- Speaker #0
Écoute ta mère, le podcast des Echo mer.
- Speaker #1
Bonjour, David Beaulieu, directeur de l'association Echo mer et fondateur. Cette association existe depuis 25 ans. Son objectif numéro un, c'est de préserver les océans, donc d'agir en amont, puisque en fait, toute la pollution de la mer, des océans, est inhérente à l'activité humaine. Donc nous, notre combat, il se fait à terre pour protéger la mer.
- Speaker #0
Sur la trace des pollutions.
- Speaker #1
Deux types de pollution majeure, la pollution visible à l'œil nu, donc tous les déchets plastiques qu'on ramasse régulièrement, mais aussi les déchirants invisible à l'œil nu, qui eux, vont avoir un véritable impact qu'on ne s'est pas totalement mesuré en plus. Donc nous, notre enjeu, c'est vraiment de mettre en lumière ces problématiques-là, qu'elles soient visibles ou invisibles à l'œil nu.
- Speaker #0
Écoute ta mère. Le podcast de l'association Echo mer. Comprendre les enjeux marins d'aujourd'hui et faire résonner les solutions de demain. L'éco-plaisance et les alternatives aux anti-fooling. Naviguer à la voile, c'est sans doute l'un des moyens les plus naturels de se déplacer. Utiliser la force du vent, observer les marées, composer avec les éléments. La plaisance véhicule une image de liberté, de sobriété et de proximité avec la nature. Pourtant, derrière cette relation privilégiée avec la mer, se cache un paradoxe, le coût environnemental de la plaisance.
- Speaker #1
Quand on regarde un bateau, Aujourd'hui, on peut dire que du haut du mât jusqu'à la quille, on a des produits toxiques, chimiques essentiellement.
- Speaker #0
Construction des bateaux, mais aussi peinture anti-fouling, on va beaucoup en parler, nettoyage des coques et consommation d'eau, ou encore carburant qui fuite. Face à ces enjeux, des solutions émergent. Et à La Rochelle, l'association Echo mer accompagne cette transition depuis plus de 20 ans. Avec David Beaulieu, son fondateur, et Angélique Fontanaud. Présidente de l'association et responsable environnement au port de Plaisance de la Rochelle, rendez-vous sur les pontons pour parler éco-plaisance. Quand un bateau reste plusieurs semaines dans l'eau, la vie marine ne tarde pas à s'installer sur sa coque. Pour y remédier, c'est le balai à la belle saison des carénages. Avec l'application de produits bien connus des propriétaires de bateaux, les anti-fouling, des peintures qui fonctionnent souvent, grâce à la diffusion progressive de substances biocides dans l'eau. Pour un port comme celui de La Rochelle, elles sont en tête des pollutions.
- Speaker #2
La plus grosse pour moi, ça va être les antifoulingues des bateaux, puisque voilà, 5000 bateaux pour le port de la Rochelle, complètement recouverts de cette peinture avec des métaux lourds, des biocides, qui se délitent malheureusement chaque jour dans le port. Donc ça c'est la pollution la plus importante d'un port de plaisance.
- Speaker #1
En fait c'est l'accumulation qui va faire le poison, quand on a de nombreux rejets dans le milieu, parce qu'on a 5000 bateaux ou parce qu'on a des bateaux qui sont On va dire affortonnage, fatalement que le milieu va en prendre un petit peu.
- Speaker #0
Avant de parler des alternatives, comprenons le fonctionnement.
- Speaker #1
Parce qu'on n'a pas dit ce que c'était un anti-fouling, c'est une peinture toxique, mais on n'a pas dit pourquoi. Le fouling, c'est le plancton qui va s'agglomérer sur la coque de votre bateau. Et ça va faire une peau, une peau verte, qui va ralentir votre bateau. qui va le rendre moins manœuvrant, qui va vous obliger à consommer beaucoup plus de gasoil. Pour faire du fouling sur un bateau, pour qu'il y ait des plantons qui s'accrochent, il faut qu'il y ait de la lumière et de l'eau chaude. Plus elle est chaude, plus la lumière et l'eau chaude vont faire cette combinaison que votre bateau va être sale en très peu de temps. Tous les bateaux aux Antilles, en 3 semaines, 1 mois, 1 mois et demi, il faut nettoyer la coque rapidement. Donc la raison pour laquelle on met une peinture anti-fouling, qui veut dire anti-salissure, Finalement, c'est pour éviter ça. C'est un biocide, c'est fait pour tuer les organismes vivants. Ça n'évite pas tant que ça, puisque au bout de six mois, pour la plupart de ces produits, on se retrouve quand même avec un début de fouling sur la coque. Donc ce n'est pas super méga efficace. Aujourd'hui, c'est la moins onéreuse. La moins onéreuse et la moins complexe. Donc ça répond à un besoin. Et effectivement, ça génère un flux de déchets pharaoniques, ça génère énormément de problématiques, et ça génère aussi des rejets directs dans le milieu.
- Speaker #0
Ponsage, grattage, nettoyage de coques libèrent ainsi des polluants dans le milieu marin. C'est pourquoi le carénage est aujourd'hui strictement encadré dans les ports.
- Speaker #2
On autorise le carénage, la maintenance du bateau, uniquement sur les zones techniques, équipées. de recyclage des eaux de lavage. On ne va pas pouvoir caréner nulle part ailleurs, et surtout pas à flot. Un plaisancier qui ferait par exemple du nettoyage de sa coque à flot, son AOT serait abrogé directement. Son autorisation d'occupation de sa place. Et donc on prend rendez-vous, c'est le port qui sort le bateau de l'eau, qui le cale sur un verre, et ensuite vous avez le choix entre faire votre carénage vous-même, avec des antifouling, soit faire appel à un professionnel. On aimerait s'ouvrir à des solutions dites à moindre impact, même s'il y a toujours un peu un impact, mais c'est difficile, on est encore sur des recherches.
- Speaker #1
Sur cet aspect-là, c'est vrai qu'il y a beaucoup à faire, que ce soit d'un point de vue de l'application, de peinture non toxique, ou en tout cas le moins possible, mais il y a aussi l'aspect technique, pur et simple, c'est-à-dire... Une machine laveuse rotative qui passe, qui vous lave votre coque régulièrement, peut-être que demain ça peut être un enjeu ?
- Speaker #2
Ça existe déjà, ça existe déjà. Donc les sables d'Olonne en ont une. Donc c'est une station avec juste des rouleaux comme les stations de voiture qui est à flot, le bateau vient. Après on attend un peu leur retour pour voir l'efficacité. Combien de fois faut y aller ? Parce que si on demande au plaisancier... Plutôt que de sortir une fois à terre et de mettre un antifouling, d'y aller une ou deux fois par mois, c'est une contrainte importante, peut-être une contrainte économique, il y a beaucoup de choses à voir. Nous, pourquoi au port de la Rochelle, on ne l'a pas encore cette machine ? Parce qu'on a des contraintes aussi de hauteur d'eau, et qu'on n'a pas beaucoup de hauteur d'eau, malheureusement au minimum. Et du coup, il faudra faire une machine exprès qui ne pourra laver que finalement une partie des bateaux, pas des bateaux avec des grands tirs en dos.
- Speaker #0
Ce jour-là, nous enregistrons sur le bateau de David Beaulieu, qui navigue depuis de nombreuses années. Et à chaque saison, la question de trouver une alternative à l'antifouliant.
- Speaker #1
Alors moi, j'ai un bateau depuis 2007. Donc, j'ai essayé plein de formules différentes, dont des formules que j'ai pu découvrir au fil de l'eau, en discutant avec... soit sur des salons, évidemment. avec des gens présents, qui présentaient un produit nouveau. Voilà, donc la conclusion un peu de tout ça, c'est qu'il n'y a pas de produit miracle. Il y a des produits qui peuvent être présentés comme miracles, mais miraculeux ou en tout cas efficaces, qu'ils le sont, mais qui peuvent avoir un relargage dans le milieu, alors que ce n'est pas précisé. Donc pour moi, il n'y a pas de produit miracle, en fait. La seule alternative viable que je verrai... C'est aujourd'hui, c'est finalement d'avoir un bateau qui passerait dans le port et nettoierait votre coque pour... un euro symbolique. Quand tu veux sortir en mer, tu imagines commander ton nettoyage. Ça, c'est une solution qui, à terme, pourrait être très intéressante. Ça pourrait créer de l'emploi. Je pense que ça créerait aussi une réflexion de fond. Après, la deuxième solution alternative qui peut être mise en œuvre, c'est justement couvrir sa coque. d'une toile où le fouling viendrait s'accrocher sur la toile. Et tu l'enlèves et tu la remets. Mais finalement, dans tout ça, il y a une histoire de coût. Et l'aspect financier joue un rôle essentiel. Quand vous avez un carénage, si je prends la taille de mon bateau, 7 mètres 20 de long, bon voilà, un petit carénage à faire, et bien en fait, vous vous retrouvez avec... des coûts avec, pour votre coque, on va dire 250 euros à peu près, tous les ans. Donc c'est la moins onéreuse. La moins onéreuse est la moins complexe. Donc ça répond à un besoin. Et effectivement, ça génère un flux de déchets pharaoniques, ça génère énormément de problématiques, et ça génère aussi des rejets directs dans le milieu. Et puis il y a un enjeu aussi qui peut être intéressant, Pour éviter cet anti-fouling, c'est de faire des pores à sec. C'est-à-dire que j'utilise mon bateau, je vais dans l'eau, je ressors à la journée, je sors à la journée, le soir je rentre, je mets mon bateau dans un rack, j'ai pas besoin de mettre d'antifouling puisqu'il est hors d'eau. Donc ça, ça fait partie, en fait, c'est comme pour tout.
- Speaker #2
Un panel de solutions.
- Speaker #1
Voilà, c'est un mix énergétique de solutions.
- Speaker #2
Voilà, les solutions techniques existent, maintenant ça va demander de l'adaptabilité. De l'adaptabilité des ports, mais aussi des plaisanciers. Il va falloir qu'ils acceptent le changement. On sait que c'est ça le plus compliqué chez l'être humain, le changement, pour essayer de trouver des solutions autres que le chimie.
- Speaker #0
Pour sensibiliser et comprendre comment ces questions sont perçues par les plaisanciers, direction les pontons. Depuis plusieurs années, Echo mer organise des opérations de sensibilisation directement au pied des bateaux.
- Speaker #1
Les opérations pontons, elles consistent à aller voir les plaisanciers. Quels qu'ils soient, on est calme et aussi sur leur propre bateau et d'échanger avec eux sur les pratiques environnementales, de leur donner un collecteur de piles pour qu'ils puissent collecter leurs piles à bord, d'échanger sur toutes les... les pratiques, les infrastructures environnementales du port, c'est-à-dire les toilettes, tout ce qu'on peut mettre, les poubelles, pour ne pas qu'il y ait de déchets. Et puis c'est aussi pour nous l'occasion de leur remettre dans ce container à piles quelque chose pour qu'ils évitent tous les nettoyants toxiques, puisque tout à l'heure j'en ai parlé, mais ça c'est vraiment une pollution invisible. Si vous mettez de l'eau de Javel sur votre bateau, L'eau de Javel s'écoulait directement dans le milieu, c'est invisible, mais par contre c'est mauvais, c'est vraiment très mauvais. Comme je l'ai dit tout à l'heure, c'est pas un bateau, si 500 le font, c'est très mauvais pour le milieu.
- Speaker #0
Des opérations ponton qui se déroulent deux fois par semaine pendant la belle saison. Ce jour-là, c'est François Gilles de l'association Echo mer qui part à la rencontre des plaisanciers.
- Speaker #3
Je fais du bateau de pique-finé, j'ai 49 ans, j'ai caréné des bateaux dans les ports. Donc quand on sait maintenant l'impact écologique... Qu'il y a sur un semi-érodable un coup d'éponge dans le port, bon, mais à coup de pas quoi. Mais bon, il y a 20 ans, 25 ans, on ne savait pas toutes ces choses-là, on n'avait pas toutes ces infos. Bonjour monsieur, est-ce que je peux vous accaparer 5 minutes ? C'est pour remplacer, alors j'imagine que vous le faites déjà, c'est pour remplacer les produits que vous pourriez trouver. dans les ships par des produits naturels. Par rapport à tous les éléments du bateau, inox, gel coat... Bon, l'huile de coude sera toujours indispensable, on est d'accord, mais...
- Speaker #4
On a déjà travaillé pour l'anti-fooding, pour regarder ce qu'on pouvait faire au mieux. Vous m'avez dit que c'était pas encore...
- Speaker #3
Il y a des solutions. Alors, il y a les bâches. Je sais pas si vous avez vu, il y a une cinquantaine de bateaux à La Rochelle qui mettent des bâches. Alors, en fait, ils la mettent quand ils sont à leur port d'attache, quand ils partent en croisière. Il y a un sac et il la laisse. Et en fait, il faut avoir un anti-fouling sur le bateau. Mais en fait, ça prolonge énormément. Alors vous serez contraints de sortir votre bateau pour changer les anodes. Ça, de toute façon. Mais en fait, les bâches, c'est un quart d'heure. Et il y a un sac. Et puis vous laissez votre sac à votre place de port sur le ponton. Et vous partez en croisière. Et quand vous revenez, vous remettez votre bâche. Et ça emprisonne, ça met de l'ombre. sur toutes les zones où ça pourrait proliférer. Et surtout, proche de la flottaison, c'est là où ça prolifiera. Alors, est-ce que je peux juste prendre le... Donc, vous m'avez dit que vous étiez à Arzal. Et le bateau s'appelle ? En tout cas, merci beaucoup.
- Speaker #0
Changer ses pratiques n'est pas toujours simple. Encore faut-il savoir par où commencer. C'est dans cet esprit qu'Ecomer a créé la charte de Echo mer.
- Speaker #1
Il y a un article qui, pour moi, est très important. Un bateau rejette potentiellement pas mal de kérosène à l'eau. Et donc, il faudrait que les bateaux de série, mais aussi les bateaux de plaisanciers, soient équipés d'une nable qui permet vraiment aucun rejet. Ça existe, c'est pas compliqué à mettre en œuvre, il faudrait peut-être le généraliser, l'offrir aux plaisanciers, mais ça, ça aurait un impact positif. direct sur des centaines des milliers d'utilisateurs et sur un rejet direct. Donc si on s'engage à signer cette charte et que cet article-là doit être respecté, il faut équiper son moteur. Alors c'est plus pour des moteurs inboard. On a des difficultés avec des moteurs hors-bord pour pouvoir avoir une nable, mais on a normalement moins de débordements avec un moteur hors-bord qu'avec un moteur... Mais ça va s'adapter aussi bien à un voilier qu'à un bateau à moteur de grande taille. Et il y a des rogers réguliers, qu'on soit en Méditerranée ou en Atlantique, et ça, ça serait un impact réel, voilà, et que tu sois n'importe où.
- Speaker #2
Cette année, on va insister sur l'eau.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
La pratique du lavage du bateau, donc sans nettoyant toxique, c'est la première des choses, et on leur offre plein de solutions différentes pour utiliser des nettoyants no-toxiques, mais efficaces quand même. Et puis l'eau, on va insister sur un lavage à l'eau de mer suffit. Et un petit rinçage à l'eau douce sur les parties importantes du bateau suffit largement. Au bout d'une demi-heure, le bateau est de nouveau salé. Ça ne sert à rien de s'obstiner à... Utiliser de l'eau potable pour nettoyer son bateau, et c'est encore beaucoup, beaucoup trop utilisé. On utilise plus de 40 000 m3 d'eau sur le port pour laver son bateau. C'est gigantesque, on fait partie d'un des plus gros consommateurs d'eau de l'agglomération de la Rochelle. Il faut savoir que l'été, même s'il pleut, on est en tension hydrique sur le territoire. Et utiliser de l'eau potable sur un usage... industrielle, sur un usage de nettoyage, c'est plus entendable. Donc il va falloir qu'ils changent un peu leur pratique. Nous, on travaille en amont aussi au niveau du port pour peut-être mettre à disposition des karchers à eau de mer. On a déjà une station de lavage avec de l'eau désalinisée qui leur permet de nettoyer le pont du bateau avec un karcher avec de l'eau douce. On va mettre en place un karcher à eau salée. Mais c'est vrai qu'eux-mêmes, à leur ponton, un seau d'eau de mer... un lave-pont et un petit rinçage à l'eau douce suffit.
- Speaker #1
Il y a aussi sur les zones techniques, il y a beaucoup de consommation d'eau aussi, mais ce n'est pas là où c'est le plus...
- Speaker #2
Non, c'est les pontons. La priorité de la sensibilisation, ça va être sur les pontons. On a une grosse marge.
- Speaker #0
Des engagements simples pour réduire son impact sur le milieu marin. Mais la plaisance responsable ne concerne pas seulement l'entretien des bateaux, elle concerne aussi leur fin de vie.
- Speaker #1
Aujourd'hui, on ne sait pas comment éliminer un bateau comme celui-ci. Vous prenez le bateau, vous le mettez à la poubelle, on ne sait pas faire. Donc, ça pose une question sur la construction de nos bateaux. Quel type de composites on doit utiliser ? Quel type de fibres on doit utiliser ? Toute la réflexion autour d'un bateau, puisque finalement, quand on regarde un bateau, aujourd'hui, on peut dire que du haut du mât jusqu'à la quille, on a des produits toxiques, chimiques, essentiellement.
- Speaker #0
Depuis 2019, la filière Aper... Association pour la plaisance éco-responsable organise la déconstruction des bateaux, offrant une solution de démantèlement gratuite et encadrée aux navires en fin de vie. Mais qu'en est-il des voiles usagées, cordages ou textiles techniques ?
- Speaker #1
En 2003, quand j'ai fait une étude sur les comportements et des plaisanciers, mais aussi des pratiques des industries nautiques, et que ça aille de la tête de main jusqu'aux bulbes de quilles, où j'ai vu vraiment... Les professionnels, j'ai vu vraiment qu'il n'y avait aucune solution d'apporter sur les dégâts collatéraux de la construction. Tous les déchets, mais tous les déchets nobles pour certains, dont les voiles. Donc, en 2003, on a décidé de réfléchir à ça, d'apporter une solution aux voileries déjà. Donc effectivement, on a mis en place la revalorisation des voiles, qui aujourd'hui illustre bien qu'on avait, entre guillemets, compris ce qu'il fallait faire grâce à cette étude, puisque quelques années plus tard, ça s'est généralisé à fond. Le produit voile est devenu tendance. Et en fait, ce qu'on a construit pour les voiles, on l'a construit aussi pour les poches austrélicoles. Le néoprène, c'est pareil, il faut trouver des solutions, il y a du monde qui recherche. Nous, on l'utilise dans nos produits, on mélange des produits en voile avec du néoprène, mais aujourd'hui on valorise des... gilet de sauvetage. Et finalement, dans le monde du nautisme, le gilet de sauvetage, il a une durée de vie assez courte. Dans les écoles de voile, un gilet de sauvetage, il est donné pour 6 ans. Donc 6 ans, c'est pas énorme, en fait. Donc tout ça fait que dans le monde maritime, il y a énormément d'éléments qui ne sont pas valorisés, qui sont jetés. Et donc, il n'y a pas de seconde vie. Et nous, avec Echo mer, et des structures d'insertion, on travaille. à toute cette réflexion. Et on trouve des applications. Là, on vient de faire un barbattage avec des gilets de sauvetage. Et pour nous, on continue dans la même logique que quand on a valorisé les voies. Et c'est là où c'est intéressant. Parce que le monde du bateau, il n'y a pas que des gens riches dans le monde du bateau. Il y a aussi des gens qui ont, on va dire, des classes moyennes ou qui ont des bateaux copropriétés, donc qui essayent d'amortir les coûts. Et donc des fois, d'avoir du deuxième main c'est pas mal, ou bien de donner du sens, même si on n'a pas de moyens, mais de donner du sens et d'être un exemple pour d'autres. Enfin voilà, il y a des choses à se démontrer.
- Speaker #0
Des filières de réemploi et de recyclage se développent. Les alternatives trouvent leur place. Les gestes et les mentalités évoluent. Mais l'expérience des Echo mer le montre, préserver la mer n'est pas une démarche individuelle, c'est une aventure collective.
- Speaker #1
Un éco-plaisancier ne peut pas fonctionner seul. Il a besoin d'un port qui accompagne, il a besoin, on va dire, des entreprises qui font des produits qui accompagnent. Tout le monde doit jouer sa part. Partition sur la plaisance. En fait, si ça ne se fait pas, ça va toujours rester aux portes de l'intention. Ensuite, ça se décline en actions très concrètes. Dernièrement, par exemple, c'était intéressant, j'avais une discussion avec une nana qui vit sur son bateau, qui pousse la réflexion hyper loin, et qui, elle, pense qu'on devrait installer des toilettes sèches sur tous les bateaux. Moi, c'est ce que j'ai fait sur mon propre bateau. Pour plusieurs raisons, les odeurs, la complexité, le rejet, il y a vraiment plein de raisons qui font qu'on peut y passer. Après, si on va jusqu'au bout de la réflexion, c'est qu'il faudrait composter tout ça. Et c'est là où on arrive dans un port, ils n'ont pas des moyens de compostage pour des plaisanciers qui ont décidé de mettre à bord. Donc... Si on n'a pas un ensemble de filières et de réflexions, c'est compliqué d'être éco-plaisancier. Il ne va pas falloir relâcher la pression. Que les assos environnementales fassent leur boulot et que les ports puissent eux aussi faire le leur. Et que les plaisanciers soient informés, qu'il y ait des facilités de mise en œuvre de tout ça. Mais ça va prendre du temps.
- Speaker #0
Pour avancer avec Echo mer vers une plaisance plus respectueuse de l'environnement, retrouvez en ligne la charte de l'éco-plaisancier dont nous avons parlé. ainsi que le guide des déchets portuaires ou encore la liste des alternatives aux produits nettoyants toxiques. Car un petit geste pour un plaisancier, multiplié par des milliers, peut devenir un vrai changement pour la mer. Écoute ta mer, le podcast de l'association Echo mer.
- Speaker #1
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- Speaker #0
Ensemble, agissons à terre pour protéger l'océan. Rejoignez l'association Echo mer sur Echo mer
- Speaker #1
Venez nous rejoindre. Vous écouterez la mer avec nous.