- Speaker #0
Écoute ta mer, le podcast des comères.
- Speaker #1
Bonjour, David Beaulieu, directeur de l'association Ecomer et fondateur. Cette association existe depuis 25 ans. Son objectif numéro un, c'est de préserver les océans, donc d'agir en amont, puisque en fait toute la pollution de la mer, des océans est inhérente à l'activité humaine. Donc nous, notre combat, il se fait à terre pour protéger la mer.
- Speaker #0
Sur la trace... et pollution.
- Speaker #1
Deux types de pollution majeure, la pollution visible à l'œil nu, donc tous les déchets plastiques qu'on ramasse régulièrement, mais aussi les déchets invisibles à l'œil nu, qui eux, vont avoir un véritable impact qu'on ne sait pas totalement mesurer en plus. Donc nous, notre enjeu, c'est vraiment de mettre en lumière ces problématiques-là, qu'elles soient visibles ou invisibles à l'œil nu.
- Speaker #0
Comprendre les enjeux marins d'aujourd'hui et faire résonner les solutions de demain. Épuise ton déchet. À la pêche, au plastique. C'est souvent un geste banal. Un emballage qui s'envole, une bouteille oubliée sur un banc, un mégot jeté un peu trop vite. Des déchets du quotidien qui, poussés par le vent, entraînés par la pluie, charriés par les fleuves, finissent souvent au même endroit. dans la mer. On les appelle les macro-déchets. Un macro-déchet, c'est un déchet de plus de 2,5 cm, qu'on peut voir à l'œil nu et qu'on peut ramasser ou pêcher à l'épuisette. 90% d'entre eux sont en plastique.
- Speaker #1
Vous savez, tous les déchets qu'on a ramassés, et on ne se rend pas compte, alors on se dit, ouais, c'est quand même assez propre. Ben non, c'est dégueulasse de plastique. C'est une soupe de plastique.
- Speaker #0
Les organisations internationales parlent de 11 millions de tonnes de plastique qui arrivent dans l'océan chaque année. Un camion poubelle déversé chaque minute. Des chiffres en constante augmentation. Pour 2040, on prédit trois fois plus de plastique en mer chaque année si rien ne change. Dans cet épisode, nous partons à la pêche lors d'une sortie épuisant déchets avec l'association Ecomer. Les ramasser, les observer de près et comprendre comment ces objets du quotidien se retrouvent dans l'eau. Angélique Fontaneau nous attend au bord des bassins. Elle préside l'association et est responsable environnement au port de plaisance de la Rochelle. Avec Angélique et David Beaulieu, qui a fondé Ecomer en 2000, on va évoquer sur plusieurs épisodes les pollutions portuaires. Nous parlerons notamment d'anti-fouling, de plaisance écolo ou des solutions adaptées aux professionnels de la mer. Mais aujourd'hui, nous abordons ces déchets qui racontent une histoire, celle de nos activités humaines quotidiennes. Ce que l'on consomme, ce que l'on jette, Chaque jour, sans fin.
- Speaker #2
Là, dans le vieux port de la Rochelle, le port intervient tous les jours, et Comer intervient trois fois par semaine. Et ce volume-là, malheureusement, on ne le voit pas diminuer, on ne le voit pas changer. C'est ça en 25 ans. Les bouteilles plastiques, les films, les gobelets, les emballages... On n'en voit pas beaucoup, nous à La Rochelle, mais dans plein d'autres ports et sur le littoral, des déchets austrélicoles, plastiques. Mais c'est vrai que nous, on ne voit pas ça diminuer. Il y en a toujours autant. Alors ça vient au gré des marées et du vent. C'est vrai que ça, on n'a pas vu l'amélioration.
- Speaker #0
C'est pour essayer de freiner l'invasion que l'association Ecomer a lancé en 2020 les opérations Épuise ton déchet.
- Speaker #1
Écomer dotent ses bénévoles qui le souhaitent d'épuisettes. Et puis, ils vont ramasser tous les déchets flottants qu'il peut y avoir dans les bassins. Ça, il faut savoir que c'est quelque chose que l'équipe du port, la brigade bleue, l'équipe du port fait depuis tout le temps, depuis toujours, avec des volumes de déchets assez importants. Des arrivages plus importants que d'autres à certaines périodes, selon les vents et les courants. Et nous, nos bénévoles, à l'année, trois fois par semaine, ils en retirent une tonne. Sur l'année dernière, c'était une tonne deux. Juste trois jours par semaine. Donc vous imaginez ce que les Brigades Bleues retirent, eux, en faisant cinq fois par semaine environ. C'est juste phénoménal. On peut considérer à la louche, bien sûr, environ, mais qu'on est plutôt sur des chiffres de macro-déchets. collectés dans le port, qui sont pas loin des 5-6 tonnes, je pense, annuelles. C'est phénoménal. On ne se représente pas trop le truc, mais voilà. Le volume de déchets plastiques, c'est ce que tu disais, il n'a pas tari. Il a beau avoir peut-être augmenté.
- Speaker #0
6 tonnes de déchets, retirés tous les ans, c'est vrai qu'on a du mal à se représenter. C'est le poids d'un éléphant d'Afrique, 6 tonnes. Mais en plastique léger, puisque c'est ce qu'on va pêcher, ça représente près de 200 000. bouteilles en plastique vide. Alignées les unes derrière les autres, elles formeraient une file de près de 60 km, soit la distance entre La Rochelle et Niort ramassée en un an. Allons voir ça de plus près.
- Speaker #1
Alors, moi ce que je vous propose, pour changer un peu, c'est qu'on n'aille pas tout de suite dans celui-là, qu'on aille dans celui-là là-bas, parce qu'il y a toute la partie près des platanes, où on va être peut-être à l'ombre un peu. Oh ma poule, du coup, mon épuisette.
- Speaker #0
Vendredi, 16h. Ce jour-là, pour l'opération Épuise ton déchet, je rejoins une dizaine de bénévoles pour remplir des brouettes. Didier, Philippe, David et Sonia, qui vient après le travail.
- Speaker #3
Pour moi, tu vois, je viens de finir ma journée de boulot, je ne pensais qu'à ça. On ramasse des déchets, il n'y a rien de transcendant, mais si ça fait du bien, on est en plein air, on fait une bonne action. Les gens nous voient autour, les enfants nous voient surtout. Et ça, c'est super important parce qu'en fait, ça les impacte directement. Ils nous demandent qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce que vous pêchez ? Et alors, ça part de là. Ils sont ultra sensibles. Et donc, on sensibilise, je pense, les parents à travers les enfants.
- Speaker #1
J'ai pêché un pauvre truc. C'est horrible. Il y a un pot de sauce. Un con. Regarde la maillot, là. Maillot plein, hein. Qui c'est qui veut une petite maillot, là ?
- Speaker #3
Une petite maillot.
- Speaker #1
Allez, une petite maillot.
- Speaker #3
Ça va aller ou tu veux d'autres ?
- Speaker #0
5,6, 4,5 m. Donc là,
- Speaker #1
on change de bassin. On va...
- Speaker #0
Et on va dans le bassin des chalutiers.
- Speaker #1
Le bassin des chalutiers. Hop là.
- Speaker #4
Alors ça, c'est le premier ou le second malheur des déchets. C'est une enveloppe de papier, une enveloppe de paquet de cigarettes.
- Speaker #0
Le blister transparent qu'on enlève au corps d'un paquet.
- Speaker #4
Absolument. Donc c'est très léger. Au premier coup de vent, ça se retrouve dans le bassin. Le plastique, les cigarettes,
- Speaker #1
ça va en gros.
- Speaker #3
Mais c'est fou, il n'y a que ça, des blisters.
- Speaker #4
Oui, des blisters. Et c'est embêtant parce qu'on ne les voit pas bien.
- Speaker #3
Et donc dans la cigarette, il y a l'emballage qui contourne, le mégot. Voilà, c'est que du polluant.
- Speaker #0
Des blisters et des mégots. Beaucoup de mégots. Bien que tout petits, ce sont des macro-déchets plastiques. à part entière, qui représentent une pollution massive. Chaque année en France, 25 000 tonnes de mégots sont jetées, chaque filtre polluant jusqu'à 500 litres d'eau. Certains programmes de recyclage tentent de valoriser ces déchets en mobilier urbain, garniture ou isolant, mais ces procédés sont énergivores et polluants. La solution la plus écologique reste donc de prévenir la dispersion des mégots. Utiliser des cendriers de poche, installer des cendriers dans les villes et lieux publics, et évidemment réduire la consommation de tabac.
- Speaker #3
Pour le coup, je pense que l'emballage qui entoure le paquet de cigarettes, il est extra fin. La plupart des gens ne le jettent pas toujours volontairement. Je veux dire, ils s'envolent. La plupart du temps, ils s'envolent. Comme les tickets qu'on a, les tickets des terrasses au bord, c'est des tickets qui s'envolent. Il faut juste trouver le moyen, je pense, de mettre une pince à linge sur la table et coincer le ticket dedans. Alors ça, c'est les terrasses qui nous en emmènent au kilo. Donc, le fameux emballage du sucre avec l'emballage du spéculoos. Il y a certainement de la matière à faire autrement. Mais tout simplement ne pas le distribuer. Je veux dire, avant, il n'y avait pas le petit gâteau systématiquement avec le café. Ça peut être un argument pour augmenter le prix du café, et je l'entends, mais je pense qu'il faut réfléchir à ça. Mais je pense vraiment que c'est l'origine du déchet qui est un problème. Il faut absolument éviter un max de déchets.
- Speaker #0
À la source.
- Speaker #3
Oui, à la source. Mais ce n'est pas que l'industriel qu'il faut incriminer. Dans la mesure du possible, évidemment, parce qu'il faut être large. essayer d'acheter sans emballage, du vrac plutôt. Et puis faire, surtout faire, on peut faire. C'est la grosse mode, on n'a pas le temps, mais on n'a pas le temps pourquoi ? Pour aller passer une heure sur son écran, on choisit.
- Speaker #0
Voilà, le déchet qui m'agace le plus, c'est celui-là.
- Speaker #3
Parce que ça, c'est la fausse bonne idée. Comme la voiture électrique, ça n'engage que moi. Mais c'est la fausse bonne idée parce qu'on donne aux gens ce verre, on leur rend un euro, je crois, ou quelque chose comme ça. Mais les gens préfèrent ne pas le ramener et le jettent. Et en fait, là, on a un vrai... C'est un poulet en plastique réutilisable. Exactement. C'est ce qu'ils appellent Eco Cup. Et pour le coup, on les retrouve, nous, à chaque fin de festival, à chaque long week-end, il y en a plein les bassins.
- Speaker #1
Ça, c'est l'exemple d'un déchet qui peut faire très mal au milieu aquatique. C'est-à-dire qu'un poisson peut se le mettre... autour, grandir. Pareil pour un oiseau. C'est un opercule de bouteille plastique.
- Speaker #0
Dessous du bouchon plastique, en fait. C'est un garde-boue de vélo.
- Speaker #1
Garde-boue de vélo. Tu vois là, il est au moins depuis 5-6 jours en mer.
- Speaker #0
Comment tu le vois ça ?
- Speaker #1
En fait, c'est des congrétions qui se mettent. Donc on voit qu'il y a des petites algues, même plus longtemps, une quinzaine de jours.
- Speaker #0
On voit que c'est bien vieux, qu'il y a des choses qui sont attachées. C'est à Brasile. Des mini coquillages. C'est ça.
- Speaker #1
En fait, au départ, c'est le plancton qui s'approche. Et puis après, il y a des petits coquillages. Des organismes. Des organismes vivants qui vont créer. Voilà. C'est horrible parce que la mer est soumise à la pression urbaine. Plus il y a de monde, plus il y a de déchets. Et l'hiver, vous allez avoir des déchets qui arrivent parce que c'est des tempêtes. Mais ces déchets-là, ils sont déjà là depuis peut-être un, six mois, un an.
- Speaker #0
Ça fait trois quarts d'heure à peu près qu'on ramasse les déchets à l'épuisette avec les comères. Et on a une petite brouette qui est remplie de moitié, bien remplie, beaucoup de plastique.
- Speaker #1
on a quasiment une charrette à moitié pleine.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et qu'avec des déchets qui ont une durée de vie supérieure à 100 ans. Donc on est au top, quoi. Ça veut dire que là, on a dans la charrette l'exemple parfait qui illustre notre mode de consommation et le mode de dégradation de déchets qu'on a, qu'on produit. Et en fait, tous ont une durée de vie bien supérieure à l'existence d'un être humain sur Terre. Donc tous ces déchets à la con vont nous survivre et vont continuer à s'agglomérer. Alors oui, je ne devrais pas dire à la con,
- Speaker #0
mais... Si, c'est des déchets à la con.
- Speaker #1
Et donc ça veut dire que tous ces déchets-là, une fois qu'ils sont repêchés, ils ne vont plus se fragmenter dans le milieu, ils ne vont plus sortir avec la marée. Quand bien même il y a des écluses, les déchets se baladent. Ils vont au gré, on ouvre les portes, ils rentrent. Des fois, on rouvre les portes, ils ressortent. Ils vont se balader sur les plages, on va les retrouver sur l'île.
- Speaker #0
Parce que qu'est-ce qui se passe derrière ? C'est que que ce soit une bouteille en plastique, elle va se désagréger, ça va prendre énormément de temps. Elle va polluer des litres et des litres d'eau, c'est ça ?
- Speaker #2
Tout à fait, elle va être colonisée par des espèces qui vont, pareil, ingérer du plastique, être malheureusement impactées par ce plastique. Et ça va effectivement se fragmenter, se coincer. Et ces polluants vont rester, on ne sait pas à combien de temps, 100 ans, 1000 ans. Vraiment, vraiment très, très longtemps dans le milieu. Donc là, on a l'impression d'enlever les déchets à la petite cuillère.
- Speaker #0
Le vrai problème, l'état des déchets. Lors des collectes en nature, plages, rivières ou forêts, les déchets sont souvent cassés, mélangés. Là, depuis longtemps, contaminés par du sable, de la boue, dégradés par les UV. Résultat, beaucoup finissent en incinération plutôt qu'en filière de recyclage. L'enjeu est donc aussi de ramasser à temps.
- Speaker #3
Il y a des endroits, Philippe, où c'est des spots, c'est ça ?
- Speaker #4
Absolument. Il y a des endroits où le vent, les courants massent les déchets. Et ce bout de ponton en est un. Parfois, c'est compliqué.
- Speaker #3
Là, on est dans la végétation.
- Speaker #4
Ça, c'est des... Ça vient d'un café. C'est une... C'est une addition de repas. C'est une addition de repas. Ça tombe. Alors, soit ça tombe direct ou soit ça reste accroché. Et voilà. Et donc là,
- Speaker #0
ça s'est accroché dans la végétation, dans les cristes de ces restos.
- Speaker #4
En général, on sait qu'il y en a par là.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #4
Et un jour, j'ai trouvé un billet d'un dollar il n'y a pas longtemps.
- Speaker #0
Un pourboire ?
- Speaker #4
Ouais. Oui, oui. J'ai mis le billet dans la cagnotte pour le Fort Boyard.
- Speaker #1
Malheureusement, aujourd'hui, on n'a pas des masses de solutions, hormis le fait de faire ce qu'on fait. C'est un travail un peu... C'est le tonneau des Danaïs de notre histoire. C'est le mythe décisif, quoi. On pousse la pierre, elle retombe dessus, on la... Mais on ne voit pas trop comment on pourrait juguler un peu cette pollution ou en tout cas faire en sorte qu'elle ait le moins d'impact possible. Et de fait, quand on l'extrait, elle n'est plus nuisible. Et en fait, c'est ça l'objectif. Parce que si on attend... que ces déchets-là échouent sur une plage pour les ramasser, on peut attendre peut-être longtemps. Et ça veut dire que la plupart n'iront pas sur des plages, puisque quand ils sont fermés dans des bassins, il va y avoir deux tendances. Soit ils vont ressortir avec la marée, soit ils vont couler. Pour X raisons, à un bout d'un moment, ils coulent, parce qu'il y a trop de coquillages dessus. Donc tout de suite, ça va avoir un vrai impact. Et si demain, vous voulez, quand on drague, on est dans une région où il faut draguer nos porcs. En fait, ces déchets-là, on va les retrouver dans nos vases. Et ils vont être par centaines de kilos. Alors, effectivement, on va les traiter une fois qu'on les aura trouvés dans nos vases. On va les séparer de la vase pour pouvoir rejeter la vase correctement en mer. Mais néanmoins, il faut partir du postulat qu'ils vont se fragmenter. parties qui vont fatalement se retrouver dans la vase et qui va être rejetée. Et ce cycle-là, il est infini. Chaque marée apporte son lot de déchets. Chaque festivité apporte son lot de déchets. Ça montre l'ampleur des dégâts, l'ampleur de la consommation et l'ampleur des mesures qu'il faudrait prendre.
- Speaker #0
Il faut dire aussi, Angélique Fontaneau, qu'il y a une vraie prise de conscience de la part de certains acteurs et que vous avez vu des points d'amélioration.
- Speaker #2
Là où on a vu une amélioration, clairement, c'est lors des manifestations. À la Rochelle, le marathon, les francopholies, le Grand Pavoie, tout ça pouvait générer énormément de déchets dans le port. Ce n'est plus le cas. Il y a vraiment une amélioration notable lors de ces événements-là. La prise en compte de l'environnement est bien plus importante et nous, on le perçoit directement. Après, il y a un aspect visuel dans les bassins du centre-ville avec les touristes. Et c'est vrai que c'est intéressant d'enlever tout ça, au moins. Déjà, on se fait voir quand l'opération Épuis-Ton-Déchets, qui est parrainée par Yannick Bestaven, ça a été l'occasion aussi de doter les bénévoles de Chazubles, donc ils sont très voyants. Il y a une opération de sensibilisation qui est hyper intéressante au niveau du grand public et des plaisanciers. Les bénévoles vont sur les pontons, discutent, les gens autour des quais demandent « Ah, ils font quoi, papa, maman, ils pêchent des poissons ? » Ben non, ils pêchent des déchets. Donc ça fait beaucoup de sensibilisation, en plus de l'action.
- Speaker #3
De toute façon, c'est un combat quotidien en fait. Parce que maintenant, en plus je trouve que l'écologie, ça devient risquible aux yeux des plus grands, donc ça a un impact de ouf. Et aujourd'hui... C'est presque un gros mot, dire écolo. Moi, j'ai tendance à dire, mais c'est quoi le contraire ? Moi, on me dit, Sonia, l'écolo. Je dis, mais alors, c'est quoi le contraire d'un écolo ? C'est un pollueur ? Est-ce que moi, il me viendrait à l'esprit de dire, mais t'es un pollueur ? Non, donc moi, je suis écolo, toi, t'es quoi ? Tu vois, c'est ça le truc. C'est compliqué d'avoir ce débat. C'est très compliqué.
- Speaker #1
En fait, l'environnement, pour moi, je trouve que c'est un sujet de communication, avant tout pour beaucoup de gens. On peut montrer qu'on est au courant, on peut montrer qu'on est engagé. Mais tant qu'on ne met pas les mains dans le cambouis. Je pense qu'on n'est pas sur le terrain. C'est de la théorie tout ça, de la fadaise entre guillemets.
- Speaker #0
Rejoindre des opérations de ramassage, c'est passer à l'action. Et puis, ton déchet se déroule trois fois par semaine, toute l'année sur le port Rochelet. Et chaque geste compte. Mise bout à bout, toutes les collectes organisées en France peuvent faire la différence et jouer un rôle majeur pour sensibiliser. Car la solution commence bien avant l'épuisette. Ce que nous consommons, ce que nous jetons, et la place que nous laissons aux objets à usage unique et aux plastiques jetables. Écoute ta mer, le podcast de l'association Écomer.
- Speaker #1
Merci d'avoir pris part à cette navigation.
- Speaker #0
Ensemble, agissons à terre pour protéger l'océan. Rejoignez l'association Écomer sur eco-mer.com
- Speaker #1
Venez nous rejoindre, vous écouterez la mer avec nous.