- Speaker #0
On ne peut pas bien penser, bien aimer, bien dormir, si l'on n'a pas bien dîné. L'argent donne de la dignité à ce qui, sans lui, n'en aurait pas. Il permet surtout, cette chose inestimable, la liberté de l'esprit. Virginia Hall, une chambre à soi. J'ai choisi d'aborder pour vous, avec vous, surtout avec Sophie Jablonski et Mina Schmid, la question de la relation que les femmes entretiennent avec l'argent, c'est que comme beaucoup d'entre nous, j'imagine en tout cas, je suis et je suis encore concernée au premier chef. Je pense franchement être pas la seule dans cet univers à me répéter régulièrement des petits mots doux comme je suis apparemment pas douée avec l'argent J'ai peur d'ouvrir ce compte en banque. Bon, de toute façon, je ne saurais jamais générer mes propres revenus, ou j'en aurais jamais assez, ou mon banquier ne me prend pas au sérieux. Enfin, vous voyez ce que je veux dire. Heureusement, j'ai eu la grande chance de pouvoir suivre le fabuleux programme qui a été co-construit par ces deux femmes extraordinaires. Sophie Jablonski, qui est donc coach de vie. praticienne en psychologie financière et positive, et Mina Schmidt, qui est les coachs et conseillères financières. Leur programme s'appelle Flourish Financially. Il va en être question dans cet épisode. Alors, bienvenue sur Éclat de voix, le podcast des prises de parole engagées. Je suis Anne-Claire Delval et après des années de journalisme, j'ai toujours la conviction qu'il est encore et plus que jamais important de faire porter des voix qui font changer le monde, mais aussi de vous inviter, vous, à oser prendre la parole. C'est pour cela que dans ce podcast, je répète sans cesse que dire vaut mieux que taire. Avec Sophie et Mina, nous allons donc parler argent, gros sous, ou plus exactement ce que l'argent révèle de nous. de nos peurs héritées, de nos silences qu'on se fabrique un petit peu, et puis aussi de cette honte, souvent tenace, je sais de quoi on parle, qui colle aux femmes dès qu'elles osent aborder ces sujets, parce que l'argent, nous allons voir que ce n'est pas, et loin de là, une affaire seulement de chiffres. Derrière chaque relevé bancaire qu'on évite, chaque négociation repoussée, chaque, et là j'étais très très forte à ce jeu-là, je laisse mon conjoint gérer, eh bien se cachent des récits qui sont transmis parfois de génération en génération, sans que nous en ayons réellement conscience et sans même parfois qu'un seul mot soit prononcé. Grâce honnêtement à Sophie et Mina, je vois vraiment les choses aujourd'hui tout à fait différemment et j'avais envie de vous en faire profiter. Allons-y ! Bonjour Mina, bonjour Sophie, je suis super contente de vous accueillir sur le podcast. Bonjour Anne-Claire. Bonjour, bonjour. Eh bien, bienvenue sur Éclat de Voix. Vous avez, la raison pour laquelle vous êtes là aujourd'hui, c'est que vous avez créé Flourish Financially, un programme extraordinaire que j'ai pu suivre avec... intérêt, joie et vraiment une transformation, donc je suis là pour en témoigner aussi, et qui a pour objectif d'aider les femmes à transformer, comme je viens de le dire, la relation qu'elles entretiennent avec l'argent. Parce qu'on le sait très bien aujourd'hui, c'est quelque chose de compliqué de parler d'argent quand on est une femme, déjà d'avoir cette relation particulière à l'argent, même si certaines choses ont évolué ces dernières années. Alors, avant d'aller plus loin, j'ai envie de vous poser une question personnelle à toutes les deux, qui est la même pour vous deux, qui est, quelle est aujourd'hui la toute première émotion qui vous vient quand je vous dis le mot argent ?
- Speaker #1
C'est une excellente question. C'est souvent une question qu'on essaye de poser aussi à nos participantes quand on essaye de briser la glace, par exemple, lors des premières interactions en groupe ou même en individuel. Et puis pour moi, à titre personnel, c'est aussi très révélateur d'y réfléchir. Donc je dirais, au jour d'aujourd'hui, pour moi, la première émotion qui me vient quand j'entends le mot argent, c'est vraiment une forme de curiosité. Et puis, je dois avouer une certaine excitation un petit peu, un enthousiasme un peu ambitieux en fait, comme quand on se fixe un challenge. Donc, j'ai vraiment cette intuition profonde que même si parfois je peux me heurter à des difficultés, donc comme tout le monde, qu'en fait, je peux y arriver. Et ça m'a fait penser à certaines situations de mon passé où j'avais l'impression parfois de me casser les dents pendant longtemps sur obtenir, je ne sais pas, peut-être accéder à une certaine organisation. Je me rappelle en cherchant un job, etc. Et en fait, maintenant, face à l'argent, je sens, j'ai cette petite voix en moi qui me dit. Tu tiens le bon bout, tu vas y arriver. Sois patiente, petit à petit. Garde ton calme, tu es capable. Et ça, si je reviens en arrière, par exemple, je ne sais pas, dix ans en arrière, alors c'était très différent, je me serais sentie vraiment intimidée, probablement honteuse, mais surtout très fuyante. Vraiment dans l'évitement du sujet, de façon authentique en tout cas. Donc, éviter le sujet si possible.
- Speaker #0
En tout cas, ça donne de l'espoir pour les gens qui nous écoutent. Alors toi, Mina, aujourd'hui et il y a dix ans, tes émotions, ça donne quoi quand on parle d'argent ?
- Speaker #2
Tout d'abord, je dois dire merci beaucoup de nous avoir invitées, chère Anne-Claire. Je suis vraiment très heureuse d'être ici avec toi et Sophie. Et c'est aussi quelque chose de très spécial pour moi parce que c'est la première fois que je parle des femmes et de l'argent en français.
- Speaker #0
Wow !
- Speaker #2
Oui, un peu excitant aussi. Le français est ma quatrième langue et je ne l'utilise pas très souvent. Alors, j'espère que vous me comprenez bien et je suis très heureuse de pouvoir partager ce moment avec vous. Mais pour revenir à ta question, aujourd'hui, quand j'entends le mot argent, la première émotion que je ressens, c'est la liberté, un sentiment de liberté et aussi d'opportunité. Parce que l'argent n'est plus quelque chose de compliqué ou d'intimidant ou d'incertain pour moi. Aujourd'hui, c'est quelque chose que je comprends et j'ai de la carité. Et je sais comment travailler avec mon argent de manière intentionnelle pour créer plus de liberté dans ma vie. Mais cela n'a pas toujours été comme ça. Il y a dix ans, ma relation à l'argent était très différente. Il y avait un sentiment de culpabilité. Le sentiment de ne pas en avoir fait assez. Même si j'avais étudié l'économie et travaillé dans la finance, mes finances personnelles me semblaient comme détachées de moi. Très longtemps, comme un dessert solitaire. C'est quelque chose que je n'avais pas vraiment pris en main et avec lequel je n'étais pas vraiment en relation de manière consciente.
- Speaker #0
C'est chouette de vous entendre toutes les deux avec des partenaires. chacune différente de voir l'évolution qu'il y a eu en dix ans. Alors dans les ateliers que vous avez inclus dans votre programme Flourish Financially et puis aussi dans ceux que vous diffusez autour, vous rencontrez forcément des femmes de tous horizons. Au fond, pourquoi est-ce que c'est si difficile de parler d'argent ? Pourquoi est-ce qu'on préfère taire plutôt que dire à ce sujet. Sophie ?
- Speaker #1
Alors oui, très bonne question, très pertinente, et puis aussi un petit peu d'actualité, parce qu'on entend quand même, heureusement, davantage parler des femmes et d'argent de nos jours. Et dans nos ateliers, ce que nous constatons, ce que nous voyons, c'est que déjà, clairement, on ne fait pas face à un manque d'intelligence ou de véritables compétences, parce que finalement, on peut aborder l'argent, on n'est pas vraiment quelque chose d'extrêmement compliqué, malgré... ce qu'on peut ressentir. Mais ce qu'on voit, par contre, c'est qu'il peut y avoir quelque chose de plus profond que ça. Donc moi, j'aime beaucoup parler de ce que la coach féministe Cara Lowenthal, qui est américaine, appelle les mensonges sur l'argent. Elle a écrit un livre au sujet de son approche de coaching. Et il y a un chapitre, justement, sur la relation à l'argent pour les femmes. Et donc, il y a des... croyances un petit peu invisibles que beaucoup de femmes ont intégrées sans même s'en rendre compte. Alors le premier mensonge, c'est que l'argent serait une affaire d'homme, comme si quelque part ce n'était pas vraiment notre place naturelle. Le deuxième mensonge, c'est que vouloir de l'argent serait moralement suspect. Donc tout ce qui s'y attache, en parler peut-être d'une façon voilà assez libre, peut-être même décomplexée. En fait, tout cela, ce serait être cupide, matérialiste, ingrate peut-être. Et beaucoup de femmes ont intégré l'idée qu'elles doivent être généreuses, dévouées. mais surtout pas ambitieuse financièrement. Pas, ce n'est pas forcément bien vu. Et le troisième mensonge, qui est plus subtil encore peut-être, c'est qu'en fait, à quoi ça sert d'essayer ? Il vaut mieux ne pas trop essayer de se mêler de ce sujet, ne pas trop demander, ne pas trop négocier, ne pas trop viser haut, parce que, et ce n'est pas totalement faux, mais c'est quelque chose qui nous garde en arrière, essayer pleinement. ça nous expose à un risque social, émotionnel. Donc ces croyances, elles agissent en arrière-plan, elles ne sont pas véritablement personnelles, après elles peuvent le devenir au fur et à mesure du temps, et puis prendre différentes saveurs, couleurs. Elles sont héritées d'un contexte historique aussi, bien sûr, où les femmes n'avaient pas de droits financiers propres, pas d'accès autonome aux ressources, voire à la propriété. Et même si le cadre légal a changé dans la... plupart des pays du monde ou des cultures, en fait, les traces psychologiques, elles restent. Donc, ce qui se passe, c'est que souvent, on préfère taire plutôt que dire parce que parler d'argent, ça va transgresser finalement une loyauté invisible qu'on peut avoir à la gente féminine, à appartenir à cette gente féminine et en fait sortir d'un rôle attendu pour nous. Donc, inconsciemment ou consciemment, c'est inconfortable.
- Speaker #0
Merci de remettre la lumière sur ça parce que Merci. Je me demande si on est toutes et même tous très conscients de ce poids qu'on porte de l'histoire finalement et d'une partie qui ne nous appartient plus. D'ailleurs, parler dans votre programme de Money Script, ce que tu viens d'évoquer finalement, les croyances héritées qui nous empêchent d'agir. Est-ce que vous pouvez nous donner un exemple un peu concret, même si tu en as donné quelques-uns, d'une croyance toxique ? que vous entendez assez régulièrement et comment cette croyance se traduit dans le quotidien des femmes au travail, à la maison, en couple ou en famille. Mina ?
- Speaker #2
Oui, une croyance que j'entends très souvent dans mes sessions de coaching, c'est « je ne suis pas douée avec l'argent » ou en anglais « I'm bad with money » . Et aussi des phrases comme « l'argent ne m'intéresse pas » où je n'aurai... je n'aurai jamais assez d'argent. Et ces croyances sont très puissantes. Elles changent notre comportement et souvent sans qu'on le remarque. Par exemple, une femme peut éviter de regarder ses comptes. Elle peut aussi repousser des décisions importantes comme investir ou préparer sa retraite. Et dans le couple aussi, cela peut vouloir dire laisser son mari gérer l'argent. Les grandes décisions, les investissements, Pas parce qu'elle ne peut pas le faire, mais parce qu'elle ne se sent pas sûre d'elle. Et au travail, c'est la même chose. Elle peut ne pas oser négocier son salaire, par exemple, ou accepter une situation qui n'est pas idéale. Mais le vrai problème, ce n'est pas la capacité, c'est la croyance. Donc, gérer son argent est une compétence et cela peut s'apprendre petit à petit. Et souvent, le simple fait de commencer change déjà beaucoup de choses.
- Speaker #0
C'est déculpabilisant ce que tu viens de nous dire quelque part. Je me retrouve dans certaines choses que tu as racontées. Je ne dirai pas tout, mais la politique de l'autruche et donner le pouvoir aux autres, c'est tellement nous, les femmes, je trouve qu'on a beaucoup à gagner à vous écouter. s'imprégner de votre discours positif, qui n'a pas toujours été le cas, parce que Sophie, dans ton histoire personnelle, toi, tu avais intégré, si je m'en souviens bien, la pauvreté de ton père et le message qui était de dire que dépenser, ça peut être dangereux. Alors, comment cette croyance, elle t'a fait taire dans ta vie financière et quel a été pour toi le déclic de se dire non ? C'est fini maintenant, je prends la parole ou j'ose aborder ces questions de finances.
- Speaker #1
Oui, c'est une très belle question encore une fois et puis ça me touche assez profondément. J'ai grandi effectivement avec une certaine peur qu'au bout d'un moment j'ai réussi à avoir comme étant probablement aussi héritée d'un moment où mon père aurait vécu dans la pauvreté quand il était assez jeune. Et avec ce message très implicite ou parfois explicite que dépenser, c'est quelque part dangereux. Il faut faire très attention quand l'argent sort, en fait. Aussi que l'argent peut se perdre d'une certaine manière, qu'il peut disparaître. Et donc qu'il faut peut-être aussi se méfier du coup de vraiment trop révéler ou parler de ça. Alors ce que ça a créé chez moi, c'est une peur en fait très forte. de perdre l'argent gagné, par exemple, ou de l'argent qui m'aurait été confié ou donné, une peur vraiment presque paralysante de faire un mauvais choix financier, comme si une erreur pouvait tout compromettre. Et puis aussi, il y avait cette idée que forcément, quelqu'un d'autre savait mieux que moi. Donc, il y avait quelqu'un qui devait savoir ce que c'était du coup que cette bonne décision, ce bon choix, cette bonne manière de faire. qui était donc plus compétent et que la bonne réponse existait mais que c'était probablement pas moi qui l'avais. Ça, c'était par contre la base. Alors, d'une certaine manière, je me suis tue, je me suis mise en retrait, j'ai délégué mentalement, j'ai délégué aussi pragmatiquement, j'ai évité le sujet et puis décidé, voilà, pour moi, décider, c'était risquer de me tromper. Et le déclic, puisque tu poses cette question du déclic, ne s'est pas fait en un jour. Il y a eu plusieurs niveaux. La façon dont jouent les choses maintenant, et puisque on a un petit peu réfléchi à ces questions aussi avant de se rencontrer aujourd'hui. Donc moi, je dirais, il y a eu d'abord mon burn-out, ou mes burn-out, dans le domaine du burn-out, on ne sait pas, parfois il y en a plusieurs qui se mettent les uns dans les autres. Et puis, il y a eu aussi plusieurs héritages. Et il y a eu aussi le choix de l'entrepreneuriat comme carrière. Donc tous ces moments assez déstabilisants, individuellement et même pris ensemble. qui m'ont obligée à remettre à plat ma relation à l'argent. Et il y a eu aussi également la découverte du coaching de vie, notamment dans sa version plus américaine de la chose. J'ai déjà parlé par exemple d'une coach, il y en a plusieurs qui m'ont beaucoup influencée, avec ce rapport beaucoup plus décomplexé sur le sujet de l'argent qui a été très libérateur pour moi. Alors voilà, on n'adopte pas nécessairement tout dans le package, mais ce rapport-là m'a beaucoup aidée. Et j'ai commencé à comprendre que je pouvais observer mes émotions au lieu de les subir et que je pouvais choisir mes croyances, mes pensées en fait et mes actions. Donc je pouvais réécrire le narratif autour de moi et l'argent. Et donc je me suis tournée vraiment vers le côté chercher le positif dans ma relation à l'argent plutôt que le négatif, chercher consciemment ma compétence, mes atouts, mes forces. et surtout j'ai découvert la richesse de la parole partagée donc le fait d'en parler de mettre des mots, de démystifier le sujet vraiment pour moi prendre la parole sur mes finances a été ça sortir du tabou et sortir de la peur et accepter que j'avais pas besoin d'être parfaite et de tout savoir et d'avoir toutes les réponses pour être légitime ça
- Speaker #0
aussi, ça va nous donner de l'impulsion alors De l'autre côté, Mina, toi, tu en as parlé juste avant, tu as expliqué que tu avais fait de l'économie, que l'argent, je me souviens que tu nous as dit une fois, ça, ça m'avait beaucoup marqué, l'argent, c'est une passion, c'est même, j'ai plein de livres de chevet pour lire sur l'argent. Je me suis dit, wow, impressionnant. Et malgré ça, ou peut-être à cause de ça, je ne sais pas, tu racontes que tu as travaillé jusqu'à l'épuisement avec cette croyance qu'on peut. pas être en même temps heureuse et financièrement à l'aise, prospère. En quoi tu penses que cette croyance est vraiment spécifiquement féminine ? Est-ce qu'on n'aurait pas tendance un peu à imposer aux femmes de choisir entre une sorte de bien-être et une réussite ? Chose qu'on n'impose a priori pas aux hommes, en tout cas les discours ambiants n'imposent pas ça aux hommes, en apparence.
- Speaker #2
C'est une question. très profonde. Merci de l'avoir posé. Je pense que cela vient d'une croyance très forte. La croyance qu'il faut toujours faire plus. Toujours prouver sa valeur. Et beaucoup de femmes ressentent cela. Elles veulent bien faire. Elles veulent être acceptées. Elles ne veulent pas décevoir. Alors, elles donnent beaucoup. Et parfois trop. Elles ne mettent pas de limites et elles finissent par s'épuiser. Et c'est ce qui m'est arrivé. Je gagnais bien ma vie, mais je n'étais pas heureuse. Et je n'étais pas en bonne santé. J'étais en burn-out comme Sophie aussi. Et dans mon esprit, cela voulait dire une chose. Je peux soit réussir financièrement, soit être heureuse. Mais pas les deux. En même temps. Aujourd'hui, je sais que ce n'est pas vrai. C'était une croyance. pas la réalité. Et j'ai beaucoup dû travailler sur cela. Mais je pense que beaucoup de femmes ont cette pression, la pression d'être parfaite, de ne pas décevoir, de toujours faire plus. Et souvent, derrière cela, il y a une peur. La peur de ne pas être assez.
- Speaker #0
Sophie ?
- Speaker #1
Oui, c'est tellement vrai et c'est très important ce que tu partages ici, Nina. Et il y a aussi une autre chose qui me semble être spécifiquement liée au genre. en tout cas sociétalement, c'est un petit peu ce à quoi j'ai fait allusion plus tôt, c'est le fait qu'être financièrement accompli ou simplement à l'aise avec l'argent ou le sujet de l'argent, de façon ouverte, assumée, peut aller quand même à l'encontre des stéréotypes traditionnels de la féminité. Donc une femme qui affiche par exemple sa prospérité financière avec assurance va peut-être être plus facilement jugée qu'un homme. Elle peut être perçue comme trop matérialiste, trop intéressée, il y a presque un côté, je ne sais pas, mercenaire. Là où chez un homme, la même posture va être interprétée comme de la réussite ou de l'ambition vraiment légitime, même si bien sûr, ça peut toujours être trop. Donc oui, je pense qu'il y a peut-être quelque chose de plus dur, d'une certaine manière, dans le regard social posé sur les femmes, quand elles sont à la fois heureuses et financièrement prospères. comme si cette combinaison peut être dérangée un petit peu davantage. Et ça peut donc renforcer cette croyance qu'il faudrait choisir, choisir entre être bien, être aimé, être acceptable et réussir financièrement. Alors que bien sûr, ces deux dimensions devraient pouvoir coexister pleinement.
- Speaker #0
Pour reprendre un peu notre pouvoir collectif, pour reprendre la parole, pour pouvoir oser négocier, choisir, s'affirmer concrètement, une femme qui veut négocier une augmentation mais qui a peur, qui doute, qui se dit « non, je ne mérite pas plus » , quels seraient les premiers outils que vous pourriez lui donner pour oser prendre la parole ? dans le bureau avec son supérieur.
- Speaker #2
Ah, c'est une situation très fréquente. Beaucoup de femmes doutent d'elles-mêmes. Elles pensent, peut-être que je ne mérite pas plus. Et cela vient souvent d'une croyance profonde. La croyance de ne pas être assez, dont nous avons parlé. Le premier outil, je dirais, c'est de reconnaître la valeur que vous apportez. Regardez ce que vous faites, vos compétences, vos résultats, votre contribution et posez-vous cette question. Est-ce que je suis rémunéré à la hauteur de la valeur que j'apporte ? Souvent, la réponse n'est pas claire ou la réponse est simplement non. Mais cette prise de conscience est très importante parce que ça, c'est la base de pouvoir demander plus. Le deuxième outil. c'est de se préparer. Alors informez-vous sur les salaires dans votre domaine, parlez avec des collègues, des contacts, et préparez la discussion à l'avance. Vous pouvez même vous entraîner, par exemple avec une amie. C'est la aide à se sentir plus en confiance. Et le troisième mot-il, c'est d'accepter que la réponse peut être non. C'est ça, ce n'est pas une catastrophe, c'est juste une information. Cela vous aide à comprendre votre position et à décider de la suite. Le plus important, c'est de prendre la parole. Parce que si vous ne demandez pas, la réponse sera toujours non. Et quand vous commencez à demander, vous reprenez votre pouvoir.
- Speaker #0
Ça, c'est vrai. Oser, même si on nous répond non, après tout, on n'a rien à perdre. Tout a gagné. Et souvent, j'ai l'impression qu'on oublie ça, de se dire que qui ne tente rien n'a rien, qui ne demande rien n'obtiendra pas forcément, si on ne demande pas. C'est pareil aussi, peut-être, dans le couple, souvent, et d'ailleurs, on l'observe autour de nous, on en discute rarement entre nous, déjà entre amis, mais avec son conjoint ou sa conjointe, ce n'est pas aussi simple que ça en a l'air. Et vous proposez d'ailleurs des money dates, des rendez-vous pour apprendre à parler d'argent en couple. Comment est-ce qu'on fait pour briser un peu ce silence sans que forcément ça tourne à la dispute ou que ça crée des tensions telles qu'on ne sache plus par quelle boule prendre et puis qu'on continue encore une fois à mettre la tête dans le sable ? Quelles seraient les règles d'or, si je puis dire ? qu'on pourrait avoir dans une telle conversation. Oui,
- Speaker #1
bon, je ne sais pas si je vais réussir à répondre vraiment avec les règles d'or, mais c'est important de savoir déjà que c'est un véritable cheminement pour les couples, parce que comme dans toute relation, et puis que ce soit au sujet de l'argent ou autre chose, on a deux personnes indépendantes qui ont leurs avis et leurs croyances, qui se mettent ensemble et qui donc décident de... de créer quelque chose à deux. Donc oui, c'est un cheminement aussi de trouver comment bien s'entendre au sujet de l'argent. Et puis donc, ça dépend vraiment de là où on part et de là où on souhaite aller. Mais bon, un bon point de départ en tout cas, à mon sens, c'est qu'on peut faire un travail individuel, se poser chacun de son côté, même si une seule personne décide de commencer dans le couple. Et ça, c'est vraiment la bonne nouvelle parce qu'en fait, même si un partenaire dans un couple ou une relation entame cette réflexion, parce que ce n'est pas forcément une relation de couple, mais disons que ça pourrait être une relation de couple, ça peut déjà complètement changer la dynamique du couple ou de la relation. Donc, il s'agit d'identifier les croyances financières de base. Ces croyances financières de base, on peut se poser la question qu'est-ce que je crois profondément à propos de l'argent et comment ces croyances s'expriment. dans notre relation. Donc, essayer de voir comment ça s'exprime. Alors moi, dans mon histoire personnelle, comme je l'ai mentionné plus tôt, j'ai été pendant assez longtemps dans l'évitement. Et donc, je me justifiais. Je me disais, oui, bon, moi, je suis la scientifique, voilà, du couple, je ne suis pas la personne qui s'y connaît en finance. C'était confortable, d'une certaine manière, parce que ça allait bien avec cette narration de ma relation à l'argent. Et dans notre couple, ça a créé parfois des disputes autour de projets qui impliquaient de gros investissements, en tout cas considérés comme de gros investissements, parce que, comme je l'ai dit, moi j'avais très peur des dépenses. Donc j'avais peur de prendre des risques, j'avais peur de faire une erreur, j'avais peur d'avoir honte d'avoir fait une erreur, puisque c'était très grave si je faisais une erreur, surtout sur le sujet de l'argent. Donc ça a créé une tension en fait. Donc ce n'était pas agréable de discuter. probablement avec moi à ce moment-là. Et quand j'ai commencé à explorer ma relation à l'argent, j'ai aussi commencé à observer ce qui se jouait dans mon couple et j'ai vu mon évitement. Et donc, à ce moment-là, j'ai ressenti un très grand désir d'essayer de parler d'argent, donc d'en savoir plus, d'ouvrir le dialogue, avec mon conjoint notamment. Et donc, à chaque conversation, et je le dis avec beaucoup d'honnêteté, parce que je pense que c'est important que les gens se rendent compte que c'est vraiment un cheminement. Et j'ai aussi beaucoup plus de compassion pour moi-même maintenant. Alors je partais en vrille. Je me sentais extrêmement mal à l'aise, donc je ne me sentais pas intelligente. Je déteste ne pas me sentir intelligente. J'avais l'impression qu'il ne cherchait pas à me comprendre, que j'avais du mal à lui faire confiance. Donc il y avait toutes mes croyances en fait qui remontaient. Et ce qui a débloqué quand même beaucoup notre dynamique, presque de manière miraculeuse, petit à petit, c'est quand j'ai réussi. à afficher et dire aussi honnêtement que possible ma vulnérabilité sur le sujet. À dire en fait, voilà, je sais que peut-être ça ne se voit pas, mais je ne me sens pas compétente. J'ai peur, mais j'ai envie de changer. J'ai envie d'apprendre. J'ai envie de grandir à ma façon. Donc, je n'avais pas nécessairement besoin d'entendre son conseil, mais je voulais qu'on en parle, qu'on trouve une manière d'en parler. Et donc... Donc, comme j'ai bien choisi mon mari, donc il m'a soutenue. C'était pas forcément rigolo toujours. Petit à petit, on a réussi à créer un certain rituel de conversation autour de l'argent. Donc, c'est de ça dont on parle quand on parle de money date. C'est vraiment de trouver une façon plus ou moins ritualisée, mais en tout cas qui soit confortable d'en parler. Alors voilà, ce n'est pas parfait, mais c'est vraiment infiniment mieux qu'au départ, selon moi.
- Speaker #0
Et surtout, ça nous a renforcés comme couple, comme équipe. Et donc, on crée des projets ensemble. On aborde les défis ensemble.
- Speaker #1
Et donc, ça change tout, en fait. Alors, infiniment et sincèrement, authentiquement, je ne sais pas comment le dire. Non, mais vraiment, merci d'avoir partagé ce que tu as vécu. Et puis aussi d'avoir parlé à la fois de vulnérabilité et de honte, parce que je pense que c'est aussi là qu'il y a de gros blocages chez nous, les femmes. En tout cas, ça fait vraiment écho chez moi, donc je voulais te renvoyer le miroir en te disant vraiment merci. Je pense que de l'autre côté du micro et des écouteurs, il y a beaucoup de gens qui se sentiront touchés, cette notion de honte. Et d'ailleurs, Mina, beaucoup de femmes. se retrouvent dépendantes financièrement, que ce soit d'un conjoint, on vient de parler d'une relation de couple, mais ça peut être aussi d'un parent, ou bien même d'un système, comment est-ce qu'on peut retrouver une voie et donc un pouvoir, quand on a, comme ça a été mon cas, là je mets aussi les choses sur le tapis, pendant des années, déléguer ses finances à quelqu'un d'autre ou à quelque chose d'autre, parce que ça peut être aussi un système bancaire où on a dit... OK, je mets trois francs six sous sur un compte, je laisse et je ne fais rien avec tout ça.
- Speaker #2
C'est une question très importante. Merci de l'avoir posée. Je voudrais parler ici de l'argent comme source de pouvoir. J'ai vu des situations dans des couples où une personne garde tous les contrôles, en fait. Par exemple, la personne ne partage pas les informations. où elle dit non, tu n'as pas besoin de t'occuper de ça, je vais gérer. Mais ça, ce n'est pas normal. Dans un couple, chacun a le droit, en fait, de comprendre les finances et de participer aux décisions importantes. C'est aussi une question de respect, de sécurité. Et quand on a délégué ses finances pendant des années, le plus important, c'est vraiment de commencer à rouvrir le dialogue. d'expliquer pourquoi c'est important pour vous, pas contre l'autre personne, mais pour vous, et pour l'équilibre du couple. Parce que comprendre ses finances, c'est aussi de retrouver sa voix et retrouver son pouvoir. Et cela peut prendre du temps. Et parfois, ça peut aussi être que le soutien d'une personne externe, par exemple un conseiller financier, peut aussi aider. Mais le premier pas, c'est simple. commencer à s'informer, poser des questions et reprendre sa place petit à petit.
- Speaker #1
C'est ça. Merci pour le petit à petit. On n'est pas obligé tout de suite de se dire, alors je vais analyser tous mes comptes, je vais aller regarder sous le tapis ce qu'il y a, je vais remonter sur des années en arrière. Non, petit à petit.
- Speaker #2
On dit toujours baby steps.
- Speaker #1
Exactement. Alors, Sophie, tu en as glissé un petit mot tout à l'heure et dans le programme Flourish Financially, vous évoquez cette question de l'héritage et des émotions complexes qui peuvent susciter, que ce soit de la peur, de la responsabilité, de la culpabilité. Paradoxalement, en quoi cet argent dont on peut hériter peut nous faire perdre notre voix ? comment est-ce qu'on peut reprendre le contrôle de ce récit qu'on se raconte ? Et c'est peut-être l'occasion, comme tu l'as fait toi, de mettre les choses à plat.
- Speaker #0
Oui, alors je suis assez touchée par cette question. Ça m'a beaucoup fait réfléchir. Et puis, je pense que c'est encore une fois important de dire les choses et d'illustrer parfois, même par des situations personnelles et mon expérience, ce qui peut se passer. Donc, je vais quand même, pour répondre, mettre volontairement ma casquette de coach aussi, parce que c'est important de rappeler quelque chose de fondamental. Beaucoup d'entre nous ont été éduqués ou ont assimilé l'idée que nos émotions sont le résultat direct de ce qui nous arrive. Donc, si je me sens triste, c'est parce que quelque chose s'est parsé ou parce que quelqu'un a fait quelque chose. donc que finalement nos émotions résultent de ce que les autres disent, font, de ce qui se passe. Et en réalité, ce qui crée nos émotions, et on travaille beaucoup là-dessus dans le programme, comme tu te rappelles Anne-Claire, ce sont nos pensées, nos croyances. Donc le thème revient, nos croyances, et la signification de ce que nous donnons à ce qui se passe. Donc ça, c'est au cœur de la plupart des approches de développement personnel. Ce n'est pas un eureka que je révèle ici. Nos pensées agissent comme des filtres. Elles colorent nos expériences, des circonstances, et celles aussi que nous ne contrôlons pas. Et un héritage, c'est exactement ça. C'est des circonstances qui changent du jour au lendemain. D'un côté, on a une personne vivante qui devient une personne décédée. Et puisqu'on parle d'argent, de l'autre, il y aura une situation financière. du début qui devient une nouvelle situation financière. Et donc, nos pensées et nos émotions, elles se mélangent sur ces deux plans en même temps. Donc, ce qui peut se jouer et qui est souvent difficile, ce sont les attentes implicites. Donc, comment je dois me comporter ? Comment je dois me sentir ? Ce que je dois faire avec cet argent ? Donc, il y a énormément de messages sous-jacents, sociaux, familiaux, moraux. Et parfois, on n'a pas été préparé à gérer une somme d'argent. plus ou moins importantes. On ne se sent pas équipé, on ne se sent pas légitime. On peut se dire « Pourquoi moi ? Je ne le mérite pas. » Et si on ne prend pas le temps d'observer ce qui se passe en nous, on peut prendre des décisions précipitées, par exemple juste pour se débarrasser de l'inconfort en fait. Donc on a envie de laisser partir cette impression désagréable de ne pas être à la hauteur en fait, parce qu'on gérait déjà à peine avant. Donc reprendre le contrôle du récit, ça demande de faire une distinction. très clair qu'est-ce qui concerne le décès, la mort d'une personne, ma relation avec cette personne et qu'est-ce qui concerne l'argent et ma relation à l'argent. Et notre cerveau va avoir tendance à tout mettre ensemble et à proposer des explications raccourcies. Donc, il faut accepter de revenir à nos valeurs, à nos choix, à nos désirs profonds qu'on a tous en tant qu'être humain d'être une bonne personne et d'accepter que l'argent et la mort sont deux sujets entourés de tabous. et de morale très forte. Donc dans mon propre cheminement, j'ai réalisé que j'étais profondément marquée par un esprit de manque, on en a parlé avant, avec la pauvreté, etc. Donc on m'avait répété que l'argent est difficile à gagner, facile à dépenser. Il y avait une histoire familiale d'après-guerre, avec la pauvreté. Donc j'ai intégré une peur très profonde de manquer, une impression de ne jamais avoir assez pour me sentir totalement en sécurité. Comme s'il existait toujours une menace diffuse, on ne sait jamais. Et donc, avec ce prisme-là, finalement, tout devenait déclencheur. Donc, toute dépense, mais aussi, paradoxalement, une rentrée d'argent significative. Donc, moi, je n'ai pas vécu un héritage comme me sentir, en fait, soulagée. Je me suis sentie pas en sécurité, encore une fois, puisque c'était la base de la relation à l'argent pour moi. Les héritages que j'ai vécus ont été stressants. Ma peur s'est transformée. Donc, au début, c'était cet argent n'est pas à moi. J'ai dû faire quelque chose de mal. En plus, la personne que j'aimais est morte. Je ne le mérite pas. Et s'il le perd, cet argent m'a été confié, donc une forme de pression. Et j'ai dû passer du temps à observer et à accepter ces pensées, à les comprendre. Et avec le travail, ça m'a énormément soulagée. Donc petit à petit, j'ai pu accepter que cet argent était désormais le mien, que je pouvais décider comment l'utiliser et surtout ressentir. profondément que cela pouvait être quelque chose de juste, quelque chose de bon, de bien, et que je pouvais me faire confiance pour le gérer de manière positive.
- Speaker #1
Alors franchement, pour d'autres raisons et dans d'autres contextes, ça fait tellement écho, là encore, à ce que tu dis. Je pense qu'on traverse en fait tous ces moments, à des moments dans nos vies, où peut-être j'imagine les gens qui gagnent au loto par exemple, ou des gens qui... d'autres formes d'héritage, peut-être indirect, j'en sais rien. En tout cas, c'est vrai que ça remue beaucoup de choses et ça nous permet de nous rendre compte que l'argent n'est qu'un prétexte, qu'une chose, entre guillemets, qui cache tellement, l'arbre, voilà, qui cache la forêt émotionnelle et plein de relations avec nous-mêmes. C'est pour ça que votre programme est super riche, parce qu'il oblige, entre guillemets, il invite, plutôt qu'il oblige, mais... passer dans la forêt, à aller regarder derrière les arbres, sous les feuilles, tout ce qu'ils y cachent. Et là, on sent bien que ce n'est pas juste une question, comme tu disais Mina, de chiffres ou de feuilles, de calculs. Ça va vraiment bien au-delà. Alors, justement, dans toute cette réflexion, on a parlé d'héritage. J'ai envie de dire, hop, parlons maintenant de transmission vers nos enfants. Comment est-ce qu'on peut un peu changer la donne ? Vous qui travaillez sur ces croyances héritées, au même titre qu'on a des héritages, Alors, ça paraît un petit peu superficiel ou un peu bateau comme question, mais qu'est-ce qu'une mère devrait absolument dire à sa fille sur l'argent ? Et inversement, qu'est-ce que s'il y a des choses qu'on doit taire pour ne pas transmettre ses propres peurs ? Et puis, le père, si jamais il y a une différence ?
- Speaker #0
Oui, c'est encore une fois une belle question. Je ne sais pas si je suis vraiment légitime de dire en général qu'une mère devrait absolument dire. Donc, on va revenir encore une fois peut-être sur la façon dont on joue à les choses, peut-être maintenant, en ayant travaillé sur la relation à l'argent. Et puis, en plus, j'ai trois filles. Donc, ça m'interpelle cette question. Donc, moi, ce que j'aimerais leur dire aujourd'hui, c'est assez simple. Ton argent est important, il est à toi et tu peux en faire. ce que tu veux. Je voudrais leur dire je sais que tu vas faire les bons choix et n'oublie pas que ton argent compte. Même si ce n'est pas tout dans la vie, il est important et ce n'est pas un sujet de garçon. Alors participe, donne ton avis, décide avec tes idées, avec tes principes, parce que tu comptes et tu dessines le monde avec ton argent aussi. Et puis bien sûr, les papas et les mamans ont un rôle fondamental. Parce que ce n'est pas seulement ce qu'on dit, mais c'est ce qu'on montre. Donc, quand on parle d'argent à la maison, comment on parle de la richesse ? Est-ce que c'est un sujet lourd, conflictuel, honteux ? Ou est-ce que c'est quelque chose de positif ? Peut-être de beau, voire de joyeux ? Je crois beaucoup vraiment à l'idée d'enseigner l'argent. Alors, probablement parce que moi je viens d'un passif où c'était plutôt lourd, très sérieux. justement avec une certaine légèreté, si possible. Et légèreté ne veut pas dire futilité. Ceux qui me connaissent le savent. Ni abdication de responsabilité. Bien au contraire, c'est une immense responsabilité d'éduquer nos filles et nos garçons à l'argent de manière saine et positive. Donc je pense que si nous arrivons à le faire avec sérénité et confiance, nous leur offrons vraiment quelque chose de très précieux.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Après, comme tu disais, on n'a pas forcément quelque chose de magique ou un mot à dire plus qu'un autre, mais c'est juste un état d'esprit finalement à avoir. Surtout dans un monde qui remet à l'honneur plein de discours masculinistes qui disent aux femmes que finalement, rester à la maison, laisser les hommes gagner et gérer l'argent, ce n'est pas si mal que ça. Comment est-ce qu'on peut... peut aujourd'hui, dans ce monde qui semble un peu vacillé, revenir à des postures un peu contre lesquelles on a essayé d'évoluer, de lutter. Quel message est-ce qu'on pourrait donner à nos filles ? Comment les soutenir pour qu'elles restent maîtresses de leur vie financière, Nina ?
- Speaker #2
C'est une question très intéressante. Je pense que cela commence très tôt. Il est essentiel que les filles apprennent Merci. Dès leur jeune âge, que l'indépendance financière est une valeur importante, qu'elles comprennent l'argent, qu'elles sachent le gérer et qu'elles sachent qu'elles ont vraiment le droit de prendre leurs propres décisions. Moi, personnellement, j'ai une fille et un fils et je veux même la même chose pour les deux. Je veux qu'ils comprennent l'argent et qu'ils soient capables de gérer leur vie financière. Je viens de Finlande, alors c'est un pays où l'égalité est une valeur très forte. Je pense que la culture joue aussi un rôle important. Alors il faut parler aux filles de la même manière qu'aux garçons, leur donner confiance, leur donner des outils et aussi leur montrer que l'argent n'est pas un sujet réservé aux hommes. Le message le plus important est simple, tu es capable. Tu as le droit de comprendre, tu as le droit de décider et tu as le droit d'être indépendante. Parce que l'indépendance financière, ce n'est pas seulement une question d'argent, c'est aussi une question de liberté. Et c'est quelque chose que chaque fille mérite, à mon avis.
- Speaker #1
Chaque fille, chaque femme et puis chaque personne sur Terre, finalement,
- Speaker #2
chaque personne. Oui, absolument.
- Speaker #1
de manière un peu concrète dans votre programme Flourish Financially, vous avez quelque chose de très précieux et de très particulier qui est que vous mélangez les deux, vous deux. vos compétences qui vont entre, tu en as parlé tout à l'heure Sophie, tu as bien affirmé ta posture à un moment donné de coaching, et donc de psychologie positive d'un côté, et puis d'éducation financière de l'autre, Mina avec ton parcours aussi à toi. Alors, comment est-ce que vous pouvez nous en parler un peu plus ? Qu'est-ce qui, je viens de le dire, c'est quelque chose de très spécifique, mais je trouve que c'est quelque chose de très concret. Qu'est-ce qui vous a fait mettre les choses ensemble ? Ou comment est-ce que vous le voyez aujourd'hui ?
- Speaker #0
Oui, l'inspiration vient des deux disciplines qu'on représente un petit peu, même si bien sûr, toutes les deux, on aime les mélanger. Et c'est ça qui fait que notre approche est assez particulière, mais que nous, on la considère comme, sans jeu de mots, que c'est une approche très riche. Dire les choses avec un autre mot, holistique, assez holistique en tout cas, parce qu'on mélange les concepts et les approches de planning financier, sans faire de conseils nécessairement sur les outils et les instruments en détail, avec des approches de psychologie positive, sans que ce soit encore une fois de la thérapie. Donc de la psychologie positive est venue aussi cette... cette inspiration pour le nom de notre initiative, Flourish Financially. Donc, on a le mot flourishing dedans. C'est vraiment l'idée de fleurir, mais en français, on dirait plutôt épanouissement. Et de quoi on parle ? On parle vraiment de cette idée d'aller au-delà d'un fonctionnement sans maladie, je dirais. Donc, c'est vraiment autour du concept de la santé même positive. Donc, c'est-à-dire l'être humain. est attiré vers cet épanouissement personnel qui peut lui... En fait, il peut travailler sur cet épanouissement personnel profond, donc le bonheur, d'une certaine manière, mais dans le sens scientifique de la chose, par exemple, en travaillant sur sa relation à l'argent. Et ça, je pense que ça surprend beaucoup de gens parce qu'on ne s'attend pas... Pour l'argent, on a envie que ce soit un sujet, parfois, oui, neutre, mais on en reste là, souvent. On ne se dit pas nécessairement, mais en fait, on peut vraiment travailler à comment être une meilleure personne. en travaillant sur cette relation-là. Parce que souvent, on arrive sur toutes ces... Voilà, on va aller taper dans des croyances qui ressortent peut-être de moralité, etc. Et donc, par exemple, une illustration des outils qu'on utilise, on a travaillé ensemble à créer, en fait, un espèce d'étalon de mesure, ce qu'on appelle la Financial Flourishing Scale, qui permet de mesurer notre bien-être financier. Et ce qui est intéressant, c'est que du coup, on va au-delà des chiffres, en fait, dans cet outil-là, on ne parle même pas de chiffres, en fait. Parce que si on met les choses d'un point de vue purement vraiment psychologique et comme je l'expliquais précédemment, finalement, on a certaines croyances et pensées qui vont s'appliquer sur les chiffres et qui vont faire qu'on va ressentir nos émotions. Et ça, parfois, peu importe les chiffres. Donc j'avais illustré ça de manière un peu surprenante avec l'héritage, mais ça peut être dans plein de situations. Et donc... Le concept de flourishing a un sens académique assez précis en psychologie positive. Et ça permet, en travaillant sur notre financial flourishing, d'être finalement profondément bien dans sa vie. Dans la scale, dans l'échelle ou l'étalon de mesure, on propose une sorte d'initiation à cette réflexion. C'est un outil un petit peu de diagnostic qu'on a essayé de concevoir d'une manière assez ludique. Il est disponible d'ailleurs sur notre site internet. Et en fait, nous croyons profondément qu'il est possible d'avoir une relation positive et épanouissante avec l'argent. Donc l'outil, concrètement, il est inspiré d'une autre échelle de mesure qui existe dans le contexte de flourishing plus généralement, et on l'a adapté au contexte financier, et on invite par là à réfléchir à huit dimensions. Donc l'une des dimensions, c'est celle de donner un sens et un objectif au travers de notre relation à l'argent à notre vie. travailler par exemple nos relations humaines ou la dimension des relations humaines autour du sujet de l'argent par exemple, l'engagement qu'on peut avoir dans notre vie ou dans notre relation à l'argent, est-ce qu'on est engagé en fait dans cette relation ou pas, la contribution, est-ce qu'on a envie d'avoir une contribution active sur l'argent ou à ce sujet-là, quelles compétences on voit qu'on a et qu'on met dans cette relation. l'acceptation de notre situation financière, et puis l'optimisme, important, et le fait de se sentir respecté. Donc voilà, ces huit dimensions, elles sont... expliqué dans l'outil quand on essaye de l'appliquer, c'est assez passionnant, c'est parfois peut-être renversant parce que ça peut vraiment agir comme une prise de conscience. En tout cas, moi ça a été le cas aussi quand j'ai découvert cet outil et qu'on a décidé de le créer sur le thème de l'argent. Et ça montre à quel point notre relation à l'argent peut donc devenir un terrain d'exploration immense pour le reste de notre vie, pour dire les choses comme ça. Et donc pour répondre à à la question implicite qui était est-ce que s'épanouir financièrement, finalement, c'est gagner plus d'argent ? Dans notre vision, ce n'est pas aussi binaire. Par contre, c'est vrai que décider de gagner plus, se fixer cet objectif pour soi, par exemple en négociant son salaire, ça peut être une opportunité d'épanouissement à travers les différentes dimensions de cet épanouissement financier. Mais ça va dépendre de notre intention, de notre posture mentale. Donc, en fait, finalement, situation liées à l'argent, qu'elles soient nouvelles ou anciennes, qu'elles soient choisies ou subies, peut devenir un prétexte à travailler sur soi, à grandir, à évoluer en tant qu'être humain, d'une façon, du coup, pas forcément comme on l'imagine socialement. Donc ça, c'est vraiment pour nous la force de ce travail qu'on propose, c'est de prendre conscience pour pouvoir ensuite choisir davantage. Et choisir, en fait, la manière dont on s'adresse au monde.
- Speaker #1
C'est une vraie exploration en réalité. Ce n'est pas juste répondre à une problématique qu'on peut avoir identifiée, qui est « j'ai du mal avec l'argent » ou « je n'arrive pas à en gagner assez » ou « j'ai du mal à m'exprimer avec ça, à propos de ça plutôt » . C'est vraiment vaste et ce qui est vraiment pertinent et particulièrement, parce que je confirme ce que tu as dit sur le fait que ce soit parfois renversant, même si on est sur une échelle plus haut, on monte plus haut. quand on se renverse, ça peut faire bizarre. C'est de s'apercevoir que tu as évoqué le mot thérapie en disant que ça n'en était pas, mais quelque part, c'est une forme de thérapie, j'ai envie de dire, de plonger dans cet univers avec vous et de le voir sous cet angle. Et c'est aussi tellement plus vaste et tellement plus enrichissant pour soi. Et d'ailleurs, comme vous êtes très très forte... et j'adore ça, à faire des connexions, à faire de l'hybridation avec d'autres choses. Vous avez, on en a fait ensemble, créé des événements où vous avez utilisé des métaphores d'instruments, que ce soit le violon ou le piano, en fait, pour parler de la musique et du langage musical en même temps que le langage de l'argent. Alors, pourquoi ces images et en quoi, finalement, nos vies financières ressemblent à des partitions ou alors à un orchestre ? orchestre ou à une symphonie, même si on a bien compris justement qu'il y a tous ces éléments qui jouent dans cette notion de l'argent et de la relation qu'on a avec.
- Speaker #2
Oui, c'est une image qui est très importante pour nous et nous aimons que, comme tu sais, Anne-Claire, relier l'argent à l'art, à la musique et aux émotions parce que quand vous écoutez de la musique, quelque chose change. Vous pouvez vous détendre, vous pouvez respirer. et réfléchir d'une manière totalement différente. Et oui, nous avons utilisé le violon dans un événement et le piano dans un autre. Anne-Claire était là comme modératrice. C'était vraiment magique, un moment très spécial pour nous et très différent d'un atelier financier classique parce que souvent la finance est présentée comme quelque chose de très technique ou très sérieux. Mais pour nous, c'est aussi quelque chose de vraiment très personnel. Et la musique aide vraiment à créer cet espace, un espace où vous pouvez prendre du recul et regarder vos finances avec plus de calme, de clarté, avec des émotions et avec une totalement nouvelle perspective. Donc, on a vraiment profité de ça, je dirais.
- Speaker #1
Oui, c'était... Quelque chose de poétique. Tout à coup, l'argent pouvait avoir une odeur artistique et poétique qu'on ne lui connaît pas beaucoup en réalité. Et alors justement, qu'est-ce que l'une et l'autre ? On reparle, on a parlé à l'instant d'émotion, parce qu'effectivement, quand on était accompagné du violon ou du piano, il y avait ça qui revenait en nous, parce que la musique s'inscrit lointainement dans notre... dans notre cerveau, dans nos émotions, ce qu'on a vécu quand on était petit avec la musique. Il y a toujours quelque chose d'apaisant avec ces sons-là qui nous portent. Donc ces émotions, qu'est-ce que vous aimeriez l'une et l'autre que toutes les femmes ressentent comme émotions en pensant à l'argent finalement ?
- Speaker #0
Moi, j'aurais envie de dire calme et confiante et profondément optimiste pour le futur. C'est ce que je souhaite à toutes les femmes.
- Speaker #2
Pour moi, c'est le sentiment d'être puissante, inspirée et heureuse. Heureuse parce que votre argent soutient votre vie et vos choix. Et que vous savez que vous pouvez créer vraiment l'avenir que vous souhaitez.
- Speaker #1
Wow ! Alors, éclat de voix, vous savez, c'est le podcast qui ne cesse de répéter à travers moi, qui vaut toujours mieux dire plutôt que taire. Si vous aviez, vous pouviez donner une phrase qu'une femme devrait absolument se dire, peut-être d'abord, à voix haute sur sa relation à l'argent, elle ressemblerait à quoi ?
- Speaker #0
Là, j'ai mon âme du coaching qui ressort. J'ai envie de proposer, connais-toi toi-même. et fais-toi confiance. Et c'est vrai que cette question m'a aussi fait penser à la chanson The Rest Is Still Unwritten qui est vraiment cette idée de on a le pouvoir d'écrire notre histoire.
- Speaker #2
Et pour moi, c'est un peu pareil. La phrase serait je me fais confiance et tout ira bien. Je choisis de lâcher mes peurs, mes doutes et mes limites. Et je prends ma place dans ma vie financière.
- Speaker #1
Wow, allez, avec ça, on repart rebooster. Pour les auditrices qui nous écoutent et qui se disent, OK, maintenant, je veux reprendre ma voie financière. Par où est-ce qu'elle commence ? Quel serait le premier baby step dont tu as parlé tout à l'heure, Nina, accessible, qu'elles peuvent faire aujourd'hui ?
- Speaker #2
Le premier pas, c'est peut-être de la prise de conscience, alors avoir le courage. Juste regarder votre situation comme un miroir, avec honnêteté, avec compassion, sans juste-ment, juste-ment, vraiment. Peu importe votre point de départ, vous pourrez toujours améliorer votre situation financière. L'important, c'est de faire ce premier petit pas, le baby step, et de commencer. Vous n'êtes pas seul, il existe du soutien, et tout commence par une décision simple. décider d'avancer.
- Speaker #1
Alors, justement, j'ai envie de vous dire, pour faire un baby step, où est-ce qu'elles peuvent vous trouver ? Comment est-ce qu'on peut rejoindre le programme Flourish Financially ou d'autres options ? Qu'est-ce qu'il y a comme ressources ? En sachant que de toute façon, je mettrai dans les notes de l'épisode les liens vers le site et vers vos programmes.
- Speaker #0
Oui, donc déjà, on a On est toutes les deux présentes sur LinkedIn. Et c'est vrai que c'est là qu'on anime assez activement une forme de community, comme on dit en anglais. Et notamment, nous avons ce qu'on appelle des Money Conversations que nous proposons finalement à toute personne qui souhaite participer sur des thèmes pertinents qui tournent au fur et à mesure du temps. Mais le programme en lui-même est également une option. Pour le moment, nous envisageons probablement de le proposer à l'automne de cette année. Et nous avons aussi une autre possibilité de faire le premier pas, ce dont parlait Mina, sur un programme un peu moins peut-être long, mais qui permet de prendre une première... de là où on est. Donc, l'idéal, ce serait de vraiment aller voir aussi les ressources qu'on a mises à disposition gratuitement, quelques activités, des fiches de travail qui sont là, et puis peut-être écouter les Money Conversations. Souvent, c'est une conversation entre Mina et moi et l'audience qui est présente par leurs questions et leurs interventions, et c'est vraiment une joie. de pouvoir avoir ces espaces de parole qui permettent à beaucoup de gens de se sentir un petit peu décomplexés sur ce sujet.
- Speaker #1
Et puis, bien sûr,
- Speaker #0
la fameuse scale qui est aussi sur le site. Voilà. Sinon, on essaye toujours de proposer aux gens de nous envoyer un message s'ils sont peut-être touchés ou se sentent concernés par les sujets dont on parle. Et donc j'imagine à la suite du podcast, c'est aussi avec joie, on recevra peut-être des témoignages ou des... ou des idées sur comment aborder le sujet de manière encore plus riche. Mina, tu voulais ajouter quelque chose ?
- Speaker #1
Non, je pensais tout. On peut toujours nous trouver sur notre site internet, naturellement. Vraiment, merci beaucoup, Anne-Claire, de nous avoir invitées. C'était vraiment un plaisir de parler de ces sujets dont nous aimons tellement. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Et bravo à toi en français pour la première fois. Franchement, je pense que tu peux maintenant, vous pouvez ouvrir le programme Flourish Financially en bilingue parce que nous avons oublié de dire que c'est en anglais. Mais maintenant, tu peux l'exprimer en français. Je valide. En tant que personne qui aide à prendre la parole, je te le dis en français. C'est tout bon. Merci infiniment d'avoir ouvert vos cœurs, d'avoir pas été là juste en tant que… donneuse de leçons ou comme professorale, mais en étant vraiment avec cette posture humble, mais qui engage. Franchement, c'est aussi ça qu'on ressent dans votre programme, dans vos accompagnements, dans les échanges que vous avez avec les gens et qui permettent d'ouvrir notre perspective par rapport à cette notion d'argent de beaucoup plus allégé, beaucoup plus, comme vous disiez, calme. mais joyeuse aussi. Allez, un petit peu de joie dans tout ça parce qu'on vit des moments un peu compliqués et je me dis let's talk about it with joy. Voilà. Merci infiniment Mina. Merci beaucoup Sophie. Merci encore. À très bientôt. À bientôt. Merci beaucoup Anne-Pierre. Liberté. Calme. Puissance. Joie. Voilà quelques-unes des émotions que Sophie a évoluées. Emina souhaite à toutes les femmes quand elles pensent ou abordent les questions liées à l'argent. Et pas simplement en lien avec des feuilles de calcul, ni avec une forme uniquement de performance financière. Non, non, non, loin aussi du jugement, de la honte, en essayant de réactiver tant que faire se peut cette capacité que nous avons, oui, à nous dire « je veux, je peux comprendre » . Je choisis, je décide, voire, pourquoi pas, je maîtrise. Alors, retrouver leur programme Flourish Financially et la multitude de ressources qu'elles nous offrent, notamment leur Money Conversation, tout sera dans les notes de l'épisode. Pour celles et ceux qui auront envie de faire un premier pas, peut-être semblera-t-il petit, mais il sera, c'est certain, fondateur. Et avant de nous quitter, une dernière chose. Mina nous a proposé de décider d'avancer. Sophie nous a invité à nous faire confiance. Alors moi, j'ai envie de vous demander dans quel domaine de votre vie vous avez besoin aussi de reprendre cette confiance dans votre capacité à communiquer pour oser faire entendre votre voix. Parce qu'au fond, tout se tient. Oser parler d'argent, défendre un projet, savoir dire non, tout part de cette conviction vraiment intime que votre parole compte. Et si vous sentez qu'il est temps pour vous d'habiter cette voie, celle qui porte vos engagements sans faiblir, eh bien contactez-moi et nous verrons ensemble comment l'incarner pleinement. N'oubliez pas évidemment de vous abonner au podcast, de lui mettre des étoiles, des commentaires élogieux, de le partager pour le faire briller. Et je termine comme j'ai commencé, avec une citation d'Ayn Rand. L'argent n'est qu'un outil. Il vous mènera partout où vous le souhaitez, mais il ne vous remplacera pas comme conducteur. D'ici notre prochaine rencontre, je vous souhaite de très riches éclats de voix.