- Speaker #0
Bonjour, c'est Virginie. Vous écoutez le podcast ECHO, un podcast de discussion autour de l'entrepreneuriat, de l'engagement et de l'émancipation des femmes. Ce podcast veut être une source d'inspiration, de connexion et d'impact. Avec mes invités, nous avons à cœur de faire bouger les lignes. ECHO est un projet indépendant, alors si le contenu vous plaît et que vous voulez le soutenir, vous pouvez en parler autour de vous, le partager sur vos réseaux sociaux et mettre une note 5 étoiles avec un commentaire sur votre plateforme d'écoute favorite. Merci pour votre soutien et bonne écoute ! Salut Marina, bienvenue aujourd'hui sur le podcast, je suis ravie de t'accueillir.
- Speaker #1
Moi aussi je suis ravie, merci pour ton invitation.
- Speaker #0
Super ! Alors dis-moi, pour les auditrices qui te découvrent, est-ce que tu peux nous dire un petit peu qui tu es ? Qui est Marina ?
- Speaker #1
Avec plaisir, est-ce que vous avez deux heures ? Non, je plaisante. Je m'appelle Marina Mopsissian, je suis coach professionnel certifié, formatrice, conférencière et aussi autrice de Ambitieuse et Alors, qui est sortie le dimanche dernier, dont on pourra parler. Et avant ça, j'ai eu toute une autre vie professionnelle, où en fait j'ai évolué 13 ans dans le marketing et le commerce, dont 6 ans chez Google. En expatriation, j'étais commerciale grand compte en Irlande, puis à San Francisco aux Etats-Unis. Et c'est un petit peu là-bas. que j'ai vécu une crise de sens qui m'a amenée à la reconversion que j'ai fait très tôt 2022.
- Speaker #0
Ok, et du coup comment t'en es venue à te spécialiser dans l'accompagnement des femmes ambitieuses ?
- Speaker #1
C'est une excellente question. Il y a eu un événement déclencheur dont d'ailleurs je parle dans un TEDx qui s'appelle l'effet papillon de l'égalité. Où en fait, j'ai vécu moi en tant que salariée chez Google, un atelier sur le sujet de l'autopromotion. Je ne sais pas si ça parle à tout le monde, mais tu sais, c'est le fait de promouvoir soi-même son travail, ses réussites, ses victoires. Quand j'ai participé à cet atelier en tant que salariée, déjà je n'étais pas la Marina qu'on connaît aujourd'hui. Je n'avais pas mon niveau d'ambition ou du moins je n'assumais pas ça du tout. J'étais un peu plus timide, je pense, même si des personnes qui m'ont connue à ce moment-là ne diraient peut-être pas ça. C'est très différent entre l'externe et ce qu'on peut vivre à l'intérieur de soi. Et à cet atelier, j'ai été choquée de comprendre que, grosso modo, souvent les hommes ont déjà connaissance du fait qu'il faut promouvoir leur travail, ils le font naturellement et donc ils évoluent plus vite dans leur carrière. Et c'est comme si on n'avait pas prévenu la moitié de la population, les femmes, qu'en fait il faut faire ça en entreprise pour évoluer. Et j'ai vécu ça comme une injustice très profonde à ce moment-là. Quand je me suis relocalisée aux Etats-Unis quelques mois plus tard, je me suis formée et je suis aussi devenue facilitatrice de ces ateliers-là en parallèle de mon job de l'époque de commercial. Ce qui fait que, sans le savoir, j'ai commencé à planter des graines pour mon métier actuel, mais je n'avais encore aucune idée que j'allais faire ça. Et via l'animation de cet atelier, moi-même, j'ai rencontré des centaines, des centaines de centaines de femmes qui partageaient ce même schéma comme moi. Elles travaillaient du mieux qu'elles pouvaient. Elles pensaient que leur travail allait être remarqué et reconnu, tu vois, à la hauteur de ce qu'elles méritaient. Sauf que ça n'arrive pas. Et cette injustice, je me suis dit, bah ok, en fait, j'ai envie d'en faire quelque chose. Et donc tu vois, 2019, c'était cette année justement où j'avais commencé à animer ces ateliers, j'ai vécu en même temps une crise de sens, un management difficile. 2020, je me suis formée au coaching professionnel, initialement pour en tirer des outils pour ma propre posture de leader, de manager. Et en fait, je suis tombée amoureuse de la pratique en voyant les résultats sur moi, qui n'avait pas eu confiance en moi pendant 30 ans. Tu vois, là, c'était un peu la dernière boucle du cadeau. Je ne sais pas si ça parlera comme métaphore, mais en sortant de cette formation de coaching, c'est comme si j'avais trouvé aussi ma nouvelle voix, mais même ma voix à moi, V-O-I-X, tu vois. Et donc, ça a été évident pour moi très tôt. Je ne savais pas encore exactement... comment, qui exactement je l'allais coacher, mais je savais que je voulais dédier ça à des femmes et au fur et à mesure du temps,
- Speaker #0
c'est arrivé assez rapidement que ce soit des femmes ambitieuses du coup j'ai plein de questions qui me viennent et je ne sais plus dans quel sens les prendre, mais l'ambition, je trouve que c'est un sujet qui est super fort, mais c'est un terme qui peut être aussi vachement galvaudé et je me dis ok, moi j'ai envie d'être une femme ambitieuse, comme sûrement les femmes qui nous écoutent là aujourd'hui, mais concrètement ça veut dire quoi ? pour toi, être ambitieuse ?
- Speaker #1
Alors, j'aime bien ce que tu poses en préalable de ta question, c'est que, encore en 2026, tu vois, une femme ambitieuse, ça peut faire un peu peur, ça peut paraître comme un peu calculatrice, stratégique, et derrière stratégique, on met une connotation très négative, alors que pour moi, ça n'a pas lieu d'être. Alors qu'un homme ambitieux, tu sais... c'est juste un homme charismatique, c'est normal, c'est ok. Donc je pense qu'en tant que femme, comme on a été un peu habitués à ce narratif où en fait on ne veut pas avoir l'air d'avoir les dents qui règlent le parquet parce qu'on nous fait comprendre qu'il faut quand même rester bien tranquille à notre place, du coup on ne va pas aller s'accaparer de ce terme. Et donc moi c'est une mission que j'ai de nous réconcilier, nous les femmes, avec ce mot d'ambitieuse et pour te répondre, l'ambition pour moi, la définition, c'est ce qu'on veut que ce soit pour nous. Tu vois, moi j'ai à cœur que les femmes puissent vraiment vivre dans la pleine dignité de qui elles veulent être. Et pas vivre selon ce qu'on leur impose de ce que les autres attendent qu'elles doivent être. Vraiment le cœur de tout ce que je fais, je pense ma passion profonde, c'est faire en sorte que chacune des femmes qui nous écoutent, mais toutes les femmes sur la planète et les petites filles de demain, puissent vraiment vivre la vie qu'elles veulent. profondément à l'intérieur d'elle-même et donc montrer quelque part que tout est possible pour nous aussi et inspirer ces petites filles d'aujourd'hui, de demain que si elles aussi, elles veulent devenir entrepreneuses comme nous, CEO ou présidentes, et bien elles le pourront. Mais si pour moi, l'ambition, ça voulait dire, par exemple, être femme au foyer, m'occuper de mes enfants, et bien c'est génial. Tu vois, c'est à chacune de décider pour elle ce que c'est. Moi, je ne tiens pas à créer de nouvelles injonctions. Je trouve qu'on en a déjà bien assez. invitation à l'ambition, maintenant à nous de définir ce que c'est pour nous.
- Speaker #0
Est-ce que pour toi l'ambition ça part d'un rêve ? Quand je t'écoute, je me dis ok, donc ça veut dire que si je suis une femme ambitieuse ça va partir de ce que moi j'ai envie donc du rêve que j'ai envie de réaliser et tu me donnes les moyens d'y aller ?
- Speaker #1
J'aime beaucoup le rêve, les moyens d'y aller et je pense qu'il manquera un ingrédient complémentaire, c'est l'autorisation. En fait, entre avoir un rêve et accomplir un rêve, je ne sais pas si toi aussi tu vois ça autour de toi, il y a des gens qui ont des rêves. Mais est-ce que toutes les personnes qui ont des rêves, tu as l'impression qu'elles accomplissent ce rêve ?
- Speaker #0
Non, bien sûr que non.
- Speaker #1
Bien sûr que non. Et j'ai le sentiment que souvent ce qui manque, au-delà de savoir comment faire, en réalité, ça commence par s'autoriser soi-même de « oui, j'ai ce rêve-là, je l'assume, peut-être je le dis même au monde » . Tu vois, moi j'avais le rêve de faire un TEDx. Et en fait, il s'est un peu plus manifesté quand j'ai commencé à oser en parler à voix haute et à l'assumer cette ambition. Et quand j'ai pu partager au monde sur LinkedIn la vidéo YouTube de Montedic, c'est là que j'ai annoncé aussi mon rêve de devenir autrice, publier et de sortir mon premier livre. Ce qui a pu du coup être réalisé aussi cette année. Mais le rêve, il peut être vécu quand déjà nous on se l'autorise à se dire ok, en fait oui j'ai ce rêve-là.
- Speaker #0
Ouais, et je pense que dans le fait de s'autoriser, j'ai l'impression qu'il y a vraiment deux étapes. Il y a le dépasser déjà nos freins, nos peurs, nos doutes, le syndrome de l'imposteur, etc. Et puis effectivement, comme tu le dis, c'est oser le dire à haute voix, oser en parler, parce que c'est comme ça aussi qu'on déclenche des opportunités, qu'on se met dans la good vibes, que ça nous emmène vers ce rêve.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Comment, pour toi, on peut dépasser, tu vois, ces doutes, ces angoisses, ces peurs ?
- Speaker #1
Alors déjà, c'est un gros travail. Je pense que c'est important aussi d'accepter de se dire que ça peut prendre du temps. Tu vois, moi, je n'ai pas la prétention de dire, par exemple, que j'ai dépassé tous mes doutes, toutes mes angoisses, etc. Ça n'existe pas. Toute notre vie, on travaille sur nous, quelque part. En tout cas, pour celles et ceux qui ont envie de le faire. Moi, je trouve que c'est passionnant. Tu vois, le sujet de sa vie, est-ce que ce n'est pas justement apprendre à s'aimer soi-même et à s'autoriser pleinement à vivre de ses ambitions ? Tu vois, aller les réaliser, je trouve que c'est merveilleux. Donc déjà... la première étape je trouve pour changer quelque chose, c'est prendre conscience. Tu vois, j'ai une méthode que j'appelle la méthode des trois C par exemple pour développer sa confiance en soi. Pareil, le premier C, ce sera toujours la conscientisation. Si je n'ai pas conscience de quelque chose, je ne peux pas changer cette chose. Tu vois, si là on faisait le podcast par exemple, s'il était en vidéo et que j'ai de l'épinard entre les dents, je dis souvent cet exemple si tu me le dis pas et que je ne suis pas passée aux toilettes avant, vérifiée dans le miroir, que tout se passe bien, machin, eh bien, je vais juste faire le podcast vidéo avec des épinards entre les dents. La branche d'épinards. Tout. Tout le podcast, tu vois. Tant que je n'ai pas conscience que c'est là, je ne peux pas mener une action. Soit choisir que, ok, il est là, je l'accepte, et j'ai envie qu'il soit là. Soit l'enlever. C'est pareil pour nos peurs et pour nos doutes. Si on n'accepte pas, tu vois, de les regarder un peu dans les yeux, de se dire, ok, toi, tu es là. On ne va pas pouvoir changer de temps.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et c'est difficile cet état. Il y a peu de gens qui arrivent à vraiment garder ça.
- Speaker #0
C'est compliqué et moi je prône vraiment cette idée qu'il ne faut pas essayer de les faire disparaître. En fait, c'est un indicateur. Exactement,
- Speaker #1
comme les émotions. En fait, une émotion, ça vient vraiment d'un terme latin pour dire en fait, se mettre en mouvement, c'est une information. Une émotion, elle est là pour nous dire quelque chose et c'est ok qu'elle soit là. On a besoin de se rendre compte qu'elle est là. de l'accepter, et ensuite on peut choisir ce qu'on en fait. Pareil pour nos peurs, nos doutes, prenons conscience que ça existe, acceptons que peut-être ça fait partie du chemin, peut-être que d'un côté ces peurs elles nous rendent service, parfois c'est justement une protection qu'on a avec soi-même, de se dire inconsciemment je ne vais pas aller réaliser cet objectif parce que j'ai peur peut-être que ça ne marche pas par exemple. Je vais juste pas passer à l'action, me trouver des excuses tout le temps, alors que...
- Speaker #0
Je pense que c'est un processus que beaucoup connaissent. Exactement, n'est-ce pas ?
- Speaker #1
On est toutes concernées, je pense. À un moment donné, il y a des choses comme ça qu'on a un petit peu peur de réaliser, donc on n'y va pas, on se trouve des excuses, tout le monde connaîtra ça.
- Speaker #0
On est d'accord. Du coup, on peut se dire qu'être une femme ambitieuse, ce n'est surtout pas une femme qui n'a pas de peur, qui n'a pas d'angoisse, qui n'a pas ce syndrome de l'imposteur, pour qui la voie est toute tracée, pour qui c'est facile. Non. être ambitieuse, c'est aussi vivre tout ça en fait, finalement,
- Speaker #1
mais c'est de se donner les moyens de ses rêves moi je trouve qu'il y a encore plus de mérite entre guillemets, tu vois quand justement t'as eu tous ces doutes et tout d'y arriver malgré la peur en fait tu sais, le courage c'est pas l'absence de peur le courage, c'est se dire ok, la peur elle est là,
- Speaker #0
j'ai peur mais j'y vais quand même,
- Speaker #1
on en a conscience et on compose avec ça tu vois, comme tu disais tout à l'heure, en fait les peurs les doutes On ne va pas nécessairement chercher à les éradiquer. On va prendre conscience qu'ils sont là, voir l'information dedans. Et puis déjà, en nommant le truc, en se rendant compte que c'est là, peut-être que déjà ça va s'affaiblir un petit peu. Et puis on voit ce qu'on en fait. Peut-être est-ce que la peur, le doute, on peut essayer d'une manière ou d'une autre d'en faire un allié.
- Speaker #0
Oui, complètement. Parce que, encore une fois, c'est un indicateur de quelque chose, donc c'est important de savoir l'écouter.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
J'avais une question par rapport justement à tes ambitions. Moi, j'ai une ambition qui est forte. Comment je me donne les moyens ? Tu sais, moi, j'ai toujours cette image de la montagne qui est super haute et ça me paraît vachement inaccessible. Pour toi, comment je me donne ces moyens d'y arriver tout en haut de la montagne ?
- Speaker #1
C'est marrant que tu utilises cette image-là parce que moi aussi, je l'utilise beaucoup. D'ailleurs, j'ai fait plusieurs conférences en mars autour de la Journée internationale des droits des femmes en entreprise. Et j'ai utilisé cette illustration de la montagne littéralement. J'ai mis ça sur ma slide. Donc, moi aussi, avant, tu vois, quand on est très ambitieuse, on a souvent ce truc de... La montagne, elle est toujours plus haute. On accomplit un objectif et on regarde l'objectif suivant. J'ai fait un TEDx, c'est le livre après, c'est quoi après, c'est quoi après, on ne s'arrête jamais, on grimpe, on grimpe, on grimpe. Et parfois, d'ailleurs, on s'épuise de grimper toujours autant parce que, est-ce que quelque part, on n'est pas aussi un peu éternellement insatisfaites ?
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Donc, maintenant... ça fait quelques années que je fais ce travail aussi sur moi de prendre conscience en fait des petits bouts de chemin tu fais un bout de la montagne invitation peut-être à prendre une pause se retourner et regarder ce bout de montagne que tu as déjà escaladé Célébrer ces avancées-là, tu vois. Chaque petit pas, en fait, toutes les petites victoires, je trouve qu'on ne les célèbre pas assez. On attend les gros trucs. Quand je demande à des femmes, tu vois, de quoi elles sont fières, on dirait qu'on ne peut qu'être fière d'un truc énorme. J'ai eu un enfant, j'ai eu un diplôme, j'ai fait mon premier million d'euros de chiffre d'affaires.
- Speaker #0
Je trouve qu'une fois que c'est fait, tu n'as même pas la satisfaction. Une fois que c'est fait, c'est normal.
- Speaker #1
parce que ça souvent c'est un terrain de en fait j'ai un syndrome d'imposteur j'ai l'impression que si j'ai réalisé un million d'euros de chiffre d'affaires là ça va enfin me donner la légitimité, la crédibilité que je recherche partout sauf que si on a vraiment le syndrome d'imposteur et que du coup par définition quelque part on ne ressent pas à l'intérieur de soi cette notion de réussite et bien en fait t'auras beau faire ton million d'euros de chiffre d'affaires tu vas encore te trouver pas assez bien parce qu'il y a cet autre truc ou qu'en fait il faut faire un milliard et on repousse toujours l'échéance la montagne elle grandit toujours mais est-ce que ça c'est cool pour soi-même ? est-ce qu'on fait ça aux autres gens autour de nous ?
- Speaker #0
comment tu fais toi Marina pour célébrer tes réussites ? parce que c'est pas évident tu vois qu'est-ce que tu fais tu t'offres une fringue qu'est-ce que tu fais concrètement ?
- Speaker #1
ça dépend des fois déjà à minima j'essaie d'avoir une pratique où à la fin de la semaine ce que j'aime bien faire c'est faire mon rapport de la semaine, alors il y a des semaines où ça saute mais j'essaie quand même normalement d'entretenir un peu cette discipline et si c'est pas une fois par semaine parce que c'est trop ça peut être un peu moins souvent je recommande pas beaucoup trop et pour certaines c'est à la fin de chaque journée se poser la question de quoi je suis fière aujourd'hui, cette semaine quelles ont été les victoires petites et grandes aussi Merci. Donc juste le fait de mettre un peu le curseur sur voir, s'entraîner à reconnaître ces victoires, c'est aussi la première étape parce que justement, comme on reconnaît peu souvent les choses, on conscientise peu les choses, on pense plus souvent, et c'est naturel parce qu'on a tout quelque chose qui s'appelle le biais de négativité, tout être humain a ça, ce qui fait qu'on remarquera toujours le verre à moitié vide plutôt qu'à moitié rempli. la fois où on n'a pas réalisé son objectif La fois où on a rendu un devis en retard, le contrat qu'on n'a pas signé, versus. La fois où on a fait une proposition dont on était contente, même si on ne l'a pas signée, on était contente de la proposition, c'est une super victoire. La fois où on a rempli le contrat, on l'a réalisé. Toutes ces choses-là, comme par défaut on ne les voit pas, c'est un travail de gymnastique supplémentaire d'aller créer un peu ce réflexe. qu'il faut aiguiser beaucoup de reconnaître les réussites petites et grandes pour pouvoir les célébrer dans un second temps. Et donc, comment moi je les célèbre ? Une fois que j'ai un peu reconnu mes réussites, je me pose la question de « Ok, c'est quoi dont je suis fière ? C'est quoi mes réussites ? » Et bien peut-être qu'après le livre, tu vois, j'ai été au restaurant avec mes proches et je me suis fait plaisir. Moi, j'aime bien manger un dessert, tu vois. Peut-être que je peux avoir ça. J'utilisais un exemple dans mon livre d'ailleurs. C'est marrant parce que j'ai écrit tout le process dans le livre, parce que tout s'est passé pendant que j'écrivais. Donc j'ai partagé dans le livre que par exemple je m'étais lancé un petit challenge. Si j'arrivais à finaliser deux chapitres, je m'offrais un cours de yoga le lendemain. Et en fait, en parlant avec ma psy à ce moment-là de ça, elle m'a dit non mais Marina, ça, ça convient pas, puisque du coup vous vous entretenez à un comportement de performance.
- Speaker #0
Eh oui.
- Speaker #1
En fait, le yoga, vous devriez vous l'offrir, même si vous n'aviez pas finalisé ces deux chapitres. Donc, attention à ne pas non plus rentrer dans une dynamique de j'entretiens ce truc où on est plusieurs, je pense, à avoir l'impression que pour être aimé, tu sais, quand on était petite, moi, il fallait que j'ai des bonnes notes pour être aimé. Du coup, quand t'es grande, c'est le TEDx, le livre, c'est avec ça que j'aurais peut-être l'amour d'autrui. Alors qu'en vrai, ce qu'il faudrait, c'est chercher l'amour de soi-même, déjà.
- Speaker #0
C'est intéressant, ouais.
- Speaker #1
Tu vois ? Donc bref, tout ça pour dire, sur la célébration, on peut avoir différents moyens. Souvent, je m'offre un petit massage, je me dis, tiens là, j'ai bien travaillé, je vais aller me faire... Ouais, je vais me prendre une heure le jeudi après-midi, en plein milieu de l'après-midi, pour aller me faire masser.
- Speaker #0
C'est tellement bon.
- Speaker #1
Voilà, il y a quoi ? C'est comme ça.
- Speaker #0
Je trouve ça génial. Tu sais, moi, j'ai un petit outil que j'ai mis en place, c'est que je me fais un vision board inversé. C'est-à-dire qu'en fait, à chaque fois que je réalise quelque chose, je suis très visuelle. donc en fait je démarre avec une feuille vierge et dès que je réalise quelque chose du coup je vais aller chercher l'image l'illustration, le truc qui va venir marquer ça et donc je le rajoute sur mon vision board et donc il y a un moment où le vision board il est rempli il y a juste une illustration et puis après il y en a une deuxième une troisième et à la fin je me retrouve et me dire en fait waouh j'ai réalisé tout ça c'est trop cool
- Speaker #1
et donc ça attends par exemple est-ce que tu démarres la feuille vierge en début d'année.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Donc genre, 1er janvier, tu prends une nouvelle feuille, et au fur et à mesure de l'année...
- Speaker #0
C'est ça. Alors, soit en début d'année, et moi comme j'ai un mode de fonctionnement où je suis assez cyclique, où en ce moment j'ai tout ça, et bien en fait c'est au début de mon cycle, au début de ce cycle, et puis ça referme quelque part un peu, mais du coup je me dis, ah ouais, ok, j'ai fait tout ça.
- Speaker #1
C'est une très chouette pratique, et pour surfer un petit peu là-dessus, du coup moi c'est un truc que je transmets beaucoup avec mes clientes, tu vois, en coaching. le fait de se célébrer parce que vraiment on ne le fait pas, ça c'est une évidence. Et donc j'ai une cliente qui avait partagé même des mois après l'accompagnement qu'en fait ça lui servait toujours, elle avait créé avec moi du coup son carnet de trésors, tu vois qu'elle chérissait un peu comme ça, chaque semaine justement elle mettait ses victoires, ses fiertés et donc elle a continué à le faire. Il y a des personnes dans les ateliers des formations qui me partagent d'autres idées aussi de mise en pratique, par exemple des petits pots. Tu sais, dans lesquelles tu vas mettre une chose dont tu es fière au fil de l'eau, peut-être, et à la fin de l'année, tu sais, elles ouvrent leur peau, et elles reviennent sur tout ce qui s'est bien passé, les compliments qu'elles ont reçus peut-être sur leur travail. Moi, j'ai créé aussi un PPT, un PowerPoint, genre des Google Slides, dans lesquels, quand j'y pense, j'en loupe pas mal, mais tu vois, une fois de temps en temps, j'essaie quand même de me rappeler. C'est Love Notes from Clients, et du coup... J'ai des captures d'écran, de retours d'ateliers, de conférences, sur des posts LinkedIn où les gens me mettent des commentaires trop gentils, ou là j'écris une catégorie sur mon livre par exemple, donc j'essaie de capturer les mots d'eau autour de ça, parce que même, admettons que, et ça arrivera souvent, tu as une période où tu as un petit coup de mou, tu ré-ouvres ce fichier, tu relis tout ça et ça te met tout de suite du beau beau cœur.
- Speaker #0
Bah complètement. Je trouve ça gênant. De toute manière, je trouve qu'il faut garder une trace, quelle qu'elle soit, que ce soit visuelle, écrite, même pourquoi pas se faire des audios. En tout cas, d'avoir un truc de pouvoir de temps en temps aller les réécouter. Ah mais ouais, en fait, j'ai fait tout ça. Et ça nous replonge aussi dans l'état d'esprit dans lequel on était avant. Tu vois, où pour nous, ça paraissait la montagne. En fait, je l'ai gravi cette montagne.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, on accomplit généralement mieux les choses avec cet état d'esprit plus positif de justement la célébration de « waouh, en fait, j'ai fait tout ça » . Versus si tu essaies de gravir ta montagne alors que tu es un peu avide, tu vois où tu te dis « il n'y a rien qui fonctionne, je doute de moi, est-ce que je ne devrais pas fermer ma boîte ? » Là, généralement, ça marche un peu moins. Donc pour ces moments-là, c'est pratique d'avoir ces petits messages d'amour que tu t'es fait à toi-même.
- Speaker #0
C'est top. C'est quoi pour toi ? Du coup, tu nous expliques que tu accompagnes en formation, etc. dans les entreprises, que tu fais des conférences, des ateliers, etc. C'est quoi pour toi l'erreur la plus fréquente que tu vois chez des femmes qui veulent être ambitieuses ou qui sont ambitieuses ?
- Speaker #1
Je trouve que quand même ce truc de reconnaître ses réussites et de les célébrer, c'est commun à tout le monde. Que ce soit des salariés, des entrepreneuses, que ce soit dans le cadre de formation en entreprise et en coaching individuel, c'est très commun que les femmes n'arrivent pas à se rendre compte de toutes les choses qu'elles font bien.
- Speaker #0
En fait,
- Speaker #1
elles ont l'impression que leur travail, c'est normal. Elles font juste leur travail et donc elles ne voient pas ce qu'elles pourraient autopromouvoir. Même les entrepreneurs, je trouve qu'il y en a beaucoup qui n'osent pas forcément se mettre en avant parce qu'il peut y avoir un peu des préjugés de « on a peur de paraître arrogante, prétentieuse » . Alors qu'en réalité, justement, si elles se posent toutes ces questions, à mon avis, il y a tout un gap des années-lumières entre eux. être vraiment arrogante et être invisible, il y a peut-être un juste milieu à aller chercher. Et en ayant cette conscience-là, à mon avis, justement, elles pourraient se faire confiance sur le fait qu'elles vont le trouver. Et c'est OK peut-être parfois pour aller chercher le bon milieu, la bonne place. Peut-être que oui, on passera par une phase où on en fait un peu trop et ça va réguler après. Mais je pense qu'il faut s'autoriser ça aussi.
- Speaker #0
Finalement, pour reboucler avec ce que tu disais tout à l'heure, c'est que Pour avoir la reconnaissance, tu vois, que ce soit dans un métier salarié ou quand on est entrepreneur, pour avoir la reconnaissance d'autrui, finalement, ça passe déjà par soi et par nous-mêmes reconnaître nos réussites.
- Speaker #1
Ça, c'est un patin très commun. C'est qu'effectivement, beaucoup des femmes que je rencontre dans mes accompagnements, les ateliers de formation, elles mettent la validation, la reconnaissance sur autrui. C'est à l'autre personne, au client, c'est à mon patron. Mon conjoint, c'est aux autres de reconnaître ma valeur. Si on arrive, tu vois, à se valider soi-même à l'intérieur déjà.
- Speaker #0
Est-ce qu'on risque pas d'aller plus loin ?
- Speaker #1
J'ai vraiment l'impression, alors tu vois, expérience perso, mais aussi de ce que je peux voir chez les autres, j'ai vraiment l'impression, c'est quand tu incarnes ce que tu veux être, que du coup les autres te reconnaissent comme ça. Et que ce soit dans une ambition que tu veux avoir, que ce soit dans une posture, que ce soit... C'est clair. La base, c'est déjà toi. Si toi, tu crois pas en toi, si toi, tu crois pas en tes ambitions, en tes rêves, etc., comment tu veux que les autres te reconnaissent ?
- Speaker #0
Tu vois, c'est un très bon point, ouais. Tout ce que tu dis, c'est que, en fait... On a tendance à ne pas faire parce qu'on se sent peut-être pas légitime. Mais en fait, ce qu'on a besoin de comprendre, c'est que c'est en se mettant à l'action qu'on va le devenir légitime. Tu vois ? Moi, ce livre, j'ai beaucoup douté dans le processus d'écriture avant d'être vraiment lancée. C'est-à-dire que c'est parti d'une conversation avec ma meilleure pote de lycée qui me disait « Meuf, quand est-ce que t'écris ton livre ? » En août 2023. Et je lui dis « Marie, je sais pas, il me faut 10 000 euros de... » 1 million d'euros de chiffre d'affaires à l'année, un prix Nobel, 15 ans d'expérience en coaching. J'ai une crédibilité aux yeux des autres,
- Speaker #1
tu peux le faire.
- Speaker #0
J'avais l'impression que c'est un peu cette histoire de montagne. En fait, je n'ai pas encore gravi cette montagne-là. Qui suis-je pour être la personne qui va écrire ce livre ? En échangeant avec elle, elle m'a fait comprendre qu'en réalité, j'étais déjà légitime pour ça et que justement, en écrivant le livre... Je serais d'autant plus légitime, puisque je serais passée par le processus de l'écrire ce livre. Ça, c'est légitimement vrai. Et elle m'a convaincue très vite. Mais après, j'ai eu le problème de... J'avais pas de deadline. Parce que tu sais, elle, elle vient du monde de l'édition, mais de la fiction. Moi, je voulais écrire un livre business, donc de la non-fiction. Et en fait, ça fonctionne pas exactement pareil. J'ai mis un peu de temps à m'en rendre compte. Et donc, je pensais qu'il fallait que je finalise. mon écrit, mon manuscrit, avant d'aller peut-être le présenter à des éditeurs, éditrices potentielles. Sauf que moi, comment je fonctionne, il y a toujours des priorités. Et donc ça, c'était jamais la priorité puisqu'il n'y avait pas un peu de date butoir. Donc je n'arrivais pas trop à avancer. En deux ans, le projet a un peu vivoté. J'ai écrit des bribes de chapitres. J'avais quand même un plan. Sans ça, ça n'aurait pas été possible pour la suite de l'accomplir en un temps record. mais ensuite l'élément déclencheur c'est que j'ai eu trois preuves autour de moi d'entrepreneuses qui ont d'abord signé un contrat avec une maison d'édition qui ont écrit ensuite et je me suis dit ah oui en fait ça fonctionne à l'envers, c'est l'autre t'es engagée en fait justement, c'est encore l'histoire de passer d'abord à l'action et ensuite tu rédiges le manuscrit et donc là j'ai rencontré mon éditrice on a signé le 23 novembre je lui ai rendu mon manuscrit le 8 janvier et le 10 mars il est sorti Merci. et ça ça n'aurait jamais été possible par ailleurs et tout ça a été faisable j'ai écrit en 46 jours que parce que j'avais déjà un plan quand même solide et que comme c'est globalement ce que je partage dans mes ateliers, mes conférences, mes formations mes coachings, c'est tout des choses que j'ai dans ma tête quand je t'écoute je me dis en fait écrire un livre c'est un marathon exactement et donc c'est bien ça le problème que j'ai vécu c'est que moi ce marathon je l'ai vécu comme un sprint parce que je l'ai vécu sous des deadlines très serrés, mais j'étais... Il faut que je mentionne que j'étais ravie de ce challenge-là. Je voulais aussi que ce livre sorte rapidement. Ça m'a aidée parce que je fonctionne un peu comme ça, justement, en sprint aussi, je pense. Mais du coup, ça m'a coûté énormément d'énergie sur ce sprint-là, où au moment de la sortie du livre, tu te rends compte que le travail, il n'est pas fini. Maintenant que le livre est sorti, il faut le promouvoir. Et donc, là où moi, j'ai fait un sprint, c'est effectivement un marathon.
- Speaker #1
Oui, complètement. Alors, avant de revenir au livre, vraiment dans ce que tu proposes dans ton livre, je voulais qu'on revienne sur ce titre extraordinaire, ambitieux. Et alors, comment est né ce titre ?
- Speaker #0
Ah, ça a été une galère ! J'ai fait un post-lindine à ce sujet parce qu'en fait, je crois que le plus dur dans tout le process, c'était trouver le bon titre du livre.
- Speaker #1
C'est vraiment ça, toi, qui t'as...
- Speaker #0
Ah ouais, tu vois je savais globalement bah j'avais mon plan je savais ce que je voulais écrire et du coup le fait d'avoir une deadline très courte bah j'ai pas eu le temps de tergiverser tu vois j'ai juste couché sur papier ce que je voulais dire ce que j'avais à dire et je me suis dit bah ça sera très bien oui ce livre sera peut-être pas parfait et bah il sera fait et il sera très bien et je pourrais toujours écrire d'autres livres dans le futur si j'ai des choses à dire en plus mais pas de tergiversation donc le livre a été très rapide en revanche après fallait effectivement trouver un titre pour pouvoir aussi faire la couverture Parce qu'à un moment, la maison d'édition te dit « Ok, mais là, il faut se dépêcher, cocotte, parce qu'on a besoin de faire la couverture, parce qu'en fait, on a besoin de commencer à préparer le système de pré-vente, pré-lancement, machin. » Et donc là, moi, j'avais des pseudo-titres au début, mais dont moi-même, je savais que c'était que provisoire, je n'étais pas trop convaincue. Je suis passée par plein d'étapes. j'ai avec mon éditrice fait un peu des brainstorming on s'est échangé plein d'idées j'ai fait voter mon entourage sur des idées de titres que en plus on n'a même pas gardé à la fin ce titre là n'était même pas dans le... non il n'était pas dans les votes qu'on a fait faire et après j'ai même brainstormé avec l'IA du coup en essayant de demander à l'IA de se positionner un peu dans le point de vue de la lectrice tu vois Et je crois que c'est comme ça qu'a émergé une des propositions ambitieuses et alors. Je l'avais noté dans une shortlist. Et même comme ça, tu vois, au début c'était dans une shortlist, avec mon éditrice Isabelle, on avait plusieurs autres idées. J'avais laissé de côté, sur le coup, je ne sais pas si j'ai été convaincue tout de suite. J'étais partie en retraite après avoir rendu mon manuscrit. Et donc je savais qu'il fallait que je sorte de la retraite avec un titre validé, parce que là le temps pressait. donc je suis allée en retraite bien-être pour entrepreneur, entrepreneuse. Et pendant cette retraite, j'ai vécu deux journées de silence où j'ai eu genre 24 idées sur une journée. J'ai fait voter les gens de la retraite sur la shortlist que moi-même, j'ai faite de cette journée d'idées. En sortie de retraite, j'ai partagé toutes ces idées à mon éditrice qui m'a dit que c'était nul. Ah, génial ! J'adore ! Et après, il y a eu un dîner avec des inconnus. Un mec qui m'a approché sur LinkedIn pour me proposer d'aller dîner avec d'autres gens, entrepreneurs aussi. Et ce soir-là, on a échangé sur, justement, le livre Les idées de titre. Une femme, Aurore, m'a proposé l'idée de dire ambitieuse et c'est OK, parce que je dis souvent c'est OK. Beaucoup de coachs, d'ailleurs, font ça apparemment. Et en fait, je suis revenue sur Ambitieuse et Alors juste après. Parce qu'en fait, en relisant... Tu vois, je pense que ça a dû maturer dans un coin de ma tête plus tard. En le relisant plus tard, je me suis dit, mais en fait, il est génial ce titre. Et je suis très contente d'avoir pris ça parce que je l'adore jusqu'à aujourd'hui.
- Speaker #1
Ouais, il est top. Il est top, il est percutant et ça donne envie de savoir la suite. Je trouve qu'il a vraiment ce truc d'à la fois il gêne et à la fois il fait envie. Tu vois, il y a vraiment un équilibre entre les deux. Voilà, normalement,
- Speaker #0
il ne laisse pas trop...
- Speaker #1
Ouais, il ne laisse pas de marbre.
- Speaker #0
Voilà, ça te fait quelque chose après.
- Speaker #1
c'est le but, c'est cool est-ce que tu peux nous dire un petit peu quels sont les messages principaux de ton livre qu'est-ce que tu as envie de nous transmettre avec ce bouquin alors,
- Speaker #0
Ambitieuse et Alors il a été construit, d'ailleurs mon éditrice, quand tu es présenté mon plan à notre premier échange, elle m'a dit que le plan était parfait, donc il y a une certaine progression le premier chapitre c'est vraiment poser les bases de ok, il y a des barrières, clairement à l'ambition des femmes il y a des problèmes systémiques qui font que c'est vrai qu'il y a des inégalités qui persistent toujours et qu'il est essentiel de concrétiser. Ça, c'est toujours le cas. Il y a des inégalités systémiques et après, il y a aussi des barrières plus internes que l'on est socialisé, tu vois, en grandissant. Je pense que la société, d'une façon, fait en sorte, je vais dire ça comme ça, que les femmes n'aient pas confiance en nous. Je pense qu'il y a vraiment une réalité autour de ça. On est conditionnés. à ne pas avoir confiance en nous, à ne pas prendre de risques, à rester bien sage, bien parfaite. Et donc, tant que tu n'es pas parfaite, tu ne fais rien, tu vois. Et donc, ça crée tout ce terrain. Du coup, on va procrastiner, puisqu'on va se dire que tant que ce n'est pas parfait, on ne peut pas le montrer à quelqu'un. Bref, le premier chapitre, c'est un peu poser tout ce terrain-là, des barrières externes et internes. J'ai ensuite tous les chapitres intermédiaires, qui sont des chapitres outillants, où il y a à la fois, moi, ma matière, mes conseils, mes outils, mes méthodes. Mais aussi, tu sais que j'ai fait, j'ai interviewé six femmes qui ont aussi donné leur voix à mon ouvrage, puisqu'elles ont partagé elles-mêmes leurs barrières, mais aussi leurs ressources, leurs solutions. Donc, il y a un accès, d'ailleurs, en vidéo bonus à ces interviews-là, qui sont très, très riches. Et donc, ces femmes que je remercie grandement ont aussi contribué à développer, tu vois, les idées de l'ouvrage pour étoffer mon point de vue, mais aussi des leurs. qui ne sont pas toujours les mêmes et justement montrer qu'il existe de multiples ambitions, de multiples notions de réussite et le dernier chapitre il s'adresse là un petit peu plus soit à des femmes qui sont déjà en posture d'influence et qui peuvent peut-être agir autour d'elles pour elles-mêmes être ambassadrices de ce message parce que moi j'ai une conviction profonde c'est que nous toutes nous sommes des rôles modèles pour quelqu'un d'autre il y a forcément des gens qui aujourd'hui te regardent et te considèrent comme une inspiration potentielle Donc prenons cette place-là, prenons conscience qu'on a aussi ce rôle-là, et voyons qu'est-ce qu'on a envie d'en faire. Si on a envie, il n'y a encore pas d'injonction. Et donc ce chapitre, il est à la fois pour les femmes en posture d'influence, mais aussi... pour nous équiper, pour avoir des conversations avec les alliés, les RH si on est en entreprise, des dirigeants si on est en entreprise, pour pouvoir justement créer plus d'équité, d'égalité dans les entreprises.
- Speaker #1
J'aime beaucoup, j'ai envie vraiment de rebondir sur cette idée qu'on est des rôles modèles et qu'on est quelque part, on inspire, on peut inspirer aussi d'autres femmes. J'aime beaucoup parce que c'est vraiment ce que je porte aussi avec ce podcast et puis avec d'autres actions que je peux mener. Et pour autant, je pense que pour certaines, ça peut être compliqué parce que parfois, il y a une histoire un peu d'ego derrière. Pour qui est-ce qu'elle se prend ? Toi, tu vas inspirer qui ? Et je trouve que ça renvoie à ce que tu nous disais, qui est le début de la genèse de ton bouquin, de, voilà, on nous renvoie toujours à cette petite place de... On minimise. On minimise, quoi. Viens, reste à ta petite place. Reste tranquille. On ne t'a pas demandé d'aller inspirer, de faire porter ta voix, là. Et pour autant, je pense qu'on a tout, effectivement, si on veut faire bouger les lignes, ce rôle à assumer. Merci.
- Speaker #0
l'urgence elle est là tu sais je fais partie aussi d'un réseau de personnes qui pensent à la place des femmes dans l'économie, comment on peut améliorer avec l'ONU Femmes France et j'avais assisté du coup à un panel où en fait elles avaient échangé donc la directrice exécutive de l'ONU Femmes France mais aussi ONU Femmes UK et en fait justement elle parlait du fait de aujourd'hui nous les femmes d'aujourd'hui nous sommes en train de construire le monde de demain pour nos filles, pour les femmes qui vont arriver derrière, donc quel monde est-ce qu'on a envie de laisser en fait, donc oui ce qu'on fait aujourd'hui ça aura de l'impact sur demain et moi j'espère d'ailleurs plus vite que ça autant qu'on en profite nous aussi mais donc je pense qu'il est justement urgent qu'on se rende compte qu'on est tout un modèle pour quelqu'un d'autre et que du coup si soi-même on arrive à s'autoriser, même si on a l'impression que c'est égoïste justement ça ne l'est pas Merci. Parce que si moi je m'autorise, t'imagines la Marina de 5 ans, si elle me voyait aujourd'hui,
- Speaker #1
ce serait fou. Déjà,
- Speaker #0
j'aurais peut-être pas la même vie, mais du coup, je serais pas là.
- Speaker #1
Donc ce serait dommage.
- Speaker #0
Mais ça change des vies, des trajectoires,
- Speaker #1
bien sûr. Complètement. Et tu sais, je trouve qu'il y a un côté un peu vertigineux à tout ça, de vouloir faire porter sa voix, ça paraît être quelque chose d'énorme, alors qu'en vrai...
- Speaker #0
Il n'y a pas besoin que ce soit énorme.
- Speaker #1
Exactement. En vrai, tout va se passer dans les actions que tu vas faire au quotidien, dans la main tendue, dans le fait de dire non, de montrer que c'est possible et bien sans tout.
- Speaker #0
Normaliser qu'on n'est pas parfaite, on ne se sent pas toujours paillette, licorne, arc-en-ciel.
- Speaker #1
C'est un autre de mes sujets aussi, d'arriver à avoir cette vision un peu lissée de ce que pourrait être une femme leader, une femme ambitieuse. tu vois une femme bien dans ses baskets tout simplement, cette femme bien dans ses baskets elle a des moments de up extraordinaire et moi ce sujet tu vois je le porte sur,
- Speaker #0
parce qu'un des messages effectivement du livre c'est ce leadership individuel en fait, le leadership personnel de chacun et de chacune et donc ce que je veux transformer en réalité c'est toute la vision qu'on a du leadership au-delà juste du leadership des femmes c'est qu'en fait le leadership à la papa de l'époque tu sais, le stéréotype en plus ça. Des hommes un peu plus âgés qui ont l'impression qu'il faut savoir tout faire, répondre à tout, être autoritaire pour être respecté. Ça, on n'en veut plus de ce leadership-là.
- Speaker #1
Non, non.
- Speaker #0
Tu vois, donc on a besoin de rafraîchir l'image du leadership.
- Speaker #1
Je crois qu'on a vraiment besoin d'un leadership égal. Authentique. Authentique.
- Speaker #0
Plus vulnérable, plus humain.
- Speaker #1
exactement c'est ça le mot que je cherchais je crois que c'est dans la vulnérabilité aussi et de se dire ok mais moi je ne sais pas tout mais parce que toi tu en sais plus que moi sur ce sujet bah ensemble on va aller plus loin et c'est ça je trouve qui est assez extraordinaire et encore une fois du coup là à s'autoriser à montrer que bah on sait pas tout évidemment
- Speaker #0
on inspire beaucoup plus de gens là aujourd'hui apparemment la nouvelle génération plus personne veut être manager mais en même temps si on a l'impression que le manager c'est la personne qui travaille nuit et jour qui doit tout savoir, évidemment, ça va le faire. Et puis,
- Speaker #1
je trouve qu'il se coupe des autres parce que justement, il y a cette posture qu'on avait avant de lui au-dessus des autres et donc du coup, tu te coupes aussi des relations, de tout ça et je pense qu'effectivement...
- Speaker #0
Et c'est très du coup solitaire, on ne veut pas ça.
- Speaker #1
Nous, on ne veut pas ça et encore moins la jeune génération.
- Speaker #0
Bah ouais.
- Speaker #1
Bon, moi, pour avoir lu ton livre, Marina, je trouve que tu as... Bravo, tu as vraiment bien réussi l'exercice. J'ai beaucoup aimé la façon dont tu as découpé aussi tes chapitres où tu nous donnes de ton savoir, tu nous donnes... de ce que toi l'expérience t'as appris oui parce qu'il y a des exercices aussi d'autocoaching c'est ce que j'allais dire et que du coup il y a les témoignages d'autres personnes que toi qui viennent aussi rendre un peu qui donnent un peu de témoignages à tout ça et puis il y a ces exercices d'autocoaching à la fin des chapitres qui
- Speaker #0
permettent de se dire bon bah ok maintenant à moi de passer à l'action donc bravo pour cet exercice merci beaucoup je suis ravie que ça t'ait plu tu vois je vais garder ce bout d'audio je le mettrai en audio dans mon powerpoint je sais pas comment ça marche Mais je trouverai une source.
- Speaker #1
Je te ferai un découpage que je t'enverrai. Mais c'est trop bien. Je voulais revenir rapidement sur l'écriture et sur le fait que tu aies du coup fait venir ces femmes dans ton livre. Et je voulais juste voir en termes de process, comment est-ce que tu avais fait ? À quel moment tu les as interviewées ? Au début, à la fin, au milieu ? Est-ce que tu savais déjà les questions que tu allais leur poser par rapport à ton plan ? Ou est-ce que du coup, ça s'est construit aussi avec leurs réponses ?
- Speaker #0
Alors, du coup, tout s'est fait très vite, tu sais. Donc, le 23 novembre, j'ai signé mon contrat d'édition. Je me suis dit, OK, le mois de décembre, il va falloir que je n'accepte rien de nouveau. Tout ce qui est possible de décaler, mais dans une certaine limite, parce que je suis quelqu'un qui tient à ses engagements, tu vois. Donc, tout ce sur quoi j'étais très engagée, voilà, j'ai tout gardé. Ce qui n'était vraiment pas urgent, ce qui pouvait être décalé, j'ai essayé de décaler. Et j'ai bloqué mon agenda à toutes nouvelles possibilités. Et donc, la première chose que j'ai faite, c'est contacter ces femmes que je savais déjà que je voulais interviewer pour mon livre. Mais du coup, j'ai fait ça très rapidement en mode, voilà. J'aimerais beaucoup avoir un petit peu de ton regard pour mon livre que je suis en train de préparer. Le problème, c'est qu'il y a la contrainte de temps. Donc, tu vois, j'ai dû créer en fait des plages. J'ai créé un calendrier exprès pour elles avec des plages que j'ai bloquées que pour elles pour qu'elles puissent très tôt positionner leur créneau. donc tout le monde en décembre pour avoir leur témoignage. Au début, je ne savais pas exactement ce que j'allais en faire, donc je me suis avec leur autorisation, je me suis dit que j'allais tout filmer au cas où, comme ça, j'ai et l'audio et de la vidéo. Initialement, je pensais même que j'en ferais peut-être, je profiterais de ça pour lancer mon podcast, ce que je n'ai pas fait, finalement, pour le moment, mais finalement, j'ai utilisé leur vidéo comme bonus dans le livre, donc j'ai mis certains de leurs verbatims. Là où ça avait du sens par rapport à mon livre. Et d'ailleurs, ça, ça a bougé quelques fois. Ça a été un process aussi de création. Parfois, tu peux partir avec une certaine idée de ce que tu vas faire. Et puis, au fil de l'écriture, s'autoriser à être flexible, à changer un peu le truc, à avoir l'avis de l'éditrice. Tant qu'à être accompagnée par une professionnelle, autant la solliciter. Elle m'a détestée d'ailleurs parce que le problème des portraits, c'est que c'était très oral. puisque c'était des interviews parlées et on n'écrit pas comme on parle bien sûr donc il a fallu pas mal réécrire les bouts d'interviews qu'on a utilisé dans le livre donc ça ça a été un petit peu time continuing mais voilà j'ai priorisé les portraits très tôt parce que je me suis dit bah là je sollicite les autres personnes j'ai pas envie de les mettre dans l'embarras moi c'est ok de sacrifier mes vacances de Noël parce que ce projet c'est mon bébé il me tient à coeur mais je veux pas empiéter sur la vie personnelle des autres Tu vois, c'est mon problème. Moi, je me mets d'accord avec moi-même. Mais pour elle, il faut que ce soit confortable de le faire. Je les sollicite quand même. C'est précieux qu'elles aient accepté. Donc, j'ai voulu faire ça de la manière la plus respectueuse possible. Et donc, j'ai cette matière-là. Elles ont même pu être des ambassadrices aussi pour m'aider à lancer des livres. Évidemment, bien sûr. Elles ont pu être des relais. Et je pense qu'en ayant contribué à ça, et du coup, en ayant découvert tout ce travail, des portraits des autres aussi, en fait, il y a cette magie de... Mais on s'inspire les unes les autres. Et donc, heureusement qu'elles ont chacune accepté de parler, parce que je ne sais pas si, pour certaines d'entre elles, auparavant, si elles-mêmes se seraient considérées comme des femmes qui inspirent d'autres femmes. Mais elles le sont.
- Speaker #1
Bien sûr. Puis je trouve que du coup, ça crée une communauté, une sororité qui vous porte les unes les autres.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
C'est génial. Et ça vient rajouter du coup à ce livre aussi ce petit plus.
- Speaker #0
Et ça contribue au propos de, tu sais, le chapitre 4, savoir s'entourer. Pour moi, c'est une compétence très forte de leadership. Donc voilà, c'est aussi ce que j'ai fait moi-même.
- Speaker #1
Super. De ce livre est né ou va naître là d'ici peu un programme. Tout à fait. Ambitieuse et à l'heure. Est-ce que tu peux nous en parler rapidement ?
- Speaker #0
Avec plaisir. Donc, j'ai créé ce livre. L'idée, c'était de rendre très accessible tout ce que je peux partager. Parce qu'évidemment, quand on est salarié dans une entreprise, on n'a pas toute la chance d'avoir une marine amorphicienne qui vient intervenir. Voilà, mais bon, certaines ont cette chance-là, mais pas toutes. Donc le livre, c'était un moyen de parler à beaucoup de personnes. Maintenant, j'ai bien conscience que pour certaines personnes, dont je fais partie peut-être toi, je ne sais pas, on peut lire beaucoup de livres, ce n'est pas pour autant qu'on va forcément toujours tout mettre en pratique ou si ce sera suffisant à transformer ce qu'on a besoin de transformer. Et ça peut changer d'un sujet à l'autre, bien sûr. Tu vois, moi aussi, j'aime bien me faire accompagner. Donc j'ai décidé, dans la lancée de ce livre-là, dans la prolongation, d'en créer un programme, j'avais à cœur depuis un moment de penser à un programme collectif. Tu vois, c'était dans un coin de ma tête, et c'était quelque chose que je n'avais pas encore concrétisé vraiment. Je le souhaitais. Et donc là, ça a été la parfaite occasion de me dire, OK, comment je peux proposer que ce livre soit justement un programme collectif, accessible à des personnes, peu importe où est-ce qu'elles sont localisées, sur un temps qui fait que ce soit conciliable avec une activité entrepreneuriale ou une activité salariée, qui ne soit pas non plus trop prenante sur le temps. Et donc, j'ai créé un programme. Donc là, il y a une version pilote. qui aura lieu sur le mois de juin, sur six semaines, pour pouvoir aider ces femmes qui vont participer, qu'elles soient entrepreneuses ou salariées, à justement devenir plus affirmées, plus visibles et dépasser ces freins qu'on peut avoir. Donc le programme se construit sur trois actes. Le premier acte, c'est justement pouvoir déconstruire pour se libérer de ces freins qu'on peut avoir interne-externe, surtout interne. Le deuxième acte, ça va être un peu plus se positionner, clarifier son cap, c'est quoi mon ambition, où est-ce que j'en suis, vers quoi je veux aller. Développer sa confiance en soi, qui est essentielle à tout pour pouvoir avancer, qui pour moi est le moteur de tout ce qu'on fait. Et le troisième chapitre, le troisième acte, qui est un petit peu plus se rendre visible, s'affirmer, savoir, avoir des communications, des conversations un petit peu difficiles, un peu challengeantes. tu vois pouvoir être assertive dans nos propos et repartir avec un plan d'action pour se mettre vraiment en mouvement. Le tout en étant accompagnée d'un groupe de femmes qui partagent peut-être des situations, des défis communs.
- Speaker #1
Oui, parce que c'est une expérience collective.
- Speaker #0
C'est une expérience collective. Donc on a à la fois un programme en asynchrone qu'on peut suivre à son rythme, tu vois, tranquillement. Et d'ailleurs, il sera accessible plus longtemps que le programme de six semaines. Comme ça, si elles veulent revenir dessus l'été ou profiter de l'été pour... faire la suite du programme Asynchrone, elles pourront. Et puis un vendredi sur deux on a des temps collectifs où on se retrouve en groupe en plus de la communauté qu'on aura, on pourra rester justement en lien. La plateforme que j'ai choisi pour créer ce programme, elle permet aussi de répondre à des questions. Tu vois donc au fil de l'eau elles peuvent soumettre des questions, moi je pourrais faire des genres de consultations pour répondre à des questions plus ciblées. Et sur les temps d'échanges, un vendredi sur deux, On pourra prendre des situations de blocage personnel si certaines elles souhaitent qu'on travaille collectivement, utiliser cette intelligence en fait de groupe collective pour trouver des solutions, pour avancer ensemble.
- Speaker #1
Super, trop bien. Et du coup ce programme il est fait pour les femmes salariées, pour les femmes entrepreneurs, pour les deux, est-ce que n'importe qui peut s'inscrire ?
- Speaker #0
Là, c'est vraiment pour les deux dans cette première édition. Le but, c'est vraiment de tester ça avec elles. Tu vois, il y a une dimension de co-construction. puisque après, le programme, comment je l'imagine, il serait un peu plus long. Tu vois, un peu plus long, donc aussi plus coûteux. Là, il y a un tarif très accessible. C'est une version pilote. L'idée, c'est d'embarquer tout type de profil de femmes ambitieuses et quitte à créer des sous-groupes, tu vois, en fait, en fonction un petit peu des thématiques là où elles se rejoignent un peu plus. Il y aura aussi une logique de binômage. Donc ça, je vais le faire de manière intelligente, tu vois, là où elles me paraissent se rejoindre sur certaines thématiques. Ouais. Pour qu'elle puisse aussi avancer à plusieurs, en fait. En plus d'avoir ce programme-là, peut-être, tu vois, créer des dimensions collectives qui vont durer plus longtemps que le programme.
- Speaker #1
Super. Je mettrai dans les notes de l'épisode le lien pour avoir toutes les infos pour ce programme, si certaines sont intéressées. Marina, merci beaucoup pour ce temps que tu m'as accordé. Je rappelle le nom de ton livre « Ambitieuse et alors » de Marina Mopsician, et c'est aux éditions prochain chapitre. Merci beaucoup à toi,
- Speaker #0
Marina. Merci beaucoup, Virginie. J'ai été ravie de partager.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode. N'hésite pas à venir me retrouver sur LinkedIn, Virginie Perbal, ou sur Instagram, echo.podcast, pour me dire ce que tu as pensé de cet épisode et me parler de ce qui t'a inspirée. J'ai hâte de pouvoir échanger avec toi. Allez, à très vite.