Speaker #0Bienvenue dans « Élégance et ambition » . Je m'appelle Thalia, et après plusieurs années à décrypter les codes de la classe Césée, j'aide désormais les personnes ambitieuses à gravir l'échelle sociale tout en restant fidèles à elles-mêmes. Ici, on parle d'élégance, de savoir-être et de conseils pratiques pour naviguer dans les cercles les plus prestigieux. Dans ce podcast, je vous partage tout pour transformer vos ambitions en actions concrètes et vous accompagner pas à pas dans votre quête de réussite sociale. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous inspirer. Imaginez la scène suivante. Vous venez d'apprendre que votre collègue, celui qui passe la moitié de son temps à la machine à café, vient d'obtenir LA promotion que vous convoitiez depuis des mois. Cette promotion pour laquelle vous aviez travaillé d'arrache-pied, pour laquelle vous avez enchaîné les heures supplémentaires, et pour laquelle vous vous êtes donné à fond. Vous êtes là, dans votre coin, à fulminer. Vous ne comprenez pas pourquoi on ne vous a pas choisi et vous êtes révolté. Comment est-ce possible ? Vous qui étiez tellement plus compétente, tellement plus investie, tellement plus méritante. Et pourtant, c'est lui qui monte, et pas vous. Si cette situation vous parle, si elle résonne en vous comme un écho douloureux de votre propre expérience professionnelle, alors cet épisode est fait pour vous. Avant d'aller plus loin, j'aimerais faire un point de contexte sur cet épisode. Quand je l'ai préparé, je me suis demandé si j'avais la légitimité pour vous parler de ce sujet, pour vous conseiller sur les stratégies d'ascension professionnelle. Parce que, voyez-vous, je suis un pur produit du service public. J'ai fait 95% de ma carrière professionnelle dans l'armée. J'ai été militaire pendant 9 ans, pour celles et ceux qui me découvrent aujourd'hui. D'ailleurs, bonjour, bienvenue à vous. Je suis entrée comme officier de carrière, et dans ce milieu-là, l'ascension professionnelle dans les premières années est automatique. C'est-à-dire que l'on intègre les rangs en tant qu'aspirant, puis au bout de 24 mois, on passe sous-lieutenant, puis lieutenant, puis capitaine, sans avoir à déployer d'efforts, si ce n'est celui de rester dans l'institution. C'est par la suite que les choses se corsent pour passer les grades suivants, puisqu'il y a un processus des concours basés sur les notations, mais il se trouve que j'ai quitté l'institution à ce moment-là pour donner une autre orientation à ma carrière professionnelle. Alors sur quoi est-ce que je me suis basée pour vous enregistrer cet épisode ? Première chose, vous n'êtes pas sans savoir que dans l'armée, il y a une hiérarchie, et que donc qui dit hiérarchie dit relations humaines, donc j'ai tout de même cette expérience des rapports hiérarchiques et de ce que ça peut impliquer sur une trajectoire professionnelle. Par conséquent, j'ai tout de même quelques enseignements à tirer de cela et quelques anecdotes à vous partager à ce sujet. Le deuxième point, c'est que pour donner du corps de la substance à cet épisode et pour que ça colle beaucoup plus aux réalités d'un travail salarié, qu'il soit dans le privé ou dans le public, peu importe, je me suis basée sur des connaissances que j'ai pu glaner grâce à mon réseau, grâce à toutes les personnes que je connais directement et qui, elles, travaillent dans le milieu du public. privées, qui ont connu des ascensions professionnelles, qui ont des carrières bien installées et qui ont gravi les échelons. Dans cet épisode, je vais vous donner un condensé de toutes ces stratégies pour vous permettre vous aussi de vous élever professionnellement et donc socialement. L'essentiel de cet épisode est donc destiné aux personnes qui veulent évoluer dans la structure dans laquelle elles travaillent, mais pas seulement, que ce soit dans le privé ou dans le public, et pour qui l'ascension n'est pas un parcours balisé mais un terrain qu'il faut conquérir. certains conseils s'appliqueront davantage au privé qu'au public, mais globalement tout le monde peut s'y retrouver. J'ai décomposé cet épisode en deux moments. D'abord, on verra toutes les erreurs qui sabotent inconsciemment votre carrière. Et en deuxième intention, je vous partagerai toutes les stratégies concrètes pour accélérer votre ascension professionnelle. Et à l'issue de cet épisode, vous aurez compris pourquoi vous stagniez jusque-là alors même que vous travaillez d'arrache-pied. Et vous aurez un ensemble d'outils et de tactiques pour reprendre la main sur votre carrière. et favoriser votre trajectoire d'évolution professionnelle. Première partie, on va faire un panorama de toutes les stratégies que vous mettez sans doute en place, consciemment ou inconsciemment, et qui sont en réalité des erreurs qui vous font stagner, qui vous freinent, qui vous plombent et qui vous empêchent d'évoluer professionnellement parlant. Parce que oui, parfois, ce que vous pensez être la bonne attitude est exactement ce qui vous dessert. La première erreur, celle qui est sans doute la plus répandue et la plus insidieuse, c'est de travailler dur dans son coin en attendant passivement qu'on vous remarque et qu'on vous récompense. Peut-être que vous vous reconnaissez dans ce portrait. Je m'adresse principalement aux femmes, mais ça marche aussi parfois pour certains hommes si vous êtes dans ce cas. Quand on a été bon élève à l'école, qu'on a réussi à s'en sortir par l'excellence scolaire et académique, on est tenté dans le monde professionnel d'appliquer les mêmes méthodes. On se dit « je vais travailler dur dans mon coin en espérant avoir des bons résultats et qu'on me... » remarques et que ma hiérarchie me permette d'évoluer. C'est une logique qui semble imparable. On travaille bien, ça produit des résultats, et donc logiquement, on devrait vous récompenser. Sauf que ce n'est pas du tout ce qui se passe dans la plupart des cas. Ce qui se passe en réalité, c'est que comme vous travaillez dans votre coin, personne ne vous voit. Votre chef ne voit pas vos efforts, et par conséquent, ce n'est pas vous qui êtes promu, c'est votre collègue qui, lui, a parlé en réunion, a montré ses résultats, a sympathisé avec la hiérarchie, et a été promu alors qu'il n'était pas forcément plus compétent que vous dans son domaine. Et vous, vous êtes en train de fulminer parce que vous avez l'impression d'avoir fourni des efforts colossaux pour votre entreprise, votre organisation, sans que ce soit reconnu. Vous êtes révolté, vous êtes frustré, vous vous sentez presque trahi. Je vais vous raconter une anecdote personnelle qui illustre parfaitement cette erreur que j'ai moi-même commise. Quand j'étais élève officier à l'école de l'air à Salon de Provence, le général commandant la base m'a missionné pour faire partie d'un comité qui, à l'époque, avait été rassemblé par le premier ministre. Le but de ce comité, c'était de produire un rapport pour améliorer l'efficacité de l'action publique. C'était un comité qui était constitué de jeunes professionnels dans différents secteurs d'activité. Et pendant une dizaine de mois, un peu moins d'un an, je faisais régulièrement les allers-retours entre Salon de Provence et Paris pour participer aux réunions de travail du comité. Ça me prenait un certain nombre d'heures, en particulier des week-ends et des soirées. Et il se trouve qu'à cette période, je me suis blessée en service et donc j'ai dû me faire opérer du genou. Et certaines réunions du comité de travail se sont tenues pendant ma période de convalescence. Donc j'étais en arrêt de travail pour un accident du travail. Et je suis quand même allée assister à une de ces réunions. Je suis allée à Matignon avec mes petites béquilles. Alors ce n'était pas à Matignon exactement, c'était dans une des annexes des services du Premier ministre. Peu importe. Mais pour vous dire à quel point j'étais impliquée. Et vers la fin de cette période du comité... Mon commandant de promotion, donc mon N plus 2, me demande de présenter le travail que j'avais fait au sein de ce comité auprès du reste de ma promotion, auprès de mes collègues. Je présente ce travail, je leur explique ce qu'est ce comité, pourquoi les ministères rassemblent des comités de ce type, ce que ça implique sur le service public. Et après cette présentation, je me souviens que mon chef de section, mon chef de brigade, donc mon N plus 1, celui qui faisait mes notations, Il vient me voir et il me dit Je n'avais pas du tout réalisé le travail que ça représentait, cette participation au comité. Si je l'avais su, je vous aurais mis une meilleure notation. Pour vous donner du contexte, les notations, c'est un exercice qu'on fait annuellement dans les armées. On est noté par notre hiérarchie. Et en l'occurrence, il m'avait mis une notation qui était standard. J'étais dans la notation que 81% des élèves ont habituellement. Ce n'était ni bon ni mauvais, mais voilà, c'était moyen. Et donc là, il vient me voir pour me dire que s'il avait su tout ça... effectivement, je serais passée dans les 10% des élèves les mieux notés. Ce qui n'est pas négligeable parce que dans l'immédiat, ça n'a aucun effet, mais plus tard dans la carrière, ça a un rôle important dans l'avancement, justement quand on essaye de gravir les échelons après le grade de capitaine. Et donc quand il m'a dit ça, j'ai essayé de garder la face, merci mon capitaine, mais je suis tombée des nues, j'étais en colère. Intérieurement, j'étais en train de bouillonner. Sauf que j'ai réalisé que... Tout ce travail que j'avais fait, je n'en avais finalement jamais parlé. Je pesais mon travail au sein de ce comité avec tout le zèle que je vous ai décrit, mais effectivement, je n'avais jamais fanfaronné à ce sujet. Et clairement, j'aurais dû. Parce que ce n'est pas anodin d'aller travailler dans les services du Premier ministre, de faire partie d'un comité et d'avoir émis un rapport visant à améliorer l'action publique. Mais moi, dans ma tête de bonne élève, je me disais, le travail parle de lui-même, mes efforts vont être reconnus, mon chef va bien voir que je m'investis. Sauf que non, ils ne pouvaient pas forcément le voir, parce que je ne lui avais pas montré. Et c'est exactement le problème. Si vous ne montrez pas votre travail, personne ne peut le reconnaître. C'est aussi simple que ça. La hiérarchie ne peut pas être constamment derrière votre épaule à vérifier ce que vous faites. Ce n'est pas leur rôle. Normalement, si vous travaillez de manière autonome, ils ne sont pas censés être au-dessus de vous en permanence. Et c'est justement là que se situe votre responsabilité. C'est votre rôle de leur montrer que vous travaillez. C'est à vous. de rendre visible ce que vous produisez, alors oui, ça prendra peut-être un peu plus de temps, un peu d'énergie. Oui, ça demande un effort supplémentaire, mais c'est aussi ça qui fera que vous aurez la reconnaissance que vous cherchez. Il faut que vous leur montriez, et si vous ne leur montrez pas, ils ne peuvent pas savoir. Ça m'amène au deuxième aspect de cette erreur, qui est d'attendre passivement qu'on vienne vous voir pour vous dire « Vous méritez une promotion, vous méritez une augmentation » . Dans la vraie vie, ça ne se passe pas comme ça. Déjà, première chose, une entreprise n'a pas beaucoup d'intérêt à vous augmenter en tant que telle. Pourquoi ? Parce qu'une augmentation pour elle, c'est une charge supplémentaire. Donc si vous ne demandez rien, pourquoi est-ce qu'elle irait spontanément vous donner plus d'argent ? Et d'ailleurs, ce n'est même pas le fait de ne pas proposer d'augmentation, ce n'est même pas quelque chose qui est fait consciemment, c'est juste que les gens ne pensent pas à vous proposer des augmentations, les gens qui pourraient vous accorder des augmentations ne pensent pas à le faire. Donc il faut que ça vienne de vous, il faut que vous alliez demander cela. C'est la même chose pour une promotion professionnelle, les gens ne lisent pas dans votre tête, ils ne vont pas deviner que vous estimez mériter telle ou telle chose, il faut que vous la demandiez explicitement. La reconnaissance, de manière générale, elle ne va pas arriver toute seule, elle ne va pas tomber du ciel, vous devez aller la chercher. Et cela commence par deux éléments, montrer votre travail et formuler clairement ce que vous voulez. On abordera les stratégies pour obtenir cela en deuxième partie, mais retenez déjà que si vous restez silencieuse, que vous ne partagez pas vos réalisations, vous êtes invisible, et quelqu'un d'invisible ne peut pas être promu. Maintenant que vous avez compris cela, on va aller plus loin. et on va renverser les perceptions pour que vous compreniez quelque chose de fondamental. Le fait d'obtenir une promotion pour être manager d'une équipe, par exemple, la première chose à comprendre, c'est que ce n'est pas parce que vous êtes compétente dans votre poste que vous méritez d'être promu pour être manager d'une équipe, par exemple. Pourquoi ? Parce que le fait d'être un bon technicien, un bon exécutant, ça ne veut pas dire que vous serez un bon manager. Le management il faut comprendre que c'est un ensemble de compétences à part entière. Ce n'est pas parce que vous êtes, disons, un excellent commercial que vous allez être un bon manager de commerciaux. Ce n'est pas parce que vous êtes un bon comptable que vous serez un bon manager de comptables. Ce n'est pas parce que vous êtes excellentissime en marketing que vous allez devenir un bon manager de personnes qui font des publications marketing. L'exécution et le management, ce sont deux compétences totalement différentes. Et ce n'est pas parce que vous avez bien travaillé dans votre poste que vous êtes forcément compétente pour devenir manager. Mais attention, ça ne veut pas dire non plus que vous êtes incompétente pour être manager, ce n'est pas incompatible. Mais il faut vous mettre à la place de votre hiérarchie. Parce que parfois, votre hiérarchie se dit tout simplement que si vous êtes excellente dans le poste que vous occupez, le fait de vous faire grimper ne sera pas forcément une plus-value pour l'entreprise. Pourquoi ? Parce qu'on retire vos compétences d'un poste où il y a besoin d'exécution pour vous mettre sur un poste de management. Comme je l'ai dit, ce sont des compétences différentes. Ça requiert de l'entre-gens, du sens humain, de savoir gérer des personnes, des affects en l'occurrence, des projets et de savoir motiver les gens. Et ça, c'est vraiment une autre paire de manches. Donc, si vous êtes resté à travailler dans votre coin, mais que personne ne l'a vu... il faut aussi vous mettre à la place de votre hiérarchie, ils ne peuvent pas deviner que vous avez les compétences managériales nécessaires. Ils ne peuvent pas savoir que vous avez des appétences pour le management si vous ne leur avez jamais montré et que vous êtes contenté de rester à votre place d'exécutant. Et c'est là qu'on arrive au cœur du problème. Erreur suivante, quand vous stagnez, c'est souvent que vous appliquez la logique que vous avez apprise dans le système scolaire au monde du travail. À l'école, comment ça fonctionnait ? Vous travaillez, vous aviez des bonnes notes, c'était reconnu automatiquement. Il y avait une forme de méritocratie pure. Quand vous rendiez un devoir, il était noté selon une grille objective et vos efforts traduisaient directement un résultat mesurable qui vous faisait progresser dans le système. Et peut-être que vous avez évolué dans la première partie de votre vie socialement grâce à cela. Or, dans le monde du travail, cette logique ne fonctionne plus du tout. Parce que la valeur que vous apportez dans le monde du travail n'est pas corrélée. au nombre de bonnes cases que vous cochez. La valeur que vous apportez, elle est visible par les résultats que votre hiérarchie va mesurer, et ce en fonction de ce que vous démontrez. Et ça, ce n'est pas forcément lié au temps de travail que vous passez, c'est lié à la fois à vos compétences et à votre positionnement stratégique. Je m'explique. Parfois, quelqu'un qui travaille 35 heures par semaine, mais qui sait exactement où concentrer ses efforts et qui communique bien sur ses résultats, eh bien, il aura beaucoup plus de valeur. apparente que quelqu'un qui fait 50 heures, mais dans son coin. Et puis, il y a autre chose à comprendre, c'est que contrairement au monde scolaire, le monde du travail ne valorise pas seulement la compétence technique ou purement professionnelle. Il valorise aussi, et même énormément, les compétences relationnelles. Alors quand vous pestez dans votre coin en disant « mon collègue, il n'est pas méritant parce qu'il n'a pas travaillé, parce qu'il passait son temps à prendre des cafés avec les chefs » , je veux que vous vous arrêtiez une seconde. En réalité, ce qu'il a fait, votre collègue, c'est qu'il a exercé, il a appliqué ses compétences relationnelles. Et il se trouve que ces compétences relationnelles, c'est exactement ce que l'on cherche chez les managers, chez les gens qui vont gérer d'autres personnes. Pourquoi ? Parce que le management, c'est un métier humain avant tout. Si votre collègue sait créer du lien avec la hiérarchie, s'il sait communiquer, s'il sait se rendre visible et sympathique, eh bien ce sont des compétences par excellence que l'on cherche chez quelqu'un dans une position de management. Ce ne sont pas des défauts, ce n'est pas du faillotage, ce sont des qualités professionnelles. Alors, le système scolaire, c'était bien parce que ça avait cet aspect méritocratique que l'on nous vante à foison. Vous faisiez des efforts, vous aviez des bonnes notes, point. Mais dans le monde du travail, on ne vous... vous promeut pas par rapport au fait que vous avez parfaitement bien fait les choses. On vous promeut parce qu'on pense que vous allez apporter de la valeur à un niveau supérieur. Et ça, c'est complètement différent. Donc il faut vraiment vous détacher de cette approche scolaire. C'est le moment d'ailleurs où il faut être anti-scolaire. Donc faites le deuil de ce costume de bon élève si vous l'aviez, rangez-le au placard et abandonnez cette idée qu'il faut faire les choses comme on vous dit de les faire et qu'il suffit de bien exécuter pour être récompensé. Il faut vraiment que vous sortiez des cases, c'est important. Parce que tant que vous resterez dans cette logique scolaire, vous allez vous heurter encore et encore à la même frustration, vous allez continuer à avoir des collègues moins compétents techniquement que vous, grimper les échelons pendant que vous, vous stagnez. Pour résumer ce que l'on a vu dans cette première partie, rappelez-vous que le monde professionnel ne récompense pas l'excellence technique qui travaille dans l'ombre, mais il récompense à la fois l'excellence, mais surtout celle qui se rend visible. Le positionnement stratégique, la capacité relationnelle et la capacité à montrer que l'on peut apporter de la valeur. Maintenant que vous avez compris ce qui ne fonctionnait pas jusque là dans votre stratégie, on va pouvoir passer aux choses sérieuses. C'est-à-dire, qu'est-ce qu'il faut faire concrètement pour changer la donne ? Je vais vous partager un ensemble de stratégies. On va aller des stratégies les plus actionnables immédiatement aux stratégies les plus long terme pour que vous puissiez favoriser votre ascension professionnelle. Commençons avec les stratégies à mettre en place immédiatement dans votre quotidien professionnel. Quand je dis ça, ce sont des actions que vous pouvez mettre en place dès demain matin. Elles ne nécessitent pas de changer d'entreprise, elles ne nécessitent pas de faire des efforts surhumains, mais elles vont transformer votre posture professionnelle et la manière dont vous êtes perçue par votre hiérarchie. La première stratégie, c'est peut-être la plus importante de toutes, c'est de prendre la parole en réunion, systématiquement. Il faut que vous compreniez quelque chose de très important sur les réunions. c'est que les réunions, ça ne sert pas à prendre des décisions. Les réunions, il faut les voir comme une forme de pièce de théâtre, une forme de comédie humaine où tout le monde se met en scène pour expliquer ce qu'il fait. En réunion, c'est le moment de briller, c'est le moment de prendre la parole, de vous exprimer, de montrer ce que vous avez fait. Même si ce n'est pas forcément dans vos habitudes, même si ça vous met mal à l'aise, même si vous trouvez ça superficiel ou artificiel, eh bien il va falloir vous forcer un peu si vous voulez obtenir cette promotion que vous voulez. parce que c'est comme cela, c'est grâce à ce moyen que vous allez vous rendre visible. Montrez votre travail, partagez vos résultats, expliquez vos contributions, même les choses les plus insignifiantes. Parce que si vous ne le dites pas, personne ne le saura, et si personne ne le sait, personne ne pourra le reconnaître. Pire encore, si vous ne montrez pas que c'est vous qui avez fait ce travail, vous courez le risque que l'un de vos collègues un peu mal intentionné se l'approprie et qu'il s'attribue les mérites de vos résultats. Alors oui, cela vous prendra un peu de... temps, un peu d'énergie, il va falloir peut-être préparer ce que vous allez dire, il va falloir peut-être sortir de votre zone de confort si vous êtes d'un naturel timide ou introverti, mais c'est absolument nécessaire pour la reconnaissance que vous cherchez. Et je vous garantis une chose, c'est qu'au bout de quelques semaines voire quelques mois, votre hiérarchie commencera à vous voir différemment. Vous ne serez plus la petite employée qui travaille dans son coin, vous serez celle qui contribue activement au succès de l'entreprise, qui partage ses résultats et qui fait avancer les projets. Deuxième stratégie, non moins importante, c'est de se positionner explicitement pour la promotion que vous voulez. Si vous ne dites pas que vous voulez une promotion, personne ne va vous la donner. C'est aussi simple que ça. On ne promeut pas les gens à un poste où ils n'ont pas envie d'être. Donc si vous voulez obtenir une promotion, vous aurez plus de chances de l'avoir en disant que vous la voulez qu'en ne disant rien. C'est aussi simple que cela, il faut vous positionner et c'est ce que font la plupart des gens qui obtiennent des promotions. Ils se positionnent, ils disent Moi j'aimerais bien évoluer dans la hiérarchie, j'aimerais bien prendre tel poste d'ici tant de mois ou tant d'années. Il faut le dire et il faut le répéter régulièrement. Alors pas tous les jours, mais une fois de temps en temps, une fois tous les mois, vous glissez des remarques à l'occasion d'une conversation informelle. Déjà vous devez commencer par vous convaincre vous-même que vous avez envie de cette promotion et ensuite en parler autour de vous. Alors attention, n'en parlez pas à foison à n'importe qui. Ne prenez pas un haut-parleur pour aller le crier sur le toit de l'entreprise. Déjà, pas besoin d'en faire part à vos collègues de même niveau que vous. Et dans un premier temps, ce n'est pas à votre N plus 1 qu'il faut en parler. La personne qui doit vraiment entendre vos intentions, c'est votre N plus 2. Pourquoi ? Parce que votre N plus 2, c'est la personne avec qui vous allez travailler directement si vous êtes promu. Et vous allez devenir la personne avec qui lui va travailler directement, vous serez son ou sa subordonnée directe. Et en l'occurrence, pour cette promotion, c'est lui qui va choisir. Son avis va peser dans la balance pour nommer la personne qui sera à ce poste. Éventuellement, c'est aussi bien d'en parler à votre N plus 1 qui lui aura... moins de poids mais qui pourra quand même peser dans la décision parce qu'il pourra dire qu'il ou elle vous voit bien à sa place. Donc vous avez tout intérêt non seulement à bien vous entendre avec votre N plus 2, mais en plus à lui faire part de vos ambitions, à lui dire clairement que vous visez cette évolution et que vous êtes prête à vous investir pour y arriver. Alors concrètement, comment fait-on pour faire part de ses intentions et sympathiser avec sa hiérarchie ? et bien il va falloir prendre un peu plus de pause café. Non, ce n'est pas une plaisanterie. Et oui, il va falloir sortir de votre bureau. Tout cela de manière à faciliter les rencontres fortuites dans les locaux de votre entreprise avec les gens qui seraient en position de favoriser une promotion. Prendre des pauses, notamment des pauses café, ce n'est pas uniquement pour vous dégourdir les jambes, quoique c'est bien pour votre efficacité professionnelle, mais rappelez-vous que si les entreprises... des locaux qu'elles vous convenir au travail tous les matins et qu'elle réduise notamment le télétravail c'est aussi parce que l allemand les gens pensent que c'est bien pour l'entreprise pour la cohésion de l'entreprise que les gens se parlent se rencontrent de manière informelle au cours d'une journée de travail donc capitaliser là dessus ne sent passer votre journée à la pause café bien évidemment mais ne culpabilise et pas de d'entretenir des conversations sur ces moments de pause. Et puis, gardez en tête que, oui, effectivement, vous dégourdir les jambes, en particulier si vous faites du travail intellectuel, ça vous permettra d'être plus performante sur vos tâches si vous prenez régulièrement des pauses, plutôt que de rester assise toute la journée à votre bureau. Dans la même idée, assistez à tous les événements d'entreprise. Les after-work, les team-building, les soirées d'entreprise. Même si cela ne vous enchante pas, même si cela vous épuise, eh bien, il faut faire l'effort. Prenez-le comme faisant partie de vos obligations professionnelles. C'est dans ces moments un peu de détente, de convivialité, que vous allez créer du lien avec, justement, soit vos collègues, soit votre hiérarchie, mais c'est vraiment le moment où, de manière informelle, vous allez faire part de vos intentions. Et où vous allez faire part également de l'excellent travail que vous faites. Troisième stratégie, et c'est probablement la plus difficile parce qu'elle demande un vrai changement de mentalité, c'est de renverser votre état d'esprit. il y a une bascule à faire en termes d'état d'esprit dans la manière dont vous concevez votre rapport au travail et à votre entreprise. On a souvent l'impression que notre entreprise, notre organisation, nous est redevable pour le travail qu'on lui fournit, pour la personne qu'on est. Mais il faut vraiment vous sortir de cette logique. Il faut comprendre qu'une entreprise, pour vivre, pour exister, elle a besoin de faire du chiffre d'affaires. Et surtout, elle a besoin de faire des bénéfices. Et pour faire rentrer du chiffre d'affaires, et surtout... plus d'argent qu'on appelle les bénéfices, elle a besoin que vous travaillez, que vous mettiez en œuvre vos compétences. Et si vous n'avez pas de compétences utiles, vous n'êtes pas d'utilité pour cette entreprise. Et ce n'est pas un gros mot de dire qu'une entreprise a besoin de faire de l'argent. C'est la vocation même, c'est l'essence d'une entreprise. Une entreprise a besoin de faire rentrer du chiffre d'affaires pour payer ses salariés, pour payer ses charges courantes, pour payer ses locaux et tout ce qui est nécessaire à sa vie et à son maintien dans le temps. Et elle a besoin de faire des bénéfices pour réinvestir, pour favoriser sa croissance, pour continuer son activité et en retour continuer à vous payer. Et il faut comprendre que vous faites partie d'une grande machine, de cette grande machine qui fait rentrer de l'argent. L'argent c'est la vie de l'entreprise, c'est le nerf de la guerre. Et votre but c'est aussi de contribuer à cet effort de guerre. Alors en fonction de votre position dans l'entreprise, vous n'allez pas forcément contribuer directement à faire rentrer de l'argent. Certains d'entre vous êtes dans des fonctions support. Et donc vous ne contribuez pas directement à faire rentrer de l'argent, vous y contribuez indirectement. Mais si vous permettez à d'autres personnes de bien faire leur travail et de faire rentrer de l'argent, alors oui, vous êtes utile, vous êtes d'intérêt pour l'entreprise. La question à vous poser systématiquement par conséquent, c'est qu'est-ce que vous pouvez apporter à l'entreprise ? Qu'est-ce que vous pouvez apporter à cette organisation ? Comment est-ce que vous pouvez orienter vos efforts de manière à ce que votre travail apporte plus de chiffre d'affaires ou permettre aux autres d'eux mieux faire leur travail. Ce changement de perspective, il est fondamental parce que, au lieu de vous dire qu'est-ce que l'entreprise me doit, vous allez commencer à vous demander qu'est-ce que je peux apporter à l'entreprise. Et c'est ce changement mental qui va changer votre posture et la manière dont vous êtes perçu. Et ça va alimenter la quatrième stratégie, qui est de proposer des solutions et de ne pas juste poser des questions ou vous contenter de cocher les cases qu'on vous demande de remplir. Et voici ce que je vous conseille de faire. C'est de solliciter un entretien, un bref entretien avec votre N plus 1 et vous lui dites j'aimerais davantage contribuer à l'entreprise, apporter davantage de valeur. Qu'est-ce que je peux faire de votre point de vue pour améliorer ma performance ? et pour faire en sorte que l'entreprise améliore son chiffre d'affaires. Je vous assure que si vous dites ça à un manager ou à votre chef, il va avoir les yeux qui s'illuminent. En tout cas, sa perception de vous va changer littéralement. Parce que vous lui montrez en faisant cela que vous pensez aux intérêts de l'entreprise et que vous n'êtes pas là juste pour faire votre petit job dans votre coin. Mais attention, je vous rappelle à l'épisode 39 que je vous avais enregistré au sujet du leadership. Et dans cet épisode, je vous disais que... Pour changer votre posture et adopter cet état d'esprit du leadership, quand vous posez une question auprès de votre hiérarchie, il faut que vous arriviez avec au moins une, voire deux réponses possibles. Et bien la même logique s'applique ici. Quand vous allez solliciter cet entretien avec votre N plus 1, il faut que vous arriviez avec cette question, mais il faut que vous ayez aussi réfléchi à des réponses possibles. Et des réponses possibles de manière très générique pour augmenter votre valeur. Cela peut être de vous former sur une compétence. En particulier, cela peut être de proposer un nouveau projet, peu importe, à vous de voir et de l'adapter. Si je peux vous donner un exemple plus concret, imaginez que vous soyez commercial et que vous allez voir votre manager. Vous lui dites « qu'est-ce que je peux faire pour améliorer ma performance ? » Eh bien, une des solutions, c'est peut-être de proposer une formation dans le domaine du neuromarketing ou une formation aux techniques de vente. Vous pouvez arriver en disant « voilà, j'ai fait mes recherches, j'ai trouvé une nouvelle approche sur les techniques de prospection. » j'ai pensé à cela et j'ai pensé que toute l'équipe pourrait suivre cette formation. Parce que les résultats ont montré qu'en moyenne, les gens qui ont cette compétence augmentent leur vente de 20%. Vous trouvez un argumentaire qui montre que vous avez vraiment réfléchi à la solution et qu'elle est pertinente. Et rien qu'en faisant cela, vous montrez que vous avez cette capacité à réfléchir. Vous montrez que vous réfléchissez aux enjeux de l'entreprise et que vous êtes capable d'apporter des solutions qui vont dans le sens de l'entreprise. Et votre manager ne pourra pas vous en vouloir de réfléchir à comment augmenter le chiffre d'affaires de votre société. Au contraire, il va vous voir comme quelqu'un de proactif, quelqu'un qui a du potentiel et quelqu'un qui pense stratégiquement. Et c'est exactement ce qu'on recherche chez les futurs managers. Cinquième stratégie, et celle-ci est contre-intuitive, c'est d'apprendre à dire non aux tâches supplémentaires qu'on vous donne. Alors, en m'entendant dire cela, vous vous dites sans doute, et elle est complètement folle de nous dire de dire non, à notre chef. Je sais, ça semble totalement hors cadre, déconnecté de la réalité, mais laissez-moi m'expliquer. Je vais vous donner un exemple pour illustrer cela. Récemment, je discutais avec un de mes amis qui est avocat. Aujourd'hui, il est à la tête de son cabinet, mais il me racontait qu'au tout début de sa carrière, quand il était avocat junior, il travaillait dans un cabinet d'avocats d'affaires, et à ce stade, en général, quand on est avocat junior, on veut monter dans la hiérarchie, on veut bien faire. C'est la tendance naturelle et par conséquent on a tendance à accepter toutes les tâches qu'on nous donne, tout sans distinction, sans réfléchir. Et lui, il m'a dit qu'il avait adopté une stratégie totalement différente qui était de dire non, de refuser certaines tâches qu'on lui donnait, parce qu'il savait que ça allait l'empêcher de bien faire son travail sur les tâches qu'on lui avait déjà données, sur les dossiers qu'on lui avait déjà donnés. Et il me disait également qu'il observait ses collègues, alors plutôt des femmes en général, qui n'osait pas dire non à... une charge de travail supplémentaire qui prenait tout sur elle, qui s'épuisait dans leur travail et qui, au final, faisait tout mais ne le faisait pas efficacement ou faisait tout mais au prix d'un épuisement professionnel. Et surtout, le fait d'avoir pris ce parti, de se concentrer uniquement sur les dossiers importants et de refuser la surcharge de travail, ça ne l'a pas empêché de monter dans la hiérarchie de son cabinet. Et je vous rassure, cette personne n'est pas un avocat véreux qui... fait des coups bas et qui laisse les autres faire le travail à sa place. C'est quelqu'un de très bien et si ce n'était pas le cas, je ne serais pas amie avec lui. Mais si je vous raconte cela, c'est surtout pour vous illustrer que c'est extrêmement important d'apprendre à oser dire non au travail supplémentaire si ça pénalise le fait de bien faire votre travail sur vos tâches principales. Peu importe le domaine, que vous soyez dans le droit, dans la comptabilité, dans les ressources humaines, dans le marketing, ce n'est pas parce que votre chef vous donne du travail que vous devez dire oui automatiquement. Alors bien sûr, il y a des manières de dire non, il faut le justifier. Déjà, analysez la situation. Vous voyez si vous... pouvez oui ou non prendre en charge cette tâche supplémentaire et si vous ne pouvez pas, eh bien dites simplement que si vous prenez en plus ce dossier, ça vous fera une charge de travail que vous ne pourrez pas assumer et que en plus vous ne pourrez pas vous consacrer efficacement au dossier que vous devez traiter de manière prioritaire et qui sont prioritaires pour l'entreprise. Alors je sais que vous imaginez que c'est difficile de dire ça, de dire non, mais en réalité. Si vous voulez une promotion, si vous voulez gagner en responsabilité, sachez que savoir dire non, c'est exactement le type de qualité qu'on attend d'un manager. Si c'est la position que vous voulez occuper, sachez qu'il va falloir apprendre à gérer vos priorités. Être un bon manager et être un bon leader, c'est savoir arbitrer, c'est savoir faire passer en premier ce qui est le plus important, et en second ce qui n'est pas prioritaire. Et quand vous dites non à des tâches qu'on vous donne, Quand vous montrez cette qualité-là, cette capacité-là, vous montrez que vous savez prioriser, que vous savez gérer votre charge de travail et que vous savez protéger la qualité de votre production. Un manager qui ne sait pas dire non, ce n'est pas un bon manager parce que c'est quelqu'un qui va s'épuiser et qui va épuiser son équipe. Alors qu'un manager qui sait dire non avec justesse, c'est un manager qui protège son équipe et qui garantit la qualité du travail. Alors évidemment, il ne s'agit pas de dire non à tout. Mais il s'agit de dire non de manière réfléchie, stratégique et toujours en expliquant pourquoi. Mais cette capacité à poser des limites, c'est une compétence intrinsèque du leadership. Et c'est exactement ce qu'on cherche chez quelqu'un qu'on veut promouvoir. Maintenant, parlons des compétences que vous devez développer si vous voulez vraiment accélérer votre ascension professionnelle. Et il y en a deux qui sont absolument essentielles. La première de ces compétences, c'est l'intelligence relationnelle. Pour cela, je vous renvoie à l'épisode 15 du podcast qui s'intitule intelligence relationnelle, la clé pour créer des connexions fluides. Dans cet épisode, je vais vous parler des quatre types de profils qui existent chez les êtres humains. Ce sont quatre grands types de tempéraments que l'on retrouve chez différentes personnes à différents degrés. Je vous laisse aller écouter l'épisode, le lien sera dans la description. Et en tout cas, si vous maîtrisez ces subtilités de la compréhension humaine, vous avez de grandes chances de vous faire apprécier de votre entourage professionnel. Que ce soit des personnes qui sont plus haut que vous dans la hiérarchie, que des personnes qui sont plus bas. Et d'ailleurs, c'est important de ne pas négliger les gens qui sont à la base de la pyramide, parce que c'est ce qui fait la différence entre quelqu'un qui est juste un manager qui occupe une position, et quelqu'un qui est un vrai leader. Et cette compétence à comprendre différentes personnalités, les différents tempéraments des gens qui nous entourent, c'est ce qui manque à la plupart des gens. Et si vous, vous avez cette compétence, si vous la développez, parce que ça se développe, ce n'est pas forcément inné, ce sera une compétence précieuse. Et cette compétence précieuse, elle a un nom, c'est l'empathie. Alors attention, je ne parle pas d'empathie mièvre dont on parle parfois, on ne parle pas d'ailleurs de compassion, ce sont deux choses différentes. L'empathie dont je parle, mais l'empathie de manière générale, c'est la capacité à se mettre à la place des autres et à comprendre les processus mentaux qui aboutissent à certaines réflexions, certains états d'esprit ou certaines émotions. Si vous développez cette capacité d'empathie, vous pourrez aider les autres et leur montrer que vous comprenez leurs problématiques. Et c'est là que vous aurez gagné. Pourquoi ? Parce que le leadership, c'est de mener les gens vers un but commun. Et pour que les gens adhèrent à votre mission, il faut qu'ils se sentent compris et écoutés. Par conséquent, si vous savez faire ça, si vous savez créer du lien, vous avez déjà fait la moitié du chemin vers une position de management. On vous identifiera beaucoup plus facilement comme un potentiel bon manager, comme un potentiel bon leader. Deuxième compétence à développer, c'est tout simplement le management et le leadership. Ces compétences ne tombent pas du ciel, elles ne sont pas innées et elles peuvent se développer au moyen de formations. Et ça, les formations au management ou au leadership, vous pouvez les solliciter auprès de votre hiérarchie. Il faut savoir que le management, ce n'est pas juste obtenir un titre et donner des ordres. Ce n'est pas juste dire aux gens ce qu'ils doivent faire. Il y a un certain nombre de compétences dans ce domaine qui s'apprennent. On apprend comment motiver une équipe, comment gérer les conflits, comment déléguer efficacement, comment donner du feedback constructif, comment créer une vision, embarquer les gens avec vous. Tout ça, ça s'apprend. Et si vous montrez à votre entreprise, à votre hiérarchie, que vous êtes prête à vous investir dans cet apprentissage, eh bien, vous réduisez considérablement le risque qu'elle prend en vous accordant une promotion. Parce qu'il faut comprendre une chose, une entreprise qui vous change de position, elle prend un risque. Elle prend le risque de retirer quelqu'un qui est compétent à un poste où vous avez déjà fait ses preuves, pour vous mettre sur un poste où vous devez faire vos preuves. Et pour qu'elle prenne ce risque, il faut que le risque soit payant. Et en ayant suivi une formation, et surtout en montrant que vous avez une certaine motivation à apprendre ses compétences, elle réduit le risque, parce que non seulement vous êtes déjà formé, mais en plus elle voit que vous avez... une certaine apaisance et que vous n'irez pas à reculons. Donc si vous montrez que vous êtes prête à vous investir, à vous former, votre entreprise prend moins de risques en vous accordant une promotion et ce moindre risque, il est garanti par le fait que vous allez vous former au management, que vous serez potentiellement un bon manager. Donc n'hésitez pas, demandez cette formation, montrez que vous vous projetez déjà dans ce rôle, que vous prenez les devants et que vous êtes responsable de votre propre développement professionnel. Dernière catégorie de stratégie, ce sont les stratégies dites Meta ou métastructure, ce sont des stratégies qui concernent votre parcours global. Et ce sont des stratégies qui impliquent parfois de changer d'entreprise, de repenser votre trajectoire professionnelle et de voir votre carrière comme une œuvre de moyen, voire de long terme. Première stratégie métastructure, c'est de changer régulièrement d'entreprise. Il faut savoir qu'en moyenne, les gens qui changent d'entreprise pour prendre un autre poste obtiennent un gain de salaire de l'ordre de 13% contre 8%. pour les personnes qui restent dans la même structure. Et c'est une différence qui est considérable. Si vous voulez évoluer, ne serait-ce que sur le plan du salaire, si vous voulez vraiment accélérer votre progression salariale, il va falloir changer de société tous les deux à quatre ans. Par conséquent, abandonnez cette logique de vouloir rester fidèle à la même entreprise pendant dix ans parce que ce n'est pas comme ça que vous allez maximiser votre rémunération et ce n'est pas non plus comme cela que vous allez maximiser votre évolution professionnelle et votre... prise de responsabilité. Cette logique, elle fonctionne aussi pour votre carrière, indépendamment des considérations d'argent. Il faut comprendre que dans la hiérarchie d'une entreprise, on ne peut pas promouvoir tout le monde, parce que la structure hiérarchique d'une entreprise, par essence, elle est en forme de pyramide. Et donc, ça signifie que plus on monte, plus les places se raréfient. Donc, si tout le monde montait, la structure serait en forme de cube, ça n'aurait aucun sens. Traduction concrète, si vous êtes dans une équipe de 5 personnes, les 5 personnes ne pourront pas être toutes promues. Il n'y en aura qu'une seule qui obtiendra le saint Graal de la promotion. Et dans ce cas, soit vous êtes l'heureuse élue, tant mieux, soit vous n'avez pas été choisie, et dans ce cas-là, il va falloir vous trouver un poste avec plus de responsabilités ailleurs. Et il y a quelque chose de très important à comprendre, c'est que n'attendez pas de claquer la porte de votre entreprise pour aller trouver un autre poste. Le mieux, c'est de trouver un poste tant que vous êtes encore en emploi, parce que vous êtes beaucoup plus désirables. C'est un peu la même logique qu'avec les relations amoureuses. Quand vous êtes célibataire, personne ne veut de vous. Quand vous êtes en couple, d'un coup, tous les prétendants affluent. Donc profitez d'être en poste pour glaner des informations sur des éventuels recrutements dans d'autres entreprises. Et pour cela, activez votre réseau. Ça passe par le fait d'assister à des événements de réseautage dans votre secteur professionnel. de faire connaissance avec d'autres personnes, de faire des déjeuners régulièrement, juste pour entretenir le réseau, sans intention directe de trouver un poste, mais voilà, pour récolter des informations, prendre la température, de manière à ce qu'au moment venu, si besoin, vous pourrez pivoter et trouver un poste ailleurs. Quand vous faites cela, quand vous prenez des informations, questionnez de manière, alors pas de manière trop frontale, mais questionnez sur la culture d'entreprise. sur la manière dont ça se passe, sur la politique de recrutement et de promotion. Posez des questions, soyez curieuses sur l'ambiance de travail notamment. Et puis vous pouvez contacter directement des gens sur LinkedIn, ça se fait. Moi j'ai déjà été contactée par des personnes comme ça, avec qui je n'avais aucun lien préalable. Et vous pouvez contacter ces personnes sur LinkedIn, notamment si elles travaillent dans une entreprise qui vous intéresse, ou si vous avez vu une annonce pour un poste et que vous souhaitez avoir des informations pour ce poste. Et ne vous fiez pas uniquement aux postes qui sont publiés. Je vous rappelle qu'il y a ce qu'on appelle un marché caché de l'emploi. Il y a seulement 30% des postes à pourvoir qui font l'objet d'une publication. 30% seulement, ça veut dire que 70% des opportunités ne sont jamais publiées officiellement, publiquement. Donc ça signifie qu'il faut faire ce travail d'aller chercher de l'information en discutant régulièrement avec des personnes qui sont partie prenante dans le recrutement. Alors attention, un point tout de même, ne sollicitez jamais un poste directement. N'arrivez pas à un événement réseau ou à un déjeuner en disant « Bonjour, j'aimerais bien travailler chez vous, est-ce que vous avez un poste pour moi ? » C'est la pire approche que vous pouvez avoir. Le discours qu'il faut adopter, c'est plutôt montrer une certaine curiosité vis-à-vis de l'entreprise, de la culture d'entreprise, des compétences qui sont recherchées. Et en montrant votre curiosité et en ayant une approche, une démarche un peu désintéressée, c'est comme cela que vous allez créer une bonne connexion. Et si la conversation se passe bien, la personne pourra éventuellement revenir vers vous en vous proposant un poste si quelque chose se libère. mais dans tous les cas n'attendez pas le moment où vous allez vouloir changer de poste pour glaner des informations sur les autres opportunités. L'idée, c'est de faire travailler votre réseau sur le temps long, même quand vous ne cherchez pas. La deuxième stratégie métastructure, c'est de choisir la bonne structure. Je m'explique. Si vous voulez favoriser votre évolution en interne dans une entreprise, le mieux, c'est d'éviter les grosses entreprises. Je sais que ça fait rêver de travailler pour des grandes entreprises du CAC 40. Mais si vous cherchez un poste avec une évolution rapide, visez plutôt des TPE, des PME ou des startups. En tout cas des structures avec peu d'employés, où tout le monde connaît tout le monde, y compris le patron. Pourquoi ? Parce que dans les grandes entreprises, dans les grands groupes, on recrute souvent des diplômés de grandes écoles qui se cooptent eux-mêmes entre eux, y compris dans la promotion interne. Or si vous n'êtes pas diplômé de grande école, vous avez peu de chances non seulement d'être recruté, mais en plus d'être promu dans ces milieux-là. Et même si vous êtes sorti de grande école, parfois vous partez déjà avec un désavantage. Si notamment votre réseau n'était pas bien développé, si vous n'avez pas fait partie des bonnes associations étudiantes, si vous n'avez pas les bons contacts, ce ne sera pas le meilleur environnement professionnel pour vous. Et puis il y a un autre phénomène qui se passe dans les grandes entreprises, c'est un phénomène qui est similaire au mercato du marché du football, c'est qu'on va aller recruter des cadres issus d'autres grandes sociétés. Et une promotion risque de vous filer sous le nez parce que quelqu'un d'extérieur avec un CV brillant d'une autre grande entreprise qui généralement a fait une grande école est venu l'apprendre. En conséquence, visez plutôt des structures à taille humaine. Et quand je dis à taille humaine, c'est des structures où le patron connaît globalement les prénoms de tout le monde dans l'entreprise. Donc ça implique des entreprises où il n'y a pas plus d'une vingtaine voire une trentaine de personnes maximum. C'est là que vous aurez le plus de potentiel parce que dans ces structures, tout le monde se connaît, votre travail est visible, vos contributions sont davantage remarquées. Et si la société connaît une croissance, elle aura davantage tendance à faire monter les gens en interne qui étaient là depuis le début plutôt que d'aller recruter à l'extérieur. D'ailleurs, dans une petite structure, si vous faites vos preuves... Si vous montrez votre valeur, vous aurez beaucoup plus de chances d'évoluer rapidement qu'en étant noyé dans une entreprise de 5000 personnes où personne ne sait vraiment qui vous êtes. Et surtout, une entreprise de taille plus petite, elle a beaucoup plus de potentiel de croissance. Ce qui fait que naturellement, vous aurez beaucoup plus de chances de prendre des responsabilités, des nouveaux projets, que d'être dans une grosse structure qui a moins de potentiel d'évolution puisque tout est déjà... implanté, il faut juste continuer à faire tourner la machine, et où il faut se battre pour la promotion interne. On en arrive au terme de cet épisode sur les stratégies d'ascension professionnelle, et pour conclure on va récapituler ce que nous avons vu aujourd'hui. Vous avez identifié les erreurs qui sabotent votre progression, notamment la passivité, à savoir travailler dur dans son coin en attendant que l'on vous remarque, vous l'avez compris, personne ne lira dans votre tête. Si vous ne montrez pas votre travail, si vous n'exprimez pas vos ambitions, la reconnaissance ne viendra pas. Et ensuite, vous avez compris que le mythe de la méritocratie scolaire ne s'applique pas au monde du travail. L'excellence technique ne suffit pas et les compétences relationnelles comptent autant, voire plus, que vos compétences purement professionnelles. Donc il faut faire le deuil de votre identité de bon élève et apprendre à sortir des cases. Et en deuxième partie, on a vu les stratégies gagnantes. D'abord, les stratégies à mettre en place immédiatement, à savoir... prendre la parole en réunion, pour montrer, pour vous rendre visible, vous positionner explicitement auprès de votre N plus 2, changer votre état d'esprit pour penser en termes de contribution plutôt qu'en termes de reconnaissance qui vous seraient dues, proposer des solutions et pas seulement cocher des cases ou poser des questions, et apprendre à dire non pour prioriser, pour protéger vos priorités. On a aussi parlé des compétences à développer, les deux principales, l'intelligence relationnelle et le management et le leadership d'autre part. Et enfin, sur du plus long terme, des stratégies méta, à savoir changer régulièrement de structure, d'organisation pour maximiser votre progression salariale et en termes de responsabilité, et choisir des structures à taille humaine plutôt que des grands groupes si vous voulez évoluer rapidement. Un dernier point que j'aimerais clarifier, tout au long de cet épisode, je vous ai beaucoup parlé de visibilité, de montrer votre travail, de communiquer, de vous mettre en avant. Mais je ne voudrais pas que vous repartiez à la fin de cet épisode avec l'idée qu'il suffit juste de bien communiquer sans bien travailler. Ce n'est pas du tout l'idée. Il ne faut absolument pas négliger la compétence et l'excellence. Il ne faut pas négliger la valeur du travail bien fait. Parce que si vous êtes très visible mais que votre travail est médiocre, ça se verra et ça se retournera contre vous. Le secret, c'est de trouver un équilibre entre excellence et visibilité. De faire un travail d'excellente qualité. et de le montrer. D'être compétente dans votre domaine et de développer des compétences relationnelles. De produire des résultats et de les communiquer. Et c'est cet équilibre qui fait la différence. L'un ne va pas sans l'autre. Et deuxième enseignement clé que je veux que vous reteniez de cet épisode, c'est d'avoir toujours un coup d'avance. Anticipez le futur. Ne vous contentez pas de faire votre travail actuel en espérant qu'on vous remarque. Anticipez toujours la prochaine étape, la prochaine promotion. Par conséquent, développez dès maintenant les compétences dont vous aurez besoin, positionnez-vous avant que le poste ne soit disponible, faites des relations qui vous serviront demain et formez-vous au management avant qu'on ne vous le demande. Vous l'avez compris, l'ascension professionnelle, ce n'est pas une question de mérite pur, c'est une question de stratégie et d'anticipation et vous devez devenir votre propre agent de carrière, vous devez prendre votre propre progression en main de manière active, de manière proactive et stratégique. J'espère que cet épisode vous a plu et que vous avez appris de nouvelles stratégies pour propulser votre carrière professionnelle. Si vous avez aimé cet épisode, sachez que j'organise une conférence en ligne gratuite dans laquelle je vous partage ma méthode pour devenir une femme élégante, confiante et respectée, même si vous n'avez ni l'argent, ni le réseau, ni les codes. Je vous partagerai tous mes secrets pour affirmer votre posture dans les milieux socialement exigeants, y compris dans les milieux professionnels. Si vous m'écoutez lundi matin, au moment où cet épisode sort... La conférence a lieu ce soir même, lundi 16 février. Si vous m'écoutez plus tard dans la semaine, pas de panique, elle sera disponible en rediffusion jusqu'au samedi 21 février. Dans cette conférence, je vais approfondir certains points qu'on a abordés aujourd'hui et surtout je vais vous présenter Athéna, mon programme d'accompagnement pour les femmes qui ont de l'ambition et qui veulent gagner en confiance, en élégance et maîtriser les codes pour accélérer leur ascension. Sachez que les portes du programme seront ouvertes uniquement cette semaine, du 16 au 21 février, et donc elles ferment à l'issue de cette période le samedi soir à minuit. Si ce que vous avez entendu aujourd'hui résonne en vous, si vous êtes prête à passer à l'action et à mettre en place ces stratégies dans le cadre d'un accompagnement structuré, avec un réseau de femmes ambitieuses qui sont là pour vous soutenir, c'est le moment de candidater. Les liens pour vous inscrire à la conférence et candidater au programme seront dans la description de cet épisode. J'ai hâte de vous y retrouver. Quant à moi, et d'ici là, je vous souhaite une excellente journée ou une excellente soirée, et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode d'élégance et ambition.