Speaker #0Bienvenue dans « Élégance et ambition » . Je m'appelle Thalia, et après plusieurs années à décrypter les codes de la classe Césée, j'aide désormais les personnes ambitieuses à gravir l'échelle sociale tout en restant fidèles à elles-mêmes. Ici, on parle d'élégance, de savoir-être et de conseils pratiques pour naviguer dans les cercles les plus prestigieux. Dans ce podcast, je vous partage tout pour transformer vos ambitions en actions concrètes et vous accompagner pas à pas dans votre quête de réussite sociale. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous inspirer. Il y a quelques semaines, je suis tombée sur un reportage consacré à la santé et à la longévité. Et le principal protagoniste de ce reportage, c'était Brian Johnson. Alors pour ceux qui ne savent pas qui est ce monsieur, Brian Johnson, c'est un entrepreneur multimillionnaire américain qui a fait fortune dans la tech et qui a décidé, après avoir revendu ses entreprises, de consacrer l'essentiel de son temps, de sa vie, de son énergie. et de ses ressources financières très importantes à un seul objectif, celui de ralentir son vieillissement, d'optimiser son corps et de vivre le plus longtemps possible, quitte à défier ce que l'on pensait impossible, c'est-à-dire vivre de manière éternelle, et surtout le mieux possible. Pour ce faire, il dépense chaque année des millions de dollars en protocoles médicaux, en examens biologiques et en traitements. expérimentaux qui ont l'air un peu farfelus, comme notamment se faire transférer le sang de son jeune fils de 20 ans. Il suit un régime alimentaire extrêmement strict. Il entretient une discipline à propos de son sommeil, quitte à se coucher à 20h, 20h30. Il mesure tout ce qui se passe dans son corps. Il a aménagé sa maison de manière à filtrer l'air, l'eau et plein d'autres données qui concernent son environnement de vie. Et il a même embauché une équipe d'une trentaine de médecins qui suivent pratiquement à plein temps sa progression. On peut trouver cela excessif, on peut trouver cela fascinant, peu importe l'opinion que l'on a dessus. Ce qui m'a interpellée en regardant ce reportage, c'est que la santé s'est devenue le nouvel Eldorado des élites. C'est-à-dire qu'avant, les personnes qui étaient fortunées, qui avaient les moyens financiers, Elle se tournait vers... l'acquisition d'un certain nombre de biens matériels. Aujourd'hui, quand on a les moyens, la tendance, pas au sens d'effet de mode, mais au sens de tendance statistique, c'est de se tourner vers l'optimisation de sa santé pour vivre le plus longtemps possible et pour vivre le plus longtemps possible en bonne santé, surtout. Et c'est précisément ce qui m'a donné envie de faire cet épisode, puisque, vous le savez, on parle de classe sociale, de progression sociale. Et on sait depuis longtemps que la santé et la classe sociale sont liées. On sait que les inégalités de santé existent à cause de ce facteur. Mais ce reportage, il m'a poussé à m'interroger sur le fait de savoir si la bonne santé, c'est une cause ou une conséquence de la classe sociale. Est-ce qu'on est en bonne santé parce qu'on appartient à une classe sociale élevée ou est-ce qu'on s'élève socialement parce qu'on est en bonne santé ? Je vous donne la conclusion tout de suite, c'est un peu des deux à la fois. Et c'est précisément ce qui rend ce sujet passionnant. Mais je ne vais pas m'arrêter là, et évidemment, je vais étayer mon propos et développer mon argumentation, et on va, dans cet épisode, procéder en trois temps. On va commencer par regarder les données en elles-mêmes, les études, les chiffres, la recherche scientifique, tout ce qui prouve le lien entre santé et classe sociale. Ensuite, on va s'efforcer de comprendre les mécanismes. pourquoi est-ce qu'appartenir à une classe sociale élevée protège la santé, qu'est-ce qui se passe concrètement. Et pour finir, on va renverser la perspective, parce que si la santé est une conséquence du statut social, elle en est aussi une cause. Et c'est là que ça devient vraiment utile pour vous. Comment faire de votre santé le moteur, le levier de votre ascension ? Ce que j'espère à l'issue de cet épisode, c'est de vous faire voir la santé autrement. Non plus comme une contrainte du... quotidien ou comme une question de discipline ou de volonté ou comme quelque chose d'accessoire ou de secondaire, mais vraiment comme un des leviers les plus puissants de votre trajectoire. Un levier que vous avez entre les mains maintenant, quelle que soit votre situation. Commençons par les données et en premier lieu celles sur l'espérance de vie. En France, selon les données publiées par l'INSEE en juillet 2024 sur la période 2020-2022, on a remarqué qu'un homme cadre vit en moyenne 5,3 ans de plus qu'un homme ouvrier. Chez les femmes, cet écart est de 3,4 ans. 3 à 5 ans, c'est une durée qui est considérable. C'est l'équivalent de ne jamais voir ses petits-enfants entrer au collège. C'est des années de retraite en moins, ce sont des projets de vie en moins pour certaines personnes. Et si on élargit à la question du diplôme, l'écart devient encore plus saisissant. Entre un homme diplômé du supérieur et un homme sans diplôme, on est à 8 ans d'écart d'espérance de vie. Mais attention, il y a une nuance essentielle qu'on ne donne pas assez. Parce que vivre plus longtemps, c'est bien, mais vivre en bonne santé plus longtemps, c'est autre chose. Et là, les inégalités sont encore plus importantes. Prenez les ouvrières, par exemple. En tant que catégorie socio-professionnelle, les femmes ouvrières vivent certes plus longtemps que les hommes cadres, mais leur espérance de vie sans incapacité, c'est-à-dire sans limitation physique significative, elle est inférieure de 7 ans. C'est-à-dire que les années de vie ne suffisent pas à prendre en compte les inégalités. Il faut prendre en compte les années de vie sans douleur, sans fatigue chronique ou sans handicap pour se rendre compte de l'ampleur des inégalités en termes de santé au regard de la classe sociale. Et quand on regarde les chiffres avec cette perspective, le fossé est immense. Ces écarts d'espérance de vie, ils ne tombent pas du ciel, ils sont le résultat de pratiques quotidiennes qui, elles aussi, varient profondément selon la classe sociale. Trois domaines en particulier permettent d'illustrer cela. Le premier, c'est le sommeil. Si l'on s'en réfère au baromètre de santé publique France publié en 2025, les données sont sans ambiguïté. Les durées de sommeil les plus courtes et les plaintes d'insomnie les plus fréquentes sont observées chez les ouvriers et les employés, ainsi que chez les personnes disposant d'un faible niveau de diplôme. Et les individus qui déclarent des difficultés économiques cumulent davantage de signes de sommeil altérés, tant en durée qu'en qualité perçue. Ce n'est pas une question de comportement individuel. les horaires de travail décalés, les horaires de nuit, les contraintes physiques de certains métiers, le bruit dans les logements, la charge mentale qui n'a pas d'interrupteur, tout cela, ça contribue à ronger le sommeil des classes populaires de manière structurelle, et pas par un manque de volonté. Ensuite, sur l'activité physique, les chiffres sont très nets. Je continue à citer mes enquêtes que j'ai rassemblées pour préparer cet épisode de podcast, et une enquête du Crédoc. Le Credoc, c'est le Centre de Recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie. Cet organisme a réalisé en 2018 une étude qui a montré que 87% des cadres supérieurs ont pratiqué au moins une activité sportive dans l'année contre 57% des ouvriers. Et l'Observatoire des Inégalités abonde dans ce sens. Les personnes qui ont un niveau Bac plus 5 et plus sont deux fois plus nombreuses à pratiquer un sport que les personnes non diplômées. On est de l'ordre de respectivement 86% contre 47%. Et dernière pratique très conditionnée et stratifiée socialement, c'est l'alimentation. Pendant longtemps, manger de la viande, des plats très riches, c'était un signe de richesse. Et quand je dis pendant longtemps, c'était dans les siècles qui ont précédé l'ère contemporaine. Mais aujourd'hui, sur l'alimentation, il y a eu un renversement assez notable, puisque les pratiques se sont inversées. Et la tendance chez les catégories supérieures, c'est de consommer des produits frais. de qualité, labellisées ou biologiques. Dans ces milieux, on a intégré les normes diététiques comme des évidences culturelles. Et à l'inverse, la consommation de boissons sucrées, de plats préparés ou transformés, la restauration rapide, ce sont des pratiques qui sont plutôt celles des ménages modestes. Et la conséquence sur la santé, elle est mesurable, en particulier dès l'enfance, puisque l'obésité est quatre fois plus élevée parmi les enfants d'ouvriers que parmi les enfants de cadres. Cette inversion dans les comportements alimentaires, elle n'est pas que financière, puisqu'une alimentation saine engendre certes un surcoût qui est évalué à environ 1,10 euros par jour, mais les études montrent aussi que les classes aisées ont intégré des normes, des goûts et des réflexes alimentaires qui dépassent la seule question du budget. C'est autant une question de culture ou d'habitude que d'argent. Il y a des études qui sont allées encore plus loin pour démontrer les liens entre santé et classe sociale. Et pour cela, je veux vous parler d'une étude qui est devenue une référence mondiale dans le domaine de l'épidémiologie sociale. Cette étude, ou ces études plutôt, portent le nom des études de Whitehall. Ces études ont été menées par un spécialiste en épidémiologie, le professeur Michael Marmot et son équipe, auprès de fonctionnaires britanniques. Les études sur la première cohorte ont commencé en 1967 et à ce moment-là, le professeur Marmott suit environ 18 000 fonctionnaires britanniques de sexe masculin sur 10 ans. Il lance une étude sur une deuxième cohorte en 1985. qu'on appellera l'étude Whitehall 2, cette fois sur plus de 10 000 fonctionnaires hommes et femmes âgés de 35 à 55 ans. Et ces études longitudinales ont montré un énorme paradoxe, c'est que tous ces fonctionnaires qui ont été suivis pendant des années, ils avaient un emploi stable, une couverture sociale, un salaire décent, du moins aucun d'entre eux n'était dans la pauvreté absolue, et pourtant les inégalités de santé entre les différents échelons de la hiérarchie étaient très nettes. mesurables et persistantes. Le résultat central de l'étude Whitehall, c'est le suivant, c'est que le risque de mourir d'une maladie cardiaque, il était 2,2 fois supérieur dans le groupe le plus bas de la hiérarchie par rapport au groupe le plus haut. Et ce résultat, il a été observé chez des fonctionnaires, pas chez des chômeurs, pas chez des personnes en grande précarité, mais chez des gens qui allaient au bureau tous les matins et qui avaient à peu près les mêmes conditions de travail. Ce qui est encore plus... Frappant, c'est que les facteurs de risque classiques comme le tabac, le cholestérol, la sédentarité ou encore l'hypertension n'expliquaient pas la totalité de ces écarts. Il y avait en réalité autre chose. Et ce que le professeur Marmotte a identifié comme facteur clé, ce n'est pas un facteur biologique ou physiologique en tant que tel, mais c'est plutôt le sentiment de contrôle sur sa propre vie, l'autonomie décisionnelle au travail. Pour le dire autrement, ce qui provoque cet état de santé dégradé en rapport à la classe sociale, c'est un faible degré de contrôle sur sa propre vie, sur son travail, qui s'est révélé une composante nocive pour la santé cardiovasculaire. Pour le dire en des termes simples, ce n'est pas d'avoir trop de responsabilités qui nuent à la santé, c'est plutôt de n'avoir aucune prise sur ce qui vous arrive. À partir de ces résultats, le professeur Marmotte a formalisé ce qu'on appelle aujourd'hui le gradient social de santé. C'est un concept simple mais extrêmement important. Plus on s'élève dans la hiérarchie sociale, meilleur est la santé. Et cela à chaque échelon, sans point de rupture. Ce n'est pas une distinction entre les pauvres et les riches, c'est une progression continue, régulière à tous les niveaux. C'est-à-dire que chaque pas en avant, chaque évolution que vous faites dans la hiérarchie sociale... permet de vivre en meilleure santé. Et ce gradient, il se vérifie pour les maladies cardiovasculaires, certains cancers, les maladies pulmonaires, la dépression, le suicide, l'absentéisme, les maux de dos et les maladies gastro-intestinales. C'est un phénomène transversal. Et ce qui est remarquable, c'est qu'il a été observé dans tous les pays développés où des données ont été collectées. Le professeur qui a mené ces études, il a d'ailleurs présidé la commission des déterminants sociaux de la santé de l'OMS, créée en 2005. et... Cette commission a produit un rapport final en 2008 qui a établi ce constat à l'échelle mondiale. Et ce phénomène qui a été mis en évidence par ce rapport porte un nom qui s'appelle le syndrome du statut social. Maintenant que l'on a posé le constat, la question qui se pose c'est pourquoi ? Et ce sera l'objet de cette deuxième partie. Pourquoi est-ce que le fait d'appartenir à une classe sociale élevée protège la santé ? Et quels sont les mécanismes concrets qui sont à l'œuvre ? La première explication, c'est la plus évitante, c'est celle des conditions de vie matérielles. Dans les métiers à pénibilité physique, les corps s'usent plus vite, les expositions aux produits toxiques, à des environnements bruyants, le fait de devoir adopter des postures difficiles, d'être exposé à des températures extrêmes, tout cela laisse des traces sur le corps. Ce n'est pas une métaphore, c'est mesurable. Et quand je vous parle de ces éléments qui peuvent paraître abstraits, Dans mes souvenirs, ça a une résonance concrète puisque je pense à ma mère qui a travaillé pendant dix ans dans une cantine scolaire. Et j'ai souvenir de certaines de ses radiographies du dos qui montraient une colonne vertébrale complètement tordue. J'ai vraiment eu de la peine en voyant les effets que son travail avait eu sur sa santé. J'ai souvenir de quelques fois également où elle avait reçu des projections de produits chimiques dans les yeux. Le fait d'occuper certaines professions qui placent de facto dans des catégories sociales les moins élevées expose aussi à ces contraintes physiques et à cette usure du corps. Alors il y a les conditions de travail, mais on peut ajouter aussi l'accès aux soins préventifs, le fait de faire des bilans de santé réguliers, de consulter des spécialistes sans attendre que ça ne devienne urgent, avoir un médecin traitant disponible. Tout cela, ce sont des éléments qui sont beaucoup plus importants. plus accessibles et répandues dans les milieux favorisés. Et la prévention, ça change tout en termes de santé. Et c'est facile à comprendre. Un cancer qui est détecté tôt donne plus de chances de survie qu'un cancer détecté à un stade avancé. Il y a aussi la qualité du logement. Un appartement spacieux, bien ventilé, dans un quartier. Sans pollution sonore excessive, ce sont des conditions qui favorisent le repos, la récupération et la santé mentale. Et ce sont des conditions qui ne sont pas équitablement distribuées. Mais au-delà des conditions matérielles, il y a quelque chose de plus profond, un rapport au corps qui est radicalement différent selon la classe sociale. Dans les milieux populaires, le corps est souvent vécu comme un outil, un outil qu'on va solliciter, qu'on va user, qu'on va faire endurer. Le corps, on le sollicite, on l'huile, on l'endure, et la fatigue fait partie du quotidien, et la douleur aussi parfois. Et il y a une certaine forme de fierté dans certains milieux populaires ou ouvriers à avoir cette résistance physique dans le fait de tenir face à l'effort et aux conditions difficiles de travail. Dans les milieux aisés, à l'inverse, le corps est vécu comme un capital, un capital qu'on optimise, qu'on entretient. Et le sport, la nutrition, le sommeil, la récupération, ce sont des investissements qui visent à entretenir ce capital. D'ailleurs, le fait d'avoir toutes ces pratiques et de préserver sa santé, ce sont des pratiques qui sont socialement valorisées. On l'a vu avec cette nouvelle tendance de fond, de prendre soin de sa santé, de dépenser des sommes astronomiques sur ce sujet. Mais au-delà de ça, prendre soin de son corps dans les milieux aisés, c'est aussi perçu comme de la discipline et de la maîtrise de soi. Et cela va beaucoup... plus loin que le fait de faire du sport ou ne pas en faire. C'est aussi une question de quel sport on pratique. Et quand vous regardez les pratiques sportives selon la classe sociale, vous réalisez qu'effectivement il y a des pratiques qui sont différentes. Dans les milieux sociaux favorisés, on va plutôt pratiquer des sports comme le golf, l'équitation, le tennis, la voile. Ce sont des pratiques qui ont un certain coût, certes, mais surtout ce sont des pratiques qui se font entre pairs du même milieu. On ne va pas au club d'équitation simplement pour faire du sport, mais aussi pour se retrouver dans un certain environnement social, pour fréquenter certaines personnes et pour s'inscrire dans certains codes. C'est ce que le sociologue Pierre Bourdieu appelle la distinction. L'idée que nos goûts, y compris sportifs, ne sont pas neutres. Ils signalent qui on est, d'où on vient et où est-ce qu'on aspire à aller. Au-delà de la distinction, ces pratiques sportives révèlent un certain rapport au corps qui est fondamentalement différent selon la classe sociale. Et c'est là que c'est important pour vous, qui êtes en quête de progression sociale, parce qu'intégrer ces pratiques dans votre quotidien, ce n'est pas juste une question de santé, c'est aussi changer votre rapport à vous-même, et ce changement-là, c'est une des transformations les plus profondes dans un parcours d'ascension sociale. Autre dimension que l'on évoque rarement, et qui pourtant opère comme signal important dans les environnements élitistes, c'est que la santé visible, c'est un signal de statut social. La vitalité, la manière dont vous tenez votre corps, la posture, le regard, la hauteur du regard, ce sont des codes non dits mais qui ont un effet concret dans la manière dont les autres vous perçoivent. Dans des milieux élitistes ou exigeants, quelqu'un qui dégage de l'énergie, quelqu'un qui est présent, quelqu'un qui inspire le respect par son maintien et qui dégage une certaine forme de maîtrise de soi, cette personne elle sera perçue différemment de quelqu'un qui semble épuisé, vidé de son énergie. peu ancrée dans son corps. Et la pratique du sport a un impact considérable sur cet aspect, puisque votre posture physique, la manière dont vous vous tenez, en particulier la droiture de votre colonne vertébrale, le port de votre tête, ce sont des éléments qui signalent de manière implicite votre statut social, et ce sont des éléments qui sont aussi favorisés par la pratique régulière du sport, en particulier de certains sports, qui contribuent au maintien de cette posture. La dernière explication sur ce pourquoi Pourquoi les classes favorisées sont en meilleure santé ? Et c'est peut-être la plus structurante, c'est que les bonnes pratiques de santé se transmettent dans les familles aisées comme des évidences. On ne décide pas de faire du sport, on grandit dans une famille, dans un environnement où tout le monde en fait. On ne réfléchit pas à manger des légumes, c'est ce qu'il y a dans l'assiette depuis l'enfance. Les sociologues appellent cela l'habitus, à savoir des dispositions incorporées, des réflexes, des manières de penser, d'agir. qui sont propres à la classe sociale et qui s'acquièrent très tôt et qui se reproduisent sans même qu'on en ait conscience. La bonne nouvelle dans tout cela, c'est que l'habitus peut s'acquérir à l'âge adulte. On peut apprendre toutes ces dispositions, les intégrer et en faire ses propres pratiques. Et c'est précisément ce dont on va parler dans cette troisième partie. On vient de voir que la santé, c'est une conséquence du statut social, mais je vous avais promis dans l'introduction que c'en était également une cause. Et c'est là que l'on va aborder les éléments qui sont directement actionnables pour vous. Avant d'aller plus loin, je vais faire un point de cadrage. Au sujet des ressources qui sont nécessaires pour progresser socialement, j'ai l'habitude de dire qu'il y en a trois. Le temps, l'énergie et l'argent. Et ce qui vient en premier dans l'esprit de la plupart des gens, ce sont les ressources financières. On pense que c'est ce qui vient en premier, ce qui est le plus important, et c'est compréhensible. D'une part parce qu'on vit dans un monde où l'argent est partout, et on a l'impression que c'est la ressource la plus critique et qui conditionne tout le reste. En réalité, l'argent, c'est la ressource la moins critique des trois. Pourquoi ? Parce que l'argent, ça va, ça vient. C'est une ressource qui existe partout, on peut en gagner, en emprunter, en générer. Et surtout dans un pays comme la France avec un système extrêmement redistributif, très peu de personnes sont réellement dans l'incapacité totale de faire quoi que ce soit par manque d'argent. Les deux ressources qui sont vraiment critiques pour vous, pour votre progression sociale, et celles que l'on sous-estime le plus, ce sont le temps et l'énergie. Le temps c'est une ressource qui est extrêmement précieuse, pourquoi ? Parce que vous n'en disposez qu'en quantité limitée. Déjà, J'espère que je ne vous apprends pas quelque chose si je vous dis qu'un jour vous allez mourir et que donc votre réserve de temps est limitée. Et surtout, dans une journée, vous ne disposez que de 24 heures, pas une de plus, pas une de moins, et ce, pour tout le monde. Tout le monde est logé à la même enseigne. C'est la ressource la plus égalitaire qui soit. Et pourtant, ce que vous allez faire de ce temps va changer radicalement en fonction d'une troisième ressource qui est votre niveau d'énergie. Et c'est justement cette ressource qui est la plus précieuse à mon sens, mais... Paradoxalement, c'est celle qu'on sacrifie le plus volontiers. On coupe sur le sommeil, on mange n'importe quoi parce qu'on n'a pas le temps, on ne fait pas de sport parce qu'on est épuisé ou parce qu'on considère que ce n'est pas une priorité, et on se retrouve à travailler plus d'heures pour un résultat moindre parce qu'on fonctionne à vide. Mais pour votre progression sociale, en réalité, la formule est très simple. Elle est tout simplement égale à votre énergie multipliée par le temps que vous y consacrez. Sans énergie, le temps que vous avez à disposition ne sert à rien. Je vous donne un exemple très simple. Imaginez, je ne vous le souhaite pas, que vous tombiez en dépression. Quand on est en dépression, on n'a plus d'énergie, on ne peut plus rien faire. Si vous êtes en dépression, il y a grande chance que votre médecin vous mette en arrêt maladie. Et dans ce cas, cela signifie que vous avez plein de temps devant vous. Mais quel est l'intérêt d'avoir tout ce temps si vous n'avez plus d'énergie pour faire des activités, pour vous lancer dans des projets qui vous permettront justement de progresser socialement ? Vous voyez à quel point l'énergie est une ressource critique, et que sans cela... vous ne pouvez pas avancer. Et votre énergie, elle est directement corrélée à votre santé. C'est une bonne santé, une bonne santé physique et mentale qui vous permettra de disposer de niveaux d'énergie qui vous permettront de vous mettre en action. Maintenant que vous avez compris cela et à quel point votre énergie c'est une ressource critique et importante, je vais aller encore plus loin dans la démonstration de pourquoi votre énergie est une ressource critique. Il y a un phénomène que les psychologues appellent la fatigue décisionnelle et qui explique pourquoi nos intentions du matin s'évaporent en fin de journée. Il faut savoir qu'au cours d'une journée, vous prenez des milliers de micro-décisions, comme ce que vous allez porter comme vêtement le matin avant de vous rendre au travail, ce que vous allez manger au cours d'une journée, quoi répondre à ce mail que vous venez de recevoir, comment formuler tel message, quelle réunion accepter. Et à chaque décision, même minuscule, vous allez consommer un peu d'énergie, un peu de ressources mentales. Et au fil des heures, cette ressource s'épuise. Et ce phénomène, ce n'est pas une intuition, c'est quelque chose qui a été scientifiquement documenté, notamment par une étude menée par le psychologue américain Roy Baumeister, qui dans les années 90 a mené une série d'expériences dans ce domaine. Et dans une de ces expériences, il a demandé à des participants de faire une série de choix entre différentes options, des choses très banales, des collations, des préférences, et ensuite il leur soumettait une tâche cognitive exigeante. Résultat, ceux qui avaient enchaîné une prise de décision au préalable obtenaient des performances significativement moins bonnes que ceux qui n'avaient pris aucune décision. Cette étude, pour faire simple, elle a mis en évidence que la volonté, c'est comme un muscle. Plus vous l'utilisez, plus elle s'épuise. Et quand je dis que la volonté est comme un muscle, c'est l'image que le psychologue a utilisée pour illustrer son étude. Concrètement, cela signifie qu'on est capable de faire preuve de beaucoup plus de discipline à l'heure du déjeuner qu'à l'heure du dîner, par exemple. Et si on vous propose de choisir entre une pomme et un gâteau au chocolat, vous savez très bien que la pomme, c'est un meilleur choix pour votre santé que le gâteau, eh bien vous arriverez beaucoup plus facilement à faire ce bon choix à midi. plutôt qu'à 21 heures après une longue journée de travail. Et maintenant, si vous transposez tout cela à votre ascension sociale, à savoir prendre une décision à la fin de votre journée de travail, quand vous rentrez chez vous, que ce soit pour passer des coups de téléphone à des agences immobilières pour aller visiter un bien, que ce soit pour travailler sur un projet personnel, que ce soit pour rédiger un mail, que ce soit pour aller chercher un événement en réseau. Eh bien, si vous êtes fatigué en fin de journée, vous allez peut-être manquer de discipline et de volonté pour aller effectuer ces actions. Mais en réalité, ce qui vous manque en fin de journée, ce n'est pas la motivation, c'est cette volonté, c'est cette énergie décisionnelle. Et cette énergie, elle sera d'autant plus haute, ou plutôt elle sera moins entamée en fin de journée, si vous avez commencé la journée avec un niveau d'énergie élevé. Et là, ce n'est pas une question de caractère, c'est vraiment une question de biologie et de santé. D'où l'importance de préserver votre capital santé, de préserver votre énergie en vue de favoriser votre progression sociale. Et c'est là que je pense que beaucoup de personnes se trompent dans leur stratégie d'ascension sociale quand elles décident de mettre l'accent sur leur apparence, sur la manière dont elles présentent à l'extérieur, au lieu justement de mettre leurs efforts sur leur capital santé et leur énergie. Pour illustrer cela, je vous propose une métaphore très simple. Imaginez que vous ayez une voiture, une belle voiture neuve, mais que pour seul entretien de cette voiture, vous vous contentiez de l'amener toutes les semaines au lavage automatique et de polir la peinture, de polir la carrosserie. A côté de cela, vous négligez l'entretien, vous ne l'emmenez jamais chez le garagiste pour faire les révisions, vous ne changez jamais les filtres, l'huile s'encrase, les pièces mécaniques, les courroies s'usent. et vous avez un capot très reluisant, mais en dessous, le moteur est dans un état déplorable. Eh bien, votre voiture, elle aura certes une belle allure, mais elle va finir par tomber en panne très rapidement. Eh bien, c'est exactement ce que font la plupart des gens au sujet de leur propre corps quand ils veulent évoluer socialement, c'est-à-dire qu'ils entretiennent la carrosserie, mais ils négligent le moteur. J'observe qu'il y a énormément de femmes qui veulent... progresso-socialement, qui mettent tous leurs efforts sur leur apparence, qui dépensent des sommes considérables pour améliorer leur garde-robe, qui passent en temps infini à se faire les ongles, les cheveux et toutes ces choses, mais qui à côté de ça, on a une vie déplorable, qui dorment mal, qui mangent n'importe quoi, qui ne font pas de sport. Et si on en revient à cette métaphore de la voiture, le problème c'est qu'une belle carrosserie c'est très bien, mais ce n'est pas ce qui vous permet de véritablement avancer. Or, votre corps, c'est le véhicule de votre ambition. Et votre cerveau, c'est le moteur. Parce que ce moteur-là, il vous emmène là où vous voulez aller. Et pour que ce moteur vous emmène là où vous voulez aller, il faut l'entretenir. Il faut lui apporter le carburant dont il a besoin, un carburant de bonne qualité, le laisser se reposer de temps en temps et faire des révisions régulièrement. Alors, comment on entretient son capital énergie ? Eh bien, c'est très simple et ça ne nécessite pas autant de moyens qu'on le pense. Il y a trois piliers à prendre en compte, on en a parlé, c'est l'alimentation, le sport et le sommeil. Premier pilier, l'alimentation. On pense que c'est réservé à ceux qui peuvent se payer du bio ou des super aliments à 15 euros le sachet. Mais ça n'est pas tout à fait exact. Le vrai enjeu de l'alimentation aujourd'hui dans nos sociétés occidentales, ce n'est pas la quantité. En France, on est dans un pays où on ne peut pas mourir de faim. Le vrai enjeu, c'est la qualité. Et la qualité, c'est d'abord éviter ce qui nuit à votre santé. à savoir les produits transformés, les farines raffinées, les sucres ajoutés, les aliments hypercaloriques et les aliments pauvres en nutriments. Je vous donne un exemple très concret. Une assiette de pâtes, ça va vous remplir l'estomac, ça va vous donner des calories, mais en termes de nutriments, ça va vous apporter très peu. Le blé raffiné à partir duquel on a fabriqué ces pâtes, c'est du blé dont on a retiré toute la partie nutritive pour avoir une texture plus agréable. Alors certes, ça remplit le ventre, mais au final, ça n'apporte pas à votre corps et ça n'apporte pas à votre cerveau les nutriments, le carburant dont il a besoin. Et de manière plus générale, si on regarde ce que mettent réellement les personnes dans leur caddie, on réalise très vite que les mauvais choix alimentaires, ce n'est pas toujours une question d'argent. C'est aussi une question d'habitude, de normes culturelles et de rapport à l'alimentation. À titre d'exemple, j'ai retrouvé le classement des produits alimentaires les plus achetés par les Français en 2025. Et dans ce classement, on retrouve... en deuxième une bouteille de Ricard, sans commentaire. On retrouve en troisième position et en quatrième position du Coca-Cola. Alors, ils se retrouvent en troisième et quatrième parce qu'il y a la bouteille de 1,75 litres et le pack de 6 canettes. On retrouve du Nutella en septième position. On retrouve des bières. Donc, ce n'est pas une question de budget puisque le Coca-Cola, ça n'est pas indispensable. Et encore une fois, c'est une question d'habitude. Et dernier point dans l'alimentation, on peut faire preuve de la meilleure volonté en termes d'alimentation pour optimiser les nutriments qu'on ingère. Mais aujourd'hui, force est de constater que les aliments que l'on consomme, notamment les fruits et les légumes, même s'ils ne sont pas transformés, sont nettement plus pauvres que ce qu'ils étaient il y a 50-60 ans. Et ce, à cause de l'agriculture intensive qui a appauvri les sols. Ça, on ne peut rien y changer. Et c'est pour cette raison... que la supplémentation est nécessaire si vous voulez obtenir les nutriments qui sont indispensables au bon fonctionnement de votre organisme. C'est un sujet sur lequel je ne vais pas m'étendre parce que je ne suis pas spécialiste en nutrition. Et en plus, c'est un sujet qui vous est vraiment propre, qui est propre à chacun. Par conséquent, ce que je vous encourage à faire, c'est de faire un bilan sanguin pour savoir où vous en êtes, pour identifier vos carences et pour savoir justement comment vous supplémenter de manière adaptée et intelligente. En ce qui me concerne, je prends un certain nombre de compléments alimentaires et j'ai pris l'initiative de faire un bilan sanguin il y a quelques mois. Et d'ailleurs, je me suis rendue compte à cette occasion que je me supplémentais trop dans une catégorie de nutriments. En l'occurrence, c'était les oméga-3 parce que ce sont des nutriments qui sont essentiels au bon fonctionnement du cerveau. Je ne pensais pas que c'était possible de trop se supplémenter à tel point que ça devienne presque nocif. Et je vous raconte cela pour vous... expliquaient à quel point c'était important d'aller faire un bilan sanguin. Je vous encourage à faire un bilan de santé, un bilan sanguin, quel qu'il soit, et malheureusement, ce ne sera pas remboursé par la Sécurité sociale, mais sachez que si vous voulez préserver votre santé et optimiser, il va falloir aller au-delà de l'approche simplement curative qui est celle proposée par les pouvoirs publics. Donc oui, ça nécessite de dépenser de l'argent, mais je pense que 70 euros, ça reste une somme raisonnable. Et si vous n'êtes pas prêt ou prête à dépenser cette somme-là, vous avez peut-être des questions à vous poser sur vos priorités. Deuxième pilier, c'est l'activité physique. Et l'activité physique régulière, ce n'est pas seulement une question d'apparence ou de bien-être, c'est un investissement que vous faites pour votre cerveau. Parce que le fait de faire du sport, ça oxygène votre cerveau, ça vous permet aussi de réguler votre cortisol, qui est l'hormone du stress, ça permet d'améliorer la qualité du sommeil. Et ça favorise la neuroplasticité, c'est-à-dire la capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions, à apprendre et à s'adapter. Alors au sujet du sport, vous vous dites peut-être que vous n'avez pas le temps de faire du sport, que votre emploi du temps vous contraint, ou que sais-je encore, mais on va le reformuler de manière honnête. Quand vous dites que vous n'avez pas le temps de faire du sport, ce n'est pas que vous n'avez pas le temps, le temps vous l'avez. C'est plutôt une question de priorité. J'en ai parlé dans l'épisode... 33 intitulé « Je n'ai pas le temps, reprendre le contrôle de son agenda pour atteindre la réussite sociale » . Quand vous dites que vous n'avez pas le temps, vous l'avez. Tout le monde a 24 heures dans une journée. La question, c'est qu'est-ce que vous faites de ce temps ? Et je suis prête à parier que si demain, vous érigiez le sport au rang de priorité pour vous, vous trouveriez un créneau pour faire du sport. Et ça, vous le savez. Donc la question n'est pas tant « est-ce que vous avez ou non le temps de faire du sport ? » C'est « est-ce que vous avez érigé votre santé ? » au rang de vos priorités. D'un point de vue de la progression sociale, le choix ou non de faire du sport n'est donc pas anodin et le choix du sport que vous allez pratiquer n'est pas anodin non plus. On en a parlé, la pratique de certains sports va vous permettre également de fréquenter certains milieux, certains réseaux et en cela de favoriser éventuellement votre progression sociale. Troisième pilier, c'est le sommeil. Et ce pilier-là, c'est le plus sacrifié. pourtant c'est celui dont les effets sont les plus immédiats et les plus tangibles et on vit en grand paradoxe parce que on est dans une époque où dormir peu c'est presque valoriser ou se lever à 4 heures du matin s'est présenté comme une vertu où on entend des personnes influentes se vanter de ne dormir que quatre ou cinq heures par nuit or c'est une erreur un être humain moyen a besoin de 7 à 8 heures de sommeil. En moyenne, c'est plutôt 8 heures de sommeil par nuit. Et ce sommeil, il est extrêmement important pour la récupération, pour la performance, qu'elle soit physique ou mentale. Et pour illustrer cela, je vais vous parler de mon cas personnel, puisque pendant des années, j'ai sacrifié mon sommeil. J'avais cette idée qu'il fallait optimiser chaque heure de ma journée, que dormir, c'était une perte de temps. Et ça, c'est une croyance que j'ai longtemps entretenue, en particulier pendant mes études. Puisque pendant mes années d'études, j'avais l'impression que j'avais du mal à retenir ce que j'entendais pendant les cours. Et je pensais que j'avais des problèmes d'apprentissage. En réalité, ce n'était pas l'apprentissage, c'était juste le sommeil. Et depuis que j'ai compris l'importance du sommeil, j'ai réalisé que je n'avais pas besoin de prendre des notes pour retenir ce que j'écoutais en cours, j'avais juste besoin d'écouter. et de faire confiance à mon cerveau, puisque mon cerveau, quand il est reposé et que j'ai suffisamment dormi, il est capable de retenir, de traiter, d'assembler les informations. Et c'est la fonction principale du sommeil. Le sommeil, ce n'est pas quelque chose de passif, c'est un moment pendant lequel votre cerveau, non seulement récupère, mais en plus consolide la mémoire, qu'il trie l'information et qu'il reconstruit. Le problème, c'est qu'on vit dans une société où on a intégré un certain nombre de modes de vie qui sont nuisibles pour le sommeil. Aujourd'hui, ce qui nous empêche de bien dormir, ce ne sont pas les obligations professionnelles, ce sont les écrans, ce sont les réseaux sociaux, c'est la connexion permanente, et notamment le téléphone qu'on a sur soi en permanence et qui nous suit jusque dans la chambre à coucher. Et ces sollicitations permanentes constantes, elles contribuent au fait qu'on repousse l'heure du coucher et que notre qualité de sommeil en soit dégradée. C'est pour cette raison que j'ai pris le parti de ne plus dormir avec mon téléphone sur ma table de chevet depuis quelques mois maintenant. et je trouve que mon sommeil s'en est grandement amélioré. Et au delà du téléphone, j'ai aussi pris le parti de mettre un certain nombre de moyens considérables dans la qualité de mon sommeil, au premier rang duquel une literie de bonne qualité. Et pour vous dire à quel point j'ai mis la priorité sur ma literie, c'est que j'ai dépensé plus d'argent dans ma literie que ce que j'avais mis dans ma dernière voiture. Ce n'est pas que ma litterie m'a coûté 40 000 euros, loin de là, mais c'est plutôt que ma dernière voiture, je l'avais achetée à un prix très raisonnable. Pour vous illustrer à quel point mon sommeil est important, vous n'avez pas besoin de mettre des sommes considérables dans une litterie, quoique si vous êtes dans une période de votre vie où l'achat d'un nouveau lit, d'un nouveau matelas s'impose, je vous invite à ne pas faire d'économie là-dessus, vraiment, sachant qu'on passe 8 heures. dans une journée dans son lit. Ça représente un tiers de sa journée. C'est un investissement qu'il ne faut pas prendre à la légère. Alors si vous avez déjà acheté un matelas ou si vous êtes locataire dans un logement meublé et que vous ne pouvez rien y changer, il y a des manières très simples d'améliorer sa literie, notamment acheter un sur-matelas. Et au-delà de la simple qualité de la literie, il y a aussi l'environnement de votre chambre qui contribue à favoriser votre sommeil, notamment le fait de dormir dans l'obscurité totale. et de dormir dans des conditions sonores qui soient acceptables. Pour ma part, je ne peux pas dormir sans un masque de nuit. Et depuis quelques temps, je dors systématiquement avec des boules-caisses. Alors c'est un peu étrange. Au départ, c'est un peu inconfortable, mais on s'habitue rapidement. Et je vous assure que ça permet une qualité de sommeil qui est grandement augmentée. Donc pour préserver votre sommeil, quelques principes très simples. Sortez le téléphone de votre chambre. Dormez dans l'obscurité et dans le silence, respectez votre rythme biologique en vous couchant suffisamment tôt et arrêtez de traiter le sommeil comme une variable d'ajustement parce que c'est votre première ressource pour avoir un niveau d'énergie qui vous permette d'accomplir les actions qui vous permettront in fine de progresser socialement. On en arrive à la fin de cet épisode et pour récapituler ce qui a été dit. Premier point, la santé n'est pas distribuée de manière équitable selon les classes sociales. Les données sont là, les études sont là pour les tailler, les chiffres sont sans ambiguïté. Il y a des inégalités de santé entre classes sociales qui sont réelles, profondes et universelles en France comme ailleurs. Deuxième point, c'est que les inégalités ne sont pas des fatalités individuelles. Ce sont les résultats de conditions de vie, d'un certain rapport qu'on entretient au corps, de normes culturelles et d'habitudes qui varient selon le milieu auquel on appartient. Mais la bonne nouvelle, c'est que tout ce qui s'apprend et qui est propre à notre milieu social peut se réapprendre en intégrant l'habitus d'un autre milieu social, en particulier des milieux sociaux les plus élevés. Et troisième point, c'est que la santé, ce n'est pas seulement une conséquence du statut social, c'en est également une cause. Votre capital énergie, votre vitalité, votre capacité à prendre des décisions de qualité tout au long de la journée, tout cela conditionne votre progression sociale. Et vous n'avez pas besoin d'être Brian Johnson et de dépenser des millions d'euros chaque année dans votre santé, vous pouvez commencer à l'appliquer à votre échelle maintenant sans attendre. L'enseignement principal de cet épisode, c'est celui-ci, c'est que votre ascension sociale ne se construit pas malgré votre corps, elle se construit avec votre corps, avec votre biologie. Et votre santé n'est pas une contrainte à gérer, c'est un levier à activer. Et maintenant que vous en avez conscience, ce levier, il est entre vos mains dès aujourd'hui. Si cet épisode vous a parlé, si vous avez compris qu'aujourd'hui l'ascension sociale est une construction globale qui intègre le corps, l'esprit, les codes sociaux, le réseau, alors laissez-moi vous parler d'Athéna. Athéna c'est mon programme d'accompagnement, c'est là où l'on travaille ensemble de manière structurée et approfondie tous les leviers de votre ascension sociale. L'accès au programme se fait sur candidature et les portes seront ouvertes du 1er au 4 avril. Si vous écoutez cet épisode dans cette fenêtre, vous aurez l'opportunité de candidater en retrouvant le lien d'inscription dans la description. Autrement, si vous l'écoutez plus tard, vous pourrez toujours retrouver le lien pour rejoindre la liste d'attente également en description de cet épisode. Merci de m'avoir écouté jusqu'au bout. Et quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente journée ou une excellente soirée. Et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode d'élégance et ambition.