Speaker #0Bonjour, c'est Virginie. Vous écoutez un épisode d'éclic du podcast ECHO, un épisode pour oser prendre sa place. Dans ce format court, je démonte les clichés, je sème des graines pour vous donner matière à réfléchir autrement. ECHO est un projet indépendant, alors si le contenu vous plaît et que vous voulez le soutenir, vous pouvez en parler autour de vous, le partager sur vos réseaux sociaux et mettre une note 5 étoiles avec un commentaire sur votre plateforme d'écoute. Merci pour votre soutien et bonne écoute. Est-ce que tu t'es déjà demandé à quel point tes choix sont influencés par le regard des autres ? Pas seulement parce qu'ils pensent vraiment, mais parce que tu imagines qu'ils pourraient penser. Aujourd'hui, dans ce nouvel épisode d'Echo, on va parler de ce pouvoir qu'on accorde au regard des autres. On va voir comment il peut orienter tes décisions, parfois même te détourner de toi-même. Et surtout, comment t'en libérer pour être plus alignée, plus sereine ? et plus affirmée. Alors pour commencer, j'aimerais te poser une question. Quelle place accords-tu au regard des autres dans ta vie ? A quel point as-tu besoin de plaire ? Je te propose pour ça un petit exercice. Donne une note de 1 à 10. 1 étant honnêtement l'opinion des autres n'influence pas mes décisions. 10 étant avant chaque décision je me demande ce qu'on va penser de moi. Essaye d'être le plus sincère possible avec toi-même. Plus ta note est élevée et plus il est probable que tu filtres tes choix, tes paroles, tes actions à travers ce prisme. Peut-être que tu te sens sûr, ou encore peut-être que tu t'adaptes, peut-être même que tu t'effaces un peu. Et souvent derrière ça, il y a la peur du jugement. Alors soyons clairs pour commencer. Personne n'est totalement indifférent au regard des autres. Et c'est normal, parce qu'en fait nous sommes ce qu'on appelle des êtres sociaux. Nous avons besoin d'appartenir à une famille, d'appartenir à un cercle d'amis, à une équipe. à une communauté. On a besoin de se sentir reconnu, accepté, intégré. C'est profondément humain. Le problème n'est donc pas d'avoir conscience du regard des autres, le problème c'est quand ce regard devient plus fort que ta propre voix. J'ai pu observer chez beaucoup de femmes que j'accompagne, et notamment des entrepreneurs, que le regard des autres influence énormément leurs décisions. Par exemple, quand elles aimeraient lancer un nouveau service, augmenter leur prix, prendre la parole sur un sujet engagé, changer d'identité visuelle, se poser plus clairement, et bien là, elles ont des pensées tout à fait légitimes qui arrivent. On va peut-être dire de moi, mais pour qui elle se prend celle-ci ? Tiens, on va croire que je ne suis pas légitime, on va dire que je change trop. Résultat, à force de se poser toutes ces questions, et bien du coup, elles se retiennent, elles minimisent, elles restent dans une zone confortable, mais pas alignée. Et parfois elles finissent par construire une vie qui ne ressemble pas vraiment à leur aspiration profonde. Alors si tu te reconnais dans cette description, cet épisode est fait pour toi. Voici une idée qui peut bousculer. Ce que tu crains que les autres pensent de toi est souvent une pensée que tu as déjà sur toi-même. Tu as peur qu'on te trouve incompétente ? Est-ce qu'au fond, une partie de toi doute déjà de ta compétence ? Tu redoutes qu'on te trouve prétentieuse ? Est-ce que tu juges toi-même ton ambition ? Le regard des autres agit souvent comme un miroir grossissant de tes propres insécurités. Et puis rappelons une chose essentielle, à moins qu'une personne te dise explicitement ce qu'elle pense de toi, et qu'elle soit très sincère, tu n'as aucune certitude. Le regard des autres, c'est en grande partie une construction mentale. Alors dis-moi, j'ai envie de te poser cette question, pourquoi imaginer systématiquement le pire ? Pourquoi ne pas imaginer que ce que tu fais peut inspirer, peut aider, peut toucher ? Je te prends mon exemple. Quand je prends la parole en public, je pourrais me concentrer sur ceux qui me jugent. Celles qui disent mais pour qui est-ce qu'elle se prend. Mais je choisis de penser aux personnes que cela peut soutenir, aux personnes que cela peut aider. Je dirige mon attention là où elle est utile. Parce que quelque chose de très important, c'est que quoi que tu fasses, de toute manière les autres penseront. C'est inévitable. Notre cerveau c'est une machine. Une machine à analyser, à... à penser, à comparer, à évaluer. Et chaque personne va venir interpréter le monde à travers ses propres filtres. Son éducation, son vécu, ses expériences, ses blessures, ses peurs. Prenons un exemple concret pour une femme entrepreneur. Imagine que cette femme veuille augmenter ses prix. Certains penseront, ben elle a raison, elle assume sa valeur, c'est tout à fait logique. Et d'autres penseront, mais franchement elle exagère, c'est super cher, ça vaut pas autant. Tu vois ce que j'ai envie de te montrer avec cet exemple ? C'est que ce n'est pas tes actions finalement qu'il faut remettre en question. Ce n'est pas ça qui va changer le regard de l'autre. Ce sont leurs propres filtres. Ce que les autres pensent parle bien plus d'eux que de toi. Et cette phrase, elle est importante. Ce que l'on pense de toi ne dit rien de toi, mais raconte beaucoup sur celui qui pense. Tu ne peux pas changer ces filtres, et te restreindre ne les empêchera pas de juger. Si tu t'exposes, on pourra te critiquer. Si tu restes en retrait, on pourra te reprocher de ne pas oser. Alors autant choisir ce qui te ressemble le plus, ce qui te permet d'être aligné avec toi-même. Et puis, déplaire n'est pas un échec. C'est souvent le signe que tu as une personnalité affirmée, que tu as une vision, que tu as une énergie singulière. L'objectif n'est pas de séduire tout le monde, l'objectif est de te plaire à toi, et de t'entourer de personnes qui apprécient la femme que tu es vraiment. Alors cela demande parfois de prendre de la distance avec les critiques constantes, et c'est vrai que ce n'est pas forcément évident. Ça demande aussi d'arrêter de chercher l'approbation là où elle ne viendra jamais. Et c'est surtout de choisir consciemment ton environnement. Quelqu'un qui critique tout, tout le monde, toi y compris, ne parle pas de toi, mais il parle de ses propres insécurités à lui. Et ça, ce n'est pas ton travail de le réparer. Alors maintenant, pour conclure cet épisode, j'ai envie de te lancer une invitation. Et si le regard des autres devenait un terrain d'exploration plutôt qu'un frein ? Imagine que ce serait un espace pour apprendre à t'aimer davantage, à renforcer ton estime, à forger ta propre opinion. à t'autoriser à évoluer, à t'affranchir de ce qui ne te correspond plus. Je t'invite ici à observer, sans te juger, les moments où tu t'adaptes pour plaire et à remarquer ce qui se joue en toi, à laisser germer ces réflexions. Alors oui, tu ne pourras jamais contrôler les pensées des autres, mais tu peux choisir de ne plus leur donner le pouvoir de diriger ta vie. Alors la vraie question n'est peut-être pas « qu'est-ce qu'ils vont penser de moi ? » mais plutôt « est-ce que je suis fière de la femme que je deviens ? » Je te laisse avec cette réflexion. Et si cet épisode t'a parlé, partage-le à une femme qui a besoin de s'autoriser un peu de liberté. Et moi, je te retrouve la semaine prochaine avec une super invitée qui s'appelle Catherine Elbrunner. Elle est experte en prise de parole en public. Elle va nous donner des conseils, des astuces et nous parler de son parcours. J'ai hâte de te partager notre échange. Et si tu sens que pour toi, c'est le bon moment de te faire accompagner, à oser être qui tu as envie, à te donner plus de liberté, à t'autoriser davantage, eh bien, viens me retrouver sur LinkedIn, Virginie Perbal. Laisse-moi un petit message, je me ferai un plaisir de te répondre. Ou alors, si tu es plus de la team Instagram, c'est echo.podcast. Je t'y attends et à très vite. Merci d'avoir écouté cet épisode. N'hésite pas à venir me retrouver sur LinkedIn, Virginie Perbal, ou sur Instagram, echo.podcast, pour me dire ce que tu as pensé de cet épisode. et me parler de ce qui t'a inspiré. J'ai hâte de pouvoir échanger avec toi. Allez, à très vite.