- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast de Daphné et Fatou, tu écoutes « Elles disent » .
- Speaker #1
Elles disent quoi ? Tout, rien, mais surtout l'essentiel pour avancer, grandir et se trouver en toute sincérité. Salut les filles ! On est très heureuse de vous retrouver pour ce nouvel épisode et surtout pour ce nouveau mois de février. Février, c'est souvent le mois où on parle d'amour. Il y a la Saint-Valentin, les déclarations, les cadeaux. Et parfois pour certaines, c'est aussi un mois qui peut raviver des manques, des questions ou même une certaine forme de pression. Et nous, on avait envie de parler d'amour, mais d'amour autrement. Pas seulement l'amour romantique, pas seulement le couple. On avait envie de commencer. par le premier amour, celui dont on parle le moins, mais qui conditionne finalement tous les autres. C'est l'amour de soi. Parce que la vraie question au four, c'est celle-ci. Est-ce qu'on peut construire une relation saine quand on ne s'est jamais vraiment rencontré soi-même ? Est-ce qu'on peut aimer quelqu'un sans attendre qu'il vienne combler un vide, réparer un manque ou donner une valeur qu'on ne se donne pas encore ? Dans cet épisode, on va parler d'amour de soi, de célibat. de solitude choisie ou subie, de pression sociale aussi. Et surtout, on va essayer de comprendre pourquoi être seul n'est pas un échec, mais parfois une étape nécessaire. Coucou Daphné !
- Speaker #0
Coucou Fatou !
- Speaker #1
Alors toi, quand on te dit février, amour, relation, qu'est-ce que ça t'évoque personnellement ?
- Speaker #0
Moi, je suis une grosse amoureuse de l'amour. J'adore ce mois de février parce qu'en fait, en février, il y a la Saint-Valentin. Et que pour moi, même si on me dit que c'est une fête commerciale, pour moi, toutes les raisons sont bonnes pour fêter l'amour. Et donc, ça me parle beaucoup. Vraiment, j'ai hâte de ce mois de février parce qu'on va parler d'un de mes sujets de prédilection. Donc, ça me parle beaucoup.
- Speaker #1
Bon, bah, parfait. On va commencer par qu'est-ce que s'aimer soi-même ? Parce qu'on entend beaucoup « il faut s'aimer soi-même » , etc. Mais finalement, personne ne nous explique vraiment ce que ça veut dire. Pour moi déjà, s'aimer, tu vois, pour moi déjà, s'aimer, c'est pas se trouver parfaite, c'est pas être tout le temps sûre de soi, tu vois, la fille qui est un peu imbue d'elle-même, etc., qui va relever la tête. Pour moi déjà, c'est pas ça. S'aimer, je pense que c'est déjà se connaître. savoir ce que tu aimes, ce que tu n'aimes pas, ce que tu acceptes, ce que tu n'acceptes pas ou plus. Donc, ça passe par la connaissance de soi. Mais c'est aussi apprendre à être avec soi-même sans chercher à se fuir. Parce que finalement, le vrai problème, ce n'est pas d'être seul. Le vrai problème, c'est de ne pas savoir quoi faire quand on est seul avec soi-même. Et je pense que tant que tu n'aimes pas ta propre présence, tu risques de chercher quelqu'un pour justement t'en distraire de ta propre personne. Et quand on n'a pas encore construit cet amour-là, on peut très facilement attendre de l'autre qu'il fasse un travail qui n'est pas le sien. Quand on attend de l'autre qu'il nous rende heureuse, par exemple, on va lui donner une responsabilité qu'il ne pourra jamais vraiment porter. Toi, Daphné, est-ce qu'avec le temps, tu as l'impression d'apprendre à mieux te conduire ? te connaître et à t'aimer davantage.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. En fait, je suis 100% d'accord avec ce que tu dis. Notamment lorsque tu dis que s'aimer et se connaître, c'est apprendre à être avec soi-même. C'est vrai que je pense que en fait, la vie... C'est un apprentissage de tous les instants et que plus tu évolues dans le temps et plus tu apprends à te connaître et à faire la paix avec les défauts que tu identifies chez toi. Moi, personnellement, c'est vrai que j'ai l'impression que plus je vieillis, plus je m'apprécie pour ce que je suis, plus je suis indulgente avec moi-même. Et donc, j'apprécie un petit peu cette... cette maturité que je prends. Et je pense que ça va continuer crescendo au fur et à mesure des expériences que je vais faire et des situations auxquelles je vais être confrontée.
- Speaker #1
Ok, c'est intéressant. Et j'aimerais poursuivre en vous parlant de mon expérience. Moi, c'est vrai que me concernant, j'ai rencontré mon mari très jeune. J'avais 20 ans et par la suite, on s'est mariés aussi tôt, à 24 ans. Tout le monde nous dit que c'est très tôt. Donc aujourd'hui, ça fait 13 ans qu'on est mariés et Dieu merci, ça se passe bien. Mais avec le recul, je me pose une vraie question. Tu vois, je me dis, est-ce que je me connaissais vraiment avant d'être en couple ? Et la vérité, c'est que je ne suis pas sûre. Et en vrai, pas du tout. Parce que déjà, à 20 ans, c'est hyper jeune pour apprendre à se connaître, à s'aimer, etc. Et puis à ce moment-là, moi, à aucun moment, personne ne m'a dit, Fatou, apprends à t'aimer avant de chercher quelqu'un. Personne ne m'a donné les clés pour me poser ces questions et des bonnes questions. Donc c'est vrai que la femme que j'étais à 20 ans... Déjà, elle n'est plus du tout celle que je suis aujourd'hui à 38 ans et ça, c'est normal et heureusement. Mais je pense que quand on se met en couple très jeune, d'accord, on va grandir ensemble, du moins, c'est ce qu'on espère. Mais parfois, on peut aussi grandir séparément. Et moi, du coup, le fait que quand j'ai connu mon conjoint, je n'avais pas cet amour de soi, je ne me connaissais pas encore. L'amour de moi-même, j'ai le construit pendant mon couple. Et parfois je me dis que ça aurait pu être tellement plus simple si je l'avais construit avant. Mais en fait, on ne choisit pas toujours quand est-ce qu'on va rencontrer la personne avec qui on va faire sa vie. Donc il n'y avait pas de schéma préétabli. Et en même temps, avec le recul, je me dis aussi une chose importante, c'est que se mettre en couple très jeune, ce n'est pas forcément le goal. Dans le sens où, bien sûr, je suis hyper contente d'avoir rencontré mon mari à 20 ans, on a grandi ensemble, on a traversé toutes les étapes ensemble et aujourd'hui ça fonctionne. Mais ça, c'est mon histoire. Et ce n'est pas un modèle universel, parce que c'est vrai qu'il y a plein de filles qui disent « Oui, et si seulement je pouvais rencontrer mon mari jeune, etc., ce serait trop bien. » Mais aujourd'hui, je me dis que se rencontrer et se mettre en couple plus tard, c'est aussi très bien. Parce qu'à cet âge-là, on se connaît mieux. Si je l'avais rencontrée dans la trentaine, ça aurait été une fatou différente, une fatou avec une connaissance de soi plus approfondie. On a souvent eu le temps de faire des choses seules, quand on est célibataire plus longtemps, de voyager, de sortir, de construire des amitiés, d'explorer. Et tout ça, ça aide énormément à entrer dans une relation avec plus de maturité et de conscience. Mais bon, ça je pense qu'on aura l'occasion d'en reparler de manière plus approfondie peut-être dans un autre épisode. Mais en tout cas, quand on est jeune, c'est vrai qu'on a toujours cette envie d'être avec quelqu'un. On a envie d'être aimé, on a envie d'être aimé, on a envie de se sentir choisi. Mais finalement, est-ce que c'est le bon moment ? Est-ce qu'on se met en couple pour les bonnes raisons ? Je ne suis pas sûre. Et moi, pendant longtemps, j'avais du mal à faire des choses seule. Et aujourd'hui encore, je me demande est-ce que c'est parce que je n'aimais pas être seule ou est-ce que c'est parce que je n'aimais pas être avec moi-même ? Et ce que je sais aujourd'hui, c'est que si... Et je m'étais connue avant. Si j'avais appris à m'aimer avant de rencontrer mon conjoint, franchement, ça aurait évité beaucoup de blessures inutiles. Ça aurait évité peut-être des disputes. Ça aurait peut-être évité des incompréhensions. Et parfois même, alors pas dans mon cas, mais des séparations. Parce qu'arriver dans un couple sans te connaître, franchement, ce n'est pas la bonne chose. C'est pas que c'est pas la bonne chose, mais c'est pas ce qu'il est préférable de faire maintenant. Si t'as pas les bons outils et que personne te le dit, bah t'avances, t'es baissée et voilà. Toi Daphné, est-ce que tu penses qu'on peut apprendre à se connaître même quand on est déjà en couple ou est-ce que c'est trop tard ?
- Speaker #0
Je vois beaucoup de similitudes dans ton histoire avec ton mari, dans le sens où moi aussi, j'ai rencontré mon mari assez jeune. Je l'ai rencontré à 21 ans, on s'est mariés à 25 ans. Et pareil, on a estimé que... Beaucoup de gens ont trouvé qu'on s'est mariés jeunes. Et donc du coup, effectivement, quand je me suis mise en couple avec lui, c'était de manière non conscientisée. C'est-à-dire que pour moi... Je rencontre un mec pendant mes vacances, gros coup de cœur, ça mène à ce qu'on se mette en couple, mais sans avoir conscience des implications que ça allait mener, c'est-à-dire que je n'avais... Je n'avais pas du tout l'idée que j'allais me marier avec lui, que je ne pensais même pas qu'on en serait où on en est aujourd'hui, c'est-à-dire marier avec deux enfants. Donc du coup, c'est vrai que je n'ai pas eu le temps de me poser la question. Mais par contre, effectivement, je pense qu'un peu plus tard, j'ai eu quelques regrets dans le sens où moi, j'ai rencontré, j'étais encore dans mes études, il me restait un an d'études, non, il m'en restait deux. pardon, il me restait deux ans d'études en plus de ça je l'ai rencontré la veille enfin la veille, c'est pas vraiment la veille mais l'été avant que je ne parte en Erasmus et donc en fait une expérience où j'aurais dû complètement me concentrer sur moi-même finalement je l'ai passé beaucoup à attendre ses appels à être en manque à vouloir être avec lui et donc c'est une expérience que Peut-être, j'aurais peut-être mieux vécu ou de manière plus épanouie si je ne l'avais pas rencontré. Et ça aurait peut-être été une expérience où j'aurais peut-être pris plus le temps de me concentrer sur moi, effectivement, et me demander qu'est-ce que tu veux dans la vie, c'est Erasmus, c'est quoi l'objectif, où est-ce que tu vas aller, etc. Et donc, le fait que je sois amoureuse a fait que, finalement, je me suis moins centrée sur moi. Et je pense que pendant longtemps, mon couple a vraiment pris la priorité. heureusement en fait et la chance que j'ai eue c'est que c'était une relation saine c'est à dire que je suis tombée sur quelqu'un qui est sain et que du coup qui m'a laissé m'épanouir qui m'a laissé quand même faire mes expériences et donc grâce à ça j'ai quand même eu le temps de me connaître moi-même et de m'apprécier mais effectivement je suis d'accord avec toi sur le fait que c'est pas la situation idéale c'est vrai que si moi j'avais une fille je lui souhaiterais vraiment qu'elle... puisse prendre le temps de faire beaucoup d'expériences, de vivre sa vie, de voyager, effectivement, même si j'ai voyagé en couple, j'ai quand même voyagé, mais tu vois, si ma fille me dit, je vais faire le tour du monde, etc., je serais très heureuse parce que je pense que tu apportes encore plus à ta relation quand toi-même, tu te connais pleinement. Et donc, oui, tu peux quand même, je pense, pour répondre à ta question, je pense que... que tu peux apprendre à te connaître même quand tu es en couple, mais je pense que c'est la voie la plus difficile. Et que si, en plus de ça, tu tombes sur un partenaire qui potentiellement est toxique, en fait, tu vas vers le désastre parce que malheureusement, il risque de faire plus de mal qu'autre chose.
- Speaker #1
C'est vrai, tu as raison. Merci beaucoup en tout cas pour ce partage. Là maintenant, j'avais envie de parler un petit peu du célibat. Et on va être honnête, tu vois, le célibat, il ne se vit pas de la même manière à 20 ans, 4 ans, tout 35 ou plus. Et on peut dire qu'à un certain âge, il devient un sujet. Tu vois, parfois avec une pression, il y en a même parfois qui en ont honte de se dire qu'elles sont célibataires. Entre la société, la famille, les réseaux sociaux. On a l'impression qu'il faut absolument être en couple, tu vois, pour être complète. Non, mais c'est vrai, parce que, ben voilà, on se montre tellement plus maintenant qu'avant. Là, voilà, on dirait qu'être en couple, c'est le goal. C'est le graal. C'est le graal. Et puis, ben voilà, si t'es pas en couple, c'est comme si t'étais incomplète. Mais j'ai envie de dire que, enfin, j'ai envie de dire aux filles, est-ce qu'on pourrait voir le célibat autrement ? Tu vois, pas comme une attente, pas comme... Pas comme quelque chose où, ok, c'est long, ok, c'est relou, mais plus comme un espace, tu vois. Un espace qui, justement, va permettre de se construire. Comme quelque chose où c'est un temps, un temps, comme tu l'as dit, pour faire des choses pour toi. Comme, je ne sais pas, aller au cinéma toute seule, voyager, peut-être renforcer des amitiés. Justement, utiliser ce temps à bon escient pour faire des choses qu'on a envie. Parce que ce qu'on oublie, c'est que quand on est en couple, parfois on doit composer avec l'autre en fait de se dire est-ce qu'il a envie de faire ça est-ce que ça lui plaît, est-ce qu'on a le temps est-ce qu'on a le budget, tu vois alors que quand t'es seule, en fait tu poses des questions à personne t'as pas à négocier ton bonheur t'as pas à négocier de choix t'as pas à négocier ton emploi du temps c'est toi avec toi-même donc finalement la question à se poser c'est qu'est-ce qui me dérange dans le célibat est-ce que c'est le regard des autres est-ce que c'est la peur d'être seule ou est-ce que Merci. Et moi, je pense que souvent, c'est ce que se disent les filles. Ou est-ce que c'est la peur de ne pas être choisie à un moment ou à un autre ?
- Speaker #0
Je ne sais pas.
- Speaker #1
Et je pense qu'aimer quelqu'un pour ne pas être seule, finalement, c'est ne pas aimer. C'est se protéger de la solitude. Et c'est là où c'est hyper important de se dire « Ok, pourquoi je veux me mettre avec quelqu'un ? » Tu vois ? Et j'ai aussi envie d'être claire sur un point, parce que je sens déjà certaines peut-être qui écoutent ou quoi. Le but d'aujourd'hui, qu'on se le dise, ce n'est pas de dire que le couple est une obligation. Vraiment pas. Ok, on parle d'amour, on parle d'amour de soi, on est sur le mois de février et on sait que c'est quand même une grande majorité de filles, de femmes, qui ont envie d'être en couple. Mais, encore une fois, ce n'est pas une obligation. On peut être célibataire toute sa vie, si c'est un choix, et être profondément heureuse comme ça, en fait. Je pense que le problème, ce n'est pas le célibat. Le problème, c'est de vivre une situation qu'on n'a pas choisie et qu'on subit, tu vois. que tu choisisses d'être en couple ou que tu choisisses d'être seule ce qui compte c'est que tu sois aligné avec toi même et d'ailleurs je vous invite à écouter l'épisode 1 de de notre podcast qui justement on dit où on est aligné avec soi, on fait notre propre choix, nos propres décisions bah là c'est pareil si tu veux être en couple c'est parce que tu l'as décidé pas parce que x ou y l'est et que toi t'as envie de faire comme les autres donc encore une fois voilà être en couple, ce n'est pas une obligation. Si toi, tu as envie d'être seul, eh bien, sois-le, sois-en fier, fais plein de choses, kiffe. Et si maintenant, tu as envie d'être en couple et que tu ne l'es pas encore, eh bien, peut-être que ce n'est pas le temps. Peut-être que c'est un temps que tu dois utiliser pour apprendre à te connaître, pour t'aimer, et voilà. Et donc, il n'y a rien à justifier, il n'y a rien à prouver. Daphné, toi, est-ce que tu penses que cette pression-là d'être en couple, est-ce qu'elle est encore plus forte pour les femmes d'aujourd'hui, tu vois, enfin, les jeunes femmes d'aujourd'hui ? Et, parce que c'est un peu notre sujet, est-ce qu'elle est aussi un peu plus forte quand on est une femme noire ?
- Speaker #0
Eh bien oui, je pense qu'effectivement, il y a une vraie pression à être en couple dans nos sociétés. Je pense qu'il y a une surreprésentation un petit peu. Il y a eu pendant longtemps, je crois que ça se calme un petit peu maintenant, mais il y a eu pendant longtemps une surreprésentation des couples. Et en fait, le couple... a longtemps été présentée comme la condition de l'épanouissement et qu'une femme ne pouvait pas être épanouie. En tout cas, que le célibat, c'était toujours une fatalité. Je pense qu'aujourd'hui, ça commence à changer. Et au final, je pense que beaucoup de femmes choisissent le célibat de façon consciente. Après, pour entrer plus spécifiquement dans ce qui concerne notre communauté de femmes noires. je pense que malheureusement ça ça n'évolue pas je pense que je pense que il ya une vraie pression quand une femme noire et que tu n'es pas marié encore plus quand tu n'as pas d'enfants je pense que quand tu as des enfants c'est un peu plus c'est un peu est un peu moins de pression mais on va te regarder avec des yeux de pitié un petit peu comme si la pauvre elle est seule etc et je pense que je pense que c'est dur je pense aussi que c'est une question de statut sociale c'est comme si quand tu te mariais, tu gagnais un statut social et que quand tu ne l'es pas, en fait, je pense que c'est peut-être lié à nos traditions, mais comme traditionnellement, en fait, tu quittes le chez tes parents pour aller fonder ton foyer, tant que tu n'es pas en couple, limite, tu es encore sous la coupe de tes parents et donc, de fait, en fait, on considère que tu es en retard ou en tout cas que tu es en train de rater une étape de ta vie et donc, du coup... C'est vrai que je trouve que la pression, elle est là. Le discours de dire « je n'ai pas envie d'être en couple » n'est juste pas entendable dans nos communautés africaines ou noires. Et je pense que ce soit… Ce n'est même pas une question de religion, je pense que c'est pareil chez les musulmans, je pense que c'est pareil chez les chrétiens. On ne conçoit le bonheur d'une femme que par le couple. Et je trouve que c'est malheureux et j'espère qu'avec la nouvelle génération, ça va changer. Parce que moi, j'ai vu quand même beaucoup de femmes mariées malheureuses. Et je pense que j'ai vu plus de femmes mariées malheureuses que je n'ai vu de femmes célibataires foncièrement malheureuses. Et je reste persuadée qu'il vaut mieux être heureuse dans son célibat qu'être malheureuse dans son couple.
- Speaker #1
C'est vrai. T'as tout à fait raison. Je réfléchis en même temps à ce que tu as dit.
- Speaker #0
Non, mais tu vois, c'est vraiment... En fait, c'est vraiment l'exemple que j'ai eu de personnes qui, parce qu'à cause du statut social, parce qu'elles sont mariées et que c'est dur de ne pas être en couple, de ne plus être en couple, d'être divorcée ou d'être séparée ou d'être mère célibataire, c'est extrêmement dur dans la communauté. Et donc, il y a des femmes qui préfèrent rester dans des relations où finalement... en fait, elles sont dans des situations qu'elles subissent, où elles sont plus heureuses, et à cause du statut, et finalement, les femmes qu'on prend en pitié, ou qu'on dit ou qu'on stigmatise, finalement, quand tu regardes leur quotidien, quand tu regardes leur vie, mais elles, elles dorment sur leurs deux oreilles, en fait. Elles dorment, elles sont épanouies, elles sont alignées avec elles-mêmes, et c'est ok. Moi, je pense que, en fait, comme tu l'as dit, en fait, on n'a rien à prouver, on n'a rien à justifier. Il faut vivre son bonheur, peu importe la forme qu'elle a. Si tu es heureuse dans ton couple, si tu es heureuse d'être mariée, comme ça peut être mon cas ou comme ça peut être mon cas, eh bien, c'est très bien. Mais je pense aussi que les femmes qui ne sont pas mariées ou qui sont seules et qui utilisent leur argent pour faire ce qu'elles ont envie sans, effectivement, de compromis, eh bien, elles sont... toutes aussi heureuses que nous. Et moi, je ne les regarde pas du tout avec un oeil de pitié. Et je suis plutôt fière de mes copines qui font leur expérience de manière toute indépendante.
- Speaker #1
Ok. C'est très bien. Donc, pour conclure, les filles, j'aimerais vraiment que vous reteniez une chose de nos échanges avec Daphné. C'est que quand tu t'aimes, tu ne choisis plus quelqu'un par peur, mais vraiment par choix. Et que la personne que tu as décidé de faire rentrer dans ta vie, elle n'est pas là pour remplir un vide elle est là justement pour que vous puissiez partager quelque chose ensemble, pour que vous puissiez évoluer ensemble, elle ne vient pas pour réparer quelque chose en toi pour combler justement un vide et encore une fois le célibat ce n'est pas un échec, ce n'est pas un retard, c'est juste et souvent une préparation et j'aimerais finir en vous donnant trois clés finales c'est pas Je n'ai pas la science infuse, c'est juste des clés pour que vous puissiez avancer. Donc la première clé, c'est apprends à être avec toi-même sans te fuir. La deuxième, c'est pose-toi des questions honnêtes avant d'entrer dans une relation. Et enfin, la dernière et troisième clé, c'est sois avec quelqu'un parce que tu le veux, pas parce que tu as peur d'être seul. On n'a pas besoin de quelqu'un pour être complète, on est entier, entière avant d'être avec une personne. Voilà les filles, merci de nous avoir écoutées. On espère vraiment que cet épisode vous aura fait du bien. Et on se retrouve très vite pour la suite. A bientôt.
- Speaker #0
A bientôt.
- Speaker #1
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- Speaker #0
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