- Speaker #0
Bienvenue à toutes et à tous dans Diet is not only in the kitchen, le podcast qui met votre santé et notamment votre alimentation à l'honneur. Je suis Marie Morgan, diététicienne nutritionniste, opérant loin des oucas, cuisinière et créatrice culinaire, mais aussi journaliste médicale indépendante. Et c'est à travers ces trois regards que j'ai réalisé ces différentes saisons de podcast portées sur l'alimentation, mais pas que. Car comme vous allez le découvrir, notre bien-être ne se construit pas uniquement. Autour de la cuisine ! Bienvenue dans un nouvel épisode de Diet is not only in the kitchen ! Aujourd'hui, nous interviewons dans notre podcast Corentin Ausha, fascia pulsologue certifié thérapeute des fascias que tu pratiques depuis plus de 6 ans. Bonjour Corentin et merci de me recevoir dans ton cabinet.
- Speaker #1
Bonjour !
- Speaker #0
Corentin, tu t'es formé il y a plus de 15 ans à différentes techniques d'acupression, méthode KNAP, trigger point et digitopuncture chinoise. Mais tu as voulu aller plus loin et tu t'es formé à la fascia pulsologie, une thérapie des fascias.
- Speaker #1
Oui, je me suis intéressé il y a une quinzaine d'années sur différentes techniques parce qu'en fait je faisais beaucoup de sport et je me faisais mal au dos surtout. Et de ce fait... A cet âge, je me suis dit qu'il y avait des méthodes naturelles. Je prends très rarement des médicaments. Et je me suis renseigné sur Internet, évidemment. Et j'ai trouvé qu'il y avait des méthodes d'acupression. Donc, appuyer très fort sur certaines zones de tension. Et sur lesquelles on pouvait relâcher ces zones de tension. Et retrouver un équilibre au niveau du corps. Et ne plus avoir de douleur. Donc, j'ai commencé par la méthode KNAP, entre autres. C'est assez connu. C'est un Français qui a mis ça en place. Il est né en fin des 9e, début 20e, et il a mis en place différentes zones, on va dire, avec une cartographie un peu spécifique de tension sur laquelle on pouvait travailler. Et les trigger points, alors c'est le même style, mais versus sur les muscles, donc spécifiques. Et bon, après, tout ce qui est médecine un peu chinoise, digitopuncture, et je me suis aussi formé en antitharses et du réaniment articulaire, on va dire, asiatique.
- Speaker #0
Avant d'entrer dans le détail... Qu'est-ce que c'est que les fascias, Corentin ?
- Speaker #1
Alors les fascias, c'est du tissu conjonctif qui est présent dans tout le corps. Le tissu conjonctif, ça contient du collagène, de la cilia lébronique, de l'élastine et différentes protéoglycanes qui retiennent l'eau. Donc c'est très très très hydraté et vous en trouvez partout dans le corps, au niveau des muscles, des organes, des os. au niveau des vaisseaux et des systèmes nerveux. C'est même la maîtrise du corps. Ça va entourer, mais ça va aussi interpénétrer les muscles et autres.
- Speaker #0
Et pourquoi ces tissus jouent un rôle aussi important dans le fonctionnement global du corps ?
- Speaker #1
Vu que les fascias sont présents partout, de l'ortèche jusqu'au crânien, il y a beaucoup d'interactions. Je prends l'exemple d'une personne qui vient me voir qui a des douleurs cervicales. plutôt côté droit et mal à l'épaule droite. Et quand je fais un check du corps, je m'aperçois que, par exemple, son estomac est tendu, donc avec des adhérences avec la coupole gauche du diaphragme, et du coup, il a des tensions qui se mettent en place, et par les facias, entre autres le facia de Thoracolombia, on peut retrouver des douleurs. qui se retrouvent sur la partie épaule et cervicale. C'est un exemple, mais c'est vraiment un enchaînement comme ça de toutes les tensions qui peuvent se mettre en place au niveau du corps. Toujours une notion d'équilibre.
- Speaker #0
Alors, est-ce que tu peux nous expliquer ce que c'est que la fascia pulsologie, du coup ? Pour bien qu'on comprenne en quoi ça consiste, la thérapie des fascias.
- Speaker #1
La fascia pulsologie, c'est une méthode qui a été mise en place par Christian Carini, qui est le fondateur. Maintenant, il y a une école sur Paris, qui est l'IFCC, l'Institut de Facial et de Méthode Christian Carigny, et aussi sur Rennes maintenant, depuis quelques années. Et en Christian Carigny, il avait une particularité, c'est qu'il avait une cécité quasi totale quand il était jeune, donc il ne voyait quasiment pas. Il a développé un toucher très particulier. Donc on sait tous que quand on a un sens en moins, en tout cas qui est beaucoup moins utilisé, les autres sens se développent, et c'est un peu ça en fait. Et quand il est devenu adulte, il a fait la formation de kiné, mais il a vu qu'il y avait des limites et il sentait qu'il y avait autre chose qu'il pouvait travailler. Il travaillait déjà quand il était jeune, en fait, sans le savoir sur les facias. Il a découvert... Justement que ce qu'il arrivait à ressentir au niveau de ses doigts, c'était les fascias. Il arrivait à travailler toujours en douceur. Il a mis en place cette méthode et après ça s'est perduré.
- Speaker #0
Il y a une différence entre fasciathérapie et fasciapulsologie, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Beaucoup de gens prennent le nom de fasciathérapie alors qu'en fait on parle de thérapie des fascias. si on veut être en termes généraux. Par contre, un fascia thérapeute, c'est celui qui aura fait l'école de formation de fascia thérapie. C'est une école à part entière. C'est souvent des kinéostéos qui vont faire une spécialisation en plusieurs semaines et qui vont du coup pouvoir agir sur les fascias plus avec des petits mouvements, on va dire. En fascia pulsologie, alors c'est une formation à part entière, donc c'est une école à part entière. Donc l'IFCC, l'Institut de Facia de Christian Carini, Méthode Christian Carini. Et là, on va travailler, en fait, pendant les trois premières années, on va travailler vraiment en tout ce qui est anatomie, physiologie. C'est la même chose que l'équidéo-stéo, évidemment, mais tout ce qui est la pratique, elle est différente. Ça va être vraiment sur le développement de notre toucher et comprendre justement les interactions qu'il y a au niveau de tout notre corps, au niveau des facias. Donc il ne faut pas confondre facia... Thérapeute, qui est donc spécifique à l'école de faciathérapie, et thérapeute des facias, qui est le terme générique en fait, dont la faciapulsologie fait partie. Un facia pulsologue, il est thérapeute en facia, mais il n'est pas faciathérapeute.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui se passe dans le corps quand les facias sont tendus, bloqués ou sursollicités ? En fait, comment une manipulation peut avoir autant d'influence ?
- Speaker #1
Alors, en face de la pulsologie, on ne va pas... parler trop de manipulation. On en a quelques-unes, mais très peu. En fait, la manipulation, ça va plutôt être un ostéopathe ou kiné ou chiropracteur qui va vous manipuler pour, donc, par exemple, replacer un bassin qui a été déplacé par un choc, par exemple. Mais en faciapistologie, on va travailler vraiment les tissus. Même les os, c'est des tissus. Donc, en... En se positionnant par exemple sur une tension qui est sur un muscle, une tension qui est sur un organe, et évidemment il y a des correspondances qui se font par les fascias, et c'est le corps qui va agir. C'est une des rares méthodes qui est pas ou peu invasive en fait. Donc on n'impose pas au corps, c'est le corps qui va agir par rapport à nous, notre positionnement. Donc c'est vraiment ça. Alors évidemment le plus difficile c'est de trouver les bonnes zones de tension, c'est de trouver un équilibre entre nos deux mains. et pour que le corps se repositionne correctement. En fait, les faciats se rééquilibrent, que les tensions disparaissent petit à petit. Tout ça, c'est le travail au niveau du toucher qui est très particulier.
- Speaker #0
Est-ce que c'est un massage ? Parce que tu parles de toucher, est-ce que c'est des points de pression ? Parce qu'on a du mal à visualiser ce que c'est de manière concrète pour quelqu'un qui n'a jamais fait de séance.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de gens qui sont assez étonnés d'ailleurs. à la fin de leur première séance parce qu'ils ne s'attendaient pas à ressentir des choses au niveau de leur corps. Ce n'est pas du tout un massage. Un massage, ça va être quelque chose qui va plutôt être... Alors, même si on masse fort, en fait, ça peut rester quand même superficiel. Ce n'est pas parce qu'on est présent de façon très douce qu'on ne va pas travailler en profondeur. En début de séance, je fais un check global du corps pour voir où sont les tensions. Et après, évidemment, mon but pour moi, c'est que le corps puisse évacuer toutes ces tensions-là. Et pour ça, il va falloir que je me positionne sur des zones de tension qui sont en lien et par lesquelles, en fait, il y a des correspondances par les facias. Donc, ça va être un toucher qui va être plus... Alors, il y a différents types de toucher. Ça va être un toucher qui peut être vraiment doux et justement qui va... permettre de relâcher des tensions entre un muscle et un organe, au sein du même muscle. Ça peut être un toucher qui va être un peu plus profond avec, par exemple, un drainage, drainage du foie, que je fais souvent, en fait, pour accompagner, par exemple, les personnes qui sont en chimiothérapie, pour aider à éliminer les toxines. Après, ça peut être un toucher plus subtil au niveau crânien. Donc là, c'est vraiment beaucoup plus doux. Et après, selon les zones, on peut aller chercher par exemple en profondeur le psoas, le muscle psoas, qui est assez connu par beaucoup de praticiens, dont ceux qui font du yoga ou du pilates. Mais en fait, on va aller chercher, mais on attend. Toujours que le corps s'ouvre, on ne va pas forcer, on ne force pas. C'est vrai que ça peut paraître bizarre, mais le fait de se positionner sur des zones de tension qui sont en correspondance et de comprendre que c'est le corps qui va agir, ça peut paraître un peu déroutant au débat. Mais c'est ce qui se passe. Moi, je sers en gros de vecteur à ce que le corps arrive sur certaines tensions à se rééquilibrer grâce à ma position des mains.
- Speaker #0
Corentin, tu as étudié la biologie à l'université et dans un jargon plus scientifique, on définit le fascia comme une membrane fibro-élastique composée en grande partie de tissus conjonctifs très riches en fibres de collagène. Mais ça, tu en as parlé quand tu as défini le fascia tout au début. Alors le collagène, c'est un mot qu'on entend souvent parler sur les réseaux sociaux et certains se disent que prendre du collagène en poudre... pourrait suffire à améliorer l'état des fascias. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Speaker #1
Ce n'est pas parce qu'on va ingérer des collagènes que ça va se transformer en collagène au sein du corps. Ça, c'est un fait. Après, ce qu'il faut savoir au niveau du collagène, ça se présente un peu comme des microtubules, comme des petits tunnels. Et dans les fascias, ça sert aussi, il y a eu pas mal de recherches dessus, et ça sert de tunnel de communication. au sein du corps. Il y a des spécialistes qui parlent de bio-photons, de lumière et aussi de bio-phonons, du son en fait, de l'auration qui peut traverser les facias. Donc il y a des communications qui se font et du coup, ce n'est pas que du structurel. Le fascia n'est pas qu'un tissu structurel mais sert aussi à ça.
- Speaker #0
Comment tu sais où il faut appuyer pour que cette communication agisse ?
- Speaker #1
Alors, je ne sais pas où appuyer. appuyé pour que la communication agisse, mais c'est plutôt quand je fais un check global de la personne, c'est là où je me rends compte qu'il y a des zones de tension. Donc là, c'est une perception au niveau qu'on développe durant la formation. Au niveau des FSC, c'est quand même 3 ans le premier cycle. Et après, il y a des spécialisations, des modules par la suite pendant 2 ans. Et ça nous permet de de travailler, de développer notre toucher et de percevoir les différents types de tensions qu'il peut y avoir au niveau du corps. Donc ça peut être un blocage qui peut être lié, par exemple, à un hématome. Ça peut être un blocage qui peut être lié à une cicatrice. Donc il va y avoir des perceptions qui vont être différentes. Donc un toucher qui va être un peu différent. Donc chacun le perçoit d'une certaine manière. Donc on peut avoir quelque chose d'un peu granuleux, quelque chose d'un peu plus dur. Donc des choses un peu plus... un peu moins élastique que ça devrait être. Donc c'est vraiment ces perceuves-sons-là sur lesquelles nous, on travaille.
- Speaker #0
Quelle partie du corps tu travailles ? Est-ce que c'est juste la tête, les pieds, les mains ? Ou il y a vraiment toutes les parties du corps que tu vas travailler ?
- Speaker #1
Alors les gens, souvent quand ils en entendent parler de fascia déjà, ils pensent à la face, donc au visage. Et on travaille vraiment de l'orthée jusqu'au crâne. Donc vraiment à tous les niveaux. Aussi bien au niveau musculaire, osseux, tissulaire, au niveau organique, vasculaire et nerveux.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses que ça rejoint un petit peu la réflexologie ou peut-être une autre thérapie médecine chinoise qui rejoindrait cette thérapie des faciens ?
- Speaker #1
Alors, ce n'est pas les mêmes méthodes. Après, il y a des projections d'organes au niveau de la réflexologie, par exemple, au niveau plantaire ou au niveau des mains. Après, en médecine chinoise, ils parlent de méridien. On ne parle pas du tout de méridien. En fait, on parle vraiment du corps, de physiologie. Par contre, l'acupuncture, en fait, il y a eu pas mal de recherches là-dessus, agit sur les facias. C'est-à-dire que quand une aiguille est enfoncée au niveau de la peau et donc un peu plus profond, le facia va s'entortiller dessus et il n'y a pas de problème. Après, quand ils enlèvent l'aiguille, il y a eu une transformation du fascia sur cette zone.
- Speaker #0
Et comment se déroule une séance de fascia pulsologie ?
- Speaker #1
Quand c'est la première séance, déjà, il y a un entretien. On l'appelle un amnèse. On fait un point avec la personne sur comment elle se sent, son état et son historique. Évidemment, que ce soit au niveau physique, physiologique, mais aussi émotionnel. On en reparlera sûrement après, mais les émotions aussi peuvent être... travailler au niveau des facières. Et après cet entretien, moi je vais faire en début de séance un check global du corps pour ressentir justement les tensions qu'il peut y avoir. Et ensuite, il y a le travail en lui-même qui consiste à... à rééquilibrer le corps en enlevant toutes ces tensions-là, en tout cas au mieux possible. Et à la fin, on fait un petit point avec la personne pour voir ce qu'il y a pu travailler, comment la personne s'est sentie durant la séance et s'il reste des choses à travailler ou pas.
- Speaker #0
Alors, comme j'ai pu le comprendre, il y a quand même un moment d'échange ou est-ce que c'est surtout le corps qui travaille ?
- Speaker #1
Au début de séance, il y a toujours un échange. Alors, à la première séance, mais même aux autres, s'il y a d'autres séances. parce qu'il y a toujours un échange avec la personne pour savoir justement dans quel état est la personne. C'est toujours important au moment. Et voir un peu comment, si on essaie par exemple une seconde séance, voir comment ça s'est passé après la première séance. Donc, ce qui est important, c'est de prendre la personne dans sa globalité. Et la séance va dépendre aussi, va être très personnalisée. C'est-à-dire qu'une séance à l'autre, On ne va pas travailler complètement la même chose. Et si la personne, par exemple, la première séance, elle était dans un état plutôt de fatigue et autres, et la seconde séance, elle est plutôt énervée ou anxieuse, on va adapter par rapport à l'état de la personne aussi.
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce que ressent généralement une personne pendant ou après une séance ? Est-ce que ça peut être douloureux, une séance en thérapie des fascias ?
- Speaker #1
Dans quelques rares des cas, ça peut être le cas. Oui, tout à fait. Et alors, je vais vous dire que la majorité des cas, on va dire 70% du temps, c'est plutôt l'inverse. C'est-à-dire que j'ai beaucoup de gens qui s'endorment ou somnolent. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on enlève des tensions. Du coup, ça met beaucoup en parasympathique. Et donc, les gens ont tendance à s'endormir, voire à ronfler dans certains, pour certains. Donc moi, je les préviens toujours, en fait, en début de séance. Je leur dis, voilà, ça peut arriver. Donc, c'est une séance pour vous. Il ne faut pas se prendre la tête. Si par contre, vous avez les yeux rentres ouverts, il n'y a pas de souci non plus. Si vous vous endormez et que vous vous gonflez, il n'y a pas de problème non plus. Donc ça là-dessus. Après, ça c'est la majorité des cas. Et parfois, il peut arriver dans des cas vraiment très compliqués où les personnes, pendant la séance, ont des douleurs parce qu'elles ont tellement de tensions établies au niveau du corps que le fait juste de... de travailler certaines zones, ça amplifie temporairement les tensions. Mais en général, au bout de la deuxième, troisième séance, justement ces douleurs-là, au fur et à mesure disparaissent. Et d'ailleurs, elles sont souvent étonnées au bout de la deuxième, troisième séance. Ah mince, d'habitude j'avais mal là, mais là j'ai plus mal, ou quasiment plus. Donc c'est souvent des remarques que j'ai quand c'est dans des cas de... de douleur, on va dire, dès la première séance.
- Speaker #0
Donc si j'ai bien compris, tu ne fais pas des manipulations, tu travailles un petit peu avec tes sens, en quelque sorte.
- Speaker #1
Je travaille beaucoup avec le toucher. Donc le sens du toucher, évidemment, puisque c'est vraiment la base principale de la faciapusologie. C'est vraiment travailler tout en douceur et arriver à ressentir les tensions. Évidemment, le fait de communiquer avec la personne, ça nous permet aussi de percevoir son état, sa fatigue, son anxiété, etc., son stress. Ça nous apporte aussi des informations. Aussi, comment le corps va, des fois, peut réagir. Dans certains cas, la personne peut se mettre à pleurer aussi, elle peut commencer un peu à bouger. Ou, par exemple, si on travaille le système digestif, ça peut... ça peut se libérer ou générer des relâchements qui sont très... Bon, personne dépendante, évidemment, donc ça dépend de chacun. Mais voilà, quoi. Donc, on essaye toujours... Enfin, c'est vraiment une séance qui est très personnelle et toujours avec, justement, une certaine bienveillance pour arriver à ce que la personne retrouve... son équilibre.
- Speaker #0
J'ai vu que la thérapie des fascias était destinée aux petits comme aux grands, même aux nourrissons, mais j'ai aussi réalisé qu'il y avait certaines contre-indications dues aux actions que la thérapie des fascias peut avoir sur la vascularisation.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. On peut accompagner des personnes du bébé jusqu'aux personnes âgées et même de la femme enceinte. après les trois mois. Donc ça, ça fait partie des contre-indications. Si une femme est enceinte et qu'elle a moins de trois mois de mort au CES, évidemment, on ne pratique pas la faciapusologie. On va aussi être... très attentif sur les personnes qui ont de la tension et qu'elle n'est pas suivie par un médecin. Dans ce cas-là, on ne va pas toucher. On a aussi quelques cas, justement, de personnes qui peuvent avoir des flibites, qui ne sont pas traitées. Tout ce qui peut y avoir, qui peut générer un peu de la pression au niveau de la vascularisation. Et du coup, on va éviter. Alors aussi... Pareil, on parle aussi de pacemakers d'ancienne génération, qui potentiellement, sur lesquels on pouvait avoir une petite influence, mais c'est vraiment très très ponctuel. Et après, vous avez aussi les anticoagulants éparinés. J'ai beaucoup de gens qui ont des anticoagulants, mais ce ne sont pas des anticoagulants éparinés. On peut les suivre sans problème. Il y a quelques contre-indications. On fait attention par rapport à ça. Donc ça, on prévient évidemment. les personnes à ce niveau-là, mais il faut savoir qu'il y a très peu de personnes que je refute.
- Speaker #0
Pour quelle pathologie s'adresse la thérapie des fascias ?
- Speaker #1
Ça s'adresse à beaucoup de monde. Souvent les gens, soit c'est par bouche à oreille, soit c'est par internet, ils ont entendu parler de fascias. C'est vrai qu'en ce moment, on entend de plus en plus de parler de fascias, à la télé ou à certaines émissions. Après, on est quand même, vu qu'on travaille les facias des orteils jusqu'au crânien, moi j'accompagne en tout cas beaucoup de gens sur plein de domaines différents, donc des problèmes aussi bien digestifs que sur des personnes qui ont aussi, j'ai un accompagnement des personnes qui ont un cancer, que des personnes qui ont justement des problèmes aussi de fertilité, ou des problèmes féminins. Là, par exemple, sur Nice, je suis tous les lundis sur Nice, en un centre qui accompagne ces femmes-là. soit en parcours PMA ou même en parcours naturel. On a une collaboration par exemple avec des gynécos sur cette partie-là. Évidemment, le but, c'est de les accompagner au mieux pour que tout se passe bien et on a des bons résultats.
- Speaker #0
Comme tu le sais, je suis diététicienne et j'ai été interpellée par un des témoignages d'une de tes patientes qui, en fait, tout simplement parle de troubles du transit. qui sont présents depuis des années, dû à un contexte familial de maladie de Crohn. Et elle parle d'une amélioration après un travail en fascia pulsologique. Comment expliques-tu ce type d'évolution ?
- Speaker #1
Nos « clients » , entre guillemets, nous font des fois des très bons retours, souvent d'ailleurs. Dans le cas, par exemple, de maladie de Crohn, c'est des maladies inflammatoires. Donc souvent liées dans un contexte... Alors, bon, ça... Ça peut être lié justement au niveau familial. Beaucoup de gens, moi j'ai même un neveu qui l'a, puisque son père en fait l'avait aussi. Donc ça fait partie de ces maladies où quand il y a un contexte qui favorise à ce que cette maladie se manifeste, donc l'inflammation, nous en tout cas on va agir sur tout ce qui va faire que l'inflammation ne se mette pas en place. Et quand il y a l'inflammation, c'est accompagné pour que, en fait... elle soit la moins douloureuse possible. Donc on va jouer sur quoi ? On va jouer évidemment sur le stress, parce que ça c'est un des gros facteurs en fait. Et tout ce qui est système digestif, on va évidemment déjà voir avec la personne à son alimentation. On n'est pas spécialiste, on verra évidemment vers une tététicienne par rapport à ça, s'il y a besoin de corriger cette partie-là. Mais voilà, il y a différents éléments sur lesquels nous, on peut essayer d'accompagner. Et évidemment, quand on n'a pas la compétence, on va suggérer en tout cas à la personne d'aller voir un spécialiste s'il y a besoin.
- Speaker #0
On peut faire un lien entre fascia et digestion facilement ?
- Speaker #1
Oui, alors on a à nous tout un travail qu'on peut faire sur le système digestif. Il transite tous les organes qui sont associés à la digestion et évidemment, et aussi tout ce qui est justement stress. tous les éléments qui peuvent générer du stress. Et les facias, on travaille aussi le péritoine, qui est quand même le gros facia du système digestif. Mais c'est vrai qu'on peut, par exemple, une personne qui va avoir le colon irritable ou qui va avoir la maladie de Crohn ou différents autres problèmes, on va ressentir souvent au niveau des organes. Et du coup, on va pouvoir travailler ces organes-là de façon douce, évidemment, pour que... puisse retrouver un certain équilibre. C'est-à-dire que, par exemple, si vous avez vos intestins qui sont tendus, je vais pouvoir les ressentir, mais on va les travailler en local pour relâcher cette partie-là, plus évidemment d'autres zones de tension qui sont en lien. Alors, ce n'est pas parce que vous avez mal, par exemple, à un organe comme les gros intestins, qu'il ne faut travailler que les intestins. On va travailler les intestins, mais on va travailler aussi ailleurs d'autres zones de tension qui sont en lien.
- Speaker #0
Encore une fois, tout est connecté.
- Speaker #1
Exact. Exactement. En fait, les fascias, comme je le disais, c'est vraiment la matrice au niveau du corps. Donc, c'est comme l'histoire du t-shirt, en fait. Donc, si vous tirez, par exemple, au niveau de l'estomac, vous tirez le t-shirt, ça va tirer en biais et vous allez peut-être avoir des tensions qui vont se mettre en place au niveau de l'épaule et cervicale. C'est ce que je disais tout à l'heure. On peut avoir une tension quelque part et générer des douleurs ailleurs.
- Speaker #0
Je ne sais pas si tu l'as remarqué, mais dans notre société actuelle, on a souvent le réflexe de gérer la douleur ou un problème par la prise de médicaments, parfois même sur de longues périodes. Et dans le témoignage, encore une fois, d'une de tes patientes, elle explique avoir pris pendant des années des traitements lourds pour des douleurs intercostales, si je ne me trompe pas, très denses, avant de trouver un soulagement durable grâce au travail, notamment des fascias. en accord avec son sujet médical. Comment, du coup, tu situes ta pratique par rapport à la place des médicaments ?
- Speaker #1
Par rapport à ça, quand je parle à mes clients, j'en ai beaucoup qui prennent des antalgiques, et depuis un certain temps. Donc, ça peut être des mois, voire des années. Moi, ce que je leur explique, c'est que le corps, il est bien fait, il essaie toujours d'avoir un certain équilibre. C'est-à-dire que quand il y a un choc physique ou émotionnel, Il peut se retrouver au niveau des facias. En fait, il va y avoir des tensions qui vont se mettre en place. Et du coup, une compensation au niveau du corps. Le corps, au fur et à mesure du temps, va continuer à compenser et jusqu'à temps qu'il ne puisse plus compenser. Et quand il a du mal à compenser, en général, il donne une information qui est l'information de douleur, souvent. Et après, qu'est-ce qu'on en fait de cette information ? Soit on va voir un médecin et souvent ça va être un antalgique, on prend. Soit on se dit, qu'est-ce qu'on peut faire pour éradiquer cette douleur ? Beaucoup de gens, oui, prennent des médicaments, malheureusement, en fait. Alors, quand je dis malheureusement, c'est surtout par rapport à la durée. C'est-à-dire que ponctuellement, quand on a des douleurs qui sont assez intenses, on peut comprendre de prendre un étranger que ça peut arriver tout le monde, évidemment. Je ne suis pas du tout contre les médicaments, mais après, c'est plutôt comment on les utilise. Et donc, le problème, c'est que je vois beaucoup de gens qui mettent, moi, j'appelle ça des œillères. C'est-à-dire qu'il se cache un petit peu, s'il met un spardra sur une grosse plaie, c'est dire ok, j'ai pris un antalgique et ça va mieux, j'ai plus mal. Mais la douleur elle revient, parce que le corps en fait, lui il n'oublie pas, il y a quelque chose qui ne va pas. Donc si on n'écoute pas assez son corps, on se retrouve des fois, moi j'ai beaucoup de cas comme ça, qui viennent me voir, qui ont des douleurs qui sont devenues chroniques et d'une intensité assez importante. Là-dessus, on va accompagner ces personnes-là en face à la psychologie. J'en ai accompagné déjà pas mal là-dessus. Et plus on attend, plus ça va prendre du temps. C'est vraiment ça. Et après, les anthalgiques, ça doit être une période de transition pour aider à ce que la personne puisse supporter sa douleur plus facilement. Mais ce n'est pas une solution en soi.
- Speaker #0
Et selon toi ? L'expérience des retours de tes clients, est-ce que ça te montre que le corps a une certaine capacité à retrouver un équilibre ?
- Speaker #1
J'ai beaucoup de personnes qui sont surprises en fait, qui sont surprises des résultats. Et surtout du fait qu'une méthode aussi douce quand même puisse générer autant de résultats. Après il y a des... Très très bon retour sur... La douleur, c'est assez facile à définir, puisque on a une certaine intensité de douleur. Après une séance, on attend quelques semaines, et on voit que la personne a déjà beaucoup moins mal. Ou elle a plus mal sur certaines zones, encore sur d'autres zones, et dans ce cas-là, il faut continuer évidemment le travail. Enfin, moi je suis toujours surpris, parce que, même moi, je suis surpris, parce qu'il y a des fois des résultats. Parfois, ils ne nous en parlent pas, on ne les revoit pas. On ne sait pas s'il s'est passé et six mois après, on voit une autre personne qui me dit « Ah, ben tiens, il y a telle personne qui m'a conseillé de vous voir » et on apprend comme ça que ça s'est très bien passé pour la personne et qu'il y a eu de très bons résultats. Après, ça peut parfois, j'ai eu des cas en fait où en première séance, il n'y avait pas vraiment d'effet.
- Speaker #0
Et par contre, si elle revient à la deuxième, ou ça peut arriver jusqu'à trois séances en fait, là, elle sente vraiment un changement. Donc ça peut, dans certains cas, alors c'est très peu, j'en ai pas beaucoup, mais ça peut arriver que la première séance, elle ne s'est pas ressentie en grand-chose. Tout dépend aussi de la personne, comment elle a sa perception par rapport à son corps. Comment elle perçoit son corps, comment elle ressent son corps, si elle a l'habitude ou pas de percevoir les choses. Mais ça, c'est très personne dépendante, évidemment. Donc, chacun a sa perception. Et du coup, du temps aussi, selon l'intensité et depuis combien de temps elle a mal.
- Speaker #1
Combien à peu près de séances en général ? Est-ce que c'est plutôt 3-4 séances ou c'est plutôt comme une psychothérapie ? Ça peut aller jusqu'à 7 ans ?
- Speaker #0
Alors, en général, c'est plutôt environ 3 séances, en général. Ça dépend de chacun, évidemment. Si la personne a des douleurs depuis 30 ans, là, évidemment, ça prendra plus de temps qu'une personne qui n'en a que depuis 6 mois. Et après, ça dépend aussi de l'âge. Parce que je suis des adolescents, voire des plus jeunes, et en fait, elles ont beaucoup moins d'historique, beaucoup moins de trauma, beaucoup moins de choc. Et du coup, leur corps répond beaucoup plus vite. Et ça, on le sent, en fait. Donc, ce sont des séances qui sont plus courtes. Et voilà. Ça dépend, vous avez bien compris, ça dépend de chacun, évidemment. Et jusqu'où on veut aller aussi. Parce qu'on n'y pense pas. Ça dépend de chacun, mais on parle de douleur, et c'est jusqu'où la personne veut aller. Au départ, c'est j'ai mal, je ne veux plus avoir mal. Après, ok, je n'ai plus mal. Est-ce que je veux aller mieux ? Dans le sens où je n'ai plus mal, mais je sens que Bye ! J'ai des problèmes de sommeil, je suis stressé quand même, j'ai encore un stress, j'arrive pas à m'épanouir. Et là, on va au-delà. Moi, j'accompagne des gens qui veulent aller au-delà, que juste ne plus avoir mal. Il y a cette partie, justement, de travail aussi pour toutes les parties. Somatisation, l'expression du corps qu'on peut avoir, liée à différents chocs qu'on a pu avoir au cours de notre vie. Et ça, on peut aussi accompagner là-dessus. Et pour moi... entre guillemets le Graal, c'est justement que la personne arrive à s'épanouir, à vivre ses moments présents, à lâcher prise aussi. Je travaille aussi là-dessus. Souvent, j'ai des cas de personnes qui ne se sentent pas bien, ou qui ont la peau, ou qui ont fait un burn-out, elles ne savent pas pourquoi, souvent elles sont dans un antidépresseur, elles voient un psychologue, voire un psychiatre, voire les deux, et du coup, des fois... Moi, j'en reçois ces personnes-là aussi. J'essaie de les accompagner au mieux pour qu'on puisse aussi les aider au niveau du corps. Parce que là, aux Etats-Unis, il y a eu pas mal de travail sur le « up to down » . C'est-à-dire qu'on va travailler le cerveau, le système nerveux pour que le corps aille mieux. Mais on peut travailler aussi le « bottom to up » . C'est-à-dire qu'on va travailler le corps pour que le système nerveux aille mieux. Et ça marche aussi très bien. C'est complémentaire.
- Speaker #1
C'est une belle image parce qu'on arrive bien à comprendre et à visualiser ce que tu essaies de nous dire. Le message que tu essaies de nous faire passer, en tout cas, sur la douleur. Très bonne image. Alors, j'aimerais te soumettre une prise de position publique sur les réseaux sociaux. Parce qu'en fait, elle revient souvent dans les débats autour de ta pratique. Là, j'ai en tête une neurologue, qui ici, qu'on ne va pas citer, ce n'est pas le but en tout cas de ce podcast, mais qui travaille et écrit sur les fascias. Et elle explique que la fasciathérapie est très efficace sur les fascias. mais qu'elle ne devrait pas intervenir sur la sphère psychologique, notamment dans des situations comme le stress post-traumatique, et que cette pratique est réservée aux psychologues ou aux personnes qualifiées. Elle insiste aussi sur le fait qu'une approche holistique ne consiste pas à tout faire soi-même, mais à faire travailler plusieurs compétences autour d'un même patient. En tant que thérapeute, qu'est-ce que cette position t'inspire et comment tu situes très concrètement ? Ton rôle était limite dans ce cadre-là.
- Speaker #0
Face à thérapie, c'est une autre école, mais c'est comme face à psychologie, ils sont assez proches. Je dirais qu'il faut du pluridisciplinaire, ça c'est sûr, parce qu'on ne peut pas avoir toutes les compétences, on ne peut pas tout connaître, ce n'est pas possible. On en apprend toujours, jusqu'à la fin d'ailleurs, on en apprend tout le temps. Après, il faut arriver justement à travailler en bonne conscience et surtout... en bonne coordination avec d'autres thérapeutes. Je vois souvent les personnes qui viennent me voir qui ont des problèmes, on va dire plutôt psy, ils sont déjà suivis par un psy ou un psychiatre ou les deux. Et dans ce cadre-là, ils viennent me voir parce que souvent, ils ont de la somatisation. C'est l'expression du corps. Il y a quelque chose qui se passe au niveau du corps et souvent, ils ont mal. Soit ils ont des gènes, des problèmes de sommeil ou autre. Et du coup, moi, je vais l'accompagner par rapport à ça. Après, tout ce qui est en problème... on va dire liées à un traumatisme, donc tout ce qui est post-trauma. Si on peut déjà les accompagner sur la partie, par exemple, corporelle, ça ne peut que faire du bien aux psys. Évidemment, moi, je ne suis pas un psychiatre, je ne suis pas un psychologue, je n'ai pas de spécialité là-dessus. Par contre, je me suis formé en neurophysiologie, avec aussi des connaissances sur l'impact que peut avoir la théorie polyvagale, donc le nerve vague, entre autres, sur notre bien-être. Donc la partie sympathique, parasympathique et notre système nerveux autonome. Et du coup, j'aime bien comprendre en fait, moi, le lien entre le psy et le corps. Et ça, c'est vraiment important de bien comprendre ça pour justement travailler avec la facette psychologique qui est au niveau du corps et qui peut remonter jusqu'au système nerveux pour l'aider. Donc on n'est pas, on est complémentaire. Donc ça, c'est sûr. Après, voilà, on n'est pas... On ne peut pas monopoliser sur toutes les phases des problématiques de chacun. Par contre, moi ça m'arrive régulièrement. Je connais d'autres thérapeutes, je connais des médecins, des spécialistes et autres. Et c'est sûr que si la personne déjà je sens qu'elle a un problème psychologique ou autre, je ne suis pas spécialiste. Donc je vais demander si elle est suivie ou pas déjà par un psychologue ou un psychiatre. Et si ce n'est pas le cas, je préconise d'aller au moins les voir. Il faut que la personne soit le mieux accompagnée possible.
- Speaker #1
Dans tous les cas, ou tu réorientes, ou alors tu travailles main dans la main avec les thérapeutes ou les médecins, qu'ils soient spécialisés ou non.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Personne n'est superman. Et ça, c'est sûr. Moi, j'essaye de faire au mieux. C'est ce que je dis toujours à mes personnes que j'accompagne. En fait, j'essaye d'accompagner au mieux. C'est-à-dire que je vois un peu le fait de parler avec ces personnes-là, de travailler, de personnaliser le travail au niveau des fascias, au niveau de leur corps et tout, de voir leur évolution. Et derrière, une personne qui a besoin, si elle a besoin d'arrêter de fumer, moi je vais pouvoir l'aider sur certains points, mais je ne pourrais pas l'aider pour l'arrêter de fumer. Donc je vais l'envoyer peut-être vers un hypnothérapeute ou d'autres personnes qui ont cette compétence-là. ou un médecin qui va préconiser des patchs ou autre. Mais évidemment, il faut être aussi assez « intelligent » pour pouvoir envoyer vers d'autres personnes compétentes.
- Speaker #1
Penses-tu que ce type de prise de position contribue à une confusion autour de ta profession ou au contraire, qu'elle peut aider à mieux clarifier ce que tu fais et ce que tu ne fais pas ?
- Speaker #0
Clarifier, je ne suis pas sûr, mais après déjà, il faut que les personnes connaissent les faciaires déjà. Et quand je dis connaissent, c'est-à-dire que, mais moi je suis même des médecins, je suis des infirmières, des pharmaciennes, enfin de tout type de personnes dans le monde de la santé. Et tout le monde n'a pas la même vision des faciaires. Et même, ils ne connaissent pas tant que ça les faciaires. Ils ne comprennent pas que, ah mince, je ne comprends pas. pas, on fait ça là, ça agit ailleurs. Et parce qu'en fait, on n'a pas appris tout ça. Simplement. Donc, on ne sait pas que les fascias, c'est vraiment la matrice du corps et que elle est présente partout. Et de ce fait, oui, on peut agir sur certaines zones et du coup, ça va faire du bien ailleurs et tout. Ça là-dessus, déjà, sur ce point-là, il faudrait qu'on arrive justement un peu à uniformiser cette connaissance. Après, le fait de segmenter. Alors moi, je sais qu'en médecine traditionnelle, on segmente beaucoup. On a beaucoup de très bons spécialistes. Par contre, il peut y avoir justement, alors je l'ai vu, puisque j'ai travaillé dans des cliniques pendant plusieurs années, des méthodes pluridisciplinaires, donc des médecins de différentes spécialités qui se rassemblent pour travailler dans des cas de malades complexes. Et c'est le plus intéressant, c'est-à-dire que c'est cette pluridisciplinarité qui va faire qu'ils vont trouver... Une, en tout cas, des solutions qui sont le plus adaptées possible pour la personne. Et c'est ça qui va faire qu'on arrivera à ce que la personne puisse s'en sortir et en tout cas retrouver un mieux-être.
- Speaker #1
Si, par exemple, des personnes hésitent encore à venir te consulter parce qu'ils ont peur des médecines alternatives, comment tu pourrais les rassurer ?
- Speaker #0
Alors déjà, comme je le disais tout à l'heure, on a très peu de manipulation. on ne va pas engendrer un élément qui va faire que le corps va falloir s'adapter à la manipulation. Donc ça va être quelque chose d'une méthode qui est très douce. C'est une des thérapies les moins invasives. Et comme je disais tout à l'heure aussi, c'est que beaucoup de gens s'endorment. Donc c'est vraiment ce côté de poser et d'arriver à rééquilibrer le corps de façon douce. C'est vraiment le terme, c'est une méthode holistique, manuelle, très douce. En tout cas, il y a beaucoup de retours positifs là-dessus. Après, les gens ont plus confiance quand elles sont recommandées. C'est-à-dire quand une personne qu'elle connaît recommande « Ah, elle va voir le facia pulsologue, il va t'aider sur telle partie et autre. » C'est plus facile. Vous êtes les bienvenus dans tous les cas si vous voulez découvrir la méthode. Dans tous les cas, j'ai... Depuis que je pratique, j'ai eu que deux personnes qui venaient me voir juste pour entretenir leur bien-être. Sinon, tous les autres cas, c'était vraiment parce qu'elles avaient des soucis assez importants au niveau de leur corps.
- Speaker #1
Selon toi, qu'est-ce qu'on gagnerait collectivement à être plus à l'écoute de notre corps au quotidien ?
- Speaker #0
C'est une bonne question. Malheureusement, il n'y a pas assez de personnes. en tout cas, qui écoutent leur corps. Alors, on parle souvent des cinq sens, mais on oublie certains sens, comme l'interoception. L'interoception, c'est la perception de notre corps interne. En fait, si on... Alors, comme ce font souvent les gens qui méditent, en fait, on peut percevoir notre corps sans le bouger, de façon interne. Donc, on a des barreaux récepteurs, et aussi d'autres éléments qui nous permettent de percevoir le corps. Et du coup, si on écoute notre corps de façon régulière, en fait, ça va devenir un peu comme un automatisme. On va percevoir qu'il y a quelque chose qui ne va pas. On va dire, ah, tiens, il y a quelque chose. Alors évidemment, il ne faut pas non plus être toutes les cinq minutes à dire, ah tiens, je vais avoir ça, je vais avoir ça. Mais c'est juste dire, ok, il y a une perception qui se fait et une sensibilisation à dire, ok, là, je sens qu'avant d'avoir la douleur, il y a une gêne, il y a quelque chose qui ne va pas. Donc, est-ce que c'est ma position ? Là, par exemple, je suis assis sur un tabouret. Là, je sais que je dois bouger un peu le tabouret pour rééquilibrer mon bassin parce que sinon, je sais que ça va me générer une tension dans peu de temps. Donc ça, je suis assez à l'écoute par rapport à ça. Par exemple, si je sais que j'ai un moment de stress qui arrive, je sais que je vais faire un exercice de respiration pour justement me remettre un peu, me poser, me mettre peut-être un peu de parasympathique pour justement relâcher. C'est des tensions qui sont en train de se mettre en place. Le but, c'est vraiment d'arriver à trouver, à rééquilibrer notre corps sans attendre d'avoir des grosses douleurs. C'est vraiment ça. L'écoute de son corps, on le fait au quotidien, en permanence, mais de façon, évidemment, à la fin, quand on est vraiment à l'écoute, de façon presque intuitive.
- Speaker #1
Alors, quel message aimerais-tu faire passer à nos auditeurs ? pour un petit peu conclure ce podcast, Corentin ?
- Speaker #0
Déjà, en synthèse, juste dire que déjà, tout ce qui est médecine alternative, on va dire ça, en fait, pratique alternative, c'est complément à ce que font aussi aux médecines traditionnelles. Il n'y a pas de... Moi, je ne vois pas ça comme une confrontation, entre guillemets. Il n'y a pas d'opposition, en fait. C'est vraiment ce côté, on est complémentaire. D'ailleurs, la presse à plusologie, par exemple, est un soin de support pour des gens qui ont, par exemple, un cancer. Moi, j'en accompagne justement pour qu'ils aillent mieux. Ils ont moins d'effets secondaires, en tout cas par rapport au traitement lourd, par exemple de chimiothérapie ou de radiothérapie. Donc, ça les aide à ce niveau-là. Donc, c'est complémentaire. Ce n'est pas du tout à l'opposé de ce qu'aurait besoin la personne. Et plus spécifiquement concernant la pratique de la faciapusologie, moi, quand j'ai découvert la première fois la faciapusologie, C'est vraiment en lisant le livre de Christian Carigny, le fondateur, que j'ai lu en trois jours. Je crois que c'est un des seuls livres que j'ai dû lire en trois jours. Et ça m'a tellement parlé que je me suis renseigné rapidement. Je me suis inscrit à la formation. Alors j'étais, je me rappelle, dans le sud et du coup là c'était à Paris quand même. Et je me suis inscrit à la formation avant même de tester. Ce qui est assez rare quand même. J'ai testé qu'un mois et demi après, je me rappelle. Et j'ai été faire trois heures de route juste pour aller tester la pratique. Mais quand on... Moi, je fais des choses... Dans la vie, je les fais de façon fluide. C'est-à-dire que pour moi, ça me paraît normal, en fait. Et quand on le fait de façon fluide, ça ne peut que bien se passer, en fait. Et on sent que ce sont des choix que l'on fait, et sans contraintes. Et ça m'a vraiment... Moi, en tout cas, ça m'a beaucoup changé. Sur la perception du corps, évidemment, de l'humain, de beaucoup de choses. Et je me suis aussi formé sur d'autres choses qui m'ont... permis de compléter tout ça. Et c'est vraiment cette compréhension de l'humain en général qui permet d'arriver à se développer. Bien sûr.
- Speaker #1
Et pour le mot de la fin, the diet is not only in the kitchen, where is faciapulsologie ?
- Speaker #0
Faciapulsologie is in the matrix.
- Speaker #1
On ne l'avait jamais fait de cela, c'est pas mal. Merci beaucoup Corentin de nous avoir reçu dans ton cabinet au Canet, mais on peut aussi te retrouver à Nice. Toutes les infos, bien évidemment, à la fin du descriptif de l'épisode. Mais merci surtout de nous avoir expliqué ce que c'était la thérapie des fascias qui, je pense, va aider de nombreux auditeurs.
- Speaker #0
Merci Marie-Morgane.
- Speaker #1
Et voilà, on arrive à la fin de ce podcast. Merci à tous nos auditeurs et bien sûr à notre amie de nous avoir écoutés. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode de Diet is not only in the kitchen. J'espère l'écoute.
- Speaker #0
Oui, il faut enlever les chaussures en arrivant à mon cabinet.
- Speaker #1
Alors pensez à prendre des super belles chaussettes.
- Speaker #0
J'ai même des chaussettes doigts de pied, sinon...