Speaker #0Bienvenue dans « Élégance et ambition » . Je m'appelle Thalia, et après plusieurs années à décrypter les codes de la classe CZ, j'aide désormais les personnes ambitieuses à gravir l'échelle sociale tout en restant fidèles à elles-mêmes. Ici, on parle d'élégance, de savoir-être et de conseils pratiques pour naviguer dans les cercles les plus prestigieux. Dans ce podcast, je vous partage tout pour transformer vos ambitions en actions concrètes et vous accompagner pas à pas dans votre quête de réussite sociale. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous inspirer. Est-ce que vous aussi, vous adoreriez développer votre réseau, mais la seule perspective de vous rendre à un événement où vous ne connaissez personne vous donne des sueurs froides ? Si oui, sachez que je vous comprends, puisque pendant longtemps, j'ai été freinée par ma timidité, par mon introversion, ce qui m'a empêchée de développer mon réseau, et c'est précisément pour cette raison que j'ai décidé d'enregistrer cet épisode. J'ai toujours entretenu un rapport ambivalent avec les grands événements réseau. D'un côté, l'idée m'attirait avec tout ce que cela représentait en termes d'opportunités, de rencontres, mais de l'autre, dans les faits, quand j'étais en situation réelle, je déchantais. Les interactions en grand groupe ne sont pas mon point fort et j'ai mis du temps à comprendre que ce n'était pas un défaut, c'était juste mon mode de fonctionnement. Aujourd'hui, j'ai voulu enregistrer cet épisode pour toutes celles et ceux qui se reconnaissent là-dedans. Parce que beaucoup de femmes ambitieuses se croient quelque part défaillantes ou pas faites pour le réseau, alors que l'on confond souvent des rapports et des notions qui sont très différentes, et que l'on va aborder dans cet épisode, qui sont l'introversion, la timidité et l'anxiété sociale, qui sont des dispositions qui peuvent considérablement freiner cette approche vis-à-vis du réseau. Et si vous êtes concerné par l'un ou l'autre de ces éléments, ce ne sont pas du tout les mêmes réalités et par conséquent elles n'appellent pas du tout les mêmes réponses. Dans cet épisode on va faire un vrai travail de clarification, je vais vous expliquer précisément ce que sont ces trois notions, l'introversion, la timidité et l'anxiété sociale pour que vous puissiez vous situer, parce que poser le bon diagnostic c'est déjà faire la moitié du chemin. Ensuite on passera aux stratégies concrètes, comment réseauter efficacement en fonction de votre fonctionnement sans vous faire violence, sans jouer un rôle qui n'est pas le vôtre. Et enfin, je vais vous proposer des alternatives aux fameux grands événements, aux cocktails mondains, pour que vous puissiez vous construire un réseau solide à votre manière. Et à l'issue de cet épisode, vous saurez exactement dans quel cas vous vous situez, et vous aurez un plan d'action adapté à votre personnalité, et vous saurez quoi faire pour développer votre réseau de manière à ce que ce soit adapté à votre personnalité. Et surtout, vous comprendrez que le problème, finalement, ce n'était pas vous, c'était juste la méthode. Pour commencer, et avant de vous donner des stratégies, il faut qu'on clarifie un point essentiel. Parce que quand on dit qu'on a du mal avec le réseau parce qu'on est timide, on met souvent sous ce terme des réalités qui ne sont pas toujours les mêmes, et c'est pour cette raison que dès l'introduction j'ai exposé les trois termes, l'introversion, la timidité et l'anxiété sociale, parce qu'on met souvent les trois dans le même panier. Or ce sont trois réalités fondamentalement différentes, et les distinguer c'est la première étape pour agir de la bonne manière. Tout d'abord, l'introversion. L'introversion, ce n'est pas un problème en soi. L'introversion, qu'est-ce que c'est ? C'est tout simplement un mode de fonctionnement. Un introverti, c'est quelqu'un qui se ressource dans la solitude. C'est quelqu'un qui préfère les échanges profonds aux discussions superficielles. Un introverti, c'est quelqu'un qui peut être tout à fait sociable, mais seulement par séquence. Et généralement, après une interaction sociale prolongée, il a besoin de calme pour recharger. A l'opposé, l'extraversion, c'est... puiser son énergie dans l'interaction avec les autres. Attention, ça ne signifie pas que les introvertis détestent la socialisation et que les extravertis détestent être seuls, cela signifie simplement que quand on se retrouve dans la zone qui n'est pas notre zone préférée, cela nous demande une dépense d'énergie supplémentaire. Pour illustrer cela, en tant qu'introverti, j'ai développé un concept personnel que j'appelle la batterie sociale. A force d'apprendre à me connaître, j'ai appris à évaluer mon propre niveau de tolérance face aux interactions sociales, comme en la comparant à la batterie de mon téléphone. En début de journée, en général, je suis à 100%, et étant donné que désormais je travaille seule, en fin de journée, quand je n'ai pas eu de rendez-vous ou de séance de mentorat dans la journée, mes batteries sont encore globalement à 90%. Mais dès lors que je suis exposée à un événement social, ma batterie se décharge très vite. Et cela commence même avant l'événement en fonction de comment je m'y suis rendue. Si je vais en voiture avec mon compagnon ou que j'y vais en VTC, ça n'affecte pas ma batterie. Parce que quand je suis en voiture, je suis avec mon compagnon, je suis en zone connue. Et si je me déplace en VTC ou en taxi, comme en général je ne parle pas avec les chauffeurs, non pas que je n'ai pas envie de parler, mais parce que c'est un moment où j'en profite pour travailler, eh bien cela n'affecte pas ma batterie. Mais à l'inverse, si j'ai pris des transports en commun, en particulier quand il y a beaucoup de monde qui sont bondés, j'arrive déjà avec une batterie qui est légèrement entamée. Et je vois cette notion de batterie mentale comme une batterie d'un téléphone un peu vieillissant. Elle perd de la charge assez rapidement. En particulier quand je suis exposée à des situations sociales. Quand ma batterie se décharge, au bout d'un moment, j'identifie un moment critique. Moi j'appelle ça le seuil des 20%. Si vous faites la comparaison avec votre téléphone, c'est le seuil où l'icône de la batterie commence à devenir rouge. Et je le reconnais à une forme de sursaut intérieur, une sorte de petite voix qui me dit que je commence à saturer, à atteindre mes limites. Et à ce moment-là, c'est presque automatique, je me mets comme le téléphone, en mode économie d'énergie. Mais j'y reviendrai plus tard dans la seconde partie quand on parlera de stratégie concrète. Ce que je veux que vous reteniez avec ce concept de batterie limitée, c'est ceci. C'est que l'introversion, ce n'est pas un défaut de fonctionnement en soi, ce n'est pas avoir peur des autres, ce n'est pas de l'inconfort social, c'est juste une question d'énergie, tout simplement. Et on peut être tout à fait introverti et très charismatique. D'ailleurs, il y a plein d'exemples de grands leaders qui sont très calmes. qui sont très respectés, qui sont reconnus et qui sont à la fois des personnalités introverties, puisque l'introversion n'empêche ni le charisme, ni le leadership, ni la capacité à créer des liens. L'introversion demande simplement de respecter son propre rythme. La question à vous poser pour savoir si vous êtes introverti ou extraverti, c'est la suivante. Après un événement social, est-ce que vous êtes fatigué ou au contraire, est-ce que vous êtes stimulé, réénergisé ? Si vous êtes fatigué, vous êtes probablement introverti. si vous êtes stimulé, vous êtes probablement extraverti. Abordons maintenant la timidité. Et là, c'est quelque chose de différent. Là, il y a une dimension émotionnelle. La personne qui est timide, elle craint d'être jugée. Elle hésite à prendre la parole et elle se sent maladroite socialement. Mais néanmoins, la timidité, ça reste quelque chose de situationnel. On peut être timide, intimidé en soirée quand il y a beaucoup de personnes qu'on ne connaît pas, mais on peut ne pas être timide quand on est en tout petit comité. On peut être timide face à des inconnus, mais très à l'aise avec des personnes que l'on connaît depuis longtemps. Vous connaissez peut-être ce collègue qui était très réservé quand il venait juste d'être embauché et qu'il est arrivé pour la première fois dans les locaux de l'entreprise, et dès lors qu'il a fait connaissance avec tous ses collègues, c'est comme s'il était devenu une autre personne, il fait des blagues, il plaisante avec tout le monde, il discute avec tout le monde. C'est comme si sa réserve s'était évaporée dès lors qu'il a appris à faire connaissance avec ses collègues. Eh bien, c'est exactement ça, la nature situationnelle de la timidité. La timidité, en réalité, c'est une appréhension, c'est une peur légère du contact social, mais qui est temporaire. Elle se dissipe avec la connaissance, avec la familiarité. Et c'est précisément ce qui la distingue d'une autre notion que l'on va voir juste après, qui est l'anxiété sociale, puisque avec le temps, l'exposition, la timidité reculent. D'ailleurs, on peut être timide et introverti, comme on peut être timide et extraverti. C'est l'exemple que j'ai donné. A l'instinct, du collègue qui était calme et peu bavard au début et qui, au fur et à mesure qu'il fait connaissance à ses collègues, devient beaucoup plus bavard et ouvert, eh bien c'est l'exemple type de quelqu'un qui est timide et extraverti. Sa timidité, elle s'est estompée parce que l'environnement est devenu familier. La question à vous poser pour savoir si vous êtes timide, c'est la suivante. Est-ce que devant des inconnus, je me tais parce que je n'ai rien à dire ou est-ce que je me tais parce que j'ai peur de mal le dire et d'être jugé ? Si c'est la deuxième réponse, vous êtes probablement timide. Et la bonne nouvelle, c'est que ça, ça se travaille. On arrive ensuite à l'anxiété sociale et là, on change de niveau. L'anxiété sociale, c'est un cran au-dessus de la timidité. Là encore, on est dans un cas de peur de jugement des autres, de peur du regard des autres. Mais ici, on est plutôt face à une peur intense et persistante d'être jugé. L'anxiété sociale, c'est une anticipation catastrophique. Avant même d'arriver à un événement, on imagine le pire. Et en plus de ça, ça peut se manifester par des symptômes physiques comme des palpitations, des sueurs, des tremblements. Ça peut se manifester par tout simplement des pensées anxieuses. Et puis dans le comportement, ça se traduit par de l'évitement. On évite tout simplement d'aller à des événements ou bien on essaye de s'y rendre mais on annule au dernier moment tellement on a peur des conséquences que cela peut avoir. Et dans le cas de l'anxiété sociale, cela peut être très problématique dans la mesure où ça impacte la vie professionnelle, ça limite les opportunités et ça peut créer une réelle souffrance. Quand on souffre de ce type d'anxiété, ça peut amener à renoncer à une promotion, à refuser ou à ne pas solliciter des déjeuners avec certains contacts. à éviter systématiquement certains événements qui pourraient faire avancer sa carrière. Et dans ce cas, ce n'est plus une gêne passagère, c'est un frein réel. La différence fondamentale avec la timidité, c'est que la timidité, on l'a dit, elle se dissipe avec l'exposition. Mais l'anxiété sociale, elle, ne fonctionne pas forcément de cette manière. Et si malgré l'exposition répétée, vous n'arrivez toujours pas à gérer les situations sociales, eh bien là, on est plutôt dans l'ordre du trouble. et c'est à ce moment là qu'il faut envisager de... consulter un professionnel, un médecin, notamment un psychiatre. D'ailleurs, si vous pensez être concerné par l'anxiété sociale, je vous conseille cet excellent livre qui s'appelle La Nouvelle Peur des Autres, Tracte, Timidité et Phobie Sociale, qui a été écrit par trois médecins psychiatres, les docteurs Christophe André, Patrick Légeron et Antoine Pellissolo, qui traitent très bien de ce sujet. L'anxiété sociale, c'est donc un trouble possible qui nécessite un accompagnement avec un professionnel, Mais bonne nouvelle, ça se soigne. Maintenant avec ces éléments, j'espère que vous avez réussi ou du moins commencé à voir où vous vous situez. Et on va voir dans une deuxième partie comment adapter votre stratégie réseau en conséquence. Parce que l'objectif quand on fait du réseau, ce n'est pas de se transformer en quelqu'un d'autre, c'est plutôt d'adapter sa stratégie à sa propre personnalité. Et c'est là que beaucoup de gens se trompent. On essaye d'appliquer une recette universelle du réseau, un modèle unique, alors que ce modèle n'est clairement pas fait pour tout le monde. Par conséquent, dans cette partie, on va voir ensemble, en fonction de votre profil, quelle approche vous convient le mieux. Premier cas, vous êtes introverti et vous êtes seulement introverti sans les autres composantes. La première chose à faire dans ce cas, c'est juste d'accepter votre introversion. Ce n'est pas un défaut à corriger, c'est juste un paramètre à intégrer. Et la clé, c'est la gestion de votre énergie. Concrètement, je vous invite à reprendre à votre compte cette idée de batterie sociale. Apprenez à connaître votre propre limite, apprenez à identifier votre propre moment critique, ce fameux moment où votre batterie passe en dessous des 20%, où elle devient rouge. Et comme pour un téléphone, c'est toujours mieux de le recharger avant qu'il n'atteigne cette limite. L'habitude que j'ai prise quand j'assiste à des événements où je dois socialiser, c'est que je prends toujours le temps, souvent à la pause déjeuner, de m'isoler un moment. que ce soit au sanitaire ou dans un endroit un peu isolé, je prends un peu de temps avec moi-même, pour ne plus être en train de discuter avec des gens, pour pouvoir recharger mes batteries émotionnelles et repartir du bon pied pour le reste de la journée, si l'événement se déroule en journée. Si c'est en soirée, la bonne pratique, c'est de penser à faire cette sorte de recharge mentale en milieu de soirée, avant justement d'atteindre vos limites critiques. Et puis si jamais vous avez oublié de prendre ce moment, ce temps de pause et que vous avez atteint 20% de batterie, voire même un niveau en dessous, eh bien il est toujours temps de prendre l'initiative de vous isoler. Pour ma part, quand ça m'arrive, parce que justement j'ai oublié de prendre une pause un peu plus tôt dans la journée ou un peu plus tôt dans la soirée, c'est à ce moment-là que je décide si ça vaut encore la peine de rester 10 minutes, 5 minutes de plus ou si c'est le moment de partir. Dans tous les cas, quand j'atteins cette limite, que je sois invitée chez des gens ou à un événement où je suis seule ou que je suis à un événement professionnel, je commence à envisager la sortie de m'éclipser à ce moment-là et je ne culpabilise plus de le faire. Parce que savoir s'arrêter, c'est aussi éviter de se dégoûter des événements. Mieux vaut partir au bon moment en ayant passé un bon moment, plutôt que de rester trop longtemps et d'en garder un souvenir pénible. Ensuite, choisissez vos événements avec stratégie. Pour ma part, des gros événements avec plusieurs centaines de personnes d'invités, j'en fais un à deux par an maximum. Souvent, c'est très enrichissant, mais c'est aussi extrêmement épuisant. En général, je mets à peu près littéralement une semaine à m'en remettre. Donc, je ne cours pas les grands événements. Quand il y en a, je les choisis avec soin et je privilégie la qualité à la quantité. Et quand vous allez à ce type d'événement, avec beaucoup d'interactions, beaucoup de monde, vous privilégiez des événements et des environnements qui correspondent à votre énergie. En particulier, si vous êtes une femme, j'ai tendance à trouver que les événements, soit 100% féminins, soit organisés par des femmes, ont souvent une énergie plus calme, plus posée. Alors je ne saurais pas l'expliquer précisément, mais c'est un constat que j'ai fait à plusieurs reprises, et il y a moins cette dynamique de surenchère, de qui parle le plus fort, de qui prend le plus de place. Je trouve que les interactions sont beaucoup plus posées, beaucoup moins drainantes. D'ailleurs, au passage, au dernier grand événement auquel j'ai assisté, l'organisatrice avait prévu une salle dédiée aux personnes qui ont besoin de calme, justement, pour recharger leur batterie. C'était une salle où il y avait stricte interdiction de parler, silence total, on entendait les mouches voler. La consigne a été très bien respectée et effectivement c'était vraiment un endroit où on pouvait littéralement se recharger émotionnellement. Mais ça c'est extrêmement rare, c'est la seule fois que je n'ai vu ce dispositif. Mais en tout cas si jamais un jour je devais organiser un événement, je pense que je mettrais quelque chose de similaire en place. Et puis dernier point, quand vous échangez avec des gens, même si vous êtes introvertis, Certaines rencontres peuvent aussi, pas forcément vous énergiser, mais vous permettre de vous de garder vos batteries à un niveau stable. C'est le cas notamment quand vous discutez avec une personne qui est dans le même état d'esprit ou la même énergie que vous. C'est très étrange de parler d'énergie, n'y voyez pas d'éléments nouveau ou un peu ésotériques. Je reste dans un esprit très terre-à-terre. Mais pour en revenir à ce que je disais, quand vous discutez avec des personnes, apprenez à identifier les gens qui drainent votre énergie et à couper les interactions. assez rapidement avec ces personnes et au contraire préserver ou du moins prolonger, entretenir celles avec des personnes qui sont dans le même état d'esprit que vous et qui vont vous rehausser plutôt que vous vous tirez vers le bas. Dans tous les cas, partez du principe que chaque interaction ne va pas forcément vous vider. Maintenant, venons-en aux timides. Pour les timides, le levier principal, c'est tout simplement l'exposition progressive. Plus vous allez vous exposer à ce qui vous intimide, plus la timidité va reculer. C'est très simple. Mais attention, le mot-clé ici, c'est « progressivement » . Le meilleur conseil, le meilleur remède que je puisse vous donner si vous êtes timide, c'est tout simplement le théâtre. Pratiquez du théâtre, en particulier le théâtre d'improvisation. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que cette discipline vous oblige, vous exerce à réagir dans l'instant sans avoir le temps de vous sur-anticiper. Le théâtre d'improvisation, ça vous permet de comprendre et d'assimiler que même quand vous dites quelque chose d'imparfait, le monde ne s'écroule pas. Et ça crée un cadre bienveillant pour pratiquer. C'est un terrain d'entraînement qui est formidable parce que les enjeux sont faibles. On pratique ça comme si c'était un jeu, il n'y a pas de conséquences professionnelles. Mais les bénéfices se transfèrent directement dans votre vie sociale et professionnelle. Et enfin, pour celles et ceux d'entre vous qui se sont reconnus dans la description de l'anxiété sociale, je veux que vous entendiez une chose, ce n'est pas une fatalité. L'anxiété sociale, ça se soigne. Et la première étape, c'est tout simplement... d'aller consulter un psychiatre, c'est leur métier. Et sur l'anxiété sociale, ce n'est pas une question de volonté, c'est-à-dire que si c'est un mal qui vous affecte, ce n'est pas en vous forçant, en sortant de cette fameuse zone de confort que vous allez soigner votre affection. Là, on est plutôt dans l'idée de trouver un accompagnement adapté et les stratégies de réseau, elles viendront après, mais pas avant le soin. Parce qu'à force d'aller à des événements, quand on souffre d'anxiété sociale, cela ne fait souvent qu'aggraver le problème. Demander à quelqu'un qui a de l'anxiété sociale, qui fait de la phobie sociale, d'aller à un événement réseau, c'est un peu comme demander à quelqu'un qui a une jambe cassée de courir un marathon. Ce n'est pas un manque de motivation qui vous empêche de courir, c'est juste qu'il faut soigner la fracture. Le réseau peut attendre, mais votre santé mentale, c'est la priorité. Encore une fois, si vous avez l'impression que c'est quelque chose qui vous concerne, je vous recommande le livre La Nouvelle Peur des Autres. Ça vous permettra de commencer à identifier vraiment si vous êtes concerné. Et il y a quelques exercices et quelques exemples dans lesquels on peut facilement se reconnaître. Moi, j'en ai été atteint à un moment dans ma vie. Je m'en suis sortie fort heureusement. Mais je vous recommande vraiment d'explorer cela si c'est quelque chose qui, quand j'ai évoqué cette idée, ça vous a mis la puce à l'oreille. Maintenant que l'on a dit tout cela, j'aimerais qu'on déconstruise une croyance. Quand on pense réseau, on imagine immédiatement des grandes salles bondées, des cocktails, des échanges de cartes de visite, du small talk, des banalités qui sont échangées. Mais tout ça, ce n'est qu'une image d'épinal du réseau. Le réseau, ça ne s'arrête pas à cela, ça ne s'arrête pas à ces mondanités. Et franchement, si ça n'était que ça le réseau, la plupart des introvertis n'auraient tout simplement pas de réseau. Et les personnes les mieux implantées, les mieux connectées en termes de réseau, je parle de réseau physique, de réseau réel, ce ne sont pas forcément les personnes les plus extraverties. Ce sont juste celles qui ont compris qu'il y a d'autres manières de faire que d'aller assister à tous les cocktails en vogue. Par conséquent, pour toutes les personnes qui sont introverties, timides ou pour toutes les personnes qui ont une batterie sociale qui s'épuise plus vite que la moyenne, J'ai identifié et listé un certain nombre d'astuces, de possibilités pour... développer votre réseau de manière à ce que ce soit adapté à votre personnalité et votre style de connexion. Le premier format le plus accessible, c'est le déjeuner en tête à tête. C'est le format le plus accessible qui existe pour réseauter. Pourquoi ? Tout simplement parce que, déjà, solliciter la pratique du déjeuner réseau est une pratique qui est extrêmement répandue parce que la plupart des gens ont besoin de déjeuner dans leur journée et comme le temps est précieux, eh bien le déjeuner, c'est le moment par excellence où on a du temps pour faire autre chose que travailler et où on peut échanger. Le déjeuner, c'est très pratique parce que ça prend moins de temps qu'un événement en soirée, c'est une heure et demie, deux heures, ça ne nécessite pas de faire un effort supplémentaire en termes de changement de tenue, de trouver un lieu. En général, on fait un déjeuner réseau entre la session de travail du matin et celle de l'après-midi. On est déjà dans sa tenue de travail. Il suffit juste de trouver un lieu pour déjeuner en ville et le déjeuner en tête à tête. Parfois, on parle de petit déjeuner réseau. C'est un peu dans le même esprit. Mais dans tous les cas, le déjeuner en tête à tête, c'est un format, j'allais dire, intime. C'est un peu étrange de dire ça pour un déjeuner professionnel. Et vous avez compris l'idée, c'est un format qui favorise les échanges profonds, exactement ce que les introvertis préfèrent. Si je vous parle de déjeuner et pas de prendre un café ou un verre, c'est parce que c'est encore une fois cette idée que tout le monde déjeune à midi globalement. Et donc ça ne prend pas plus de temps à quelqu'un de vous accorder un déjeuner dans sa journée, alors qu'un café ou un verre dans l'après-midi, ça nécessite de libérer du temps qu'on aurait pu. préférez utiliser pour travailler, ça nécessite de bloquer un temps supplémentaire, ce qui n'est pas très pratique pour les gens pour qui le temps est une ressource rare et précieuse, ce qui est le cas normalement pour tout le monde. Et de cette manière, vous pouvez très bien réseauter pendant vos heures déjeuner en tête à tête sans que cela ne vous coûte d'énergie supplémentaire en fin de journée. Le déjeuner, c'est très simple, c'est très efficace et parfaitement adapté au fonctionnement de quelqu'un qui est introverti. D'autant plus que quand on est en déjeuner en seul à seul, on apprend vraiment à connaître la personne, on partage, et je trouve que les liens se tissent de manière nettement plus solide que lorsqu'on rencontre et qu'on discute avec des personnes dans un grand événement où là le jeu c'est plutôt de multiplier les interactions sociales. Deuxième astuce, ce sont les associations professionnelles. Les associations sont une excellente stratégie pour les personnes qui sont introverties mais aussi pour les timides. Le principe des associations professionnelles, c'est de réseauter par la régularité plutôt que par l'intensité. Au lieu d'aller à un grand événement ponctuel qui vous épuise, l'idée c'est d'adhérer à une association dans votre secteur d'activité professionnelle qui organise des événements de réseau régulièrement, idéalement une fois par mois ou deux fois par mois, ou une fois toutes les deux semaines. Et dans ce type de configuration, Ça permet de créer et de bâtir des liens sur la durée à travers les rendez-vous récurrents, puisque à échéance régulière, vous rencontrez les mêmes personnes. Et le fait de rencontrer régulièrement les mêmes personnes, ça permet de créer du lien, de vous faire connaître, de découvrir de nouvelles personnes, sans avoir à vous forcer à aller à un grand événement. Et enfin, dernière alternative que j'apprécie particulièrement, c'est d'organiser des réceptions chez soi. Alors, quand je dis... réception, ça fait toujours très pompeux, on dirait qu'on va organiser un grand dîner avec une grande nappe blanche et des rangées de couverts autour de son assiette interminable, mais non pas du tout. L'idée c'est d'inviter 2, 3, 4 personnes voire plus en fonction de la taille de votre logement et de votre pièce à vivre bien évidemment, pour d'une part passer du temps avec ces personnes, renforcer vos liens, alors bien évidemment avec des personnes que vous connaissez. mais ces dîners que vous organisez chez vous, ça peut être aussi l'occasion de mettre en relation des personnes qui ne se connaissent pas. Vous pouvez très bien inviter deux personnes, voire plus, ou deux couples, ce qui ferait quatre invités avec des personnes qui ne se connaissent pas, et le dîner sera l'occasion de les mettre en relation. Et non seulement vous renforcez des liens avec les personnes que vous invitez, mais en plus vous créez des ponts entre des gens qui ne se connaissent pas. Vous jouez un rôle de connectrice en quelque sorte, je ne sais pas si le terme c'est à pourbrier, mais vous avez compris l'idée. Et cela contribue énormément à renforcer votre réseau. Le réseau, ce n'est pas seulement toutes les personnes que vous connaissez, mais c'est aussi toutes les personnes que vous avez mises en relation et qui, éventuellement, ont pu obtenir des opportunités grâce à cela. Et ça, c'est particulièrement adapté aux personnes qui sont introverties et timides parce que quand vous recevez chez vous, vous êtes dans un environnement que vous maîtrisez. C'est votre espace, votre rythme vous règle. Vous décidez qui vous inviter, combien de personnes il y aura, à quelle heure ça commence, à quelle heure ça se termine. Vous n'êtes pas dans une salle bondée avec du bruit et des inconnus. Vous êtes chez vous, dans votre cocon, et c'est vous qui donnez le ton. Alors oui, ça demande un peu de logistique, ça demande un peu de budget et d'organisation. Mais croyez-moi, ce n'est pas le bout du monde. Et le retour sur investissement est énorme parce que ces moments créent une intimité, une qualité du lien que vous n'obtenez pas. ne tiendrait jamais dans un cocktail de 200 personnes. Et pour cette raison, je vous incite fortement à adopter ce mode de réseautage. Et d'ailleurs, on est dans une logique beaucoup plus sincère quand on organise des réceptions chez soi, puisque là, on invite des personnes qui nous sont en général assez proches. J'en viens à la conclusion de cet épisode, et pour récapituler ce que l'on a vu aujourd'hui, je rappelle que l'introversion, la timidité et l'anxiété sociale, ce sont trois réalités de l'esprit différentes qui appellent trois réponses différentes. L'introversion, c'est un mode de fonctionnement, on l'accepte, on gère son énergie en conséquence et on calibre ses événements. La timidité, c'est une gêne qui s'apprivoise avec l'exposition progressive, le meilleur remède étant le théâtre. et... L'anxiété sociale, là, c'est un trouble qui se soigne avec un accompagnement professionnel et adapté. La leçon que j'aimerais que vous reteniez de cet épisode, c'est que le problème, ce n'est pas votre personnalité. Le problème, c'est d'essayer de résauter avec une stratégie qui n'est pas faite pour vous. Donc je vous invite à ne plus vous forcer à rentrer dans le moule des grands événements si ce n'est pas votre mode de fonctionnement. Adaptez la méthode à qui vous êtes. Le réseau peut se construire, on l'a vu, de mille manières, avec un déjeuner en tête-à-tête, des associations, un dîner chez vous. Ce qui compte, ce n'est pas le format, c'est la régularité et la sincérité des liens que vous créez. Parce qu'un réseau solide, il ne se mesure pas au nombre de cartes de visite que vous avez dans votre tiroir, il se mesure au nombre de personnes que vous pouvez appeler quand vous avez besoin d'aide, d'un conseil ou d'une recommandation. Et ces liens-là, ils se construisent dans l'intimité et pas dans le bruit des grands événements. Merci infiniment d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. J'espère qu'à vous tous qui êtes introvertis, timides ou qui êtes frappés par l'anxiété sociale, ça vous a un temps soit peu rassuré et donné de nouvelles perspectives sur comment développer votre réseau. Si c'est le cas, je vous invite à mettre un commentaire et une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Pensez à vous abonner pour être sûr. d'être informé de la sortie des prochains épisodes. Et quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente journée ou une excellente soirée et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode d'élégance et ambition.