- Speaker #0
Diète et Gourmand,
- Speaker #1
le podcast.
- Speaker #2
Tu vas te rendre malade avec tes régimes à la con.
- Speaker #0
Eh bien salut à toutes et à tous et bienvenue à un nouvel épisode de Diété Gourmand, le podcast qui parle de notre rapport à l'alimentation. Alors aujourd'hui on va parler d'un thème qui m'est cher, qu'on voit en ce moment pas mal sur Instagram, qui est un peu utilisé comme un slogan marketing et je pense que c'est important qu'on puisse débunker un peu tout ça, qu'on puisse apporter de la nuance. Le thème dont on va parler aujourd'hui, c'est l'alimentation émotionnelle. On voit beaucoup de pubs en ce moment sur Instagram qui te disent « Attention, si toi aussi tu es victime d'alimentation émotionnelle, j'ai un programme à te proposer. » C'est souvent utilisé comme argument publicitaire. On va apporter beaucoup de nuances à cette idée d'alimentation émotionnelle, parce qu'elle ne vient pas de nulle part non plus. Pour cet épisode, j'ai décidé d'en discuter un petit peu avec une autre diététicienne, avec une collègue que je reçois aujourd'hui. Elle s'appelle Sophie Henry. Salut Sophie !
- Speaker #1
Salut !
- Speaker #0
Est-ce que tu peux, avant qu'on commence à parler un petit peu de ce sujet, est-ce que tu peux te présenter à nos auditeurs ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Écoute, moi c'est Sophie Henry. Je suis diététicienne depuis 13 ans maintenant et je travaille dans un centre de rééducation cardiovasculaire. Je suis coordinatrice d'un programme d'éducation thérapeutique du patient sur le surpoids et le diabète. Et justement, dans ce cadre, j'ai créé un atelier avec un de mes collègues psychologues sur l'alimentation et les émotions.
- Speaker #0
Ok, super. Effectivement, ça colle bien. D'ailleurs, tu es là aujourd'hui parce qu'on a pu échanger sur Instagram. On avait fait des posts chacun de notre côté et on avait un peu inter-réagi. On avait un peu commenté les posts des uns et des autres. Et voilà, ça avait créé une petite discussion entre nous et on s'était dit, il faut qu'on en parle, il faut qu'on fasse un petit épisode là-dessus, parce que déjà, c'est un vrai beau sujet, c'est une vraie façon d'apprendre des choses sur cette fameuse alimentation émotionnelle, parce qu'effectivement, on se sent tous concernés quand on lit ça, quand on va un petit peu sur les réseaux sociaux pour regarder, se dire, qu'est-ce que je pourrais faire pour... pour améliorer mon alimentation et travailler un petit peu sur ma santé. Puis on voit tout de suite cet argument, cette accroche. Si toi aussi, tu es victime d'alimentation émotionnelle, effectivement, ça nous touche tous parce qu'on se sent tous concernés. Donc l'idée aujourd'hui, c'était d'apporter vraiment de la nuance sur cette idée. Alors se dire dans un premier temps que oui, l'alimentation émotionnelle, c'est quelque chose qui existe. Oui, elle peut causer des effets néfastes sur l'alimentation. mais il y a un gros mais et donc on va en parler dans un second temps. Moi dans un premier temps, ce que je te propose Sophie, c'est qu'on parle un petit peu de l'alimentation émotionnelle, celle qui va servir un petit peu dans cette accroche publicitaire parce qu'effectivement, elle va être déclencheuse de grignotage, d'alimentation un petit peu compulsive, d'hyperphagie, peut-être même de boulimie, peut-être même de... pour aller encore plus loin, de troubles du comportement alimentaire. Mais en fait, la grosse nuance qu'on voulait apporter, c'est que cette alimentation émotionnelle, ce sont des mauvaises émotions. Est-ce que tu peux nous en parler un peu plus en détail, Sophie ?
- Speaker #1
Alors concrètement, là où je suis tout à fait d'accord avec toi, c'est que l'alimentation émotionnelle, en fait, on y est absolument tous confrontés dans notre vie. Et ça commence même, le démarrage, il peut être même très, très tôt dans notre jeunesse. tout simplement tu te casses la figure et puis un de tes parents ou de tes proches ils approchent de toi et te dit oh là là tu t'es fait mal allez viens mon chéri on va faire un câlin est ce que tu veux un bonbon vois ça peut démarrer de ça l'alimentation émotionnelle elle vient chercher la source dans une sorte de réconfort qui à la base part d'une très bonne intention il n'y a rien de dramatique ou de malsain à proposer un aliment ou quelque chose pour réconforter c'est on est tous confrontés à ça il me semble
- Speaker #0
Oui, alors juste pour intervenir, c'est vrai que là-dessus, il y a un rapport très buccal à l'émotion parce que effectivement dans les premiers jours de notre vie, à chaque fois qu'en tant que bébé, à chaque fois qu'on pleure, à chaque fois qu'on a besoin de réconfort, il y a déjà le sein, il y a la tétée, il y a le biberon ou pour l'allaitement pour les personnes qui sont concernées, il y a la tétine, il y a tout ce qui va être alimentaire donc effectivement toutes les les addictions, ça fait de lien aussi avec les addictions peut-être à la cigarette et à ces choses là, il y a un rapport très buccal et ça c'est un petit peu ancré dans nos gènes parce que c'est et c'est naturel, c'est des gestes naturels qu'on peut avoir mais là où je voulais t'emmener sur cette fameuse alimentation émotionnelle, c'est que effectivement tout ce qui va être grignotage va être le résultat d'une émotion négative, ça peut être du stress, de l'angoisse de l'ennui, de la colère, en fait c'est ces émotions négatives, pas les émotions en général mais les émotions négatives qui créent du grignotage pour commencer
- Speaker #1
Alors ça peut, mais figure-toi que j'ai aussi des patients qui sont touchés par l'alimentation émotionnelle sur des émotions très positives. En fait, à un moment donné, c'est vraiment une surcharge émotionnelle qui peut être déclencheur d'une pulsion alimentaire pour une recherche de réconfort. Tout à fait. Mais souvent, c'est vrai, c'est quand même plutôt des émotions négatives. Mais il y a toujours des exceptions à la règle.
- Speaker #0
Oui, bien sûr, il y a aussi le mécanisme de la récompense. Donc, on peut se dire, j'ai fait quelque chose de super bien, je suis très fier de moi. La récompense, ça peut être un truc d'aller boire un verre avec ses amis, de se faire un super resto. On va être en dehors de ça, mais effectivement, il peut y avoir un côté, j'ai un réconfort, donc je vais chercher du réconfort dans la nourriture.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. En fait, l'alimentation va être un des nombreux outils. pour trouver du plaisir, du réconfort, de la récompense dans un moment de notre vie où on en a besoin, tout à fait.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que dans un premier temps, de façon un peu réflexe, ce qu'on va faire, et à juste titre, si on reçoit un patient qui nous fait part de grignotages ou de compulsions alimentaires régulières et fréquentes, et parfois même un petit peu démesurées selon lui, On va tout de suite aller chercher s'il y a un problème de stress, d'angoisse lié au travail ou à la famille. On va aller chercher sur des côtés psychologiques un petit peu négatifs pour voir s'il n'y a pas une cause réelle qui peut déclencher ce type d'alimentation. Est-ce que ça t'est arrivé toi aussi de ton côté ?
- Speaker #1
Oui, ça arrive. Après, tu sais, je pense que ce qui est super important à faire quand on se retrouve comme ça face à des patients qui s'autodiagnostiquent avec une alimentation émotionnelle. C'est d'essayer déjà de voir si on a la même définition de l'alimentation émotionnelle, parce que les patients, et comme je pense, beaucoup d'individus ont tendance à avoir un jugement très négatif sur leurs actes et du coup, avoir des choses plus graves, en fait, finalement, que ce qu'elles sont. Donc, c'est important déjà d'avoir la même définition de ce qui se passe. Mais oui, on est confronté à ça, honnêtement, sur mes consultations. 7 fois sur 10, on est concerné par ça, oui.
- Speaker #0
C'est vrai que ce que tu dis, c'est hyper intéressant parce qu'effectivement, le propre jugement qu'on peut avoir vis-à-vis de son alimentation, on le voit, on en discutait l'autre fois en tant que diète. Nous, dès qu'on est reçu chez des amis ou dès qu'on participe à quelque chose de groupe, un repas de groupe et qu'on dit qu'on est diététicien, les gens tout de suite ont un peu un réflexe de dire « Oh là là, moi, ce que je mange, ce n'est pas du tout diète » . On a encore beaucoup ces phrases-là, donc c'est vraiment aussi un reflet vraiment… réel du fait que les personnes se sentent aussi même coupables de plaisir alimentaire et c'est là aussi on voulait apporter une nuance avec cette fameuse alimentation émotionnelle parce que derrière ça on entend que du négatif mais il faut aussi qu'on est conscients que l'alimentation à les sources d'émotions elle est le résultat d'une émotion et
- Speaker #1
c'est pas un mal au contraire au contraire exactement malheureusement moi je vois trop souvent en consultation comme tu dis dans les amis ou des conversations lambda qu'on peut avoir l'association presque du plaisir à l'alimentation qui serait mauvaise, alors que c'est absolument nécessaire et même primordial. Je ne vois pas comment une alimentation peut être pérenne, une façon de s'alimenter peut être pérenne si on n'y prend pas de plaisir. Mais il y a encore cette notion de « c'est pas bien ce que je fais » et de notion de jugement très négatif sur un comportement alimentaire. un repas, un moment finalement. Et bon, l'alimentation, ça ne se juge pas sur un repas, une journée ou même une semaine. Ça se juge sur bien plus long terme que ça.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. Et du coup, cette culpabilité qui est souvent très présente et de façon vraiment démesurée chez les patients. Effectivement, un patient qui va venir nous voir et dire « moi, j'ai un jeu grignote » ou effectivement, comme tu dis, la première action, ça va être d'abord de savoir si c'est un grignotage compulsif, récurrent et démesuré. Parce que si c'est simplement acheter un pot de popcorn quand on va voir un film au cinéma, là, on n'est pas sur du grignotage compulsif. On est effectivement sur un petit plaisir alimentaire qu'on va se faire dans le cadre d'une sortie. Là on n'est pas là dessus mais c'est vrai que du coup C'est pour ça qu'on avait ce sujet d'alimentation émotionnelle qui sert aujourd'hui d'accroche dans un business de la nutrition pour vendre des programmes, des régimes et plein de choses. Il faut faire attention à ce terme-là parce qu'il est dangereux, il est vicieux. Alors, comme on l'a dit, avec ces fameuses émotions négatives qui peuvent générer des grignotages compulsifs ou des choses comme ça, ça ne sort pas de nulle part. Donc, c'est en sac, c'est encore plus vicieux parce que d'une vérité, en fait, on la distord un peu cette vérité, on la détourne. pour en faire un argument marketing et forcément ça va toucher tout le monde parce que bah oui tout le monde se sent touché par une alimentation émotionnelle et effectivement il n'y a rien de mal au contraire à prendre plaisir à aller se faire un bon resto et c'est là toute la nuance qu'on doit mettre aujourd'hui dans notre discours quand on reçoit des patients et il y a aussi cette position de départ qu'a un peu le patient quand il va voir un diététicien ou une diététicienne c'est de se dire il va se faire juger en fait et ça on le voit comme on disait tout à l'heure on le voit dans la vie de tous les jours en fait dès qu'on sort ce nom de métier là il y a tout de suite une notion de jugement Bon. Moi, je n'arrête pas de dire aux gens, mais je ne suis pas en train de juger ce que vous mangez. Chacun fait ce qu'il veut. Moi, je donne des conseils à ceux qui m'en demandent, mais je n'en distribue pas comme ça.
- Speaker #1
J'ai souvent des patients qui me disent, bon, je vais vous dire ce que je mange, mais bon, vous n'allez pas être contentes. Voilà. Bon, il faut repositionner. C'est vrai qu'il faut repositionner, mais bon, l'alimentation, la façon de se nourrir est source de jugement dès la plus jeune enfance. Donc forcément, quand on va voir un diététicien, une diététicienne, quelque part, peut-être qu'on s'attend à ça. C'était peut-être aussi, il faut le dire, alors on fait une petite parenthèse, mais... C'était peut-être aussi le cas il y a quelques années. Il y a quelques années, quand on allait voir un diététicien ou une diététicienne, parfois, on était peut-être jugé, on était aussi un peu friqué sur la façon dont on mange. Et je pense que là, aujourd'hui, on peut quand même considérer que tout ça, toute notre pratique a beaucoup évolué.
- Speaker #0
Oui, ça, c'est vrai.
- Speaker #1
Un peu plus de comportement, un peu plus d'empathie aussi.
- Speaker #0
Effectivement on a tous vécu des remarques Dans la famille Ou dans nos amis Sur les façons dont on mange Parce qu'effectivement derrière l'acte de manger Il y a des valeurs personnelles, culturelles Enfin bref il y a des convictions C'est un mode d'expression Le fait de s'alimenter C'est un mode d'expression personnel Donc effectivement derrière il y a des différences et des jugements Et c'est sûr qu'il y a aussi une ancienne pratique de la diététique Que nous deux On ne cautionne plus aujourd'hui Mais elle se pratique encore Moi j'ai des exemples encore de gens qui viennent me voir en disant, moi on m'a donné un plan alimentaire et c'était ça, on m'a envoyé un fichier Word et on m'a dit maintenant ton alimentation ça va ressembler à ça. Voilà, donc effectivement il y a encore ce jugement-là qui fait que, évidemment on arrive là-dessus, on a peur de se faire juger et derrière... Encore une fois, le thème du jour, l'alimentation émotionnelle, il faut savoir détecter ce qui est bon et ce qui n'est pas bon, parce qu'il y a aussi le cas de la personne à qui on doit redonner goût à l'alimentation, parce qu'elle s'est complètement déconnectée, parce qu'elle n'y prend aucun plaisir, et c'est là où justement aussi les émotions vont rentrer en ligne de compte, que ce soit le travail sur l'essence, le travail de plaisir, je prends toujours un exemple très... très banal de quelqu'un qui me dit, moi je ne mange pas de légumes, donc forcément il y a un besoin de rééquilibrer un petit peu toute l'alimentation, le vrai travail qu'on va devoir faire, ce n'est pas de lui dire, tu dois manger absolument des haricots verts, c'est de dire, trouve-toi une solution pour que tu aimes les haricots verts ou d'autres légumes, que ce soit par l'assaisonnement, par ta façon de les préparer, par la matière grasse que tu vas y ajouter, trouve une façon d'y trouver du plaisir, et ça appartient aux patients, ce n'est pas au diététicien, ce n'est pas lui qui a la solution en tout cas.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est vrai que pour revenir sur ce thème de l'alimentation émotionnelle et ce qu'on voulait apporter dans cet enregistrement, c'était vraiment ce départ d'alimentation émotionnelle. Il n'a rien de problématique et il est même plutôt spontané sur l'ensemble des êtres humains avec d'autres outils. La problématique qu'on peut voir surgir, c'est quand ce besoin de plaisir et de réconfort dans l'alimentation émotionnelle, Merci. il dérape vers des émotions encore plus négatives que les émotions négatives du départ. C'est-à-dire que quand on va partir dans quelque chose qui est quantitativement non maîtrisé, où on perd le contrôle, où on était dans le plaisir, et puis à un moment donné, on bascule dans le déplaisir, où on va être dans quelque chose de l'ordre de la baisse de l'estime de soi parce que je n'ai pas été capable, j'ai mal fait, ce n'est pas bien. Évidemment, là... C'est là où le diététicien, avec l'action évidente également d'un psychologue, va pouvoir aider un petit peu à travailler sur ce conditionnement de « j'ai mal, donc je mange, mais je mange trop, et puis je vais encore plus mal, et puis je me restreins, et puis je reviens sur l'émotion négative avec cette frustration et tout ça » . Ça, évidemment, je veux dire, ce n'est pas le thème là, mais c'est un trouble du comportement alimentaire, des conduites alimentaires, et évidemment que... c'est problématique puisque le patient va mal avec ce comportement. Bien sûr. On va chercher du plaisir, mais finalement, on se sent encore plus mal. Donc là, il y a un déséquilibre, il y a quelque chose qui ne va pas. La problématique des réseaux sociaux aujourd'hui, dans ce que tu as dit tout à l'heure, on ne peut plus d'accord avec toi, c'est de rabâcher aux gens, vous avez une alimentation émotionnelle, c'est un problème. Et les solutions qui sont apportées en plus sont déconnantes au possible. Moi, je tombe sur des vidéos qui sont choquantes, qui sont dangereuses, où on vous dit, si tu te jettes sur le chocolat quand ça ne va pas, tu as un problème, mange du fromage blanc. Ce n'est pas normal de dire ça à des gens. Ce n'est pas normal de leur dire déjà à la base que manger du chocolat quand ça ne va pas, ce n'est pas bien. Manger du chocolat à la fin d'une journée pourrie, ce n'est pas pathologique. C'est là où, à un moment donné, il faut pouvoir, nous, diététiciennes, nous opposer à ce type de... de messages qui sont balancés par, on en a parlé la dernière fois, des coachs en nutrition. Des nutritionnistes qui n'ont pas d'autres qualifications qu'une formation très légère. Ça, c'est très problématique. Mais tout le monde a la parole sur les réseaux sociaux. Et ça, c'est très problématique aussi.
- Speaker #0
Et c'est d'autant plus vicieux. Je parle de vicieux parce que quand j'emploie le terme vicieux de cette fameuse accroche, c'est qu'elle est efficace. Pourquoi ? Parce que quand on nous met en face un problème émotionnel, c'est quelque chose... Ça sous-entend qu'on ne le maîtrise pas, on ne maîtrise pas forcément nos émotions. Donc, un vendeur qui va nous dire « tu as un problème émotionnel, moi j'ai une solution très cartésienne, très simple » certes évidemment très simpliste et très contestable, c'est ce qu'on fait aujourd'hui, on la conteste, mais malgré tout dans l'approche mentale de la façon de vendre, de dire t'as un problème émotionnel Sophie, moi j'ai une solution cartésienne concrète, c'est un plan avec des étapes à suivre, avec des choses, et bien forcément c'est le travendeur parce qu'on se dit mais voilà, évidemment la solution elle est là, il suffit qu'on me balance un plan et qu'on me cadre avec des instructions à suivre, et du coup, mes émotions, je vais les contrôler. C'est en ça que c'est très vicieux parce que finalement, la promesse... elle est perçue comme étant hyper efficace par manque de connaissances sur l'alimentation des personnes qui vont être susceptibles d'acheter ces programmes, mais aussi parce qu'il y a un côté rassurant de dire, mais moi les émotions je ne suis pas apte tout seul ou toute seule à les maîtriser, il faut quelqu'un et du coup la réponse par le cadre et par la structure et par le côté très cartésien, il est rassurant. Et c'est en ça qu'il est vicieux parce que... Comme tu le dis si bien, c'est absolument pas la solution. D'imposer un plan alimentaire à quelqu'un, c'est pas du tout une solution si jamais il y a une alimentation émotionnelle qui peut déborder sur des troubles du comportement alimentaire. Ce qu'il va falloir aller chercher, c'est effectivement des problématiques psychologiques, d'aller creuser ça avec une approche pluridisciplinaire, un diététicien en association avec un psychologue notamment, mais c'est pas de dire, du coup, effectivement, ton chocolat, tu vas le remplacer... par des haricots verts ou un bol de fromage blanc 0%. Effectivement, c'est très facile, ça marchera tout de suite, mais ça n'a aucune chance de gagner.
- Speaker #1
Non, et puis c'est des fausses solutions, clairement. Bien sûr. Parce que quand on va manger un morceau de chocolat à la fin d'une journée pourrie, il n'y a rien de nutritionnel là-dedans. On ne va pas chercher une histoire de calories, c'est une histoire de plaisir. Donc remplacer du plaisir par quelque chose qui apporterait moins de calories n'est pas la question, on s'en fout royalement. parce que derrière, tu auras envie de ton morceau de chocolat parce que c'est lui qui te fait du bien.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Donc au final, tout ce que tu auras mangé avant, que ce soit ton fromage blanc, tous ces trucs à la mode, mais au final, ça ne vient pas répondre à la question. On ne traite pas, comment dire, là, on était sur un plan émotionnel, on ne traite pas cette problématique avec un plan nutritionnel.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Pour moi, c'est vraiment, c'est prendre du doli, prendre quand tu as une fracture, ça n'a aucun sens.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc vraiment, Merci. Il y a un moment donné, il faut aussi, ça on en parle beaucoup, je pense que c'est pareil toi avec tes patients, il faut aussi travailler sur l'acceptation, accepter d'avoir un moment donné envie d'un carré de chocolat et de se l'autoriser sans que ça prenne des proportions psychologiques trop importantes.
- Speaker #0
C'est d'apprendre à l'apprécier ce carré de chocolat justement. Et plus on va l'apprécier, plus on va le maîtriser. plus on va maîtriser les quantités et moi je parle alors déjà moi voilà mon ce podcast et mon compte instagram s'appelle diété gourmand et le gourmand j'y tiens vraiment pas je me tiens vraiment à coeur parce que parce que déjà on a tendance à dissocier ces deux termes la diététique ça doit être que de l'injonction à manger des légumes vapeurs et à se restreindre et dans la douleur et dans le combat perpétuel c'est encore ce que ce qui est ce qui est perçu par les par la population mais la gourmandise il faut apprendre à la travailler justement la Une gourmandise qui n'est pas maîtrisée et qui devient un trouble du comportement alimentaire, on ne peut même plus appeler ça de la gourmandise, c'est un trouble. Mais par contre, ce petit truc comme tu disais, une journée pourrie, je rentre chez moi, je me fais deux carrés de chocolat, je vais les apprécier, je vais apprécier ce moment. Et peut-être même qu'il y aura un petit côté coupable, mais tant qu'il reste dans le plaisir coupable, il faut l'entretenir ce truc-là. Et il faut qu'il soit ramené à sa juste valeur, c'est ce petit plaisir coupable de truc. de mon petit carré de chocolat à la fin du repas, je sais très bien que j'aurais pu m'en passer, mais il me fait du bien, il me procure du plaisir, il me libère des bonnes hormones, et voilà, et on en tient là, plus on va se frustrer, plus on va se dire, non, il faut que j'évite, ah bah là, le carré de chocolat, je suis dans mon alimentation émotionnelle, je lutte contre ça, je l'évite, et bah on va créer de la frustration, et derrière, on va se créer un terreau pour des troubles derrière, quoi.
- Speaker #1
Oui, oui, et puis comme tu dis, le fait de s'autoriser de le manger, de prendre le temps de le savourer, de le déguster, c'est ce qui fait que, techniquement, comme tu es dans quelque chose de positif, il n'y a pas besoin de rajouter la tablette derrière. Mais qu'est-ce qu'on fait quand on commence à manger avec culpabilité ? On se cache, on mange vite, vite, vite que ça passe et on n'en parle plus, on cache un peu les traces du crime. Et quelque part, le côté plaisir qu'on allait rechercher, on ne se l'est pas autorisé. Donc, on a juste mis quelque chose à la bouche. Donc, quand on a une envie vraiment de chocolat, de… plaisir un peu comme tu dis là de se réconforter il ne faudrait rien faire d'autre Que manger ce chocolat ? Se mettre dans une pièce de ta maison ou même dehors, mais un endroit où tu es tranquille, où tu te sens en sécurité, où personne ne vient te solliciter en même temps. Et tu prends ton carré, tes carrés de chocolat, ce que tu veux, mais tu es en pleine conscience en fait, tu es vraiment dans ton kiff.
- Speaker #0
Oui, l'alimentation pleine conscience, c'est exactement ça. C'est de s'accorder vraiment à ce moment-là et de s'y consacrer, de se concentrer sur ce morceau de chocolat. parce qu'il a une importance, et ça peut être le même truc que, par exemple, moi avec ma femme, on a ce petit rituel du vendredi soir, on se prend un petit apéro, et puis voilà, il n'y a pas d'excès, c'est un moment plaisir, et du coup, on sait que ça va nous faire du bien en fin de semaine, on va pouvoir attaquer le week-end tranquillement. Et il n'y a absolument aucun excès. Le reste de la semaine, on ne boit pas d'alcool. Bon, après ça, c'est une habitude qu'on a mis en place, mais on n'est absolument pas en lutte. On l'assume et il nous fait du bien. Et du coup, il n'y a pas de problème parce qu'on ne peut pas se considérer comme alcoolique. Et c'est un peu ce parallèle là que je fais Parce que ton carré de chocolat que tu manges le soir Après une journée pourrie C'est pas un trouble du comportement alimentaire C'est pas un TCA Parce que évidemment tous ces termes là on les voit beaucoup C'est des termes qui font peur Alimentation émotionnelle quand on sait pas ce qu'il y a derrière Ca fait très peur TCA tout ça évidemment on en entend beaucoup parler Et les gens savent pas forcément ce que c'est non plus Donc ils ont peur de l'avoir Ils ont peur de se dire ah bah moi aussi je suis concerné Et du coup bah Pareil, ça fait peur. Et quand ça fait peur, ça fait vendre. Donc, c'est là que c'est vicieux.
- Speaker #1
Exactement. Et franchement, moi, je suis sur les réseaux sociaux que depuis janvier. Et depuis janvier, je crois que si j'avais écouté tout ce que j'ai vu, j'aurais au moins 18 maladies diagnostiquées grâce aux réseaux sociaux. Et que ce soit des troubles émotionnels, des troubles physiques, un intestin irritable, tout ce que tu veux. En fait, tu l'as dit tout à l'heure, il n'y a pas de problème, par exemple, à prendre son apéritif. Mais les réseaux sociaux... créer le problème.
- Speaker #0
Bien sûr, il te culpabilise.
- Speaker #1
Il n'y a pas de problème à avoir une alimentation émotionnelle, mais les réseaux sociaux vont créer la problématique et faire de quelque chose qui fait partie de la vie un trouble, une maladie presque, et donc de te vendre un produit à la con qui ne marchera évidemment pas, ou un programme à la con qui fera peut-être naître un vrai trouble des conduites alimentaires au final, qui n'était pas nécessaire. Moi, si je peux donner un conseil aujourd'hui, et tu me donnes la chance d'avoir justement cette possibilité de parler, parce que sur mes réseaux sociaux, je suis surtout sur de l'humour et de l'absurde, on va dire. Mais si je peux vraiment donner un conseil, c'est toujours regarder qui donne le conseil. Quels sont les conflits d'intérêt également des personnes qui vous donnent des conseils ? Qu'est-ce qu'on a à vous vendre ? Si on n'a rien à vous vendre, c'est peut-être que c'est vous le produit. En fait, il faut vraiment réfléchir à tout ça et creuser. Arrêter d'écouter juste des phrases qui tombent de nulle part, de personnes qu'on ne connaît de nulle part. Connaître un peu qui nous parle et de quoi on nous parle. Et ça, je pense que c'est primordial, parce que sur les réseaux sociaux, tellement tout le monde peut parler, aujourd'hui, c'est catastrophique. On en est même arrivé aujourd'hui, où des personnes tiennent certains magasins, dont je ne citerai pas le nom, qui s'adressent à des patients, enfin des personnes, des clients du coup, qui veulent perdre du poids. les personnes sont formées en nutrition deux jours. C'est extrêmement choquant. C'est extrêmement choquant. Ça vend des produits. Ça vend des solutions. Ça te donne même, je ne sais plus, ils font les classements de combien tu as perdu. Oui,
- Speaker #0
ils envoient des classements hebdomadaires de dire un tel a perdu moins, tel nombre de kilos à les premières cette semaine, comme des classements de vente en fait. Voilà,
- Speaker #2
donc on vend des produits.
- Speaker #1
produits, mais on voit aussi des troubles des conduites alimentaires. Et il faut faire vraiment attention parce qu'à la base, la personne qui va sur les réseaux et qui veut se renseigner, comme tu l'as dit au tout début, cherche à améliorer sa santé, son rapport à l'alimentation, essaye d'améliorer son hygiène de vie, ce qui est tout à fait légitime et valable. Mais en fonction de sur qui tu tombes, ton algorithme aussi qu'on sous-estime très souvent. Au final, tu peux te retrouver avec des grosses problématiques, ta santé qui n'avance pas, voire même qui peut déconner. Puis au final, tu as investi de l'argent, investi du temps, investi des espoirs. Et qu'est-ce qui se passe ? Rien du tout.
- Speaker #0
J'ai quand même apporté une nuance à ce que j'ai dit en disant que les personnes qui vont sur les réseaux sociaux sur ces thèmes-là cherchent à forcément améliorer leur santé. Oui, mais alors il y a aussi autre chose que je n'ai pas trop mentionné. parce que dans les fameux les fameux les fameuses astuces les fameux levier marketing pour vendre on en a parlé tout à l'heure il ya la peur mais il ya aussi le biais cognitif et le biais cognitif en fait il est très facile parce que reprenons l'exemple de mon petit apéro de la semaine là ma petite bière du vendredi soir si derrière je culpabilise et je me dis oh là là c'est pas bien de boire ma bière du vendredi soir je vais sur les réseaux sociaux je vais forcément forcément trouver quelqu'un qui va me dire que, effectivement, ce n'est pas bien de boire ma petite bière. le vendredi soir il faudra en boire zéro pour être en bonne santé donc le biais cognitif en fait on va on va toujours si on n'est pas bien on va toujours aller chercher ce qui va nous conforter dans notre culpabilité parce que les discours sont là pour ça parce que c'est un argument marketing c'est un des premiers arguments marketing c'est utilisé par les politiques c'est utilisé par toutes les marques de dire bah je te je te dis ce que tu as envie d'entendre dans un moment où tu n'es pas bien où tu es faible pour te vendre quand je dis faible je dis je dis pas faible de façon accusatrice, mais quand on est un petit peu vulnérable, on va préférer ce terme-là, c'est là où on va te vendre un truc, parce que c'est là où on a le plus de chances de te le vendre. Et donc, ce biais cognitif-là, il est partout. Et moi, j'ai reçu dans un précédent podcast une personne, c'est le compte Instagram L'Ache-T'en-Assiette, donc c'est Inès qui, aujourd'hui, a mis en place même un cahier d'accompagnement pour des personnes qui souffrent de TCA, mais elle m'a expliqué que quand elle a... Quand elle était suivie et quand elle avait pris la décision, vraiment, elle avait pris conscience de ce TCA, une des premières choses qu'elle a faites et qu'elle a réussi à faire, c'est faire le tri, faire le ménage aussi dans ses réseaux sociaux, dans ses influences autour, pour se dire, bon, maintenant, je me concentre sur moi et ma santé, je sais ce qu'il faut faire, il faut que j'aille voir des spécialistes, il faut que j'arrête d'aller voir des gens sur Instagram ou sur... ou sur YouTube, ou sur... J'arrête de suivre des comptes qui vont me conforter dans ma culpabilité, je fais le tri. Et ça, c'est un acte aujourd'hui qui va être important, je pense, à mentionner pour nos patients dans nos suivis, parce qu'effectivement, c'est presque de la concurrence vis-à-vis de nous, en fait. Ça nous trouble dans notre suivi. Au-delà de ça, je pense qu'on n'utilise pas encore très bien les réseaux sociaux en 2025. On a du mal à masquer les contenus qui sont problématiques parce que quelque part, on switch, on part sur autre chose. Bien sûr. Au final, il faudrait les masquer parce qu'à chaque fois que tu vois une vidéo, en fait, ton algo, il pense que tu aimes bien. Et qu'est-ce qu'il fait ? Il te propose aussi des publicités. Et ces publicités, alors moi, mon compte avec lequel, justement, je me sers à… à débunker, à travailler sur les fake med, tout ça, à niveau nutrition, je ne peux plus quantifier le nombre de bétides qui passent en pub.
- Speaker #1
Légalement, ils ont le droit d'exister. Ils ont le droit d'exister. Et puis nous, on évolue dans un écosystème avec un énorme business de la nutrition parce qu'effectivement, tout le monde est concerné. Donc, c'est un énorme business. Tout le monde veut se l'approprier. Il y a de l'argent à faire pour tout le monde. Donc, effectivement, c'est puissant et on évolue là-dessus. C'est très, très compliqué. Sophie, il nous reste quelques minutes avant la fin de l'épisode. Qu'est-ce qu'on devrait dire, si on devait retenir les conseils, quand une personne voit ce type de publicité sur l'alimentation émotionnelle, c'est de se dire, oui, cette alimentation émotionnelle, elle peut être problématique. Les émotions négatives, tout ça, attention, il faut quand même, si vous détectez que vous avez potentiellement... ces choses-là, d'une alimentation émotionnelle excessive, des grignotages compulsifs trop réguliers, allez vous renseigner, allez voir un diète. On peut aller voir un diète juste pour une séance, pour prendre des infos en fait. Il n'y a pas besoin forcément toujours d'un suivi en 15 consultations. Allez voir quelqu'un juste pour vous renseigner, juste pour dire est-ce que c'est oui, est-ce que c'est non ? Et voilà, ça vous coûtera le prix d'une consultation et ça vous fera avancer vraiment beaucoup sur la perception que vous pouvez avoir vis-à-vis de votre alimentation.
- Speaker #0
Et en plus de ça, le diététicien en face va pouvoir peut-être vous réorienter, si c'est nécessaire, vers un médecin, vers un psychologue, peu importe finalement. Mais au final, vous avez un point de vue professionnel et surtout vraiment objectif de la situation. Donc, c'est vraiment nécessaire. Et oui, ça peut, enfin moi, ça m'arrive très souvent de faire des consultations en libéral où la personne, elle vient. Parce qu'elle a besoin d'être rassurée. Moi, je fais comme ça, je voudrais savoir si c'est bien. Eh bien, on fait un diagnostic diététique.
- Speaker #1
C'est aussi le rôle du professionnel de santé sur plein de choses. Ça peut être une consultation one shot. Se dire, eh bien, voilà, finalement, je pensais. Puis, non, parce qu'encore une fois, on est très influencé. et on nous... On nous bourre le crâne avec, on a plein de problèmes, donc on a plein de choses à nous vendre parce qu'on a en solution à ces problèmes. Et du coup, le point 2 aussi, c'est de se dire, ne culpabilisez pas de vous faire plaisir avec votre alimentation. Se faire plaisir, ce n'est pas ingurgiter des tonnes et des tonnes de nourriture de façon compulsive et de façon déraisonnée, mais se faire plaisir. Il y a des moments où il faut aller au resto, il faut prendre plaisir, il faut se faire un bon repas. Il faut oublier un petit peu les calories, les comptages de calories et tout ça, parce que ça, on n'en a pas parlé, mais ça fait aussi partie du truc. On ne compte pas ses calories, ce n'est pas naturel.
- Speaker #0
Non, c'est ça. Au-delà des exceptions de restaurant, votre alimentation doit être source de plaisir au quotidien pour que ça puisse être quelque chose de pérenne. Et si ce n'est pas le cas, s'il y a un rapport à l'alimentation qui, à un moment donné, ne va pas ou vous fait poser des questions, Il faut consulter, comme tu le dis, en one shot ou pas, mais il ne faut pas hésiter à consulter et à poser des questions. Ça ne coûte entre guillemets que la consultation, mais ça évite de se faire embrouiller l'esprit par des choses qu'on va aller chercher le soir, à 22h, à la fin d'une journée pourrie sur les réseaux sociaux.
- Speaker #1
Oui, on est un peu dans cette culture, alors je ne veux pas faire de politique aujourd'hui, mais dans ce monde un peu capitaliste. Dans tous les films avec lesquels on a grandi dans les années 80, il y a la notion d'effort aussi. Pour arriver à ses fins, il faut toujours qu'il y ait de l'effort, de la lutte, du combat. Et ça transpire un peu sur l'alimentation aussi. On se dit, si je dois aller bien, il faut que j'en bave en fait. Et non, le plaisir, il est au centre de tout. C'est comme dans votre boulot. Si vous faites un boulot et que vous y allez reculant tous les jours, le meilleur des conseils, c'est de dire à un moment donné, essaye de voir si tu ne peux pas faire un autre travail qui te procure du plaisir et dans lequel tu te reconnais. Et le plaisir, il est central dans nos vies. Il doit être la base de nos journées en fait.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Donc, ça, c'est hyper important.
- Speaker #0
Il ne faut pas oublier que l'alimentation, c'est un très bon outil pour aller bien. Mais je reprends les termes de diète que j'ai entendus sur les réseaux sociaux et qui sont top, justement, avec des super messages. Le marteau est un super outil, mais pour visser, ça ne marche pas. C'est pareil avec l'alimentation. Ça fait du bien pour certaines choses et puis pour d'autres, pas forcément. Il ne faut pas hésiter à demander de l'aide pour trouver d'autres ressources pour aller bien.
- Speaker #1
Sophie, l'épisode va toucher à sa fin. Merci beaucoup d'avoir parlé de tout ça. J'espère que les auditeurs, ça a pu vous éclairer un petit peu sur le sujet. Ne culpabilisez pas pour rien. On n'est pas tous des malades de l'alimentation. Ce n'est pas le but. Essayez de faire le tri dans ce que vous voyez. Franchement, vous le savez tous, tout ça, c'est qu'une histoire de bon sens. Donc, faites vraiment attention à ça. Mettez-vous des barrières. N'oubliez pas que la nutrition, c'est un énorme business. Peut-être qu'on sera amené à rediscuter un petit peu de tout ça parce que ça a encore besoin d'être approfondi. En tout cas, Sophie, je te remercie beaucoup pour avoir accepté mon invitation à cet épisode. et voilà Tu as un dernier petit mot à ajouter ?
- Speaker #0
C'était un plaisir. Je suis ravie d'avoir fait ça avec toi. C'est mon premier podcast et je suis ravie. Et puis, pour reprendre ce que tu as dit, la gourmandise n'est pas un défaut. La gourmandise est une grande qualité. Et donc, j'adore ton pseudo. Et continue comme ça.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Sophie. Et quant à moi, chers auditeurs, je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Diète et Gourmand, le podcast. Salut !
- Speaker #0
Diète et Gourmand Le podcast.