- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast de Daphné et Fatou. Tu écoutes « Elles disent » .
- Speaker #1
« Elles disent » . Quoi ? Tout, rien, mais surtout l'essentiel pour avancer, grandir et se trouver en toute sincérité.
- Speaker #0
Bonjour les filles,
- Speaker #1
bonjour Daphné. Coucou Fatou. Comment tu vas ?
- Speaker #0
Ça va et toi ?
- Speaker #1
Très bien, je te remercie. Aujourd'hui, les filles, on commence une série d'épisodes sur les relations et les amitiés. Nouveau mois, donc nouveau thème. On avait envie de commencer par quelque chose de simple en apparence, mais qui finalement peut un peu changer notre manière de voir les choses. Comprendre finalement qui est qui dans notre entourage. Parce qu'on se rend compte qu'on connaît beaucoup de monde, des fois. Je ne sais pas toi, Daphné, mais moi, je pense que je connais beaucoup de monde. On échange avec beaucoup de personnes. On dit tout souvent, ça, c'est ma copine, c'est ma pote, c'est mon ami, on se connaît depuis longtemps, etc. Mais est-ce que vraiment toutes ces personnes, elles occupent la même place dans notre vie ? Je pense que la réponse, c'est non. Et en fait, c'est tout à fait normal de répondre ça. Et aujourd'hui, on va essayer de mettre un petit peu de clarté, de transparence, essayer de voir un petit peu plus clair dedans. Pas pour devenir froide ou un peu distante ou calculatrice avec les gens qui nous entourent, mais plus pour devenir lucide en fait et surtout pour mieux choisir nos relations. Toi Daphné, est-ce que tu as déjà eu l'impression qu'on utilisait le mot « ami » un peu trop facilement ? Est-ce que toi, tu l'utilises un peu trop facilement ?
- Speaker #0
Alors, je ne suis pas de cette catégorie du tout. C'est vrai que autant, je peux avoir plein de connaissances, effectivement. De toute façon, avec le temps, forcément, tu accumules aussi les connaissances. Mais autant, les personnes que je peux qualifier amies sont assez rares. Je trouve que, ouais, c'est un mot qui est fort, amie. Pour moi, une amie, c'est quelqu'un que tu fais rentrer dans ton intimité. Donc, je suis assez sélective. dans ce terme-là. Mais je peux comprendre que ça peut mener à confusion. Et je pense qu'à certaines époques, j'ai pu confondre ce qui était une amie ou une copine. Et aujourd'hui, je pense avoir le recul pour savoir déterminer qui est réellement une amie et qui, en réalité, reste une copine.
- Speaker #1
En tout cas, c'est une bonne chose que tu saches déterminer plus ou moins qui est qui dans ton entourage. Et on va essayer que les filles qui nous écoutent aussi arrivent à catégoriser et à savoir où sont les personnes qui les côtoient. Moi, je t'avoue que ce n'est pas forcément quelque chose qui a été facile. Et même aujourd'hui, j'y arrive, mais des fois, je peux me poser des questions sur certaines personnes. Mais bon, on va essayer de déterminer ça ensemble. Et déjà, ce qu'il faut savoir, c'est qu'on est des êtres sociaux de base. Voilà, dans notre nature, on a besoin des autres, on a besoin d'être entouré, que ce soit forcément de la famille, d'amis, comme on a dit, de collègues. Et c'est normal, en fait, de créer du lien. Maintenant, être entouré, ça ne veut pas forcément dire être profondément relié. Et je pense que c'est ça, la plus grosse différence, c'est que souvent, on peut confondre les deux. On peut parler à plein de gens. tu vois, parler et au travail, à la maison, tout le temps parler, parler, parler à plein de gens, et finalement se sentir hyper seule. Et à l'inverse, on peut avoir très peu de personnes autour de nous et se sentir vraiment comprise. Donc finalement, ce n'est pas le nombre de personnes autour de nous qui va compter, mais c'est plus ou moins la place qu'elles vont occuper réellement. Tu vois ? Pourquoi est-ce que tu vois des filles autour de toi qui confondent être entourée et être... bien entourées.
- Speaker #0
En tout cas, je ne sais pas si le fait qu'elles soient avec beaucoup de copines, ça veut forcément dire qu'elles sont mal entourées, mais c'est vrai que j'ai toujours regardé d'un oeil bizarre, voire méfiant, les filles qui ont toujours plein de copines. En fait, les filles qui ont passé un certain âge, quand tu as toujours 10, 15 personnes à appeler ou où en fait, on essaie de se voir à deux, mais tu as toujours deux, trois, quatre personnes à rajouter au programme. Je ne sais pas, j'ai l'impression que c'est comme si la personne cherchait à combler un vide. ou en tout cas une insécurité ou avoir l'impression que marcher en clique ça donne plus de force ou ça dit quelque chose de soi-même tu sais c'est comme si c'était un concours de popularité et donc c'est vrai que j'ai quand même l'impression que beaucoup de filles confondent le fait d'avoir une bande de copines avec le fait d'être intéressante que... populaire et appréciée. Et en fait, ce n'est pas parce que tu as 15 copines que tu es effectivement bien entourée. Vraiment, moi, je n'arrive pas. En tout cas, tu vois, vous êtes en groupe de 20, 15, tout le temps avec des gens, tu ne peux pas avoir une conversation de qualité parce qu'en fait, il y a tellement de gens. En fait, ce n'est pas possible d'avoir des conversations de qualité quand autour de toi, il y a 5, 6 personnes en fait parce que la personne en face, elle ne pourra pas Merci. se confier à toi, tu ne pourras pas te confier intimement, rentrer en profondeur dans les sujets, parce qu'en fait, il y a trop d'oreilles autour. Donc effectivement, je pense qu'il peut y avoir confusion. Et en fait, finalement, tu te retrouves avec 15 personnes avec qui tu as des conversations de surface, plutôt que d'être avec deux copines, avec lesquelles tu peux rentrer vraiment au plus profond de toi et te confier plus facilement.
- Speaker #1
Oui, non, mais tu as totalement raison. Mais voilà, des fois, peut-être, c'est aussi une question d'apparence, tu vois, comme tu le disais. Est-ce que ça ne fait pas mieux d'être en bande que d'être toujours à deux ou trois, tu vois ? C'est cette notion de, voilà, si je suis seule qu'avec une copine aussi, est-ce que quand cette copine-là, alors là, j'emploie le mot exprès copine, mais si cette copine ou cet ami n'est pas disponible, en gros, je me retrouve seule, alors que si j'en ai 10, 15, il y en a forcément qui sera disponible. Mais est-ce que ce phénomène-là n'est pas aussi plus visible quand on est plus jeune ?
- Speaker #0
Figure-toi que pas forcément. Excuse-moi, je te coupe. Surtout dans le milieu... Quand j'étais au Congo, j'ai l'impression que je parle tout le temps du Congo, mais quand j'étais au Congo, dans une ville qui était petite, c'était Pente-Noire. Et donc... Pour ceux qui connaissent, le centre-ville est assez petit. Et en fait, dans un milieu donné, en réalité, il n'y a pas 15 000 personnes. Et moi, ce que j'ai remarqué chez beaucoup de filles dans cette ville, c'est le besoin d'être en clique. Je ne sais pas comment expliquer. C'est comme si on était revenu à l'école. Alors, j'ai eu deux types de personnes. Soit c'était une personne où tu sentais quand même que... dans son couple, c'était quand même bancal. Tu ne la voyais jamais avec son mari. Pourtant, c'est des femmes avec son mari. Tu ne la voyais jamais avec son mari. En tout cas, jamais seule avec son mari. Mais tu vas toujours voir le couple entouré de gens autour d'eux. Et pour moi, c'est toujours un signal que vous avez du mal à vous retrouver à deux. Et que du coup, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas quand même. Moi, j'ai quand même vu cette configuration-là. De filles qui essaient de combler peut-être un mal-être dans l'intime à la maison. en s'extériorisant beaucoup, en étant tout le temps avec des gens, en ayant une vie sociale extrêmement, voire trop remplie. Et après, il y a aussi l'autre côté, il y avait des filles qui avaient ce besoin d'avoir l'impression, tu vois, t'as l'impression que c'est comme si elles voulaient être le groupe populaire, tu vois. Donner l'impression qu'elles connaissent tout le monde, tout le monde les connaît, elles sont in, etc. Et pourtant, tu vois, ça peut être des filles qui ont la trentaine, voire la quarantaine. Et pour moi, ce n'est pas la panache de la jeunesse. C'est juste une question d'assurance, en fait. Dans les deux cas, c'est une question d'assurance. Je pense que quand tu es sûre de toi, tu es sûre de ton espace, tu n'as pas besoin de t'entourer de gens autour de toi qui vont te rassurer sur ton statut social, ta position dans le monde, en fait. Donc, en fait, je pense qu'au-delà de l'âge, c'est vraiment une question d'assurance, en fait. Parce que je pense qu'il y a des jeunes qui arrivent tout à fait à marcher seuls. moi, Depuis que je suis même dans ma vingtaine, ça ne me dérangeait pas du tout d'aller au cinéma toute seule ou de m'asseoir en terrasse toute seule. Pas du tout. Mais je sais que j'ai des copines, pour elles, c'est inimaginable.
- Speaker #1
Pour moi, par exemple, c'est quelque chose de hyper compliqué.
- Speaker #0
C'est vrai ? J'adore.
- Speaker #1
C'est un autre sujet, mais c'est vrai que j'ai du mal. J'essaye de me forcer, mais j'ai du mal parce que j'ai ce besoin de partager ce que je vis avec quelqu'un. Même si au cinéma, en vrai, tu ne parles pas. mais après le film ah ouais qu'est-ce que t'en as pensé et tout je sais pas et pourtant je pense pas ne pas aimer ma propre présence mais ouais j'ai du mal à faire des choses seule tu vois bon je peux les faire à la rigueur tu vas le faire avec une personne mais tu vas pas le faire avec
- Speaker #0
5, 6, 7 personnes quoi
- Speaker #1
Mais comme tu l'as dit, je pense que vraiment, c'est une question d'assurance. Comme on dit, plus on est, plus on est fort, plus tu vois. Et donc, le nombre forcément va influer sur ça. Peut-être que la personne qui se déplace en clique ou quoi, je ne sais pas, elle n'aime pas son corps ou elle n'aime pas son style. Et forcément, quand tu es en groupe, tu vas te fondre aussi peut-être dans le groupe. Donc, on va peut-être moins te regarder. Peut-être que c'est une personne qui n'a peut-être pas beaucoup de conversations. en termes de sujets, on ne l'écoute peut-être pas beaucoup, elle a du mal à s'affirmer dans ses positions, etc. Et quand tu es en groupe, si tu ne parles plus ou tu ne dis pas des choses intéressantes, ça va moins se voir quand tu es en one-to-one. Parce que si tu es en one-to-one, si tu n'as pas de répondant ou la personne se confie en toi, mais que tu n'as pas forcément de bons conseils à lui donner, ça va se voir, alors qu'en groupe, moins. Donc peut-être qu'en effet, ça cache quelque chose. Et je pense que si on est dans ce... dans cet état-là, où on est dans ce groupe-là, se poser la question, OK, pourquoi j'aime être en groupe ? Pourquoi j'ai du mal à faire des choses que par deux ou par trois et j'ai toujours ce besoin de traîner un minimum 6, 7, 8 ou 10 personnes ? Je pense que c'est une remise en question à se faire. Après, il y a aussi des moments, moi, je sais qu'on est un groupe d'amis mixte, alors on n'est pas tout le temps ensemble, mais il y a des moments où on est ensemble et on aime être ensemble. Et je ne pense pas que c'est une question de manque d'assurance ou quoi. C'est qu'on sait que quand on est ensemble, on va rigoler, on va se taper des bas, on va échanger. Enfin, voilà, tu vois. Après, je pense que ça dépend aussi de la fréquence de ça.
- Speaker #0
Si ça reste de l'occasionnel, tu vois, à la rigueur, oui, c'est un plaisir d'être ensemble. Mais si c'est au point que tu ne peux absolument rien faire sans elle, que parce que tu n'étais pas là à un moment donné, tu dois rendre des comptes. Ah, mais pourquoi on ne t'a pas vu à tel endroit ? Ah, mais pourquoi tu fais ci, comme ci, comme ça ? Moi, franchement, ma phobie. Ma phobie. Donc, oui, oui. Ça dépend aussi de la relation que tu as avec ton groupe d'amis et de la fréquence avec laquelle tu es avec ce groupe. Effectivement.
- Speaker #1
C'est vrai. En tout cas, dans tout cela, même qu'on ne soit qu'en one-to-one avec une personne ou en groupe, je pense qu'il est aussi important de définir quels sont... Quel est ce type de relation-là ? Nous, ensemble, on avait envie de vous définir quels sont les différents types de relations. Est-ce que vous arrivez à les déterminer ? Si ce n'est pas le cas, peut-être qu'en écoutant cet épisode, ça va vous aider. Déjà, le premier type de relation qu'on a toutes, c'est la connaissance. La connaissance, c'est quelqu'un que tu vas croiser, avec qui tu peux discuter. de tout, n'importe quoi, de la pluie, du beau temps, comme on aime dire, avec qui on peut rire, échanger. Mais en fait, la connaissance, il n'y a pas de vraie implication, dans le sens où tu n'as pas forcément de confiance en cette personne. C'est une relation agréable, mais légère. Ce n'est pas quelque chose qu'on peut entretenir. Donc ça, on va dire que c'est le premier niveau. Ensuite, il y a la copine, le copain. Donc là, pareil, il y a de la sympathie. C'est agréable aussi. Tu peux rire, discuter. Tu passes de bons moments. aussi avec ce copain, cette copine, la relation, elle est souvent liée à un contexte. Ça peut être la copine du travail, la copine que tu t'es faite au sport, que tu vas voir tous les lundis, la copine qui habite à côté de chez toi, peut-être que c'est la voisine qui va se transformer en copine. Ça peut être aussi la copine que tu as rencontrée lors de ton parcours scolaire. Et parfois, c'est souvent cette copine-là que tu peux aussi confondre avec la vraie amitié. Parce que c'est pas parce qu'on partage un moment avec cette personne qu'on partage une relation. Et c'est là tout l'aspect un peu paradoxal. Ensuite, tu vas avoir l'ami. Là, on change encore de niveau. Là, souvent, il y a encore plus de confiance. Avec l'ami, il y a la régularité dont on parlait tout à l'heure. Et ce n'est pas forcément lié à un contexte. Ça veut dire que peut-être que la copine que tu as rencontrée au travail, au sport, peu importe, à l'école, là, eh bien, la relation, elle va exister en dehors de ce contexte-là. Parce que tu vas apprendre à connaître la personne. Peut-être que tu vas lui dire, vas-y, viens, on se voit en dehors, justement, du travail. Et là, la relation, elle va exister en dehors de ce cadre. Et ensuite, en dehors de cet ami, il va y avoir le step maximum, on va dire le dernier degré, qui est là l'ami intime. Donc là, c'est celle à qui tu peux tout dire. Celle avec qui tu peux parler des heures, celle qui, voilà, t'as confidente, celle qui te voit vraiment telle que tu es, qui voit tes faiblesses, celle avec qui aussi il y a une vraie réciprocité. C'est-à-dire celle avec qui tu vas pouvoir échanger, celle aussi qui te confie des choses ou ça ne va pas que dans un sens. Et ce que je voulais dire aussi, c'est que la différence entre toutes ces catégories-là, ce n'est pas forcément le temps. Parce que souvent, on va dire, elle, c'est mon amie intime parce que je la connais depuis 15 ans. Non, en fait, ce n'est pas forcément le temps, mais c'est la profondeur qui va déterminer les catégories. mais aussi la réciprocité et la vérité. Si toi, tu donnes tout à la personne, tu vois que tu l'appelles régulièrement, tu lui demandes de ses nouvelles, mais que toi, à l'inverse, elle ne te calcule pas, elle ne t'appelle pas, peut-être qu'il faut que tu te poses des questions et ce n'est pas forcément l'ami que tu penses qu'elle est. Toi, Daphné, est-ce qu'il y a un moment où une copine, enfin, à quel moment, pardon, une copine devient vraiment une amie ? Est-ce que pour toi, il y a un déclic ou est-ce que c'est quelque chose qui est progressif ?
- Speaker #0
Moi, dans mon expérience, pour moi, ce n'est pas forcément un déclic, mais il faut quand même un petit coup de cœur dès le départ. C'est-à-dire que j'ai rarement vu quelqu'un où, au départ, c'est juste une connaissance, et puis après, une connaissance sans plus, et puis après une amie, etc. Moi, pour moi, dès les premières conversations, tu sens que cette personne a le potentiel d'être une amie. Dès la première conversation, tu sens que le courant passe, en fait. Un petit peu comme pour un crush, quoi, tu vois. Pour moi, j'ai du mal à croire en... Enfin, c'est pas que j'ai du mal à croire, mais c'est juste que je suis un peu plus sceptique sur le couple qui va se connaître depuis des années, en toute amitié, vraiment. Il n'y avait même pas d'attirance physique. Et puis tout d'un coup, un jour, on se regarde et puis finalement, je vais me mettre en couple avec toi, tu vois. Eh bien, c'est pareil en amitié. C'est que je pense que dès le départ, il y a quand même une petite étincelle. Et après, c'est l'entretien de cette étincelle, le fait de se dire, tiens, on va se voir, je t'aime bien. Et puis, en fait, on partage des choses ensemble. Et puis, au fur et à mesure qu'on creuse dans les conversations, on se confie un peu plus. Et là, tu sens que l'amitié se crée. Moi, je pense que dans ma trentaine, je me dirais que je me suis fait deux amis. Et je te compte dedans. C'est pour te dire. Mais je me suis fait deux amis dans ma trentaine et c'est toujours le même mécanisme, c'est-à-dire un coup de cœur amical dans le sens où dès les premières conversations, je sens que le courant passe bien, j'ai l'impression d'être comprise quand je m'exprime et de comprendre aussi la personne en face. Et au fur et à mesure, on part de l'expérience, on se confie encore un peu plus. Et ouais, c'est un peu profond. Et puis, on partage des choses. Tu vois, je vais te présenter mon mari, tu vas rencontrer mes enfants, tu vas venir chez moi. Et là, oui, c'est progressif. Même si au départ, ça peut être de l'ordre du déclic dès le départ. Je ne sais pas, toi, comment tu fonctionnes, mais en tout cas, moi, c'est comme ça que je fonctionne.
- Speaker #1
C'est vrai que t'as raison. Moi, je suis d'accord avec toi. Ou tu peux le sentir. Après, moi, j'ai eu des... coup de foudre amico où ça allait hyper vite, c'est-à-dire que la personne, je l'ai rencontrée et je le sens tout de suite et on se voit la semaine d'après, c'est très régulier. Mais après, des fois, j'ai l'impression que... Je ne sais pas si j'ai un exemple ou pas, mais des fois, tu peux rencontrer quelqu'un et tu te dis, punaise, cette personne, en fait, ça peut trop devenir ma pote. Mais les circonstances font que ça ne se fait pas. Soit ce n'est pas le bon moment, soit, je ne sais pas, la personne, tu l'as rencontrée en vacances et après, chacun retourne... chez soi et alors oui, tu me diras avec WhatsApp, voilà, la distance, ça peut ne rien changer. Mais des fois, je me dis qu'il y a des amitiés qui auraient pu être encore plus profondes si elles s'étaient passées à d'autres moments. Je ne sais pas comment t'expliquer. Non, si, si.
- Speaker #0
Je veux ce que tu dis. En fait, il faut que vous vous rencontriez au moment où les deux, vous êtes disponibles et ouverts à une amitié, en fait, tu vois. Et c'est vrai qu'il y a des moments de ta vie où tu dis no new friend ou en tout cas, c'est pas ma priorité ou euh où en fait, tu vois, moi, je suis en train encore de construire ma famille, je suis enceinte, etc. Et tu n'as juste pas le temps. Oui,
- Speaker #1
tu n'as pas le temps. C'est ça, des fois, voilà, tu viens d'accoucher ou je ne sais pas, et là, quelqu'un se présente. Mais en fait, non, je n'ai pas le temps de… Parce qu'en vrai, alors c'est le sujet sans être le sujet, mais ça requiert aussi du temps, tu vois, de l'amitié. Surtout selon l'âge à laquelle tu rencontres la personne. Voilà, il faut qu'elle apprenne à te connaître, il faut que tu l'invites dans ton cercle. donc comme tu dis rencontrer ton mari rencontrer tes enfants, ça prend du temps et peut-être que ce temps-là, tu n'as pas à ce moment-là. Et c'est vrai que tu dis, mince, franchement, là, tu ne tombes pas au bon moment. Notre rencontre, elle ne s'est pas faite au moment où je le souhaitais. Et voilà, mauvais timing, tu vois. Donc après, si la personne, elle doit vraiment être ton amie, peut-être que le temps fera les choses et peut-être que vous vous reconnecterez plus tard. Mais voilà, moi, c'est vrai que les vraies amitiés que je me suis faites, Oui, c'était peut-être plus jeune. Après, bien sûr, dans ma trentaine aussi. Alors, tu as dit une expression, c'était en mode no new friends. Et moi, j'ai beaucoup été comme ça ces dernières années parce que flemme, en fait. Flemme de tout recommencer. Parce que voilà, qu'il y a mis, il faut que je refasse aussi mon historique de ma vie. La personne, il faut qu'elle sache d'où elle vient, qu'elle est venue, etc. Qu'elles ont été mes tudes, comment j'ai rencontré mon mari, etc. Bref, et ça prend du temps. Et en fait, ce n'est pas forcément du temps que j'avais envie de donner. Donc, j'étais en mode, je ferme mes œillères et j'ai envie de rencontrer personne, en fait. Mais après, des fois, ça s'impose à toi. Et même si tu n'as pas envie, il y a une personne qui vient et qui te fait éclater tout ça.
- Speaker #0
Et après, dans d'autres circonstances, moi, pourquoi j'ai acquis de nouveaux amis aussi ? C'est parce que je me suis retrouvée dans un nouvel environnement. Tu vois, tu déménages. Je pense que c'est ton cas aussi à Abidjan. Mais quand tu déménages, tu ne vas pas vivre en autarcie, moi, mon mari, mes enfants. Tu t'ouvres et tu rencontres de nouvelles personnes. Et puis, par la force des choses, de nouvelles amitiés se forment. Je ne pense pas qu'il faut être dogmatique et se dire, pas de nouveaux amis, point. Je pense qu'il faut essayer, en fonction des circonstances, d'adapter un petit peu sa politique amicale, on va dire. Et puis, je pense que là, par exemple, toi, Abidjan, comme tu viens d'arriver, je pense que d'ici deux, trois ans, tu auras encore plein de nouveaux contacts. Et peut-être qu'au bout d'un moment, tu te seras fait juste deux, trois amis, vraiment vrais amis, et tu te diras, le reste, je ne suis pas ouverte à autre chose. Là, j'ai mes deux, trois amis, ça me suffit. Et le reste, ça restera au niveau des connaissances ou des amitiés de circonstance.
- Speaker #1
Non, non, c'est clair. Je suis d'accord avec toi que oui, ta politique amicale, elle change. Et même si j'étais dans ce mood-là, bien sûr, des fois, tu ne peux pas. Après, tu ne peux pas aussi te battre contre ta personnalité. Moi, je suis très sociable aussi. Donc, même si je le voulais, mon mari me disait « Ouais, ouais, on en reparle dans quelques mois » . Et en fait, tu fais de la danse, tu fais telle activité et tu ne peux pas aller contre ta nature. Donc, tu parles avec les gens, tu vas aller au resto, tu vas boire un verre et forcément, tu vas créer du lien. Et encore plus, quand tu déménages, tu as besoin de… Comme je disais, dès le départ, on est des êtres sociaux. Donc, en fait, tu as besoin de voir du monde, tu as besoin d'échanger. Bref, c'est tout à fait normal. Mais après, dans tout ça, au début, c'est des petites connaissances, des copines. Et après, certaines deviennent des amies. Et c'est pour ça que nos relations, elles fonctionnent souvent en cercle. tu vois moi j'aime bien dire que j'ai d'abord mon cercle 1 C'est le cercle très proche. C'est la famille, c'est les amis qui sont devenus la famille aussi. C'est des amis intimes que je considère comme mes frères et mes sœurs. Après, tu as le cercle proche et après plus large, et puis tu as les connaissances. Et en fait, le point essentiel, c'est de se dire que tout le monde n'a pas vocation à être au centre. Tu vois ? Toutes les personnes qu'on aime, elles ne sont pas faites pour être dans notre premier cercle. Ça ne veut pas dire qu'on ne les aime pas. C'est juste qu'elles sont... Elles ne sont pas dans le cercle 1. Il y a celles, comme on disait, avec qui on partage beaucoup de choses, d'autres avec qui c'est agréable, d'autres qu'on croise avec qui, bien sûr, on va dire bonjour, etc. Mais maintenant, moi, je pense que tu vois, ces cercles-là, des fois, ils peuvent un petit peu bouger. Comme on disait, la collègue, elle peut devenir amie. Une amie aussi, quelqu'un qui était une amie peut aussi devenir plus distante. Une amie d'enfance qui était notre... baisse, etc., elle peut aussi partir, disparaître.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Je pense que le problème, ce n'est pas d'avoir des cercles, c'est de ne pas savoir qui on met où. Et de se dire, en fait, que je loge tout le monde à la même enseigne. Toi, est-ce que tu penses qu'on met parfois trop de personnes dans notre premier cercle ? Et si c'est le cas, est-ce que tu penses que c'est par envie, par solitude, par habitude ? Qu'est-ce que tu penses de cette idée-là ?
- Speaker #0
Je pense que en fait je pense qu'en fonction des circonstances de ta vie en fait je trouve juste que avant d'être mariée peut-être que je mettais trop de gens dans le premier cercle et que une fois mariée ça a changé en fait parce qu'en fait quand je te mets dans mon encore une fois Quand je te mets dans mon premier cercle, ça veut dire que tu rentres dans mon intime, en fait. Et donc, du coup, je suis devenue beaucoup plus sélective. Je ne sais pas si on met... Est-ce que je peux dire qu'on met trop de personnes dans le premier cercle ou trop de personnes... Ou pas assez ? Je ne sais pas s'il y a... Il y a une échelle pour dire que là, c'est trop, c'est pas assez. Mais ce qui est sûr, c'est que quand tu as quelque chose à protéger, tu dois être d'autant plus sélectif dans ton cercle. Je pense que quand tu as... Ton intime est précieux, tu vois, à tes yeux, et tu veux... Tu vois, quand tu es bien dans ta vie, En fait, tu n'as pas envie de rajouter quelqu'un qui peut potentiellement le perturber, en fait. Et donc, de ce fait, moi, je fais très attention à qui je mets au centre ou pas. En fait, je mets un filtre. Vraiment, j'avoue que je fais un filtre. Si je sens que tu es quelqu'un potentiellement aigri ou quelqu'un qui potentiellement peut m'envier ou jalouser, tu vois ou ou Ou apporter une énergie. En fait, c'est beaucoup aux énergies, mais selon ton énergie, je vais te garder à une certaine distance. Je ne sais pas si tout le monde fait ça, je ne sais pas si toi, tu fais ça, mais en tout cas, moi, je fais vraiment attention aux énergies parce que j'estime que des fois, dans mon enfance, je n'ai pas été forcément très préservée des fois des énergies négatives de personnes qui étaient proches de ma mère. Et donc, de ce fait, moi, je mets un... point d'orgue à faire attention à qui je laisse à proximité de mes enfants. Parce qu'en plus, il faut savoir que moi, mes enfants, c'est des petits Africains, donc du coup, quand il y a des adultes autour de nous, moi, je les ai fait appeler Tonton Tata, tu vois. Je ne les ai pas appelés par le prénom. Donc, si je te fais rentrer dans ma vie et que mes enfants t'appellent Tonton Tata, c'est que vraiment, il faut que je te considère. Je ne peux pas faire rentrer n'importe qui dans ce premier cercle. Je ne sais pas si j'ai répondu à ta question.
- Speaker #1
c'est hyper important et encore plus je pense que quand on a une famille des enfants et tout t'as pas envie aussi de faire défiler des nouvelles personnes tous les jours qui eux-mêmes déterminent ils savent, moi je sais que mes enfants quand je leur dis c'est qui où ils me disent eux c'est tes meilleurs amis parce qu'ils ont peut-être l'habitude de les voir régulièrement ils ont aussi un lien finalement points. Ils sont dans mon cercle, ils ont une relation avec moi, mais ils ont aussi une relation avec ma famille, en fait, tout en même temps.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Donc, oui, c'est hyper important et encore plus quand tu fondes ta famille. Moi, aujourd'hui, franchement, je me rends compte que, tu vois, j'ai des relations qui datent de 30 ans, 15, 20 ans. Enfin, j'ai de très longues relations. Donc, c'est des personnes que j'ai connues à l'école, au collège, peut-être au travail, à la danse, etc. Mais certaines de ces relations ne sont pas forcément mes amies intimes. tu vois c'est juste qu'elles font partie de mon histoire et je garde le lien et je pense que c'est encore plus facile aujourd'hui de garder le lien tu vois via les réseaux sociaux Insta et tout moi j'ai des filles que je connais parce qu'on était au CP ensemble en CE1 mais c'est pas mes amis tu vois on a été amis à une certaine période mais là on l'est plus parce qu'on partage juste des souvenirs ensemble tu vois mais du coup j'ai une question si demain tu décides d'arrêter les réseaux sociaux de couper les réseaux t'as plus envie est-ce que c'est personne ?
- Speaker #0
seront toujours dans ta vie ?
- Speaker #1
Je ne pense pas. Certains, j'ai leur numéro. On va s'envoyer des messages de bonne année, anniversaire, etc. Mais bon, après, du coup, WhatsApp, c'est aussi un réseau social. Donc, peut-être pas, en fait. Peut-être pas. Je pense que ces relations-là, c'est juste qu'elles sont maintenues, en effet, par Insta, Facebook, etc. Ça nous permet de nous dire « Ah ouais, tu te rappelles de cette époque et tout. » Certaines, quand je retourne à Lyon, on peut... aller partager un repas, mais il n'y en a pas du tout. C'est vraiment que les sociaux. Donc, je pense que c'est pour ça que pour moi, ce n'est pas des amitiés. Parce que si tu enlèves tout ça, il ne reste rien. Il ne reste que les souvenirs, les photos, mais c'est tout.
- Speaker #0
Après, je pense que naturellement, effectivement, ces gens de relation qui... En fait, c'est limite bizarre que vous soyez toujours en... En relation, parce qu'en réalité, si ce n'était pas par la force des réseaux sociaux, en fait, naturellement, vous n'auriez pas forcément gardé contact. Oui, non, c'est sûr. Et encore plus parce que j'ai déménagé et tout. Moi, j'ai certaines de mes copines d'enfance, quoi qu'elles, sont restées amies parce qu'elles n'ont jamais déménagé de notre ville. Je pense que ça aussi, ça a un impact sur le fait qu'on n'ait plus ce lien. Mais tu vois, à côté de ça, tu peux avoir des relations plus récentes qui deviennent aussi profondes. Et c'est pour ça que, comme je disais tout à l'heure, ce n'est pas l'ancienneté qui définit la place. Moi, au début, pourquoi je le répète beaucoup ? Parce qu'avant, je me disais beaucoup, non, mais cette personne-là, je la connais depuis 15, 20 ans, non, mais c'est trop ma go, voilà. Et en fait, non, c'est vraiment ce qu'on construit. Et la personne, tu peux la connaître juste l'année dernière et tu as vécu tellement de choses avec cette personne qu'elle prend une place hyper importante.
- Speaker #1
Et puis ? derrière moi ce que je veux dire aussi c'est que mine de rien ces amitiés que t'as fait parce que dans l'enfance c'est des amitiés du hasard c'est parce que tes parents ont décidé de t'installer là et que par force des choses vous êtes retrouvés dans la même école dans la même classe et c'est par hasard que vous avez créé ce lien alors qu'aujourd'hui en tant qu'adulte les personnes avec qui tu vas devenir amie c'est pas le hasard c'est parce qu'il y a réellement des centres d'intérêt commun des valeurs communes des valeurs partagées Et c'est pour ces raisons-là que vous allez devenir amie. Mais quand tu es amie avec une personne, c'est par concours de circonstances, en fait. Par concours de circonstances, on était dans la même école, on était dans la même classe, on faisait le même sport, etc. On est devenu amie. Bon, après, effectivement, vous allez partager des choses qui font que l'amitié vraiment se forge et est bien forte. Mais en réalité, peut-être que la relation que tu as créée maintenant en tant qu'adulte, en tant que femme, avec quelqu'un qui va connaître tes valeurs, Vous allez... oui, vous allez avoir le même mode de pensée, va être plus forte parce que justement, vous vous êtes amis choisis, mais réellement choisis.
- Speaker #0
Ah non, mais je suis totalement d'accord avec toi et c'est une discussion, moi, les relations, c'est... J'aime trop parler des relations. J'en parle tout le temps, justement, avec mes deux bestes, enfin, c'est vraiment... Voilà, et c'est vrai que pour moi aussi, je suis d'accord, des fois... En fait, ceux qui ont gardé des amis d'enfants jusqu'à maintenant, en fait, vraiment, ils ont une chance de dingue. Parce que comme tu dis, en fait, tu étais là, juste dans la même école, dans la même classe. Et voilà, en fait, c'est un concours de circonstances. Maintenant que vous ayez réussi à grandir et à garder les mêmes valeurs, les mêmes trucs, c'est ouf, en fait. Je suis d'accord qu'aujourd'hui, tu fais le choix, en fait. OK, lui, c'est mon pote, elle, c'est ma pote, parce qu'on voit la vie de la même manière. On aime bien, je ne sais pas, voyager ensemble, etc. Donc, oui, je suis totalement d'accord avec toi. Et après, des fois aussi, les valeurs changent. Ce n'est pas que les valeurs changent, mais des fois, tu n'es pas la même personne à 20 ans.
- Speaker #1
Tu es à 40,
- Speaker #0
50 ans. Moi, je sais que j'aime bien des fois dire à mes enfants ou quoi, tu vois, plus tard, quand j'aurai peut-être 40, 50 ans, les amis que j'ai rencontrés à 20, 25 ans, je pourrais les appeler quand même mes amis d'enfance. Les amis de jeunesse. quand t'as 5-6 ans je suis tout à fait d'accord donc voilà en tout cas ce qu'on voulait vous dire aujourd'hui c'est que oui on est entouré mais le cercle proche c'est nous qui le construisons toutes les relations ce sont pas des amitiés et toutes les amitiés ne sont pas profondes et toutes les personnes elles ont pas la même place et je pense que comprendre ça ça évite beaucoup beaucoup de déceptions parce que parfois On attend beaucoup d'une relation, alors qu'en fait, la relation, à la base, elle n'était même pas construite pour ça. Tu vois, c'est... Ouais, moi, je sais que j'ai été déçue, des fois, par rapport à ça. Et voilà. Mais bon, est-ce que finalement, comprendre ces relations, c'est aussi peut-être grandir, tu vois, sortir de l'enfance, de l'adolescence ? Oui,
- Speaker #1
c'est une question de maturité aussi. Tu gagnes en clairvoyance, en maturité. Et oui, je pense qu'en tout cas, faire le tri, en tout cas, ne pas trop... En fait, ajuster, avoir le bon ajustement dans tes amitiés de façon à ce que tu n'aies pas de trop grandes attentes en fonction des relations que tu as. Autant, tu vois, l'ami profond... L'ami à qui tu dis tout, etc. peut réellement te décevoir lorsqu'elle ne répond pas présente quand tu as besoin d'elle. Mais autant, tu ne peux pas attendre, je ne sais pas moi, d'une collègue qu'elle laisse tout tomber pour venir à ton chevet et tu vas te dire « non, mais je suis déçue, elle n'est pas venue » . Mais attention, c'était qu'une collègue. Donc effectivement, je pense que c'est important d'avoir le bon ajustement dans tes attentes et dans la classification de tes amitiés.
- Speaker #0
exactement très bien, en tout cas j'espère les filles que cet épisode vous aura aidé, plu et puis de toute façon on continue tout le mois d'avril à parler des relations, des amitiés et voilà en tout cas on attend vos commentaires et puis à bientôt, merci Daphné pour cet échange merci à tous si cet épisode t'a parlé,
- Speaker #1
pense à t'abonner au podcast, sur ta plateforme d'écoute à nous mettre 5 étoiles et à nous suivre sur Instagram sur le compte eldiz.podcast pour continuer la conversation. Les liens sont en description.