Speaker #0Bonjour je suis Maître Avi Bitton, je suis avocat au barreau de Paris et depuis 20 ans je conseille les cadres dans leur négociation de départ. Dans ce podcast je vais vous donner des conseils pour négocier votre départ rapidement dans les meilleures conditions et sans aller aux contentieux. Je vais vous partager mes 20 ans d'expérience mais si vous êtes cadre et que vous avez besoin de conseil plus personnalisé, vous pouvez contacter le cabinet d'avocats Avi Bitton. Comment je négocie un départ ? Les cadres qui me consultent ne veulent pas aller au procès. Et ils ont raison. Un procès, c'est long. Deux ans, trois ans, s'il y a appel, trois ans, quatre ans, parfois cinq ans. C'est long et c'est surtout aléatoire. J'ai appris avec l'expérience qu'en justice, vous pouvez avoir un très bon dossier et perdre. Et même quand vous gagnez, vous pouvez mal gagner. toucher des indemnités qui ne sont pas à la hauteur de vos préjudices. Donc je vais vous expliquer comment j'aide ces cadres à obtenir un départ négocié, qui est tout le contraire d'un procès. C'est court, ça dure quelques mois, et au lieu d'être aléatoire, c'est certain, on sait ce qu'on touche. Et souvent, c'est avantageux, on arrive dans mon cabinet à négocier des indemnités supérieures supérieurs aux barèmes qui sont appliqués par les tribunaux. Ça fait 22 ans que j'exerce, j'ai conseillé environ 5000 cadres et je vais vous dire comment je les ai aidés à obtenir un accord amiable. Et ça se passe souvent de la même façon. Tout commence par une consultation, soit à mon cabinet s'il cadre en région parisienne, soit à distance s'il est en région, on le fait par visioconférence. Pendant cette consultation... Je vais l'écouter, je vais lui poser beaucoup de questions, je vais examiner ses contrats, ses pièces, les emails, le dossier médical éventuellement. Et je vais lui dire quels sont ses leviers de négociation. C'est-à-dire quel moyen de pression il a sur l'employeur pour l'amener à négocier à l'amiable. Bref, j'essaie de faire en sorte que la demande de négociation vienne de l'employeur. de l'employeur, car à ce moment-là, le cadre est en position de force pour imposer ces conditions. Alors ça c'est la deuxième étape de la consultation, c'est l'évaluation des indemnités. Une fois qu'on a identifié ces moyens de pression sur l'employeur, on va faire une évaluation des indemnités. On va regarder évidemment l'ancienneté du cadre, son salaire, ses autres avantages, voiture de fonction... actions gratuites et on va déterminer une fourchette d'indemnités en dessous de laquelle on refusera de négocier. Et enfin, à la fin de la consultation, on va mettre en place une stratégie, un calendrier d'actions pour atteindre les objectifs que ce sera fixé le cadre. Il y a des cadres qui veulent les indemnités les plus élevées possibles, il y a ceux qui ont qui au contraire préfèrent des indemnités modérées mais veulent à tout prix préserver leur réputation professionnelle. Bref, on fixe la stratégie en fonction des objectifs recherchés. A la fin de cette consultation, le cadre me désigne et c'est là qu'on va mettre en œuvre la stratégie. Dans un premier temps, généralement, je fais envoyer par le cadre une lettre à l'employeur. C'est souvent une lettre de réclamation, dans laquelle le cadre va reprocher à l'employeur certains manquements. Soit il va dénoncer une forme de harcèlement moral, soit il va réclamer des heures supplémentaires parce que son statut de cadre dirigeant est faux, parce que son statut de cadre dirigeant est un faux statut, ou parce que son forfait jour n'est pas valable. aussi réclamer du salaire variable parce que ses objectifs ne lui ont pas été notifiés de manière valable ? Bref, je vais l'aider à préparer cette lettre de réclamation pour conduire l'employeur à vouloir entrer en négociation et éviter un risque de saisine de l'inspection du travail ou des prud'hommes. En fait, cette lettre de réclamation du cadre va contenir les leviers de négociation qu'on a identifié pendant notre consultation. Une fois que le cadre a envoyé sa lettre, notre cabinet d'avocats va envoyer une lettre d'avocat au dirigeant de l'entreprise par lettre recommandée sur papier en tête et par courriel, et dans cette lettre, on va inviter l'entreprise à nous mettre en relation avec leur avocat. Et en général, dans les jours qui suivent, nous recevons un courriel ou un appel téléphonique de l'avocat habituel de l'entreprise qui nous dit : "Chers confrères, ma cliente, la société machin, m'a fait part de votre missive, qui n'a pas manqué de la surprendre." Nous contestons évidemment son bien fondé, mais dans un esprit de conciliation, nous serions prêts à envisager une éventuelle négociation amiable. Et c'est là que la négociation commence, elle se fait entre avocats de manière confidentielle, c'est-à-dire que l'entreprise ne pourra pas utiliser en justice les échanges entre avocats. Et à partir de là, la négociation est beaucoup plus rapide, beaucoup plus efficace parce que C'est une danse dont chacun connaît les pas. Et avec mon cabinet, cette négociation se passe aussi rapidement parce que les entreprises et leurs avocats me connaissent. J'ai négocié depuis 20 ans avec beaucoup de grandes entreprises cotées en bourse du CAC 40, des entreprises américaines implantées en France, je parle couramment anglais, il m'arrive même de négocier avec leur councils aux États-Unis, et surtout... Toutes ces entreprises et leurs avocats savent que je suis un avocat médiatique. Ils savent que si la négociation échoue, que si l'affaire va plus loin, il y a un risque d'articles dans la presse, de bad buzz sur les réseaux sociaux, voire d'un petit passage télé. Et ça, une grande entreprise qui a une réputation ou qui est cotée en bourse, elle en a horreur. Elle en a beaucoup plus peur... qu'une condamnation au prud'homme. Et c'est cette peur, ce risque qui va la conduire à négocier à la hausse. Alors soyons honnêtes, cette négociation n'est pas de tout repos. Il va y avoir des hauts et des bas. Parfois ça va être même les montagnes russes, pour le cadre que je conseille. L'entreprise et ses avocats vont bluffer au début. Ils ne vont pas faire d'offres ou alors ils vont faire des offres très basses. Et souvent, cette négociation va durer plusieurs mois. Mais si le cadre reste calme, qu'il garde le mental, la plupart du temps, nous parvenons à un accord et à un accord favorable. Et à la fin, c'est toujours un plaisir de recevoir à mon cabinet ce cadre que j'avais vu au début sidéré, déprimé, de le recevoir, parfois il vient avec une boîte de chocolat ou une bouteille de champagne, de le voir venir signer, sa transaction et prendre son chèque. Là, je peux vous dire que ça a un effet thérapeutique. Voilà le parcours type d'un cadre qui me consulte et dont je négocie le départ. Je fais ça depuis 22 ans, de 9h à 20h, et le pire c'est que je ne m'en lasse pas. Si vous avez écouté cet épisode jusqu'à la fin, c'est que ça vous a plu. Alors ne le gardez pas pour vous, partagez-le ! diffusez-le auprès de vos collègues, de vos amis, de votre famille qui pourraient avoir besoin de ces conseils. Et si vous êtes cadre et que vous avez besoin de conseils personnalisés, c'est possible, vous pouvez contacter le cabinet Avis Biton. Le meilleur moyen de nous toucher, c'est de remplir le formulaire de contact qui est sur notre site internet www.avibiton.com Biton avec deux T. Merci pour votre écoute et à bientôt pour un nouvel épisode de Droit des cadres.