- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast de Daphné et Fatou. Tu écoutes « Elles disent » .
- Speaker #1
Elles disent quoi ? Tout, rien, mais surtout l'essentiel pour avancer, grandir et se trouver en toute sincérité.
- Speaker #0
Bonjour les filles,
- Speaker #1
bonjour Daphné.
- Speaker #0
Coucou Fatou.
- Speaker #1
Comment tu vas ?
- Speaker #0
ça va je suis très très contente d'enregistrer cet épisode avec toi et pour la première fois en face à face parce que je suis à Abidjan déjà je suis très contente d'être à Abidjan parce que j'ai quitté la grisaille parisienne je suis là dans le cadre du travail et donc du coup je suis sans enfance sans mari donc ça c'est top et en plus de ça c'est l'occasion de passer du temps avec toi et non
- Speaker #1
c'est un réel plaisir non c'est trop chouette de t'avoir ici de passer du temps ensemble et aussi d'enregistrer côte à côte. Oui,
- Speaker #0
c'est un peu bizarre, mais non, c'est agréable et je suis contente.
- Speaker #1
Bon, j'espère qu'on ne se coupera pas trop la parole, mais à mon avis, ça va être un épisode hyper intéressant comme d'habitude, mais je pense avec encore plus de, pas de spontanéité, mais d'échange. Oui. Voilà, je pense que ça va être un super épisode. Oui, et c'est super chouette de t'avoir parce qu'en plus, on est au mois de mars, on a déjà fait un épisode et par rapport à ce mois dédié à la femme, aux droits de la femme, et on va continuer. Et aujourd'hui, on avait envie de vous parler des femmes qui nous ont inspirées, qui ont marqué nos vies. Pas forcément des femmes célèbres, mais justement celles qu'on a rencontrées, celles peut-être qui nous ont engendrées. Voilà, en tout cas des femmes qui, ça peut être nos mamans, nos grand-mères, des amis aussi. des femmes qui parfois sans le savoir je pense qu'elles vont le découvrir dans l'épisode qui nous ont transmis des valeurs qui sont hyper importantes pour nous qui nous guident encore aujourd'hui et qui ont permis de nous construire et d'être les femmes qu'on
- Speaker #0
est aujourd'hui en conclusion ce sont nos héroïnes du quotidien en fait c'est vrai que nous dans ce podcast on essaye de mettre l'accent sur la sororité Merci. Et pourquoi ? Parce que nous aussi, dans notre jeunesse et encore aujourd'hui, on a rencontré des femmes qui nous ont tendu la main et qui nous ont transmis des valeurs importantes à nos yeux. Et c'est notamment de ces valeurs dont on va parler aujourd'hui.
- Speaker #1
Et l'une des valeurs qui est importante pour moi, et je pense qu'elle l'est aussi pour toi, c'est la générosité, le fait d'être hospitalier. Et en fait, cette valeur... mais je pense qu'elle ne le sait même pas, vraiment elle a été transmise par ma mère. Il faut savoir que ma mère, mes parents de manière générale, mais je pense que c'est quelque chose qui a été vraiment, c'est ma mère qui guidait ça, elle a beaucoup, beaucoup reçu à la maison. Et pourtant, on n'a jamais habité dans une très grande maison. On a toujours été en appartement. Et je me souviens, c'est vrai que les week-ends, on allait toujours... du monde à la maison, à manger. Il y avait plusieurs services, les enfants, les adultes. Et pourtant, voilà, moi, mes parents, ils n'étaient pas riches, ils ne roulaient pas sur l'or. Mais on avait toujours, pour les personnes qui venaient, et même des fois, par exemple, des personnes qui venaient juste pour prendre des nouvelles, comme ça se fait dans nos cultures, ça sonne à la porte.
- Speaker #0
À l'improviste, tu n'attends personne.
- Speaker #1
À l'improviste. Et bien voilà, il y avait toujours quelque chose pour ces personnes-là, à manger, à boire. Et voilà, c'est quelque chose que... qui m'a marquée. Et du coup, aujourd'hui, j'aime recevoir les gens. Alors, je les reçois peut-être pas de la même manière que ma mère, parce que ma mère, voilà, elle les recevait à la bonne franquette. Je vois, nous, en Afrique de l'Ouest, on aime beaucoup, par exemple, manger dans un bol. Oui, oui, si, si,
- Speaker #0
j'ai déjà fait. Voilà.
- Speaker #1
Des fois, si on était nombreux, les enfants pouvaient manger au sol. Tu vois, on met un tapis, etc. Donc, c'est vraiment à la bonne franquette. Et moi, bon, c'est pas que je le fais pas, mais moi, du coup, je vais recevoir, mais d'une autre manière. Je vais peut-être essayer de dresser une belle table. Je vais peut-être faire des thématiques, etc. Mais ça, c'est quelque chose qu'elle m'a vraiment transmis, et je pense, de manière très inconsciente. Tu vois, elle l'a fait de manière très naturelle. Et c'est quelque chose qui me suit aujourd'hui, et je la remercie. Et même mon mari me le dit, il me dit, voilà, mais heureusement que t'es là, parce que sinon, j'écluerais et recevrais personne. Et voilà, et ça permet de resserrer les liens aussi entre amis. entre familles aussi, de se dire qu'on peut recevoir nos frères, nos soeurs, nos cousins, nos cousines. Et pour ça, je la remercie de m'avoir montré cette voie-là.
- Speaker #0
Non, c'est vrai. Mais je trouve que c'est une valeur qui se perd. Je trouvais que ma mère, effectivement, elle aimait recevoir aussi. Elle faisait toujours plein de repas. Je trouve qu'avec le temps, les gens ne recevent plus. Je sais que mon mari et moi, on aime beaucoup recevoir aussi. Mais en retour, je n'ai pas l'impression que beaucoup de gens nous reçoivent chez eux. Tu sais, on va beaucoup se voir au restaurant, mais on ne se voit pas forcément chez soi. Et je trouve que c'est dommage parce qu'effectivement, je trouve que chez soi, c'est l'occasion aussi que nos enfants se rencontrent. Et ça, je trouve que c'est aussi une chance d'avoir des... En fait, tu sais, on avait beaucoup d'enfants d'amis. On disait cousins-cousines, mais en fait, ce n'était pas des cousins-cousines. Mais c'est parce qu'en fait, on se voyait, on se côtoyait, on avait des repas de famille, etc. Et aujourd'hui, c'est quelque chose qui se perd. Et je trouve ça dommage. Et je trouve que oui, effectivement, l'hospitalité, c'est important. Et c'est ça aussi qui te permet de créer de vraies amitiés. Parce que quand tu vois des gens qu'au restaurant, mais qui ne viennent pas chez toi, est-ce qu'au final, ils te connaissent si bien que ça ?
- Speaker #1
Mais je pense qu'on se voit plus peut-être aussi au resto ou en dehors. parce que peut-être que les gens ont une certaine pression de se dire, si je dois aller recevoir à la maison, peut-être que je dois bien faire à manger, je dois dresser une belle table. Et je sais que ma mère, elle nous le dit aussi beaucoup. Mais ce n'est pas grave, vous recevez à la maison, vous faites juste un petit plat ou vous commandez quelque chose. Mais c'est le fait de se retrouver quelque part et de pouvoir rester aussi longtemps. Parce que plutôt, ça ferme aussi. Et je me souviens d'un restaurant qu'on a fait. Oui, C'était cette éterne. Voilà, on nous a dit... C'est l'heure de s'arrêter. Et si on avait été l'un chez l'autre, en fait, là, on ne va pas s'en tenir. Et c'est là où les enfants, comme tu dis, créent du lien. Et moi, je me souviens de l'époque où on allait manger aussi chez d'autres personnes et il était tard et on s'endormait. Et du coup, des fois, on restait dormi. C'est vrai ? Oui, oui. Les parents partaient, mais nous, enfants, on restait... Oui, ça, c'est vrai. C'est vrai, c'est vrai. Donc, c'est vrai que ça se perd. Je suis d'accord avec toi. Merci. Peut-être soit les gens ne nous ouvrent plus leurs portes, soit aussi par gêne, leur maison, leur appart, leur intérieur, ne leur plaît pas.
- Speaker #0
Et en réalité, aujourd'hui, seuls tes vrais amis tombent chez toi finalement. Alors, spoiler alert, le mois prochain, on fait un thème sur l'amitié, mais je trouve que, en fait, les personnes qui ne sont jamais venues chez toi ou chez qui tu n'as jamais été, finalement, est-ce que vous êtes si proches que ça, en fait ? Est-ce que c'est des vrais amis ? Tu vois, c'est vrai que le recevoir... C'est vraiment un signe d'amour et de considération à mes yeux. Donc non, je comprends tout à fait cette valeur. Moi, la valeur qui me vient à l'esprit tout de suite, c'est l'indépendance financière. Alors, c'est un petit peu... La générosité, c'est important. Mais moi, c'est vrai que la valeur qui m'a été transmise par la personne la plus importante de ma vie, c'est-à-dire ma mère. C'était l'indépendance financière. Depuis que je suis en couple, c'est vraiment important pour elle que je garde une indépendance financière, mariée ou pas mariée. Je pense que de par son expérience personnelle, forcément, parce que comme j'ai déjà dit dans des épisodes précédents, ma mère était mère célibataire, donc elle nous a élevés solo. et donc elle s'en est très bien sortie même on a toujours été en vacances financièrement elle s'en est toujours bien sortie mais du coup c'était important pour elle de m'apprendre à ne dépendre d'aucun homme donc c'est vrai que c'est quelque chose qui est resté en moi tu vois typiquement je suis allée m'installer parce que j'ai rencontré mon mari Il faut savoir que j'ai rencontré mon mari pendant les vacances au Congo. Et je suis partie m'installer au Congo deux ans après, à la fin de mes études. Et j'aurais pu partir en me disant, de toute façon, j'ai rencontré l'homme de ma vie, je pars, etc. Mais en fait, je ne serais pas partie si je n'avais pas trouvé un travail entre-temps. Et donc, j'ai eu la chance de trouver une boîte qui m'a envoyée au Congo. Mais je pense que de par les valeurs que ma mère m'a inculquées, il fallait que je le rejoigne. tout en gardant une indépendance financière que je ne me retrouve pas bloquée dans une situation où je ne suis pas chez moi et finalement je dépends totalement de lui et je pense que ça m'a servi parce que du coup ça fait que j'ai toujours été travailleuse j'ai toujours travaillé des jobs étudiants j'ai toujours payé des vacances j'ai travaillé à l'aéroport j'ai travaillé en tant que réceptionniste j'ai travaillé dans un fast food j'ai beaucoup travaillé et je pense que c'est des valeurs qui sont importantes mais je... Je pense que le petit boulot, c'est formateur et c'est ce qui fait que je suis une bosseuse. Et aussi, je pense que ça force le respect. Je pense que la personne qui te rencontre et qui voit que tu n'as pas besoin de cette personne, « Je n'avais pas besoin de mon mari, je ne suis pas dépendante de lui » , en fait, il te respecte plus. Et ça fait que ta relation commence aussi sur de bonnes bases. S'il t'arrive et en fait, avant lui, tu n'avais rien, je ne vois pas comment… Enfin, ce n'est pas que je ne vois pas, ça peut quand même fonctionner, mais… je trouve que vous ne commencez pas sur un pied d'égalité. Et du coup, j'ai beaucoup de respect pour ma mère parce que c'est une personne, elle s'est vraiment battue. Je l'ai vue se lever tôt le matin pour aller travailler. Alors que je pense que c'était une bonne femme, ma mère. Elle aurait très bien pu chercher juste un homme, comme on dit un homme capable, ou le deuxième bureau de quelqu'un pour qu'il puisse assurer ses erreurs financièrement. Et elle n'a pas fait la roue de la facilité. Et moi, si j'avais une fille, et de toute façon, mes garçons, bien sûr que je vais leur impliquer ça, mais si j'avais une fille, je pense que je lui transmettrais ces mêmes valeurs. Est-ce que toi, c'est une valeur qui te parle, Fatou ?
- Speaker #1
Oui, oui, tout à fait. Après, c'est vrai que ma mère aussi, elle a toujours travaillé, dure aussi. Ma mère, elle travaillait dans la restauration. Donc, c'est vrai qu'elle travaillait très tard le soir. Donc, elle avait aussi des petits sites business à côté. Tu vois, j'ai toujours vu... par exemple, vendre des robes africaines, des tissus, des pannes. Donc voilà, elle avait toujours des choses. Elle ne dépendait pas de mon père. Mon père travaillait. Elle avait son argent. Donc c'est vrai que moi aussi, j'ai ce modèle-là. Et comme toi, j'ai toujours travaillé très jeune. Je travaillais dans les fast-foods. Dès mes 15 ans, les petites vacances, je travaillais. Et pour moi, ça n'a jamais été... Je ne me suis jamais dit, moi, je me ferais entretenir. par mon mari ou quoi. Non, je gagnerai mon argent, il gagnera son argent. Après, comme on l'a dit dans d'autres épisodes, maintenant que je suis mariée, notre argent est en commun. Mais c'est vrai que pour moi, c'est important d'avoir quand même cette indépendance financière, cette autonomie, en fait, pouvoir te dire, bon, s'il arrive quoi que ce soit, je ne suis pas en galère et je peux m'acheter mes trucs sans demander, sans quémanger, en fait. Et comme tu dis, je trouve que vis-à-vis de l'homme, ouais ça montre que ah ouais Ma femme, elle est capable de... Et même si l'homme aussi peut se dire, s'il m'arrive quelque chose, je peux compter sur elle. On n'est pas à la pour un accident, un arrêt maladie ou quoi. Même d'un chômage. D'un chômage. Et je trouve que même lui, ça le... Ça sécurise aussi. Ça sécurise exactement. Il ne va pas dire, waouh, j'ai sur mes épaules ma femme, si en plus tu as des enfants, toute la famille, il dit, ok, je sais qu'elle gère.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu vois. Et après, des fois aussi, ça peut tourner. Peut-être que, je ne sais pas, si demain mon mari gagne très, très bien sa vie, je peux aussi arrêter de travailler. mais il m'aura connue en tout cas dans cet espace où je travaillais. Oui,
- Speaker #0
et puis après, le sujet est différent une fois que c'est ton mari. Oui, c'est différent. Moi, je pense que, surtout les filles, si vous n'êtes pas mariées et que vous êtes en couple avec un mec qui gagne bien sa vie, ne tombez pas dans le piège. Ne tombez pas dans le piège de vous dire, non, moi, c'est bon. Non, franchement, je pense qu'une fois qu'il y a les enfants, et que vous êtes bien dans votre relation aussi, une relation qui est déjà bancale, et le mec ne te sécurise pas, tu as tout intérêt à toi-même te créer ta sécurité parce que je pense que malheureusement, aujourd'hui, moi, j'ai déjà quand même vu pas mal d'exemples de filles où, en fait, elles se disent, non, mon mari, mon copain, déjà, c'est mon mari, mon copain, il a une situation. Donc, en fait, je n'ai pas besoin, ce n'est pas nécessaire. Et je pense que c'est une grave erreur. Donc, non.
- Speaker #1
Et ça me fait penser, alors je ne me rappelle plus où j'ai vu ça, mais je crois que c'était un reportage, une dame... à un certain âge, parce qu'elle avait des enfants, je pense, d'une dizaine d'années, donc qui était avec quelqu'un depuis très longtemps. Alors, bon, ils n'étaient pas mariés, mais en tout cas, une relation de plusieurs années. Et donc, le mari gagnait extrêmement bien sa vie. Donc, elle, elle a arrêté de travailler pour s'occuper des enfants. Ils habitaient dans une très grande maison, même demeure. Et en fait, du jour au lendemain, le mari, enfin le mari, c'était pas son mari, mais en tout cas, l'homme l'a quitté. Et en fait, pas marié, pas de sécurité, rien. Et elle, plus rien. Et en fait, on voit dans le reportage qu'elle se retrouve dans un F2, quoi. Alors qu'elle a toujours eu la gloire. Me toi, casse-dépas. Et en fait, dans ce reportage, on voyait qu'il y avait une dame qui justement aidait les femmes à essayer d'avoir cette épargne-là. Parce que pendant toutes ces années, elle a travaillé. Mais elle a travaillé pour sa famille. C'est-à-dire élever ses enfants. Oui, oui, oui. Mais la société,
- Speaker #0
ça n'a aucune valeur. Aucune valeur. Et en fait,
- Speaker #1
quand j'ai vu ça, je dis « Waouh ! » Donc ouais, non, mais c'est une super valeur. et en effet à nous de... de la transmettre à nos enfants et aux plus jeunes. Et aux filles qui nous écoutent. C'est ça, exactement. Moi, la valeur dont j'aimerais parler maintenant, c'est le courage. En fait, ça rejoint un peu le côté travailleur, travailleuse. Tu vas toujours aller de l'avant. Et en fait, je parle de ça parce que j'ai beaucoup connu ma grand-mère maternelle. Alors, à son âme, elle n'est plus là aujourd'hui. Mais ma grand-mère, en fait, elle a perdu son mari très jeune. Et du coup, quand ses enfants sont arrivés en France, elle est arrivée avec eux en France. Et elle n'avait plus de foyer. C'est-à-dire qu'elle a toujours habité chez ses enfants.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et elle a aussi, comment dire, elle a été paralysée de tout le côté droit. Elle a eu un petit AVC et du coup, elle a été paralysée de tout le côté droit. Donc, infirme. Et donc, moi, j'ai toujours connu ma grand-mère, mais... jeune, parce que ma mère aussi est très jeune, donc infirme d'un côté droit, et habitant, et chez nous. Donc elle habitait chez nous, on va dire, 4-5 mois dans l'année. Après, elle habitait chez une de ses filles 4 mois. En fait, elle tournait de maison en maison. Et donc du coup, c'est comme si c'était, pour nous, un quatrième enfant, chez ma tante, un cinquième enfant, etc. Et en fait, elle n'a jamais perdu la face. C'est-à-dire que pour elle, à mon avis... ce n'est pas évident d'aller vivre chez... Marier avec ses enfants et tout. Et donc, du coup, tu dois faire avec ton gendre et tout. Tu as une petite chambre. Nous, elle partageait, par exemple, comme je disais, on n'habitait pas dans un appartement très grand. Elle était, par exemple, des fois dans ma chambre et tout. Et en fait, elle ne perdait pas la face. Elle gardait quand même ce rôle de grand-mère qui nous apprenait la langue peule, qui, tu vois, nous donnait des conseils, etc. Elle avait quand même cette joie de vivre. Et moi, je me dis, punaise, moi, dans cette condition, est-ce que j'aurais été comme elle ? Est-ce que je ne me serais pas, je ne sais pas, rabaissée ? Je ne sais pas comment dire.
- Speaker #0
En tout cas, tu serais peut-être gênée, l'impression de gêner. Vis-à-vis de ton gendre, ce n'est pas évident.
- Speaker #1
Ce n'est pas évident. Ce n'était pas le plan de vie qu'elle avait. Et en fait, non, elle a toujours gardé la face. Et je trouve qu'elle a fait preuve d'énormément de courage. Elle aurait pu dire, allez, moi, je rentre au bled. Je vais là-bas, j'ai de la famille. Non, elle est restée près de ses enfants, de ses petits-enfants. Elle a même connu ses arrières-petits-enfants. Et je trouve que du coup, nous, des fois, on se plaint pour des petits trucs et elle ne se plaignait jamais. Alors oui, des fois, elle avait des petites douleurs, etc. Mais elle aurait eu tellement de raisons de se plaindre. Je trouve qu'elle a fait preuve de beaucoup de courage et vraiment... Des fois, je suis là, je regarde ma vie et je pense à elle et je me dis, ouais, non, elle est restée, elle était là, elle était toujours souriante. Et voilà. Alors, tu vois, je ne sais pas si c'est du courage, mais je ne trouvais pas un autre terme. Mais en tout cas, voilà, ou de la résilience.
- Speaker #0
Ouais, je pense que résilience, c'est le bon mot. Je pense que, tu sais, la vie, tu peux la prendre. Toi, face à une situation, tu as deux choix. soit tu réagis Et tu te dis, en fait, ce n'est pas la fin et je vais me battre et je vais continuer. Et la vie continue. Tu décides de t'appuyer sur ton sort et de te laisser un peu porter par tes malheurs, en fait. C'est ça. Et en fait, ton histoire, elle me rappelle que le quotidien, en fait, tout le monde va avoir des difficultés. Et la différence entre ceux qui vont avoir une belle vie. Et ceux qui, au contraire, tu sens qu'ils ne sont pas bien dans leur vie, c'est eux-mêmes, en fait. C'est la manière dont tu réagis face aux difficultés. Le fait de se relever, de, OK, tu tombes 15 fois, mais tu te relèves 16 fois, ça fait toute la différence.
- Speaker #1
Et de rester digne, en fait. Et de dire, OK, la vie, il se passe ça. J'ai telle et telle épreuve, j'ai telle et telle souffrance, mais qu'est-ce que je regarde ? Est-ce que je regarde ça ou est-ce que je regarde que ça me permet de vivre avec mes enfants au quotidien ?
- Speaker #0
Oui. de connaître le bon côté des choses,
- Speaker #1
de partager le quotidien de mes petits-enfants. Moi, je me dis, mais c'est une chance que j'ai eue de pouvoir partager autant de choses avec ta grand-mère, qu'elle m'ait appris la langue peule, etc. Et peut-être que si elle avait eu encore son mari et son propre foyer, peut-être que je l'aurais fait de la même manière. Donc, ouais, finalement, dans nos vies, il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Mais est-ce qu'on décide de regarder ce côté-là ou de l'autre ? Voilà, et c'est vraiment elle qui m'a... qui m'a transmis ça et je la remercie. Bon, elle entendra pas ça et de toute façon, elle aurait peut-être pas tout compris. Mais voilà, je trouve que c'est important. C'est important et aujourd'hui... que ce soit nous ou même les jeunes d'aujourd'hui, on est toujours là à regarder ce qu'on n'a pas, ce que les autres ont. Dans la convoitise, pardon.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Et il y en a qui souffrent beaucoup plus que nous et qui restent dignes. Voilà, donc j'avais envie de partager ça.
- Speaker #0
Non, non, c'est important. Je trouve que, oui, c'est une valeur qui est importante. Et effectivement, quand tu es dans ton petit quotidien auto-centré, tu peux avoir tendance à t'apitoyer sur ton sort. Tout à fait. Moi, il y a en fait ces deux choses. C'est une femme et les circonstances qui m'ont fait un petit peu obtenir cette valeur. Et c'est la valeur de la confiance en soi. Je pense que, pour mettre un peu dans le contexte, j'ai grandi en France et je trouve qu'en France, c'était dans un environnement où ce n'est pas bien vu de s'auto-féliciter ou en tout cas... de revendiquer un petit peu ses qualités, ses victoires et au contraire on t'apprend limite la modestie tu vois il faut en fait t'es dans une situation où il faut toujours se remettre en question où c'est pas bien vu d'être sûr de soi et en fait quand j'ai déménagé au Congo j'ai découvert des femmes qui au contraire n'avaient pas peur de revendiquer leurs qualités Merci. d'être fière de ce qu'elles accomplissaient, de l'affirmer, d'affirmer que je suis intelligente, oui je réussis ma vie, je suis fière de ce que je suis, je suis fière d'être ce que je suis. Et notamment, en fait, quand j'ai déménagé au Congo, je me suis rapprochée de ma cousine, on dit cousine en France, mais pour moi c'est une sœur, c'est ma sœur, ma grande sœur. qui est une femme forte, c'est une femme qui entreprend, c'est une femme qui a une force de caractère, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Et à son contact, j'ai le sentiment d'avoir appris à me défendre, d'avoir appris à revendiquer mes victoires, revendiquer ce que je faisais bien. J'ai une maman, tu vois, qui... qui est aussi très dans la modestie, tu vois, qui est une maman qui... En fait, elle a eu des sœurs avec de gros caractères, et je pense qu'elle avait peut-être un peu moins ce gros caractère, et du coup, elle m'a plutôt transmis le côté un petit peu modeste, de ne pas s'affirmer, d'être un petit peu moins affirmée, et c'est vrai que c'est au contact de ma sœur, de ma grande sœur, qui se reconnaîtra, parce que je pense qu'elle va écouter. que j'ai appris à m'incarner en tant que femme à me dire que j'étais belle de me dire que je suis intelligente que j'ai accompli beaucoup de choses et que c'est quelque chose dont je dois être fière sans forcément tomber dans l'auto l'auto-promotion ou d'avoir de la fierté mal placée mais de se dire que je ne suis pas rien je ne suis pas n'importe quoi Et que non, j'ai le droit de revendiquer que j'ai réussi ça, je suis fière de ce que je fais. Et je trouve qu'on est dans une société, surtout quand tu es voulu en Europe, où c'est mal vu. Surtout pour les femmes noires. Les gens ont du mal avec des... Je vais te dire un exemple. Une fille comme Ayana Kamoura qui ne s'excuse pas d'être là, d'être présente. Et je trouve que pour cette nouvelle génération, tu vois, elle est ce qu'elle est. Moi, je ne dis pas que je m'identifie à Yannick Amoura, pas forcément, parce que je pense qu'on n'a pas le même vécu, et puis voilà, on n'est pas pareil. Mais je trouve que pour ce qu'elle représente, le fait de prendre la place, d'être dans un espace dans lequel elle n'est pas forcément bien accueillie, mais elle s'affirme, elle dit « je suis là, en fait. Je suis là, je prends ma place, et puis j'emmerde, en fait, en gros, j'emmerde ceux qui ne m'aiment pas. » Et ma sœur, elle est comme ça. Je trouve que... Elle ne s'excuse pas d'exister. Elle est là. Elle prend la place. Elle s'affirme. Et c'est quelque chose que j'admire beaucoup chez elle. Et même si je ne suis pas encore arrivée à son niveau, je pense que ça a été l'expérience que tu acquiers cette confiance en soi. Je trouve qu'elle m'a beaucoup inspirée. Elle m'a beaucoup aidée. Et c'est aussi parce que j'ai eu ce contact avec elle, parce que j'ai acquis cette confiance en moi, que j'ai eu le courage de me lancer sur ce podcast. d'accord voilà merci mais tu vois ce podcast faire entendre ma voix déjà c'est une étape dans mon cheminement de confiance en moi qui est déjà fort parce que j'avais plutôt tendance à pas forcément dire ce que je pense ou avoir honte ou pas oser. Je pense que la prochaine étape, ce serait de filmer ce podcast. Ça, c'est encore autre chose.
- Speaker #1
Si toi, tu es prête, moi, je ne sais pas si je me serai.
- Speaker #0
Tu seras, t'inquiète, on va y arriver. Mais tu vois, c'est des cheminements. La compétence en soi, ce n'est pas inné. Je pense que c'est un apprentissage. Je pense qu'il faut se lancer. En fait, il faut pousser le curseur. de ta confiance en soi. Ma première étape, ça a été de donner mon opinion au public. Ensuite, deuxième étape, c'est faire un podcast. Troisième étape, ça va être de montrer face cam et de tenir mon propos face cam. Et c'est par ces rencontres-là, c'est par au contact de femmes fortes qui ont osé prendre la parole en public que je pense que j'acquiers ma confiance en moi.
- Speaker #1
Mais après, c'est vrai que tu dis que ce n'est pas inné, mais je pense que pour certaines, si. Et je pense que c'est un peu le cas de ta sœur. Ce serait intéressant de savoir si elle, c'est une valeur qu'on lui a transmise aussi ou pas. Mais je pense que quand même, pour certaines personnes, c'est plus facile.
- Speaker #0
C'est plus facile, mais je pense que c'est question d'environnement.
- Speaker #1
Aussi. Mais je pense qu'il y en a, elles ont besoin de personnes, elles ont cette confiance, elles vont dire « Ok, moi je suis forte, je peux me montrer, je peux élever ma voix. » Et pour certaines, c'est un apprentissage. Tu vois, ça dépend de plein de choses. Mais en tout cas, je t'encourage. Non, mais pour toi, je t'encourage. Mais écoute, moi, je ne suis pas du tout dans ce cheminement-là. Je n'avais pas vu ça comme ça. Moi, quand je vais dire ça, je pense qu'il y a plein d'autres qui vont se dire, ah bon, mais moi, je ne suis pas quelqu'un qui ait confiance en soi.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Voilà, tu vois. Parce que ce n'est pas l'image que je renvoie. Enfin, parce que j'en ai discuté avec un ami. Ah non,
- Speaker #0
c'est pas du tout l'image que tu renvoies.
- Speaker #1
J'en ai discuté avec un ami, il m'a dit, ah bon, toi, t'as pas confiance en toi, et en fait, pas forcément. Mais peut-être que je... C'est pas que je vais faire style, mais j'ai peut-être une apparence à montrer la fille, voilà, qui est hyper sûre d'elle et tout, mais en fait, alors pardon, je... Voilà, mais non.
- Speaker #0
Alors, après, il y a différents types de confiance. Peut-être que t'es pas du genre à dire, ah ouais, moi, je suis la plus fraîche et tout, mais je trouve que... Tu me diras si je me trompe, hein. Mais je pense que t'es une personne, quand c'est non, c'est non. En fait, tu mets tes limites. J'ai l'impression que t'es une personne... Ouais, non, je me trompe. J'ai l'impression que je suis capable de dire, bah non, j'ai pas envie. Et t'as pas envie, tu le fais pas. Et alors que moi, j'aurais été une personne, même si j'ai pas envie, bon, peut-être que si je dis non, peut-être que... Enfin, de moins en moins, quand je dis non, c'est non. Mais je trouve que, tu vois, dans les femmes que je connais, c'est le moment des... Non, non, non. Mais tu vois, des filles que je connais, je trouve... que t'es une personne j'aime ton attitude tu vois en fait tu sais la confiance c'est pas forcément ceux qui parlent le plus fort je trouve pas que t'es la personne qui va prendre de la place, qui va parler fort mais par ton attitude t'es posée t'es tu sais même la manière dont t'es avec tes enfants, quand je te vois avec tes enfants je trouve que t'exude naturellement une oui une assurance je sais pas si c'est de la confiance mais non c'est pas juste de la confiance mais une assurance je pense que et de toute façon je pense que l'attitude que les gens ont vers toi je pense que j'ai l'impression en tout cas moi j'étais avec tes amis d'enfance etc parce qu'il faut savoir que Fatou et moi on s'est rencontrés il y a combien ça fait 4 ans ouais 4 ans en fait on s'est rencontrés à Abidjan à l'occasion de l'anniversaire du meilleur ami de Fatou qui était un ami en commun et donc du coup moi je t'ai vue dans ton cercle J'ai quand même le sentiment que l'opinion de Fatou, elle compte. C'est le sentiment qu'on t'écoute beaucoup.
- Speaker #1
Moi, je n'ai pas du tout ce... C'est incroyable quand même comment les gens nous voient. Je ne me vois pas du tout comme ça. Mais c'est hyper intéressant de t'écouter. Et ce n'est pas que ça me fait plaisir, mais je veux dire, ah ok, je n'ai pas du tout cette image-là de moi. Après, je sais que je ne suis pas du tout la même au travail, en amitié et tout. Mais moi, en tout cas, justement, je n'ai pas l'impression qu'on va plus m'écouter qu'une autre personne. Comme tu dis, je ne suis pas celle qui prend le plus de place parce que j'écoute plus, moi, que je ne parle.
- Speaker #0
déjà.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Donc, à ce moment-là, et par contre, peut-être que quand je parle, on va m'écouter parce que j'aurais pris... Ta parole, elle est rare et donc voilà. Donc, c'est peut-être pour ça. Mais en effet, je ne vais pas trop parler, mais je travaille sur cette confiance et par rapport à ce que tu disais tout à l'heure, moi, je trouvais que je ne disais pas assez non, justement, que j'avais le oui facile et que justement, je voulais faire plaisir un peu à tout le monde et en m'oubliant un petit peu. Mais je travaille là-dessus. Mais en tout cas, c'est... Alors, peut-être que je le dis plus. Plus que je ne le pense, je ne sais pas. Mais c'est intéressant. C'est marrant. Alors que moi, du coup, je trouve que toi, tu as beaucoup plus confiance en toi que moi. Pas du tout.
- Speaker #1
Alors là, tu savais. C'est dingue. Oui, c'est fou. En fait, je pense qu'on est durs avec soi-même dans tous les cas. Je pense qu'on est peut-être durs. Mais c'est vrai que moi, quand je me regarde, je suis fière de ce que j'ai accompli. Et c'est que récemment. C'est peut-être cette année que j'ai commencé à me dire « J'ai clair, j'ai accompli des choses. » Et en fait, oui, j'ai de quoi être fière. donc ouais je suis fière mais en fait quand je me regarde je vois beaucoup d'axes d'amélioration tu vois j'ai une personne bon ok ça c'est bien mais dans ma tête c'est méthodique je me dis bon bah maintenant prochaine étape faut que j'améliore si ça ça et donc pour moi c'est un cheminement et je me dis ouais plus je vieillis et plus je gagne confiance en moi mais pas parce que ça vient de nulle part mais c'est parce que je travaille toute cette confiance Merci. Je me pousse dans mes retranchements pour cette confiance et je m'inspire justement des femmes que je rencontre. Donc ça peut être de toi, ça peut être de ma mère, ça peut être de ma sœur dont je parlais. Ça peut être aussi des hommes. Mon mari m'inspire beaucoup. Ma belle-mère aussi a été une grosse source d'inspiration parce que c'est une femme forte aussi. Et j'aurais pu l'évoquer parce que j'ai beaucoup d'admiration pour elle. Et en fait, oui, c'est par les rencontres.
- Speaker #0
et c'est là que la force va se revecter en fait c'est que finalement oui alors là oui on a donné l'exemple de nos mères, nos grand-mères d'une grande soeur etc mais c'est ça qui est important c'est que je pense que toutes les femmes peuvent nous inspirer moi voilà j'ai des amis qui m'inspirent j'ai des femmes que j'ai rencontrées dans l'église qui sont devenues des soeurs qui m'inspirent aussi par leur attitude, leur piété leur relation à Dieu J'ai des sœurs, comment elles vont être avec leurs conjoints, avec leurs enfants, des mères. Finalement, les femmes qui nous entourent peuvent nous inspirer. Et après, c'est à nous, selon comment on va regarder. Peut-être qu'on a peut-être une amie en commun. On va la voir devant nous. Peut-être que toi, tu vas regarder un élément. Moi, je vais en regarder un autre. Selon ce dont on a besoin, au moment où on va observer cette personne. Et selon nos moments de vie aussi. moi ma grande soeur elle va m'inspirer par rapport à comment elle élève ses filles au moment où elles sont là dans l'adolescence mais peut-être que plus tard ce sera autre chose je pense que notre regard aussi évolue et c'est pas pareil donc je pense que toutes les femmes autour de nous nous inspirent et je pense que nous aussi il faut qu'on accepte qu'on puisse inspirer d'autres et c'est aussi d'ailleurs pour ça qu'on a fait le podcast en toute en toute comment dire
- Speaker #1
Humilité.
- Speaker #0
Humilité, c'est de se dire, on espère qu'on puisse inspirer des jeunes filles comme d'autres nous ont inspirées au travers de nos échanges, au travers de nos expériences, tu vois, et je pense que c'est important.
- Speaker #1
Oui, et puis moi, en fait, quand on s'est lancé, c'est vraiment un vrai sens de la responsabilité, dans le sens où je trouve que... Je trouve qu'il y a beaucoup de voix qui emmènent cette nouvelle génération vers des valeurs dans lesquelles je ne me reconnais pas. Et je trouve que ce n'est pas toujours sain ce qu'on entend. Et du coup, je trouve que c'est notre responsabilité aujourd'hui de partager nos décurs, de donner des clés, d'aider. C'est vraiment en tout altruisme. Ce podcast, en tout cas, je ne le vois pas comme, le mot n'est pas bon, mais une auto-masturbation dans le sens où là... Je ne le fais pas pour le plaisir de m'entendre parler. Tu vois ce que je veux dire ? Ce n'est pas, moi, j'ai trop de choses déjà qui vont me kiffer, j'ai trop de choses à dire. Pas du tout, C'est vraiment l'envie de donner. Donc, c'est pour ça qu'au départ, tu vois, même, je te disais, l'audience, tu vois, combien de personnes nous écoutent et tout. Ce n'est pas un indice qui va me parler. Bien sûr que j'aimerais que plus de cinq filles nous écoutent, ce serait sympa, tu vois. Mais en tout cas, c'est juste le sentiment du devoir accompli, l'envie de partager. C'est vraiment... Oui, j'ai envie de...
- Speaker #0
Et peut-être que toi, tu aurais aimé aussi entendre des femmes peut-être plus mûres, matures, échanger, partager ce qu'elles avaient à donner. Tout à fait. On espère que on vous inspire. En tout cas, regardez aussi autour de vous. Il y a forcément une femme qui peut vous transmettre une valeur et je pense qu'il faut la saisir. Et pas attendre. Après, souvent, c'est quelques années plus tard aussi qu'on se rend compte que, oui, telle ou telle personne... Nous a influencées de manière positive. Oui, oui, oui. Et peut-être que nous aussi, plus tard, on dira qu'on influence.
- Speaker #1
Oui, mais j'espère. Tu vois, j'espère que dans les auditeurs, il y a des filles qui cherchaient juste un podcast comme ça en passant. Et puis, elles nous écoutaient. Elles disaient, ah, mais c'est intéressant. Et rien que ça, pour moi, c'est déjà la réussite du podcast. Donc, c'est cool.
- Speaker #0
En tout cas, merci Daphné pour cette machine.
- Speaker #1
C'était cool. Franchement, je suis contente. C'était pas gagné. Pour rien vous cacher, on sort d'une journée à Assez-Nuit au bord de la plage. Et on s'est dit, franchement, il faut faire le podcast. On y va, on y va. C'est pas qu'on traînait des pieds, mais j'avoue que je serais bien allée me doucher tout de suite en rentrant. Sinon, vas-y, on écoute. On a enregistré au final, comme d'habitude. Juste après, t'es toujours plaisante. C'est toujours chouette. C'est chouette. Bon. Bonne soirée. On se retrouve bientôt les filles pour un nouvel épisode. Et n'hésitez pas si vous avez des questions. A bientôt. Si cet épisode t'a parlé, pense à t'abonner au podcast sur ta plateforme d'écoute, à nous mettre 5 étoiles et à nous suivre sur Instagram sur le compte eldiz.podcast pour continuer la conversation. Les liens sont en description.