- Gina
Bienvenue à toutes et à tous dans Diet is not only in the kitchen, le podcast qui met votre santé et notamment votre alimentation à l'honneur. Je suis Marie Morgan, diététicienne nutritionniste, opérant loin des oucas, cuisinière et créatrice culinaire, mais aussi journaliste médicale indépendante. Et c'est à travers ces trois regards que j'ai réalisé ces différentes saisons de podcast portées sur l'alimentation, mais pas que. Car comme vous allez le découvrir, notre bien-être ne se construit pas uniquement. Autour de la cuisine ! Bienvenue dans un nouvel épisode de Diet is not only in the kitchen. Aujourd'hui, nous accueillons dans notre podcast Gina Gouvazé, art-thérapeute certifiée et spécialisée dans le langage artistique. Aujourd'hui, Gina, tu vas nous parler essentiellement de l'intelligence émotionnelle que tu combines à l'art-thérapie. Bonjour Gina ! Et merci de me recevoir dans ton cabinet.
- Marie-Morgane
Bonjour Marie-Morgane, bienvenue.
- Gina
Alors Gina, tu es art-thérapeute, mais tu le pratiques avec une approche un peu différente.
- Marie-Morgane
Oui, effectivement, je combine l'art-thérapie et l'intelligence émotionnelle.
- Gina
Alors avant de parler de l'intelligence émotionnelle, on va revenir sur l'art-thérapie. Qu'est-ce que c'est que l'art-thérapie ?
- Marie-Morgane
Alors l'art-thérapie, c'est une approche qui permet de pouvoir s'exprimer autrement que par les mots.
- Gina
Qu'est-ce qui t'a amenée en fait à pratiquer l'art-thérapie ?
- Marie-Morgane
En fait, c'est une volonté depuis pas mal de temps, puisque j'aime l'art depuis toujours. Et je sentais qu'au fond de moi, j'avais aussi envie d'être en présence pour aider des personnes. Et je me suis intéressée à voir avec justement ces atouts qui font partie de ma personnalité, comment est-ce que je pouvais venir en aide aux personnes. Et j'ai découvert ce métier d'art-thérapeute.
- Gina
Comment tu arrives à observer lors de tes séances que certaines personnes arrivent plus facilement à parler de leurs émotions en passant par la création plutôt que la parole ?
- Marie-Morgane
En fait, c'est simple. Quand on est en phase créative, on va donner la parole autrement, on donne la parole aux mains. Et donc ces mains-là vont créer un objet, c'est-à-dire qu'on va détourner la pensée, on va littéralement la rendre tangible. Les personnes, par l'observation de leur création, vont s'autoriser à raconter ce qu'ils ont souhaité exprimer avec les mains. C'est là où les mots deviennent pour certains plus faciles.
- Gina
En art-thérapie, on exprime les émotions. Pourquoi tu as décidé d'ajouter l'intelligence émotionnelle ? Est-ce que tu ne penses pas que c'est un peu redondant ?
- Marie-Morgane
Ce n'est pas du tout redondant. C'est simplement que d'exprimer les émotions, c'est bien. Mais après, il faut les comprendre et il faut surtout être en mesure ensuite de pouvoir les gérer, parce qu'une émotion, ça ne se soigne pas, ça se traverse. Donc, on peut très bien exprimer une colère, une joie par un support artistique et puis passer à autre chose. Mais est-ce que cela aura réellement servi pour pouvoir être en mesure de l'affronter à nouveau, si par exemple, on devait la subir, cette émotion ? En fait, pour faire simple... Si on exprime sa colère et qu'on lui donne donc un aspect physique par la création artistique, est-ce qu'on est réellement en mesure de pouvoir la comprendre psychologiquement ? C'est-à-dire avoir un mécanisme de pensée, d'observation, qui va faire qu'on ne va pas se jeter à corps perdu dans cette émotion, avec cet instinct qui nous vient comme ça directement quand on doit subir celle-ci, mais être plus encline de se dire « je prends du recul » . Qu'est-ce que cette émotion dit de moi ? Comment est-ce que je la reçois ? Est-ce qu'elle se localise physiquement, psychiquement ? Est-ce que je peux la contrer ? C'est tout un système de questionnement que l'intelligence émotionnelle va proposer de façon à avoir un recul bénéfique qui permet de ne pas être dans l'impulsivité de l'émotion, mais plutôt dans le côté raison de celle-ci. Qu'est-ce qu'elle a à m'apprendre ? Et comment est-ce que je... peut être en mesure de la gérer. Et ça, on ne l'apprend pas comme ça. Il y a des techniques précises et ce sont des techniques qui font partie de l'intelligence émotionnelle.
- Gina
Concrètement, pour quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de l'intelligence émotionnelle, qu'est-ce que c'est ?
- Marie-Morgane
L'intelligence émotionnelle, c'est savoir reconnaître une émotion et savoir gérer avec elle. Et quand on réussit à identifier une émotion, on est en mesure aussi de comprendre les émotions des autres. Donc au départ, l'intelligence émotionnelle, elle n'a rien d'intelligente. C'est simplement une observation saine de notre mode de fonctionnement. Donc on a nommé cette compétence intelligence émotionnelle puisque c'est... Quelque chose avec laquelle on vient au monde et qui n'aura de cesse que d'évoluer en fonction de votre personnalité et de la vie que vous allez devoir vivre avec les aléas, les côtés positifs et négatifs. L'intelligence émotionnelle, c'est une super compétence et encore une belle nouvelle, c'est quelque chose qui n'est pas fixé. C'est-à-dire qu'à 20, 40 ou 60 ans, on peut aller développer notre intelligence émotionnelle. C'est donc, on aurait peut-être dû l'appeler la compétence émotionnelle plutôt que l'intelligence émotionnelle.
- Gina
Est-ce que l'intelligence émotionnelle est une thérapie à part entière ou plutôt un outil que tu pourrais utiliser dans ta pratique d'art-thérapie, un petit peu comme la programmation neurolinguistique qu'on utilise en psychologie ?
- Marie-Morgane
En fait, c'est un peu les deux. Et puis, elles s'imbriquent toutes les deux, en fait. C'est ça qui fait que ça vient faire sens aux personnes qui exploitent ces deux approches combinées. L'idée, ce n'est pas de faire de la PNL. L'idée, c'est de réussir à se raconter autrement. Donc là, par l'art-thérapie, on va aller se raconter autrement par le biais de médias artistiques. Et l'intelligence émotionnelle, c'est prendre du recul dans la production qu'on a créée afin de pouvoir se raconter autrement. Donc, c'est une approche qui peut être un outil en milieu professionnel. pour pouvoir justement comprendre ses propres émotions et celles des autres et être justement en mesure d'équilibrer un mode de fonctionnement professionnel ajusté et adapté justement à ce qu'on vous demande d'en faire de votre travail. Et il devient quelque chose de réparateur quand il est plutôt d'ordre affectif et où il va donc faire appel à vos retranchements. Et souvent, quand on fait de l'art-thérapie, on ne fait pas de l'art-thérapie pour se sentir bien. On fait de l'art-thérapie, on vient à l'art-thérapie parce qu'on a un moins-bien. Donc on est moins-bien, on vise un mieux-être. Et la combinaison justement de ces deux approches va être propice à vous faire prendre du recul sur vos situations et émotions personnelles pour pouvoir aller de l'avant. Donc oui, effectivement, la PNL, on pourrait dire que ce sont deux parallèles, mais qui se justifient par des techniques et des approches différentes.
- Gina
Qu'est-ce que ça change pour une personne d'apprendre à reconnaître ? et nommer ses émotions plutôt que de les subir ?
- Marie-Morgane
Apprendre à les reconnaître plutôt que de les subir, tout est dit dans cette phrase, n'est-ce pas ? Quand je reconnais mes émotions, je peux être en mesure justement d'équilibrer mon comportement et mes réactions. C'est-à-dire que je ne vais pas être dans quelque chose de lourd si je ressens une colère, je ne vais pas exploser de suite. Je vais avoir cette gymnastique, grâce à l'intelligence émotionnelle de prendre du recul pour pouvoir être en mesure d'adapter. mon comportement, non pas pour qu'il fasse plaisir aux autres, mais pour qu'il ne m'impacte pas moi. C'est-à-dire que je vais être en accord avec mes émotions et ça va éviter de subir des émotions adjacentes, puisque par exemple, quand on se met en colère, après ça met en marche d'autres émotions adjacentes qui sont la culpabilité, le remord, le regret, etc. Donc ça évite de se mettre à corps perdu dans quelque chose d'hyper négatif. C'est-à-dire que je sais. équilibrer mon comportement et j'accepte en quelque sorte ma colère parce que je suis en mesure de l'analyser et non pas de la subir et par déclinaison la faire subir aux autres. Et je reconnais aussi par ce travail que j'ai fait sur moi-même comment l'autre fonctionne, comment l'autre exprime ses émotions, comment elles ont un impact sur lui et ça permet d'ajuster nos comportements de façon à pouvoir rentrer dans un lien équilibré et sain.
- Gina
En fait, le but recherché, c'est d'éviter la souffrance.
- Marie-Morgane
D'éviter la souffrance et puis d'apprendre qui je suis.
- Gina
Est-ce que développer son intelligence émotionnelle peut aider à mieux se connaître, même en dehors d'un cadre thérapeutique ?
- Marie-Morgane
C'est ça, c'est apprendre qui je suis. On ne se pose jamais la question, on se connaît à travers ce que les autres disent de nous. « Toi, je te vois comme ça, toi tu es comme ça. » Mais en définitive, qui l'on est vraiment ? Si on ne se pose pas cette question et si on ne va pas... pas justement travailler sur cette intelligence émotionnelle, on n'est pas en mesure de se dire, tiens, moi, comment je réagis quand j'ai peur ? Quel est mon mécanisme ? Le but, c'est vraiment ça, c'est de se découvrir et je pense que c'est la plus belle chose qu'on puisse faire pour soi, c'est de se donner la chance de savoir qui l'on est vraiment.
- Gina
Pendant tes études, tu as collaboré avec une équipe médicale autour de cette pratique encore peu connue du grand public. Comment cette technique a-t-elle été ? accueillie par le milieu médical.
- Marie-Morgane
En fait, elle n'est pas encore très connue et elle n'est pas reconnue en France particulièrement, mais le corps médical s'intéresse à toutes les médecines intégratives parce qu'il souhaite que ça soit intégré dans un travail pluridisciplinaire. Et là, bien évidemment, après, on fait appel à la personne, parce que derrière le titre, que ce soit un médecin ou un soignant, il y a déjà avant tout une personne et sa volonté d'avoir envie de s'ouvrir à ce type d'approche. Donc, moi, j'ai eu la chance de pouvoir intégrer le CHU Pasteur pendant mes études, où j'ai eu des gens, par exemple, comme des psychologues cliniciens, des médecins qui m'ont fait confiance, qui m'ont ouvert leur service, et avec lesquels j'ai pu vraiment faire des propositions de mes ateliers, ce qui eut être... très pertinent pour aider le patient. Et puis ensuite, on l'a fait aussi avec la médecine du travail du CHU pour le proposer aux soignants. Et on s'est rendu compte que c'était quelque chose d'une valeur ajoutée. Moi, personnellement, je n'ai pas ressenti de réticence dans le fait de pouvoir proposer. Mais il reste encore un travail à faire sur le fait de ne pas être soignant, infirmier, médecin et avoir cette valeur ajoutée à proposer. Parce que moi, je ne suis pas... pas infirmière, je ne suis pas médecin et je suis donc juste une thérapeute qui a certes une expertise et des compétences, mais encore faut-il maintenant avoir envie de me découvrir parce que dans ces métiers qui n'est pas réglementé, bien évidemment on trouve comme dans tous les métiers des gens qui s'autoproclament et qui par le fait gâchent un petit peu justement ces propositions qui sont très positives quand elles sont conjuguées.
- Gina
Alors comme tu le sais Gina, je suis professionnelle de santé, diététicienne nutritionniste Et est-ce que tu penses qu'il peut y avoir une connexion entre l'alimentation et l'intelligence émotionnelle ?
- Marie-Morgane
Alors, le lien, il est simple. Toi, tu es là pour conseiller le deuxième cerveau. Et moi, je travaille sur le premier. Et bien évidemment, il faut que les deux soient en adéquation pour que la personne puisse se sentir bien. Oui, il est important d'avoir une bonne hygiène alimentaire. il est important d'avoir un microbiote sain pour pouvoir justement ne plus... pas parasiter le cerveau fonctionnel, celui de la pensée. Donc il est très important que ces deux cerveaux puissent communiquer correctement. Et quand je reçois une personne, je lui demande toujours quel type d'alimentation elle a et si c'est une alimentation saine ou pas. Et puis on va voir, on va équilibrer aussi ça. Donc souvent je dis aux personnes d'aller se faire suivre parce que c'est extrêmement important. Et on va se rendre compte que le juste équilibre entre les deux vont permettre justement de d'obtenir une énergie positive pour pouvoir rentrer dans un travail thérapeutique. L'alimentation est extrêmement importante puisque maintenant on le sait, l'estomac et en particulier le microbiote influencent notre système de pensée ou du moins ils donnent des informations à notre cerveau qui lui va mettre en place des mécanismes. Donc souvent, le stress, les angoisses, la fatigue, ça peut venir d'une mauvaise alimentation. Quand on a été fragilisé par des angoisses, du stress, etc., on va travailler la source. Et souvent, on se rend compte que ça peut être un déséquilibre lié à la nutrition. Et ce déséquilibre-là peut venir justement, on mange ses émotions. Donc on va se diriger vers une alimentation plus réconfortante, le sucre, etc. Et donc, pourquoi mange-t-on ? Ces émotions, on peut avoir une fragilité relationnelle familiale, on peut avoir un rapport compliqué dans son travail, etc. Il faut savoir s'ouvrir à toutes les approches pour réussir à trouver ce qui va aider la personne et ne pas la cultiver dans une errance comme ça de mal-être. Tout est bon à prendre et en particulier ta spécialité également.
- Gina
Comment est-ce qu'on sait qu'on doit s'orienter vers cette thérapie ?
- Marie-Morgane
Alors, comment on sait déjà qu'on a un besoin simplement de... D'être aidé. C'est parce qu'on est dans le moins bien. On vit quelque chose où on se sent mal. Donc l'art-thérapie, c'est une méthode, une approche pour y travailler, un mieux-être. Ce n'est pas du bien-être. C'est on prend conscience qu'on va mal, qu'on a des fragilités. On a pu perdre un proche, on est dans le deuil, on n'arrive pas à s'en remettre. Il y a plein de complications dans la vie. Si c'est des adolescents, c'est de ne pas réussir à se sentir bien dans ses baskets. ou faire face, là comme c'est le sujet d'actualité, à du harcèlement et on a besoin de pouvoir en parler mais on n'arrive pas à trouver les mots. Donc quand on sent qu'on est dans le moins bien, il faut déjà avant tout prendre conscience que ça ne nous définit pas. Ce sont des choses qu'on subit. Après il y a plusieurs approches. Les personnes qui vont décider de se faire aider sont celles qui ont compris qu'elles ne sont pas définies par leur ressenti. Donc on vient vers l'art-thérapie comme on peut aller vers d'autres approches. L'art-thérapie, c'est un moyen détourné, c'est-à-dire qu'on va donner la parole au non-verbal. C'est-à-dire que dès l'instant où on sait qu'on a des difficultés, mais qu'on n'arrive pas à les déterminer verbalement ou... Parce qu'on est victime d'une lassitude de devoir à nouveau se raconter, c'est toujours plus sympa de se dire, tiens, je vais aller employer des techniques artistiques, parce qu'elles sont très variées. On peut faire du dessin, du modelage, on peut faire du chant, on peut travailler sur des œuvres visuelles. L'art n'a pas de limite, sauf celle qu'on lui impose. Donc, on va trouver justement quelque chose qui va faire sens à la personne et qui va lui donner l'autorisation d'aller s'explorer par ces biais-là. Et l'intelligence émotionnelle, quand on subit quelque chose, On a envie de comprendre pourquoi est-ce qu'on subit cette chose-là. Et on a surtout envie de se dire que si toutefois ça venait à se reproduire, on sera en mesure de pouvoir le gérer. Donc l'équilibre art-thérapeutique et intelligence émotionnelle telle que moi je propose, c'est vraiment intégrer ces pratiques-là comme une philosophie de vie en fait. Ce n'est pas je vais attendre d'être mal pour venir me réconforter, m'apaiser. Je sais que la vie n'est pas facile, qu'il y aura toujours des hauts et des bas, et que je dois être en mesure d'affronter les diverses problématiques qui vont s'imposer à moi. Donc je décide déjà d'aller nettoyer mes vieilles casseroles, et ensuite de cultiver tout le positif que m'apporte l'intelligence émotionnelle. C'est une façon peut-être moins compliquée pour certaines personnes de venir vers leur thérapie. Tout le monde n'est pas enclin. à se raconter verbalement. C'est compliqué d'être honnête avec soi-même et puis surtout de le verbaliser à quelqu'un.
- Gina
Alors Gina, ton cabinet s'adresse à tout le monde, enfants ou adultes, et aussi plus particulièrement aux sportifs, à des célébrités, des hommes ou femmes d'affaires ou encore des personnes qui ont une certaine posture et de grandes responsabilités. Dans quel contexte l'art-thérapie peut-elle les aider au quotidien ?
- Marie-Morgane
Quand on est dirigeant ou sportif, on a des questionnements et on a besoin de faire appel parfois à des approches qui vont être une valeur ajoutée, qui vont servir de renforcement. Par exemple, l'art-thérapie en milieu professionnel sportif va permettre d'aller travailler sur les compétences sportives, mais pas que. D'aller travailler autour de toutes ces compétences-là et ce que ça génère. Donc quand on est sportif, et surtout quand on est sportif de haut niveau... Il faut savoir composer avec la famille, il faut savoir composer avec les relations coach, il faut savoir composer vraiment avec tout ce qui fait partie de votre quotidien, la presse, etc. Donc ça crée des pressions supplémentaires. Donc le fait de travailler sur l'intelligence émotionnelle par le biais de l'art-thérapie, c'est déjà, on se pose dans un cadre complètement différent que celui dans lequel on est en général, et on va aller travailler cela plutôt comme un explorateur. On va aller explorer un petit peu comment est-ce qu'on peut... s'articuler pour être en mesure de vivre correctement et d'être toujours dans son juste équilibre. Un homme d'affaires, il a une posture de dirigeant, même s'il a des périodes de moins bien, il ne peut pas pour autant se dire qu'il est défini par son moins bien et qu'il est malade ou qu'il a un problème. Non, il a besoin de trouver une solution. Ces personnes qui sont dans la performance et qui doivent tout le temps être dans un élan très positif et constructif ne peuvent pas. pas se permettre d'être reçus avec une approche qui ne va pas les élever en fait. Donc on ne travaille pas l'intelligence émotionnelle avec ce type de public comme on travaillerait avec une personne qui est fragilisée par les blessures de la vie. Il faut comprendre qu'il y a un discernement sérieux entre ces deux façons de travailler. C'est pour ça que l'art-thérapie pour les dirigeants et le domaine du sport devient une réelle valeur ajoutée, puisque toujours dans le même principe, je comprends comment je fonctionne, ou je comprends que j'ai par exemple des difficultés dans mon entreprise, qu'est-ce qui va, qu'est-ce qui ne va pas. Moi, je pense qu'en tant que dirigeant, tout se passe très bien. Là, pour le fait, il y a un problème. Ça ne va pas, il y a des difficultés, mais en tant que dirigeant, je pense que tout va bien. Donc le problème, c'est toujours l'autre. Donc la remise en question, elle doit avoir une approche différente. Il faut respecter les personnes qui s'investissent et être en mesure de leur faire prendre conscience que le changement, ce n'est pas forcément quelque chose de négatif, que ça peut être constructif. Quand on est impliqué régulièrement, que ce soit dans du sport ou dans son entreprise, on se désociabilise parfois. Et revenir dans la société, c'est aussi comprendre comment cette société évolue et fonctionne. C'est là où l'intelligence émotionnelle est très importante. On va aller comprendre comment l'autre se comporte en cas de difficulté. On est en mesure de comprendre ses émotions, comment il les exprime. Et on va, à ce moment-là, être en mesure de pouvoir créer une nouvelle trame de travail, de façon à ce que ça soit porteur pour tout le monde. Et là, on travaille dans la gestion proprement dite des émotions, avec un but précis qui peut être un but de performance, de résultat. Voilà, donc c'est vraiment... Ces postures-là sont des approches qui doivent avoir un objectif précis.
- Gina
Comment tu observes une amélioration de l'état d'un client dans l'intelligence émotionnelle ?
- Marie-Morgane
Alors, en général, les personnes commencent à s'affirmer un peu plus. On ne va pas dire qu'elles sont euphoriques. Ce n'est pas le jour et la nuit, on n'est pas bien, puis d'un seul coup, on se réveille, on va mieux. Là, c'est subtil. On va se rendre compte que dans la posture, les épaules sont un peu plus relevées, que le sourire est un peu plus dessiné sur le visage. Et puis, il y a aussi une volonté et des questions qui vont s'imposer pendant les séances. L'idée de l'art-thérapie combinée à l'intelligence émotionnelle, Ce n'est pas d'obtenir un résultat rapide, c'est de réussir à composer avec sa vie. Donc quand on a compris son mode de fonctionnement, on se rassure parce qu'on sait qu'on est en capacité de pouvoir gérer justement tout ce qui s'impose à nous. Et ça, c'est quelque chose d'extrêmement important pour la remise en valeur de l'estime de soi. Parce que quand on n'est pas bien, on a l'estime de soi qui est complètement bancale. Mais quand on réussit à comprendre son mode de fonctionnement et qu'on voit que ça fonctionne parce qu'on a absorbé, par exemple, une dispute sans être dans la pulsion de réagir de suite, d'avoir été dans la réflexion, on se rend compte qu'on n'a pas subi justement cette pression-là et que merci l'intelligence émotionnelle. Parce que ça m'a appris quelque chose, mais ça a surtout appris à pouvoir gérer l'imprévu. Et ça, quand on réussit à le gérer au quotidien, on se rassure et on... prend une posture qui est affirmée. On a un ancrage sérieux et stable qui prend naissance. Donc, c'est des petites choses très subtiles, mais je pense que en général, pour pouvoir en parler, c'est le ressenti, on le communique. Là, pour le coup, les personnes deviennent verbales, me disent « Ah, tiens, c'est super, là j'ai trouvé que je ne suis pas partie dans tous les sens, j'ai réussi à me gérer. » Ou encore un truc qui est très révélateur, J'ai quelques personnes qui me font des petits cadeaux. Je les vois arriver avec des petits cadeaux, je ne comprends pas trop. Ce n'est pas mon anniversaire, il n'y a pas d'événement précis. Et en fait, c'est une offrande, c'est un remerciement. Et souvent, la pudeur fait qu'ils préfèrent s'exprimer comme ça. Et moi, c'est des indications. Donc, loin de là de vouloir des cadeaux. Mais j'ai constaté que ces petites choses-là sont des indicateurs de mieux-être.
- Gina
Alors aujourd'hui, on est exposé en... permanence aux émotions des autres, notamment sur les réseaux sociaux. Est-ce que tu penses qu'on confond parfois émotions réelles et émotions fabriquées ou amplifiées ? C'est difficile comme ça,
- Marie-Morgane
parce qu'il faudrait qu'on parte sur un cas précis et puis qu'on l'observe, etc. Les réseaux sociaux, c'est super et à la fois, c'est compliqué, parce qu'on se sent obligé d'exister dans les réseaux. C'est à la quête du like, de l'apparition des vues, etc. Donc qu'est-ce qu'on regarde ? On regarde du contenu, on voit que par exemple une publication, quelqu'un pleure, ah bah tiens, il y a beaucoup de likes, donc peut-être que moi je devrais pleurer. Donc il y a un mimétisme qui peut être créé comme ça. Moi je trouve assez particulier de pleurer devant un objectif, attendez, oh bah non, j'ai pris une mauvaise position, je vais me recaler bien sur ma chaise, je remets sur play, alors je pleure à nouveau, je m'observe, est-ce que mes pleurs... C'est compliqué quand même de pouvoir juger. ce rapport émotionnel sur les réseaux. C'est toujours très positif de voir que les émotions peuvent être transmises, communiquées, on dit toujours « c'est super, j'accueille tes émotions » , mais il faut faire attention qu'il n'y ait pas de mise en scène, parce qu'on a l'impression que c'est une marque de fabrique aussi pour certaines personnes qui veulent gagner un peu d'argent et malhonnêtement, et surtout qui vont se servir des fragilités des autres. Donc observer quelqu'un qui est dans un problème, on se raconte au travers... peut-être de ce qu'ils racontent, ça fait écho. Oui, il est triste, moi je ne suis pas bien, etc. Mais on est dans un monde assez compliqué. On est dans un monde très jugeant, très anxiogène. Moi, je me rends compte avec les ados que je suis, souvent, ils ont l'impression que le monde s'effondre autour d'eux, mais parce que, justement, ils n'ont que du contenu, l'algorithme leur donne du contenu qu'ils recherchent en fait. Donc, ils vont nourrir en quelque sorte. Un système qui va leur apporter, justement, si vous scrollez et que vous êtes sur un contenu glauque. Pour le citer, par exemple, il y avait eu des contenus comme ça sur des jeunes filles qui se sous-alimentaient parce qu'elles trouvaient qu'elles n'étaient pas assez jolies. Et tout le monde disait « Ah, t'es superbe » , etc., alors que cette fille était cadavérique. Donc cette quête des réseaux, cette quête de devoir demander l'autorisation ou d'exprimer, c'est très complexe. Donc les réseaux sociaux, oui, c'est bien quand on communique, quand on fait du contenu léger, quand on s'amuse, quand on parle des émotions positives, et puis montrer que derrière des nuages, il y a toujours de la lumière, c'est quand même... une façon d'aborder les émotions de façon positive. C'est comme ça que ça devrait être véhiculé et pas dans des mises en scène absurdes qui dressent un portrait de notre société qui parfois est loin de la réalité.
- Gina
Est-ce que tu penses que l'art peut aider à revenir à quelque chose de plus vrai, de plus sincère émotionnellement ?
- Marie-Morgane
Alors l'art ne fait pas revenir à quelque chose de plus vrai. L'art c'est quelque chose qui est ancré en nous. La créativité ça a été notre premier mode d'expression. L'homme de Cro-Magnon, il a fait des fresques très parlantes, et il n'a pas fait des fresques simplement parce qu'il avait envie de dessiner. Il a laissé une trace, il a exprimé son quotidien, ou peut-être ce qui lui paraissait important de fixer. On est tous des créateurs, donc quand on n'est pas bien, quand on a des questionnements, il faut revenir justement à notre fonction première qui est la créativité. Donc l'art c'est extrêmement important, ça permet de se raconter, mais ce n'est pas nouveau, ça fait partie de nous.
- Gina
Je rebondis sur ce que tu disais vis-à-vis des ados, des jeunes. Est-ce que tu penses que ce serait important d'étudier à l'école l'intelligence émotionnelle ?
- Marie-Morgane
Bien sûr. D'ailleurs, je suis étonnée que ça ne soit pas encore le cas, puisque c'est une compétence. Et comme l'enseignement, c'est une valeur ajoutée dans notre vie, c'est ce qui va nous forger pour développer nos compétences. Donc, avant d'apprendre les mathématiques... avant d'apprendre à bien écrire, je pense qu'il est important d'apprendre à bien se connaître et surtout à composer avec notre environnement. Parce que c'est notre quotidien et notre façon de nous exprimer qui forge notre personnalité. Donc oui, l'intelligence émotionnelle, c'est une super compétence et elle devrait non seulement être enseignée à l'école, mais prescrite médicalement.
- Gina
Est-ce que tu penses que ça pourrait... aider à prévenir certaines souffrances, violences ou incompréhensions relationnelles, même les burn-out avec des tragédies, comme on voit des fois les enfants qui confondent le jeu vidéo et la réalité.
- Marie-Morgane
Oui, d'ailleurs, si on ouvre tous les aspects de l'intelligence émotionnelle, on va se rendre compte que ça touche vraiment tous les aspects de la société. On se découvre dans la vie. On découvre des situations, on découvre des émotions. C'est les réactions qui sont propres à nous-mêmes qui vont déclencher des réactions. Donc si on développe une intelligence émotionnelle saine, on va aller développer avant tout l'empathie. Et l'empathie, c'est extrêmement important. C'est ce qui va permettre justement de ne pas avoir envie de faire du mal à l'autre, d'être dans la bienveillance. Donc ça peut paraître cliché, ce sont des mots qu'on utilise beaucoup. Et par exemple, dans le cadre du harcèlement, un enfant qui va aller développer ses compétences émotionnel et empathique, va peut-être être plus ouvert à se dire, tiens, moi j'ai un problème parce que je sens que j'ai une perversité en moi, j'aimerais bien aller titiller un peu mon collègue. Peut-être que si lui pouvait exprimer justement cette dualité qui s'impose à lui, parce qu'il sait que le but c'est qu'on soit tous bien ensemble et pas de se faire souffrir, peut-être que s'il y avait une culture de ça, ça permettrait de se dire, bah ouais, je suis peut-être dans une culture négative, mais je peux l'exprimer. Parce que... Je veux simplement, si tu me permets, faire une parenthèse sur le harcèlement scolaire. On parle souvent des victimes. Mais je pense que le problème, ce n'est pas de valoriser la victime. Le problème, c'est de valoriser l'harceleur. C'est de comprendre ce qu'il se passe dans sa vie qui le conduit à être malveillant avec l'autre. Là, il y a une réelle incompréhension de son état émotionnel. Qu'est-ce qui le pousse dans la pulsion à avoir envie de prendre... plaisir à faire du mal aux autres. C'est ça qu'il faut aller travailler dans les écoles actuellement.
- Gina
Parce qu'actuellement, en fait, ce n'est pas ce qui est fait. C'est le contraire, en fait. On ne va pas traiter le problème en profondeur.
- Marie-Morgane
Je ne dis pas qu'il ne faut pas parler de la victime, bien évidemment. Mais la victime n'est pas la cause du problème. C'est ça qu'il faut toucher tout de suite du doigt. C'est vraiment comprendre qu'est-ce qui mène une personne à avoir envie d'être maltraitante vers une autre. Donc il y a vraiment là un discernement et des pulsions émotionnelles, à les travailler en profondeur. Et ne pas être dans le côté dramatique, parce qu'à ces âges-là, on se découvre. Et quand on se découvre avec une version de soi qui est peut-être plus dans le ça que dans le surmoi,
- Gina
C'est important d'aller explorer les deux domaines, ou du moins d'aller donner une compréhension de ces deux domaines aux enfants, de façon à ce qu'ils puissent être en mesure de se reprendre et de se dire, là oui, je ne fonctionne pas comme il faut, là j'ai un petit souci, je vais aller en parler, soit à mes parents, soit à quelqu'un qui est formé pour ça, mais qu'ils puissent y aller en toute transparence parce qu'ils se sentent glisser vers quelque chose qui est malsain. Donc, tout n'est pas beau et tout n'est pas rose. Il faut aussi prendre conscience que quand on a des pulsions, on les subit aussi ces pulsions. Donc la personne qui va maltraiter une autre est déjà une personne en souffrance. Donc c'est elle qu'il faut prendre de côté et voir un peu ce qui s'y passe dans sa vie pour éviter que ce qui s'y passe soit une déclinaison violente vers une autre personne.
- Marie-Morgane
Est-ce que tu as le sentiment que les nouvelles générations accordent plus d'importance aux émotions qu'avant ?
- Gina
Oui, beaucoup. Ils marchent vraiment comme ça et ils ont envie toujours d'être dans quelque chose de très positif, d'avoir la légèreté de vivre. En fait, ils connaissent un monde, pour la plupart, où il se passe beaucoup de violence, où tout est banalisé avec les informations très dures, où on montre la guerre comme si c'était un phénomène normal tous les jours. Donc, eux sont vraiment à fleur de peau avec les émotions. une chose très positive, c'est quand on... On discute avec eux, on se rend compte quand même qu'ils ont une belle énergie. Ils sont remplis d'amour et de bienveillance pour la plupart. Et ils ont envie justement de changer un petit peu le monde. Et pour eux, les émotions sont extrêmement importantes. C'est pour ça qu'on est un peu en dents de scie dans le ressenti émotionnel, parce que c'est tout ou rien pour eux aussi. Autant ils vont être dans l'hyper joie et heureux, et autant quand c'est quelque chose de très dur qui s'impose à eux, ils ont l'impression que c'est un effondrement total. Mais c'est à l'image de ce que la société véhicule actuellement.
- Marie-Morgane
Est-ce que tu ne penses pas que ça peut être un nouveau piège émotionnel ?
- Gina
Dans quel sens le piège émotionnel ?
- Marie-Morgane
Dans le sens où il y a des pics, en fait, et en fait, il n'y a pas d'entre-deux. Un petit peu comme, je vais rapporter ça à la glycémie, mais ça peut être dangereux, en fait, à un moment donné, de ne pas, on va dire, générer des émotions plus stables et constantes.
- Gina
En fait, les émotions ne sont pas générées stables et constantes dès l'instant où elles sont incomprises. C'est là justement où intervient l'intelligence émotionnelle. On n'a pas de pic émotionnel quand on a une bonne intelligence émotionnelle. Quand on a réussi à cultiver justement ce rapport-là avec nos émotions, on est en mesure de gérer ça. Et de grandir avec le trop d'émotions, tout le monde va passer par cette phase-là, puisqu'il faut réussir à construire notre intelligence émotionnelle. Et pour cela, il faut prendre un exemple simple peut-être, si tu veux. On va imaginer qu'on est en réunion et puis un supérieur nous critique devant tout le monde. Et là, on parvient à rester calme. On permet justement d'avoir une réponse posée. Ça, ça se cultive, ça ne vient pas par hasard. Quand on cultive l'intelligence émotionnelle, on active donc des réactions. Le corps est régi par l'amidale, donc en réaction, et par le cortex préfrontal. L'amidale, ça va être une sonnette d'alarme émotionnelle, donc ça va détecter une menace et en fonction de ça, on va avoir une réaction. Par exemple, une voiture qui klaxonne ou qui freine, on sursaute, c'est une réaction primaire, c'est l'amidale qui nous donne un signal d'alerte. Ensuite, quand on est dans le cortex préfrontal, la réaction du cortex préfrontal, ça va donc jouer un rôle de régulateur émotionnel. Donc là, par le fait, la personne qui est dotée d'une meilleure intelligence émotionnelle... a réussi en fait à créer une connexion dans cette zone qui va lui permettre d'avoir le recul nécessaire, parce qu'elle aura développé donc une attitude, pour pouvoir justement avoir une réaction plus saine, une réaction qui sera moins impulsive. Et on s'est rendu compte, avec les neurosciences, que l'amidale et le cortex préfrontal, quand ils sont stimulés et quand ils sont justement développés par l'intelligence émotionnelle, ont une façon de régir nos émotions et notre système. de réponses avec plus de clarté. Donc, cultiver son intelligence émotionnelle, c'est aussi cultiver l'état émotionnel dans notre cerveau. On ne soupçonne pas la capacité de notre cerveau et on ne soupçonne pas les avantages de pouvoir justement développer cela. Les neurosciences, maintenant, nous ouvrent des voies et je pense que c'est bien d'aller explorer et puis d'aller mettre en place tous ces mécanismes-là, mais on sait que déjà de développer l'intelligence émotionnelle va nous aider justement à ne plus subir nos émotions en dents de scie, à les réguler sainement, parce que c'est une gymnastique, dès l'instant où on comprend et on applique, le corps après ça devient une réaction tout à fait logique et instinctive.
- Marie-Morgane
Actuellement, on parle beaucoup d'intelligence artificielle. Selon toi, y a-t-il un lien entre l'intelligence émotionnelle et l'intelligence artificielle ?
- Gina
Alors, en fait, l'intelligence artificielle n'a rien du tout d'intelligent, parce que c'est une base de données dans laquelle on va y mettre justement des données. Et ce qui est intelligent, c'est le fait de pouvoir répertorier ces données et de se les approprier. L'intelligence émotionnelle, ça fait appel à l'humain. C'est vraiment... L'intelligence de ses émotions. Donc là, on va comprendre de nos émotions, parce qu'on sait tous les nommer, la peur, la joie, la tristesse, etc. Mais ma peur n'est pas votre peur, ma joie n'est pas votre joie, etc. Donc dans la comparaison, dans l'observation et dans l'analyse de ça, ça devient une intelligence émotionnelle.
- Marie-Morgane
Est-ce que le développement de l'intelligence artificielle rend encore plus essentiel le développement de l'intelligence émotionnelle humaine ?
- Gina
C'est une grande question. L'intelligence artificielle, je suis OK dès l'instant où elle devient constructive et interactive, et pas juste une base de données morte comme ça. L'intelligence émotionnelle, ça fait appel à l'humain, c'est biologique, c'est les réactions chimiques. C'est difficile ta question quand même. Il faudrait qu'on fasse un prochain reportage. Avec des analyses sur ce sujet et avec une comparaison, on va mettre justement des personnes à contribution pour avoir des résultats qu'on pourra quantifier, etc.
- Marie-Morgane
Qu'est-ce qui, selon toi, restera toujours profondément humain et impossible à automatiser ? Le cœur. Super. Si tu devais résumer en quelques mots le rôle de l'art-thérapie combiné à l'intelligence émotionnelle dans nos vies aujourd'hui, qu'est-ce que tu aurais envie de dire à nos auditeurs ?
- Gina
que ces approches-là peuvent permettre de retrouver la légèreté de vivre.
- Marie-Morgane
Quel message aimerais-tu faire passer à quelqu'un qui ne comprend pas trop l'intérêt de cette thérapie, mais qui ressent beaucoup de choses et qui ne sait pas encore quoi en faire ?
- Gina
De venir se découvrir en la pratiquant.
- Marie-Morgane
Et pour le mot de la fin, si diet is not only in the kitchen, where is emotional intelligence ?
- Gina
Dans le cœur.
- Marie-Morgane
Merci Gina de nous avoir expliqué ce qu'est l'intelligence émotionnelle adaptée à l'art thérapeutique, de nous avoir reçu dans cet espace agréable que vous pouvez découvrir à Nice rue Pastorelli. Toutes les infos à la fin du descriptif de l'épisode. A bientôt Gina et j'espère en tout cas que tu nous recevras une prochaine fois pour nous parler du snozélène périnatal, peut-être dans une prochaine saison. prochaine saison consacrée à la femme et l'enfant. Merci à toi.
- Gina
Merci de m'avoir écoutée et au plaisir à nouveau de vous recevoir.
- Marie-Morgane
Merci.
- Gina
Merci à vous.
- Marie-Morgane
Et voilà, on arrive à la fin de ce podcast. Merci à tous nos auditeurs de nous avoir écoutés. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode de Diet is not only in the kitchen. Restez à l'écoute.