- Speaker #0
Bonjour, c'est Virginie, vous écoutez le podcast ECHO, un podcast de discussion autour de l'entrepreneuriat, de l'engagement et de l'émancipation des femmes. Ce podcast veut être une source d'inspiration, de connexion et d'impact. Avec mes invités, nous avons à cœur de faire bouger les lignes. ECHO est un projet indépendant, alors si le contenu vous plaît et que vous voulez le soutenir, vous pouvez en parler autour de vous, le partager sur vos réseaux sociaux. et mettre une note 5 étoiles avec un commentaire sur votre plateforme d'écoute favorite. Merci pour votre soutien et bonne écoute ! Et si la clé d'une parole puissante ne se trouvait pas dans les mots, mais dans le corps qui les porte ? Aujourd'hui, je reçois Catherine, experte en prise de parole, coach TEDx, spécialiste du pitch et conférencière, qui nous révèle comment dénouer notre corps pour libérer notre voix. Bonjour Catherine, je suis ravie de t'accueillir aujourd'hui sur l'épisode.
- Speaker #1
Bonjour Virginie.
- Speaker #0
Alors Catherine, on va commencer par le commencement et j'aurais aimé que tu nous parles de nous. Qui es-tu au-delà de ton expertise professionnelle ?
- Speaker #1
Est-ce que tu veux que je te parle de nous ou que je te parle de moi ?
- Speaker #0
Je te laisse dire comme tu veux.
- Speaker #1
Une introduction d'abord. Nous les humains, on est très complexes dans notre manière de s'exprimer. Ça veut dire qu'il y a tout qui se passe. Tout parle de nous dans notre matière de parler. Et du coup, je fais forcément un petit lien avec mon histoire, parce que moi aussi, j'arrive avec un bagage, une histoire, un apprentissage. On est chacune, chacun unique. Et je le suis, en même temps que toi, tu l'es. Et donc, moi, je viens d'une certaine manière du monde du silence. Je suis devenue bègue à l'âge de 7 ans. Et jusqu'à l'âge de 15 ans, ça a été vraiment très difficile pour moi de m'exprimer. Et en fait, il s'est passé des choses pendant toutes ces années où, quand on est dans le silence, finalement, les mots, on s'en fiche un peu, pour être très honnête. Et du coup, voilà, notre regard se porte sur l'intonation de la voix, sur le visage de la personne, sur comment se comporte son corps. Et en fait, on voit des choses quand on s'y intéresse. on voit des choses qui ne sont pas très cohérentes les unes avec les autres. Voilà, tout plein de... Comme si c'était des fêlures, comme s'il y avait des choses qui ne disaient pas la vérité, comme si les mots pouvaient parfois être faux, comme si le corps était figé, il était heurté, il y avait quelque chose. Aujourd'hui, on dirait que ça manque de congruence. où ça manque d'alignement. Voilà. Donc parler de nous, c'est parler de toute cette complexité d'expression de chacun de nous.
- Speaker #0
J'adore cette présentation, très originale. Merci. Est-ce qu'on peut dire que du coup, ce déclic qui t'a fait comprendre que le corps finalement était la libération de la parole, ça a eu lieu à cette époque ? Tu étais bègue ?
- Speaker #1
Alors pas du tout.
- Speaker #0
Ok. Parce que j'étais trop petite.
- Speaker #1
C'est venu assez rapidement quand j'ai monté ma société. Je me suis mise à mon compte en 2010. Et c'est en 2012 à peu près, j'ai été très très impliquée dans les projets de changement et de transformation dans les entreprises. Et je me suis retrouvée face à un manager qui devait raconter la transformation à venir à ses équipes et qui a été entre guillemets malmené par les opérationnels, qui ne comprenaient pas, qui avaient des questions, qui avaient de la colère, qui s'installaient, etc. Et j'ai vu mon manager complètement démuni. Et là, j'ai fait un signe de stop. On arrête tout. On fait une pause. Et je me suis occupée de mon manager, qui était tremblant, qui avait la voix qui n'était plus du tout posée, qui avait peur, qui me fermait les yeux. Enfin, c'est même pas qu'il me fermait les yeux, c'est-à-dire que son regard allait en bas, en haut, mais il n'était plus capable de rentrer en contact, de capter quoi que ce soit. Et en fait... J'ai su faire. C'est-à-dire que j'ai su l'accompagner à ce moment-là. J'ai su lui redonner confiance. J'ai su le poser. J'ai su gérer son corps comme sa voix.
- Speaker #0
Donc on comprenne bien, à cette époque-là, tu n'accompagnais pas encore sur la prise de parole ? Non,
- Speaker #1
je n'accompagnais pas encore sur la prise de parole, parce que pour moi, c'était du passé. C'est-à-dire que j'avais eu des soucis avec la prise de parole, j'avais eu des soucis avec mon bégayement. Mais depuis l'âge de 25 ans, normalement, je ne m'exprimais pas trop mal. Il y avait des moments où je buguais, etc. Mais je m'en sortais. Et là... Ce jour-là, en voyant ce manager complètement démuni, je me suis occupée de lui. Et c'est après que j'ai réalisé qu'en fait, d'où est-ce que ça venait, cette manière de prendre soin, cette manière de comprendre que la voix, elle était traumatisée par un corps tremblant, par une peur débordante. Il se passait des choses et j'ai su faire.
- Speaker #0
Ça a été une révélation.
- Speaker #1
Ça a été une révélation, ça m'est tombé dessus. Je me suis dit, mais c'est toutes ces années où j'étais en silence, d'une certaine manière, que je lisais, je comprenais, je voyais. Le déclic est venu après. Très rapidement, je me suis dit, ça, c'est un sujet qui fait vibrer mon cœur. Le fait de s'occuper de cet homme m'a touchée profondément.
- Speaker #0
Du coup,
- Speaker #1
j'ai eu envie d'aller plus loin.
- Speaker #0
vraiment ok et donc du coup c'est à partir de ce moment là où tu décides de te lancer comment ça fonctionne est-ce que ça prend du temps c'est quoi le mécanisme qui se passe en toi ?
- Speaker #1
Ce n'est pas inné, il a fallu que je me pose, il a fallu que je mette à plat tout ce que je sentais, tout ce que je savais, tout ce que j'avais récupéré. Et comment est-ce que je pouvais me mettre à profit pour accompagner des personnes ? Et quel type de personnes est-ce que je voulais accompagner ? Et j'ai eu une chance énorme, mais il n'y a pas de hasard encore une fois. On m'a proposé de travailler pour une grande banque. qui avait développé tout plein de conférences possibles pour les femmes. Et on m'a proposé de monter deux heures sur un sujet que j'ai moi-même nommé « Voix féminine et posture professionnelle » .
- Speaker #0
J'adore.
- Speaker #1
J'ai donc monté cet espace-temps très, très interactif, très pratico-pratique, concret, avec des femmes pour leur révéler leur voix. ce qui se passait dans le corps à ce moment-là quand elles parlaient, leur manière de s'exprimer, quel type de débit est-ce qu'elles avaient, est-ce qu'elles aimaient leur voix, quel type de questions est-ce qu'elles se posaient, est-ce qu'elles acceptaient le regard des autres sur elles ou pas ?
- Speaker #0
C'était très complet. Et donc ça, c'est ton premier client ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ok. Et alors j'avais une question, c'est vrai que quand on entreprend, on se pose toujours la question de comment trouver ses clients. Est-ce que pour toi, après, ça s'est fait de façon assez facile, enfin fluide ? Ou est-ce que ça a été compliqué ?
- Speaker #1
Très concrètement, je me suis dit que ce n'est pas parce que j'avais fait ça une fois. Alors, il se trouve que pendant deux ans, je l'ai fait un nombre de fois très important.
- Speaker #0
Pour cette même boîte ?
- Speaker #1
Pour cette même société. Mais je me suis dit, les gens ne vont pas venir à moi comme ça. Où est-ce que je vais pouvoir trouver des clients et des clientes ? j'ai moi-même décidé d'aller sonner à la porte d'espaces de coworking, d'associations pour personnes en reconversion, de pépinières pour des start-upeurs, entrepreneurs qui avaient besoin de pitcher. Et j'ai offert mes services, que je dois avouer gracieux au démarrage, pour les faire travailler finalement sur ce qui pouvait être difficile pour eux. en termes de prise de parole. Et finalement, ce même modèle, je l'ai offert en forme de conférence qui pouvait se faire en une heure, en trois heures, en une journée même. C'était peu importe. L'idée, c'était de rentrer dans le pratico-pratique et de les faire parler et s'exprimer et pitcher.
- Speaker #0
Je veux juste revenir sur un point parce que je sais que c'est un point dont on parle systématiquement, l'histoire de l'argent. Tu dis que toi, au départ, tu as fait ça gratuitement. Est-ce que c'est un conseil que tu donnerais aujourd'hui à un jeune entrepreneur pour se lancer ? Tu vois, quelle est la limite à un moment donné ? Moi, je suis partisane de dire que tout travail mérite salaire. Mais en même temps, j'entends ce que tu dis sur la gratuité et que c'est un moyen de se faire connaître. Donc, du coup, toi, tu le conseilles ?
- Speaker #1
En fait, ça, c'était avant Covid. Et avant Covid, dès que j'intervenais quelque part, à la fin de l'atelier, il y avait toujours... une, deux, trois personnes qui venaient me voir et qui du coup venaient travailler avec moi et là, bien évidemment, c'était payant et puis il y a eu Covid et Covid a offert tellement de contenu gratuit tellement ce qui était magnifique après Covid, j'ai redémarré J'ai re-accepté, on va dire, d'aller à droite à gauche, faire des ateliers, d'entraînement. Et là, je n'ai plus eu personne qui est venu à la fin. Parce que pendant ces années Covid, on a appris à recevoir gratuitement. Donc tout ça a une limite, bien évidemment. Tant que vous faites ça gratuitement et que des gens viennent vous voir à la fin et vous disent « j'ai envie de travailler avec toi » , c'est top. S'il n'y a plus personne qui vient vous voir à la fin, il faut arrêter tout de suite.
- Speaker #0
Alors justement, c'est une question que j'avais envie de te poser. Des coachs en prise de parole, d'ailleurs tu ne t'appelles pas coach en prise de parole, tu es experte en prise de parole et ça fait toute la différence. Mais en tout cas, il y en a beaucoup sur le marché. Toi aujourd'hui, tu as réussi à développer finalement ta façon à toi de faire, ta différence. D'ailleurs, j'aime beaucoup ta signature qui est « je dénoue votre corps pour libérer votre parole » . Est-ce que tu peux nous parler de ce positionnement que tu as ?
- Speaker #1
Ah oui, avec plaisir. Je crois sincèrement que, encore une fois, c'est un petit peu le rappel de mon introduction, tout ce qui émane de nous par l'organe de la parole vient du corps, c'est-à-dire que le corps soutient notre parole. On retire le souffle à la parole, il ne se passe plus rien. on retire un corps qui soutient qui porte notre parole, notre puissance nos intonations notre Notre rythme naturel de parole, il ne se passe plus rien. Et qu'est-ce qui fait qu'une voix va casser, qu'une voix va tout d'un coup lâcher, qu'un regard trop intense va nous fragiliser et va avoir un impact immédiat sur notre voix et sur notre manière de nous exprimer ? Tout a un point de départ. Tout vient du corps, c'est-à-dire que le corps a pris l'habitude, lorsqu'un regard est trop intense, lorsqu'une voix se casse, le corps immédiatement il se tend, il se fige, un endroit du corps. Ça peut être au niveau du plexus, ça peut être aussi les épaules pour beaucoup, ça peut être le bassin, ça peut être les jambes qui se tendent, etc. Et toutes ces tensions ont un impact immédiat sur la qualité. de notre expression orale. Le corps est un lien évident avec la parole. Et avant même de comprendre ce qui se passe dans l'expression de mon client ou de ma cliente, eh bien, j'observe son corps.
- Speaker #0
C'est la puissance du non-verbal.
- Speaker #1
C'est pas que ça. C'est-à-dire que le non-verbal, bien évidemment, nous parle sans qu'on le veuille. Donc il nous prend au piège, voilà. Mais c'est plus que ça. C'est-à-dire que le non-verbal, il va nous « trahir » par des expressions du visage. Le non-verbal peut nous trahir par le corps, parce qu'en effet, une personne qui veut embarquer tout un auditoire et qui se met à faire des pas en arrière, c'est évident qu'on va se dire « Hum ! » est-ce qu'il veut vraiment y aller ? Mais il y a surtout des parties du corps qui, encore une fois, montrent leur tension. Et c'est ça qui nous bloque plus.
- Speaker #0
En fait, ce que je me dis, c'est que tout ça, c'est un processus inconscient. C'est des choses qu'on a intériorisées. Du coup, notre corps parle pour nous. Moi, je me revois parfois sur des prises de parole, à avoir une façon de bouger qui n'était pas celle que j'aurais voulu. Donc, tu vois, c'est complètement inconscient. Donc, toi, en fait, ton approche va être de venir mettre un point de conscience dessus pour que ça puisse se travailler après. Comment ça fonctionne ? Est-ce qu'après, tu appliques des techniques ? Ou est-ce que le fait déjà de prendre conscience ? Ça nous aide à améliorer notre prise de parole.
- Speaker #1
Alors, ce qui se passe, enfin, mon process à moi, c'est, en effet, j'écoute la personne et je regarde son corps. Et je peux voir, en effet, des choses sur son corps. À ce moment-là, je vais lui en parler. Alors, avec beaucoup de délicatesse, bien évidemment. Mais je vais lui dire que je vois une épaule qui est un peu tendue, là, à gauche, par exemple. Et est-ce que ça fait sens pour cette personne ? Est-ce qu'il y a une histoire avec cette épaule ? Donc, cette personne, en effet, va réfléchir sur le sujet. Et on ne sait pas pourquoi. Il va y avoir quelque chose qui se passe. C'est-à-dire qu'il va y avoir un lien. Ça peut être aussi une chute de ski sur l'épaule qui a impacté, généré des traumas physiologiques internes. qui du coup vont avoir un impact sur notre gorge, notre trachée, nos cordes vocales, etc. Donc c'est intéressant parce que le fait de pointer va permettre à la personne de reprendre conscience que là en effet il y a eu quelque chose qui fait que sa voix n'est pas complètement claire ou est retenue, effrénée.
- Speaker #0
En préparant cet épisode, parce que là tu nous parles en fait de traumatismes qu'on aurait pu avoir comme un accident de ski, mais en préparant l'épisode, tu m'avais aussi parlé de personnes qui auraient pu avoir un traumatisme plus psychologique, émotionnel. Est-ce que tu peux nous en parler ? Comment tu accompagnes ça ?
- Speaker #1
Alors, il y a des personnes qui arrivent naturellement avec leur histoire aussi. C'est-à-dire que je dois dire qu'aujourd'hui, je commence à voir cette réputation de coach atypique qui fait que... que les personnes savent qu'elles peuvent venir avec « voilà ce qui m'est arrivé » . Donc en effet, je peux entendre des choses très très fortes. Il y a des personnes qui peuvent arriver avec des histoires peu communes, comme des personnes qui auront vécu une strangulation, des personnes qui auront vécu une humiliation très importante, des personnes qui vont montrer quelque chose à l'extérieur de très lisse, de très… de très fluides, mais qui vont ressentir à l'intérieur d'eux-mêmes une panique profonde. J'ai envie de dire tout plein de cas, en fait. J'ai aussi des personnes qui arrivent avec « je n'avais pas le droit de parler quand j'étais enfant » . Parce que dans la famille, il y avait que les hommes qui parlaient, ou que les garçons. Tout ça, bien évidemment, a un impact sur l'affirmation de soi, sur sa capacité à oser prendre la parole. à couper la parole de quelqu'un d'autre ou à récupérer la parole quand on vous a coupé la parole. C'est tout ça, toujours. Et c'est vrai que lorsque cette personne arrive avec cette histoire, bien évidemment, on va la prendre en compte et je vais m'intéresser et la questionner sur où ça se passe dans le corps. Quand cette personne explique ce qui lui est arrivé, je vais du coup la questionner sur où ça se passe dans le corps. Le fait de pointer va nous permettre de travailler sur cette partie-là, d'y mettre, j'ai envie de dire, de la respiration, une sorte de baume, de baume guérissant, guérisseur, je ne sais pas, qui va faire du bien et qui va libérer.
- Speaker #0
Tu nous as parlé de personnes qui avaient eu des traumatismes assez importants, dans les exemples que tu donnes, mais il y a aussi des personnes qui n'ont pas eu de traumatismes particuliers, mais pour autant qui sont bloqués. Il me semble que la... prise de parole en public, je crois que c'est une des plus grandes peurs qu'ont les gens en général. Et ça, voilà, sans forcément avoir un traumatisme. Du coup, ces personnes-là, comment est-ce qu'elles peuvent reprendre confiance en elles ? Je ne sais même pas si c'est une histoire de confiance ou si c'est plutôt un conditionnement. Mais comment est-ce qu'elles peuvent, du coup, trouver cette force de prendre la parole et de démystifier un petit peu la prise de parole ?
- Speaker #1
Alors, je te confirme que la prise de parole est une des trois plus grandes peurs au monde. Donc, parler devant les gens. Ensuite, le lien que je fais avec ce que tu viens de dire, c'est qu'il y a plein de gens qui ne s'aiment pas. Alors, globalement, on dit « ben ouais, c'est chouette, moi je suis quelqu'un de bien, j'aime bien, etc. » Mais non, en fait. En fait, il y a plein de parties de soi que l'on n'aime pas. qu'on le veuille ou non, c'est comme ça. On n'aime pas des parties de notre corps, on n'aime pas notre voix, on n'aime pas la manière dont bouge notre bouche, on n'aime pas ce côté épaule figée qui font qu'on n'est pas vraiment capable d'apporter une gestuelle souple et agréable qui va accompagner nos mots. Ce travail-là, du coup, nécessite un processus de développement de la confiance en soi. Et la confiance, ce n'est pas quelque chose qui se décrète, c'est quelque chose qui s'installe. Mais brièvement sur la confiance, on est très souvent en train de se comparer. Et cette histoire de confiance, elle vient souvent du fait qu'on voudrait faire comme les autres. Mais on est unique, donc il y a des choses qu'on a et il y a des choses que nous sommes. Donc nous sommes ça. et nous ne sommes pas ça. Et on a ça et on n'a pas ça. Donc notre confiance peut se rétablir et se développer à partir du moment où on est pleinement conscient de notre équipement personnel et de l'accepter.
- Speaker #0
Moi, je suis persuadée, j'ai une idée vraiment bien arrêtée sur la confiance en soi. Et je suis persuadée, en fait, qu'on manque tous de confiance en soi dans un domaine ou dans un autre. Et c'est normal, puisque le prof de la confiance en soi, c'est d'avoir l'habitude de faire quelque chose. C'est ça qui permet d'avoir cette confiance. Et qu'en fait, finalement, on vient se cacher quelque part en se disant, moi, je manque de confiance en moi. Donc, non, je ne vais pas le faire. C'est plus facile, en fait. Et que la confiance, finalement, elle s'acquiert par l'action. Et que c'est en faisant que la confiance se développe. Et du coup, tout ça, c'est lié parce que ça nous ramène aussi à l'estime de soi et donc au fait de s'aimer. Quand on réussit à faire quelque chose, du coup, on apprend à s'aimer. On se dit « super, je suis fière de moi, j'ai réussi à le faire. J'ai dépassé mes craintes, mes peurs, mes doutes. » Et je trouve que c'est important d'en prendre conscience aussi.
- Speaker #1
Oui, c'est vraiment la politique des petits pas. Chaque petite chose. que l'on fait de nouveau, vient conforter notre confiance.
- Speaker #0
Oui, carrément. Je crois que là, on a bien compris en fait ce qu'était finalement un accompagnement en prise de parole technique versus ce que toi, tu proposes. Enfin, moi, j'appelle ça du coup un accompagnement en prise de parole incarnée puisque du coup, on est vraiment dans le... Tu vas bien au-delà que de nous dire qu'il faut apprendre à faire des silences, qu'il faut... bouger de telle ou telle façon, enfin tu viens vraiment au-delà de ça en fait quelque part, tu guéris aussi un peu des blessures qu'on a pu accumuler avec la vie et l'expérience.
- Speaker #1
Oui alors je ne minimise absolument pas la technique et la technique est essentielle sauf que la technique elle est complètement elle est accessible aujourd'hui sur sur chat GPT, elle est accessible par plein de gens mais la technique elle est Elle est essentielle, je l'ai déjà dit, c'est la base. Ensuite, sur la technique, qu'est-ce que l'on peut mettre de nous ? Et c'est notre corps qui va faire la différence, c'est la manière dont notre corps va nous porter qui va faire la différence. Et c'est la manière dont on va être convaincu aussi de la justesse de ce que l'on vit. Je reviens deux secondes sur un mal ou un mot de la prise de parole. énormément de managers en entreprise sont obligés d'annoncer des choses qu'ils n'aiment pas ou auxquelles ils ne croient pas. Et bien évidemment, ça se sent.
- Speaker #0
Forcément.
- Speaker #1
Et cette conviction de, quand on prend la parole, on est sûr de ce que l'on dit et on veut l'affirmer et on veut transmettre le sens que l'on y met, va jouer mais de manière... immense sur la qualité de la manière dont ça peut être reçu.
- Speaker #0
Pour moi, c'est l'idée de comment tu le convaincres les autres si toi-même t'es pas convaincant et convaincu, en fait. Évidemment. Alors là, tu nous parlais par exemple de managers qui ont des annonces à faire pour lesquelles ils sont pas forcément très alignés. Donc, ça me vient une question de savoir quel type de personnes tu accompagnes. Donc, des managers.
- Speaker #1
J'accompagne des managers, mais j'accompagne tout type d'individus. En fait, c'est plus, j'accompagne des personnes qui sont très à l'aise en prise de parole. Donc déjà, on va dire des orateurs nés. Et ces gens-là viennent me voir presque en loose day, si je puis me permettre. Parce qu'ils ressentent qu'ils ne savent pas transmettre d'émotions, qu'ils ne savent pas toucher leur auditoire. Et ça leur manque. Et c'est souvent d'ailleurs un feedback qu'on leur renvoie.
- Speaker #0
Donc on peut dire que c'est des personnes qui ont la technique, mais du coup ça manque d'incarnation.
- Speaker #1
Ça manque d'incarnation, ça manque d'émotion. Donc ils ne peuvent pas embarquer, ça leur manque. J'accompagne aussi des entrepreneurs, des entrepreneurs qui ont besoin de pitcher très régulièrement. C'est-à-dire que ce soit un client, un prospect, Ou que ce soit... une occasion, une opportunité d'aller raconter ce qu'ils font. Une prise de parole lors d'un after work, d'une matinée réseau d'entrepreneurs. Et donc, ils ont besoin de travailler cette fluidité parce que je travaille aussi beaucoup sur le choix des mots. Parce que, attention, des mots vont à certaines personnes et d'autres mots ne vont pas. Donc, les mots que l'on emploie doivent parler de nous en même temps.
- Speaker #0
J'adore cette idée. Quand j'étais jeune, enfin quand j'étais plus jeune, J'étais responsable d'un dispositif et je n'avais pas forcément trop l'habitude de la prise de parole. Et en fait, je devais convaincre notamment des financeurs de ce dispositif. Donc, je devais faire un bilan des actions qu'on mettait en place, je devais expliquer comment est-ce qu'on fonctionnait, etc. Et j'avais toujours ce syndrome de l'imposteur, si on peut dire. J'avais toujours l'impression que j'étais moins bien qu'eux. Alors déjà, j'étais jeune, j'étais une femme, j'avais que des hommes autour de la table. eux employaient des mots que je considérais être des mots importants, que moi je n'utilisais pas. Et du coup, j'avais l'impression que ça minimisait ma fonction, ma prise de parole et du coup ce dispositif qui me tenait à cœur. J'ai compris par la suite qu'en fait, il ne fallait pas que j'emploie leurs mots, que j'étais ce que j'étais et que c'est comme ça finalement que j'arrivais à faire passer les envies, les idées, les émotions que j'avais envie de faire passer. Mais ça, c'est compliqué quand on a l'impression de se sentir un peu diminué face à ton interlocuteur.
- Speaker #1
Il y a une histoire de l'initialité.
- Speaker #0
Oui, complètement.
- Speaker #1
Et si on n'est pas du serail, est-ce qu'on va savoir utiliser le bon verbatim ? Et donc, quand on emprunte des mots à un métier ou à des gens, mais ce n'est pas complètement nous, ça se sent immédiatement.
- Speaker #0
Et il faut se respecter. Mais il y en a beaucoup qui ont... Moi, je sais, j'ai déjà souvent entendu, notamment chez les entrepreneurs, cette idée que la prise de parole, ça va, on s'y fait, mais ça va dans un certain cadre. C'est-à-dire que quand on est face à des gens qu'on considère être à notre niveau, entre guillemets, ça va. Par contre, quand on a l'impression d'avoir en face de soi quelqu'un de plus évolué, de plus intellectuel, du coup, là, ça bloque. Et c'est horrible d'avoir cette sensation.
- Speaker #1
On se met immédiatement. En posture basse. Ça veut dire qu'on se dit... Alors, on est dans une position dite moins plus. C'est-à-dire que l'autre, il est forcément mieux que nous. Mais justement, si on est en face de cette personne, c'est qu'il y a une... La forme d'égalité qui se fait, c'est-à-dire que c'est que l'autre l'a bien voulu, c'est qu'elle veut bien qu'on échange. Donc on apporte forcément quelque chose de nouveau à l'autre. Et ne pas oublier que rester dans sa manière d'être, dans sa singularité, fait toute la différence.
- Speaker #0
Donc c'est vraiment rester soi, arrêter de se dévaloriser, se dénigrer, se dire qu'on est là parce qu'on a notre place, on n'est pas là par hasard. et du coup s'appuyer sur ses acquis plutôt que sur ses faiblesses c'est un truc que je porte aussi beaucoup des faiblesses on en a tous on ne peut pas dire le contraire mais en fait si on s'appuie là-dessus on n'arrive à rien par contre on a des qualités c'est important de savoir mettre le doigt dessus c'est important d'en
- Speaker #1
prendre conscience de savoir quelles sont nos qualités et de s'appuyer là-dessus c'est ça en fait la clé ces qualités c'est exactement ce dont on parlait tout à l'heure sages-nous dans la confiance en soi quelles qualités sont les nôtres et les utiliser, parce que c'est elles qui vont parler de nous et qui vont nous mettre en avant.
- Speaker #0
Super intéressant, merci Catherine. Je voulais rebondir, j'ai dit dans ta présentation que tu étais aussi coach TEDx, donc j'aimerais qu'on en parle un peu, parce que c'est vrai que les TEDx, c'est un peu quelque chose qui est fantasmé, c'est un peu le Graal, je vois beaucoup d'entrepreneurs aussi qui imaginent le TEDx comme une fin en soi. Donc j'aimerais bien qu'on en parle. Comment tu en es venue là ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
J'ai eu beaucoup de chance. J'ai eu beaucoup de chance parce que ça a démarré en 2020. En 2020, un TEDx d'une école d'ingénieurs m'appelle et me dit « on m'a donné votre nom et je cherche un nouveau coach en plus de parole pour accompagner nos orateurs » . Je dois dire que ça faisait plusieurs années que je tournais autour du milieu TED et que j'essayais d'une manière ou d'une autre d'y rentrer. Et ce n'est pas si facile, c'est-à-dire que le monde est assez clos. J'ai démarré par cette école d'ingénieurs qui m'a proposé d'accompagner deux orateurs. Et ça a été immense et énorme dès le début. C'est-à-dire que préparer un orateur à faire son TED, c'est l'accompagner autant sur le fond que sur la forme. Donc, qu'est-ce qu'il veut dire et comment est-ce qu'il va le dire ? Accompagner la personne à véritablement l'aider à extraire ses sujets, son message principal. Le rôle du coach, c'est vraiment d'accompagner l'orateur autant sur le fond que sur la forme. Qu'est-ce qu'il veut dire et comment est-ce qu'il veut le dire ? Et ça, c'est passionnant. parce qu'on est au cœur du message, on est avec la personne et on construit et on va chercher. C'est-à-dire qu'on l'oblige à aller encore plus loin, encore plus loin, encore plus loin que le côté juste. Oui, je fais ça parce que c'est vraiment génial.
- Speaker #0
Tu viens vraiment de fuiser en lui pour aller chercher l'essence même du message.
- Speaker #1
L'essence même du message, sachant que dans le TED, il y a une sorte de philosophie du TED, c'est... Quelle est la légitimité profonde de la personne avec le sujet qu'elle va aborder ? Quelle est sa relation intime avec ce sujet-là ? Et les personnes sont plutôt assez prudes, assez timides par rapport à ça. Et c'est vrai que le TED oblige à parler de cette relation qui s'est forgée et qui génère naturellement cette légitimité.
- Speaker #0
Super. Ça doit être une sacrée expérience.
- Speaker #1
C'est une magnifique expérience. Et depuis 2020, je ne cesse d'en faire. Et c'est avec un immense bonheur. Et j'ai pu moi-même faire mon TED, qui parle un petit peu de l'évolution de mon histoire, du bégaiement à la parole libre. C'est tout que j'ai pu en faire, finalement.
- Speaker #0
On mettra le lien en notes de l'épisode. Comme ça, les gens pourront aller voir. Alors, tu sais que sur le podcast, moi, j'ai un sujet aussi qui est assez fort, qui tourne autour de l'émancipation des femmes. Et du coup, j'avais une question à te poser. En tant qu'experte en prise de parole, est-ce que tu observes des différences dans la manière dont les femmes et les hommes occupent l'espace de parole ?
- Speaker #1
Malheureusement, oui. Malheureusement, oui, c'est un vrai sujet. C'est-à-dire que déjà, physiologiquement, on n'est pas fait pareil. Les hommes et les femmes, on n'est pas fait pareil. de Donc nos cordes vocales ne sont pas faites de la même manière que celles des hommes. On va dire que les hommes ont un son grave, alors que la femme a une sonorité plutôt aérée. plus aiguës, etc. Et les sons solidiens, donc les graves, on les entend beaucoup plus que les sons aériens. Donc déjà, on ne part pas de la même marche. Ensuite, la position de l'homme, qui est plus naturellement, je suis désolée, je vais le dire, sur le pouvoir sûr, c'est-à-dire c'est facile. d'avoir une voix puissante et du coup de couper la parole et de s'imposer. Alors qu'il peut y avoir dans une même réunion plusieurs personnes qui ont envie de s'exprimer, mais la voix la plus puissante va encore une fois s'imposer. Donc oui, en effet, je travaille beaucoup avec des femmes qui cherchent à ne plus se faire couper la parole ou quand elles se font couper la parole, arriver à la reprendre. sans perdre la face, sans être obligé de crier plus fort ou de parler plus fort, parce que malheureusement, il y a quelque chose qui nous a fait beaucoup de mal chez Freud, c'est que dès qu'une femme se met à parler plus fort, Freud a mentionné le nom d'hystérie. Et ce mot nous fait beaucoup de mal, puisqu'on se souvient peut-être d'Édipe Cresson. au moment où elle était Premier ministre et elle a essayé de prendre la parole et comme elle ne se faisait pas entendre parce que c'était une femme qui essayait de parler à l'Assemblée Nationale, eh bien, elle s'est mise à presque crier et à ce moment-là, elle a été huée. Ça a été dramatique. Donc, une femme doit pouvoir tout simplement reprendre la parole. et imposer ses mots de la même manière qu'un homme le fait, avec sa voix, quelque soit sa voix.
- Speaker #0
Je trouve que c'est important parce que c'est reprendre la parole, oser prendre la place vocalement, j'ai envie de dire, mais sans avoir à adopter l'école masculin pour autant.
- Speaker #1
Sûrement pas. Ah oui, ça vraiment. Ça, c'est quelque chose auquel je fais très, très, très attention et je mets en garde justement la femme parce que c'est trop facile et souvent, en fait, ça se reconnaît, ça se voit. Et on peut s'en moquer de ça.
- Speaker #0
Tu disais que tu accompagnais des entrepreneurs. Est-ce que tu vois une différence dans la manière dont les femmes et les hommes se vendent et vendent leurs projets ?
- Speaker #1
Ah oui, ah oui. Les femmes ont des qualités extraordinaires en ce qui concerne le champ lexical. C'est-à-dire que la femme va plus naturellement... vers l'émotion, vers la perception, le ressenti, la sensation des mots qui vont nous nous faire comprendre de manière tout à fait autre et unique ce qu'elles font et comment elles le font. On n'est plus du tout dans... Alors, il y a des mots clés, on est complètement d'accord, mais on n'est plus du tout dans le je t'explique par A plus B ce que je suis capable de faire et ce que je veux te vendre.
- Speaker #0
on est dans une approche bien plus sensible sensitive et j'aime beaucoup je trouve aussi que c'est génial et c'est une superbe force mais le problème c'est qu'on est dans une société qui nous a appris justement à cacher les émotions à ne pas être trop sensible j'entends beaucoup de femmes qui disent moi je suis super sensible comme si c'était un défaut et donc du coup on ne nous apprend pas à le mettre en avant alors que pour autant c'est peut-être là où le point de bascule se fait, c'est peut-être là où la différence se crée Fout. Et ça, c'est quelque chose, pour les femmes qui nous écoutent, je trouve que c'est important, justement, d'en faire une force et de mettre ça en avant.
- Speaker #1
C'est tout à fait vrai. C'est-à-dire que moi, je trouve que la société change et bouge en ce moment. Il se passe vraiment des choses nouvelles. Cette hypersensibilité, on en a bien entendu parler grâce à la chanteuse Zaho de Sagazan. Merci beaucoup. qui vivaient dans son hypersensibilité et qui pensaient qu'elles ne pouvaient rien en faire. Et on voit ce que ça donne aujourd'hui. Je trouve que cette société, aujourd'hui, nous amène à pouvoir faire des choses différentes, à oser des choses nouvelles. Et on sait aujourd'hui que dans les pitches de femmes, il y en a qui passent beaucoup mieux parce qu'ils sont mieux entendus, mieux reçus. parce que le vocabulaire est vraiment différent, et que cette part du féminin se voit aussi, justement, dans le corps et dans la gestuelle qui amènent ces mots-là. Et donc c'est un tout, c'est-à-dire qu'il y a une congruence féminine. qui, aujourd'hui, apporte une note vraiment différente.
- Speaker #0
Je suis d'accord et je trouve que peut-être qu'avant, cette note féminine dont tu parles donnait à l'impression qu'on se décrédibilisait, surtout quand on parle d'une entreprise, quand on parle de projet, quand on va chercher des financements, du partenariat. Or, aujourd'hui, on a pris conscience aussi que les deux ne s'opposaient pas et qu'on pouvait, du coup, être à la fois sensibles. dans l'émotion, mais être aussi une femme d'affaires, une femme entrepreneur, qui est capable de tenir des projets, de les monter, et en qui on peut avoir confiance, parce que c'est ça qui se cache aussi derrière. Donc, merci pour ça. Merci pour tous ces mots. J'ai une question qui est un peu la question signature du podcast. Et ma question, c'est quel est le cliché, donc là, sur la prise de parole des femmes que tu aimerais voir disparaître ?
- Speaker #1
Je crois que ce qui me fait le plus de mal, c'est de voir une personne en retrait. qui ne va pas oser dire ce qu'elle pense, qu'elle n'aura pas suffisamment confiance ni dans sa voix, ni en elle, pour y aller. Ça, ça me touche. C'est vraiment ça qui m'importe.
- Speaker #0
Et comme on disait tout à l'heure, le message d'optimisme que j'ai envie de lancer à ces femmes, c'est que la confiance, elle se gagne par l'action. Fais-le une première fois. Ce ne sera pas génial, ce ne sera pas parfait, mais ce sera fait. Et du coup, ça, ça donne une force incroyable aussi pour la suite. Je trouve que c'est un message à laisser.
- Speaker #1
C'est un peu fort. Et ce sujet de la parole pour tous, pour moi, il y a quelque chose de très, très fort. C'est qu'on n'est pas toutes des Simone Veil ou des Barack Obama. On n'est pas tous des orateurs nés. C'est d'accord. Mais on doit tous être capables. On doit toutes, surtout, être capables de s'exprimer lorsqu'on a quelque chose à dire.
- Speaker #0
Super. Merci. On arrive à la fin de cet épisode. Du coup, je trouve que c'est un beau message de fin que tu nous laisses. Quoi tes projets pour la suite ?
- Speaker #1
Je vous ai parlé du corps qui pouvait se figer quand on n'est pas à l'aise sur quelque chose. J'ai envie de mettre la parole en mouvement. J'ai envie de créer des espaces où la libération de la parole va être possible. Peut-être via la danse, via le mouvement, via le corps qui bouge, tout simplement. Voilà, des ateliers, des espaces où... Et si on allait à la rencontre de notre parole un peu timide, un peu bloquée, un peu tenue. Super.
- Speaker #0
Bon alors, du coup, pour te suivre et pour suivre ce beau projet-là qui est en train de naître, du coup, on peut te retrouver où ? Sur LinkedIn.
- Speaker #1
C'est vraiment là que je m'exprime. d'où avouer que Je ne suis pas très à l'aise avec les outils du type Instagram, TikTok et autres, etc. Ni Facebook, d'ailleurs. Moi, c'est LinkedIn et je la firme.
- Speaker #0
Super. Écoute, je mettrai tes coordonnées aussi en lien de cet épisode. Merci beaucoup, Catherine, pour ce moment. C'était génial.
- Speaker #1
Merci à toi. Merci beaucoup, Virginie.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cet épisode. N'hésite pas à venir me retrouver sur LinkedIn, Virginie Hyperbal, ou sur Instagram, Écho pour un podcast, pour me dire ce que tu as pensé de cet épisode et me parler de ce qui t'a inspiré. J'ai hâte de pouvoir échanger avec toi. Allez, à très vite !