Speaker #0Bienvenue dans « Élégance et ambition » . Je m'appelle Thalia, et après plusieurs années à décrypter les codes de la classe CZ, j'aide désormais les personnes ambitieuses à gravir l'échelle sociale tout en restant fidèles à elles-mêmes. Ici, on parle d'élégance, de savoir-être et de conseils pratiques pour naviguer dans les cercles les plus prestigieux. Dans ce podcast, je vous partage tout pour transformer vos ambitions en actions concrètes et vous accompagner pas à pas dans votre quête de réussite sociale. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous inspirer. Aujourd'hui, nous allons parler charisme, et j'ai une confession à vous faire, je ne sais pas si je suis légitime pour vous parler de ce sujet, parce que je ne sais pas si je suis quelqu'un de charismatique. Et d'ailleurs, je pense que ce serait malvenu de m'auto-décréter comme telle. En réalité, il faudrait plutôt demander aux autres ce qu'ils en pensent à mon entourage, mais comme les autres ne sont pas là, je vais me contenter de faire une hypothèse et d'affirmer la chose suivante. C'est que le charisme, ce n'est pas un don. c'est une compétence et par conséquent vous pouvez l'apprendre. Le jour où j'ai réalisé cela, ma vie a changé. Moi, la petite fille timide, réservée, qui n'osait pas s'affirmer ou prendre la parole, j'étais de ces élèves dont les professeurs écrivaient sur les bulletins « excellente élève mais réservée, gagnerait à prendre davantage la parole en classe » . Pendant toute ma scolarité, ces remarques sont restées sans conséquence. J'étudiais, je faisais mes devoirs, j'avais des bonnes notes, j'étais première de la classe, mais surtout j'étais catégorisée parmi les intellos, les indésirables, ceux dont on se moquait et particulièrement ceux dont les gens dits « cool » se moquaient. Alors oui, je ne faisais pas partie de ces cercles-là, de ces groupes d'enfants les plus populaires, et à l'époque je ne comprenais pas pourquoi. Et ce qui me fascinait le plus, c'est que ces enfants populaires qui étaient admirés de tous n'avaient pas l'air de faire d'efforts particuliers. Il ne faisait rien de spécial et tout le monde pourtant voulait être comme eux. Et moi y compris, au fond, on ne va pas se mentir. C'est seulement bien plus tard que j'ai compris ce qui se cachait derrière ce mystère. Et le déclencheur, la révélation, mon épiphanie, ça a été la lecture d'un livre. En l'occurrence, il s'agit de l'ouvrage The Charisma Myth d'Olivia Fox Cabane. En français, il s'intitule Le charisme démythifié. Et il y a eu littéralement un avant et un après. la lecture de ce livre. D'ailleurs, je vous recommande vivement de vous le procurer, c'est un des rares livres de ma bibliothèque que j'ai lu deux fois. Alors, je ne vais pas vous réciter ce livre, ce n'est pas le but de cet épisode, je vais plutôt m'appuyer sur ces enseignements et vous les délivrer à la lumière de ce que j'en ai appliqué et de mes propres retours d'expérience. Au programme de cet épisode, donc, on va explorer ce concept de charisme, d'abord à travers ce qu'il n'est pas, et ensuite on va parcourir ces trois composantes majeures. celle que l'autrice Olivia Fox Caban a détaillée dans son livre, en espérant qu'à la fin de cet épisode, vous repartiez avec des clés concrètes pour développer votre aura charismatique. On va commencer par évacuer tous les présupposés ou les fausses croyances sur le charisme. Parce qu'on pense souvent que pour être charismatique, il faudrait savoir bien parler, s'exprimer avec éloquence, comme les orateurs grecs ou romains de l'Antiquité qui galvanisaient les foules avec leurs discours. D'ailleurs, c'est souvent une demande qu'on me fait de savoir... Comment mieux s'exprimer pour être perçu comme quelqu'un de plus charismatique, comme quelqu'un de bien vu ? Et il y a un signal assez parlant à ce sujet, c'est que l'épisode qui a rassemblé le plus d'écoutes jusqu'à présent sur le podcast, c'est l'épisode 12 sur comment parler avec élégance. Mais détrompez-vous, vous n'avez pas besoin de ça pour paraître charismatique. On pense également qu'il faudrait s'exprimer avec des mots savants pour développer son aura, faire preuve d'une richesse, d'une diversité. du langage ou plutôt d'une préciosité du langage. Autre idée reçue, il faudrait savoir tout sur tout, avoir une culture générale encyclopédique ou être capable d'avoir un avis sur tout, être capable de discuter de tous les sujets. On pense aussi qu'il faudrait être quelqu'un d'intéressant, qu'il faut avoir vécu plein de choses dans sa vie, d'avoir plein d'exploits à raconter. On pense également aussi qu'il faudrait être beau ou belle, qu'il faudrait être bien habillé, bien présenté. En réalité, tout cela, vous n'en avez pas besoin. Quelques exemples pour vous le prouver et pour vous le démontrer. Lady Diana, c'était une femme charismatique et pourtant ne l'a jamais entendue faire de grands discours. On peut également s'accorder pour dire que Gandhi n'était pas une figure de beauté. Pourtant, ça ne l'a pas empêché d'avoir fait mouvoir des foules entières, des millions de personnes. Et enfin, j'aimerais citer Oprah Winfrey, qui est une femme qui n'a pas de formation académique prestigieuse. Elle n'est pas connue pour avoir une culture générale, une culture encyclopédique revendiquée. mais ça ne l'a pas empêché d'avoir une aura et une renommée de portée internationale, d'avoir des millions de gens qui regardent son émission, et d'être la figure que l'on connaît aujourd'hui. La réalité sur le charisme, c'est que vous n'avez pas besoin de savoir bien parler, vous n'avez pas besoin de connaître des mots savants, vous n'avez pas besoin d'avoir une culture étendue, vous n'avez même pas besoin d'être beau ou belle physiquement. En revanche, à chaque fois que vous parlez trop, que vous employez des mots savants pour essayer d'impressionner la galerie, que vous faites étalage de votre culture ou de vos exploits, que vous essayez de montrer que vous savez faire plein de choses, Le seul effet que vous produisez, c'est de vous rendre... insupportable. Pourquoi ? Parce que quand vous essayez de briller, vous faites sentir aux autres qu'ils sont inférieurs. Même si ce n'est pas votre intention, c'est ce qu'il se passe dans la tête des gens. D'ailleurs, je vous invite à vous remémorer, vous rappeler la dernière fois que vous vous êtes retrouvés dans cette situation, dans une conversation face à quelqu'un qui avait l'air extrêmement intelligent et qui ne se cachait pas de le montrer. Remémorez-vous comment cela vous a fait sentir vous au plus profond de vous-même. Je suis prête à parier que vous avez pensé que cette personne était pédante, imbuvable, et que vous, vous vous êtes senti mal à l'aise face à cette démonstration de supériorité. Parce que le plus important dans tout cela, c'est que les gens ne se rappellent pas de ce que vous leur dites, ils se rappellent de comment vous les avez fait se sentir. Par conséquent, une fois qu'on a dit ça, la chose à retenir, c'est que cela ne sert à rien d'essayer de briller, ça ne sert à rien d'essayer de vous mettre en avant, ce n'est pas... pas comme cela que vous allez devenir charismatique. Maintenant qu'on a dit cela, passons à ce qu'est vraiment le charisme et Olivia Fox Caban nous donne la formule dans son livre sur ce qu'est le charisme et c'est un mélange de trois ingrédients qui sont la présence, la chaleur humaine et l'autorité et nous allons décortiquer cela tout de suite. On commence par la présence. La présence, ça parle de soi, c'est tout simplement être dans l'instinct présent. Ça paraît très simple dit comme ça, et pourtant c'est probablement la chose la plus rare que vous puissiez offrir à quelqu'un aujourd'hui. Pensez à la dernière fois que vous avez eu une conversation où vous sentiez que la personne en face de vous était vraiment là. Pas à moitié, pas en train de penser à autre chose ou en train de pianoter sur son téléphone, un moment où elle était vraiment là pour vous. Je suis sûre que ça vous a marqué, pour la simple et bonne raison que ça n'arrive presque plus de nos jours. Et en réalité, ça se voit physiologiquement. Quand vous êtes présente dans un échange, vos réactions sont spontanées et authentiques, et elles se traduisent par des micro-expressions du visage qui apparaissent en quelques millisecondes. En revanche, quand vous êtes ailleurs, quand votre cerveau est en train de vagabonder, il met environ un dixième de seconde à réagir. A l'échelle de la conscience, c'est imperceptible, mais le cerveau de la personne en face de vous le détecte automatiquement, instinctivement, sans qu'elle en ait la moindre conscience. Il catalogue cela comme une réaction inauthentiques et donc comme de la façade. Et de nos jours, avec les écrans, les téléphones et maintenant les montres connectées, tout cela fait que notre capacité d'attention et de concentration diminue. De fait, c'est tellement rare d'avoir la pleine et entière attention de quelqu'un que dès lors que vous la donnez à la personne en face de vous, vous laissez une impression durable chez elle. Pour ce faire, désactivez votre téléphone, ne le mettez même pas en vibreur parce qu'à chaque fois que vous allez sentir une vibration, cela va vous déconnecter de l'instant présent. Quand vous êtes à table, que ce soit au restaurant, chez des amis ou même chez vous avec vos proches, évitez d'avoir votre téléphone sur la table. D'ailleurs, c'est tout à fait contraire aux règles d'étiquette de garder son téléphone sur la table. Le téléphone, c'est dans la poche ou dans le sac à main. Même chose avec les montres connectées. Alors, on ne va pas les ranger pour autant, mais pensez à les mettre en mode avion ou en mode ne pas déranger pour ne pas être distraite par les notifications. On a parlé des choses les plus simples, mais il existe d'autres perturbateurs qui peuvent nuire votre capacité de présence, et c'est tout ce qui génère de l'inconfort physique. Au premier rang, il y a les vêtements. Alors ça peut être les vêtements qui tiennent trop chaud, ça peut être les vêtements qui vous grattent. Si vous êtes sensible à la laine ou au cachemire, comme c'est mon cas, oui je sais c'est frustrant, n'en portez pas, ou du moins n'en portez pas à même la peau, parce que le simple fait d'avoir cette gêne physique... peut suffire à détourner votre attention de la conversation et vous empêcher d'être pleinement présent. Et puis, il y a également les vêtements qui vous font mal, qui vous étriquent, et je pense notamment aux chaussures à talons pour nous mesdames. Alors ici, il y a un point de paradoxe, c'est que si c'est un vêtement qui a le potentiel de vous faire sentir confiante, c'est le cas notamment avec les chaussures à talons, eh bien, privilégiez un entre-deux, un compromis, choisissez une paire de souliers à talons confortables, de préférence donc. pas des talons aiguilles avec des bouts pointus, mais plutôt une paire de talons à une hauteur raisonnable, 5 à 7 cm, c'est largement suffisant, et qui soit large. De cette manière, vous avez quelque chose qui rehausse votre stature, qui rehausse votre confiance en vous, et qui a moins le potentiel de générer de l'inconfort. Autre perturbateur qui peut nuire à votre présence, ce sont les conditions extérieures, et notamment le soleil dans les yeux. Si vous allez, par hasard, déjeuner en terrasse. Le mieux, c'est d'éviter de vous retrouver avec le soleil en pleine face. Pour cela, anticipez votre placement et si jamais vous êtes déjà installé et que vous vous rendez compte trop tard que vous avez le soleil dans les yeux, eh bien, dites-le à la personne avec qui vous déjeunez que vous préférez changer de place ou mettre des lunettes de soleil. Alors, ce n'est pas très poli d'entretenir une conversation avec vos lunettes de soleil, mais si vous n'avez pas le choix, c'est mieux que rien. En tout cas, c'est mieux que d'entretenir une conversation avec le visage. crisper le soleil dans les yeux, et si la personne en face de vous est bien élevée, elle acceptera normalement, naturellement, de changer de table. Autre cas de figure, vous avez une réunion dans une pièce un peu trop exposée au soleil, et bien dans ce cas, anticipez également votre placement, mettez-vous toujours dos au soleil, et si jamais vous, vous avez bien anticipé, mais que vous voyez que d'autres personnes sont incommodées par les rayons du soleil, et bien le geste le plus élégant, c'est de vous lever et d'aller baisser les stores. Pour en revenir à la présence, le plus important, c'est de pratiquer l'écoute active. L'écoute active, c'est de vous intéresser sincèrement, pleinement et authentiquement à ce que dit la personne qui vous parle. Et ce n'est pas chercher la réponse, ce n'est pas anticiper ou formuler une réplique à ce qu'elle est en train de vous dire. Si dans une conversation, vous vous surprenez votre esprit en train de vagabonder, la seule chose à faire, c'est de revenir au moment, à l'instant présent, c'est de ramener votre attention. à ce que dit la personne en face de vous. Et l'attention, c'est comme un muscle qui se travaille, et malheureusement de nos jours, avec toutes les sollicitations, les notifications, les réseaux sociaux, tout cela contribue à détruire notre capacité d'attention, ou du moins la réduire drastiquement. Et je l'ai dit, l'attention ce n'est pas un muscle, mais c'est comme un muscle, et le meilleur outil que je connaisse pour travailler ce muscle, c'est la méditation. Alors je sais, le mot fait un peu peur, on imagine un moine bouddhiste assis en tailleur pendant des heures qui ne fait rien, qui a les yeux fermés sur son coussin, mais ce n'est pas du tout ce type de méditation-là. Quand je parle de méditation, c'est une à cinq minutes par jour, c'est largement suffisant, pas besoin d'applications sophistiquées, pas besoin de coussins de méditation. Vous prenez votre téléphone, d'ailleurs il y a des applications gratuites pour cela. Vous lancez un minuteur, vous fermez les yeux, vous respirez et vous ramenez votre attention sur votre respiration à chaque fois qu'elle s'échappe. Et c'est tout. Et la méditation permet justement de pratiquer cet exercice-là, ce que vous faites quand vous pratiquez l'écoute active. Vous ramenez votre attention sur l'instant présent. C'est le même muscle et je vous encourage à le travailler. Deuxième ingrédient du charisme, c'est la chaleur humaine. Alors la chaleur humaine, c'est ce que vous dégagez quand les gens vous trouvent. trouve tout simplement sympathique. Mais la sympathie, c'est ce que l'on ressent pour quelqu'un. C'est spontané, c'est instinctif, c'est presque involontaire. Et le problème de la sympathie, c'est que l'on ne décide pas d'être sympa avec quelqu'un. Ça arrive ou ça n'arrive pas, c'est une émotion, pas une posture. La première chose à faire pour faire en sorte de susciter la sympathie, c'est très simple, c'est d'éviter de dire du mal des autres. D'une part, éviter de dire du mal des autres, de les mettre mal à l'aise, donc ne les... ne les critiquez pas, ne les contredisez pas dans une conversation, même s'ils ont tort, et surtout ne critiquez pas les autres dans leur dos. Tout simplement, hésitez de commérer. Parce que, vous l'avez peut-être remarqué, quand vous entendez quelqu'un qui passe son temps à critiquer les autres dans leur dos, ça vous donne une très mauvaise impression de cette personne, et c'est le cas parce que vous savez que dès lors que vous aurez le dos tourné, cette personne va sans doute faire la même chose avec vous. Vous le savez. C'est ça qui génère ce sentiment d'antipathie. ou du moins cette absence de sympathie vis-à-vis de cette personne. Donc ne soyez pas ce type de personne. Et je sais que c'est tentant dans la nature humaine, le fait de commérer, de dire du mal des autres. C'est un peu la même fonction de lien social que l'épouillage chez les singes. Mais voyez-vous, vous n'êtes pas des singes, vous êtes des personnes élégantes et si vous ne pouvez pas dire du bien de quelqu'un, eh bien contentez-vous d'être neutre ou de ne rien dire. Mais la vraie clé de la chaleur humaine, ce n'est pas la sympathie. En réalité, c'est plutôt la bienveillance. Et j'aimerais qu'on fasse une distinction, parce qu'on confond souvent les deux et ce n'est pas du tout la même chose. La sympathie, c'est ce que l'on ressent. C'est involontaire. La bienveillance, c'est le fait de souhaiter du bien à quelqu'un. Et à l'inverse de la sympathie, c'est un choix. C'est une intention que vous posez consciemment, indépendamment de ce que vous ressentez. Vous pouvez ne pas avoir d'affinité particulière avec quelqu'un et décider quand même de lui vouloir du bien. C'est ça la bienveillance. Et c'est exactement ce que dit Olivia Fox Caban, le charisme ne repose pas sur la sympathie, il repose sur la bienveillance. Parce que la sympathie dit aux personnes autour de vous que vous avez de l'affinité pour eux, alors que la bienveillance dit quelque chose de plus profond, elle leur dit qui vous êtes, quelles intentions vous avez. Maintenant qu'on a dit ça, comment est-ce qu'on pratique cette bienveillance concrètement ? Parce que c'est bien beau de sortir des grands concepts, mais concrètement, qu'est-ce que l'on fait ? La première étape, c'est celle qu'on oublie presque toujours, c'est de commencer par soi-même. Et la bienveillance vis-à-vis de soi-même, c'est un nom, c'est ce qu'on appelle l'autocompassion. Alors attention, faisons la distinction tout de suite parce que c'est important, l'autocompassion ce n'est pas de l'autocomplaisance. L'autocomplaisance, c'est se trouver des excuses, c'est se satisfaire de là où on est et ne pas chercher à progresser. L'autocompassion, c'est autre chose. C'est se traiter avec la même bienveillance qu'on accorderait à un ami proche qui traverse une période difficile. C'est ne pas se flageller pour ses erreurs. C'est ne pas se parler à soi-même d'une façon qu'on n'oserait jamais utiliser avec quelqu'un qu'on aime. Et cette bienveillance, c'est un prérequis. Parce qu'on ne peut pas rayonner d'une certaine chaleur et d'une bienveillance si on ne se l'accorde pas à soi-même. Une fois qu'on a acquis cela, on peut commencer à éprouver de la bienveillance pour les autres. Et Olivia Fox Caban donne deux astuces très concrètes dans son livre. La première, c'est de trouver quelque chose qui vous plaît chez la personne en face de vous. Une qualité, un détail, peu importe lequel. Ça peut être une coiffure, la couleur des yeux d'une personne, son écharpe, sa manière de sourire. Vous pouvez pratiquer cet exercice même avec des inconnus que vous croisez dans la rue, même avec quelqu'un que vous ne connaissez pas du tout. Alors vous n'avez pas besoin de lui dire, il suffit de le formuler dans votre tête. Mais le simple fait de chercher quelque chose de positif chez quelqu'un change le regard que vous portez sur lui et ça se perçoit de l'extérieur. Pas consciemment, mais ça se perçoit. La deuxième astuce, et celle-là elle est plus inattendue, c'est de visualiser les gens comme s'ils portaient des ailes d'envie. Ça peut paraître totalement décalé, dit comme ça, je vous l'accorde, mais l'idée derrière, c'est de poser un regard fondamentalement bienveillant sur les gens que vous croisez, y compris ceux que vous ne connaissez pas. Et cette intention intérieure, elle transparaît, elle change la qualité de votre présence, et c'est ça qui crée la chaleur humaine. Venons-en à la troisième composante du charisme, qui est l'autorité. L'autorité, par définition, c'est le pouvoir d'imposer l'obéissance. Mais l'autorité, attention, ce n'est pas... taper du poing sur la table et dire « je suis le plus fort » . En réalité, c'est beaucoup plus subtil que cela, et ça passe principalement et très simplement par la posture physique. Faire preuve d'autorité, ça passe par la manière dont vous vous tenez physiquement. Et pour cela, vous n'avez pas besoin d'être imposante physiquement parlant. Alors certes, ça peut aider, mais c'est loin d'être indispensable. Pour ce faire et pour affirmer votre autorité à travers votre posture, la première étape, c'est tout simplement de vous tenir droite. Que vous soyez assise, que vous marchiez, l'idée c'est d'avoir toujours cette posture droite, de vous tenir droite, la tête haute et de marcher comme si, par exemple, vous défiliez sur les Champs-Elysées un jour de 14 juillet. Ou si vous préférez, comme si vous étiez un mannequin d'envergure internationale et que vous défiliez sur un podium devant Anna Wintour. L'idée, elle reste toujours la même, c'est de cultiver cette verticalité de la colonne vertébrale, que vous soyez assise, debout, que vous soyez statique ou en train de marcher. Une fois que vous avez bien intégré cela, la deuxième étape c'est de vous percevoir comme étant quelqu'un d'imposant. Et pour cela, encore une fois, vous n'avez pas besoin de l'être réellement, c'est juste dans votre tête. Et Olivia Fox Caban, dans son ouvrage, elle donne un exercice dans son livre qui est de s'entraîner à marcher dans un environnement avec beaucoup de passages, et de s'entraîner surtout à marcher en ligne droite, en ne déviant pas de sa trajectoire. L'idée, c'est de le faire bien évidemment pas en race campagne, mais plutôt en ville, à une horaire de grande fréquentation. Et quand vous effectuez cet exercice, l'idée, c'est que si quelqu'un se trouve sur votre chemin, vous continuez à avancer en ligne droite, toujours, sans jamais dévier de votre trajectoire. Et ce, même si quelqu'un se trouve sur votre passage et que vous pensez que vous allez lui rentrer dedans. Et vous verrez, si vous faites l'exercice, que dans 99% des cas, les gens vont se pousser ou s'écarter. Même s'ils ont les yeux rivés sur leur téléphone. Et si jamais ils ne se poussent pas et que vous leur rentrez dedans, et bien ce sera bien fait pour eux, ils n'avaient qu'à être attentifs à leur environnement extérieur. Mais pour pratiquer cet exercice, deux prérequis. Le premier, on l'a dit, c'est de se tenir droit à droite et d'adopter une posture haute en marchant. Et le deuxième prérequis, c'est de se visualiser comme quelqu'un d'imposant. Et dans le livre, elle suggère de se visualiser comme un gourri. Alors c'est étrange dit comme ça, mais c'est vraiment ce qui va vous aider. Avant de commencer l'exercice... prenez toujours un temps pour fermer les yeux et vous visualisez en train de vous gonfler de l'intérieur comme si vous étiez un énorme gorille qui partait au combat contre un autre gorille. Alors cet exercice, je l'ai moult et moult fois appliqué, au point que maintenant c'est devenu une habitude et que quand je marche dans les rues de Paris, je marche systématiquement en ligne droite et je fais en sorte que les gens s'écartent de mon passage. Et un jour, je me suis amusée à pousser l'exercice un peu plus loin. C'était un mardi soir, il était 18h, donc heure de pointe, métro Concorde à Paris, sur le quai de la ligne 12. Je descends dans la station et j'arrive en tête de quai et mon application de trajet me dit, pour optimiser mon trajet, de rejoindre l'arrière du quai. Donc en somme, je dois traverser tout un quai qui est relativement bien peuplé. Si je n'avais pas voulu déranger, j'aurais dû slalomer entre les voyageurs pour atteindre mon but. Et je me suis dit que j'allais appliquer cet exercice. Ce que j'ai fait donc, c'est que j'ai pris une grande inspiration, je me suis visualisée en train de prendre de l'espace, et je me suis élancée sur le quai en marchant en ligne droite avec plein de gens devant moi sur mon passage. Et je vous assure, et je n'exagère pas, les gens se sont écartés de ma route. J'avançais et les gens devant moi s'écartaient, se poussaient pour me laisser passer. J'ai fendu le quai et j'avais l'impression d'être mouillée devant la mer rouge. Alors je sais, je suis en train de me vanter, ce n'est pas bien. Mais pourquoi est-ce que ça fonctionne ? Et bien tout simplement parce que l'autorité, ce n'est pas quelque chose qui se décrète, c'est quelque chose qui se perçoit. Et ça se perçoit par le langage corporel de manière instinctive, automatique, sans que la personne en face de vous n'en ait conscience. Si vous avez écouté l'épisode 14 sur le langage non-verbal, vous savez déjà que le cerveau limbique capte ces signaux avant même que le cerveau conscient n'ait eu le temps de les analyser. Ce mécanisme ne date pas d'hier, il remonte à la préhistoire du temps des hommes des cavernes qui devaient déterminer en une fraction de seconde qui était un ami, qui était un ennemi, qui était un chef de clan capable de vous protéger parce que c'était une question de survie à l'époque. Et ce réflexe, il est toujours là, câblé dans notre cerveau. Il n'a pas disparu et il se manifeste encore dans nos comportements à l'ère contemporaine. Et encore une fois, cette question de posture... Ou plutôt d'autorité, ce n'est pas une question de taille ou de carrure. Je vous ai donné mon propre exemple, et pourtant je ne mesure qu'un mètre soixante-deux. Je ne suis pas ce qu'on appelle une présence physique imposante. Et pourtant, ce soir-là, sur le quai du métro Concorde, j'ai fendu la foule en ligne droite sans dévier d'un centimètre. Pas parce que les gens m'ont vu arriver et se sont dit « Tiens, laissons passer cette grande femme impressionnante ! » Pas du tout ! mais parce que quelque chose dans ma posture, dans ma trajectoire, dans la façon dont j'occupais l'espace ce soir-là, ça a envoyé un signal aux gens qui étaient devant moi. Et ce signal, les gens l'ont capté instantanément, sans même s'en rendre compte. Et c'est ce qui a expliqué qu'ils se sont écartés. Voilà comment on impose son autorité, c'est tout simplement par la posture. Percevez-vous comme quelqu'un d'important. Et ça commence par la manière dont vous vous percevez vous-même. On en arrive au terme de cet épisode et avant de vous laisser, je veux récapituler les trois choses essentielles que j'aimerais que vous reteniez. La première, c'est que le charisme, ce n'est pas un don, ce n'est pas quelque chose avec lequel on est ou on ne l'est pas, c'est une compétence et comme toute compétence, ça se prend, ça se travaille, ça se développe et vous avez eu les clés pour commencer à travailler cela dès maintenant. Ces trois composantes, ces trois clés, selon Olivia Fox Caban, ce sont donc la présence, la chaleur humaine et l'autorité. trois piliers distincts mais qui fonctionnent ensemble. Si on voulait aller un peu plus loin dans le détail, il faudrait préciser que le charisme peut se décomposer en plusieurs styles qui sont des mélanges à divers degrés de ces trois ingrédients. Mais en tout état de cause, c'est que vous n'avez pas besoin de tout maîtriser du jour au lendemain, vous n'avez pas besoin de maîtriser ces trois ingrédients à la fois. Vous pouvez commencer par un seul levier. Le plus simple, c'est celui sur la présence, par exemple. C'est vraiment le plus simple à travailler. Et ça se travaille de manière très basique. Une minute de méditation le matin, le téléphone rangé dans le sac quand vous êtes à table et l'écoute active dans vos prochaines conversations. Appliquez cela et observez ce qui changera dans vos prochaines interactions. Et retenez ceci, et c'est mon troisième et dernier point, les gens ne se souviennent pas de ce que vous leur avez dit, ils se souviennent de comment vous les avez fait se sentir. Et c'est ça le charisme. Pas ce que vous projetez, ce que vous faites ressentir à l'autre. Et à plus forte raison, comment vous faites en sorte que les gens se sentent importants quand ils sont avec vous ? Merci infiniment de m'avoir écoutée jusqu'au bout. Si cet épisode vous a plu, je vous invite à vous abonner pour être informé de la sortie des prochains épisodes. Et je vous invite également à laisser un commentaire et une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Et quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente journée ou une excellente soirée. Et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode d'élégance et ambition.