- Speaker #0
Bienvenue tout le monde pour cette interview qui a lieu un lundi à 17h. Alors on n'est pas en général sur ces temps-là, même si ça varie, mais vous allez comprendre pourquoi, parce que Caroline n'est pas du tout en France. Et donc il faut synchroniser aussi avec les horaires de Caroline qui habite au Canada. Donc bonjour à la francophonie canadienne.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et Caroline, je vais te laisser, tu vas avoir ton temps pour te présenter. Je repose un petit peu le cadre, le contexte de l'interview du jour. Donc, si vous êtes sur Insta, faites-nous des coups. Voilà, il y a José, lui, il va rester sur la lune. Génial, tu restes sur la lune avec nous, c'est top, mon José. Donc, le sujet du jour, avec Caro, tu permets que je t'appelle Caro ?
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Bon, fais partie pour Caro alors. Avec Caro, aujourd'hui... On va partager le sujet de j'ai plusieurs idées, j'en fais quoi, qui est un vrai sujet quand on est entrepreneuse, encore plus quand on est multi. Mais en tous les cas, c'est un vrai sujet d'entrepreneuse. On a envie de créer des offres, on a envie de proposer des choses. Moi, d'ailleurs, je suis en plein dedans actuellement. Donc, moi, ça va m'intéresser de fou. Je vais poser plein de questions, Caro, qui vont servir sans doute à l'audience, mais en plus à moi. Donc, Caro va nous partager cette partie-là de son expérience, de son parcours. de femmes chefs d'entreprise, entrepreneuses, appelez-le comme vous voulez. Et en même temps, peut-être si on a le temps, on abordera aussi sa vision de la réussite. Moi, je voudrais vraiment qu'on puisse prendre un petit temps là-dessus parce que c'est quelque chose aussi, je sais, qui parfois peut tendre quand, surtout, quand on est présent en ligne, je ne sais pas, tu me diras toi, mais quand on est présent en ligne et qu'on voit toutes les réussites, d'ailleurs, on ne voit que ça, on ne voit que des gens qui réussissent. On se dit, mais en fait, est-ce que c'est vrai ? Quand je lis un carousel où il y a écrit « Échoue, l'échec te servira pour plus tard » , OK, moi, je veux bien, les gars, mais en fait, qui a déjà échoué dans le milieu entrepreneurial du deal vital ? S'il vous plaît, dites-le. Et pourquoi je vous parle de ça ? Parce qu'en fait, après, finalement, inconsciemment, c'est un lien. Ça vient nous influencer aussi sur notre vision de la réussite. Donc ça, c'est vraiment un truc que j'aurais à cœur de partager avec toi, Caro. En attendant, petit coucou à ceux qui ne me connaissent pas, je suis Lisa Garémil, je vous parle d'entrepreneuriat, de multiprenariat et de sujets business. Donc bonjour à tout le monde, vous pouvez nous poser des questions en direct, allez-y. Et puis de toute façon, vous pourrez retrouver par la suite l'interview en podcast. Voilà, maintenant Caro, je te laisse la parole. Dis-nous tout, qui es-tu, que fais-tu là, que se passe-t-il Caro ?
- Speaker #1
Alors tout, je ne vais pas tout te dire, mais en tout cas, effectivement je suis entrepreneur depuis 13 ans. J'étais prof avant d'être entrepreneur, donc toi prof fonctionnaire. Comme quoi, on peut passer de fonctionnaire à entrepreneur sans problème. Je me suis reconvertie il y a 13 ans en tant que décoratrice intérieure. Ma première entreprise, ça a été d'être décoratrice intérieure. À ce moment-là, je vivais au Luxembourg. On a déménagé en Islande. Et là, tu vas voir que le côté j'ai plein d'idées, c'est lié. Donc, on a déménagé en Islande. J'ai relancé une autre entreprise en Islande, toujours en tant que décoratrice intérieure. Et puis, comme j'ai pas mal d'idées, trois ans plus tard, je pense relancer. un deuxième business quand on était toujours en Islande et c'est mon business actuel maintenant qu'on est au Canada donc on vit à Montréal depuis presque trois ans et donc mon activité aujourd'hui c'est de former en fait j'ai mis mes deux métiers en un j'ai mis mon métier de prof et mon métier de décoratrice intérieure en un et donc mon activité aujourd'hui c'est de former les futures décoratrices intérieures et de les accompagner dans le lancement de leur business pour qu'elles puissent en vivre sereinement que leur activité soit rentable, etc.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
Globalement, ce ne sont pas les grandes lignes.
- Speaker #0
et puis sinon je suis de trois ados ok et donc tu disais déjà t'es passée t'as complètement changé de carrière donc ça c'est génial j'ai interviewé aussi une autre entrepreneuse qui était prof et qui a créé aussi son business donc oui oui c'est possible ça se passe comment pour toi Caroline là dessus et justement c'est l'idée là quand t'as réfléchi à cette reconversion à ce changement de carrière Tu t'es dit quoi, en fait ? T'es partie sur quoi ? C'était un coup de cœur ? T'avais déjà identifié que t'étais une passionnée de déco ?
- Speaker #1
Oui, je savais que j'aimais la déco. Mais en fait, je n'ai pas envisagé ma reconversion parce que je n'étais pas bien dans mon job. Et je pense que mon vrai métier, c'est prof. J'adore transmettre, j'adore partager. Donc, je pense que dans mon ADN, mon vrai métier, c'est ça. Après, évidemment, j'adorais la déco. Et c'est au moment où on a déménagé au Luxembourg, je ne pouvais plus enseigner. c'était compliqué parce qu'il fallait être trilingue il aurait fallu parler couramment luxembourgeois et allemand ce que je ne faisais pas donc voilà je me suis reconvertie j'adorais la déco, ça c'était sûr mais à vrai dire je me suis lancée sans trop savoir je me suis lancée dans une formation sans trop savoir ce que j'en ferais et ça c'est globalement ce que je fais beaucoup dans la vie c'est que je lance un truc je le sécurise à 10% et puis après je construis au fur et à mesure Et je trouve que c'est souvent les plus belles histoires qui s'écrivent comme ça. Parce que si on attend que tout soit toujours parfait, on pourrait attendre Ad vitam aeternam. Et moi, j'aime bien lancer, et même à titre perso. C'est pour ça que la notion de réussite, tu avais raison de l'aborder tout à l'heure, parce que pour moi, c'est très lié. Le côté perso et professionnel sont étroitement liés. Et que l'un dicte l'autre, mais dans les deux sens. Donc voilà, je me suis lancée en tant que décoratrice sans trop savoir. Et puis, je me suis pris au jeu, déjà de la déco, je me suis pris au jeu de l'entrepreneuriat. Et puis, progressivement, année après année, j'ai fait grandir mes activités. Je les ai bougées. J'ai bougé les curseurs en fonction de mes envies, en fonction de mes priorités du moment. Voilà.
- Speaker #0
OK. Donc, tu as démarré avec une idée. Ce que je retiens, c'est que tu n'as pas attendu que ce soit parfait. En fait, tu t'es lancée, tu as testé.
- Speaker #1
Très bien. Exactement.
- Speaker #0
Ok, donc tu étais dans ce mindset de je teste, et puis ensuite je vais voir ce qui va en ressortir, si ça fonctionne ou pas par rapport à ce que tu attendais. Est-ce que tu avais une idée pour toi, parce que de se dire, c'est quoi mon repère en fait, pour que ça fonctionne ? C'était quoi ton repère où tu t'es dit, en fait ça fonctionne ?
- Speaker #1
Je pense que mon premier repère, c'était déjà l'équilibre perso-pro. En fait, j'avais à l'époque trois enfants vraiment bas âge, vraiment petit haut, et je savais que cette liberté, j'ai une valeur liberté qui est énorme, un peu embêtante de temps en temps, mais elle me sert aussi. En fait, je savais que déjà, ça allait marcher pour moi si j'arrivais à trouver mon épanouissement personnel. Donc, mon projet pro, ça a été aussi suite à des grossesses où je m'étais un peu perdue de vue, où j'étais très, très maman. Dieu sait si j'aime être maman, mais ça n'a jamais été une finalité en tant que telle. Donc, j'avais besoin de me créer un projet. Donc, je m'étais dit, ça marchera pour moi si je suis épanouie personnellement, en tant que femme, si mon activité fonctionne et si je suis toujours là pour mes enfants autant que je le veux. Donc, ça a été vraiment cette... C'était ça ma... Mon objectif du début, c'était vraiment ça. Je n'avais pas d'énormes ambitions professionnelles. Je voulais juste m'amuser, que mes clients soient heureux, que je fasse du beau et ça a démarré comme ça.
- Speaker #0
Ok. Et donc, qu'est-ce qui a fait que tu t'es dit « Ok, ça fonctionne pour moi » ?
- Speaker #1
Quand j'ai vu quand même que les clients arrivaient assez facilement, qu'ils étaient contents, je pense que c'était il y a 13 ans aussi. Donc, il n'y avait pas autant de décoratrices d'intérieur qu'aujourd'hui. Au Luxembourg, c'est un tout petit pays, j'avais très peu de concurrence. Donc, ça a très vite bien fonctionné. Donc en fait, c'était parce que ça a bien fonctionné, alors que je ne faisais pas de marketing, je ne faisais rien de tout ça, je faisais presque très peu d'actions. Et en fait, mon site internet a été très vite bien référencé. Donc les clients sont venus à moi. Donc c'est parce qu'il y a eu cette réussite assez facile que je me suis dit, en fait, je veux plus, je veux mieux, je veux plus, je veux différemment. Donc voilà, il y a eu tout ça qui s'est un peu à mon insu, je pense, à certains moments. Mais je me suis dit, ben non, en fait, je m'éclate. Mes clients sont contents. L'équilibre perso, il est parfois fragile, mais globalement, j'y arrive à peu près. Et maintenant, on va encore rêver plus grand. Ça, c'est un truc que j'adore, rêver plus grand. Je suis toujours à vouloir rêver plus grand, ou différemment, mais j'adore être driveée par ça, en tout cas.
- Speaker #0
Ah, c'est top ! Alors, je note, parfois, j'aime bien faire des petits focus sur les choses qui sont dites. Alors, attends, on nous dit, c'est super, parce que je me retrouve dans cette situation, c'est-à-dire le blocage peur. Donc, on a envie que tout soit parfait avant de se lancer. Et oui, et oui. Tu vois comme ça résonne de fou. et en effet on y va, on teste dans ce que tu disais on va revenir quand même sur ces critères pour toi de réussite c'est à dire que il y a cette espèce de triangulaire j'entends entre l'intérêt familial l'équilibre familial le temps pour la famille, ton équilibre à toi au perso et puis ton projet et la vie de ton projet ça je trouve ça génial, je voulais qu'on en parle plus tard mais peut-être carrément Bien,
- Speaker #1
on va être prêts à faire un truc de...
- Speaker #0
C'est un truc de fou. Parce que c'est intéressant parce que souvent, ce qu'on entend, c'est « c'est quoi ton chiffre ? » « C'est quoi en fait ? » « C'est combien ? » « J'ai jamais été... » Voilà. Tu peux répéter, s'il te plaît, ce que tu viens de dire.
- Speaker #1
« J'ai jamais été driveée par... » Je ne sais pas.
- Speaker #0
« J'ai jamais été... »
- Speaker #1
Je veux gagner de l'argent. Je ne suis pas driveée par ça. Ce n'est pas mon moteur numéro un. Mais comme j'ai plein de rêves, à titre perso, en fait, pour moi, l'argent c'est un moyen de rendre concret ce que j'ai réalisé. Et là, j'ai des enfants. Tu vois, mon fils part l'année prochaine. Donc forcément, ça va coûter cher. Et en fait, je veux gagner de l'argent pour que le côté perso et que les rêves puissent devenir concrets. Mes rêves à moi, mais les rêves de mes enfants aussi. Enfin, forcément, mon côté maman a envie de ça. Donc, tu vois, je ne suis pas driveée par l'argent. Ça n'a jamais été un moteur en tant que tel. Je pense que le kiff a toujours été un plus gros moteur que l'argent.
- Speaker #0
C'est aussi chouette ce que tu dis parce qu'effectivement, le fait d'être ambitieux, d'avoir envie que notre entreprise soit en croissance, d'avoir envie de faire rentrer de l'argent, de réussir à ce niveau-là, ça fonctionne aussi. On n'a pas de perte de sens quand on a des choses très concrètes que l'on souhaite réaliser. Et ça, c'est un vrai lien. C'est vraiment un point de mindset important qui va nous driver aussi et élever notre motivation là-dessus. Donc, c'est chouette que tu parles de ça. Merci. Je vais quand même revenir à quand on a pu dire une idée, parce que tu as commencé, toi, avec une idée.
- Speaker #1
Oui, j'ai commencé avec l'idée de lancer une activité de décoratrice intérieure. Ça, ça a été le cas. Ça a été le cas au Luxembourg. Ça n'a pas beaucoup bougé à ce moment-là. Encore une fois, parce que j'avais des enfants en bas âge. Je pense que j'avais besoin de stabilité aussi à ce moment-là. Et puis, on a fait ce coup de folie de tout plaquer pour déménager en Islande. Je dis on, c'est en famille, en couple, avec nos enfants, bien sûr. Et là, c'est là que le côté plein d'idées a commencé à être bouillonnant, vraiment, parce que les enfants ont grandi. Et puis, j'avais beaucoup plus de liberté de donner vie à toutes ces idées. J'ai imaginé des business models complètement différents au fur et à mesure. Je ne sais pas si tu veux que je le creuse là-dessus.
- Speaker #0
Vas-y. Attends déjà, reviens sur ta premier lancement. C'était en ligne ?
- Speaker #1
Ah non, quand j'étais décoratrice, non, 100% présentiel. On était vraiment au Luxembourg. j'allais voir les clients chez eux, aucune présence en ligne, juste par mon site internet, mais tout se faisait en présentiel, 100% présentiel. Au début, mes bureaux étaient à la maison, donc mes clients ne venaient pas chez moi, je ne faisais qu'aller chez eux uniquement ou dans des showrooms, etc., mais c'était vraiment 100% présentiel. Souvent, l'activité de décoratrice d'intérieur est en présentiel. On peut faire quelques projets à distance, mais ils sont un petit peu moins faciles parfois à mener, en tout cas, il faut plus d'expérience pour ça, c'est quand même pas très confortable quand t'es pas directement chez le client. Donc, 100% en présentiel à ce moment-là, avec un business model. Au bout d'un moment, j'ai une nouvelle idée, créer une agence. J'ai eu une stagiaire pendant un an. Ça a commencé à bouger tout doucement, à imaginer, justement rêver plus grand. Et puis, comme le chiffre d'affaires venait assez naturellement, j'ai eu envie d'améliorer tout ça, d'apprendre d'autres projets. Et puis, c'est là qu'on a quitté le Luxembourg pour l'Islande, où j'ai remis tout à plat. Et là, j'ai eu envie d'un autre business model qui était plus créer un showroom, vraiment. Un mix, quelque chose d'hybride entre mon activité de décoratrice, donc je donnais des conseils, et puis une boutique, créer des ateliers aussi dans le showroom. Il y a eu ce côté un petit peu hybride qui m'allait bien parce que ça permettait justement de donner vie à toutes mes envies et toutes mes idées.
- Speaker #0
Ok. C'est un beau moment aussi, un bel exemple de parcours où finalement un choix personnel a aussi quelque part remis en question, enfin en tous les cas, t'as demandé de faire un peu, pas un reset, mais une remise au point en fait, puisque ton business model n'était plus du tout le même, t'allais plus pouvoir pratiquer de la même façon. Et ce qui est super, ce que j'entends, c'est que ça ne t'a pas empêché de faire ton choix personnel qui fait partie des éléments profonds toi dans ta vie. et en se disant, ce qui s'est passé en fait, c'est que tu as fait en sorte que ton business réponde à ton besoin personnel.
- Speaker #1
C'est exactement ça, mais j'irais même encore plus loin, c'est que le projet personnel m'a, comme si ça m'autorisait à imaginer quelque chose de différent. Toi, je pense qu'on serait resté au Luxembourg, je ne sais pas si à l'époque je me serais autorisée à faire un reset. C'est parce qu'il y a eu un gros changement perso où je me dis, ben voilà, et si je rêvais différemment, et si je bougeais les curseurs, et si j'imaginais un nouveau business model. En fait, c'est ce mélange de... Comme si mon choix perso était une bénédiction pour imaginer quelque chose de différent.
- Speaker #0
Oui, ça, je trouve que c'est vraiment à noter et à ce que vous notiez, c'est la façon aussi de voir les choses, la façon de voir les choix de vie et parfois qui peuvent être aussi des imprévus. Je ne sais pas si c'était quelque chose que vous aviez prévu quand vous êtes arrivée au Luxembourg, si vous saviez que trois ans après... Voilà, donc trois ans après, tu ne savais pas que vous alliez de nouveau bouger. Donc, en fait, pendant trois ans... t'es parti en construisant un type de business model et en fait, t'as réadapté ton business model à cet imprévu qui a été décidé, en tous les cas, que vous n'avez pas subi. Et ça, je trouve ça vraiment, vraiment génial parce qu'on peut entendre aussi parfois « ça, ça a changé, cet élément extérieur a fait que ça a tout mis à mal, ou je vis une période de chaos, etc. » En fait, ce sont des occasions vraiment en or de pouvoir se réinventer, de pouvoir trouver des choses différentes. Moi, je repenserais toujours à la période du Covid, où la période du Covid, globalement, c'était assez flagrant. Les entreprises qui se sont remises en question et qui ont pu transformer leur business model. et qui ont fait preuve d'innovation à ce moment-là et celles qui se sont dit, non, tout vient de s'arrêter pour moi, il n'y a plus de possibilité, je ne peux rien faire d'autre.
- Speaker #1
Écoute, tu fais transition, j'allais y venir justement te parler du Covid parce qu'en fait, c'est exactement la suite de l'aventure en Islande. Forcément, le Covid, on a déménagé en 2018, mais en 2020, il y a eu, non, en 2019, une pandémie. Et donc, en fait, j'ai dû revoir encore les choses. Et ça m'a permis, moi, j'aime bien aussi de me dire que ce qui est un imprévu, ce qui pourrait être un problème, c'est... souvent une opportunité de quelque chose de parfois même plus aligné. Ce qui a été le cas pour moi, c'est qu'en fait, cette idée de showroom, je me dis, en fait, non, ce n'est pas moi. En fait, j'ai eu envie d'un rêve, je l'ai vécu. J'ai besoin d'être beaucoup plus libre, proche de mes enfants, de devoir aller tous les samedis dans le showroom. Ça ne me parle pas du tout au final. Et en fait, le Covid a été l'opportunité de ramener le business à la maison, encore sous une autre forme, de garder un côté showroom, mais plus petit. J'ai juste isolé une partie de ma maison pour accueillir mes clients. Et je me dis, oui, ça a été une super opportunité. et c'est à ce moment-là que l'idée du business suivant est arrivée d'ailleurs. Il y a beaucoup de personnes qui ont constaté qu'elles n'étaient pas heureuses dans leur job et donc moi je me dis mais si j'utilisais toutes mes compétences pour proposer encore quelque chose de différent qui viendrait encore mieux servir mon propre mode de vie et je suis d'accord avec toi je trouve que la vie oui, et des fois il y a des embûches, mais et si c'était plein de futurs bénéfices ?
- Speaker #0
Je trouve ça extraordinaire ce que tu viens de partager, parce qu'en fait, moi, j'aime bien aller décortiquer après ce que vous m'indiquez pour arriver à le retranscrire et à ce que les gens qui nous écoutent et qui vont nous écouter se disent, OK, concrètement, je peux en faire quoi ? En fait, là, ce que tu es en train de nous dire, c'est que, oui, tu as plusieurs idées. Déjà, globalement, ce que je retiens, c'est qu'en fait, tu les testes, tes idées. Tu en as une, tu vas la tester. Et ce qui se passe, c'est qu'une fois que tu l'as testée, une fois que tu l'as vécue, tu arrives à dire ok en gros je la garde ou je ne la garde pas ou voilà ce que j'ai appris du test que je viens de faire. Là, si on reprend juste ce bout de parcours, tu t'es dit, OK, je remets à plat le bazar. Enfin, c'est gentil de ma part.
- Speaker #1
C'est très joyeux.
- Speaker #0
Absolument pas péjoratif. Donc, je remets à plat mon business. OK, je repars sur autre chose. Donc, je me recrée de nouvelles idées. Tu avais des idées qui étaient plus ou moins dans tes tiroirs. Cette idée de showroom, c'était quelque part par là, etc. Tu t'es donné l'opportunité Merci. de le vivre, de le mettre en place. Et puis après, tu te dis, non, finalement, ce n'est pas trop mon truc. OK, j'avais pensé à ça. Peut-être que je l'ai fantasmé ou pas. En tous les cas, tu l'as vécu. Tu t'es aperçu de ce que tu avais envie de conserver là-dedans et ce que tu avais envie de mettre de côté. Et puis, dans le fond, moi, ce que je vois quand même, c'est le lien avec ce que tu nous as dit dès le départ. C'est-à-dire qu'au départ, tu m'as dit, à la base, je suis prof. Et en fait, je me sens toujours prof. Et j'aime ça. Je l'aime transmettre. et finalement, là, l'idée qui a suivi, c'est comment tu pouvais transmettre tes connaissances, etc. en t'adaptant aussi, de ce que j'entends, à un public que tu as découvert, à quelque part, je ne sais pas si c'était une nouvelle audience, mais en tous les cas, tu as perçu ça chez les personnes avec lesquelles tu travaillais.
- Speaker #1
Alors, je l'ai perçu, mais toi, moi, je crois un truc auquel je crois très fort, c'est le hasard des rencontres. Et en fait, ça faisait des années, je me dis, en fait, on apprend à se connaître au fur et à mesure. C'est pour ça qu'il faut qu'on teste, parce que là, au début, je n'étais convaincue que mon idée de showroom ouvert six jours sur sept, c'était une idée canon que j'allais adorer. Et c'est complètement, je dis, en fait, ce n'est pas complètement moi. Donc, rebouger les curseurs. Mais si je n'avais pas testé, j'aurais pu continuer, comme tu disais, à fantasmer cette idée géniale, qui n'était géniale que sur le papier, finalement, parce que ça me privait quand même de plein de relations avec mes enfants et mon mari. Mais j'ai perdu le fil de ma pensée. Mais, mais, mais, attends, il faudrait que je reconnecte. Alors,
- Speaker #0
attendez, oui, on en était aux audiences. Comment est-ce que t'es arrivée l'idée d'accompagner des personnes qui avaient envie de cette reconversion ?
- Speaker #1
J'ai retrouvé. En fait, c'est le hasard d'une rencontre. C'est là que je te disais, j'adore le hasard des rencontres. C'est qu'en fait, je faisais toujours vivre ce côté transmission avec mes clients. Et là, tout d'un coup, je rencontre quelqu'un qui est une coach business qui m'a dit « mais pourquoi tu ne crées pas une formation ? » Je lui ai dit « mais ce n'est pas possible, sinon je forme mes clients, donc je me tire une balle dans le pied, je n'y arrive pas, je ne peux faire que des petits ateliers. » Il me dit « non, mais pourquoi tu ne formes pas les futures décoratrices d'intérieur ? » Et en une phrase, prononcée en trois secondes et demie, tout s'est mis en place. et je me suis dit, elle est là l'évidence. Et sans te mentir, entre cette phrase-là et le lancement de la formation, il s'est passé deux mois. Alors que l'idée n'avait jamais germé avant. En fait, je pense qu'elle était là un petit peu ni vue ni connue. Il a fallu que quelqu'un me dise la phrase qui était bien posée à ce moment-là pour que tout d'un coup, je suis rentrée à la maison, je me vois encore en disant « j'ai une idée » .
- Speaker #0
Et maintenant, c'est pas.
- Speaker #1
C'est un truc de dingue. Et en fait, en deux mois, ça a été créé. Même pas, à peine.
- Speaker #0
Génial. Et donc ça, c'était combien de temps après le début, en fait, le tout premier début de ton business ?
- Speaker #1
Ça a été en 2021. Donc, ça a été 10 ans au bout de 10 ans, du tout, tout premier.
- Speaker #0
Ok, au bout de dix ans, donc. Écoutez ça aussi. Écoutez ça à ceux qui... Non, mais il est fou, cette interview, il est complètement fou. Moi, je voudrais le garder 12 heures, Caro, parce qu'il y a plein, plein de choses, en fait, qui sont folles dans ce que tu dis. Quand il y en a qui se disent, ok, ça n'a pas assez vite, ou j'ai essayé ça, ça n'a pas marché, j'ai essayé encore ça, c'est pas pour moi, c'est pas aligné, voilà, c'est le signe de l'univers que si c'est pas aligné, c'est pas mon point. Mais non, c'est peut-être juste le signe qu'il y a encore quelque chose de mieux à faire. pour toi qu'il y a encore d'autres choses à tester et que t'es pas encore arrivée vraiment à la rencontre entre toi, ton idée,
- Speaker #1
ton business ta vie quoi et puis tu vois j'irais même plus loin, je me dis en fait on va jamais être arrivée parce qu'en fait nous même on change on est pas les mêmes à 30, 40, 50 donc en fait la moi de l'époque elle était hyper alignée et j'étais au bon endroit avec le parfait business sauf que moi j'ai grandi j'ai été beaucoup plus riche de toutes mes expériences perso l'aventure en Islande a été un truc incroyable et donc Merci. énormément changé. Donc c'est pour ça aussi que l'idée d'il y a trois ans, elle n'aurait pas pu être possible avant. En fait, c'est parce qu'il y a eu toutes ces petites pierres successives que il y a l'idée. Et même là, je suis encore en train de bouger des choses. Parce qu'en fait, il y a des choses qui se mettent en place au départ insidieusement. Et tu te dis, en fait, tout ce que j'ai vécu l'année dernière, c'était là. Je ne m'en rendais même pas compte pour la nouvelle idée qui vient, qui est là, qui est en train de... Je vais peut-être t'en parler, mais qui commence demain. Donc, tu vois...
- Speaker #0
Tu veux nous en parler, tu nous en parles.
- Speaker #1
en fait je vais lancer un mastermind pour les jeunes décoratrices intérieures, les décoratrices qui se lancent et tu vois ça fait un an que je les accompagne en business, un an que je fais du co-développement un an que je fais des choses comme ça je me suis formée, je savais pas du tout ce que j'allais en faire mais je sentais que j'étais attirée par ça et là je me dis en fait il a fallu que je vive des choses parfois bancales l'année dernière où je testais, bon je sentais que c'était pas toujours parfait mais je me dis en fait c'était toutes ces pierres, toutes ces expériences aussi que j'ai dû vivre pour là créer un truc et je me dis, ok, là on touche à quelque chose qui est vraiment, à mon avis, qui va envoyer du lourd.
- Speaker #0
Bon, donc ça commence demain. Il y a Nadia Ausha qui demande, alors comment tu fixes tes prestations ? Peut-être Nadia, tu pourras contacter Caroline pour en parler de ça, parce que je ne sais pas ce que tu fais Nadia, et là comment tu fixes tes prestations ? J'avoue que c'est un peu général comme question et ça va demander un peu plus d'informations. Enfin, tu me dis Caro, mais…
- Speaker #1
Je suis ravie d'y répondre avec grand plaisir, mais effectivement, je pense que… Est-ce que Nadia est décoratrice d'intérieur ou pas ? Est-ce qu'elle est… formatrice, voilà, ça peut, je ne sais pas tout. Voilà, il faut comprendre.
- Speaker #0
Vraiment, n'hésite pas à contacter Caro directement sur son compte Insta, tu es sur Insta, tu es sur LinkedIn aussi, elle est partout, et sur la Lune aussi, je vous rappelle. Donc oui, oui, effectivement, j'entends, et tu fais bien aussi de le souligner, le fait qu'on évolue perpétuellement et que c'est aussi ça qui parfois explique qu'on se sent un peu en distorsion, qu'on trouve ou peut-être qu'on va s'ennuyer. ou qu'on va trouver moins d'envie ou moins d'entrain avec quelque chose. Et on va avoir envie encore de nouveautés, encore de nouvelles choses. Vraiment, ça me parle parce que moi, là, actuellement, et d'ailleurs, j'ai eu cette espèce d'éclair la semaine dernière où je faisais toute autre chose. Je ne travaillais absolument pas sur mon business. La seule semaine de l'année, je pense. Mais sinon, je vais bien.
- Speaker #1
Je vois très bien ce que tu veux dire.
- Speaker #0
Ça me parle. et je me disais en fait le truc c'est que parfois je me dis oh là là t'es encore en train de réfléchir ton nouveau positionnement était pas stable ma fille franchement tu peux pas rester en place pendant deux ans quoi t'as toujours envie de quelque chose de nouveau tu te requestionnes, tu remets les choses à plat etc et en fait maintenant je le vis quand même un peu mieux mais je réalisais il y a pas très longtemps que finalement moi ce qui me plaisait c'était aussi de faire en fonction des demandes et en fait j'avais des demandes tellement différentes de profils de dirigeants, de dirigeants tellement différents, des solos, des dirigeants de grosses boîtes, etc. Et au final, en fait, j'ai répondu aux besoins parce qu'ils m'amusaient, parce qu'ils m'animaient. Et ce qui fait qu'à un moment, je me dis, en fait, je parle à qui ou je propose quoi vu que c'est complètement, complètement différent. Et je me dis, en fait, ton problème, tu n'as pas de problème. Tu n'as pas un problème de positionnement, tu n'as pas un problème de cible. je ne sais pas quel est mon problème, mais en tous les cas, je ne pense pas que ce soit le même. Je pense qu'en fait, le cœur du truc, c'est qu'effectivement, on évolue et qu'il y a maintenant sept ans, sept ans après, moi, ça ne m'intéresse plus de faire de la formation sur du management. Ça m'intéressait le groupe. Maintenant, c'est le one-one qui m'intéresse et peut-être que ça changera. Mais effectivement, je me retrouve bien dans ce que tu dis sur le fait qu'on évolue et que c'est normal aussi d'avoir des envies qui soient différentes.
- Speaker #1
Et puis, tu vois, je crois qu'aussi le fait de suivre ces idées et ces envies successives, ça veut dire qu'on est toujours dans quelque chose de juste pour nous et donc quelque chose où on va être la meilleure. Je pense que moi, je ne crois pas au fait de pouvoir être forte dans un domaine si on se fait chier en en parlant, pour parler familièrement. Mais tu vois, je me dis, quand tu es driveé par tout ce qui t'anime, tu es forcément meilleur et tu es forcément plus juste pour nos clients parce qu'on est exalté, parce qu'on partage. Donc oui, ça bouge, mais parce que nous-mêmes, on bouge. Mais en même temps, les clients bougent aussi. Donc finalement, ce n'est pas forcément très grave. Donc, peut-être que parfois, il y a des petits problèmes de lisibilité de messages. Admettons, peut-être, j'en sais rien. Mais je crois que finalement, quand on est honnête et juste, la lisibilité, elle est assez facile quand même. Non, je ne sais pas ce que tu en penses, mais…
- Speaker #0
Elle n'est pas toujours simple pour moi. Mais je dirais qu'à la différence, je vais par contre beaucoup plus capter, tu vois, en direct dans la vie que sur les réseaux, en fait. Donc après, tu vois, le sujet… Peut-être mon sujet, ce serait de me dire, mais bon, on ne fait pas mon coaching, mais je vous livre, vous voyez en même temps les coulisses de mon entreprise et de mes réflexions actuelles, mais c'est d'être encore plus telle que je suis dans la vie, finalement, sur les réseaux. Et juste en me disant, bon, il ne faut pas quand même que tu partes dans tous les sens et que tu explores tous les sujets, parce que là, vraiment, les gens, ils ne vont pas comprendre. Et se dire, bon, tu vas essayer de mettre un petit peu structure et un petit peu d'organisation dans ce que tu vas communiquer. Mais voilà, je fais vraiment une parenthèse sur mon cas. Je ne sais pas ce que tu dis parce que
- Speaker #1
c'est quelque chose, moi je sais que j'ai une faiblesse qui est le manque de structure. Parce que comme j'adore partir dans plein de directions et que je peux m'ennuyer quand même assez rapidement malgré tout, j'ai besoin aussi de personnes qui me cadrent, enfin de structure. Donc un, ça peut être un petit mari qui est très fort là-dessus, il sait qu'il est mon garde-fou, il me dit « oui mais tu m'engueules » . Je dis « oui mais c'est à ça que tu sers » . Donc justement, amener du cadre, des limites aussi, parce que sinon je pourrais partir, mais à titre perso, pareil. Donc c'est important, je trouve aussi, de chercher de la structure. d'aller chercher aussi des compétences autres que les nôtres, notamment en marketing, on y est toutes les deux sensibles, mais vraiment d'aller chercher aussi des gens qui vont nous cadrer, nous dire écoute là si tu veux vraiment atteindre tes objectifs, sois peut-être un peu plus focus malgré tout sur une seule offre. Je sens que mon côté freestyle a beaucoup de bénéfices, mais je sais que j'ai aussi besoin de m'entourer de personnes qui vont me cadrer, me structurer, et là le nouveau projet que je lance, je le fais en binôme avec quelqu'un qui au contraire est quelqu'un de très structuré.
- Speaker #0
C'est chouette de trouver comme ça et de percevoir aussi cet équilibre. Et je suis tout à fait d'accord avec toi là-dessus. Moi, j'adore aussi, parmi les coachs que j'ai, j'ai des coachs, on a tous des coachs. Et en fait, moi, ce que j'aime bien, c'est savoir, et d'ailleurs, ils sont informés, qu'à un moment, je vais venir, je vais vraiment poser tout ce à quoi j'ai réfléchi. Bon, sur un sujet, je ne vais pas prendre 50 livres, mais voilà. je vais faire en sorte avant d'avoir tout posé d'essayer quand même de le faire par thématique que ce soit clair pour lui ou pour elle mais de dire voilà en gros l'état actuel de mon cerveau là et j'ai besoin d'un regard extérieur pour avoir de la clarté et parfois tu sais même ça passe par vocaux aussi, c'est à dire que parfois avec certains tu peux fonctionner par vocaux ou ne serait-ce qu'en posant le sujet, en posant la problématique, quand toi tu t'entends l'exposer tu as déjà fait 50%
- Speaker #1
du chemin je suis complètement d'accord c'est exactement ça en fait, moi souvent je viens valider une idée en en parlant à quelqu'un alors mon mari est en première loge en général mais effectivement rien que je me dis moi j'écoute beaucoup la petite voix en moi si je sens que la petite voix elle est hyper alignée, ok là il y a un truc à explorer, ou si je sens que finalement il y a un peu de friction c'est que bon, allez c'était peut-être juste une folie du moment mais on va pas lui donner vite plus que ça donc je trouve que quand on raconte l'histoire à quelqu'un en fait on voit bien si ça fait du sens pour nous Oui.
- Speaker #0
Ça, c'est une très bonne astuce à donner aussi aux personnes qui se questionnent parfois ou se disent ou se réveillent tous les matins en disant « Ah, j'ai une nouvelle idée ! » et qui passent à la porte de chez eux en rentrant et se disent « Ça y est, chérie, j'ai une nouvelle idée ! » Ce qui est intéressant aussi à aller voir, c'est effectivement poser là votre idée, c'est-à-dire ne la reniez pas, vous la faites, elle est là, elle peut faire sens aussi, elle peut faire sens aujourd'hui ou peut-être plus tard. Vous pourriez aussi être surpris de voir en reprenant vos vieilles notes qu'elle était quelque part planquée entre trois autres idées. Et moi, ce que je vous conseillerais, c'est déjà, suivez le conseil de Caro, en parler. Parce que quand vous allez en parler, vous allez déjà sentir en vous si c'est clair ou si ce n'est pas clair. Si ce n'est pas clair, ce n'est pas grave. Ça peut aussi, avec le temps, être clarifié. Mais déjà, comment est-ce que vous vous sentez avec cette idée ? Si ça vous porte, si ça vous excite, si vous sentez des papillons dans le ventre, si vous êtes plutôt papillon dans le ventre, si vous pourriez en parler pendant des heures, bref, que sais-je. et puis moi un conseil que je donne aussi c'est La laisser un petit peu reposer, c'est comme la brioche au four. On va un petit peu attendre avant de la déguster. Et limite, on peut attendre quand même au moins une bonne semaine, voire 15 jours, et la ressortir 15 jours après, oui, repenser ce qui est reconnecté 15 jours après, et voir si on a toujours les mêmes papillons dans le ventre, quoi. Ou si c'était un moment flash d'excitation. Je ne sais pas si ça te parle.
- Speaker #1
Ça me parle et que je l'ai vécu il n'y a pas longtemps, où mon mari, en le sort, je lui ai dit « J'ai une nouvelle idée. Je voudrais créer un espace de co-working, je pourrais super bien le décorer. J'en fais un atelier en même temps pour donner des cours sur les couleurs, sur la déco. » Et là, il éclate de rire. Il me fait « Non, non. » Il me dit « Non, là, ça ne marche pas. » Et en fait, je ne dis rien. En fait, l'idée a disparu. Alors, je pense que lui aurait été plus récente. Il éclatait de rire. Donc, je pense... Mais tu vois, ça me parle dans le sens où si jamais l'idée avait continué à cogiter, je pense que c'est qu'elle aurait eu plus de profondeur ou plus envie de la concrétiser maintenant. Je vois bien qu'en fait, elle a filé. Je l'ai trouvé génialissime sur le coup, mon idée. Et puis, comme une semaine après, je l'avais un petit peu oubliée. c'est ok, c'était bien que quelqu'un me dise non ma chérie sur le coup Mais des fois, à l'inverse, il y a eu des idées où j'ai eu un nom, ma chérie, mais elle n'est pas partie. Donc là, j'ai eu besoin de lui donner vie, vraiment.
- Speaker #0
Oui, merci de donner cet autre exemple, parce que moi, j'allais aussi préciser que j'imaginais déjà que de toute façon, ce n'est pas parce que ton mari te dit oui ou te dit non que tu mets en place ton idée. Voilà, vous voyez, c'est évident. Pas du tout.
- Speaker #1
Mais c'est un premier miroir, tu vois, qui est intéressant. Tout à fait. C'est lui qui est au quotidien, mais ça peut être des amis entrepreneurs. Souvent, je ne dis pas mes idées à beaucoup de personnes parce que ma coiffeuse ou la boulangère ne sont pas forcément nécessaires à l'évolution de mes projets. Mais par contre, il y a quelques personnes en qui j'ai confiance. Et donc, venir confronter tout de suite l'idée, on voit bien l'effet miroir. Est-ce que oui, il y a un intérêt ? Est-ce que ça mérite d'être creusé ? Ou ok, non, allez, on abandonne parce qu'heureusement qu'on ne donne pas vie à toutes nos idées, sinon on aurait passé de 24 heures dans la journée.
- Speaker #0
C'est aussi un très, très bon élément. que tu indiques, c'est cet effet miroir ou le fait d'aller confronter son idée. Et ça, c'est aussi quelque chose qui ressort. Je ne sais pas si tu as entendu parler dans le business, mais parfois, je vais rencontrer des entrepreneurs qui vont me demander mon avis sur quelque chose et en fait, je ne donne pas d'avis. Je l'aide à faire avancer sur la réflexion, mais je ne vais pas donner d'avis. Je ne vais pas donner d'avis parce qu'en fait, ce n'est pas moi qui vais prendre la décision. C'est le coaché. ne cherchez pas chez votre coach, en tout cas moi, c'est vraiment ma vision de l'accompagnement, ne cherchez pas chez votre coach un valideur de votre idée, prenez de la distance par rapport à ça, et utilisez-le, lui, elle, ou votre réseau, comme juste des lieux pour confronter votre idée. Et en fait, ce que vous confrontez, c'est pas vous, ce que vous en pensez par rapport à ce que le reste de la Terre en pense, mais c'est vous et vous. Vous allez voir s'il y a effectivement des zones qui demandent à ce que vous précisiez. des choses. Il y a effectivement des zones qui demandent à ce que vous ayez regardé peut-être un petit peu plus financièrement le montage de votre idée, par exemple, vous n'allez pas être à l'aise avec ça, ou est-ce que vous avez projeté votre idée dans le temps, et ou est-ce que vous aviez juste pensé à une idée one-shot là sur le moment. Donc, vraiment, votre entourage ne doit pas vous desservir quand vous partagez vos idées. Il faut que vous vous sentiez à l'aise avec les personnes avec lesquelles vous allez faire, que vous ayez des retours qui sont bienveillants dessus, et qu'ils soient aussi nécessaires à confronter votre idée.
- Speaker #1
Je suis entièrement d'accord avec toi. Moi, je dis toujours, tu es l'expert de ta situation, la personne à qui je parle. Donc oui, je peux partager toute mon expérience. Et c'est ça qu'il faut chercher, c'est des partages d'expérience, des avis de préférence divergents, parce que c'est là que c'est riche. Et après, on prend ce qu'on veut prendre. Mais je dis toujours à mes élèves, moi je les appelle mes élèves, de dire, tu es l'expert de ta situation. Donc la décoratrice que j'ai été moi, tu ne seras pas la même, et surtout ne sois pas la même, ça ne ferait aucun sens. Mais oui. On est chacune experte de nos situations et on n'a que des situations uniques. Donc forcément, personne d'autre n'est dans nos baskets et ne peut prendre les meilleures décisions que nous-mêmes. Mais je trouve qu'on prend par contre des meilleures décisions en en parlant et en venant s'enrichir d'expériences d'autres, de conseils, de ressources, de plein de choses.
- Speaker #0
Oui, et peut-être en faisant le lien avec ce que tu partageais au début, en se connaissant aussi, toi, coller une stratégie ou une méthode ou une technique. sans qu'elle ait de lien ou sans qu'elle nous corresponde à notre fonctionnement, à nos valeurs, à notre... Enfin, je parle de spiritualité, mais c'est plutôt dans le sens où on voit, nous, notre vie. Et je vais faire un lien de folie et avec notre vision de la réussite. Eh bien, en fait, si on n'a pas cette connaissance-là de nous, on va chercher à coller, à copier-coller des choses qui ne vont pas nous convenir et avec lesquelles on ne va pas forcément être à l'aise. Et c'est ce qu'on cherche en fait, c'est d'être… Il est là aussi quelque part l'alignement, c'est que ça corresponde à qui nous sommes, à la façon dont on vit et la façon dont on veut vivre.
- Speaker #1
Je suis à 200% d'accord avec toi. Et je trouve qu'on vit l'entrepreneuriat de façon beaucoup plus épanouie quand on s'autorise aussi soit à donner vie à de nouvelles idées, soit au contraire à rejeter des conseils. Je trouve qu'on est beaucoup plus épanoui en tant qu'entrepreneur. C'est quand même quelque chose qui nous malmène dans l'entrepreneuriat aussi bien souvent. Donc, essayer d'aller chercher cet alignement, cette justesse autant que possible, je trouve que ça fait du sens. Oui.
- Speaker #0
Oui, et... J'ajouterais aussi que ça se ressent aussi quand on passe des phases qui sont un peu plus down et qui sont un peu plus challengeantes personnellement ou professionnellement. Parce que pour l'avoir vécu, en fait, ce dont je me suis rendue compte, c'est que peu importe la période, ce que je fais, ça me plaît. Alors, s'il y a un moment où ce n'est pas clair, s'il y a un moment où je remets les choses en question, s'il y a un moment où je remets, en fait, jamais mon business et l'entreprenariat et mon choix d'entreprenariat en question. je ne l'ai jamais remis en question moi non plus,
- Speaker #1
jamais c'est juste des curseurs qu'on bouge c'est ça parfois on les bouge beaucoup parfois on les bouge légèrement mais je pense qu'en plus, penser que tout est gravé dans le marbre et qu'on n'aura jamais besoin de bouger quoi que ce soit moi je pense que c'est illusoire tout est mouvement et c'est joyeux c'est joyeux que ça soit du mouvement je trouve ça fun au contraire complètement,
- Speaker #0
et je trouve que par rapport à ce que tu dis En fait, quand on a fait ce lien, quand on a fait cette corrélation entre notre désir de vie et notre plaisir à entreprendre, peu importe la situation qu'on traverse, on la vit. On la vit, on sait qu'on va en tirer une expérience, que ça va nous servir pour la suite, c'est un vrai mindset.
- Speaker #1
Oui, et puis être convaincue que même si on se trompe à certains moments, ce n'est pas grave. En fait, on se relèvera et puis on aura de toute façon appris des choses et on n'aura pas de regrets. Je trouve qu'il n'y a rien de plus triste que les regrets. Donc, testons. Testons même si on a plusieurs idées. On teste et puis on voit ce qui perdure. Au pire, ça aurait été juste une aventure de quelques mois, mais ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave.
- Speaker #0
OK. Donc là, quand même, je tiens à ce que vous réagissiez. Quelle interview vous êtes en train d'assister ? Vous assistez aux deux seules entrepreneurs en ligne qui vous parlent des moments down, des moments up, des moments d'hésitation, des moments de réflexion, etc. dans l'entrepreneuriat. Donc, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
- Speaker #1
mais en vrai il y en a plein qui ne le disent pas mais on vit tous la même chose il n'y a aucun entrepreneur qui n'a pas des dames ça n'existe pas c'est hyper mensonger aucun entrepreneur ne se pose jamais de questions on n'a pas besoin de pivoter je ne crois pas l'entrepreneur qui est aligné avec son business pendant 20 ans je ne le crois pas du tout moi personnellement je ne sais pas ce que vous en pensez ceux qui sont là en direct on en a en direct qui nous rejoignent
- Speaker #0
Vous nous direz, si vous avez quelqu'un en tête, vous nous direz. Caro, je voudrais juste avant, si tu as encore quelques minutes, avant qu'on se quitte, qu'on finisse en fait avec cette vision de la réussite dont on avait commencé légèrement à parler au démarrage et j'aimerais bien qu'on termine là-dessus cette interview. Donc, ta vision à toi de la réussite, c'est cet alignement en fait entre ces trois points, ces trois domaines.
- Speaker #1
Oui, moi, ma vision de la réussite, c'est chercher l'équilibre. entre mon épanouissement en tant que femme, en tant que maman, épouse, enfin, toi, mon côté perso. J'avoue que mon côté perso est très important, mais je pense qu'il me nourrit aussi beaucoup. Et puis, je vois dans les yeux, j'ai des ados, mon aîné à 19 ans, donc je vois aussi dans leurs yeux la confiance que ça leur transmet. Donc, en fait, c'est aussi pour ça que c'est ma vision de la réussite. Je me dis, je suis en train de transmettre des choses à mes enfants qui devraient les armer pour plus tard. je ne sais pas trop quoi. J'ai l'impression qu'ils ont l'air que ça va les armer un peu. Et puis, avoir un business aussi qui fait du sens, qui fait du sens pour moi, mais où j'ai vraiment le sentiment d'aider pour de vrai des personnes. Et toi, c'est tout ce... Je ne sais pas si c'est un triangle ou si on a... Je ne sais plus combien de points j'ai, mais c'est moi déjà parce que j'ai quand même envie de partir de moi de façon un peu égoïste. Je suis bien obligée de l'avouer. Mes petits chéris et puis mes clientes et que tout le monde, tu vois, et qu'on grandisse tous de façon parallèle, épanouie. Encore une fois, ce n'est pas le monde des bisounours tous les jours, très loin de là. Mais je me dis, quand il y a quelque chose qui est juste pour tout ça, ça peut devenir une réussite.
- Speaker #0
Est-ce que c'était aussi ce que tu envisageais quand tu étais dans le salariat ? Quand tu étais professeure ?
- Speaker #1
Oui, je pense qu'en fait, c'était déjà là. En fait, c'était vraiment l'équilibre perso a toujours été. Alors, j'ai été prof, j'ai été maman que depuis un an. Mais en même temps, j'ai osé quitter mon métier de prof pour... offrir à mes enfants. On est à Paris à ce moment-là. Je ne voyais pas avoir élevé mes enfants à Paris. Donc, ça a été quand même toujours eu la priorité. Mais c'était aussi donner du sens. À l'époque, c'était des élèves, des ados. J'étais en lycée professionnel. Donc, c'était me sentir utile, être épanouie par mon métier, mais vraiment servir aussi, faire grandir des petits êtres humains qui avaient 18 ans à l'époque. Mais participer à tout ça, ça faisait du sens. C'était un vrai pourquoi en moi. Et je pense qu'il est toujours là. C'est toujours le même. C'est aider des gens à grandir. Et le bonheur, c'est que moi, je grandis en même temps, surtout. Ça, je trouve ça top.
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment l'évolution sur plusieurs plans. Et à les trouver en plus, à les découvrir encore d'autres plans, d'autres niveaux de plans dans tous ces domaines, en fait. Parce que dans ce que tu disais, c'est... Alors, il y a toi. Moi, je ne pense pas du tout qu'il y ait à culpabiliser là-dessus et à trouver que ce soit égoïste, parce qu'en fait, on voit quand même assez vite... que quand on n'est pas épanoui, quand on n'est pas particulièrement heureux, on peut avoir tendance à avoir quand même une humeur de chien. Et ça, ça va aller tout de suite impacter notre environnement extérieur. Ça va se voir sur nos relations, ça va se voir sur les personnes avec lesquelles on connecte, ce qu'on crée, ce qu'on met en place, etc. Donc, en fait, vraiment, le bonheur, pour moi, il part effectivement de nous, même si on nous a appris que ce n'était pas bien et qu'il fallait d'abord penser aux autres. Et puis,
- Speaker #1
on y revient.
- Speaker #0
Oui, on y revient. Et ce que j'entendais aussi là-dedans, c'est par rapport à tes enfants, je trouve ça chouette le fait que là, tu découvres un autre pan. C'est-à-dire que tu te dis, tiens, celui-ci, je ne l'avais pas imaginé, peut-être au départ, mais en fait, tu es en train de leur transmettre aussi une autre image de la femme, une autre image d'une mère, une autre image d'une femme chef d'entreprise. C'est juste extraordinaire, en fait, tout ce que tu transmets. sans l'avoir forcément réfléchi comme ça, mais que tu transmets.
- Speaker #1
C'est aussi que tu n'es pas du tout conscient au départ, ça c'est certain, mais c'est plus des constats au jour le jour et comme j'ai des enfants qui deviennent jeunes adultes, il y a cet effet miroir aussi sur eux où je me dis, et en fait, tout s'entrebrique, tout s'entremêle. En fait, moi, je ne sais pas isoler l'entrepreneur de la maman, de la conjointe, de l'ami. Je me dis, en fait, tout ça vient s'enrichir et je pense que je suis une meilleure entrepreneur parce que je suis... maman, etc. Il y a tout. Et se dire qu'on est complexe et c'est parfois un joyeux bazar, mais c'est riche. C'est vraiment riche.
- Speaker #0
C'est super. Écoute, je suis ravie qu'on termine sur cette note-là. J'espère que ça vous fera aussi réfléchir, que ça vous fera du bien, du moins d'entendre aussi, des visions de la réussite qui sont très personnelles, mais qui sont aussi très, comment dire, très humaines et très ambitieuses à la fois. on peut tout allier et moi je suis complètement d'accord avec cette vision là et c'est ce qui rend en plus notre parcours entrepreneurial beaucoup plus simple je trouve qui enlève une pression parce que on réalise aussi tout ce qu'on a et tout ce qu'on a créé et ça va bien au-delà de notre chiffre, bien au-delà du nombre de clients du nombre de lancements, etc. Ça, c'est les moments d'aventure, les moments intenses, mais ça va bien au-delà. C'est la vie de l'entrepreneuse. C'est génial. Merci, merci beaucoup pour cette interview, ce temps que tu m'as accordé.
- Speaker #1
Merci à toi pour cette invitation. C'était du bonheur de partager cette petite heure avec toi. Donc, un énorme merci.
- Speaker #0
Et dis-nous, où est-ce qu'on te retrouve ?
- Speaker #1
Alors, sur Instagram, ça s'appelle Bonjour ma nouvelle vie.
- Speaker #0
donc c'est le même nom partout donc bonjourmanouellevie sur Instagram le site internet www.bonjourmanouellevie.com et sur LinkedIn ce sera plutôt mon nom personnel donc Caroline Chéron qu'on trouve aussi facilement ok et bien de toute façon je mettrai tout ça en ligne et donc toi tu as actuellement ton programme d'accompagnement pour les personnes qui veulent devenir professionnelles dans le métier de la décoration c'est ça et avec l'ouverture de ton mastermind là qui commence demain en tous les cas moi je t'envoie plein de good vibes pour cette ouverture-là. Bravo, bravo à toi et je t'embrasse très très fort et merci beaucoup Caro. À très très bientôt.
- Speaker #1
Merci beaucoup.