- Speaker #0
Diète et Gourmand, le podcast.
- Speaker #1
Tu vas te rendre malade avec tes régimes à la con.
- Speaker #2
Eh bien, salut à toutes et à tous et bienvenue à Diète et Gourmand, le podcast qui parle de notre rapport à l'alimentation et à la santé. Alors, dans cet épisode, on va aborder un thème qui me tient beaucoup à cœur. à savoir le fait d'aborder son alimentation comme un atout de prévention santé. Aujourd'hui, dans nos sociétés occidentales, on a un gros problème avec le rapport à la santé. C'est qu'on s'en préoccupe uniquement quand on a un problème. Et c'est d'autant plus vrai pour l'alimentation, dont on s'est au fil des ans détourné de sa fonction première, à savoir nous maintenir en vie et en bonne santé. Aujourd'hui encore, repenser son alimentation, aller consulter un diététicien, on le fait quand on a un problème de santé. quand on veut perdre du poids, quand on n'est pas en accord avec son image. Mais le but de ce podcast, c'est aussi de te faire comprendre que la diététique, c'est bien plus que ça. Alors oui, l'alimentation, elle est essentielle pour prévenir des risques de maladie. Et aujourd'hui, on va parler alimentation et cancer avec Dr. Clémy, qui fait de la vulgarisation scientifique sur le thème du cancer sur Instagram et sur YouTube. Elle nous vient de Belgique, elle a mangé un croissant, elle est en pleine forme. Bonjour Clémence.
- Speaker #0
Bonjour, je peux t'appeler Jet.
- Speaker #2
Alors, Jet est gourmand. On n'oublie surtout pas gourmand !
- Speaker #0
Pardon !
- Speaker #2
Alors, avant de parler des liens entre l'alimentation et le cancer, est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #0
Oui, alors je m'appelle Clémence et à la base je suis chercheuse. J'ai un doctorat en sciences biomédicales et pharmaceutiques et ma spécialité c'est le cancer. J'ai fait ma thèse sur le cancer du sein et puis j'ai travaillé à l'hôpital dans un service de radiothérapie où je m'occupais finalement de tous les cancers qui passent par la radiothérapie, c'est-à-dire quand même plus de la moitié. finalement. Et depuis un an, je travaille pour une compagnie pharmaceutique qui s'appelle Roche et je suis maintenant concentrée sur le cancer du poumon. D'accord, et donc qu'est-ce que tu fais exactement au sein de Roche ?
- Speaker #1
Alors le job a un nom un peu particulier, ça s'appelle Patient Journey Partner.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà, ça ne t'apprend absolument rien. Pas du tout. Ici en France, on appelle ça le partenaire trajet patient, je pense. Ok. Et en gros, c'est quoi mon rôle ? C'est d'aller dans les hôpitaux d'une certaine région et d'essayer de collaborer avec les médecins, les infis, les pharmaciens pour améliorer le parcours patient. Et donc ça passe par communiquer avec les traitements, mais aussi faire des projets comme de la prévention, notamment.
- Speaker #0
Ok, très bien. Effectivement, ça paraît plus clair. Alors, avant de commencer, et du coup, là, du coup, ça va devenir une petite rubrique récurrente, parce que comme je disais tout à l'heure, tu nous viens de Belgique. Dans un précédent épisode, j'ai reçu un Québécois, et on va parler de l'accent. Moi, ça m'intéresse beaucoup, la perception des accents. C'est un truc qui est vraiment intéressant, je trouve, et assez fun. Alors, donc, Moi, mon invité québécois, il me disait, mais alors l'accent français, il paraît pour un Québécois hyper soutenu, un peu poche, un peu comme un Américain percevrait l'accent anglais. Est-ce que c'est pareil du point de vue des Belges vis-à-vis de l'accent français ?
- Speaker #1
Alors, difficile de parler pour tous mes compatriotes parce que je suis aussi un peu la plus française des Belges. Je suis née là-bas, mais je suis revenue il n'y a pas si longtemps. Mais du coup, je pense que ça peut passer comme un peu bourge, mais l'accent parisien. spécifiquement. L'époque que j'ai entendue, c'est plutôt ça.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Oui, parce que t'as des accents du sud et tout ça qui vont être un peu plus... Je vois ce que tu veux dire. Mais je pense que le Québécois, il parlait aussi de ça. Et quand on parle de l'accent londonien aussi, je pense que le lien américain et Angleterre, c'était londonien parce que dès que tu vas un peu dans le nord de l'Angleterre, c'est tout de suite pas la même chose. Ok, donc c'est la même perception quand même. Les Parisiens, on a un petit accent un peu bourgeois, un peu poche, un peu... Ok, ça ça m'intéresse toujours. Peut-être qu'on aura d'autres invités d'autres pays avec d'autres accents et ce sera plutôt marrant d'en parler. Bon alors maintenant si on devait quand même rentrer dans le vif du sujet qui nous réunit aujourd'hui, on va parler un peu cancer et alimentation. Alors déjà en introduction, est-ce que tu peux nous expliquer rapidement ce que c'est un cancer, comment ça se forme et comment ça se développe ?
- Speaker #1
Alors un cancer c'est une maladie où certaines cellules du corps se mettent à se multiplier de façon incontrôlée jusqu'à former... Une masse qu'on appelle la tumeur. Cette masse, elle va continuer à s'étendre et au bout d'un moment, certaines cellules vont se détacher et passer dans le sang ou le liquide lymphatique et envahir des ganglions ou d'autres organes. Et là, c'est ce qu'on appelle des métastases. Mais donc, qu'est-ce qui pousse ces cellules à devenir complètement folles ? Eh bien, il y a des erreurs, ce qu'on appelle des mutations, qui apparaissent naturellement avec l'âge ou sous l'effet de facteurs de risque. Alors, on peut parler du tabac, de l'alcool, de certains virus aussi. Et ces erreurs, elles vont commencer à s'accumuler dans la cellule et finir par toucher des gènes, des gènes clés. Par exemple, des gènes qui sont responsables de réparer l'ADN ou de réguler la division des cellules.
- Speaker #0
Donc c'est là où, quand ça va se développer, il va y avoir une erreur dans la production, on va dire, des gènes et des chromosomes. Et tout ça va apparaître un petit peu avec un gros défaut. Ça va continuer de se développer, le défaut va s'amplifier et c'est là où la maladie va se développer.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
On est à peu près là-dessus.
- Speaker #1
Très bon résumé. Ok.
- Speaker #0
Donc, si on devait résumer un peu les cancers les plus importants. Alors, moi, j'ai regardé. Selon l'OMS, il y a un chiffre en 2020. Tu vas me dire si je me trompe qu'a sorti un classement des cancers les plus meurtriers dans le monde. Donc là, on va les citer par ordre décroissant. Le plus important, c'est le cancer du poumon. Ensuite, on a le cancer colorectal, le cancer du foie, le cancer de l'estomac et le cancer du sein. Tu es plutôt d'accord avec ce...
- Speaker #1
Oui, oui, oui. En fait, globalement, ces dernières années, c'est toujours un peu les mêmes. Il y a juste souvent, en termes d'incidence, c'est soit le cancer du poumon, soit le cancer du sein. Ils se font un peu la guerre chaque année. Mais voilà, dernièrement, c'était le poumon qui était le premier.
- Speaker #0
Est-ce que c'est dû au dépistage aussi ? Un dépistage plus efficace qui fait que le chiffre gonfle ?
- Speaker #1
Ça rentre effectivement dedans.
- Speaker #0
Ok, très bien. Alors, tu le disais un petit peu tout à l'heure, mais si on doit répondre à une première question sans rentrer vraiment dans les détails, est-ce qu'on est d'accord pour se dire qu'avec le tabac et l'alcool, porter un focus sur son alimentation, ça peut vraiment agir sur le fait de diminuer le risque de développement du cancer ?
- Speaker #1
Alors oui, ce n'est plus un secret. L'alimentation influence réellement le risque de développer certains cancers, même si l'ampleur de l'effet n'est pas le même pour tous les cancers finalement. pour le cancer du poumon par exemple Certes, l'alimentation a été identifiée comme potentiel facteur de risque, mais le tout premier, ça reste quand même le tabac.
- Speaker #0
Oui, bien évidemment, ça va dépendre du type de cancer. Et d'ailleurs, ça me fait dire qu'effectivement, chaque cancer est différent. Il y a un type de cancer selon chaque individu. Donc ça, c'est ce qui est un peu compliqué. Compliqué aussi avec ce traitement du cancer, c'est qu'il est unique à chaque fois.
- Speaker #1
Exactement. Il y a aussi un autre problème qui est que, alors que le tabac et l'alcool sont quand même des facteurs de risque bien spécifiques, l'alimentation, ça comprend plein de choses. Est-ce que c'est le sucre ? Est-ce que c'est les fibres ? Et donc, ça a été l'enjeu de beaucoup d'études dernièrement, c'était de déterminer, d'identifier dans l'alimentation, qu'est-ce qui a un effet sur le cancer. Que ce soit protecteur ou un risque de développer un cancer. Et donc finalement, il y a beaucoup de recommandations officielles qui préfèrent parler de qualité de l'alimentation. Donc voilà, qu'elle soit variée, riche en fibres, pauvre en ceci ou en cela.
- Speaker #0
Ouais, c'est d'ailleurs là-dessus où on va un petit peu lister. Parce que moi, ce que je te propose de faire, en fait, c'est de voir tout ce qu'on peut entendre. Moi, j'ai un petit peu rassemblé tout ce qu'on peut lire et entendre. sur internet, sur les réseaux sociaux, par rapport à cette alimentation et cancer, parce que c'est vrai que c'est souvent un petit peu présenté en disant tel aliment va être top pour éviter tel cancer, c'est un peu quand même des raccourcis, même si des fois les discours sont plutôt vrais, mais ce que je te propose de faire dans cet épisode, c'est un petit peu d'essayer de traiter un petit peu tout ça, et d'aborder des grands thèmes, alors on va commencer avec un thème que tu as un petit peu évoqué, c'est le sucre. Alors, qu'est-ce qu'on peut lire un petit peu sur le sucre en résumé ? Ce que j'ai pu lire, moi, c'est que les cellules cancéreuses utilisent presque exclusivement le glucose comme source d'énergie. D'ailleurs, un petit peu comme toutes les autres cellules. Mais apparemment, les cellules cancéreuses, c'est vraiment exclusivement. Donc, c'est ce que j'ai pu lire. On va voir, tu vas me dire après ce que tu en penses. Et donc, du coup, le raccourci qui est fait, c'est de dire, pour prévenir le cancer, il suffit que je réduise ma consommation de sucre. Tu vois, quand je le supprime. Et même, on a pu entendre de personnes qui disent, moi, quand vous avez un cancer, il faut complètement arrêter le sucre. Là, j'ai besoin de ta réponse.
- Speaker #1
Bon, alors, il y a du vrai, il y a du faux dedans. C'est-à-dire que souvent, on fait des raccourcis un petit peu problématiques. Mais donc, oui, les cellules cancéreuses, elles sont plus avides de glucose. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on peut bien les visualiser sur des PET scans. C'est le principe qu'on utilise, justement. Mais, attention, pas que. Les cellules cancéreuses, elles sont avides de... plein d'autres choses. Elles ne dépendent pas exclusivement du glucose. Elles sont souvent très flexibles, métaboliquement, et elles peuvent utiliser des lipides, des protéines. Donc, elles sont plastiques. Et selon le type de tumeur, la disponibilité des nutriments, l'oxygénation, elles peuvent switcher très facilement. C'est vilain. Et donc, elles vont toujours se débrouiller pour trouver leur énergie autrement. Et ça explique aussi pourquoi bloquer une seule voie métabolique, souvent, ça peut avoir des effets limités.
- Speaker #0
Ok. Donc on en revient à... Alors c'est marrant parce que quand on aborde des thèmes un petit peu comme ça précis, en fait on se rend compte que le lien avec l'alimentation, on en revient toujours aux mêmes choses. Moi ce que je te dirais basiquement, enfin ce que je te dirais, ce que je dirais à tout le monde basiquement, d'ailleurs je vais en faire un épisode dans pas longtemps sur le sucre, de dire arrêtons de diaboliser le sucre. Il faut apprendre à gérer sa consommation. Donc là je fais une petite parenthèse, mais on voit bien que même un discours qui va te dire il suffit d'arrêter le sucre et tu vas fortement réduire ton risque de cancer, on voit bien que ça c'est un énorme rare coup. raccourcis en fait. Et tout ça, il faut mettre de la nuance et c'est bien d'avoir des gens comme toi qui peuvent expliquer, des experts en la matière qui peuvent dire, alors oui, le sucre, ok, mais c'est pas en réduisant le sucre que tu vas réduire ton risque de développer un cancer. C'est plutôt général sur une alimentation saine.
- Speaker #1
Exactement. Et donc justement, j'aimerais revenir là-dessus parce que c'est quelque chose qui revient presque systématiquement. Avec les patients, c'était une conversation que j'avais presque tout le temps. Mais quand on regarde vraiment ce qui se passe au niveau des études, quand on a testé sur des animaux, il y a certaines études qui montraient que si... on limitait l'apport en sucre, on avait des résultats plutôt encourageants. C'était pas mal. Après, on avait d'autres études, c'était le contraire. C'était plutôt délétère. Et bien alors sur l'humain On n'a vraiment aucune preuve robuste, généralisable et de bonne qualité pour dire que limiter ses apports en sucre, ça aura un effet sur le cancer. Et donc, il y a beaucoup d'essais qui sont en cours, mais pour le moment, la qualité de ces études ne permet pas de faire une quelconque généralité. Et donc, que ce soit le régime cétogène, où on limite fort ses apports en sucre, ou le jeûne, parce que j'entends aussi beaucoup cette histoire de jeûne, d'intermittent ou de jeûne, on n'a rien de concret. Et alors, j'aimerais rajouter que l'idée d'affamer des cellules cancéreuses, parce que c'est un truc qu'on entend beaucoup, ce n'est pas du tout une bonne vision. Parce qu'on ne peut pas sélectivement affamer les cellules cancéreuses. On va aussi affamer les autres cellules. Tu affames ton corps, en fait. Exactement. Ce qui est une très mauvaise idée, puisque en traitement contre un cancer, tu peux justement avoir une perte de poids, parce qu'il y a des vomissements, il y a des diarrhées. Et donc, finalement, ce mode de pensée, c'est dangereux. Ça peut entraîner vraiment une sarcopénie, une perte de masse musculaire. ça C'est téléter. Donc voilà, c'est vraiment quelque chose, je pense, qu'il faut vraiment appuyer.
- Speaker #0
Oui, je me permets de rebondir là-dessus. Ça, c'est une base de la diététique. C'est que quand on étudie la diététique, on fait forcément un stage en hôpital. Forcément, on est confronté à des patients qui ont ce type de maladie, des cancers. Et qu'est-ce qu'on nous apprend, basiquement en diététique ? C'est que le besoin énergétique, il est augmenté quand on a une maladie. Parce que ça consomme beaucoup plus de calories. On a besoin d'énergie, le corps a besoin d'énergie et de calories. pour lutter contre cette maladie, pour se mettre en défense. Donc, affamer, c'est même au contraire faciliter le développement de la maladie et des effets qui vont avec. Voilà,
- Speaker #1
exactement. Mais après, on peut rajouter qu'avoir une glycémie contrôlée, ça reste une bonne idée. Parce qu'une glycémie au plafond pendant trop longtemps, là, ça peut causer des problèmes avec les traitements. Ça peut aussi perturber des hormones. Ça peut donner un environnement favorable au cancer. Donc, on ne bannit pas les glucides. On les consomme de manière... raisonnable. Donc pas de kinder country toutes les heures.
- Speaker #0
On est bien d'accord.
- Speaker #1
Même si j'aimerais beaucoup.
- Speaker #0
Non mais voilà, ça rejoint encore une fois des conseils diététiques de base sur une alimentation saine, sur une alimentation équilibrée avec une consommation de sucre équilibrée, modérée, contrôlée et encore une fois, on en revient toujours aux mêmes choses. Mais je voulais rebondir sur aussi l'étude que tu cites et la façon dont on traite et on fait des raccourcis avec les études. Moi, ça me faisait penser justement par rapport au sucre, ce fameux sujet de dire le sucre est une drogue. Avec cette fameuse étude avec des souris qui avaient été faites, des rats de laboratoire, on les avait rendus accro à la cocaïne. Et à la fin du labyrinthe qu'on les faisait traverser, il y avait le choix entre du sucre ou de la cocaïne. Ils allaient vers le sucre, donc on s'est dit, le résultat, c'est bon, le sucre c'est une drogue. Mais par rapport à ces études-là, déjà l'étude, le résultat était faussé parce qu'ils avaient prouvé pendant l'étude qu'ils avaient mis des édulcorants aussi, ils n'avaient pas mis que du sucre. et les rats allaient aussi vers les édulcorants. Donc en fait, tout ça pour dire que des fois, il y a un petit peu un marché autour des études. Il y a des grandes annonces qui sont faites. Mais si vous allez lire derrière une méta-analyse sur une étude, ce qui veut dire que, par exemple, moi je l'ai fait sur le sucre et la drogue, on se rend compte qu'il y a une méta-analyse qui est sortie, qui a compilé je ne sais plus combien d'études, je ne sais plus combien d'années sur ce sujet-là. Et la conclusion, c'était de dire non, le sucre n'est pas une drogue. donc attention aux effets d'annonce parce qu'il y a C'est toujours sympa. Et puis les journaux, les médias adorent des annonces un peu chocs comme ça. Il faut toujours prendre un peu de recul avec ces annonces. Et encore une fois, les conseils les plus basiques et les plus simples restent les meilleurs en termes de diététique et aussi sur la prévention du cancer. Autre sujet qu'on entend aussi beaucoup, les antioxydants.
- Speaker #1
Ah oui, un grand sujet aussi. Ça a été très à la mode.
- Speaker #0
Voilà. Donc, est-ce que tu peux nous en dire plus un petit peu là-dessus ?
- Speaker #1
Bien sûr, bien sûr. Alors tout ça, ça repose sur quoi ? Donc on a les radicaux libres, ce sont des espèces réactives de l'oxygène, on appelle ça aussi des ROS, et leur problème c'est qu'ils peuvent endommager l'ADN, et donc forcément favoriser les mutations, et donc instabilité de l'ADN, et ça on sait que ça mène à la carcinogénèse. Les antioxydants, donc c'est par exemple la vitamine C, E, polyphénol, ils neutralisent ces radicaux libres. Et donc l'hypothèse c'est... il faut qu'on ait plus d'antioxydants, comme ça, on a moins de dommages oxydatifs et donc on aura moins de cancers. Là encore, c'est le type de raccourci qu'on peut faire. En laboratoire, on a fait des études, on a supplémenté des souris avec des antioxydants. Et là, on a remarqué un effet protecteur en laboratoire. Je précise en laboratoire, parce qu'il faut toujours attendre ce qui se passe dans l'humain, parce que souvent, il ne se passe pas la même chose. Et donc, euh Le problème, c'est qu'il y avait d'autres études, après, qui sont apparues, où ça a été le contraire.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voir pas d'effet. Et alors, pourquoi, finalement, on ne retrouve pas le même résultat que notre hypothèse de base ? La biologie, c'est beaucoup plus complexe que ça, finalement. Ils ne sont pas uniquement mauvais, ils servent aussi de signaux intracellulaires pour déclencher l'apoptose des cellules qui sont trop endommagées. Et donc trop d'antioxydants, ça pourrait aussi empêcher les cellules cancéreuses de s'auto-détruire, ce n'est pas du tout ce qu'on veut. Et puis il y a des tumeurs qui utilisent les antioxydants pour survivre dans un environnement stressant. Donc finalement, ce n'est pas que mauvais. mais donc du coup c'est L'alimentation riche en fruits et légumes, qui sont riches en antioxydants naturels, on a remarqué que c'était globalement associé à un risque plus faible pour certains cancers. Mais attention, pas les suppléments d'antioxydants. Là, on parlait vraiment dans l'alimentation. Après, c'est difficile de savoir, est-ce que c'est le rôle des antioxydants dans ces fruits et légumes ? Ou alors, est-ce que c'est juste le package alimentaire ? Est-ce que c'est les fibres, les micronutriments associés ? Est-ce qu'il y a des synergies alimentaires ? Et donc du coup il y a eu pas mal d'essais randomisés, ça on adore en science, quand c'est des études randomisées, on est très content parce que ça permet de vraiment...
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu entends par études randomisées histoire qu'on comprenne tout ?
- Speaker #1
Donc quand on fait une étude randomisée, c'est-à-dire qu'on va comparer les patients sous deux conditions, généralement c'est sous deux bras mais ça peut être plus, et randomiser, c'est-à-dire qu'on va mettre les gens au hasard, dans un bras ou dans l'autre. Donc ceux qui vont recevoir des antioxydants et ceux qui ne vont pas en recevoir. Et c'est important pour éviter des biais statistiques. Mais donc, quand nous, en science, on a des études randomisées, on sait que statistiquement, c'est une bonne étude et qu'on va pouvoir en tirer des conclusions. Et donc là, il y en a plusieurs, finalement, qui ont été faits pour les antioxydants. Il y a l'étude ATBC, l'étude CARET, il y en a eu pas mal. Et finalement, c'est quoi les résultats ? Eh bien, c'est assez décevant. Par exemple, l'étude sur le bêta-carotène, on a remarqué que ça augmentait le risque de cancer du poumon chez les fumeurs. L'effet inverse que tu voudrais. La vitamine E, pareil, augmentation du risque de cancer de la prostate dans l'étude Select. Et donc globalement, il y a aussi des méta-analyses qui ont été faites en prenant tout ça en compte. Et donc la supplémentation de noti-oxydants n'a pas d'effet préventif global. Et ça peut même augmenter certains risques. Donc en conclusion, manger des fruits et légumes. Oui, là on a un lien positif, allons-y Mais prendre des suppléments antioxydants, non
- Speaker #0
Voilà, ça c'est encore des raccourcis qu'on peut faire Alors c'est un peu normal, attention moi Je ne veux pas qu'on soit dans le jugement des personnes qui font ce raccourci-là Parce que quelque part c'est un petit peu humain Quand on a le cancer, c'est un sujet qui fait peur On a envie de le prévenir, donc on a envie Et puis c'est un peu notre société de consommation qui est comme ça C'est de se dire, on veut le truc miracle, on veut la solution miracle Donc qu'est-ce qu'on entend ? On entend les anti-occidents C'est très bon pour la santé parce que oui, ça ralentit le vieillissement des cellules, ça participe un petit peu à tout ça. C'est très, très bon pour la santé. Mais effectivement, comme tu le disais, les antioxydants, on va les trouver naturellement dans les fruits et dans les légumes. Donc, petit conseil, mettez de la couleur. Pour avoir le pack complet d'antioxydants, on varie les couleurs et on en aura plein. Mais ce n'est pas que les antioxydants, c'est les antioxydants qui viennent accompagner des fibres, des vitamines, tout ça, ça joue un rôle. Ce n'est pas de se dire, antioxydants, donc je vais acheter en pharmacie. des grosses pilules d'antioxydants parce que là tu expliques bien que ça peut à terme avoir des risques tout ça doit faire partie d'un pack et encore une fois privilégier le sain et le naturel plutôt que d'aller chercher tout de suite de la pilule pour se gaver d'antioxydants il y a largement ce qu'il faut et si l'alimentation est prévue comme ça malgré tout la nature fait souvent bien les choses, il n'y a pas besoin d'aller chercher plus loin en fait.
- Speaker #1
Exactement il y a aussi un principe c'est que dans ces compléments c'est des doses particulières et et Moi, c'est ça aussi qui me fait peur quand les gens veulent absolument prendre des compléments. C'est que dans la nourriture, on sait qu'il n'y aura rien de toxique. A moins que vraiment, on se prenne... Oui,
- Speaker #0
on mange 15 kilos par jour de framboises.
- Speaker #1
Mais a priori, voilà. Mais par contre, avec les antioxydants, avec les pilules, ça peut quand même... Il faut être prudent avec ça.
- Speaker #0
Oui, parce que ça ne garantit pas la variété. Les antioxydants, c'est une famille qui regroupe énormément de choses. Ce n'est pas un seul produit. Donc, c'est ça qui est important de noter aussi. Alors, on va continuer la liste, si tu es d'accord. Autre grand sujet que j'ai pu lire récemment, les produits laitiers. Alors là, en plus, ça divise énormément les produits laitiers, parce que déjà, on va entendre ceux qui ne les digèrent pas, qui vont nous dire, les produits laitiers, c'est source d'allergies. J'entends même des gens qui disent 80% de la population est allergique aux produits laitiers. Moi, je leur dis, mais pourquoi dans les magasins, du coup, il y a autant de produits laitiers ? Bref. Ça, c'est des gens qui ne digèrent pas les produits laitiers, donc ils vont donner en conseil, arrêter les produits laitiers. Voilà, ça, c'est le genre de raccourci qu'il faut éviter également. Mais on peut lire aussi d'autres choses, à l'inverse d'un article que j'ai vu récemment, qui dit que la consommation de produits laitiers... prévient du risque de développement du cancer colorectal. Alors là, est-ce qu'on a des choses concrètes là-dessus ?
- Speaker #1
Eh bien oui ! Donc effectivement, le lait ça a été évidemment étudié dans le cadre du cancer aussi. On a étudié son effet dans plusieurs types de cancers, mais ce qu'on peut dire c'est qu'effectivement il y a plusieurs études qui montrent que le calcium, notamment dans les produits laitiers mais pas que, offrirait une protection contre le cancer colorectal. En fait, il y a cette étude de l'université d'Oxford, sur plus de 540 000 femmes, donc quand même un bon nombre de patients, qui révèle que 300 mg de calcium par jour, soit c'est apparemment un grand verre de lait, ça diminue le risque de cancer colérectal de 17%.
- Speaker #0
Oui, donc ce n'est pas négligeable quand même.
- Speaker #1
Ce n'est pas négligeable, non, non, non. Et donc effectivement, là pour une fois, on a quelque chose qui tient la route, on a plusieurs études qui confirment ce lien. Donc, n'ayez pas peur du lait pour le cancer colérectal. Par contre... Il y a quelques études qui montrent que ça aurait l'effet inverse pour le cancer de la prostate. Mais attention, ici, ça reste vraiment des indications qu'on qualifie de limitées. Donc, on peut faire une prudence. Mais a priori, le vrai lien qui a été fait, c'est avec le cancer colorectal. Pour les autres cancers, c'est très hétérogène. Donc, on ne peut pas tirer de conclusion.
- Speaker #0
Donc, pas de panique sur le lait. Tous les discours qu'on peut entendre. Alors oui, il peut y avoir ça. Par contre, il ne faut pas le nier non plus. Il peut y avoir de l'inconfort digestif. voire même dans certains cas de l'allergie. Mais tout ça, ça reste encore une fois des cas uniques et des cas isolés. Globalement, le lait, les produits laitiers, c'est quand même la meilleure source de calcium. Donc allez-y, il n'y a pas de problème à avoir, il n'y a pas de crainte à avoir vis-à-vis du lait. On a pu entendre longtemps les discours, l'humain, comme on est sevré, on est le seul mammifère avec le sevrage du lait et tout ça, donc on devrait arrêter. Bref. Tout ça, c'est de la connerie, je n'ai pas peur de le dire. Donc voilà, le lait, ça peut être vraiment très très bon pour la santé, on le sait très bien. Et en plus, comme on vient de le voir, il y a une vraie incidence sur la prévention de certains cancers. Donc allez-y, il n'y a pas de problème. On continue, alors là, bon là, on connaît un petit peu, mais tu vas peut-être nous en dire plus. La viande grillée, donc le barbecue, on entend longtemps, attention, quand on grille trop, c'est cancérigène, tu confirmes ?
- Speaker #1
Oui, alors... Concrètement, qu'est-ce qu'on sait ? Quand la viande est cuite à haute température, comme au barbecue, il y a deux composés chimiques qui se forment, notamment. Il y a les AHC, les amines hétérocycliques, qui se forment quand les composés naturellement présents dans la viande, le poulet ou le poisson, réagissent à haute température. Puis on a aussi les HAP, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, des noms barbares. Mais donc les HAP, lorsque la graisse ou le jus de viande goutte sur les flammes et cette fumée va ensuite se retrouver sur la viande. Et donc les études ont montré que les AHC et les HAP causent des tumeurs sur les animaux de laboratoire. Mais ces doses, elles sont largement supérieures à celles absorbées normalement par l'humain. A moins qu'on ne vive que de barbecue matin, midi, soir. Mais normalement, ce n'est pas du tout les doses qui ont été utilisées en laboratoire. Et donc, pour le moment, on n'a aucune étude concluante pour le lien entre ces substances et l'humain. mais ont mise sur la prudence. Et donc, on a quelques conseils, généralement, c'est mariner la viande, limiter aussi l'accès de la viande aux flammes, le contact direct, retourner régulièrement la viande, enlever les parties brûlées, si jamais, et privilégier des morceaux maigres, donc avec moins de gras.
- Speaker #0
Du coup, qui goûteront moins. Et puis, encore une fois, comme tu le dis, tout est histoire de doses. aussi. Il ne s'agit pas de dire il faut arrêter les barbecues si vous en faites deux dans l'été. En plus, c'est souvent une activité saisonnière. Nous, dans les pays dans lesquels on vit, que ce soit en France ou en Belgique, en novembre, c'est quand même plus compliqué de faire des barbecues. Donc, ce n'est pas quelque chose qu'on va consommer forcément à l'excès. Ou alors de se dire, effectivement, ça reste un repas festif qu'on va faire entre amis. Donc, pas de problème. On ne va pas s'angoisser là-dessus si on en fait de temps en temps. Il faut avoir conscience qu'effectivement, ceux qui adorent ça et qui auront envie d'en faire très souvent ... attention quand même parce qu'il y a des risques mais vraiment encore une fois tant que c'est raisonné et tant qu'on fait attention vous n'allez pas choper un cancer parce que vous allez chez un copain manger un barbecue ça rejoint un petit peu aussi le sujet de l'acrylamide est-ce que tu peux nous en parler d'ailleurs de l'acrylamide on en entend beaucoup parler en ce moment avec le airfryer cette tendance du airfryer c'est un petit peu révéler ça on en reparle encore un Fréquemment, donc est-ce que tu peux nous parler un petit peu de l'acrylamide ?
- Speaker #1
Bien sûr, donc l'acrylamide, il est métabolisé chez les mammifères en glycidamide. C'est capable, ce composé, de former des liens avec l'ADN. Donc ça, on sait bien que c'est pas bon. Et dans de multiples études animales, la consommation... L'inflammation régulière d'acrylamide induit des tumeurs sur plusieurs sites. Et donc les comités de toxicologie rejettent souvent qu'on a des preuves suffisantes pour l'animal. Ensuite, pour l'homme, en ce qui concerne les études épidémiologiques, il y a de nombreuses cohortes qui ont cherché justement à faire ce lien-là, mais les résultats encore sont hétérogènes. Donc il y a certaines études qui ont rapporté une association faible pour quelques cancers, concernant l'ornomètre par exemple. Mais la plupart des méta-analyses et des revues concluent finalement qu'il n'y a pas d'association claire et consistante. Mais voilà, encore une fois, c'est plutôt de la prudence. Parce que l'IARC a classé l'acrylamide comme probablement cancérigène pour l'homme. Donc c'est le groupe 2A. Et ce classement, il est fondé sur justement les preuves animales et quelques données mécanistiques sur l'homme. Mais donc c'est de la précaution. Et donc, on recommande effectivement de réduire l'exposition un maximum.
- Speaker #0
Oui, donc, il faut toujours accorder du poids aux mots qui sont donnés. Là, dedans, il y a probablement. Donc, voilà, ce n'est pas blanc ou noir. C'est attention, il faut y porter toute attention. L'acrylamide, pour rappel, comment ça se forme ? C'est quand vous cuisez. En fait, c'est la caramélisation des protéines qui va faire ça. donc ça va être et de l'amidon aussi. C'est une réaction à l'amidon qui va être exposée à forte chaleur. Donc, qu'est-ce qui va se passer ? C'est quand vous cuisez une viande qui va croûter, quand vous cuisez de la chapelure, donc ça va être en friture, ça va être également sur des choses au four que vous allez faire un petit peu carameliser, tout ce qui va un petit peu brunir au four. Donc, en fait, la recommandation, qu'est-ce qu'elle va être ? Elle va être de varier les modes de cuisson. C'est pour ça que ce débat était réapparu avec le air fryer. Le air fryer, il n'est pas plus nocif qu'autre chose. La seule chose qui avait été dite, c'est attention pour ceux qui ne cuisinent qu'au air fryer. Varier. Il faut cuire à la vapeur, il faut braiser, il faut varier vos modes de cuisson. Ça reste la seule solution. Il ne s'agit pas de dire que l'air fryer, c'est meilleur pour la santé ou ce n'est pas bon du tout pour la santé. Encore une fois, comme c'est une grosse tendance, il faut quand même apporter cette nuance-là. Parce qu'il y a des gens qui... qui se disent, ce truc, il est génial, donc je ne vais plus faire que ça, parce que je mets moins d'huile, ça va être meilleur. Non, continuez, utilisez-le si vous voulez, mais continuez de varier vos modes de cuisson. C'est vraiment la seule recommandation qu'on puisse faire, qui soit viable.
- Speaker #1
J'aimerais rajouter quelque chose sur le air fryer, parce que ça a l'air mieux. Mais attention, si c'est un air fryer avec un revêtement, ça change aussi pas mal. Et s'il y en a, il faut vérifier que ce soit en céramique, ou alors que ce soit bien marqué sans PFAS, ou PFOA, parce que ça aussi, c'est des carcinogènes. possible. Et donc ça peut, l'airfryer effectivement, ça peut réduire le taux d'acrylamine, ça ne va pas cuire aussi fort. Mais il faut aussi, parce qu'on a beaucoup ce débat sur les micro-plastiques et tous les autres agents problématiques qu'on peut retrouver dans la nourriture. Et donc votre airfryer, pitié si vous l'achetez sur Alibaba, c'est de la mauvaise qualité. Pensez aussi aux composés qu'il y a dedans et qui peuvent éventuellement faire des transferts avec la nourriture.
- Speaker #0
Et oui, c'est là parce que tout ce qu'on entend qui dit l'air fryer, c'est génial. Simplement, c'est parce qu'on met moins de matière grasse. C'est un peu le discours qu'on entend, mais effectivement, il y a d'autres choses à aller chercher. Et effectivement, comme tu parles des revêtements, tout ça, ça peut avoir aussi une incidence forte. Donc, attention, tout n'est pas magique. Ce n'est pas, encore une fois, la solution miracle. Ça peut être une aide en achetant vraiment un produit de qualité. Comme tu disais, ça peut être quelque chose qui peut être sympa, mais on continue de varier ses modes de cuisson. C'est vraiment super important. Alors, si on continue un petit peu encore notre liste des alimentations potentiellement cancérigènes. Bon, alors là, on va passer sur des fast-foods et des aliments un peu ultra transformés. Les fast-foods, on entend beaucoup ça. Alors, ça peut être, c'est logique parce qu'ils contiennent du sucre. Il y a très peu d'antioxydants. Il y a très peu de fibres. C'est des produits souvent qui sont frits. Mais aussi, toute cette alimentation ultra transformée, il y a les additifs. Alors, est-ce que tu peux nous parler du lien entre les additifs et un potentiel développement du cancer ?
- Speaker #1
Effectivement. Alors, il y a effectivement plusieurs problèmes avec le fast-food. Tu es d'accord qu'au niveau nutriments essentiels, ce n'est pas top ?
- Speaker #0
On est bien d'accord, c'est assez pauvre.
- Speaker #1
Voilà. Mais donc, qu'est-ce qu'on retrouve aussi au niveau des fast-foods qui peuvent poser problème dans le cadre du cancer ? Il y a certains conservateurs qu'on retrouve. On parle très souvent des nitrites et des nitrates, en particulier dans les viandes transformées. Et là, on a eu un lien aussi. qui a été souligné, un lien sur le cancer colorectal. Et donc l'IARC a classé la consommation de viande transformée, attention, comme cancérogène pour l'humain, le groupe 1. Et donc on a même une idée du mécanisme qu'il y a derrière. On pense que c'est la formation de N-nitrosocompounds, les NOC on les appelle, pendant... la digestion, et qu'une fois métabolisés, ces composés, ils sont génotoxiques. Donc voilà, ça c'est déjà une chose. Attention aux charcuteries, aux viandes avec des nitrites et des nitrates. Et effectivement, on les retrouve dans les fast-foods. Ça c'est une première chose. On a aussi plusieurs colorants qui ont été flagués, qui ont posé problème. Par exemple, je pense au dioxyde de titane, qu'on appelle aussi le E-171. T'as vu, j'ai fait un effort, j'ai dit E-171. ... E171 pour les belges qui nous écoutent. Mais donc, sa sécurité a été réévaluée en 2021. Et ils ont conclu que ce dioxyde de titane ne peut plus être considéré comme sûr en tant qu'additif alimentaire. En raison des préoccupations justement sur sa génotoxicité. Et donc du coup, apparemment l'UE l'a ensuite interdit dans les aliments. Et c'est un exemple d'additif industriel qu'on a retiré du marché pour des raisons sanitaires. Ça, c'en est un. Il y a un autre, par exemple, aussi, c'est le potassium bromate, un additif qu'on peut retrouver dans la pâte à pain. Et là, il fait partie aussi des possiblement carcinogènes. C'est classé par l'IARC, donc le groupe 2B. Et pourquoi ? Parce qu'on a des preuves sur l'animal, des preuves expérimentales qui sont qualifiées de suffisantes. Et donc, pareil, l'agence a décidé de les interdire, de les bannir dans de nombreux pays, et à cause de ça, j'ai une autre. J'ai une autotoxicité.
- Speaker #0
Ok, donc effectivement, toujours la même chose. On sait très bien, les fast-foods... Il y a aussi un lien que je voulais faire avec cette alimentation ultra transformée. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas bon pour le microbiote aussi. Le microbiote, est-ce que tu peux faire un lien avec... Parce que là, le microbiote va vraiment regrouper pas mal d'alimentation. Mais on va rester sur les conseils qu'on a pu donner. Entretenir son microbiote, c'est aussi manger de façon raisonnée des antioxydants, c'est limiter les fast-foods, c'est manger des fibres, c'est manger des fruits et légumes, c'est raisonner sa consommation de glucides. Donc ça, le microbiote, c'est un peu le point de départ de tout ça.
- Speaker #1
C'est essentiel. On s'en rend compte de plus en plus dans les études, le microbiote, il est vraiment essentiel. Donc il faut le chouchouter. Il faut éviter tout ce qui peut lui amener de l'inflammation chronique. Et malheureusement, effectivement, dans des cas des émulsifiants et de ça, ça peut perturber le microbiote. Et ça, on sait que ça peut causer de l'inflammation chronique et donc ça, on sait que ça peut mener à des cancers. Mais ça peut perturber le système immunitaire aussi. Il y a plein de liens qui sont faits avec le microbiote. Donc effectivement, à faire très attention. Et alors, juste pour revenir finalement au côté aliments ultra transformés. Il y a vraiment des études épidémiologiques récentes qui ont montré qu'une consommation élevée de ces aliments peut emmener un sur-risque de certains cancers. Et donc, on est d'accord, c'est multifactoriel, teneur en fibres, antioxydants, sucre, etc. Mais voilà, maintenant on le sait, les aliments ultra transformés, il faut vraiment les limiter.
- Speaker #0
Il y a beaucoup d'articles qui sont sortis récemment. Je pense qu'il y a des études qui ont été faites, peut-être qu'il y a eu un focus là-dessus. pour généraliser après sur les aliments ultra transformés, mais il y a sur les barres protéinées ultra transformées. Moi, j'ai lu beaucoup de choses précisément là-dessus. Je ne sais pas si ça a été un sujet d'étude, parce qu'en ce moment, il y a la mode du running et tout le monde en consomme. Tout le monde se dit, il me faut ça pendant ma session de running. Je ne sais pas pour quelle raison, mais effectivement, cette étude, ça parle plus globalement de l'alimentation ultra transformée. Je pense qu'il n'y a pas de spécificité par rapport aux barres protéinées ultra transformées. C'est juste un sujet d'étude qui a été récent. Tu me dis si je me trompe, mais j'ai l'impression que c'était ça quand même.
- Speaker #1
Oui, c'est exactement le même principe. C'est le genre d'aliments qui passent par des processus industriels super importants et qui accumulent plein de crasses. De toute façon,
- Speaker #0
comment reconnaître pour les non-experts ? Forcément, lire une étiquette, ce n'est pas toujours très facile. Mais comment reconnaître une alimentation ultra transformée ? Ce n'est pas compliqué. Déjà, quand vous avez beaucoup d'additifs, dès que vous avez des E euh euh Globalement, on peut se dire que ça peut être un premier red flag dans les étiquettes alimentaires. Quand vous avez des matières grasses hydrogénées aussi, ce qu'on lit pas mal sur les gâteaux apéritifs, sur tout ce qui va être un peu biscuiterie, ça, ça peut être aussi des red flags. Donc, l'alimentation ultra transformée, on en parle quand même beaucoup, donc vous pouvez assez facilement la reconnaître. Mais dès que vous voyez des listes d'ingrédients sur des étiquettes produits qui sont interminables, avec des choses qui sont... Déjà des mots que vous ne comprenez pas, quand il y a des termes vraiment scientifiques que vous n'arrivez pas à comprendre, déjà vous pouvez vous dire que ce ne sont pas des aliments naturels, c'est de l'ultra transformé. Donc on évite de trop en consommer. Écoute Clémence, merci beaucoup parce qu'on a quand même fait un bon tour de l'alimentation. On ne va pas rentrer dans tous les détails de tous les cancers, encore une fois chaque cas est spécifique. Mais l'idée c'était de faire un peu le tour de ce qu'on peut lire et ce qu'on peut voir sur les réseaux sociaux. Attention à certains discours alarmistes. Encore une fois, les bons conseils sont les conseils les plus simples et le bon sens. Le bon sens fait que souvent on se maintient en bonne santé, il n'y a pas besoin d'aller chercher des solutions miracles. Donc si on devait résumer tout ce qu'on s'est dit pour réduire le développement d'un cancer et vraiment agir par rapport à notre alimentation, on va donc privilégier une alimentation. Riche en antioxydants, mais pas en suppléments d'antioxydants, naturellement dans l'alimentation. Une alimentation riche en fibres, une alimentation modérée en sucre, donc contrôlée, comme n'importe quel conseil alimentaire. On dit souvent que la consommation de sucre, ça doit représenter à peu près 10%. C'est autour des 10% de notre rapport journalier. Donc attention au sucre caché. Donc ça fait un lien avec l'alimentation ultra transformée. Je prends toujours l'exemple de la mayonnaise.
- Speaker #1
La mayonnaise ?
- Speaker #0
Je cherche, trouve-moi une mayonnaise en grande surface qui ne contient pas de sucre.
- Speaker #1
Pardon ?
- Speaker #0
C'est hallucinant. Moi, je n'en ai pas encore trouvé. Alors moi, je fais ma mayonnaise. J'adore ça. Donc j'en fais. Je n'en fais pas souvent, mais j'en fais. Mais la mayonnaise... Alors, il y a même un cabinet d'observation qui s'appelle Foodwatch qui avait comparé les écarts de taux de mayonnaise entre le produit le moins cher et le produit le plus cher. et... Plus le produit est cher, plus il y a de mayonnaise. Et les écarts, ça peut être des fois de 400%. Et même les produits les plus chers, avec des trucs gourmets, recettes, machin, il y a toujours du sucre. Moi, je n'en ai pas trouvé sans sucre. Donc ça, ça permet vraiment de réduire sa consommation de sucre, de se dire attention quand on achète des sauces, quand on regardait au moins sur les étiquettes produits, regarder au moins la présence de sucre ou pas dans des choses. Il y a plein de sauces bolognaises, de sauces tomates aussi, forcément. La tomate, pour avoir une bonne tomate, c'est un produit qui coûte cher. Donc on va mettre de la tomate de moins bonne qualité. Qu'est-ce qu'on va mettre dedans pour que ça ait du goût ? On va mettre du sucre. Et c'est là où vous faites gonfler votre consommation de sucre. Et c'est là où il y a vraiment un risque sur derrière des développements de maladies cardiovasculaires, sur le développement de certains cancers. Donc attention à tout ça. C'est là où vous pouvez vraiment agir. Et donc à l'inverse, si je devais vraiment éviter certaines alimentations, pour vraiment diminuer mon risque de cancer, ben oui, ça va être... On évite la complémentation vraiment déraisonnée. On évite les produits vraiment ultra transformés. On inclut vraiment des fruits et des légumes. Encore une fois, mettez du vert dans vos assiettes. Mettez de la couleur. Ce ne sera que bénéfique. Est-ce que tu as d'autres choses à...
- Speaker #1
Faites du sport.
- Speaker #0
Et faites du sport, mais bien sûr.
- Speaker #1
Mais effectivement, c'est tout à fait ça.
- Speaker #0
Ouais. Alors là, on a fait le tour un petit peu de ce que moi, j'ai pu lire. Est-ce que toi, tu as d'autres sujets... que tu as pu voir. L'autre fois, tu me parlais, par message, tu m'envoyais, tu me parlais d'ail aussi. Est-ce qu'il y a des choses comme ça que tu as envie de débunker ? Profites-en, c'est le moment.
- Speaker #1
Il y en a tellement. En fait, j'étais passée sur un truc où c'était l'ail et associé au jeûne intermittent. Le truc, c'est qu'on trouve un petit peu tout et n'importe quoi sur les réseaux. J'avais aussi débunké, je pense, sur mes réseaux, le corosol. Parce que j'avais vu passer ça partout. Oui, le corosol, c'est... 100 000 fois plus efficace que la chimiothérapie, rien que ça.
- Speaker #0
Le corosol, tu peux nous rappeler ce que c'est ?
- Speaker #1
Le corosol, c'est ce fruit exotique qui porte un autre nom que j'ai complètement oublié. Comment ça s'appelle le corosol ? Tiens, on va vérifier maintenant. Corosol, fruit, aussi appelé... Ah non, c'est l'épidémie. Eh bien, oui. Non, je ne vois pas d'autre... Enfin voilà, il ressemble à ça. il est épineux comme ça et apparemment c'était censé être 100 000 fois plus en chimio sauf que ça ne repose sur absolument rien évidemment sauf une petite étude sur même pas sur des souris je pense que c'était que sur des cellules pour te dire et absolument rien sur l'humain donc voilà, on en sait encore moins sur la chimiothérapie mais voilà Alors... Du coup, je n'ai pas de cas spécifiques à débunker. Parce qu'il y en a trop. Ce que j'aimerais rappeler, c'est que justement, quand vous voyez ce type de post comme ça, sur, comme tu disais, des produits miracles, s'il vous plaît, vérifiez les sources. Et vérifiez vraiment si vous avez des gens qui peuvent débunker ça pour vous, tant mieux. Mais sinon, demandez les sources s'ils ne le sont pas. Parce que ça a déjà ses mauvais signes. Et s'il y en a, allez vérifier.
- Speaker #0
Mais ça c'est un vrai problème par rapport à la prévention santé de façon globale, c'est que de plus en plus, comme on a, alors je vais peut-être faire une analyse un peu raccourcie mais malgré tout je pense que ça existe. On est plus ou moins détaché, enfin on se détache de plus en plus par rapport au monde politique, il y a vraiment une fracture qui se fait et il y a une espèce de truc du complot. Alors je ne sais pas si ça va aussi loin que le complot, mais on est toujours un peu en résistance par rapport à des discours qui peuvent être officiels et même sur des choses scientifiques. Enfin nous, notre métier, alors que ce soit moi sur de la diététique ou toi sur le cancer, c'est quand même de diffuser de l'information qui est... officiel, mais officiel, c'est pas d'un parti politique, c'est d'un consensus scientifique, c'est d'études qui datent de... des sujets qui sont étudiés depuis une vingtaine d'années, c'est pas de la décision politique. Et j'ai l'impression qu'il y a une association avec ça, et de se dire le discours officiel, bon, on est gentil, mais ça... Et du coup, on va aller chercher quelqu'un qui va être un peu en résistance à ça, et qui va dire, ah bah non, mais moi j'ai la solution, comme tu disais tout à l'heure avec ce produit c'est mille fois plus efficace que le truc officiel, donc que la chimiothérapie ou que la radiothérapie ou qu'autre chose. Et ça, on va être tenté d'aller sur un truc un peu nouveau parce qu'on est un petit peu en résistance avec tout ce monde officiel, on va dire. Et ça, je pense que c'est un vrai risque, en fait. Et c'est là-dessus où les gens surfent et utilisent ça pour vendre des choses complètement miracles et de se dire, voilà, la solution, elle est là. Écoute pas les discours officiels. Moi, j'ai la vraie solution. Il y a un espèce de terreau, de complot toujours derrière tout ça. et ça franchement pourquoi Pour faire de la prévention, on voit que c'est un vrai frein à notre travail.
- Speaker #1
Et j'ai l'impression que vraiment, ça devait être là déjà avant, mais ça s'est amplifié après le Covid. C'est terrible. La parole scientifique, finalement, n'a plus autant de valeur.
- Speaker #0
Non, parce que nous, on a eu des exemples en France avec certains médecins qui, je ne vais pas les citer, mais tu disais tout à l'heure, ça a marché sur quelques personnes. donc il faut que ce soit... Il faut que ça devienne un médicament générique. Mais non, en fait, ou un traitement diffusé. Non, ça prend du temps, tout ça. C'est pas genre ça a marché sur 2-3 personnes, donc ça a marché sur 2-3 souris, donc ça y est, on a trouvé le truc miracle. Non, tout ça, ça prend du temps. Il faut un consensus scientifique dessus. Il faut étudier, il faut valider. Sinon, il y aurait beaucoup plus de drames sanitaires avec des choses qu'on s'injecterait. Il y a déjà des problèmes sanitaires sur certains traitements. Donc, effectivement, tout ça, ça nécessite de la prudence. Mais encore une fois... On aime bien aller chercher le truc un peu résistant et ça c'est un vrai problème. Aussi de se dire que là on a fait des recommandations pour se dire on diminue le risque, on ne le supprime pas. On parle de statistiques. Alors oui, quand tu parles de 17%, oui ça joue sur 17%. 17% c'est un chiffre qui n'est pas négligeable, c'est pas 100% non plus. On va toujours entendre des gens dire, ah bah oui mais bon, alors je prends l'exemple du cancer du poumon qui est vraiment, on sait très bien que le cancer du poumon c'est le tabac dans je sais pas. 90% peut-être. 9 cas sur 10. Voilà. Et on va toujours entendre quelqu'un qui dit « Ah bah moi je connais quelqu'un, c'est un fumeur, il a 80 ans, il a fumé toute sa vie, il n'a pas le cancer. » Donc comme quoi, le lien avec le tabac, il n'est pas toujours... Forcément, vous allez toujours trouver un contre-exemple. Ça, voilà. Mais contentez-vous de suivre les recommandations officielles. Franchement, si vous vous contentez de ça déjà, vous faites un grand pas sur votre santé parce que ce n'est pas trois personnes sur Instagram qui le disent. c'est des milliers des milliers de scientifiques qui ont qui ont qui ont travaillé des années et des années sur le sujet. Donc ça, c'est important de le rappeler sur la prévention, de se dire, allez sur des choses officielles. Ce n'est pas parce que c'est officiel que c'est un parti politique ou je ne sais pas quoi derrière qui décide ça. C'est vraiment... Tout ça, en plus, c'est indépendant. La science est indépendante de la politique. Donc j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de raccourcis qui sont faits là-dessus et qui sont vraiment nocifs.
- Speaker #1
Il y a aussi, je sais qu'il y a beaucoup de gens, et ça c'est dit, ils ont raison, ils s'inquiètent aussi de vérifier que justement les études scientifiques, qu'elle soit bien objective et qu'elle n'ait pas de lien par exemple avec des compagnies pharmaceutiques. Et ça, c'est très important, je suis tout à fait d'accord parce qu'on a déjà vu des...
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
J'ai pas le mot.
- Speaker #0
Des exemples de... Il y a un marketing autour de tout ça, autour de la santé, autour du médicament, ça il ne faut pas le nier non plus. Et c'est en ça que, quand tu disais tout à l'heure vérifier vos sources, c'est aussi vérifier ça. C'est pas que... Voilà.
- Speaker #1
À la fin. Vérifiez bien si effectivement il n'y a pas des... Des liens cachés. Parce que normalement, légalement, ça doit, c'est obligé, ça doit être écrit. S'il y a un lien, par exemple, l'étude a été financée par, je ne sais pas, Nestlé, ça doit être mis. Donc, voilà. Et là, vous pouvez vous faire une idée. Bon, après, attention, ce n'est pas parce que c'est financé par Nestlé que c'est une mauvaise étude. Toujours mettre de la nuance.
- Speaker #0
Vous pouvez aussi facilement, maintenant, sur Internet, aller chercher si d'autres études ont été faites sur le sujet. Quand je reprends cette histoire de drogue et de sucre, je n'ai pas eu besoin d'aller chercher très loin pour trouver cette fameuse méta-analyse qui faisait un peu le résumé là-dessus. Donc effectivement, Internet, c'est un outil qui permet d'aller chercher facilement l'information. Écoute, Clémence, merci beaucoup pour toutes ces précisions. Franchement, c'était très intéressant et ça permet vraiment de parler de la prévention, ce biais du cancer. Ça permet vraiment de... de parler de la prévention et du traitement et de comment on doit agir vis-à-vis de tout ça. Encore une fois, les conseils les plus basiques, les plus simples, le bon sens, fait que vous agissez vraiment dessus plutôt que d'aller chercher des produits miracles. Donc en tout cas, merci pour toutes ces précisions. Ton expertise était vraiment intéressante. Alors, avant de terminer l'épisode, moi j'aime bien faire un petit jeu. Et en plus, toi, je sais que tu adores les jeux.
- Speaker #1
J'adore.
- Speaker #0
Parce que moi, je t'ai découverte avec un jeu que tu as fait. D'ailleurs...
- Speaker #1
Dinosaure versus médical ?
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
J'adore.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Si tu vas me le faire ?
- Speaker #0
Alors, ce n'est pas tout à fait ça. Ce serait trop facile. Tu t'y connais beaucoup trop en dinosaure. Donc, moi, je n'ai pas fait ce jeu-là. Mais j'ai fait un jeu. Est-ce que le plat existe ? Est-ce que le plat n'existe pas ? Ouh là là ! Je vais te citer des noms. En plus, ce n'est pas que de la cuisine française. Je pense que c'est... Je vais te citer des noms. forcément j'ai pris les trucs les plus rigolos Des noms vraiment, tu te dis, voilà, est-ce que ça existe, est-ce que ça n'existe pas ? Quand ça existe, je te dirai à peu près ce que c'est.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc t'es prête ?
- Speaker #1
C'est parti.
- Speaker #0
Alors, on commence avec le P de Sœur.
- Speaker #1
Ça commence bien. Le P de Sœur.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Si ça existe, c'est beau.
- Speaker #0
Ça existe, effectivement. C'est un biscuit roulé à la cannelle et ça vient du Québec. Voilà, petit coucou à mon ami québécois que j'ai reçu récemment. Alors, on continue dans les pets.
- Speaker #1
C'est pas vrai.
- Speaker #0
Le penne-none.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Ça, ça existe. Ma grand-mère en faisait, c'était délicieux. C'est de la pâte à choux qu'on fait frire. C'est super bon.
- Speaker #1
Mais pourquoi le P ?
- Speaker #0
Alors, je ne sais pas. Je ne sais pas. Je n'ai pas cherché sur l'origine des noms. Allez, on continue. Mais le pendone, franchement, délicieux. Allez, on continue. La bouse.
- Speaker #1
Ah si, c'est d'office que ça existe.
- Speaker #0
Non, c'était trop facile. Ça n'existe pas. Je t'ai piégé.
- Speaker #1
Il n'y a pas un truc au chocolat, tout mou, qu'on n'appelle pas la bouse ? Non.
- Speaker #0
Je vais l'inventer. Ouais, crée la recette. Ça marchera, la bouse. Je vais tenter la bouse bientôt. Le caca-bœuf.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Eh ben si, ça, ça existe. C'est un petit gâteau de Guadeloupe, je pense, qui est au chocolat. Alors, j'ai vu des images, en plus, ça a vraiment la forme. Pour le coup, ils ont fait le concept jusqu'au bout.
- Speaker #1
Ils auraient dû l'appeler la bouse, du coup.
- Speaker #0
Ben oui, peut-être, oui. Le ravi-toto.
- Speaker #1
Qu'est-ce que c'est que ça ? Ravi-toto. Allez, je vais dire que ça existe.
- Speaker #0
Ouais, bien vu, c'est un ragoût malgache. Voilà. On continue. Le coup de boule.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Non, ça n'existe pas. Bien vu. Le pain dans la tronche.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Non, bien vu. Le coup de pied au cul.
- Speaker #1
Non ?
- Speaker #0
Eh ben si, c'est un fromage normand.
- Speaker #1
Le coup de pied au cul.
- Speaker #0
Ouais, le coup de pied au cul. Je pense que ça doit être un fromage assez fort. J'imagine, vu le nom, à mon avis, c'est un truc qui arrache un petit peu. Les coucougnettes.
- Speaker #1
Ah oui, ça, ça existe.
- Speaker #0
Tu sais ce que c'est ou pas ? Tu connais ?
- Speaker #1
Aucune idée.
- Speaker #0
C'est des confiseries de peau à base... Donc c'est de la ville de peau à base d'amandes et de chocolat. On continue, le bobo cola.
- Speaker #1
Ça me dit rien.
- Speaker #0
Non, ça n'existe pas. C'est totalement inventé. Bien vu. Le chichi bonbon ?
- Speaker #1
Oui, ça existe.
- Speaker #0
Eh bien non, je suis fier de moi. J'ai inventé des noms qui auraient pu exister. Eh bien non, ça n'existe pas non plus.
- Speaker #1
Le chichi ?
- Speaker #0
Le chichi bonbon.
- Speaker #1
Et le chacha, non ? Ah, c'est le chacha qui existe.
- Speaker #0
Ah, ça je ne sais pas.
- Speaker #1
Attends, il faut que je regarde.
- Speaker #0
Est-ce que le chakalaka, ça existe ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Eh bien si, ça vient d'Afrique du Sud. C'est une salade de haricots. On continue la merde de chien.
- Speaker #1
Non, encore une fois, si c'est un truc au chocolat, il fallait l'appeler la bouse alors. Non, qu'est-ce que c'est ?
- Speaker #0
Ah non, alors, c'est même pas au chocolat. Ça existe, c'est une recette de Nice, et c'est des gnocchis aux épinards
- Speaker #1
Et ça s'appelle ?
- Speaker #0
Merde de chien. Alors je crois que c'est un dérivé de l'italien, le nom est italien au départ. Mais ça veut littéralement dire merde de chien.
- Speaker #1
Ah ok d'accord.
- Speaker #0
Voilà, donc bon appétit. Je ne sais pas si c'est des plats qui sont servis en restaurant parce que bon franchement... Surtout qu'un gnocchi aux épinards, l'aspect ne doit pas être top. Et du coup quand tu appelles ça merde de chien sur le papier, bon bref. C'est peut-être vendeur après tout. La crotte de chat.
- Speaker #1
Oh euh... Bah écoute, on a bien la langue de chat, donc je dirais oui.
- Speaker #0
Voilà, encore une fois, je suis fier de moi. Ça n'existe pas, je t'ai piégé. La confiture pisse-froid.
- Speaker #1
Non ?
- Speaker #0
Non, ça, ça n'existe pas non plus. La confiture gratte-cul.
- Speaker #1
Si, ça, ça existe.
- Speaker #0
Tu connais ?
- Speaker #1
Pas du tout, mais...
- Speaker #0
Ça existe.
- Speaker #1
Qu'est-ce que c'est ?
- Speaker #0
C'est une confiture, c'est un fruit, alors c'est à base de cynorhodon, si je le prononce bien. C'est le fruit de l'aigle entier. En fait, on en fait une confiture, on appelle ça la confiture gratte-cul. Pourquoi ? Je ne sais pas. Est-ce que ça a des conséquences plus ou moins douteuses sur la digestion ? Je ne sais pas.
- Speaker #1
Pour les parasites ? Non, tu dois nous expliquer.
- Speaker #0
J'expliquerai ça peut-être dans un commentaire. On essaiera de creuser un petit peu tout ça. Bon, est-ce que ça t'a plu ce petit jeu ?
- Speaker #1
J'ai adoré. J'aimerais juste revenir sur un truc. Les Ausha, ça existe. C'est l'U en plus.
- Speaker #0
Ah, c'est une marque de l'U. Toi,
- Speaker #1
tu avais dit chichi,
- Speaker #0
mais le chacha. Ça existe. Je pense qu'il y en a plein d'autres. Je n'ai pas fait le tour. J'ai fait une petite sélection parce que je pense qu'il y aurait vraiment...
- Speaker #1
C'était très bien fait parce que je m'attendais à des trucs, tu vois, genre Shakshuka ou...
- Speaker #0
Ah ouais, non. Moi, je voulais des noms rigolos. On n'a trouvé que des noms fun.
- Speaker #1
Pas mal.
- Speaker #0
Écoute, l'épisode touche à sa fin. Clémence, merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation. On en parlait tout à l'heure, mais moi, je suis toujours vraiment touché de voir que des gens se déplacent pour venir parler de tout ça, pour venir parler de cette prévention autour de l'alimentation et de la santé. C'est vraiment quelque chose qui me touche beaucoup et je vois que ce sujet intéresse beaucoup de monde, beaucoup de professionnels sur plein de sujets différents. Donc on va continuer à enregistrer les podcasts parce qu'on va continuer à vous informer, à essayer de vous donner les bonnes informations dans tout ce marasme des réseaux sociaux et des influenceurs. Je pense qu'il faut vraiment mettre un petit peu d'ordre dans tout ça. Donc vraiment, merci beaucoup Clémence. Est-ce que tu as un dernier truc à rajouter ? Est-ce que tu as une actualité à nous faire part ?
- Speaker #1
Je réfléchis. Non, pas spécialement. Je pense que le temps que le podcast soit mis en ligne, ce sera déjà passé. Mais le 18 septembre, ce sera déjà passé.
- Speaker #0
On continue quand même. On rappelle, ton compte Instagram et ta chaîne YouTube. Tu es sur d'autres plateformes. Donc, Dr Clémy, le compte. Suivez-le, c'est important. Vous allez vous marrer en plus avec des jeux dinosaures ou cancer.
- Speaker #1
On essaye.
- Speaker #0
Oui, ça, c'est bien.
- Speaker #1
Et oui, non, avant, j'avais TikTok, mais j'avais que la flemme. donc j'ai gardé juste YouTube et Instagram Bon c'est top,
- Speaker #0
et bien écoute merci beaucoup quant à moi chers auditeurs je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Diète et Gourmand, allez salut !