Speaker #0Bonjour, c'est Virginie, vous écoutez le podcast ECHO, un podcast de discussion autour de l'entrepreneuriat, de l'engagement et de l'émancipation des femmes. Ce podcast veut être une source d'inspiration, de connexion et d'impact. Avec mes invités, nous avons à cœur de faire bouger les lignes. ECHO est un projet indépendant, alors si le contenu vous plaît et que vous voulez le soutenir, vous pouvez en parler autour de vous, le partager sur vos réseaux sociaux. et mettre une note 5 étoiles avec un commentaire sur votre plateforme d'écoute favorite. Merci pour votre soutien et bonne écoute ! Il y a des projets qui gèrent mon silence pendant longtemps, des idées qu'on caresse du bout des doigts sans oser les saisir. C'est ce que je vis aujourd'hui et c'est ce que j'avais envie de partager avec vous. Bienvenue dans ce nouvel épisode d'Echo, un épisode un peu spécial Parce qu'aujourd'hui, j'avais envie de vous parler d'un de mes projets qui me tient à cœur. À la fois pour me motiver, pour me donner l'envie de le faire et pour m'engager quelque part avec vous et avec moi-même. Mais aussi, je me suis dit qu'à travers ce projet, il y avait sûrement des choses qui allaient vous parler. Je suis certaine que vous aussi, vous avez un projet, vous avez enfoui quelque part au fond de vous et vous avez du mal à faire net. Et donc du coup, j'espère qu'avec mon expérience, avec ce que je vis moi, avec ce projet, du coup, ça va vous inspirer. Donc cet épisode, ça va être le premier d'une série, d'un hors-série que je vais intituler « J'écris un livre » , dans lequel je vais vous partager tout ce processus, puisque c'est de ça dont on parle pour moi, c'est l'écriture d'un livre. Alors ça fait longtemps que j'ai envie d'écrire un livre, c'est quelque chose qui me tient depuis des années. J'ai d'ailleurs commencé à écrire plein de manuscrits, j'ai plein de débuts de manuscrits dans mon ordinateur sans jamais aller jusqu'au bout. Et cette fois-ci, il y a quelque chose de différent qui s'opère en moi, quelque chose pour lequel je trouve plus de sens et qui, je crois, j'espère en tout cas, va me tenir motivée jusqu'au bout de ce projet. Alors aujourd'hui, je ne peux pas encore vous dire de quoi il va parler, mais ce que je sais, c'est que c'est vraiment un projet qui me fait vibrer, mais qui me terrifie aussi. C'est un projet qui me reconnecte à moi-même, à ce que je suis, mais c'est un projet qui me fait profondément peur. Et je pense que c'est pour ça que c'était intéressant de le partager avec vous pendant cet épisode. Parce que je suis certaine que vous aussi, vous avez un projet que vous avez enfoui et qui vous fait peur. Je voulais dans une première partie vous parler de mes doutes, des doutes qu'on a face à ce projet. Alors évidemment, le premier doute qu'on a, la première peur, c'est la peur de l'échec. En tout cas, moi, c'est ce qui m'arrive. Évidemment que j'ai peur d'échouer, évidemment que j'ai peur que ce projet fasse un bide, que j'arrive tout simplement pas à écrire ce livre. Mais j'ai décidé aussi depuis longtemps que je voulais pas que la peur dicte ma vie. Je me dis que ce qui me fait peur, c'est justement là où je dois aller. La peur, c'est une émotion. Une émotion qui est assez particulière parce qu'en fait, seulement 7% de nos peurs sont des peurs réelles. Les 93% qui restent, en fait, ça va être nos angoisses, ça va être nos anxiétés, ça va être les projections négatives qu'on va faire sur quelque chose qui ne s'est pas encore passé. Ça va être les films catastrophes là qu'on va se faire. Autant la peur, c'est une émotion qui est super importante parce que du coup, elle nous permet de faire face à un danger. Autant quand c'est une peur irréelle, En fait, à part nous empêcher, à part nous contraindre à rester où on est, en fait, il n'y a pas beaucoup d'avantages à ça. En fait, je me dis oui, j'ai peur d'échouer, mais peut-être que je vais réussir. Et quand bien même j'échouerai, ce n'est pas grave, ce sera de toute manière une expérience qui m'emmènera forcément sur un autre chemin. Je pense que si mon expérience d'entrepreneur m'a bien appris quelque chose, c'est justement à surmonter l'échec. Et avoir en l'échec, finalement, quelque chose de positif. Si j'échoue, ce n'est pas grave. Au moins, j'ai fait ce que j'avais envie de faire. Au moins, j'ai été au bout. De ce que j'avais envie, et ce ne sera pas un regret. Donc c'est important de pouvoir le mettre en place, et si jamais ça rate, et bien c'est pas grave. De toute manière, forcément, ça va mourir sur autre chose. Donc voilà, j'avais envie de vous partager moi ma réflexion par rapport à cette peur de l'échec, alors ça ne veut pas dire qu'elle n'est pas présente, elle est bien présente, elle est bien là, croyez-moi. Mais en tout cas, j'ai décidé de pouvoir la surmonter, parce que, encore une fois, je ne veux pas que la peur dicte ma vie. Autre chose dont je voulais vous parler, c'est évidemment du syndrome de l'imposteur. Je me dis, évidemment, qui suis-je pour écrire un livre ? Faut. Pourquoi moi et pas quelqu'un d'autre ? Sûrement qu'il y a des gens qui sont mieux placés que moi pour écrire un livre. Et puis de toute manière, tout a déjà été dit. Des livres, il y en a plein, sur plein de catégories, sur plein de sujets différents. Et puis ce que je me dis aussi, c'est que moi je n'ai pas fait d'études de lettres. Alors certes, j'aime écrire, mais est-ce que ça suffit pour dire qu'on va écrire un livre ? Je n'en suis pas sûre. Ok, sauf que pour contrer ça, en fait, je me dis que j'ai des choses à partager. J'ai des choses à dire, je le fais déjà à travers ce podcast, mais pour moi ce n'est pas suffisant. j'ai envie d'aller plus loin, j'ai envie d'écrire ce livre. Alors certes, je ne suis peut-être pas la plus légitime pour l'écrire. Peut-être qu'il y a d'autres personnes que moi qui l'écriraient différemment que moi, peut-être mieux que moi. Mais en tout cas, personne ne l'écrirait avec mon expérience, avec qui je suis, avec les valeurs que je porte. Et je pense que juste pour ça, c'est important de gommer ce syndrome de l'imposteur et de se dire, je ne suis pas une imposture, parce que ce livre, je vais l'écrire avec qui je suis, moi. Ce syndrome de l'imposteur, il me ramène, moi en tout cas, à ce besoin de perfection. On a beau savoir que la perfection n'existe pas, on a toujours envie, évidemment, que ce soit parfait. C'est normal, puisqu'en fait, on va venir mettre à jour, montrer à tout le monde quelque chose, un produit, et là, en l'occurrence, un livre, qu'on a envie que ce soit parfait, qu'on a envie que ce soit bien, qu'on a envie que les gens trouvent que c'est génial. Oui, c'est vrai, mais ce que je me dis, c'est que de toute manière, il y a forcément des gens qui trouveront ça parfait, d'autres qui trouveront ça bon. Oui, bien, mais pas forcément parfait. D'autres qui trouveront ça complètement nul. La question que je me pose, c'est c'est quoi le plus important pour moi ? Est-ce que c'est de faire quelque chose de parfait ? Ou est-ce que c'est de faire quelque chose, tout simplement ? Et en fait, pour moi, c'est clair que le plus important, c'est de le faire. Ce livre, il est là depuis tellement longtemps, il est enfoui en moi depuis des années et des années. Ce serait un vrai regret de ne pas pouvoir le faire. Et du coup, tant pis s'il n'est pas parfait. De toute manière, je ne suis pas quelqu'un de parfait. Donc, en fait, il sera juste à mon image et ça, ce sera très bien. Il y a autre chose qui m'entrave dans l'écriture de ce livre, c'est le fameux syndrome de la page blanche. Je me dis si je n'y arrivais pas et si je n'allais pas au bout. En fait, là, ce que je me dis, c'est qu'il faut que j'accepte d'avoir des phases de doute, il faut que j'accepte qu'il y ait des phases où je serai dans une énergie de dingue et que j'écrirais jusqu'au bout de la nuit. et d'autres phases où en fait je douterais, je trouvais que ce que j'ai écrit c'est nul, que ça n'a pas d'intérêt, pourquoi je me suis lancée là-dedans. J'ai déjà vécu ce processus quelques années où je m'étais lancée dans un diplôme et arrivé vraiment quasiment à la fin, je m'étais dit mais pourquoi je me suis lancée là-dedans ? Mais en fait j'étais pas si mal que ça, mais j'ai pas besoin de ça en fait pour continuer. Et en fait ça paraît, ça nous ramène en fait à des peurs qui nous font rester où on est et non, moi j'ai besoin de grandir, j'ai besoin de croître, j'ai besoin de faire de nouvelles choses. Et du coup c'est important que j'arrive à dépasser ça et de me dire que Bah ok, c'est ok, je verrai jusqu'où je vais et j'espère aller jusqu'au bout. Et j'accepte en tout cas les phases de doute qui vont me traverser, j'essaierai de les surmonter comme je peux. Alors je t'ai partagé tous ces doutes, peut-être que toi aussi tu les ressens face à un projet quel qu'il soit, parce que je pense que c'est humain. Ces peurs, elles nous protègent de ce qu'on ne connaît pas. Du coup en fait on va venir mettre des barrières inconscientes, comme un peu des prétextes qu'on va venir poser entre nous et l'objectif qu'on a envie d'atteindre. Alors moi ce que je propose en fait, c'est que plutôt que d'entraîner notre cerveau à douter, eh bien du coup on va l'alimenter de ce qui nous anime, de notre fameux pourquoi, de notre why. Pourquoi est-ce qu'on a envie de le faire ? C'est important parce que le cerveau c'est une machine, c'est une machine qu'on alimente avec nos pensées. Si nos pensées sont toutes négatives, eh bien forcément notre cerveau s'alimente de pensées négatives, et fatalement ce qui va ressortir ça va être que du négatif. Alors que si on alimente notre cerveau avec des choses plus positives, et notamment avec ce qui nous anime, avec notre motivation profonde, du coup, il y a quelque chose qui va s'opérer, qui va être de l'ordre du positif et qui va du coup nous pousser à agir. Alors encore en ce qui me concerne, voilà pourquoi je veux écrire ce livre, voilà pourquoi ça m'anime, voilà quel est mon why en fait. Alors j'ai identifié quatre motivations profondes. La première, c'est l'envie de transmettre. L'envie de transmettre, elle a toujours fait partie intégrante de moi. C'est d'ailleurs ce que je fais avec ce podcast, mais aussi dans les accompagnements que je peux prodiguer. Donc pour moi, en fait, la transmission, c'est une valeur sûre. Ça fait dix ans que je fais ça. Je sais que c'est quelque chose qui m'anime, même si je l'ai fait de différentes façons. En tout cas, c'est toujours là comme un espèce de fil conducteur. Donc je sais que c'est une motivation, c'est une valeur sûre, c'est quelque chose sur lequel je peux m'appuyer quand je vais penser à l'écriture de ce livre. Il y a une autre motivation super importante pour moi, c'est l'impact. J'ai lu tant de livres qui ont influencé mon état d'esprit, ma façon de réfléchir. le regard que je pouvais poser aussi sur la société, qu'en fait, c'est plus fort que moi, j'ai envie d'en faire partie. J'ai envie, moi aussi, quelque part, un peu de laisser ma trace, laisser mes idées écrites noir sur blanc. Et si ça peut permettre à d'autres, du coup, de trouver, elles aussi, une motivation, une inspiration, une façon de réfléchir qui va leur permettre de se sentir plus épanouie, pourquoi est-ce que je m'en priverais ? Ma troisième motivation, c'est le plaisir de créer. Pour moi, c'est là depuis toujours. C'est en moi, j'ai besoin de me renouveler, j'ai besoin de toujours faire des nouvelles choses, de découvrir des nouveaux univers, d'aussi nourrir ma curiosité intellectuelle. Et en fait, c'est quelque chose qui me plaît depuis toujours. Et je pense qu'avec ce livre, c'est un sacré défi, certes, mais c'est aussi une formidable opportunité pour moi d'être dans une nouvelle forme de création. Et enfin, la quatrième motivation pour moi, c'est le défi personnel, tout simplement. Comme je l'ai dit depuis tout à l'heure, ça fait trop longtemps que ça fait partie de moi. En fait, j'en ai marre de voir les autres écrire des livres et de me dire à chaque fois « c'est trop bien, moi aussi j'aimerais trop le faire » . En fait, j'ai décidé de reprendre ça en main, de redevenir un peu actrice de ma propre vie et de me dire « je vais arrêter de regarder ceux qui le font, ceux qui sont en train de réaliser mon rêve. Il faut que moi aussi je le fasse pour pouvoir m'en satisfaire et pour pouvoir être heureuse, de pouvoir être fière de le présenter. » Alors peut-être que mes motivations, là, elles te parleront, mais avant tout, ce qui est important, c'est que toi, tu puisses trouver les tiennes, celles qui t'animent, qui font que ce projet, il est en toi depuis tout ce temps-là. Qu'est-ce que tu peux aller chercher en toi, là, à l'intérieur, pour faire naître ce projet ? Et puis du coup, forcément, j'ai envie de te poser cette question, c'est quoi, toi, ce projet ? C'est quoi ce livre ? C'est quoi ton livre ? C'est quoi ton projet ? Qui te fait peur, mais que tu rêves de réaliser ? Cet épisode, c'est un peu un cri du cœur. Si tu as peur, c'est que tu dois y aller. Moi, j'ai adopté cette phrase comme un espèce de mantra. Si ça me fait peur, c'est que je dois y aller, c'est que ça va me challenger, c'est que forcément, ça va m'emmener vers quelque chose de plus haut que moi. Et ça, je trouve que c'est top. Lance-toi. Lance-toi aujourd'hui, car cet épisode, c'est peut-être un signe pour toi d'y aller. C'est peut-être le signe que tu attendais pour te lancer. Parce qu'en fait, tu ne seras jamais vraiment prête. Et comme je l'ai dit tout à l'heure, ce ne sera jamais parfait. Alors commence petit à petit, crée tes étapes pour pouvoir y arriver. Mais l'important, c'était la théorie des petits pas, c'est de venir poser ta première pierre à ce projet qui, je suis sûre, va être génial. Alors, comme je l'ai dit tout au début dans mon introduction, cet épisode, c'est un début. Donc, ça va faire partie, en fait, d'un hors-série, donc qui va s'appeler « J'écris un livre » , où je documenterai le processus avec mes doutes, avec mes hauts, avec mes bas, parce que je crois profondément que la transparence, du coup, elle est importante et elle inspire et elle motive. Dans le prochain épisode de ce hors-série, je raconterai comment j'organise mon temps et comment j'organise mes idées. Mais avant ça, on se retrouve la semaine prochaine avec une invitée géniale qui s'appelle Loucatus. Elle est conseille en signature vestimentaire. Si tu veux de l'inspiration, je te garantis que là, tu vas en avoir. Donc, je te donne rendez-vous jeudi prochain pour un nouvel épisode. Merci d'avoir écouté cet épisode. N'hésite pas à venir me retrouver sur LinkedIn, Virginie Perbal, ou sur Instagram, echo.podcast, pour me dire ce que tu as... penser de cet épisode et me parler de ce qui t'a inspiré. J'ai hâte de pouvoir échanger avec toi. Allez, à très vite !