- Speaker #0
Écoute ta mer, le podcast d'Ecomer.
- Speaker #1
Bonjour, David Beaulieu, directeur de l'association Ecomer et fondateur. Cette association existe depuis 25 ans. Son objectif numéro 1, c'est de préserver les océans, donc d'agir en amont, puisque en fait toute la pollution de la mer, des océans, est inhérente à l'activité humaine. Donc nous, notre combat, il se fait à terre pour protéger la mer.
- Speaker #0
Protéger la biodiversité.
- Speaker #1
Pour la protéger, il faut la connaître. Pour la connaître, il faut aller sur le terrain avec des spécialistes qui ont une connaissance du milieu marin qui est très importante et qui nous permet aussi d'être sensibles à cette vigilance à avoir de protéger le vivant. Parce que la biodiversité, si elle disparaît, il n'y aura plus rien dans nos océans.
- Speaker #0
Écoute ta mère, le podcast de l'association Ecomer. Comprendre les enjeux marins d'aujourd'hui et faire résonner les solutions de demain. La vie sous les pontons, le port comme refuge. Au port de plaisance de la Rochelle, des milliers de bateaux vont et viennent chaque année. Depuis les quais, tout semble tourner vers l'activité humaine. Et pourtant, sous la surface, une autre vie existe. Accrochée aux pontons, aux chaînes, aux coques des bateaux, des algues, des filtreurs, des crabes et même parfois des hippocampes. Ici, les infrastructures du port deviennent des refuges pour le vivant. Et aujourd'hui, les scientifiques peuvent révéler cette biodiversité à partir de simples prélèvements d'eau. Dans cet épisode d'Écoute ta mère, on part explorer cette vie cachée et parfois surprenante. Avec Angélique Fontaneau, présidente des Comères et responsable QSE au port de Plaisance-Rochelet, on va découvrir comment le port accueille et suit cette biodiversité au quotidien. et avec David Beaulieu, fondateur de l'association, On évoquera des actions concrètes qui permettent de mieux protéger ce milieu. Le porc est un support de vie. Le béton disparaît sous le vivant. D'abord viennent les algues, puis les larves microscopiques se fixent. Et peu à peu, toute une chaîne alimentaire se construit, constituée de centaines d'espèces.
- Speaker #1
On sait que c'est une algue, mais on ne sait pas... que c'est vraiment conne-malgue.
- Speaker #2
On voit qu'il y a un mulet, on ne s'imagine pas qu'il y a 20 autres espèces de poissons au moins.
- Speaker #1
C'est ça, c'est observé. Après, nous, dans les comènes, on est toujours parti de l'infiniment petit à l'infiniment grand. Moi, des fois, je parle des petites espèces. Et puis, à un moment donné, je dis aux enfants, comment ça se passe quand la baleine meurt ? Elle va où ? Et en fait, les enfants, ils sont un peu perdus parce qu'il n'y a pas de cimetière à baleines, il n'y a pas d'enterrement, il n'y a pas de... Mais en fait, la baleine, elle va au fond des océans et elle va servir d'humus et elle va être dégradée par des petits micro-organismes qui, par milliers... Et donc, toujours rattacher l'infiniment grand à l'infiniment petit, c'est leur donner envie de tout connaître presque, puisque rien n'est inutile. Même la petite méduse qui pique et qui embête tout le monde, elle n'est pas inutile. Même le moustiquataire. Donc voilà, ça c'est une bonne porte d'entrée.
- Speaker #0
Depuis plusieurs années, le port de plaisance de La Rochelle mène un important travail d'inventaire de la biodiversité locale. Un recensement qui a donné naissance à la série de livres « À l'ombre des pontons » , consacrés aux espèces observées dans les bassins du port. Pour réaliser cet inventaire, plusieurs méthodes sont utilisées. Plonger sous les pontons, observations naturalistes, suivi des oiseaux ou études des plantes allophiles, mais aussi des prélèvements d'ADN environnemental. Une démarche qui s'inscrit dans la certification Port propre, actif en biodiversité, que le port détient depuis 2021.
- Speaker #2
Ça veut dire que c'est intéressant de mieux connaître les espèces, donc l'inventaire, on est complètement dedans. Aller prélever des espèces dans le port, observer. C'est pas toujours facile, les eaux du port ne sont pas toujours très claires et qu'on a beaucoup de vases, donc c'est hyper intéressant pour les espèces en termes de nourriture, mais pas de visibilité, donc mieux les connaître. Il y a beaucoup de spécialistes maintenant qui font des travaux sur le port, alors qu'il y a encore 15 ans ça se faisait pas du tout. Il y a très peu de publications dans les ports, là maintenant on en trouve vraiment beaucoup. On est en train de faire là... Une sorte d'inventaire des études, un état de l'art de ce qui peut se faire dans le port. Ça veut dire protéger, avoir conscience d'avoir ces espèces-là et des impacts du port. Donc effectivement, continuer de faire attention aux différents rejets. différentes infrastructures, et puis ça va être là, développé. Enfin, c'est difficile de dire, on va cultiver des espèces dans le port, mais on n'en est pas là, mais presque, parce qu'il y a des infrastructures qui vont se mettre en place, donc des pondoirs à sèche, des récifs artificiels, voire de réfléchir quand on fait un nouveau quai, quand on rénove, d'inclure des infractuosités dans le quai, ne pas faire un quai lisse, d'inclure des endroits. Où les espèces vont pouvoir se fixer, se protéger, les petits alevins vont pouvoir rester en vie un peu plus que sur un quai lisse. Là on va aller au-delà de la protection, on va aller dans le développement des espèces.
- Speaker #0
Car l'espace portuaire n'est pas seulement un lieu de passage. Pour des centaines d'espèces, c'est leur maison.
- Speaker #2
Les pontons sont forcément des éléments apportés par l'homme. Et du coup on peut se dire que ça a un impact. sur la biodiversité, sauf que ce sont des supports, des supports d'accroche. Et quand, quelques jours, ils sont recouverts d'une petite couche d'algues, et puis quelques semaines après, il y a des animaux qui vont se fixer, qui vont créer un écosystème où là, il y a des espèces mobiles qui vont venir se protéger, se reproduire, se nourrir. Et finalement, un espèce portuaire, c'est un espèce très atypique. Avec des structures qui vont porter des espèces qui normalement sont beaucoup plus profondes, parce que là elles vont bénéficier d'être dans l'eau tout le temps, on n'est pas sur les strands. La marée va faire son effet mais elles vont rester à fleur d'eau tout le temps, bénéficier donc de beaucoup de lumière, peu de pression, et là la vie va exploser.
- Speaker #1
La biodiversité d'un port, c'est un peu comme sur une épave, vous allez sur une épave en plongée, c'est juste extraordinaire tout ce qui peut se passer, tout ce qui peut y avoir. Et finalement, une coque de bateau, quand bien même elle a cette couche d'antifouling, au bout d'un moment, deux ans, votre coque de bateau, votre peinture antifouling n'est plus du tout obsolète, elle n'est plus efficace, vous allez avoir une colonie de biodiversité qui va se mettre, puisqu'ils auront gagné. Donc ça montre bien que l'euchimie, tout ce que l'on essaye de mettre, n'a jamais le dernier mot.
- Speaker #2
Et un port, c'est un espace restreint ? Donc là, les espèces vont être beaucoup plus en contact que dans les espaces naturels. Et là, il va y avoir beaucoup d'échanges. On est au début des travaux avec l'ADN environnemental, mais quand on commence à étudier quelques litres d'eau et qu'on les passe avec l'ADN environnemental, on va s'apercevoir qu'il y a beaucoup d'espèces dans un port. Mais vraiment une quantité vraiment très très importante qu'on n'imagine pas.
- Speaker #0
Car le vivant laisse des traces, mucus, cellules mortes, excréments, fragments biologiques. Les chercheurs récupèrent ces traces dans l'eau. C'est l'ADN-E, l'ADN environnemental. Erwan Khor est bio-informaticien à la station biologique de Roscoff, extrait d'une conférence qu'il donnait à ce sujet.
- Speaker #3
Alors cet ADN environnemental, c'est un ADN qui va être libéré. dans l'environnement par l'organisme. Et lorsque l'on va étudier cet ADN au sein de cet environnement, on va retrouver non seulement les macro-organismes, mais l'ensemble des organismes vivants dans l'environnement. L'usage de l'ADN pour pouvoir estimer la diversité présente dans l'environnement a donné lieu à de nombreuses études qui ont permis à la fois de détecter des espèces rares, cryptiques ou invasives, de détecter des comportements de migration, de frais, de suivre l'évolution d'espèces dans le temps, de déterminer des assemblages d'espèces et enfin d'utiliser cet outil finalement pour évaluer des politiques de gestion de l'environnement.
- Speaker #0
Une approche innovante, non invasive et peu coûteuse. Elle est utilisée par exemple dans le miel pour identifier les espèces végétales butinées par les abeilles. Ou encore pour étudier la canopée des forêts tropicales, des lieux quasi inaccessibles. Les chercheurs dans ce cas récupèrent notamment l'eau de pluie qui a ruissellé dans les arbres. Une fois filtrée et analysée en laboratoire, elle permet d'identifier les animaux présents. sans avoir besoin de les observer directement. Revenons au ponton d'un port de plaisance. Parmi les espèces passées à la loupe pour mieux connaître l'état du milieu, les filtreurs sont de précieux alliés.
- Speaker #2
C'est les filtreurs, on va dire la catégorie d'espèces la plus représentée dans le port. Ça va être les huîtres, les moules, les pétoncles, les acidies. Tout ça, ce sont des filtreurs. Ils vont filtrer l'eau pour se nourrir. Et absorber une partie de la pollution malheureusement, rejeter ce qu'on appelle des fessesses, donc ce qui ne leur sert pas, et ça va être l'occasion. On a aussi l'occasion d'étudier ces rejets-là, c'est l'objet d'une autre thèse, où on a pu découvrir un petit peu leur activité, si elles étaient justement ces espèces de filtreurs impactés, ou si elles impactaient le port. On s'est même demandé si, à cause de tous ces filtreurs, ces milliers de kilos, pour ne pas dire de tonnes, accrochés sous les 15 kilomètres de ponton, n'avait pas un impact sur le dragage du porc. Et donc non. Mais voilà, c'est des questions qu'on s'est posées aussi.
- Speaker #0
Donc les filtreurs sont intéressants, car ils permettent une étude de l'environnement sur le temps long.
- Speaker #2
On va faire une analyse d'eau ou une analyse de sédiments, on va avoir un état des lieux à l'instant T. On va faire des études dans des animaux et on va avoir un pas de temps beaucoup plus long, parce qu'on va avoir l'historique de sa filtration. Et c'est beaucoup plus intéressant que de regarder une analyse d'eau ou de sédiments.
- Speaker #1
Qui a son intérêt aussi. On regarderait la coupe du tronc d'un arbre.
- Speaker #2
Tout à fait, ou les cheveux d'un humain.
- Speaker #0
Et parmi les filtreurs, un coquillage sert de super bio-indicateur de l'état de santé du porc.
- Speaker #2
On a fait beaucoup d'études avec l'Université de La Rochelle. On a suivi notamment le pétoncle noir et la glande digestive du pétoncle noir pour suivre son état de santé. Son adaptation, sa résilience face à la pollution sur différents endroits du port. Et sur ces 7 ans de suivi, on voit de façon directe l'amélioration de la qualité de l'eau sur certains aspects. Par exemple, le changement de la station carburant avec des installations qui récupèrent par exemple les égouttures et puis une station plus récente. fait que là, on a vu tout de suite une amélioration dans le pétoncle. En fait, quand elle est dérangée par des éléments extérieurs, donc des polluants, des hydrocarbures notamment, elle va sécréter des substances, donc des enzymes, des hormones, des anticorps, qui la font survivre. Et en fait, c'est en dosant ces enzymes, etc., qu'on va pouvoir voir son état de santé réel, et là où elle va mieux se développer, se reproduire. Et c'est vrai qu'en ces 7 ans de suivi, nous ont permis de voir ça.
- Speaker #1
Alors ça, c'est intéressant, parce que justement, une pétanque soumise à une pollution a une réaction. On peut dire qu'elle fait une forme de mutation, où elle va chercher dans son organisme les solutions de se protéger ou de se régénérer. Parfois, c'est tragique, puisqu'on le voit avec les perturbateurs endocriniens. On va avoir des grenouilles acipates, des poissons avec une nageoire. Là, c'est un milieu qui est atteint fortement, avec une dégénérescence des tissus et d'autres éléments qui constituent le poisson, qui peuvent amener à la mortalité, puisqu'infertilité, l'espèce, etc., et disparition après. Mais néanmoins, on a toujours cet espoir qu'ils trouvent le moyen de se défendre. C'est ça l'enjeu, en fait, que la pétanque, l'exemple de la pétanque, qui est vraiment intéressant pour ça.
- Speaker #2
Et cette étude-là, elle nous a aussi servi à nous dire... Bon là vous allez dans le bon sens, là il y a encore des efforts à faire. Justement le traitement des eaux de carénage, on avait des espèces présentes là. On a su à un moment donné qu'il y avait un problème parce que les analyses n'étaient pas bonnes du tout. Voilà, on travaille sur le traitement, on règle le problème, mais ça avait un effet direct sur la pétanque.
- Speaker #0
Le pétanque le noir, aux côtés des sardines, anchois, barres ou mulets. Des espèces observées régulièrement par les plongeurs du Subaquaclub de La Rochelle, qui participent à la campagne de recensement.
- Speaker #2
Ils sont toujours ravis de tout ce qu'ils peuvent trouver juste là. En recherche, les biologistes sont admiratifs du nombre d'espèces qui peuvent être présentes. Des espèces très communes, comme des espèces un peu recherchées et très particulières, comme les nudibranches. Là, il y a toute une science participative sur la recherche des nudibranches, qui sont des petites espèces, une sorte de petits vers, qui sont vraiment très particulières. Très joli esthétiquement, des hippocampes. Moi j'ai vu mon premier hippocampe dans le port, mais j'étais comme une folle, parce que ça veut dire aussi que c'est des espèces qui sont très sensibles à la qualité de l'eau, et que quand on en voit un dans le bassin des Chalutiers, qui est un bassin fermé,
- Speaker #3
on se dit, bon, le boulot n'est pas trop mal fait.
- Speaker #0
Des hippocampes qui voient dans plusieurs ports français l'apparition d'habitats qui leur sont spécialement dédiés, des hôtels à hippocampes. Et les sèches, elles, ont leur nurserie.
- Speaker #2
Là, on commence à intégrer aussi des infrastructures qui permettent, par exemple, aux sèches de venir pondre dans le port.
- Speaker #3
Les fameux pondoirs.
- Speaker #2
Les fameux pondoirs. On s'est aperçu qu'elles venaient jusque dans le port, on n'aurait jamais imaginé, en pondant sur des fils électriques, des vérins hydrauliques, etc. Donc on s'est dit, on va rajouter des structures pour qu'elles viennent pondre et ça marche super bien.
- Speaker #3
Donc ça veut dire que l'espèce se plaît ?
- Speaker #2
Oui, et du coup vu qu'elle pond plus, il y a plus de biomasse et plus d'individus et du coup plus d'espèces à pêcher.
- Speaker #0
Au port de plaisance de la Rochelle, on adapte donc les infrastructures aux espèces qui peuplent les bassins, avec même un parcours sous-marin en réflexion.
- Speaker #2
L'idée un peu saugrenue, c'est de faire un parcours subaquatique. Et du coup, d'inclure dans les quais des structures pour les hippocampes, de faire un hôtel à hippocampes, d'inclure une structure pour telle espèce de crabe, d'inclure, et comme ça, les plongeurs, plutôt que de faire de la découverte totale et d'essayer de voir ou pas, en fonction des plongées, de la visibilité et tout, d'aller voir l'hôtel à hippocampes, parce que là, on est sûr qu'il y a des hippocampes, et d'aller voir telle structure. pour voir telle chose, d'imaginer un parcours subaquatique.
- Speaker #0
Et tout ça pour garder une cohérence aussi entre le travail des universitaires, des chercheurs, des scientifiques et leur faciliter la vie finalement.
- Speaker #2
Tout à fait, de leur proposer des supports d'études, de découvertes. Donc là on travaille avec évidemment le laboratoire Lienz, mais on travaille aussi avec d'autres labos, le LASI, qui peut étudier les bétons ou les... des sortes de coraux pour protéger les pales planches, les infrastructures portuaires. Utiliser la nature pour se protéger elle-même. Il y a plein d'études différentes. On va travailler également avec IFREMER, le CNRS, le Muséum d'Histoire Naturelle.
- Speaker #3
Et l'Aquarium de la Rochelle aussi.
- Speaker #2
On a des pieux, des supports encore une fois. qu'on met dans le port et qu'ensuite ils mettent, eux, dans l'aquarium qui est dans le début de la visite où il y a des espèces locales et des pieux du port de la Rochelle.
- Speaker #0
À découvrir dans la partie atlantique de l'aquarium Rochelet. Mais la biodiversité d'un port ne s'arrête pas sous l'eau. Sur les quais, entre les pierres et les zones balayées par les embruns, poussent mousses, lichens et plantes allophiles, capables de résister au sel et à la sécheresse.
- Speaker #2
Ça fait partie du recensement, effectivement, les plantes allophiles ou les algues qui sont en bordure de quai, qu'on ne voyait pas il y a quelques années. Pourquoi, David ?
- Speaker #1
Parce qu'en fait, nous, en 2004-2005, on a vraiment eu envie de proposer à la ville de La Rochelle de changer leur pratique concernant, alors ça fait 20 ans, concernant leur pratique. leur pratique d'utilisation des produits phytosanitaires. Et à l'époque, ils mettaient des produits partout, sur tous les bords à quai du port.
- Speaker #2
Un agent du port passait avec un pulvérisateur de Rundop, tout le long de pesticides, tout le long des quais, pour que les quais ne s'enherbent pas. Et Comer est passé par là. Les services de la ville ont changé leur pratique face aux pesticides. En 2008. Et la vie a repris ses droits. Et donc on voit effectivement cette Christe marine pousser sur les quais. Des quais qui sont empierrés avec des joints. Et son autre petit nom à la Christe marine, c'est Persepierre. Et donc, malheureusement, elle déjointe les pierres et on est obligé de la gérer un peu, cette Christe marine, pour que ses racines n'aillent... Enlever tous les joints des pierres et des selles, les quais de la Rochelle.
- Speaker #1
Il faut dire que cette criste marine, c'est une plante protégée qu'on n'a pas le droit de ramasser n'importe comment, sans accord. Dans le milieu naturel. Dans le milieu naturel, elle est très bien pour fixer les dunes, on va la retrouver sur le système du nerf. C'est une plante mélifère, ce qui est extraordinaire, elle n'a pas de prédateur, riche en vitamine C, riche en magnésium. Elle est juste géniale en fait, elle est comestible, donc ça veut dire que vous pouvez en mettre dans votre salade. Et donc ça c'est vrai que pour l'association Ecomer, c'est vraiment une bonne reconnaissance de notre boulot parce que c'était pas une action facile au début. Faire accepter un changement des pratiques, des pratiques qui avaient pris racine depuis tellement d'années. Et puis aujourd'hui, c'est chouette parce que cette criste marine, elle orne le port. Donc effectivement, comme la précision, je dis qu'il y a des difficultés avec ça.
- Speaker #0
Qu'est-ce que vous en faites de cette criste marine ?
- Speaker #1
On a fait des tests avec le port et avec aussi une entreprise qui s'appelle Solibio. Et on a réussi à faire, ils ont réussi parce que là, la composition... Ils ont réussi à faire des produits à base de cristaux marines du port de Plaisance. Donc ça c'est chouette, parce que dans un déchet on valorise une matière et on arrive à faire un produit cosmétique. on a des bénévoles des commerces qui aident l'entreprise Solibio à collecter la Christmarine il faut l'accord du port avant bien sûr et ensuite cette Christmarine est acheminée à l'entreprise de Solibio et puis elle est distillée conditionnée la Christmarine n'est pas quelque chose de difficile à enlever elle s'arrache très bien donc c'est assez facile c'est pas un travail difficile il y a les accès parfois qui sont un peu difficiles sur les quais
- Speaker #2
et... du port. On se fait aider par les bénévoles de l'association sur des opérations ponctuelles. Au quotidien, ça va rester aux brigades. Et on se fait aider aussi, on rejoint certains endroits du port, petit à petit, avec l'AIDI 7, les brigades vertes du département, qui vont aussi désherber mais rejointer. La Christée Marine va repousser à un moment donné, mais beaucoup plus lentement que quand on ne fait que... que l'arracher. Donc il y a vraiment des endroits du port, toute la digue mariaque a été faite par les brigades vertes du département. C'est une association d'insertion.
- Speaker #0
Le recensement de la biodiversité du port de La Rochelle se poursuit, avec de nouvelles observations réalisées régulièrement grâce au suivi de terrain et à l'ADN environnemental. Prendre soin de la criste marine sur les quais, installer des hôtels pour les hippocampes ou des pondoirs à sèche à La Rochelle, mais aussi au Havre ou dans plusieurs ports méditerranéens. On installe des récifs et des nurseries artificielles sous les quais et les pontons pour favoriser le développement des jeunes poissons et de nombreuses espèces marines. Des initiatives porteuses d'espoir qui montrent qu'un port peut aussi devenir un acteur de la protection de la biodiversité.
- Speaker #3
Écoute ta mère,
- Speaker #0
le podcast de l'association Ecomer.
- Speaker #1
Merci d'avoir pris part à cette navigation.
- Speaker #0
Ensemble, agissons à terre pour protéger l'océan. Rejoignez l'association Ecomer sur eco-mer.com
- Speaker #1
Venez nous rejoindre, vous écouterez la mer avec nous.