qu'elle soit, c'est d'aller du point A à un point B. C'est d'évoluer, c'est d'avancer. Une fois que cela est entendu, eh bien on comprend alors que le rapport à l'erreur peut évoluer vers quelque chose d'extrêmement positif. Puisque si vous comprenez bien quelqu'un qui fait une erreur est quelqu'un qui va pouvoir évoluer, qui va pouvoir progresser. Si vous vous servez en tant que manager de l'erreur pour faire progresser l'individu, vous vous garantissez un individu qui va s'épanouir. Et puis vous vous garantissez autre chose, et vous allez voir que ça va peut-être soulager votre besoin de contrôle et votre difficulté à donner confiance. C'est que si vous montrez à l'individu que vous avez un rapport à l'erreur sain, Un rapport à l'erreur qui ne conduit pas forcément à la punition, à la sanction, comme il a vécu pendant toute son éducation, vous lui offrez la possibilité de s'ouvrir à l'erreur, c'est-à-dire de venir vous voir et de vous dire « Écoute, là, je n'y arrive pas. Là, j'ai fait une erreur. Là, je crois que je vais faire une erreur. » Il sait que derrière, il n'y a pas une punition, mais au contraire, une aide à progresser, à évoluer. Donc, il va vers l'épanouissement. Donc, à la fois, vous vous garantissez... d'être un manager épanouissant, mais en plus, vous offrez à l'individu la possibilité d'être libéré et d'être moins sous pression par rapport à ses erreurs. Évidemment, on ne va pas donner les clés de la sécurité d'une centrale nucléaire aux stagiaires qui ont deux mois d'expérience. Évidemment, cela va de soi, mais je ne rentre pas dans ces détails-là. Dans ce podcast, ça n'a pas beaucoup d'intérêt. Enfin, la confiance, ça revêt également un autre intérêt ou un autre sujet d'intérêt. c'est que la confiance c'est la base aussi de la bonne forme hiérarchique, du bon positionnement de chacun à sa place. Je vais vous parler un petit peu de ce qu'on appelle les courts-circuits, vous avez déjà entendu parler quand le n plus 1 descend vers le n moins 1 pour répondre à une question, pour lui donner une consigne, faire quelque chose que vous auriez dû faire. Et bien, même si on appelle ça un court-circuit, même si on appelle ça un manque de loyauté, Ce qu'il y a derrière ça surtout... C'est une preuve apparente du manque de confiance qui pénalise évidemment le manager qui subit le court-circuit, mais qui pénalise toute la chaîne hiérarchique parce que l'individu qui a accès au N plus 2, il n'a pas de raison d'aller voir le N plus 1 puisque c'est le N plus 2 qui a priori décide. Et puis visiblement, le N plus 2 ne fait pas vraiment confiance à son N plus 1 puisqu'il vient nous voir en direct. Donc là, il y a un vrai sujet et c'est quelque chose que vous vivez, évidemment, que vous vivez dans toutes les entreprises où on vit ça, dans toutes les organisations où on vit ça. Mais comprenez bien l'impact que cela a. On a l'habitude de faire des jeux de rôle sur ces sujets-là. On ne peut bien sûr pas les faire en podcast. Néanmoins, encore une fois, je le répète et on le verra, mais n'hésitez pas à interagir sur ma page Instagram. Et je n'ai aucun problème à évoquer des sujets que vous auriez envie de traiter et peut-être des exemples que vous aimeriez entendre et que je n'ai pas forcément donné dans le podcast, voire même des interactions en direct pour pouvoir répondre en direct à vos questions managériales et professionnelles. Comme promis précédemment dans cet épisode, je vais vous proposer une petite compréhension des enjeux de confiance et peut-être un outil qui va vous permettre à vous. de reprendre confiance en vous, ou on va dire de mieux vous ajuster en termes de confiance. Il ne s'agit pas de prendre confiance en vous, il s'agit de mieux vous ajuster et d'avoir un rapport à l'autre plus équilibré en termes de confiance en soi et donc de moins être exposé potentiellement à des manipulateurs, à des manipulateurs pervers qui vont vous identifier comme cible à partir du moment où ils vont identifier que vous manquez de confiance en vous. Alors pour illustrer ça, je vais vous proposer de réfléchir mais... Vous aurez certainement le temps pour ça, mais à la différence qu'il y a entre une justification et une explication. C'est un élément primordial. Beaucoup cherchent des explications très complexes à la différence. En fait, la différence est très simple. Une justification est une explication qui ne vous est pas demandée. Alors, il faut bien comprendre que se justifier, c'est-à-dire... Expliquer quelque chose qu'on ne vous a pas demandé d'expliquer, c'est vous mettre en position basse. Ça veut dire vous mettre en position en dessous. On pourrait utiliser une formule comme tendre le bâton pour se faire battre. Vous devez, si vous souhaitez, gonfler peut-être artificiellement cette confiance en vous, mais c'est artificiel, mais en fait ça s'ancre dans votre personnage. Plus vous prenez confiance, plus vous allez prendre confiance. Et plus vous donnerez l'image de quelqu'un qui a confiance, plus vous aurez confiance en vous. Et donc, il va être nécessaire, si vous le souhaitez bien sûr, et je ne peux pas vous forcer à quoi que ce soit, de ne plus jamais vous justifier auprès de personne. Vous ne devez vous justifier auprès de personne dans le monde. Pour vous faire comprendre cette problématique, je vous propose d'imaginer une réunion à laquelle vous êtes convié à 9h, et puis vous arrivez à cette réunion importante à 9h10. Eh bien... On va tout de suite identifier la personne qui manque de confiance en elle sur une seule chose. Si la personne entre dans la réunion en retard et dit « je vous prie de m'excuser pour ce retard, mais j'ai eu un problème avec le bus et le métro et c'est pour ça que je suis arrivé en retard » , ça, ça s'appelle une justification. Ça permet à la personne qui fait la réunion ou à d'autres personnes dans la réunion de renchérir et de dire « ouais, mais enfin, il y a d'autres personnes qui prennent le bus et le métro et elles ne sont pas arrivées en retard » . Donc, vous comprenez là comme la justification vous expose. Donc, que faire si j'arrive dans une réunion avec 10 minutes de retard ? Bonjour, je vous prie de m'excuser pour mon retard. Et puis, vous vous asseyez. La seconde partie, qui va peut-être devenir une explication, si celui qui organise la réunion, à la fin de la réunion, vous prend à part et vous dit, dis-moi, comment ça se fait que tu es arrivé en retard ce matin ? Là, On peut estimer que ça devient une explication, puisqu'il vous l'a demandé, et du coup vous pouvez exprimer ça, vous serez parfaitement équilibré en termes de confiance en vous. Et c'est ça qui est important aujourd'hui, comprendre ça et l'appliquer, ça peut vraiment vous changer la vie. Moi l'ayant transmis à mes étudiants, j'ai eu des étudiants qui venaient me voir en fin d'année en me disant mais votre histoire de justification ça change tout. Dans mon groupe social d'amis, on arrête de me prendre pour celui qui doit toujours faire les déménagements, celui qui doit toujours rendre service à tout le monde, voilà. Et je me suis rendu compte que c'est par la justification qu'on m'identifiait comme potentiellement celle à qui on demande tout ça. Et j'en avais beaucoup des étudiants qui me disaient ça. Donc c'est vraiment un type, ce qui est très intéressant à explorer. La deuxième réflexion qu'il faut avoir, c'est à qui vous estimez que vous devez des explications ? Eh oui, c'est important de se poser cette question-là. Parce que si vous regardez bien... Vous n'avez pas besoin de donner des explications pour tout à vos collaborateurs par exemple. Si vous arrivez en retard un matin et qu'un collaborateur vous dit « mais dis donc comment ça se fait que tu arrives en retard ? » Normalement vous n'avez pas à lui répondre, vous ne lui devez pas d'explication. Pour illustrer ça, je vais vous donner l'exemple d'une personne que les plus âgés connaissent mais que peut-être les plus jeunes ont entendu parler, c'est Bernard Tapie. Bernard Tapie qui avait d'ailleurs conscientisé ça, il avait dit « moi j'ai toujours été le numéro 1 des sociétés, j'ai toujours été au-dessus parce que 1, Je ne me justifie jamais. Et deux, je veux donner d'explications à personne. Il a eu même du mal à en donner à la justice, mais peu importe. En tout état de cause, il y a cette notion de je n'ai pas à me justifier auprès de personne. Et puis, je choisis les personnes et je me mets en situation peut-être d'avoir le moins de personnes à qui je dois donner des explications. On ne peut pas tous faire ça, mais en tout cas, choisir les personnes à qui on doit une explication versus... ce à qui on n'en doit pas, est quelque chose aussi d'important pour construire cette confiance en soi. Cet épisode touche à sa fin, n'hésitez pas à vous abonner à la page management.christophe.d sur Instagram que j'ai créé à l'occasion de ce podcast, et surtout faites-moi part de vos essais de ne plus vous justifier, et peut-être de moins vous expliquer, mais en tout cas de ne plus vous justifier et de savoir ce que ça vous a procuré comme plaisir ou comme sensation. Je vous dis à très bientôt.